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InterviewFRANCE SILENCIEUSE· 29 novembre 2025 12 minComplaisantActualité / polémiqueSantéLogementInstitutions & élections

Michel Fournier son combat contre la désertifica Extrait France 5 2025 11 27 19 30

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonsoir Michel Fournier. Aujourd'hui ministre délégué chargé de la ruralité mais toujours maire des Voivres où vous achevez votre 6e mandat et votre combat c'est le même d'ailleurs que vous soyez élu local ou ministre c'est de lutter contre la désertification de nos campagnes.

  • 0:45OuverteRéponse directe

    On l'a vu. Vous vous êtes battu pour sauver l'école de votre village. Aujourd'hui les maires se battent pour ouvrir une pharmacie ou un cabinet médical parce que c'est la première source d'inquiétude de leurs administrés. la difficulté de l'accès aux soins. Oui, bonsoir. C'est vrai que le premier sentiment d'insécurité dans les territoires, c'est la santé.

  • 1:27FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il faudra à un moment ou un autre contraindre les médecins à s'installer en zone rurale ? Vous y êtes favorable ?

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Le programme France santé annoncé par le premier ministre, qu'en pensez-vous ?

  • 2:54FerméeRéponse directe

    Vous parlez du vote du processus parlementaire en cours là. C'est ça hein.

  • 3:38OuverteRéponse directe

    La difficulté d'accès aux soins a gravi un sentiment de déclassement. On parlait des jeunes. Trois jeunes ruraux sur quatre se sentent comme des citoyens de seconde zone.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Fait
    « il faudra à un moment ou un autre contraindre les médecins à s'installer en zone rurale »
  • 10:08Chiffre
    « On a créé et on a acheté plusieurs maisons, une trentaine de maisons peut-être »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonsoir Michel Fournier. Aujourd'hui ministre délégué chargé de la ruralité mais toujours maire des voivres où vous achez votre 6e mandat et votre combat c'est le même d'ailleurs que vous soyez élu local ou ministre c'est de lutter contre la désertification de nos campagnes. On l'a vu. Vous vous êtes battu pour sauver les l'école de votre village. Aujourd'hui les maires se battent pour ouvrir une pharmacie ou un cabinet médical parce que c'est la première source d'inquiétude de leurs administrés. la difficulté de l'accès aux soins. Oui, bonsoir. C'est vrai que le le premier sentiment d'insécurité en fait dans les territoire, c'est on évoque souvent l'immigration ou d'autres trucs comme cela. Non, c'est la c'est la santé. S'il y a pas de réponse de santé, et bien il

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y a pas d'attractivité dans nos dans dans nos territoires ruraux. Donc c'est très important de que l'on se penche sur ce problème parce que il est un peu récurrent. Ça ça fait 25 ans que ce problème a été identifié la pédurie de praticien. Est-ce qu'il faudra à un moment ou un autre contraindre les médecins à s'installer en zone rurale ? Vous y êtes favorable ? Jusque-là tous les gouvernements, y compris ce d'Emmanuel Macron n'ont pas voulu. Il semblerait que le mot contrainte soit un gros mot. C'est quand même étonnant quand même parce que voilà l'intérêt c'est quoi ? et que tout le monde puisse avoir une réponse de santé. Puisque là, j'ai vu que j'étais très

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jeune. Aujourd'hui, je suis un peu plus âgé. J'ai 75 ans et mon médecin traitant, je l'ai trouvé à 1 heure de chez moi. Ça veut dire 1 heure aller, 1 heure retour. que c'est logique ça. C'est quand même pas c'est pas sain. Donc ce qu'il faut savoir c'est que effectivement à un moment donné il faut avoir un regard très objectif pour dire il y a la base j'ai vu tout à l'heure par rapport à votre reportage le volontariat et cetera, mais ça s'y limite à un moment donné il faudra sur certains points qu'il y ait effectivement une obligation alors une forme d'obligation hein je ne dis pas de mesure coercitive totale non mais bien mettre les gens devant leur responsabilité

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C'est pour ça que le le programme France santé qui a été annoncé par le premier ministre, j'étais un peu surpris au départ mais je me suis dit c'est très important parce que finalement ça donne un éclairage fort et l'intérêt de de ce programme là ça va pas résoudre tout. On va labelliser des maisons. OK. Des des des des des centres dans lequels se regrouperont des médecins. Voilà. Voilà. et on va labiser ça doit être 5000 en 2027 2000 2026 donc ça c'est important mais c'est surtout un éclairage pour dire il y a vraiment des situations difficiles dramatiques dramatiques et il faut trouver des solutions mais il faut trouver des solutions mais

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aussi une chose c'est que s'il y a pas de budget h les solutions sont plus modestes Oui, ça c'est vous parlez du vote du processus parlementaire en cours là. C'est ça hein. Oui, c'est bien cela. du montant des pas seulement du montant des crédits mais le fait qu'il puisse oui parce que ajouter un un quand on quand on développe des politiques quand on développe des politiques et le que l'on met en face avec des moyens et que ces moyens elles sont ben dans le la programmation budgétaire et notamment le budget de la la CQ et bien voilà si c'est pas on peut ça sera ça ne sera pas un accélérateur il faut d'un côté avoir

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un accélérateur dans les les l'état d'esprit de toutes les professions mais profession médicale mais aussi un accélérateur pour bien montrer qu'il doit y avoir cet accompagnement et cet accompagnement permettra aux collectivités puisque c'est souvent les collectivités soit une commune ou les intercours qui créent ces structures et donc je trouve que c'est pas raisonnable si on va pas au bout tout en dénonçant le fait que la santé c'est la première des insécurités La difficulté d'accès aux soins, elle a grave un sentiment de déclassement. On parlait des jeunes. Trois jeunes ruraux sur qu se sentent comme des citoyens de seconde zone. Barem Odoxa rendu public la semaine dernière, il juge que les

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responsables politiques ne les écoutent pas suffisamment, qu'ils sont déconnectés de la réalité et c'est précisément ce que vous reprochiez au président Macron à peine élu euh avant de le recevoir dans votre commune en avril 2018. On lui reproche d'être le président des riches. On lui reproche On lui reproche des choses. Je pense que ce qu'on peut lui reprocher essentiellement, c'est de ne pas avoir forcément une connaissance complète des territoires. Ça ça lui manque. Il n'a pas il n'a jamais été élu local. Ce qui fait que il ne sait pas que dans les territoires autres que dans les métropoles ou dans les villes et bien des choses peuvent se passer peuvent et l'imagination est aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain. Est-ce qu'aujourd'hui le ministre

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Fournier a gardé la liberté de parole du maire de des Voivres ? Vous n'z qu'à regarder sous le fronton de ma mairie, c'est c'est indiqué à jamais libre et non incorporable. Donc voilà, [rires] c'est clair. Ma pierre tombale est déjà faite comme ça. Oui, c'est votre épit c'est décidé. Donc c'est clair ça c'est la devise qui appartient à la commune ou Ah c'est la vôtre. Ah oui d'accord. En gros, vous restez un électron libre. Oui. Je attention, je sais aussi avoir une loyauté. Quand on est dans une équipe, il faut avoir une loyauté. Mais moi, on est venu me chercher par rapport à ce que je peux représenter, par rapport à ce que je peux dire et puis euh pas seulement dénoncer, mais surtout construire. Et à cette époque, ce que j'ai voulu

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démontrer au président quand il est venu chez moi très rapidement en 2018, au mois d'avril 2018, je lui dit "Mais attends, voilà ce qui se passe dans nos territoires. Il y a l'initiative, il y a des jeunes qui créent des Je prends un seul exemple, une entreprise qui s'appelle INBO qui fait des lunett monture bois qui c'est des jeunes que l'on a installé qui qui sont encore implantés et aujourd'hui qui ont une trentaine de salariés et cetera et cetera. Et c'est cela que j'ai voulu démontrer parce que souvent on pense que tout doit se passer dans l'urbanité et que les seules réponses économiques c'est là. Et c'est pas du tout ça. Ce qui caractérise, on le voit, c'est votre franchise. D'ailleurs, vous avez admis euh que vous aviez appris votre

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nomination en regardant la télévision. C'est pas tout le jour c'est pas tous les jours qu'un ministre a cette genre à ce genre d'honnêteté. Votre parcours aussi est singulier. Vous avez eu 1000 vies Michel Fournier notamment quand à 17 ans vous avez quitté l'école pour partir en Allemagne là où vous avez connu la rue, la faim, le froid, cette expérience, elle vous a marqué et ça vous constitue. Oui, bien sûr. Toute expérience, Marc et toute toute expérience pardon parce que j'en ai une multiple oubliez tout ce que j'ai. Ah bah si vous avez été douignier, fleuriste, poseur de volet roulant, agent commercial multicarte, vous avez tout vendu, chewing-gum radiateur électrique mouton, éleveur de mouton et même des valises d'espionnage vous avez vendu.

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Ah ça je vous je pensais pas que vous le saviez. [rires] Oui. Non mais c'est pas secret des forens. Mais non, mais ça veut dire tout simplement que j'ai eu énormément de responsabilité et je me j'ai utilisé tout cela au bénéfice de ma commune et de mes habitants puisque de nombreux projets ont été réalisés par rapport à cette expérience là. Et cette expérience, je vais la mettre au profit aussi. Aujourd'hui, je suis là, c'est pour faire bouger certaines certains axes. C'est ce qui manque aussi au professionnels de la politique, cette expérience de la vie. [grognement] Il y a un jeune qui s'appelle comment ? Je sais que vous vous savez, il a jamais travaillé. Vous pensez au président du

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rassemblement national ? Ah ben je crois que c'est son nom effectivement et on veut prétendre sans expérience pouvoir diriger un pays sans avoir eu un seul échec parce que l'échec construit. C'est avec l'échec que tu te dis là je recommencerai plus comme avant. Ça, je tiens compte de ça et on est dans une société où on a peur d'accepter la notion d'échec et c'est pas grave. Ce qui est grave, ça serait de se dire et bien je suis en échec et je reste dans cette situation là. Mais pour cela, il faut avoir fait et aujourd'hui, il y a quand même un certain nombre de personnels politiques qui n'ont jamais fait. Et moi, j'arrive

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pas à comprendre que dans ces situations là, on peut prétendre avoir une responsabilité à ce niveau-là. Et donc, après votre toute votre expérience professionnelle, vous vous êtes lancé en politique 1983 en devenant conseiller municipal puis maire en 1989 et en 2000, vous pestiez déjà contre la bureaucratie écrasante imposée aux éluses locaux. About déjà, il faut être costaud parce qu'un dossier d'appel d'offre et bien c'est ça multiplié par 2 voire multiplier par 3. Il faudrait consacrer toutes ces soirées et surtout les soirées d'hiver et bien à lire tout cela pour un appel d'offre. Voilà, c'est un exemple de la paperasserie à laquelle on est confronté. Voilà un autre exemple. Ça c'est ce que nous m'ont envoyé le

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tribunal administratif pour consultation pour consultation pour pouvoir bien m'aider certainement à mieux comprendre les choses. Alors je vous l'avoue, j'ai rien compris. [rires] Alors pardon depuis le rôle du maire, il a évolué, son statut aussi doit changer. Là on est à 4 mois des municipales. Vous envisagez de vous représenter pour un 7e mandat pour suivre ? C'est c'est d'actualité, c'est clair parce que il y a des il y a des une situation à l'heure actuelle dans ma commune. On a fait beaucoup de projets, des projets à la taille de la commune. Si je vous parle de projets 300 habitants, des projets à 2 millions d'euros. Ah bon ? Mais qu'est-ce construire un zénite ?

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Non non non, j'ai construit de la vie. Centre d'éducation à l'environnement. On reçoit 5 à 7000 gamins, un hôtel rural. café, restaurant, j'ai 20 logements sociaux faits par la commune parce que personne ne voulait venir les faire. Ça aussi c'est un problème le logement. Ah oui. On a créé et on a acheté plusieurs maisons, une trentaine de maisons peut-être et on en a cédé à des familles qui s'étaient en très grande difficulté avec des systèmes de location vente de crédit bail au particulier enfin tout des avec des bouithéotiques, toute une tous des process des des lignes traditionnelles. C'est-à-dire qu'à un moment donné, si on

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se bouge pas et que l'on fasse pas un petit peu à côté d'eux, on y arrivera pas. Et on est dans un pays, c'est ça le problème. Je ça a été montré. Bah oui, ça ça n'a pas changé. On est enterré sous aujourd'hui. Vous faites une session, une vente, on dossier que vous avez, vous avez cela. Et moi quand je reprends les actes de mes parents pour l'achat de bah il y avait trois feuilles. Ah oui mais c'est la réalité. Et donc dans cela, on vous demande des diagnostics. Voilà le DPE par exemple pour le logement. Mais c'est une catastrophe. C'est une catastrophe. Vous avez une maison, un ancien corps de ferme, il y a quatre murs, un toit. On vous demande que d'être classé au point de vue

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économie d'énergie. Ben il on peut pas il y a pas de chauffage, il y a pas de Donc vous avez un classement qui va être un classement G et qui vous oblige quand quelqu'un veut reprendre cette maison qui ben à faire des investissements qui sont hors de potentialité parce que et puis parce que les banques ne veulent pas prêter. C'est une bagarre. Je suis toujours dans cette bagarre donc c'est pour ça que je reporte. Merci Michel Fournier, ministre délégué chargé de la ruralité auprès de la ministre de l'aménagement du territoire et la décentralisation Françoise Gatel. Merci d'être venu ce soir sur le plateau de cet AVA. On vous libère parce que vous avez des obligations de ministre.