Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewUnion Populaire Républicaine· 1 juillet 2015 13 minComplaisantPortrait personnelOutre-merEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

François Asselineau au micro de Jismy Ramoudou - 29/06/2015

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15François AsselineauChiffre
    « Nous avons fait 23 nouvelles adhésions à l'île de la Réunion. On a maintenant 83 adhérents réunionnés à l'Union populaire républicaine. »
  • 0:25François AsselineauChiffre
    « On a également doublé le nombre de nos adhérents à Mayotte. On est passé de 5 à 10. »
  • 1:05François AsselineauChiffre
    « En moyenne, il y a eu une environ 40 à 50 personnes à chacune de ces réunions publiques. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Alors, première question, quel bilan faites-vous de cette visite dans l'occédien ? D'abord, un bilan très positif s'agissant de notre mouvement politique. Nous avons fait 23 nouvelles adhésions à l'île de la Réunion.

On a maintenant 83 adhérents réunionnés à l'Union populaire républicaine. Euh et puis on a également doublé le nombre de nos adhérents à Mayotte. On est passé de 5 à 10.

Au-delà de cette petite cuisine interne, ça nous a permis et ça m'a permis de renforcer le dynamisme des équipes et puis de parler et de présenter notre mouvement politique à de très nombreux de très nombreux réunionnaires. J'ai fait neuf neuf conférences publiques dont sept à la Réunion et deux à Mayotte. Et en moyenne, il y a eu une environ 40 à 50 personnes à chacune de ces réunions publiques, parmi lesquelles d'ailleurs beaucoup de de de personnes qui ne connaissaient pas notre mouvement et qui l'ont découvert à cette occasion.

Et puis au-delà de ça, nous avons eu une bonne couverture médiatique, commencé par vous, mais nous avons eu des des passages médias dans antenne réun sur antenne réunion, sur RFO, sur Zinfo 974, dans le journal de l'île de la Réunion, enfin et cetera et cetera. Je crois qu'au total, il y a eu h ou neuf médias qui nous ont donné la parole. J'en je j'en profite pour dire que l'accueil des réunionnais, je n'en doutais pas mais ça a été confirmé, a été très chaleureux.

Les Runionnais sont très intéressés, je crois, par nos analyses qui sont très différentes de ce qu'on trouve sur toute la scène politique française et puis que j'ai également senti un parfum quand même de de liberté dans dans les médias puisque nous avons été correctement couverts par les médias réunionnais. Voilà. Alors, au-delà de ça, ben la tournée à la Réunion et à et à et à Mayotte euh m'a donné à penser qu'il faut que la France euh accélère et renforce sa présence dans l'océan Indien, dans le cadre d'une grande politique que j'appellerai la France grande puissance de l'océan Indien.

Euh vous savez, enfin je ne vais pas apprendre au réunionn que nous il y a les a la réunion il y a Mayotte, il y a aussi toutes les îles éparses qui sont inhabités mais qui sont des zones à partir desquelles nous avons une zone économique exclusive hein des Novas, œil repas, Bassas d'India, Tromelin, les glorieuses. Nous devons être davantage présents. Nous devons également être je pense revenir notamment pour l'aide au développement dans les pays alentours.

Madagascar. Madagascar, il y aura bientôt, enfin dans dans 30 ans, il y aura 55 millions d'habitants à Madagascar. Il faut qu'on renforce notre aide au développement à Madagascar.

Il faut qu'on renforce notre aide au développement au comor, notamment pour fixer les populations et pour mettre un terme à ces tragédies humaines que constitue bien les les l'immigration clandestine notamment à Mayotte. euh tragédie humaine qui se traduit ensuite par d'ailleurs des milliers d'enfants qui sont à à Mayotte et qui euh et qui font de de qui contribuent à une insécurité galopante dont tout le monde s'est plaint auprès de moi quand j'y suis allé à commencer euh par les élus locaux que j'ai euh que j'ai rencontré. S'agissant de la Réunion, le problème n'est pas le n'est pas le même.

S'agissant de la Réunion, on a des problèmes qui viennent directement de notre appartenance à l'Union européenne. Je pense par exemple à la filière canne à sucre qui est un peu comme l'oiseau sur la branche. C'està-dire que les agriculteurs réunionnais de la canne à sucre ne savent pas de quoi demain sera fait, ce qui est quand même très angoissant à la fois pour les familles d'agriculteurs.

C'est également, moi je n'imagine pas personnellement l'île de la Réunion sans can à sucre he comme je le dis. C'est un petit peu comme si on imaginait la la Bourgogne sans vignoble. Ça fait partie de l'identité visuelle, culturelle, traditionnelle de l'île de la Réunion, celle qui nous prend au cœur, celle que l'on aime.

Je crois qu'il faut queon fasse tout, que l'État doit tout faire pour maintenir la filière Canne. L'État doit tout faire aussi pour maintenir des agriculteurs à la Réunion. ne pas suivre le chemin qui est celui de la métropole où on assiste à la à la disparition du nombre d'agriculteurs du fait des contraintes européennes qui nous mettent en choc frontal avec les agricultures de tous les pays du monde.

Ça veut dire en particulier que moi je trouve que enfin je je ne suis pas un expert mais je trouve qu'il faudrait créer des appellations d'origine protégée. Par exemple la vanille non plus la vanille Bourbon mais la vanille de l'île de la Réunion qui serait une appellation d'origine protégée pour l'île de la Réunion. C'est pas à vous que je vais expliquer que la vanille de de la Réunion est considérée sans doute comme la meilleure du monde. aussi pourquoi pas le géranium de l'île de la Réunion, les l'huile essentielle l'huile essentielle de vétiver comme à Mayotte, il pourrait y avoir l'huile essentielle de d'ilang parce que c'est ces cultures sont quasiment moribondes, ce qui est dommage parce que si ce sont des cultures avec une appellation d'origine protégée, éventuellement si possible avec une qualité bio, à ce moment-là, on a ce qu'on appelle une stratégie de niche avec une forte valeur ajoutée qui permet à des agriculteurs de résister à la concur concurrence mondiale parce qu'ils sont sur un marché où en fait on ne peut pas les les concurrencer.

Alors, il y a pas que ça. Il y a le problème du tourisme évidemment qui est une très grande industrie. Elle est ce problème, il est sinistré dans les dans les deux îles où je me suis rendu.

Euh s'agissant de l'île de la Réunion, il y a a il y a ce problème des requins qui est quand même qui c'est vrai que vu de métropole, on parle plus de la réunion quasiment dans les médias nationaux qu'une fois tous les 3 mois pour dire que qu'un qu'un réunionnais s'est fait croquer le molet par un par un requin. Enfin, c'est c'est terrifiant. Donc je pense que ça il y a quand même un un vrai problème sur cette question.

Il me semble que le l'État ne n'agit pas comme il devrait aller au fond des choses, essayer de deviner et de comprendre pourquoi. Moi, j'ai eu des explications. J'ai beaucoup écouté en cours de ce déplacement.

Je suis là pour écouter les gens aussi. Pour ça que j'y passe du temps. Des gens qui m'ont dit que des explications diverses étaient variées.

Il y a peut-être où on a chassé, si j'ai bien compris, des requins qui étaient des requins inoffensifs mais qui étaient dans les dans les barrières de coraill et qui mangeaient les alvins de du requin Boullog et du requin tigre. Alors, est-ce que c'est ça qui a provoqué ? Il y a aussi d'autres d'autres d'autres idées.

Une espèce peut-être une hyperurbanisation, peut-être aussi les les concentrations d'élevage de poisson. Enfin, en tout cas, il faut remédier à ça. On peut pas on peut pas faire en sorte de détourner le public parce que c'est une des vraies vraies richesses bien entendu de la Réunion.

Le même problème se pose à Mayotte dans d'autres termes. Là, c'est pas les requins mais c'est simplement que les infrastructures touristiques sont quand même vraiment en général très faibles, très très faible. Il y a des endroits pourtant magnifiques.

Il y a aussi le problème de la desserte aérienne de Mayotte. C'est quand même pas normal que ça soit aussi compliqué, aussi cher pour y aller. Donc je pense que c'est une industrie qui doit être développée.

Et puis il y a l'industrie tout court et les services. Et de ce point de vue-là, il faut aussi réfléchir à l'octroit de mer, l'octroit de mer que Bruxelles veut absolument semble-t-il supprimer. Euh là aussi euh euh il faut le le gouvernement français on l'impression là supplier tous les 5 ans ou tous les ans ou tous les 10 ans est en train de supplier Bruxelles de bien vouloirer le maintien de l'octroader.

Il faut sans doute réformer les choses. Il faut sans doute creuser le sujet, voir l'utilisation des fonds, voir comment ça mais en gros et en pratique c'est pas à Bruxelles. pas une commissaire danoise ou à des fonctionnaires irlandais, slovaques, portugais ou ou finlandais de décider de ce que doit être la fiscalité à l'île de la Réunion.

Ça doit être à région Réunion et à l'État de définir le bon niveau qui permet de protéger l'industrie et les services et l'agriculture locale. Alors ma question, quelle va être votre stratégie pour les régionales et jusqu'à 2017 ? Alors les stratégies la stratégie pour les régionales d'abord bonne nouvelle également non seulement nous avons augmenté substantiellement le nombre de nos adhérents puis on a développer également beaucoup le nombre de nos sympathisants.

On repart enfin pas moi mais notre délégué sur place Dominique Frut a maintenant dans son escarcelle de nombreuses adresses courriels de sympathisants. Et nous avons également la bonne nouvelle, c'est que nous avons bouclé la liste des 47 noms pour se présenter aux élections qui auront lieu, je le rappelle, le 7 et le 13 décembre prochain. On va d'ailleurs continuer à essayer de glaner quelques candidats et candidates supplémentaires pour être avoir un petit matelas de sécurité.

Alors, on va aller aux élections régionales. Il n'est pas exclu que l'on ait ici ou là d'ailleurs des gens qui n'appartiennent pas à l'UPR mais qui sont des sympathisants qui appartiennent peut-être au milieu associatif ou qui appartiennent éventuellement à tel ou tel autre voilà mais des gens qui pensent que ce que nous disons nous est bien. Donc ça ça va pouvoir également renforcer notre notre présence.

L'objectif c'est évidemment de faire le meilleur score possible. Bien entendu, je rappelle que on a fait 1,18 % des suffrages aux élections européennes de mai 2014. C'était c'était pas si mal.

C'était la première fois qu'on se présentait, il y avait 19 listes aux élections régionales, nous étions arrivés en 9e position. Et bien en décembre prochain, ça sera donc 1 an et demi après. Notre notoriété est en croissance verticale en ce moment, ne serait-ce que parce que les événements concernant l'Europe, notamment les événements monétaires, regardez ce qui se passe en Grèce par exemple, tout ceci ne fait que conforter nos analyses.

Notre notorité étant en croissance aussi rapide, nous avons bon espoir de faire beaucoup mieux. Il y aura d'ailleurs certainement pas 19 listes, il y aura peut-être 10 ou 11 listes. Il y aura moins de listes.

Notre notoriété s'accroira très vite. Le nombre de nos adhérents, de nos militants, mais j'espère qu'on fera, je sais pas 2 et demi, 3 et demi, 4 5 pourquoi pas hein. On est en en très forte croissance.

Alors ensuite et bien on va faire cette strate. Ça c'est la stratégie pour les régionales à l'île de la Réunion comme en métropole. C'est pour augmenter notre notoriété.

C'est aussi en perspective des élections présidentielles et législatives qui auront lieu en avril, mai, juin 2017. Mieux nous aurons fait, plus nous aurons fait de voix à ces élections régionales et et nous serons dans la meilleure position possible pour obtenir les fameux 500 parrainages nécessaires à la présentation à l'élection présidentielle. Donc ça c'est un c'est un premier point.

Je pense que j'aurais ces 500 parrainages. Je suis confiant. On est en on apporte vraiment quelque chose de nouveau dans le débat.

Même des élus, on a eu quelques élus qui sont venus discrètement écouter nos nos conférences. Il y a beaucoup d'élus qui considèrent que ça serait bien que je puisse être dans la compétition présidentielle pour apporter justement un vrai débat. ce débat qui dans les Français sont frustrés euh qui est euh "Faut-il rester ou non dans l'Union européenne ?

Faut-il rester ou non dans l'euro ? Faut-il rester ou non dans l'OTAN ? Il est pas normal par exemple que les Britanniques vont avoir ce débat et un référendum sur la sortie de l'Union européenne justement en 2017.

C'est pourquoi les Britanniques y auraient droit ? Pourquoi les Autrichiens il auraient droit ? Pourquoi les Grecs il ont droit ?

Et pourquoi les Français on leur dirait circuler, il y a rien à voir. Ça c'est pas possible. Donc il faut que les Français en général et les réunionnés également en particulier aent droit à ce débat et queon puisse entendre une voix dissidente qui disent qui explique toutes les raisons extrêmement solides et très responsables qui nous amènent à proposer aux Français de sortir calmement, juridiquement, sereinement de l'Union européenne en vertu de l'article 50 du traité de l'Union.

Alors, si je suis euh candidat à l'élection présidentielle, si je parviens à rassembler euh les 500 parrainages, là aussi, on essaiera d'en avoir 600, 650 700 pour pour euh pour avoir un matelas de sécurité. Et je pense que je pense que je les aurai. Les premiers contacts que nous avons sont très prometteurs.

Et bien, à ce moment-là, ça donnera une très grande notoriété à notre mouvement. Je pense d'ailleurs que si je peux être candidat, je ferai un score qui qui surprendra et puis nous aurons évidemment un mois après les élections législatives où nous nous présenterons et où nous aurons d'autant un score d'autant plus d'autant plus surprenant pour les observateurs que justement j'aurais été un mois auparavant candidat à l'élection présidentielle et où j'aurais fait un bon score. Alors, nous aurons donc si si tout va bien, en tout cas, c'est notre notre objectif stratégique également, non seulement ma présence à l'élection présidentielle, mais aussi l'objectif stratégique de d'être présent aux élections législatives, en particulier à l'île de la Réunion dans les sept circonscriptions législatives.

On aura donc 14 candidats et candidates, le le le titulaire et le et le suppléant. Je remercie 12 minutes. [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique]