Sarah Knafo sur France 2 : Je prépare le programme de l’union des droites !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteÉludée
Est-ce que vous au fond vous avez des regrets ?
- 0:30OuverteRéponse directe
À quoi attribuez-vous l'écart de 9 points entre les candidats ?
- 2:30FerméeRéponse directe
Nicolas Sarkozy a-t-il joué un rôle dans votre désistement ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Est-ce que cette droite est la même que celle de la main tendue à la droite sincère ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Êtes-vous favorable à une primaire de la droite et du centre ?
- 8:30FerméeRéponse directe
Si Édouard Philippe était désigné, vous rangeriez-vous derrière lui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Locuteur 1Chiffre
« Il y a 9 points d'écart entre madame Dat et monsieur Grégoire, 80000 voix d'écart. »
- 5:00Locuteur 1Fait
« Nous sommes un mouvement de droite. Nous représentons la droite. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Sarfo. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin.
C'est votre première interview d'ailleurs à la télévision depuis le soir du second tour des élections municipales avec la défaite de Rachidati. Est-ce que vous au fond vous avez des regrets ? Non seulement parce que la candidate pour laquelle vous êtes désisté ben n'a pas gagné mais en plus vous n'aurez pas de conseiller de Paris puisque précisément vous avez retiré votre candidature.
La première chose c'est qu'on ne regrette jamais d'avoir fait son devoir et que j'ai le sentiment d'avoir fait mon devoir. J'ai le sentiment de m'être désisté pour battre la gauche. Malheureusement la gauche a gagné.
Donc je ne parlerai pas de regret mais d'une tristesse pour les Parisiens. Je suis triste pour les Parisiens qu'après 12 ans avec madame Idalgo, après 25 ans de socialisme finalement ça continue. Mais vous êtes mais le résultat est indiscutable.
Il y a 9 points d'écart entre madame Dat et monsieur Grégoire, 80000 voix d'écart. À quoi vous l'attribuez ? Paris penche indiscutablement à gauche aujourd'hui.
Bah écoutez, ce qui est certain, c'est que après 6 semaines de campagne, avoir fait avec mon équipe 10 et % au cœur de la capitale en 6 semaines de campagne pour la première campagne électorale que j'ai faite sur mon nom, ça c'est une grande fierté. Et c'est vrai que quand on voit aujourd'hui le vote et l'écart gigantesque entre la droite et la gauche, je me dis d'autant plus que c'est un exploit pour mon équipe et pour moi-même d'avoir fait 10 et demi % au cœur de la capitale. Madameo, je l'attribue à de nombreux facteurs.
Je dirais que d'une part le programme qui a été représenté par le centre de madame Dat n'était pas assez ambitieux pour la capitale. Ça c'est ce que j'avais dit durant la campagne. Ensuite, ce que j'ai dit lors du second tour, c'était que je ne me désistais pas pour madame Dat pour battre la gauche.
Mais pour battre la gauche. Vous auriez aimé avoir une une mère de Paris soutenue par Emmanuel Macron puisque forcément monsieur vous imaginez que ce n'était pas mon idéal mais je sais choisir le moindre mal. C'est ça le sens des responsabilités.
Quand je vois les autres partis, quand je regarde LR, quand je regarde le RM et que je vois qu'ils s'accusent tous les deux les ans d'avoir permis à la gauche de gagner, donc si on prend des exemples, les LR se sont maintenus à Marseille, se sont maintenus à Nî sans aucune chance de gagner. Ils ont permis aux communistes de prendre la ville de Nî et ils ont permis aux socialistes de remporter de nouveau la ville de Marseille. Et là, on voit le RN qui leur reproche d'avoir fait ça.
Mais ce qu'on observe, c'est que le RN a fait exactement la même chose dans d'autres cas. Et à Chambéri, ils se sont maintenus sans aucune chance de gagner. Et à mon je finis juste sur ça, monsieur.
Ils se sont maintenus sans aucune chance de gagner pour un conseiller municipal, deux conseillers municipaux. Moi, c'est ça que j'aurais regretté finalement, c'est de ne pas avoir fait mon devoir et de me dire que ça aurait pu être de ma votre devoir, vous parlez de votre devoir. Selon nos informations, l'ancien président Nicolas Sarkozy aurait joué un rôle dans votre désistement.
Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que vous avez parlé à l'ancien président, monsieur Sarkozy ? Qu'on se soit parlé, oui, qu'il est jou un rôle dans mon désistement, aucunement.
Personne n'a jou un rôle parce que je ne prends mes ordres pass. Je ne prends mes ordres de personne. Non, je pense que monsieur Nicolas Sarkozy prône une union des droites.
Il l'a déjà dit, il l'a déjà écrit dans plusieurs journaux et dans son livre. En revanche, pour le désistement, personne n'a joué un rôle. Ou alors alors un seul homme.
Et là, si vous voulez que je vous révèle qui m'a poussé à me désister, je vous le dirai volontiers. Cet homme s'appelle Emmanuel Grégoire. C'est lui avec son programme, ce candidat socialiste.
Quand j'ai lu son programme, moi je n'ai besoin du conseil de personne pour me dire que je voulais absolument éviter que la capitale tombe dans ses mains. Malheureusement aujourd'hui, nous y sommes. Mais ce qu'on pourra dire c'est que le socialisme n'est pas passé par nous.
Ni confirmer quand même que vous avez des entretiens et des contacts avec Nicolas Sarkozi au sujet de cette élection municipale. Tout à fait. Vous vous disiez que l'ancien président Nicolas Sarkozi prône l'union de droite des droites pardon.
Vous la prenez aussi. Est-ce que c'est la même chose cette droit que la main tendue à la droite sincère ? Je reprends l'expression de Jordan Bardella, celle qu'il a eu le soir du premier tour.
Est-ce que c'est la même chose ? Ça n'est pas la même chose et je vais les croire sur parole. J'ai entendu Marine Le Pen hier qui disait qu'elle ne croyait pas mais on sent qu'il y a une différence d'approche entre peut-être les deux leaders.
Non, j'ai lu aussi Jordan Bardella qui dans le Figaro disait que de la même manière, il ne croyait pas à l'Union des droites que son mouvement d'après lui n'était ni de droite ni de gauche, que ça dépassait ça. On va les croire sur parole sur ce point-là. Nous nous sommes un mouvement de droite.
Nous représentons la droite. Nous avons des convictions de droite. D'ailleurs, on voit que les convictions sont pas les mêmes sur certains sujets et après tout, ils ont le droit.
Ils représente une ligne économique socialisante et on l'a vu à l'assemblée, je dis pas ce mot juste pas pour être infamante, aucunement. J'ai regardé leur action, j'ai lu leur contrebudget quand on était au mois d'automne que j'ai proposé le mien. Quelques jours après, ils ont proposé le leur.
Ils inventaient 11 nouvelles taxes. Ils ont voté main dans la main. Sur le plan économique, vous n'êtes pas d'accord.
Sur le plan régalien, vous avez quand même beaucoup de proposition en commun. Si vous voulez, si je devais décrire notre positionnement aujourd'hui, je vous dirai qu'on répond à la fois aux aspirations régaliennes de l'électorat RN et aux aspirations économique de l'électorat LR. Donc je dirais que nous sommes à écuidistance à la fois crédible sur le plan régalien, sur la lutte contre l'immigration de masse sur la sécurité renforcé sur une politique pénale bien plus ferme en finir en fait renverser totalement ce système laxiste et sur l'aspect économique, je vous dirais qu'on est les seuls à répondre aux aspirations économiques d'une grande partie de l'électorat parce que je finis sur ça, l'électorat du Rassemblement national vote pour le Rassemblement national malgré son programme économique et pas pour son programme économique.
Donc je pense qu'on répond totalement à leurs association voà sur le fond sur la forme pour préparer cette élection présidentielle. Est-ce que vous madame Knafo vous êtes favorable à une primaire de la droite et du centre qui irait c'est par exemple le vœu de Lauren VO de d'Édouard Philippe à vous-même ou Éric Zémour. Est-ce que c'est un schéma qui pourrait vous convenir ?
Je suis favorable à une primaire de la droite. Je dirais que euh l'idée l'idée de de Laurent Voquier qui était aussi l'idée de David Lisnard il y a quelques mois, je trouve que c'est une bonne idée, que ça permettrait aussi de donner une dynamique à la droite comme on l'a observé en perc de vous poser la question. Alors sur le jus, je vous dirais que c'est ce sont les électeurs qui choisiront.
C'est-à-dire que on dit que la primaire est ouverte, qui veut se présenter se présente et ensuite les électeurs tranchent et ce sont les électeurs qui diront qui est de droite qui mérite d'avoir des suffrages. Vous avez eu de précédentes prima, on parlait de celle de 2016 avec François Fillon, la primaire était très large puisqu'il y avait le parti chrétien démocrate qui était représenté, il y avait Alain Jupé, il y avait François Fillon. Donc il y avait des lignes qui étaient quand même assez différentes.
Moi je dirais que notre ligne ressemble plutôt à celle de François Fillon. Alain Jupé, on sait qu'il travaille avec Édouard Philippe donc l'écart était large et à la fin les électeurs choisissent. Et juste pour vous répondre sur ça, François Fillon quand il commence cette primaire en 2016, à l'époque, il est donné à 5 %.
Il établit un très bon programme, il la remporte 70 % ça lui donne une dynamo. Sur cette primaire, si puisque vous nous dites que vous y êtes favorable, par exemple les électeurs désignaient Édouard Philippe, je prends ce ce cas d'espèce, est-ce que vous vous rangeriez, vous seriez prête à vous ranger derrière sa candidature s'il était le choix des électeurs de droite et du centre ? Je crois que ça n'arrivera pas puisque comme je vous le disais tout à l'heure, je vais je vais quand même je vais quand même répondre je vais quand même répondre euh pour d'abord parler de cette hypothèse, je pense que ça n'arrivera pas parce que comme je vous le disais, les électeurs trancheront qui est vraiment de droite et je ne pense pas que la ligne d'Edouard Philippe l'emportera et à mes yeux c'est aussi la raison pour laquelle aujourd'hui il refuse de participer à cette primaire parce qu'il le sait et c'est d'ailleurs ce qu'il avait dit chez l'un de vos collègues et je vais répondre à la question lors des primaires, les perdants font rarement du zel pour défendre les vainqueurs et vous vous souvenez comme moi en 2007 quand c'est Golen Royal l'a emporté les cass du PS n'ont pas fait sa campagne.
De la même manière qu'en 2016 quand monsieur Fillon l'a emporté, Alain Jupé est tout de suite parti à Bordeaux. Il n'a pas défendu sa campagne. À quoi sert une primaire dans ce cas ?
Pas à trouver de nouveaux porte-parole mais à ce que les autres reconnaissent leurs défaites et se retirent du premier tour pour permettre aux électeurs, ce sont les électeurs qui deviennent les soutiens. Je vous dis que cette hypothèse n'arrivera pas. J'en suis quasiment sûr et je pense que monsieur Édouard Philippe en est sûr lui aussi.
En revanche, quand on participe à une primaire, oui, on accepte de se retirer devant le résultat des urnes puisque c'est l'objectif de cette primaire. encore une fois de soutenir le vainqueur et de devenir son porte-parole de la même manière que si demain Éric Zemour emportait cette primaire, il demandera pas à Xavier Bertrand. C'est ma dernière question précisément.
Donc j'ai déjà répondu à la dernière question. Non. Ben oui, mais enfin en même temps.
Est-ce que c'est sûr donc ce matin vous nous le dites que ce sera Éric Zemot qui représentera les couleurs de de reconquête et non vous-même puisque vous avez pas je peux pas vous répondre, c'est sûr pour la bonne et simple raison que je ne peux pas annoncer sa sa candidature à sa place. Donc quand il l'aura décidé, il décidera de l'annoncer peut-être chez vous, peut-être ailleurs. Mais je ne peux pas annoncer sa candidature à sa place.
En revanche, moi ce que je vous dis c'est que j'espère qu'il sera le candidat. J'espère qu'il sera le candidat parce qu'il porte les bonnes idées. Je pense que s'il participait à cette primaire, il aurait toutes les chances de l'emporter et surtout moi à partir de maintenant mon objectif c'est le programme.
Chaque jour qui va passer, je vais construire ce programme pour la France, un programme pour la France qui je pense sera le programme de cette union des droites. Merci Sarinfo, député européenne reconquête et c'est la suite de Télé Matin. Merci beaucoup.
Merci à vous. Yeah.
Sarah Knafo