Éric Ciotti, maire de Nice, est l’invité d'En Toute Franchise avec Adrien Gindre|TF1 INFO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'à vos yeux c'est la bonne méthode ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Est-ce qu'Emmanuel Macron a raison d'organiser ce dîner ce soir ?
- 2:04OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est aussi votre avis vous qui soutenu son élection ?
- 4:15OuverteRéponse directe
On a perdu 10 ans avec la fermeture de Fessenheim. À quel prix ?
- 4:56OuverteRéponse directe
Est-ce que c'était à vos yeux la réponse adéquate ?
- 5:41OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous avez eu une réponse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Locuteur 2Fait
« On sait maintenant depuis des années hélas qu'on est face à une évolution climatique qui fera plus chaud et donc il faut s'adapter à cette évolution climatique. »
- 7:01Locuteur 2Fait
« On parle de la violence, on parle de l'exemplarité mais que dans un sommet international un ministre qui est en charge de l'intérêt général vienne parler de ses intérêts électoraux. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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7h36. Bonjour Adrien Jeour. Votre invité ce matin Éric Sietti maire UDR de Nice. Bonjour Éricti. Bonjour. La France va faire face à de très fortes chaleurs ces prochains jours. On l'a vu dans le journal probablement 40 même par endroit. Annonce du ministre de l'éducation hier soir. Les épreuves orales de français ainsi que le grand oral du bac pourront être reporté localement de quelques heures ou quelques jours. Est-ce qu'à vos yeux c'est la bonne méthode ? Non sincèrement je ne crois pas. Ça manque une fois de plus d'un peu d'anticipation. On sait maintenant depuis des années hélas qu'on est face à une évolution climatique qui fera plus chaud et donc il faut s'adapter à cette évolution climatique. C'est ce que je fais à Nice par exemple en climatisant
toutes les toutes les salles de classe de toutes nos écoles. On a lancé un plan, c'est un plan de de 17 millions d'euros. Nous l'achèverons pour la rentrée 2000 2027. C'est une ambition mais il faut s'y adapter. Là, c'est c'est du gadget de Aurez des refuges climatiques comme dit le gouvernement la ministre de la transition écologique hier demandé à chaque collectivité d'en mettre à disposition des habitants qui pourraient s'y réfugier. Tout tout ça c'est des gadgets de communication de de ministres qui n'ont que pour mission de parler. Voilà, il faut agir et il faut s'adapter. Et cette adaptation, elle passe par des lieux climatisés et des écoles, des lycées, des collèges climatisés. L'un des temps forts de la journée, ce sera bien sûr ce soir ce dîner à Versailles. Le président
français reçoit le président américain. Il s'en est expliqué lundi sur TF1. Ce n'est pas un dîner de gala dit-il, mais bien un dîner pour célébrer les 250 ans de l'indépendance américaine parce que la France y a joué un rôle, disait-il. Est-ce qu'Emmanuel Macron a raison d'organiser ce dîner ce soir ? Est-ce que vous auriez fait la même chose ? Oui, je crois que la France doit accueillir le président des États-Unis, qu'elle doit le faire avec la puissance de son histoire. cette histoire, nous en sommes les héritiers. Versailles en fait partie. Certains ont osé vouloir détruire Versailles, mais Versailles, c'est ce qui nous reste de cette puissance qu'on aimerait voir revenir un peu plus. Donc je crois que c'est bien qu'il soit accueilli à Versailles. Votre
allié du RN Jordan Bardella disait en début de semaine auprès de nos confrères de politico qu'il voyait chez Donald Trump quelque chose d'ératique, de mouvant, de changeant. Est-ce que c'est aussi votre avis vous qui je le rappelle soutenu son élection ? J'ai soutenu, je me suis réjoui de son élection par rapport à l'élection des démocrates. Les démocrates, c'était plus d'immigration, c'était le même isolationnisme face à l'Europe et c'était beaucoup de déstabilisation dans le monde. Oui, naturellement c'est un constat, la position, elle est théatique, elle est difficile à à suivre. Et face à ça, qu'est-ce que ça nous dit ? nous dit que la France et l'Europe doivent être fortes. Voilà, on l'a vu sur
l'intelligence artificielle, on a perdu des domaines entiers de souveraineté face à une désorganisation, un manque d'anticipation. On a le plus grand marché économique au monde. On doit s'en servir et on doit le faire avec force et en refusant une force de faiblesse et de naïveté. Mais quand Donald Trump, pardon, quand Donald Trump nous menace, qu'il dit "On va imposer des droits de douane, si vous ne reculez pas sur la taxation des gens du numérique, on doit faire quoi ?" Sur le 20, bah ça veut dire qu'il faut agir avec force, il faut être un la réponse, elle doit être européenne. Cette taxe sur les gars femmes, là aussi l'erreur c'est de l'avoir fait uniquement pour la France. Ce qu'il faut c'est une réponse européenne. Quand l'Europe peut avec un marché de près de
500 millions d'habitants réagir face aux États-Unis, là on a de la puissance. Là c'était la taxe le maire qui était un peu ridicule parce que naturellement ça nous exposait à des répliques et beaucoup plus fortes. Donc il faut avoir les moyens de ces actions et il faut savoir se réarmer. C'est cela que nous dit aujourd'hui la position. J'en conviens souvent très complexe ou très changeante de Trump. Il faut qu'on ait euh une France qui soit forte, qui se réarme sur tous les sujets euh dans une Europe aussi qui soit moins naïve et qui arrête de sombrer dans dans des délires qui nous ont affaiblis, qui ont tué le nucléaire, qui ont tué l'industrie automobile, qui ont euh
affaibli notre industrie là où les grandes puissances n'ont pas de complexe. Bon, heureusement, notre nucléaire est pas tout à fait mort et le chef de l'État s'est même fait fort de relancer. On a perdu on a perdu 10 ans avec la fermeture de Fenheim. Il y a eu un changement de pied salutaire mais à quel prix ? On a perdu 10 ans et notre filière elle a été affaiblie. Écouti, je voulais également évoquer avec vous les images de Jordan Bardella dimanche dernier puisqu'elle ne cesse de susciter le commentaire. Je rappelle, il était au Grand Prix de F1 à Monaco avec sa compagne Maria Carolina de Bourbond des de Siciles. Il se trouve que c'était le jour de la marche blanche en hommage à Aliana. Le président du RN s'est expliqué dimanche chez nos confrères de BFM TV, il dit "Dans ma vie privée,
j'apprécie beaucoup la formule 1. J'ai l'occasion de me rendre régulièrement des grands prix et il ajoutait des marches blanches, il y en a tous les jours. Est-ce que c'était à vos yeux la réponse adéquate ?" Cette marche blanche, les élus n'y étaient pas. C'était le choix de la famille. Donc la question ne se pose pas. Mais arrêtons avec ces polémiques stériles, les attaques sur la vie privée de Jordan Bardella. Ça dit quoi ? Ça dit ça dit qu'il inquiète. il inquiète un système qui tremble, qui voit que le changement arrive et donc il y a des attaques indignes, il y a des attaques personnelles. Je dirait qu'on laisse tranquille. Voilà, j'étais euh également au Grand Prix, euh c'est à côté de Nice. Il y était il y était l'année dernière. Arrêtons avec ces ces polémiques à deux
balles qui finalement ne ridiculisent que ceux qui les font quoi. Alors, parlons d'une autre polémique. Je sais pas si elle est à deux balles celle-là, mais c'est vous qui qui allez nous le dire. Elle vous concerne tout directement. des autres balles qui étaient visées. Ah ben alors vous allez nous expliquer tout ça. On parle des relations plutôt tumultueuses que vous entretenez avec le ministre des transports Philippe Tabarot qui est comme vous élu des Alpes maritimes. Vous l'accusez de vous avoir précisément menacé dimanche dernier à l'occasion d'une d'une visite officielle. Vous avez écrit au Premier ministre pour demander qu'il parte du gouvernement. Est-ce que vous avez eu une réponse ? Non, je n'ai pas eu de réponse mais on sent bien que le gouvernement est embarrassé par cette
affaire qui qui est qui est ahurissante, qui est scandaleuse. Euh de quoi s'agit-il ? Euh j'étais en tant que maire de Nice au côté euh et derrière le président de la République Emmanuel Macron et le Premier ministre d'Inde Arendra Maudit qui a souhaité organiser un sommet dans ma ville. Ça a été une extraordinaire réussite, vitrine de la capacité d'accueil de Nice. Et là, je me vois agressé derrière moi par un ministre que peu de personnes connaissent et qui me dit "Je vais te faire disparaître, je vais t'envoyer des Georgiens." Alors, son entourage dit que vous lui avez d'abord dit "Je vais te faire disparaître du Sénat" qu'il vous répondait. Ça c'était plutôt c'était plutôt la réponse mais vous savez il y a
des témoins et d'ailleurs je veux vous dire parce que je ne veux rien laisser passer d'une gravité extrême. C'est d'une gravité extrême. On parle de la violence, on parle de l'exemplarité mais que dans un sommet international un ministre qui est en charge de l'intérêt général vienne parler de ses intérêts électoraux. S'il veut défendre ses intérêts, il a qu'à se présenter au Sénat et puis on verra bien le résultat électoral. Je doute qu'il le fassent mais ça c'est un autre problème. Ça c'est de la politique. Mais là on rentre dans un autre cadre de la violence contre un maire. Il me dit "Tu n'as rien à faire ici, tu n'es pas macroniste. Mais mais dans quelle République sommes-nous ?" Mais de quoi ces gens Mais là c'est de la politique mais dans
un sommet international et puis avec des menaces de mort ? Je vous annonce d'ailleurs que aujourd'hui, je déposerai une requête devant la Cour de justice de la République qui est la seule à même de pouvoir poursuivre pénalement des ministres. Il était dans l'exercice de ses fonctions. Il m'a menacé de mort. C'est d'une extrême gravité et j'attends en effet une réponse du premier ministre et j'attends que ce personnage soit exclu du gouvernement. Donc pas de plainte mais une requête auprès B. C'est la procédure, c'est la plainte. Oui, ça c'est pour que la plainte soit activée. Euh je enfin, allez, je dépose plainte devant la Cour de justice de la République. Ça sera fait aujourd'hui. Précision.
Éric Ciotti