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Discours / meetingUnccas. Les élus locaux au service des solidarités· 22 janvier 2026 18 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsLogementEurope & international

Vœux 2026 de l'Unccas : le discours de la ministre Françoise Gatel

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:13Fait
    « la pauvreté dans la réalité, elle se cache parfois, elle se masse »
  • 7:19Fait
    « quand l'État ou la loi impose à des collectivités des compétences, il y a un juste coup »
  • 8:44Fait
    « il n'y a pas eu de clause de revoyure qui fait que chaque département a la capacité à financer des dépenses qui sont obligatoires »
  • 11:39Chiffre
    « en France, il y a eu plus de décès que de naissance »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Françoise Gatel

Monsieur le président, cherc monsieur le président du groupe socialiste au Sénat, cher Patrick Caner, monsieur le président du département euh de moyenne qui est dans la vraie vie mon voisin euh parce que c'est juste avant la Bretagne chez lui. Merci beaucoup et je salue la mission que tu portes au sein des départements. Mesdames et messieurs les présidents et vice-présidents des CCS, des SIAS, mesdames et messieurs, les élus, mesdames et messieurs, les agents publics et membres des associations. Alors, que peut-on dire quand on est ici ?

euh sinon ce que nous avons en commun les uns et les autres au-delà de nos fonctions, de nos convictions, c'est que nous parlons ici de la promesse républicaine et de la cohésion sociale. Je pense que nous partageons tous cette exigence de promesse républicaine qui fait que chacun, quel que soit son âge, sa situation professionnelle ou familiale, l'endroit où il habite doit avoir un destin que la République lui permet, ce qu'on appelle l'égalité euh des chances. Et je crois qu'il y a pas d'élus engagés qui ne portent pas ça.

Et il n'y a pas de collaborateur dans les dans vos structures qui ne partagent cette philosophie parce que vous avez un travail qui a un sens et derrière c'est aussi la cohésion sociale parce que nous voyons aujourd'hui alors ce que depuis des des années nous appelons la fracture territoriale qui reste toujours fracturée. On a pas trouvé les chirurgiens miraculeux. Une sorte de fracture sociale et de décrochage mais aussi d'enfermement euh de gens dans une misère parce que je ne sais pas s'ils sont résignés, s'ils n'osent pas en parler, mais que les choses s'écartent de plus en plus.

Si je l'ai vu quand j'étais ministre à la réalité où la pauvreté dans la réalité, elle se cache parfois, elle se masse. Donc merci de ce que vous faites et merci de ce que nous faisons ensemble. Alors Luc, tu l'as dit, on a eu quelques échanges sur cette idée qui est arrivée euh sur le fait que les CCAS pour être en quelque sorte option ou à la main de soyons clair, permettre et on a vu dans les communes les plus petites que la création de la structure relève du principe de libre administration ne veut pas dire euh que on ne reconnaît pas et on n'affirme pas l'enjeu de la solidarité de proximité et qu'il y a aujourd'hui des élus qui gèrent en direct un certain nombre d'actions sociales.

Alors la solidarité, c'est la solidarité de la nation qui se décline à tous les niveaux. Et en vous offrant mes meilleurs vœux, je profite Luc de répondre un peu à ta question sur la décentralisation et la manière dont dont nous avançons. Je pense qu'il y a une chaîne de fabrique de l'action publique qui d'abord relève d'une vision de l'État et d'une vision que l'on a pour notre pays. un projet de société quand l'on parle de loi s quand on parle de d'Allo, quand on parle d'un certain nombre de choses, ça veut dire notre pays porte un projet de société, un projet pour toute la nation.

Et puis ensuite il y a la mise en œuvre de tout ça et comment on rend véritablement cette action jusqu'au dernier kilomètre ou le premier kilomètre qui la commune est là. On a une chaîne d'ordonnancement si je puis dire où à côté de de l'État, il y a les départements dont c'est le cœur le cœur de la compétence et puis il y a ce qu'on appelle le bloc communal où on a des communes extrêmement engagées. Je salue tout ce que tu as décrit qui est très exact. Puis on a aussi le bloc communal où je vois que dans des interc plus petites euh la solidarité ou l'action sociale, elle seront à l'échelle de l'interc. C'est à cette échelle-là qu'on a des logements d'urgence.

C'est à cette échelle-là qu'on traite des des réponses. Il y a cette chaîne de commandement où chacun de nous a la responsabilité d'agir en coordination et qu'en tout cas quand on parle ici, quand vous parlez, on a devant nous des visages précis de personnes qui un moment ont appelé la société à accomplir son devoir euh de solidarité, son devoir de fraternité.

Alors même que la misère, on l'appelle comme ça, elle augmente et la misère elle est diverse et varié euh puisque on a une société qui est en matière d'organisation extrêmement, on va dire fracturé ou diversifié et on a de la précarité qui est de la précarité sociale, de la précarité professionnelle, de la précarité affective mais aussi euh de la précarité euh mentale. Donc notre pays a des mots sur lesquels vous vous mettez des actions et je veux vraiment euh euh vous vous remercier. Il s'agit aujourd'hui euh vous l'avez dit ensemble de relever un certain nombre de défis. Euh très concrètement, tu as parlé de plusieurs chantiers si je puis dire.

Là suus, je crois que c'est une volonté de travailler sur cette allocation sociale unique qui n'a pas pour objectif, enfin vous en discutez avec le ministre, moi j'en ai beaucoup discuté avec lui. Il ne s'agit pas de dire que avec cette allocation sociale unique, nous aurions pour objectif de diminuer l'accompagnement des personnes, ça n'est pas faux. Mais c'est aussi de donner du sens à tout ça et de dire qu'on doit être capable ensemble d'accompagner les personnes d'une manière claire, d'une manière sécurisée, d'une manière équitable.

C'est-à-dire que que vous habitiez sur l'île d'Oscent, que vous soyez enremin ou ailleurs, la société dit qu'il y a un montant de contribution et puis après chaque collectivité peut abonder, compléter et nous rien. Et que le ministre Farandou Lali, sa volonté c'est de travailler sur le sujet en associant un certain nombre d'acteurs en créant un groupe de travail, ce que je crois que nul n'a la prétention. de dire qu'aujourd'hui le gouvernement peut sortir des solutions toute fait prête à porter, ça se fabrique plus comme ça. Donc notre pays traverse des transitions et des ruptures extrêmement importantes.

Ça peut faire peur, c'est difficile parce qu'on voit pas clairement l'avenir mais l'avenir c'est aussi nous qui le construons ensemble et il faut ensemble travailler sur le sujet. Je sais cherc avec tous tes collègues, vous serez extrêmement active dans cette réflexion sur l'issue où il doit y avoir un diagnostic acceptable. Et après, on va tout de suite parler d'argent. Moi, j'ai toujours dit quand j'étais sénatrice et j'ai pas changé d'avis, quand l'État ou la loi impose à des collectivités des compétences, il y a un juste coup.

J'ai défendu Patrick Caner, le sait bien et je n'ai pas changé d'avis qui avoir une évaluation du coup qui après peut être complété librement par les collectivités qui dans ce cas-là assum leur propre choix. Ce qui renvoie à l'autonomie fiscale ou financière des des collectivités, il doit y avoir une clause de revoyure. Aujourd'hui sur le RS1, on est dans une situation tendue, c'est même pas le mot. C'est-à-dire qu'à un moment l'État a transféré au département ce RSA, mais on continue quand je dis on c'est l'État et les parlementaires à dire qu'il est le montant du chèque que vous allez faire. On dit bon voilà vous ça fait temps.

Mais il y a un long moment que ces dépenses ont augmenté et que il n'y a pas eu de clause de revoyure qui fait que chaque département a la capacité à financer des dépenses qui sont obligatoires. C'est pourquoi vous le savez, il y a une expérimentation court qui va être prolongée d'un an sur la centralisation du paiement du Asa. Parce que quand on parle des centralisations, on peut aussi parler centralisation. Et c'est une vraie question. Dans le RSA, il y a deux choses. Il y a l'allocation qui est définie en gros par la loi et puis il y a l'accompagnement personnel en matière d'insertion.

comment on permet euh aux personnes de réintégrer, on va dire euh ce ce ces espaces où on a de l'autonomie, de l'émancipation et et on est autonome. Et donc l'expérimentation qui est conduite sur trois départements sur la centralisation laisse plutôt penser assez naturellement que dès lors que l'État reprend le paiement de dépenses qui était difficile pour les départements, ces départements retrouvent un peu de respiration. Donc, il s'agit d'aller au bout de l'expérimentation, de l'évaluer et de trancher. Il restera naturellement au département avec leurs partenaires et les CCS sont très aidants sur le sujet, le volet de l'insertion et de l'accompagnement.

Ensuite, sur les sujets particuliers dont vous avez parlé, le bienveillir.

On a une société qui longtemps s'est refusée à regarder le fil du temps et que notre société elle vieillissait et elle vieillissait d'une manière très différente et nouvelle à la fois parce que la longévité est devenue une réalité mais qu'on a aussi des personnes qui vivent plus longtemps parfois en mauvaise santé qui sont isolés et que on connaissait un modèle qui était celui celui de on a une vie un peu autonome, une solidarité familiale qui exerce qui existait qui n'existe beaucoup moins aujourd'hui parce que chacun bouge et donc le lien familial est est détendu et puis il y avait les padèl enfin vous le savez mieux que moi enfin j'étais maire présidente d'un conseil d'administration d'un épad de j'ai vu comment les gens vieillissaient aujourd'hui on doit inventer un parcours résidentiel qui va jusqu'à ce temps d'épiniser, de se transformer parfois en sorte d'hôpital, il faut transformer les choses et que on a des personnes qui peuvent vivre de manière autonome mais pas seul.

On peut avoir de la mixité d'habitat, on a plein de choses à inventer et qu'il nous faut aujourd'hui affronter. Ce choc démographique qui est à la fois terrible. Mon vieillir peut être une chance. C'est bien en tout cas c'est une responsabilité de la société. Moi, je suis comme vous heureuse que nous portions cela ensemble. Et puis il y a ce choc démographique qui est effrayant, c'est-à-dire en France, il y a eu plus de décès que de naissance. Euh c'est quand même un truc un peu nouveau, un choc terrible qui marque comment dire, ça n'est pas que conjoncturel et qui veut dire que dans notre société aurait-on peur de l'avenir ?

Ne croirait-on pas qu'il n'y a pas d'avenir et que nous n'oserions pas, nous ne voudrions pas euh voilà avoir des des enfants ? Chacun de vous a entendu des gens dire "L'avenir est trop terrible pour que l'on puisse permettre à des enfants de naître." En tout cas, je pense qu'il est extrêmement important qu'on s'attaque aussi à une politique familiale qui doit être différente avec des enjeux de logement. On l'a dit, on a un enjeu de logement, enfin je sais pas comment dire, c'est pas un enjeu, c'est un défi. Et sans doute, faut-il avoir aussi un regard différent, travailler sur des parcours résidentiels, faciliter, moi je le pense et je vous le dis, l'accession sociale à la propriété.

Et je veux lire pourquoi ? parce que je pense que c'est un élément de financer la dépendance et la vieillesse parce que quand vous êtes propriétaire de votre logement, à un moment le parcours résidentiel vous permet d'aller là aussi parfois dans un épane. Enfin, il faut qu'on ose ensemble de manière solidaire porter les choses et le logement fait partie de ces politiques qui doivent être décentralisées. il doit avoir une affirmation nationale de ce qu'on appelle le droit au logement et de la solidarité en matière de logement. Mais ensuite, cette politique du logement, elle ne peut pas être gérée depuis Paris. Sinon, on serait tous heureux de son efficacité.

Je pense que il y a un échelon au niveau de l'interco d'autorité organisatrice de l'habitat qui doit travailler très fortement avec vous avec les maires et je crois que il faut donner au maire plus de pouvoir dans l'attribution des logements sociaux. Alors, j'ai conscience quand je dis ça que ça peut paraître politiquement incorrect. Et ben même si c'était politiquement incorrect, j'assume. Je pense et tu l'as dit qu'on ne peut pas ne pas redonner au maire de la capacité à sachant que ceci doit être encadré pour éviter des débordements qui sont limités. Mais voilà, parce que selon la population que vous accueillez, vous devez construire des écoles, des épades, des équipements sportifs.

Et si le maire, on veut qu'il soit opérationnel et opérant, il vaut mieux que celui qui a assumé des responsabilités soit associé aux décisions mais qu'on soit en solidarité absolue. Donc, osons le dire, osons le faire. C'est un chantier quand même le truc hein et que si c'était aussi facile on aurait pas les problèmes qu'on a. Voilà, qu'on est dans un contexte politique, vous avez remarqué qui est pas aisé parce qu'il y a des trucs qu'onarrive pas à faire euh que dans un an il y a des présidentiels ou un an et demi.

Je pense que c'est l'occasion pour des candidats de porter un projet, de le soumettre à la nation, y compris sur la manière dont on finance les choses et dont on voit les choses. Parce que le seul objectif que nous avons les uns et les autres, ça n'est pas de poursuivre la catégorisation des gens qui sont là où ils sont nés, dans les conditions où ils sont nés. Et c'est comme ça et on les accompagne. Non. Et alors vous avez dit que tout cela vient du nord, ça aurait pu être Breton puisque la solidarité Bretonne, c'est quand même un truc aussi. Mais vous en en dans le nord et et ça c'est une particularité de votre région.

et vous avez su à la fois développer des solidarités et surtout vous avez su depuis longtemps mettre en œuvre localement des choses avec des maires qui sont des entrepreneurs et des entrepreneurs non pas au sens de bâtisseur de bâtiment ça a pas de sens de bâtisseur d'une société qui soit plus équitable ou plus juste où chacun doit faire sa part mais où on doit être les uns et les autres porteurs de valeur de solidarité et je formule des vœux naturellement de bonne santé pour vous tous mais d'abord que nous gardons au-delà de nos différences chevillé au cœur ce qui est l'essence de la République et de la France et cette valeur de solidarité de fraternité où nous donnons à chacun la capacité de pouvoir réaliser pour lui son destin que ce quel que soit le métier que l'on fait l'endroit où l'on vit.

En tout cas, je vous remercie. Nous aurons sûrement l'occasion cher Luc de discuter de ne pas être d'accord mais c'est la démocratie et on a bien de la chance de pouvoir ne pas être d'accord mais de partager vraiment cette exigence de fraternité de cohésion sociale et de donner envie à des gens de vivre dans notre pays de pouvoir être heureux de consoler ceux qui sont malheureux de permettre à chacun de progresser. Merci à tous et je suis à votre disposition pour en parler quand vous voulez. Bra.