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InterviewLa République Tv· 9 janvier 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Budget ou chaos : Roland Lescure met la pression et agite la menace de dissolution

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « fait plus de 3 mois qu'on discute, j'allais dire jour et nuit avec des groupes parlementaires qui souhaitent converger l'élaboration d'un budget. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « On sait aussi que la commission des finances sur le budget, c'est un espèce de galot d'essai qui n'a que peu d'impact concret. »
  • 2:55Invité politiqueFait
    « La pression, c'est pas nous qui la mettons, c'est pas nous qui déposons des motions de censure. »
  • 4:14Invité politiqueFait
    « il faut qu'on converge sur le fond et avant de parler du comment on va le faire, faut d'abord qu'on soit d'accord sur le fond. »
  • 5:17Invité politiqueFait
    « Le chaos, des élections anticipées et au fond une France qui s'arrête. »

Temps de parole

  • Roland Lescure100 %

≈ 1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Roland Lescure

fait plus de 3 mois qu'on discute, j'allais dire jour et nuit avec des groupes parlementaires qui souhaitent converger l'élaboration d'un budget. Vous l'avez dit, on est dans la dernière ligne droite. Déjà au mois d'octobre, je me souviens, Sébastien Lecornu avait dit "Une motion de [musique] censure, c'est une motion de dissolution." Avant d'aller plus loin, clique sur s'abonner. Chaque seconde compte. Alors reste avec nous, fais-le maintenant et abonne-toi. La vérité n'a pas changé. Aujourd'hui, soit on est capable de converger vers un budget rapidement, soit on dé on décide plutôt de choisir le désordre.

Donc on a deux groupes, vous les avez mentionné, la France insoumise et le Rassemblement national qui décident de déposer une motion de censure. Évidemment, si on censure le gouvernement après tout ce travail avec les groupes constructifs qui veulent avoir un budget et cette censure est votée, ça veut dire qu'il y a plus de la moitié des parlementaires [musique] qui remettent en cause le travail qu'on a fait. Dans ce cas-là, la conclusion logique, c'est pas moi qui en déciderai, vous le savez, c'est pas mes prérogatives institutionnelles, ça serait évidemment une solution. Mais là, ça se concrétise quand même un peu plus ce soir dans le sens où effectivement

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Non speech

[musique]

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Roland Lescure

il est demandé au ministre de l'intérieur de préparer la tenue potentielle de nouvelles élection. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous pensez ce soir un peu plus qu'avant que ces motions de censure seraient susceptibles d'être adopté ? Non, ce que je pense plus qu'avant encore, c'est que ces motions de censure, si elles sont déposées, [musique] et d'ailleurs ils s'en cachent pas, elles sont déposées par des groupes qui souhaite effectivement une des solutions, qui souhaitent une accélération des échéances électorales. Ben effectivement, ce serait le cas si elle venait être votée. Moi, je reste convaincu.

J'ai passé 4 heures avec ma collègue Amine Monchalin avec les groupes parlementaires qui souhaitent un budget. Vous savez qu'il y a Ernfi, ils ne veulent de rien s'il tient du chaos. Il y a deux groupes qui ont essayé de ne pas participer aux discussions, parti communiste et écologiste. Il y a des groupes notamment des groupes qui sont inscrits dans l'opposition, le Parti socialiste mais aussi le groupe qu'on appelle y qui ont décidé de travailler plus de 4 heures avec nous pour essayer de trouver des points de convergence et ce travail se poursuit. Je peux dire régul ça ne mène nulle part. Bah non, ça mène nulle part.

Si ça avance, je peux vous dire que mardi on a une discussion très productive et que ça va continuer les jours qui viennent. On sait que la commission aujourd'hui elle a rejeté le budget. [musique] On sait aussi que la commission des finances sur le budget, c'est un espèce de galot d'essai qui n'a que peu d'impact concret. Dès mardi, on reprend la discussion. en séance un, je suis convaincu qu'on peut y arriver de je suis surtout convaincu qu'il faut y arriver. Vous savez pourquoi ? D'abord, vous avez trois solutions, monsieur le ministre.

Oui, mais avant de parler avant de parler du du du [musique] quoi, je voudrais enfin du comment, je voudrais d'abord vraiment repréciser de quoi il s'agit. Vous pensez vraiment vous pouvez y arriver ? On a des agriculteurs, vous les montrer là qui sont en crise. On a une ministre de l'agriculture qui vient d'annoncer 300 millions d'euros de mesures supplémentaires. Pas de budget, [musique] pas de 300 millions. Moi, je suis ministre de l'économie. J'ai des entrepreneurs qui me disent tous les jours des grands, des petits, des moyens. Quand est-ce que vous passez à autre chose à votre budget ?

qu'on sache qu'est-ce qu'on va payer comme impôt de manière à pouvoir mettre en place nos plans d'investissement. Donc aujourd'hui, c'est très concret. C'est soit on a un budget et on peut littéralement passer à autre chose dans un monde extrêmement risqué pour lequel les entreprises doivent reprendre la croissance qui d'ailleurs s'est poursuivi jusqu'à la fin de l'année, soit on choisit le désordre. Donc le désordre c'est effectivement pas de budget. Donc ce que vous dites vous ce soir comme Amélie [musique] de Monchalin à sa manière et comme finalement le premier ministre à sa manière, c'est ça suffit maintenant.

Vous en appelez à la responsabilité des uns et des autres pour que ce budget soit adopté. C'est un moyen de mettre la pression. Non non non. La pression, c'est pas nous qui la mettons, c'est pas nous qui déposons des motions de censure. La pression, elle est tout simplement liée au fait qu'on arrive en deuxième lecture à l'Assemblée nationale et que ça fait déjà un certain temps qu'on en discute. Et surtout, moi je note, mais vraiment j'insiste là-dessus qu'il y a des groupes parlementaires, certains dit de la majorité, d'autres de l'opposition qui souhaitent qu'on a un budget et ceuxlà à eux tous, ils sont majoritaires.

Dans cet extrait, Roland l'escur, ministre de l'économie, pose un cadre très clair, celui de la responsabilité institutionnelle face au risque du blocage politique. La menace de dissolution n'est pas présentée [musique] comme un choix stratégique, mais comme une conséquence mécanique d'un échec collectif. Soit le parlement parvient à converger vers un budget, soit il assume le désordre [musique] qu'entraîne l'absence de décision. Cette logique renvoie à une idée classique formulée par Max [musique] Weber. Gouverner, ce n'est pas seulement défendre des convictions, c'est accepter une éthique de responsabilité, c'est-à-dire mesurer les effets concrets de ces actes.

À travers le budget, ce sont des réalités [musique] très concrètes qui sont en jeu, agriculteur, entrepreneur, investissement, stabilité économique. Ce passage révèle ainsi une tension centrale de la démocratie parlementaire quand le conflit politique cesse d'être un outil de débat [musique] pour devenir un facteur de paralysie. Et c'est précisément cette frontière entre débat démocratique et risque de chaos institutionnel que la suite de l'entretien vient approfondir. Donc il faut qu'on converge sur le fond et avant de parler du comment on va le faire, faut d'abord qu'on soit d'accord sur le fond. Ce n'est pas comme si c'était la première fois que vous discutez de ce budget.

Vous n'avez pas réussi à converger jusqu'à présent. Donc en gros, il y a trois possibilités. [musique] Soit il y a un vote, soit il y a le 493, soit il y a les ordonnances. Vous vous pensez encore qu'il est possible qu'un budget, queles que soient ces trois options, on va en parler, mais vous pensez encore qu'il est possible d'avoir un budget d'ici la fin du mois, c'était votre vœu. Suis convaincu. Vous en êtes convaincu ? J'en suis convaincu après avoir échangé avec les groupes parlementaires que je qualifierai de constructif avec qui on a passé près de 5h mardi soir près des échanges qu'on a tous les jours avec les uns les autres avec la perspective je pense d'échéance électorale.

Il y a des gens qui veulent passer à autre chose effectivement parce que ils souhaitent soutenir des candidats aux élections municipales avec [musique] le calendrier économique avec le calendrier international. En gros, aujourd'hui il y a une majorité de parlementaires qui souhaitent un budget. On n'est pas d'accord sur tout. Je suis étonné. Je dirais même que vous avez l'air confiant. Non, je suis déterminé et je pense effectivement après avoir discuté avec les uns et les autres que ça reste possible et en fait souhaitable. Et quand vous souhaitez quelque chose, vous êtes un parlementaire responsable, les deux qui déposent des mots censur, on sait ce qu'il souhaite.

Le chaos, des élections anticipées et au fond une France qui s'arrête. Mais moi, j'ai parlé pendant 5h avec des parlementaires mardi qui souhaitent que la France avance et donc effectivement, je suis convaincu qu'on peut y arriver. Vous pensez qu'il peut y avoir une majorité sur ce budget, c'està-dire que sur le 493 par exemple, est-ce que vous pensez que le premier ministre, le gouvernement va devoir finalement utiliser le [musique] 493 alors que Sébastien Lecnu a répété à main qu'il y renonceraient ? Moi, ce dont je suis convaincu, c'est que s'il y a pas une certaine forme d'accord sur un texte et qu'on va au 493, il y aura ni gouvernement ni budget.

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