Bruno Retailleau appelle à l'état d'urgence
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« Samedi, le 17 octobre dernier, la France a connu une sorte de débâcle. On l'a dit, on a énuméré ce fiasco. D'abord, des commerces pillés, saccagés, des bâtiments publics incendiés, des policiers souvent agressés brutalement »
- 1:13Invité politiqueFait
« Nous ne sommes pas au stade où il y aura déclaration de l'état d'urgence car nous avons demandé aux préfets d'engager un certain nombre de mesures de droit commun »
- 1:48Invité politiqueFait
« Dimanche soir, il y a eu des incidents graves dans le pays, nous y avons mis un terme et on se prépare évidemment à gérer ce samedi qui arrive »
- 2:22Invité politiquePromesse
« Monsieur le Premier ministre, il faut décréter l'état d'urgence. Lâchons l'île, ça suffit. »
Temps de parole
- Bruno Retailleau99 %
≈ 3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Samedi, le 17 octobre dernier, la France a connu une sorte de débâcle. On l'a dit, on a énuméré ce fiasco. D'abord, des commerces pillés, saccagés, des bâtiments publics incendiés, des policiers souvent agressés brutalement et il faut, chers collègues, leur rendre hommage, rendre hommage à leur courage, bien sûr.
[applaudissements]
Et des Français totalement sidérés, sidérés de voir la République reculer. Tous posent une seule question. Y a-t-il encore un ? Y a-t-il encore un ? Monsieur le ministre, vous connaissez bien ces questions puisque vous avez été dans mes fonctions et ensemble, ensemble, nous avons aussi traversé des épreuves. Vous vous souvenez de la finale de la Ligue des champions à Paris et ailleurs sur le territoire national, où il y avait eu des commerces pillés, de nombreuses exactions.
Vous connaissez, comme moi, moi, je sais que vous le savez, la grande humilité qu'il faut avoir quand on parle de sécurité, d'ordre public, ça n'est jamais une science exacte et il y a parfois effectivement un certain nombre de loupés. Alors, est-ce qu'il y a un ? Est-ce qu'il y a quelqu'un qui dirige cet ? Il y a un président de la République, il y a un Premier ministre, il y a un ministre de l'Intérieur qui est devant vous, qui est devant vous. Monsieur le Monsieur le ministre, je je devine ce qu'il y a derrière votre question et comme vous avez gardé du temps pour me répondre, vous allez en faire l'annonce. Donc, j'anticipe j'anticipe la réponse. J'anticipe la réponse.
Nous ne sommes pas au stade où il y aura déclaration de l'état d'urgence car nous avons demandé aux préfets d'engager un certain nombre de mesures de droit commun, des mesures de police administrative que vous connaissez bien, les arrêtés de regroupement de interdiction de regroupement, les arrêtés de manifestation, les couvre-feux également, les couvre-feux que nous avons appliqués et qui, s'agissant de ces mesures, ces jours derniers, produisent des effets, produisent des effets.
Dimanche soir, il y a eu des incidents graves dans le pays, nous y avons mis un terme et on se prépare évidemment à gérer ce samedi qui arrive où il y a des appels à manifestation et où je vais augmenter les effectifs présents sur le terrain. Mais je veux évidemment vous rassurer monsieur le ministre, vous connaissez bien le ministère, vous connaissez bien ces fonctionnaires, ces militaires de la gendarmerie que vous avez salué. Nous nous connaissons bien, nous avons travaillé ensemble, moi sous votre autorité.
Je peux vous rassurer, la fermeté que j'avais comme préfet de police, c'est la même comme ministre de l'Intérieur sous l'autorité du Premier ministre et du Président de la République et il y a un État et la main de l'État ne tremble pas. Monsieur le Premier ministre, il faut décréter l'état d'urgence. Lâchons l'île, ça suffit. Donnez au préfet, donnez aux forces de l'ordre les moyens qu'ils n'ont pas, y compris, je vous écoutais tout à l'heure en matière de réseaux sociaux. Vous les avez cités et donc arrêtons aujourd'hui Lâchons l'île et protégeons les Français.
Bruno Retailleau