Armes blanches à l’école : le gouvernement veut "multiplier les contrôles"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:44OuverteRéponse directe
C'est quand même beaucoup [20 500 contrôles en un an].
- 1:27OuverteRéponse partielle
Vous avez marqué l'opinion en annonçant une baisse de 1,7 million d'élèves en 10 ans. Combien de classes vont fermer à la rentrée prochaine ?
- 2:11RelanceRéponse partielle
Le président a décrété le réarmement démographique. Ca ne se décrète pas.
- 2:55FerméeRéponse directe
Il y aura des suppressions de classes ?
- 3:38OuverteRéponse directe
Tous les ans, des élèves se retrouvent sans profs à la rentrée. On peut pas profiter de cette baisse pour améliorer les remplacements ?
- 4:22FerméeRéponse partielle
Ils ont vocation à fermer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11E.GeffrayChiffre
« Il est temps que nous sortions collectivement du déni démographique. Ca fait 10 ans que notre démographie baisse. On est partis pour au moins 10 ans. C'est 1,7 million d'élèves. C'est 14 % d'élèves en moins en 10 ans. »
- 2:55E.GeffrayChiffre
« Les enfants de maternelle vont passer le bac dans 15 ans. Quand ils vont passer le bac, il y aura 25 % d'élèves en moins à passer le bac avec eux. »
- 2:55E.GeffrayFait
« On lance les travaux. La méthode est un peu différente. On va partir du terrain et de la projection de ce que doit être la carte scolaire pour construire nos schémas en termes d'emplois, de budgets... »
- 5:07E.GeffrayFait
« On a aujourd'hui des petites structures dans l'enseignement... J'ai une centaine de collèges en France qui font entre 50 et 60 élèves. Il y a une classe par niveau. »
- 6:35E.GeffrayChiffre
« L'école est le 1er signaleur de France. 80 000 informations préoccupantes ou signalements chaque année en France... »
- 7:17E.GeffrayFait
« Il n'y avait pas de trame commune ou de guide pour le faire. J'ai envoyé un guide à tous les personnels pour expliquer comment détecter. »
- 8:00E.GeffrayFait
« On contrôle le casier et le fichier des infractions sexuelles. Après, le risque, c'est qu'une personne qui n'aurait aucun antécédent puisse avoir un comportement criminel au cours de sa vie, après avoir pris ses fonctions. »
- 8:36E.GeffrayFait
« Dans ce cas, la règle est simple. On va faire une liste noire. »
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- D.Thévenot: Merci. - M.Lauqué: Place aux 4V. G.Bornstein reçoit le ministre de l'Education nationale. Bonjour à tous les 2. - G.Bornstein: Bonjour, E.Geffray. Le procès du meurtrier d'A.Lassalle s'ouvre à Pau. Qu'est-ce que le ministre dit aux profs qui, parfois, craignent ou ont peur d'aller travailler? - E.Geffray: Je leur dis d'abord... L'unité de l'institution, en l'occurrence autour de la famille de madame Lassalle et de monsieur Voirin. Vous vous souvenez de ce drame qui avait bouleversé
la communauté éducative. Plus que jamais, elle est unie. Je dis souvent que l'Education nationale est comme un corps. Si vous en touchez une partie, tout le corps réagit. Je leur dis aussi qu'on se bat collectivement pour faire reculer la violence. On fait beaucoup de contrôles aux abords des établissements pour détecter les armes blanches. On en a fait 20 500 en un an. On a retrouvé pas loin de 1000 armes blanches, un peu moins de 800. Couteaux, cutters, etc. En un an, sur 20 500 contrôles opérations de contrôle. C'est plusieurs centaines de milliers de lycéens et collégiens... - G.Bornstein: C'est quand même beaucoup. - E.Geffray: Je suis d'accord.
Tout l'enjeu va être de multiplier les contrôles et de travailler aussi sur l'éducation. Le 1er problème, c'est que le couteau ne sorte pas de la maison. C'est travailler avec les familles, les parents, les élèves, pour bannir cette pratique inacceptable qui fait que certains jeunes se promènent armés. - G.Bornstein: Vous avez marqué l'opinion il y a quelques jours en annonçant une vague sismique de réduction du nombre d'élèves. 1,7 million en moins en 10 ans, dont 900 000 en primaire. Moins d'élèves, moins de classes. Combien de classes vont fermer à la rentrée prochaine? - E.Geffray: A la rentrée prochaine, on sait pas encore. C'est en cours de définition dans les départements. Je voudrais revenir sur 2 choses.
La première, c'est qu'il est temps que nous sortions collectivement du déni démographique. Ca fait 10 ans que notre démographie baisse. On est partis pour au moins 10 ans. C'est 1,7 million d'élèves. C'est 14 % d'élèves en moins en 10 ans. - G.Bornstein: Le président de la République a décrété le réarmement démographique. Ca ne se décrète pas. - E.Geffray: Il faut une vision à long terme. Les enfants de maternelle vont passer le bac dans 15 ans. Quand ils vont passer le bac, il y aura 25 % d'élèves en moins à passer le bac avec eux.
Une fois qu'on sait ça... J'ai fait faire cette étude pour que tout le monde ait les mêmes éléments. Il faut travailler ensemble pour en faire une opportunité et en tirer les conséquences. On lance les travaux. La méthode est un peu différente. On va partir du terrain et de la projection de ce que doit être la carte scolaire pour construire nos schémas en termes d'emplois, de budgets... Il faut changer de braquet pour faire face à la situation. - G.Bornstein: Il y aura des suppressions de classes? - E.Geffray: Pour cette année, dans le public, il y a 3200 suppressions de postes à la rentrée scolaire. Si on avait dû suivre... Pour la rentrée scolaire 2026. Si on avait dû suivre la démographie, on aurait dû en supprimer 9000.
On n'a pas fait ça. Il faut tenir compte de ce qui se passe. Vous avez des ouvertures de classe, des fermetures, mais ça vous donne le ratio. - G.Bornstein: Tous les ans, des élèves se retrouvent sans profs devant eux à la rentrée. Même ceux qui ont des profs, les remplacements fonctionnent mal. Des gens se demandent s'il y aura un remplaçant ce matin devant leurs enfants... On peut pas profiter de cette baisse de la démographie pour améliorer ces taux de remplacements qui ne fonctionnent pas bien? - E.Geffray: Si. C'est un de mes enjeux. C'est pour ça qu'on suit pas la démographie. Sinon, on ne changerait rien. Aujourd'hui, on travaille sur les remplacements.
Mais il n'y a pas d'effet de vase communiquant entre les 2. On a aujourd'hui des petites structures dans l'enseignement... J'ai une centaine de collèges en France qui font entre 50 et 60 élèves. Il y a une classe par niveau. - G.Bornstein: Ils ont vocation à fermer? - E.Geffray: On essaie de les protéger au maximum. Ca correspond à un tissu important. Mon professeur de physique dans ce collège fait d'autres collèges. Quand vous cherchez un remplaçant, il faut en trouver un qui puisse intervenir dans les 3 collèges.
C'est pour ça qu'il faut repenser les choses. Au lieu de subir chaque année, il faut repenser le système. - G.Bornstein: S.Lecornu va vous écrire sa petite bafouille pour le budget 2027. Il va falloir trouver une trentaine de milliards d'euros. Est-ce que l'Education nationale va devoir participer à cet effort collectif de réduction des dépenses? - E.Geffray: Il y a un moment où tout le monde doit se demander comment contribuer à la situation budgétaire contrainte. L'enjeu pour moi, c'est de partir des besoins, du terrain, pour arriver au nombre de postes nécessaires. Ca fait pas mal de temps... Ca fait pas mal de temps qu'en France, quand on pense le budget, on a une discussion au sommet,
à Paris, et après, on voit le nombre de postes dans les académies... Cette année, je pars des départements. Je leur demande leurs besoins. Et après, il y aura des discussions... - G.Bornstein: L'Assemblée a voté hier 30 milliards d'euros pour la loi de programmation de l'armée... - E.Geffray: L'Education est le 1er pôle du budget civil en France. - G.Bornstein: On trouve 30 milliards de plus pour l'armée, mais pas pour l'école... - E.Geffray: Il y a quelques menaces extérieures qui justifient
peut-être qu'on fasse un effort. C'est l'intérêt des Français, comme l'éducation est l'intérêt des Français. Je rappelle que cette année, le budget de l'Education nationale est un des seuls dont les montants ont encore augmenté. On continue à faire des efforts. - G.Bornstein: Après les révélations de violences dans le périscolaire, vous avez mis en place un protocole de signalement. Comment ça fonctionne? - E.Geffray: Avant de vous répondre... L'école est le 1er signaleur de France. 80 000 informations préoccupantes ou signalements chaque année en France...
Il n'y avait pas de trame commune ou de guide pour le faire. J'ai envoyé un guide à tous les personnels pour expliquer comment détecter. C'est pour détecter des éléments qui permettent de laisser penser qu'il y a un problème. Ensuite, comment signaler les faits aux procureurs et aux services sociaux... C'est simple à faire, mais ça n'existait pas. - G.Bornstein: Signaler, c'est agir quand les choses sont arrivées. Ce n'est pas prévenir? Comment prévenir? - E.Geffray: Prévenir, c'est empêcher que des personnels qui ont eu des comportements inqualifiables puissent...
Aujourd'hui, on a un système de contrôle à l'entrée dans l'Education nationale. On contrôle le casier et le fichier des infractions sexuelles. Après, le risque, c'est qu'une personne qui n'aurait aucun antécédent puisse avoir un comportement criminel au cours de sa vie, après avoir pris ses fonctions. Dans ce cas, la règle est simple. On va faire une liste noire.
Édouard Geffray