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Interviewyoutube.com· 15 octobre 2026 20 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

ENTRETIEN DANS Ç À VOUS (10.10.26)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Dominique de Villepin, vous craignez cette nouvelle guerre des générations ?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Vous avez dénoncé la politique du maintien de l'ordre du gouvernement. Vous parleriez de violence policière ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Sur tout ce que vous venez de voir, vous utilisez le terme disproportionné ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    On fait quoi avec ces questions ?

  • 3:35RelanceRéponse partielle

    Mais c'est dur d'employer le renseignement là, monsieur le Premier ministre ?

  • 4:14OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous leur dites à partir de mardi, ça recommence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Locuteur 2Fait
    « Vous avez dénoncé la politique du maintien de l'ordre du gouvernement. »
  • 1:28Locuteur 2Fait
    « Sur tout ce que vous venez de voir, vous utilisez ce terme disproportionné. »
  • 2:08Locuteur 2Fait
    « Il y a un manque de proportion dans certains cas, mais je pense que c'est la politique de maintien de l'ordre qu'il faut questionner. »
  • 2:52Locuteur 2Fait
    « Je pense que dans des manifestations, dans un mouvement social de jeunes, effectivement la question de l'emploi des LBD 40 vousz je pense que c'est totalement inopportun. »
  • 3:35Locuteur 2Fait
    « Essayer d'adapter à partir de là cette stratégie de maintien de l'ordre permet de limiter considérablement les risques qui sont pris par les jeunes manifestants. »
  • 4:56Locuteur 2Fait
    « Il est bien évident qu'on ne va pas laisser se dégrader l'ensemble du parc public, mais il faut distinguer une poubelle qui brûle et d'ailleurs, on l'a vu tout au début de ces manifestations, une poubelle qui brûle dans le 20e arrondissement et bien cela fait partie effectivement d'un mouvement lycéen mais une poubelle qui brûle dans un quartier populaire et bien on est alors dans des émeutes urbaines. »
  • 5:39Locuteur 2Fait
    « Les revendications sont assez précises et de ce point de vue-là, certes, c'est pas un projet de loi, moi je l'ai connu euh avec le CPE, c'est pas un projet de loi, mais ce sont des revendications précises qui touchent à la dignité des conditions d'éducation. »
  • 6:23Locuteur 2Fait
    « Non, CPO, le CPE, c'est une réelle remise en cause, un recul en arrière de plusieurs centaines d'années. »
  • 6:58Locuteur 2Fait
    « On a fini par retirer la loi. »
  • 7:36Locuteur 2Fait
    « Je me méfie beaucoup dans la polarisation de notre vie politique des accusation à l'emporte-pièce qui ont manifestement un objectif politicien. »
  • 8:19Locuteur 2Fait
    « il y a manifestement à faire un grand audit, un grand état des lieux et cela doit être fait avec les lycéens, avec les parents, avec les enseignants. »
  • 8:59Locuteur 2Fait
    « Cette génération, elle nous dit aussi quelque chose peut-être de plus profond. Elle ne veut pas de la vie qui a été la nôtre. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Dominique de Villepin, vous êtes ancien premier ministre, fondateur de la France humaniste. J'imagine que vous craignez cette nouvelle guerre des générations, mais vous comprenez ces jeunes, vous soutenez leur revendication. Oui, pour la plupart, il y a effectivement une fracture entre les générations qui ne cessent de s'accroître et nous laissons à cette génération une dette écologique, une dette financière. Nathalie l'a rappelé et je crois qu'il faut prendre au sérieux son inquiétude euh quand cette génération se lève au nom d'un manque éducatif de locavétuste quand elle met en cause parcours sup et ses algorithmes, quand elle s'élève contre

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l'inégalité entre les territoires en matière éducative, faisant preuve de ce point de vue-là d'une belle solidarité, je crois qu'il y a des réponses. Il faut donc au-delà du constat que nous faisons de la descente de dans le classement PISA et autres classements Teams par exemple, je crois qu'il y a des réponses à apporter rapidement. Vous avez dénoncé la politique du maintien de l'ordre du gouvernement. Le ministre de l'intérieur s'est défendu enant toute répression policière. Vous l'ancien ministre de l'intérieur, vous parleriez de violence policière ? Alors, il y a euh une réponse policière qui euh euh n'est pas toujours en adéquation avec la situation. Et

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disproportionné, vous utiliseriez le terme disproportionné. Sur tout ce que vous venez de voir, vous utilisez ce terme disproportionné. Il y a un manque de proportion dans certains cas, mais je pense que c'est la politique de maintien de l'ordre qu'il faut questionner. Il y a une politique de maintien de l'ordre. Il y a un schéma général du maintien de l'ordre qui a été adopté en 2020 et il y a par ailleurs un cadre qui pour chaque manifestation est posé en fonction de ceux qui manifestent. Là, nous sommes devant des très jeunes, parfois 14 15 ans et on a vu dans les blessés, pas toujours, monsieur de ville, pas toujours, mais enfin les blessés très grave que nous avons pu constater, par exemple Alance, une main arrachée, plusieurs jeunes atteints à l'œil dans

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des conditions extrêmement graves. Tout ceci montre qu'il y a un risque très grand qui est pris aujourd'hui par ceux qui manifestent. Alors, je crois qu'il faut voir les deux côtés. Mais on fait quoi avec ces questions Alors justement, d'un côté, il y a ceux qui ne voient que les violences urbaines et de l'autre côté, il y a ceux qui ne voi que les violences policière. Je crois qu'il faut voir l'ensemble et donc en référer à cette politique du maintien de l'ordre au cadre qui doit être posée ainsi qu'au moyens. Je pense que dans des manifestations, dans un mouvement social de jeunes, effectivement la question de l'emploi des LBD 40 vousz je pense que c'est totalement inopportun. Oui, de la même façon les grenades de désencerclement ou les grenades

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assourdissantes. On a vu avec la marché. Le ministre a bien fait de les suspendre. Absolument. le cadre dans lequel cette suspension a lieu n'est pas encore très claire, mais je pense que ça n'a pas sa place et surtout je pense qu'il faut éviter le face à face dans ces manifestations. Le risque effectivement c'est de se retrouver entre les forces de l'ordre et en particulier au moment de la dispersion et le mouvement des jeunes lycéens avec des black blocks qui sont intégrés à cette manifestation. Et je crois que le face-àface ou la politique de l'encerclement ou de la NASE et bien met danger l'ensemble de ceux qui sont présents sur une place ou dans une manifestation. Et donc faire un travail

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en amont plus important en matière de renseignement pour isoler ceux qui sont manifestement là pour en découdre et qui et pour casser. Essayer d'adapter à partir de là cette stratégie de maintien de l'ordre permet de limiter considérablement les risques qui sont pris par les jeunes manifestants. Mais c'est dur d'employer le renseignement là monsieur le premier ministre parce que je vous dis pas que c'est pas vous avez employé tout à l'heure le mot de jeunesse. Là la plupart du temps, ce sont des lycéens qui n'étaient pas contrôlés. la plupart du temps par les services de renseignement, c'est pas une manifestation syndicale. Donc on ne les connaît pas ces jeunes. Il y a souvent un manque d'encadrement dans ces manifestations et c'est pour cela qu'il était bienvenu d'avoir des

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services d'ordre d'autres organisations, d'avoir des parents accompagnant accompagnant les plus jeunes. Et je pense que la prise en compte de la nature de ces manifestations est une invitation à traiter différemment et en tout cas avec beaucoup de vigilance. Et croyez bien que je ne sous-estime pas, vous l'avez rappelé, j'ai été ministre de l'intérieur, je ne sous-estime pas les difficultés du côté des forces de l'ordre et la pression qui s'exerce sur eux avec souvent des mises en cause qui sont extrêmement difficiles dans la vie quotidienne. Des bâtiments incendiés, des personnels de l'éducation qui ont été visés, il y en a une centaine qui ont été blessés. Bien sûr et c'est pour cela que l'opportunité de l'intervention doit être décidée en fonction de chacune de

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ces situations. C'est pour cela que j'insiste sur le cadre des manifestations. Il est bien évident qu'on ne va pas laisser se dégrader l'ensemble du parc public, mais il faut distinguer une poubelle qui brûle et d'ailleurs, on l'a vu tout au début de ces manifestations, une poubelle qui brûle dans le 20e arrondissement et bien cela fait partie effectivement d'un mouvement lycéen mais une poubelle qui brûle dans un quartier populaire et bien on est alors dans des émeutes urbaines. Donc je crois qu'il faut être très attentif au mots que l'on emploie et le gouvernement n'a peut-être pas été assez précis et assez attentif et surtout nous devons prioriser la réponse à apporter à ce mouvement. J'ai rencontré euh à plusieurs reprises ces jeunes lycéens, je les ai rencontré avec François

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Ruffin. Les revendications sont assez précises et de ce point de vue-là, certes, c'est pas un projet de loi, moi je l'ai connu euh avec le CPE, c'est pas un projet de loi, mais ce sont des revendications précises qui touchent à la dignité des conditions d'éducation, qui touchent également à tout ce qui est égalité et qui touche à Parcours sup, à l'angoisse de l'avenir. Et cette angoisse de l'avenir, il faut la prendre au sérieux d'autant qu'il y aurait des réponses. On voit bien que l'algorithme de destin qui est parcourcieux qui donne le sentiment de de décider de toute une vie. On on connaît la centralité que rev l'école et les études supérieures en France. Il y a une sorte de sacralité du diplôme. Donc il faut traiter sérieusement tout cela.

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Vous avez connu Dominique de Villepin des des colères lycéennes des colères étudiantes. C'était en 2006 avec la crise du CPE à Lyon. Ils étaient plus de 8000 à donner de la voix dans la rue. Un cortège mixte, une moitié d'étudiants, une autre de salariés et pour tous le même slogan. Non, CPO, le CPE, c'est une réelle remise en cause, un recul en arrière de plusieurs centaines d'années. Et non, on ne veut pas choisir entre le chômage et la précarité. On veut une réelle insertion pour les jeunes. Si ça c'est social pour le gouvernement de Villepin, lorsqu'il fait une réforme non sociale, me ce que c'est, il n'écoute rien du tout. Déjà, son discours à l'Assemblée nationale était réside mais il montrait qu'il avait peur et qu'il allait tomber. Vous venez de

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nous dire, on vous écoute depuis tout à l'heure, que le gouvernement était en décalage, on va dire, avec la jeunesse. Vous étiez en décalage en 2006 ? Bah, on a fini par retirer la loi. Donc, on était finalement à l'écoute de la rue et surtout la politique que nous avons mis en place avec Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy était d'abord soucieuse de la protection de ceux qui manifestaient. C'était une obsession. où on était marqué, notre génération était marquée par le drame de Malik Houekin. Donc on était très attentif et d'ailleurs vous voyez le défilé et la nature de ce défilé. Nous sommes très loin des images que l'on a aujourd'hui. Il y a un coup humain de ces mobilisations aujourd'hui. Il y a un coût financier. On parle de plusieurs dizaines de millions d'euros, des

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violences, des affrontements. Diriez-vous que le gouvernement ou comme le gouvernement ou certains collègues de la droite que la France insoumise instrumentalise la jeunesse ? Gabriel Atal parle même de cher à canon politique de cette jeunesse. Alors, je me méfie beaucoup dans la polarisation de notre vie politique des accusation à l'emporte-pièce qui ont manifestement un objectif politicien. Je ne me situe pas dans le cadre de ces renvois d'As des uns et des autres. Je crois qu'il faut dans le contexte qui est le nôtre où nous avons effectivement les esprits qui sont échauffés exacerbés la tentation de vouloir instrumentaliser dans certains cas et on l'a vu euh pour la France insoumise dans certaines manifestations. Donc il faut de la retenue de la part des partis politiques

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et par contre ils peuvent contribuer à faciliter la recherche de solutions. Par exemple, en ce qui concerne la réponse à la situation d'un certain nombre de lycées, il y a manifestement à faire un grand audit, un grand état des lieux et cela doit être fait avec les lycéens, avec les parents, avec les enseignants. Ce qui devrait permettre pour au moins les 10 et 15 % des lycées qui sont en mauvais état d'apporter une réponse très rapide. Donc, un pact entre l'État et la région doit être l'occasion de trouver une solution. Mais est-ce que vous leur dites à partir de mardi, ça recommence ? Est-ce que vous leur dites maintenant la négociation a commencé, il y a eu des pas du gouvernement donc on négocie dans le calme, on rentre chez soi, on ne manifeste plus.

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Cette génération, elle nous dit aussi quelque chose peut-être de plus profond. Elle ne veut pas de la vie qui a été la nôtre. elle veut euh vivre autrement que nous et elle les prête à faire des choix significatifs. Moi, j'ai j'avoue que j'ai été très touché par l'esprit de solidarité qui s'est exprimé par des lycéens qui manifestement étaient dans des lycées tout à fait correct mais qui se sentaient solidaire de la situation des autres. Donc je crois qu'il y a un esprit. Cet esprit il faut le reconnaître, il faut le prendre pour tel et cette génération il faut lui apporter de la perspective. C'est pour ça que parcours sup est important et qu'il faut remettre à plat parcours sup et il faut lui montrer que nous sommes capables aussi notre génération qui a tr profité

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de ces années qui ont été des années faciles et bien nous avons nous aussi à transmettre quelque chose et donc le fait d'être à l'écoute de reconnaître leur inquiétude me paraît la moindre des choses. Dominique de Villepin cette crise elle s'inscrit aussi dans un contexte bien particulier qui est celui du budget. Les discussions, les débats dans l'hémicycles vont débuter la semaine prochaine pardon autour de de ce budget. Cette semaine, Michel Barnier a adressé une lettre à Sébastien Lecornu, lettre qui a été révélée par nos confrères des échos. L'ancien premier ministre invite l'actuel à accepter le risque de censure plutôt qu'aggraver le déficit de l'État par des compromis. Est-ce que vous vous diriez la même chose ou au contraire vous dites il faut un budget coûte que

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coûte ? Quoi qu'il en coûte, j'ai envie de dire. Alors, il il faut un budget et cela allégègera la facture pour la France, la facture financière, puisque nous voyons euh tous les jours des menaces sur les taux d'intérêt. Nous sommes autour de 5 % euh pour euh les taux à 10 ans, ce qui accroit le service de la dette de façon considérable et accroit le différentiel avec l'Allemagne. Vous savez que l'écart [raclement de gorge] des taux entre la France et l'Allemagne est aujourd'hui près de 140 points de base. Donc c'est un coût considérable pour les finances publiques. Donc il faut faire des compromis. Il y a plusieurs questions qui se posent à cet égard parce que nous avons un budget qui malheureusement fait du sur place avec tout le monde budget qui est à bien des égards un

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budget de résignation puisque nous sommes un peu au-dessus de 5 % et nous allons continuer à être autour de 5 % et sans doute même un peu plus dans un contexte de baisse de croissance. Donc nous devons aujourd'hui donner collectivement des signes l'ensemble de la classe politique et je pense que les tous les partis politique auraient intérêt aujourd'hui dans le cadre d'une plateforme à s'engager à ce que dans les cinq prochaines années de quelque coron que l'on soit euh de l'extrême droite à la gauche radicale à revenir en dessous de 3 % à la fin du prochain mandat. Je pense que ce signal qui serait donné à l'ensemble des opinions publiques, à l'ensemble des marchés contribuerait peut-être à faire baisser la pression. Donc un signe de

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sérieux politique, ça me paraît un élément aujourd'hui indispensable. On sait que les Français sont inquiets euh par cette dette, monsieur le Premier ministre. Cette semaine, c'est le Rassemblement national qui a présenté son contrebudget, un budget qui n'a pas vraiment convaincu le monde économique. Vous diriez quoi ce soir aux Français qui vous regardent et et des Français qui sont de plus en plus tentés par le RN ? Je vous cite, vous avez dit "Ce budget du RN c'est une plongée dans des eaux tumultues et ferait de la France un tout petit pays." C'est ça. Oui. Et malheureusement le plan dont vous parlez, c'est un plan qui n'est pas très sérieux. Imaginez que l'on va en faisant des économies sur les dépenses qui sont celles en direction de l'Europe ou encore sur l'immigration qu'on va

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[raclement de gorge] revenir à l'équilibre. Je crois que c'est se moquer du monde. Donc il faut effectivement être beaucoup plus ambitieux. Ma conviction et de ce point de vue-là, on voit que les partis politiques hésitent, mais ma conviction, c'est qu'il faut véritablement mettre à plat euh notre dépenses fiscales, nos dépenses sociales. Et c'est pour cela que je dis très clairement, ouvrons la boîte noire des niches fiscales et des niches sociales 175 180 milliards d'euros de façon à pouvoir engager de façon vertueuse un programme de réajustement budgétaire qui nous permettra d'ici à 2032 de revenir en dessous de 3 %. Malgré votre inquiétude, Dominique de Villepin, Marine Le Pen

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reste largement en tête des sondages. Elle est jugée la plus compétente à dirigé le pays des sondages réalisés avant l'affaire Bardella et les accusations de Médiapart. Marine Le Pen a réaffirmé sa confiance en son futur premier ministre. Selon vous, après les révélations de Médiapart, Bardella est-il d'ors et déjà éliminé de la course à Matignon ? Je mets de côté euh les critiques personnelles et les informations et les révélations qui ont été faites euh dans les dernières semaines parce que je pense qu'au-delà des personnes, au-delà de Marine Le Pen, au-delà de Jordan Bardella et quel que soit euh ce qu'ils ont fait, il y a quelque chose de plus grave, c'est le système du Rassemblement national et que il y ait au sein du Rassemblement national à partir de la création du

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Front National, un héritage de xénophobie, de racisme et d'antisémitisme Le système les a normalisé. Le système les a normalisé et banalisé jusqu'à aujourd'hui jusqu'à ce que les Français puissent penser que le programme de Marine Le Pen puisse être un programme sérieux et qu'elle puisse apparaître comme compétence en matière économique et financière. Mais c'est une blague. Nous sommes en dehors de toute réalité et c'est ça le match qui se joue entre ces deux pôles de de radicalité que sont la France insoumise et le Rassemblement national. c'est que ce débat polarisé conduit à une déconnexion du réel et les Français risquent de se réveiller au lendemain de l'élection présidentielle dans un autre monde d'une France qui alors ne sera pas celle

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qu'ils ont connu même si elle rencontre des difficultés parce que notre pays aura soudain rapetissé et jouera dans une catégorie qui sera celle d'un pays qui a perdu sa souveraineté. Cette réalitéél croyez-moi, elle est tangible. Je comprends la colère. Je comprends qu'on puisse avoir peur et qu'on puisse être tenté par ces extrêmes. Mais la réalité des extrêmes, nous la connaissons, c'est l'abaissement de la France et la perte de la souveraineté des Français. Le 30 août dernier, vous déclariez "Je veux être candidat, je me bats pour être candidat. Euh, pardon, monsieur le premier ministre, mais qu'est-ce que vous attendez pour nous dire que vous l'êtes ? Car on a l'impression que ça patine pour vous." Alors, ça patine absolument pas. Ce qui est la réalité d'aujourd'hui, vous le

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voyez à travers les images que vous avez montré, c'est que les Français ont d'autres soucis. Les Français ne sont pas dans la campagne présidentielle. Un exemple, un exemple. Édouard Philippe il y a 2 jours euh était dans une grande émission Lord de vérité. Grand retour de l'ordre de vérité. Bah il fait un un un score d'écoute qui est le l'un des plus bas de l'audiovisuel. Donc million de téléspectateurs. Enfin bon, il y a pas de passion pour la campagne présidentielle. Les Français votre avis, vous démarrerez quand les Français n'y sont pas. Je démarrerai quand la campagne démarrera. Et la campagne n'a pas démarré. D'abord, nous ne connaissons pas aujourd'hui le tableau final des candidats. Nous avons toute une série de candidats qui vraisemblablement n'iront pas jusqu'au

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bout. Nous n'avons pas les résultats de la primaire socialiste. Il y a une primaire sauvage à droite dont nous ne connaissons pas encore l'issu. Donc attendons, attendons. Bah ça nous amène à la fin de l'année, au début de l'année prochaine. Le calendrier de François Hollande est extrêmement clair. C'est pas maintenant. Oui mais Dominique de Vilpin Franço Hollande a dit "On attendra et on verra ce qui se passe à la primaire." Vous parlez d'Edorpor Philippe en parlant de son résultat d'écoute de la de de l'émission de jeudi l'heure de vérité. Lui, il est autour de 16 %. Vous le 31 août dernier, vous étiez crédité entre 2 et 2,5 %. C'est pas la même chose. Est-ce que peut-être vous attendiez un souffle plus important, une côte d'affection des Français plus importante que ce n'est

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vraiment le cas ? Non, ce qui m'apporte, c'est de réunir les conditions pour engager cette bataille et ce combat. réunir les conditions, c'est réunir des moyens financiers, réunir des parrainages, aboutir sur un projet, c'est le cas. J'ai aujourd'hui le projet peut-être le plus abouti de l'ensemble des formations politiques et il est quand vous allez sur lafancehumaniste.fr, vous pouvez y accéder. Tout ça, c'est des conditions de sérieux. Moi, je ne suis pas là pour participer. Ce qui m'intéresse c'est de mener un combat et de le gagner. Il y a évidemment [raclement de gorge] des conditions de sérieux pour le faire et des conditions de maman. Des circonstances exceptionnelles, nous les avons. Le maman, nous n'y sommes pas. Euh, vous avez combien de parrainages

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aujourd'hui ? Aujourd'h nous sommes un peu audelà de 300 mais je vous rassure à peu près tout le monde n'a pas ces parinages. Personne aujourd'hui n'a la garantie à part peut-être un ou deux candidats dont David Lissenard. D'ailleurs, on peut s'étonner que le président de l'association des maires sans conflit d'intérêt, puisse aujourd'hui être candidat à l'élection présidentielle alors que ce sont les maires qui donnent leur parrainage. On est quand même dans une situation un peu curieuse sur le plan démographique. Par ailleurs, on voit bien que toutes les conditions qui sont posées à l'organisation de cette campagne présidentielle ont beaucoup vieilli. Alors qu'aujourd'hui, l'essentiel de la campagne se fait sur les réseaux sociaux. Donc on est dans un cadre, on parlait de cadre tout à

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l'heure pour les manifestations, le cadre démocratique pour une campagne présidentielle est extraordinairement flottant et inégal. Euh une dernière question euh d'actualité, Dominique De Villepin. Le conseil représentatif juif ne vous a pas invité pour les commémorations du programme du 7 octobre dernier. Les deux partis qui n'étaient pas invités, c'était LFI et le Rassemblement national. Qu'est-ce que ça dit, monsieur le premier ministre, de l'image que vous avez dans la communauté juif française selon vous ? les positions qui ont été les miennes sur le Moyen-Orient et et sur Gaza ont pu ont pu blesser un certain nombre de membres de cette communauté. Je le comprends bien mais ce sont des positions qui je crois étaient importantes pour un pays comme la France et qui était conforme à

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ce que a été l'engagement qui a été le mien depuis toujours. Je pense que cette exigence là il faut être capable de la tenir, il faut être capable de l'expliquer, qu'il y ait une polarisation des esprits et qu'elle s'accroise du fait même de la campagne électorale en Israël. C'est une chose, c'est dans 3 semaines, mais l'intérêt général de la France, c'est de se situer au-delà de cela. Euh j'ai clairement marqué la dénonciation de tous les actes terroristes qui étaient ceux du Hamas, mais j'ai marqué aussi qu'il était inacceptable pour moi de s'engager dans une spirale de vengeance avec les drames que nous avons vu à Gaza et au Moyen-Orient plus largement puisque le Liban, la Syrie, tout cela laisse

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aujourd'hui à Moyen-Orient en grand désarrois. Merci à vous Dominique de Villepin. Merci de d'avoir répondu à notre invitation. Euh je dois vous libérer euh pour votre emploi du temps pour courir encore euh en France avec la France humaniste dont vous êtes le président du parti.