Discours d'Hélène Laporte (26/11/2024)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Hélène LaporteFait
« Le 13 juin 2023, notre Assemblée a massivement voté pour appeler le gouvernement en place à maintenir sa ferme opposition à l'accord trouvé par les négociateurs en 2018 »
- 0:30Hélène LaporteChiffre
« Le Brésil représente à lui seul 75% de la population et 70% du produit intérieur brut du Mercosur »
- 0:45Hélène LaporteChiffre
« Avec un cheptel de près de 200 millions de têtes, il constitue le premier exportateur mondial de viande bovine »
- 1:00Hélène LaporteChiffre
« Au tarif douanier actuel, sa viande est près de 30% moins chère sur le marché européen que celle que nous produisons »
- 1:15Hélène LaporteFait
« 75% des parcelles détruites en Amazonie sont remplacées par des cultures fourragères destinées à l'alimentation du bétail »
- 1:30Hélène LaporteChiffre
« L'accord porte sur une réduction de droit de douane de 144 000 tonnes, équivalent carcasse de viande bovine, soit moins de 2% de la consommation européenne »
- 1:45Hélène LaporteChiffre
« La loyau importée du Mercosur représente 25% du marché européen, et selon Interbev, l'accord ferait doubler cette part de marché »
- 2:00Hélène LaporteFait
« Un fonds d'indemnisation est déjà en cours de discussion pour assurer une mort douce à nos exploitations »
- 2:15Hélène LaportePromesse
« Renforcer le dispositif TODE en intégrant les cotisations salariales dans le champ d'exonération »
- 2:30Hélène LaportePromesse
« Réautoriser l'acétamipride pour que nos cultivateurs puissent utiliser dès le printemps »
- 2:45Hélène LaportePromesse
« Réformer l'indemnisation des pertes de récolte pour garantir une couverture équitable des exploitations face aux risques climatiques »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
pour la troisème fois moins d'un an et demi une assemblée parlementaire française est appelée à voter sur un projet d'accord qui depuis 25 ans est au cœur des espoirs des fonctionnaires bruxellois et des craintes dans nos agriculteurs un accord avec le Mercosur le 13 juin 2023 notre Assemblée a massivement voté pour appeler le gouvernement en place à maintenir sa ferme opposition à l'accord trouvé par les négociateurs en 2018 à défaut de garantie contre l'entrée sur le sol européen de produits ne respectant aucune des normes que nous imposons aux nôtres le 16 janvier 2024 c'était aut tour du Sénat de voter dans le même sens ce ne sera pas une surprise en ce 26 novembre 2024 c'est encore une fois une très large majorité que nous rappellerons la position ferme de l'ensemble du spectre politique français à l'égard d'un accord qui aujourd'hui comme hier appelle de la part de la France un refus sans appel et sans ambigué en effet alors que comme nous le rappelle la juste colère qui s'élève dans tous nos territoires ruraux notre agriculture est aujourd'hui à bout de souffle et c'est face à un géant agroalimentaire qui ne joue avec aucune de nos règles qu'un tel accord mettrait nos filières en concur il existe entre le Mercosur et Union européenne et plus encore avec la France une disparité de conditions de production t qu'à aucun moment on peut envisager que des échanges commerciaux sans barrières tarifaires puissent s'établir entre nos deux espaces sur une quelconque basse scène prenons le cas emblématique de l'élevage beauvin brésilien rappelons que le Brésil représente à lui seul 75 % de la population et 70 % du produit intérieur brut du Mercosur avec un cheptel de près de 200 millions de têtes il constitue le premier exportateur mondial de viande bovvine il représente à lui seul 25 % des importations européennes et la moitié de celle ici du Mercosur au tarif douanier actuel sa viande est près de 30 % moins cher sur le marché européen que celle que nous produisons alors comment le modèle agricole brésilien parvient-il à une telle compétitivité tout d'abord par l'ultra concentration de l'exploitation puisque trois sociétés se partagent 92 % de la production destinée à l'export mais aussi par la déforestation massive 75 % des parcelles détruites en Amazonie sont remplacées par des cultures fourragères destiné à l'alimentation du bétail mais également par un usage massif et immodéré d'antibiotiques notamment utilisé comme activateur de croissance un usage que l'Union européenne interdit depuis 2006 et de produits physosanitaires que nous interdtions que nous interdisons pardon pour les cultures associées à cet élevage en l'absence totale de garantie de traçabilité des produits issus du marché sud-américain d'ailleurs le système autodéclaratif qui est inscrit dans l'accord fait presque figure d'injure à nos producteurs il est illusoire d'espérer une quelconque effectivité pour les closuses miroir qui nous sont régulièrement présenté comme le remède à tous les accords commerciaux unques aussi face à une telle disparité la seule question à laquelle il faut répondre est celle-ci assumerions-nous de prendre l'élevage brésilien pour modèle pour le rassemblement national aujourd'hui comme hier ce sera toujours non et en conséquence notre refus de cet accord est plus que jamais catégorique certains défenseurs de l'accord ou adept de la minimisation de ses conséquences agitent comme des craintes qu'ils estiment démesurer la question du tonnage en effet pour le bœuf l'accord porte sur une réduction de droit de douane de 144000 tonnes équivalent carcasse de viande bovvine soit moins de 2 % de la consommation européenne cet argument est pourtant inopérant car de tels contingents suffisent largement à déstabiliser profondément un marché français qui affronte déjà une lourde crise de décapitalisation aujourd'hui la Loyau importé du Mercosur représente 25 % du marché européen et selon interbèev l'accord ferait doubler cette part de marché au détriment direct de nos éleveurs à qui nous imposerions sur les pièces à la plus haute valeur ajoutée une concurrence absolument impossible à affronter donc soyons clair pour bon nombre de nos fermes cet accord sera ni plus ni moins misise à mort l'exemple donné pourrait bien évidemment être étendu à la volaille donc nous sommes devenus importateurs net ces dernières années alors que nos élevages peine à survivre face à la concurrence au sein même de l'Union européenne aggravé par l'ouverture du marché européen la production ukrainienne cet accord des taxer un contingent de 180000 tonnes en provenance du Mercosur l'exemple peut-être aussi étendu à notre filière bête Ravière qui a subi les conséquences de la fin des côas sucriés puis celle de l'interdiction des semences enrobées qui se verrait maintenant affronter une concurrence accrue de la part du Mercosur avec 180000 tonnes de sucre et 450000 tonnes d'éthanol et nous pourrions l'étendre encore davantage est-il réellement besoin de convaincre qui que ce soit des conséquences délétaires qu'itent l'entrée en vigueur de cet accord pour notre agriculture alors qu'un fond d'indemnisation est déjà en cours de discussion pour assurer une mort douce à nos exploitations qui ne pourront survivre à ce JOC concurrentiel d'une violence inédite en en vérité personne ne croit que cet accord puisse être bénéfique à la France à l'Europe en matière agricole mais à Bruxelles on a depuis longtemps et malheureusement en France accepter froidement que nos campagnes françaises soit la variable d'ajustement d'une politique commerciale tournée vers le seul bénéfice de nos exportations de biens manufacturés et servicees à haute valeur ajoutée notamment allemand ne nous y trompons pas tant que nous n'aurons pas définitivement enterré le sujet de cet accord inadmissible nos agriculteurs continueront de s'adresser au pouvoir public dans le plus légitime des élant de colère au-delà de de cet accord cette colère est dirigée contre le seul mot d'ordre qu'on leur impose depuis plusieurs décennies subir subir une législation européenne et française de plus en plus contraignante prenant toujours davantage les initiatives et décourageant les plus tenaces des exploitants sans jamais nous remettre en question nous demandons à nos producteurs de faire mieux que leurs homologues des pays voisins avec moins d'outils queeux subir les conséquences d'une ouverture toujours plus lâche du libre du libre échange avec les marchés extérieurs et ce systématiquement au désavantage des producteurs européens et en parti parul français alors qu'aucune renégociation n'est ouverte sur les accords anciens qui mériteraient d'être adaptés aux circonstances nouvelles à l'accord à l'exemple de l'accord qui nous unit au Maroc s'agissant des tomates la Commission européenne n de cesse d'en négocier et conclure de nouveau qui impos à notre monde paysan toujours plus de concurrence déloyales subir enfin les attaques incessantes d'un écologisme dogmatique et déconnecté qui s'acharne à voir en nos producteurs des ennemis de l'environnement alors qu'en plus de nous nourrir ils font partie des principaux garants de l'équilibre biologique de nos territoires aujourd'hui être agriculteur en France n'est pas seulement travailler pour plus de 70 Hees mais également ne pas parvenir à dégager un revenu suffisant pour vivre dignement c'est aussi se voir en permanence accuser d'empoisonner la population de s'accaparer l'eau de maltraiter les animaux de refuser l'innovation à cette marche forcée vers la mort de l'agriculture française nous voulons opposer un projet dont la démarche est résolument inverse nous voulons en effet que la France soit maîtresse de son destin et cela s'applique au plus haut point pour le secteur agricole ainsi pourrait être résumer le programme du rassemblement national pour notre agriculture ne plus subir ne plus subir les surtranspositions qui nous handicapent au sein même de l'Union européenne ne plus subir un libre échange mondialisé déconnecté de la réalité des marchés et ne plus subir les dictats d'une idéologie de la décroissance qui voudrait un retour à l'agriculture vivrière dans un monde à 8 milliards d'êtres humains aussi le rejet définitif du funeste projet d'accord avec le Mercosur ne doit pas être vu comme un aboutissement mais comme un début lorsque nous aurons dissipé cette menace il nous restera é l'aidé d'une grande politique de renouveau de l'agriculture française et autre chose que la dernière looa complètement vide pour lui rendre sa compétitivité tout en la protégeant de la concurrence internationale déloyale madame la ministre de l'Agriculture vous connaissez les symptômes de la crise agricole actuelle ils appellent des mesure immédiate renforcer le dispositif Tode en intégrant les cotisations salariales dans le champ d'exonération réautoriser l'acette à mipris pour que nos cultivateur puissent utiliser le printemps sachant que c'est utilisé partout ailleurs réformer l'indemnisation des pertes de récolte pour garantir une couverture équitable des exploitations face au risques climatiques et épidémiques notamment je pense à nos viticulteurs ils en ont un besoin urgent soutenir les organisations de producteurs des filières d'élevage pour favoriser une meilleure structuration de l'offre mais aussi madame la ministre vous devez exiger sans délai une renégociation des accords commerciaux préjudiciables à nos filières concernant le Maroc il est urgent de supprimer les réduction de droits de douane qui sont appliqué en saison estival et de réguler le marché des tomates cerises notamment le rejet de l'accord Mercosur Union européenne est un pralable nécessaire mais non suffisant ne nous contentons pas d'éviter d'aggraver la crise il est temps surtout d'en sortir nous ne croyons aucune fatalité la France peut et doit redevenir la grande puissance agricole qu'elle était il y a encore que quelques décennies et lorsqu'une vraie volonté politique aura décidé de s'y atteler la nôtre le fera elle le sera à nouveau non à cet accord honteux avec le mercossure et surtout vivre notre agriculture française je vous remercie
Hélène Laporte