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Podcast / conversationSophia Chikirou· 20 juin 2023 35 minComplaisantMixteSolidarités & familleSécuritéLogementInstitutions & élections

Les Mamans de la Banane, des mères courage !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Peux-tu te présenter ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les jeunes traînent-ils dans la rue ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé avec les centres d'action sociale ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les familles monoparentales sont-elles si nombreuses ici ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Quelles actions menez-vous pour éviter les violences ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous les relations avec la police ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour je suis Sophia chikiru député de Paris je suis ici dans le 20e arrondissement dans le jardin tout ça l'ouverture et je suis accompagnée d'une personnalité du quartier des amandiers que je voudrais vous présenter parce que c'est un personnage très important ici qui œuvre énormément pour la communauté qui vit dans ce quartier c'est caddie bonjour caddie bonjour Sophia comment vas-tu est-ce que tu veux bien te présenter parce que tu le frappes certainement mieux que moi d'accord je suis radimané fondatrice et présidente de l'association les moments de la banane une association qui lutte pour tout ce qui est conduite à risque particulièrement lyrics exactement parce que alors qui a dit tu as la particularité en fait d'avoir créé cette association avec plusieurs mamans comme son nom l'indique d'enfants qui sont nés qui ont grandi dans ce quartier de la et vous avez constaté que il y avait une mise en danger en réalité de vos enfants et quand on s'est rencontré la première fois tu m'avais expliqué que la mise en danger des enfants c'était plusieurs choses c'était à la fois une mise en danger entre eux c'est ce qu'on appelle un peu les comportements à risque mais il y a aussi la mise en danger qui vient des trafiquants de drogue si dans le quartier ça persiste encore et puis une autre mise en danger qu'on a particulièrement subi dans ce quartier qui était les rapports avec la police donc finalement vous avez décidé avec les mamans de constituer un collectif mais qui fait quoi en fait concrètement ce collectif va vers les jeunes pour leur transmettre le transmettre des valeurs et leur parler de l'ère en surtout des jeunes à l'extérieur d'or qui peuvent les conduire à être de futurs trafiquants ou être à l'origine de rixe particulièrement oui alors dis-moi parce que c'est important d'expliquer aux gens pourquoi on a des jeunes qui alors toi tu dis c'est de l'errance ils aient dans les rues pourquoi est-ce que les jeunes se retrouvent en groupe à se rencontrer que ce soit dans des jardins comme celui-ci ou en bas d'immeuble ou sur des trottoirs pourquoi il pourquoi ils sont dehors comme ça ils sont en dehors souvent assez dur déjà au conditions de vie où les appartements sont petits et particulièrement à ce manque d'espace ils n'ont qu'un seul terrain déjà qui se trouve sur la place Elisa Boré je veux dire le manque d'espace de soit on va dire de jeux mais on va dire plutôt d'espace sportif d'espace qui pourrait occuper pour des activités différentes ça on ne l'a pas ici dans le quartier qu'est-ce qui s'est passé avec ces espaces là par exemple on avait des centres d'action sociale on avait un terrain de sport qu'est-ce qui s'est passé tu peux raconter un peu parce que c'est vrai que on a l'impression que ces jeunes traînent parce que ils n'ont rien d'autre à faire ou une mais arrêtez c'est parce qu'ils n'ont pas où aller on avait ce centre juste sur la rue des amandes exactement qui est maintenant devenu des plateaux sauvages ou les jeunes faisaient des activités et ça dépendait du quotient familial voilà donc il y avait beaucoup d'activités et maintenant accessible parce que c'était pas cher voire gratuit pour les familles qui étaient vraiment en difficulté il y avait énormément d'activités qui étaient proposées aux jeunes ça allait du théâtre de la musique des jeux de des activités diverses et variées et tout ça ils en ont été privés par une décision qui a consisté à transformer ce lieu en un théâtre c'est très bien c'est pour la culture on est ravi mais on prive finalement les jeunes du quartier d'un espace pour des activités pour qui est devenu aujourd'hui un théâtre qui fait de merveilleuses choses indiscutablement mais il faut reconnaître que ceux qui fréquentent ce théâtre ce ne sont pas les gens du quartier ça n'a rien à voir avec la population d'ici voilà c'est vrai que c'est bien le théâtre comme tu viens de le dire mais les jeunes ont besoin de faire du sport de la danse de s'exprimer corporellement et puis le problème c'est l'accessibilité par l'argent parce que ce théâtre finalement c'est une concession pour ce voilà c'est une concession de la ville de Paris ce théâtre doit être la table très clairement il ne peut pas il a besoin d'un équilibre financier donc il est obligé de pratiquer des prix qui sont en réalité inaccessibles pour les gens ça c'est la première chose qui s'est passé dans notre quartier l'autre chose c'est le terrain le texte amandier en gymnase et le terrain d'éducation physique ou les enfants peuvent faire du sport je vais dire du foot et du basket n'est pas encore ouvert parce que il paraît qu'il y a des problèmes d'arbres mais ça fait combien de temps que ça dure ah ça dure depuis des années plus de 3 ans ah oui plus de trois ans donc que cet espace est inaccessible inaccessible résultat des courses dans le quartier les jeunes viennent sur des bancs comme celui-ci souvent on entend dire des gens nous dit ah mais c'est les parents qui ont déserté les parents ne s'occupent pas de leurs enfants c'est honteux les enfants sont dehors des fois au-delà de 21h c'est quoi la réalité des parents la réalité c'est souvent surtout dans le quartier il y a beaucoup de fois et monoparentales ouais ça il faut bien l'expliquer c'est important que les gens des femmes divorcées des femmes seules donc qui travaillent et qui termine souvent tard ou qui partent autour le matin donc ils ne sont pas là quand les enfants de l'école c'est très embêtant et vraiment c'est très très compliqué des parents démissionnaires moi je n'en connais pas c'est pas possible qu'on puisse jeter la responsabilité sur les parents parce que c'est maman font du mieux qu'elles peuvent mais elles ont besoin de survivre donc il faut qu'elles aillent chercher quand même pour pouvoir assurer le minimum pour les enfants donc si la maman ne travaille pas ou fait pas quelque chose qui va habiller l'enfant il sera obligé d'être à peu par un autre système qui est celui du trafic ou du vol donc c'est très compliqué qu'on arrête de nous dire que les parents ont démissionné c'est pas vrai c'est pas ça le sujet le sujet c'est que on a donc beaucoup de familles monoparentales ça c'est quelque chose qui m'a vraiment interpellé c'est une des premières choses que vous m'avez dites vous les mamans de la banane vous m'avez dit attention ici il y a vraiment beaucoup de femmes qui élèvent seul leurs enfants ce qu'elles sont veuves divorcées ou qu'elles se sont retrouvées seules avec leurs enfants pour diverses raisons et elles occupent des emplois qui s'appelle qu'on a appelé on en met un peu les emplois essentiels donc ce sont les personnes qui vont être dans les hôpitaux c'est de personnels qui va faire l'entretien des hôpitaux l'entretien des bureaux les caissières c'est souvent les métiers ou les horaires qu'on vous pratique c'est maman là c'est là c'est des horaires décalés oui complètement et c'est souvent des emplois ou elles n'ont même pas 1000 euros par mois en réalité de revenus parce que elles ont des contrats précaires c'est-à-dire des contrats à temps partiel qui leur sont imposés donc si les gens arrivent à comprendre cette dimension là de ces femmes c'est pas les seuls cas il y a d'autres cas encore et mais c'est un élément de compréhension de ce qui se passe qui est essentiel c'est à dire c'est tout le système qui pose problème est-ce que vous avez obtenu tu m'avais parlé de d'un besoin qui était important pour vous c'était d'avoir un local un lieu où d'installer pour pouvoir vous retrouver parce que les mamans de la banane c'est pas 10 personnes c'est vraiment 50 personnes 50 personnes donc vous pouvez pas vous retrouver dans un appartement impossible alors possible donc aujourd'hui pouvoir avoir un local pour recevoir quand elle se réunissent tout ensemble et 50 mamans voire plus encore de gens qui pourraient rejoindre encore le collectif mais aussi pour pouvoir recevoir les jeunes parce que vous faites un vrai travail de lien avec les jeunes c'est ça c'est ça c'est pas le collectif c'est pas que des mamans qui se retrouvent en fait on reçoit souvent les jeunes donc c'est vraiment avoir un local ou se retrouver se poser et discuter avec ces jeunes ça s'appelle faire de la médiation le rôle des mamans de la banane souvent c'est qu'elles sont au courant de ce qui se passe et comme elle connaissent les enfants elle les repère donc une maman voit l'enfant d'une autre et averti la maman et elle est bien auprès de l'enfant et c'est comme ça que secret en fait parle le dialogue par la discussion par l'attention qu'on donne à des enfants c'est à dire attends je te connais je sais qui tu es c'est important pour moi de voir dans la rue à tel moment ça me préoccupe c'est ça et c'est de l'affection finalement aussi qu'on donne à des enfants donc vous faites un travail de médiation et vous faites aussi un travail de vous monter des projets en réalité tu peux nous en parler un peu il y a des rencontres des activités il y a des activités des goûters qu'on organise et puis au moins de novembre on avait été convié à l'amendier Social Club au plateau sauvage où il y avait une projection d'un film documentaire sur les risques oui donc les jeunes étaient là et il y avait l'intervention d'un couple les parents d'Ismaël qui a été tué au mois de janvier 2018 sur la rue de la Roquette et puis beaucoup d'autres associations comme le collectif des moments de couronne est d'ailleurs il y avait Benkadi il y avait les foyers mûriers le collectif des fois et du 20e ils étaient là et d'autres intervenants comme nom rixe qui viennent du département 94 et il y avait l'intervention aussi de quelques griots qui étaient là pour la transmission parce que chez nous en Afrique c'est important d'accord c'est eux qui faisaient la médiation quand il y avait la guerre et tout et quand il y a des conflits c'est eux qui interviennent donc on avait besoin des voies de ces personnes pour nous transmettre quelque chose et faire comprendre aux jeunes qu'ils étaient là aussi et qu'ils étaient sensibles à cette cause qu'on défendait donc sinon dégoûté on avait fait aussi un crime chez challenge le nettoyage du City de l'autre côté c'est ça on l'a fait en de quelques élus qui s'occupaient de la propreté et du maire du 20e d'accord oui sinon on essaie de faire beaucoup plus d'actions mais malheureusement vous manquez de moyens de difficulté ça un vrai problème c'est-à-dire déjà le pouvoir se constituer en association loi 1900 pouvoir avoir un lieu où se retrouver obtenir des subventions pour faire tout ce travail de médiation sociale et puis tout ce que ça demande aussi de démarches administratives il faut bien le dire parce que dès lors qu'on entre dans Comment on occupe un espace public il faut faire des démarches demander des autorisations tout ça ça demande quand même du beaucoup de temps beaucoup d'énergie et c'est vrai que si vous aviez un endroit où vous retrouvez des subventions de fonctionnement pour pouvoir aussi improviser des actions par exemple quand il y a un risque à un endroit donné que vous identifiez une tension un endroit donné il faut très vite agir intervenir donc on n'a pas le temps de monter des dossiers de répondre à des appels à projets pour l'année suivante c'est dans l'immédiat d'où l'importance de la subvention de fonctionnement pour les associations c'est quelque chose que moi je défends énormément à l'Assemblée nationale parce que ça permet aux associations de voir sur la durée de bien fonctionner sur la durée et non pas de d'improviser les choses ou de ne pas pouvoir faire parce que c'est trop compliqué de faire ça c'est important maintenant je voudrais qu'on parle qui a dit bon on parle des des risques c'est un sujet tout le monde a parlé il y a un côté un peu dans notre pays souvent d'ailleurs à travers les médias ou quand on parle d'erics les gens emploient des termes qui sont pas très sympas on se rappelle des termes de Chevènement les sauvageons est-ce que les enfants sont des sauvageons pas du tout c'est quoi le qu'est-ce qui amène à finalement cette violence là tu m'avais parlé la dernière fois qu'on en avait discuté tu m'as dit tout démarre des réseaux sociaux aujourd'hui ça se passe sur les réseaux sociaux et qu'est-ce qui se passe parce que sur les réseaux sociaux les il suffit souvent rien du tout d'un clip par exemple un clip vidéo parce que les jeunes sont intéressés s'intéresse beaucoup aux raps oui donc c'est à travers le rap qu'il s'exprime ouais donc ici que je ne Belleville voit belle ville sur un clip de la banane de notre quartier et ça peut aller loin c'est du genre ah mais toi tu es de Belleville pourquoi tu parles de là-bas alors c'est des futilités des choses vraiment mais quand on est adolescent et qu'on pense que c'est une question de voilà c'est en fait c'est de l'amour propre mal placé mais qui peuvent arriver chez tous les adolescents puis en plus là on est sur des adolescents souvent qui ont une fragilité sociale économique parfois même à l'école mais moi quand je me suis intéressé beaucoup à ce sujet regarder notamment un documentaire que je vous recommande absolument c'est une série documentaires qui est faite par Street presse qui a un média qui s'intéresse à ces sujets là et qui parlent très souvent de ce qui se passe dans les quartiers populaires et dans cette série documentaire j'ai vu des cas des situations d'enfants qui se sont tués notamment des filles parce que maintenant les filles sont aussi concernés par les RX donc d'une fille de 18 ans tuée d'un coup de couteau pour je saurais même pas dire pourquoi parce que même sa famille dit bon c'était une dispute une rivalité une jalousie entre filles sur Internet qui finit par un coup de couteau dans le cœur parce que concrètement la réponse aujourd'hui des autorités de Darmanin et de la police et de dire il faut mettre des caméras de surveillance partout et il faut réprimer donc voilà non je ne suis pas d'accord une caméra sauf que une caméra ça sert à quoi dans la rue il faut qu'ils interviennent et essayer de bloquer ces messages ou moi la dernière fois j'ai vu un jeune avec un couteau qui faisait je ne sais pas combien de centimètres et c'était sur un des réseaux sociaux donc j'ai pas compris il faut bloquer ces images mettre des gens derrière pour ne pas que les jeunes soient exposés à de telles images parce que ça les incite l'autre a un gros couteau moi je vais sortir avec un autre beaucoup plus gros souvent c'est ça il se défie il se défie l'histoire ne se passe pas à l'extérieur là c'est ça devient après autre chose c'est contrôler des jeunes pour des rien du tout alors qu'ils sont là que posés discuter ensemble non il faut vraiment qu'il trouve des solutions toi tu ce que tu défends et c'est aussi ce que moi je porte que je vais défendre au niveau de la région de France c'est l'idée qu'on intervienne sur les réseaux sociaux donc on est par exemple on a des éducateurs spécialisés les éducateurs ce sont des gens qui ont le métier consiste à intervenir auprès de des jeunes pour les accompagner dans leurs différentes activités etc mais on est dans la vie réelle déjà les postes d'éducateur spécialisés ont vraiment diminué c'est un vrai problème parce qu'on en a très très peu par exemple sur le quartier je crois qu'il y a trois postes ou je sais pas je veux pas dire de bêtises mais on est vraiment sur très peu de d'intervenants là dessus qui en plus ont des conditions salariales dont on ne sait pas le sujet mais vraiment ce sont des gens qui font un travail extraordinaire très mal payés donc c'est assez décourageant d'autant plus que c'est pas un travail qu'on fait 8h par jour c'est pas vrai le travail d'éducateur c'est un véritable investissement humain et nous ce qu'on défend toi et moi c'est l'idée de voir des éducateurs spécialisés qui interviennent sur les réseaux sociaux donc c'est-à-dire ce sont des gens qui vont faire ce travail de médiation de vigilance sur les réseaux sociaux par leur proximité leur capacités à comprendre et à parler aux jeunes sur les réseaux sociaux c'est ça parce que on nous dit ah mais sur les réseaux sociaux ils sont anonymes mais en réalité tout le monde se connaît tout le monde sait qui se cache derrière tel pseudo dans un quartier donc la police peut peut-être pas identifier qui se cache derrière tel pseudo mais dans le quartier on le sait les jeunes savent qui est tel ou tel pseudo donc s'il y avait des éducateurs spécialisés sur les réseaux sociaux il serait en mesure d'intervenir suffisamment attendre d'alerter suffisamment temps avant le passage à l'acte parce que une fois que le passage à l'acte survient c'est que c'est il y a un mort ou un blessé bah oui parce que malheureusement ça va être alors lyrics c'est plusieurs formes il y a le règlement de compte personnel c'est-à-dire quelqu'un qui a décidé d'aller planter l'expression qui a employé quelqu'un d'autre oui et puis il y a les affrontements entre quartiers et là aussi tu as une tu me disais pour éviter les affrontements entre quartiers il faut casser les frontières et l'idée que il y a des appartenance à un quartier on n'est pas de c'est pas des clans si parce qu'on avait souhaité l'année dernière avec un coordinateur de jeunesse monsieur arafael qui n'est plus à la 20e chaise d'organiser des rencontres interquartiers et il y a Adel Amara de non rixe qu'il a déjà testé chez eux et ça a vraiment marché mais chez nous comment faire cette personne n'est plus là donc ce qu'on aimerait avec pas à pas et les moments de la brigade des moments organisé des séjours entre les jeunes de Belleville et les jeunes de notre quartier c'est à dire c'est d'enseigner par exemple aux jeunes de vous allez inviter ceux de l'autre quartier vous allez leur montrer le meilleur de vous-même pour des activités ça peut être des parties de pétanque match de foot enfin des choses des activités comme ça ou le défi parce que tu parlais de la musique du rap etc vous aimez le rap allez faites une battle et on s'exprime à travers la battle et la rivalité devient symbolique parce que en réalité c'est pas en soi qu'il y ait des rivalités ce qui compte c'est qu'elle soit positive surtout comment on apprend à positiver la rivalité et vous vous dites très justement si les gens se connaissent ils ne se détestent pas ça c'est sûr s'ils se connaissent va naître le respect va naître le commun ils vont reconnaître le commun entre eux etc et donc c'est toutes ces choses là que vous faites alors il y a aussi un sujet qui a dit qui est important de traiter c'est celui des relations avec la police bon c'est vrai que la police on parle beaucoup de la doctrine de maintien de l'ordre de la police on parle beaucoup de de la façon de travailler de la police aujourd'hui dans le pays et des difficultés qui qu'il y a entre les jeunes et la police on dit les jeunes pour parler en général des adolescents et des jeunes qui vivent dans les quartiers populaires on a eu dans le 20e arrondissement assez récemment un drame une qui aurait pu vraiment vivre à la tragédie quand une voiture de police à volontairement accidenté un scooter où se trouvait des sur lequel se trouvaient des enfants qui ont été gravement hospital enfin gravement blessés hospitalisé etc donc c'était dans le 20e Bagnolet toi tu m'avais parlé aussi et tu vas interpellé là dessus des des de ces problèmes de relation avec la police notamment lors du confinement et je me disais il y a un harcèlement policier est-ce que tu peux nous raconter comment ça s'est passé déjà ce que cette réalité là l'impact que ça sur les familles avec les amandes forfaitaire notamment et puis ensuite ce qu'on essaye de faire depuis pour contribuer à changer un peu les choses oui parce que pendant le confinement c'est vrai les enfants se réunissaient souvent dans des parkings ou sortez prendre de l'air et il arrivait qu'un enfant a eu une amende à 20h10 20h12 13 14 15 ainsi de suite donc comment c'est possible donc il y a eu ça plus des dettes vraiment colossales que le salon parle de ça pour des familles de 4000 euros même plus encore plus 12000 il y en a qui ont eu 30 et quelques mille euros d'amende forfait c'est de l'abus comment on peut croiser une personne une minute après et les 10 minutes suivantes à chaque 2 minutes une amende il y a quelque chose qui ne va pas c'est pas possible et donc les enfants sortaient dans le confinement a été particulièrement dur pour toutes les personnes qui vivaient dans des petits logements et quand on a des adolescents dans un logement même quand il est grand c'est pas toujours facile alors imaginer quand il est petit et les enfants étaient étaient voilà sanctionnés plus que sanctionné c'était et vous avez dénoncé ça aussi vous avez essayé vous avez commencé à nouer des relations avec la police les collectifs à des relations avec la police aujourd'hui grâce à toi ah non avant il y avait pas d'accord au contraire c'était oui vraiment quelque chose a été dénoué donc ils ont compris qu'il y avait l'existence de ces collectifs qui étaient là pour sensibiliser au contraire mais pas se battre contre eux ni contre la loi donc grâce à ton intervention les les abus ont été vraiment réduits dans le quartier ce qu'on a fait c'est qu'on a organisé une rencontre entre plusieurs donc le collectif des moments de la banane des éducateurs enfin des intervenants sociaux un autre collectif celui des amandiers et donc on a plus des collectifs d'habitants qui se du pressoir notamment qui se plaignait des nuisances sonores on a organisé cette rencontre en présence du commissaire de police du 20e arrondissement et de son équipe et pendant deux heures deux heures et demie on a discuté on a discuté de ce qui se passait de des grillets qui pouvaient y avoir entre les habitants qui disent nous on n'en peut plus du bruit parfois il y a même eu un collectif celui à Henri Matisse menacé mais on a pu en discuter mais il faut dire ce qui est avec que des adultes dans cette rencontre mais l'idée c'était d'abord de mettre tous ses adultes là qui sont protagonistes dans le dans le quartier pour commencer à faire le même établir un diagnostic et affirmer une volonté de coordonner le travail et depuis est-ce que les choses ont un peu bougé si les choses ont beaucoup bougé surtout sur la place en rhumatisme donc les voisins ont compris les jeunes aussi ont l'air parlent moi je croise des voisins qui me disent depuis que les qu'ils connaissent qu'il y a qu'il y a eu l'existence de ce collectif des moments les nuisances se sont beaucoup réduites d'accord oui et nous on a décidé d'organiser un repas solidaire d'accord pour convier les voisins de la place en rhumatisme ainsi que des jeunes et les gens du foyer parce qu'il y avait aussi de la nuisance du côté du foyer sur la rue élisaboré donc essayer de faire la médiation et faire de telle sorte que ces jeunes savent que qui sont là qu'il y a des il y a des nuisances parce qu'il se rendent pas souvent en compte donc que les voisins sont excédés et tout ça est dû à quoi si les jeunes avaient leur espace est-ce que ça allait se passer et je leur dis vous vous dites on n'a pas de jeunes enfants qui traînent nous ne sommes pas concernés mais tout le monde est concerné par l'affaire que les gens se rendent compte que le quartier c'est un navire où tout le monde est dedans si le navire chavirent tout le monde va en pâtir bien sûr parce que souvent c'est pas d'enfant je ne suis pas concerné par votre lutte notre lutte n'est pas là que pour fixe c'est pour éviter tout ce qu'il y a autour et qui peuvent conduire à ces RX c'est vrai ça parce qu'on en discutait aussi on se disait mais il y a plein de gens qui vivent pas dans des quartiers comme ça ou qui vivent en retrait et c'est très vrai à Paris en fait c'est de se dire je vis dans mon appartement j'ai mon milieu mais mes milieux de fréquentation et ce qui se passe dans mon quartier ne me concerne pas là ce qu'on essaye de faire c'est un peu de créer du lien les gens se connaissent se sont vu une fois ils vont se dire bonjour plutôt que de se regarder de travers et plutôt que d'avoir peur parce que quand des gens commencent à vous dire bah j'ai peur c'est là l'idée c'était de dire on désamorce tout ça et avec la police comment ça se passe depuis avec la police depuis il y a eu moins de de de contrôle je vais dire parce que souvent ils étaient en moto ils étaient quatre motos à se suivre et rentrer dans le ou être autour du cité où les jeunes jouer donc là je les pas je sais pas si là comme les beaux jours arrivent ils vont ressortir mais il y avait ça et on se posait la question mais qu'est-ce qui se passe ça pouvait provoquer des tensions parce que même nous en tant qu'adulte on se sentait oui oui c'est pas une présence rassurante contrairement à dire c'est bien que la police tourne tout dépend de comment elle tourne il y a la police rassurante et puis là quand on arrive casqué sur une moto c'est pas forcément rassurant non c'est plutôt le manque de police de proximité celle qu'on qui regrette parce que finalement la disparition de la police de proximité qui a été supprimée par Nicolas Sarkozy ça a quand même beaucoup nuit aux relations de voisinage à l'amélioration de ses relations qui a dit on va on va terminer cet entretien mais avant de boucler j'ai encore une ou deux questions à te poser là tu vas bien comment on leur parle comment vous leur parlez aux jeunes c'est si tu as trois conseils à donner à des jeunes que vous connaissez ici pour ne pas être pris dans ses bagarres dans ces rites pour éviter de se retrouver dans des situations à risque c'est quoi les trois conseils que tu pourrais donner parce que moi les conseils que je donne à ces jeunes c'est de leur dire déjà vos parents ont quitté le pays parce que la plupart c'est les enfants ici de l'immigration donc c'est parents qui de le pays pour venir chercher le meilleur pour leurs enfants c'est pas pour enterrer leur enfant ou que des grands-parents fassent le chemin inverse pour venir se recueillir sur la tombe d'un petit-fils c'est vraiment malheureux bien sûr que ces enfants pensent souvent à leurs parents parce que déjà quitté chez soi et venir ici c'est un grand effort un combat très dur donc que ces jeunes et piqué de leurs parents et que les parents aussi dialoguent mieux avec leurs enfants parce que souvent les parents n'ont pas le temps de discuter bien sûr les moments surtout rentrent très fatigués donc il y a pas de discussion ce qui fait que l'enfant le bagage qu'il faut pour avancer dans la vie parce que souvent je leur dis c'est une course une course de fond où nos enfants partent avec un boulet au pied c'est ça alors que les autres vont partir librement nous ils partent avec cette obstacle c'est-à-dire le manque de dialogue bien sûr oui le manque de prés dans le dialogue tu dis aussi il faut que quand un adulte quand un adulte a une difficulté c'est dur parfois pour des parents de communiquer avec leurs enfants surtout quand ils sont adolescents le dialogue peut être rompu avec un parent et un adolescent et là il faut vraiment le travail de médiation c'est à dire avec le collectif c'est faire appel à quelqu'un d'extérieur de la cellule familiale mais qui a plutôt un regard bienveillant pour intervenir ça c'est très important donc là on a vu c'est c'est les deux conseils que tu donnes donc dialogue entre les parents et les enfants et c'est de le nourrir autant que possible et aux enfants de penser qu'ils ont un plus en plus que nous on n'a pas eu c'est quoi c'est cette diversité oui c'est vraiment un plus si c'est un plus c'est un dis-nous pourquoi parce qu'il y a plein de racistes qui pensent le contraire parce qu'on est là multiculturelle il y a des noirs des blancs des Arabes et chacun a chez soi quelque chose de meilleur quelque chose de bien donc je demande aux jeunes de voir ce qu'il y a de mieux chez l'autre et de l'utiliser parce que c'est dommage grandir que entre noir moi je l'ai vécu et c'est c'est ici que j'ai appris que je suis devenue celle que je suis aujourd'hui c'est la France qui a fait de moi cette personne qui est là les deux le Sénégal et la France la femme que tu étais au Sénégal la diversité dans les champs et tu as pris tu t'es dit je prends de de des rencontres que je fais dans cette diversité je prends tout ce qui m'intéresse tout ce qui m'enrichit et tu donnes beaucoup aussi parce que tu es vraiment une femme qui donne énormément c'est vrai merci beaucoup mais les jeunes énormément les gens m'ont appris à donner ils m'ont transmis cet amour de donner c'est vrai oui parce que des gens m'ont fait confiance et m'ont fait comprendre que j'étais un pion dans ce dans ce jeu oui oui c'est ça donc qu'ils utilisent cette diversité pour s'enrichir et prendre ce qu'il y a de mieux chez l'autre et l'exploiter finalement ce qui voyagent c'est souvent le cas des gens qui qui ont connu d'autres pays d'autres situations ils reviennent toujours avec enfin ils disent que tu dis c'est à dire il faut s'ouvrir parce que c'est par l'ouverture d'abord qu'on s'enrichit et on voit bien que dans le phénomène d'erics c'est souvent un phénomène d'enfermement et donc l'enfermement tous à l'affrontement donc on va faire les rencontres interquartiers on va essayer de convaincre les autorités publiques de mettre des moyens financiers et ça vaut la peine et c'est une des meilleures façons de lutter pour la tranquillité contre les incivilités contre les nuisances en tout genre c'est de donner de la force à toutes les associations relation qui œuvre il y a votre association il y a toutes les associations culturelles sociales sportives qui pâtissent vraiment de ce qu'on appelle l'austérité budgétaire et du changement de norme ou on refuse de subventionsner sur la durée c'est associations on exige d'elle une rentabilité qui n'est pas possible tout n'est pas rentable et parfois la rentabilité à l'est pas financière elle est pas économique la rentabilité elle est sociale c'est tout ce qui est le travail les liens sociaux qui sont essentiels pour bien vivre ensemble merci caddie pour tout ce que tu nous donnes de ton temps de ton énergie de ta tendresse et ta sagesse merci beaucoup Sofia merci je te laisse le mot de la fin le monde de la fin c'est comme disait Amadou Hampâté Bâ un écrivain malien qui me touche sincèrement c'est de ce que la beauté d'un tableau c'est par la diversité de couleurs qu'on reconnaît la beauté d'un tableau et cette diversité nous l'avons donc que ces jeunes utilisent cette diversité qu'ils aillent chez l'autre et prendre ce qu'il y a de meilleur et nous vice versa parfait merci pour tout merci à toi pourtant on soutien avec plaisir