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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 4 septembre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Le "8h30 franceinfo" de Manuel Bompard

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 30 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Le monde agricole est au bord de la crise après un été de canicule et sécheresse. Que proposez-vous ?

  • 0:57OuverteRéponse directe

    Le gouvernement doit-il répondre aujourd'hui avec des aides d'urgence massives ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Sur la manière d'aider les agriculteurs, est-ce qu'il faut accepter une hausse des prix alimentaires ?

  • 3:17RelanceÉludée

    Est-ce qu'il faut accepter une hausse des prix alimentaires pour aider les agriculteurs ?

  • 6:10OuverteRéponse directe

    Dans le contexte de contraintes sur les finances publiques, comment financer ces mesures ?

  • 7:23RelanceRéponse directe

    Où trouver cet argent si le gouvernement refuse d'augmenter les impôts ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:04Invité politiqueFait
    « Évidemment. D'abord parce que c'est un devoir vis-à-vis de nos agriculteurs qui se retrouvent dans une situation qui est une situation très difficile. »
  • 1:26Invité politiqueFait
    « c'est un enjeu pour la société dans son ensemble, parce que cette situation-là, elle va aussi produire des conséquences économiques, de l'inflation, de l'augmentation des prix sur les fruits et légumes »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « quand on ne met pas en place les politiques d'adaptation aux changements climatiques qui sont nécessaires, et bien à la fin, ça coûte plus cher que de l'avoir fait avant. »
  • 2:20Invité politiqueFait
    « Il faut évidemment des mesures d'indemnisation, parce que, alors vous avez parfois des systèmes assurantiels, mais ils ne sont pas suffisants »
  • 2:48Invité politiquePromesse
    « nous avions proposé, nous, par l'intermédiaire d'Éric Coquerel, le président de la Commission des Finances, d'ouvrir un débat sur ce qu'on appelle un budget rectificatif, pour que ce soit le budget 2026, pas le budget 2027, qui prévoit les aides qui sont nécessaires. »
  • 4:10Invité politiqueChiffre
    « Sur les fruits et légumes, la grande distribution, c'est quasiment 30%, 20 à 30% de marge. »
  • 9:22Invité politiqueChiffre
    « Les aides aux entreprises, il y a un rapport sénatorial du sénateur Fabien Gué qui les chiffre à plus de 200 milliards d'euros par an. »
  • 22:41Invité politiqueChiffre
    « Jean-Luc Mélenchon, il a plus de 360 000 parrainages citoyens. »

Temps de parole

  • Manuel Bompard66 %
  • Invité16 %
  • Présentateur12 %
  • ?5 %

≈ 14,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Camille. Bonjour. Et bonjour Manuel Bompard. Bonjour. Député de la France Insoumise, coordinateur national de votre mouvement. Merci d'être avec nous ce matin sur France Info.

0:07
Locuteur

On

0:07
Présentateur

va évoquer évidemment avec vous la campagne présidentielle qui est bien lancée, les divisions aussi à gauche, les possibilités d'union peut-être. Mais tout d'abord, le monde agricole qui se retrouve au bord de la crise de nerfs après cet été cataclysmique sur le front de la canicule et de la sécheresse. Situation catastrophique avec des productions qui s'écroulent pour de très nombreuses cultures. La ministre de l'Agriculture, dans moins d'une demi-heure maintenant, va présenter son plan d'urgence pour les agriculteurs. Johan Barbe est le vice-président de la FNSEA. Il était sur notre antenne tout à l'heure sur France Info. Il attend beaucoup de ses annonces.

0:38
Invité

La première urgence pour le secteur, c'est ce que j'ai toujours dit, c'est que l'argent fraie directement sur nos exploitations. Le problème qu'on a aujourd'hui, c'est que la sécheresse,

0:46
Locuteur

on

0:46
Invité

l'a vécu en 2026 et on a besoin de mesures d'urgence en 2026 et pas en 2027.

0:51
Présentateur

Johan Barbe, le vice-président de la FNSEA, principal syndicat agricole, Manuel Bompard, il réclame de l'argent frais.

0:57
Locuteur

On

0:57
Présentateur

entend la détresse des agriculteurs depuis plusieurs semaines. Est-ce que le gouvernement doit y répondre aujourd'hui avec des aides d'urgence massives

1:04
Locuteur

?

1:04
Manuel Bompard

Évidemment. D'abord parce que c'est un devoir vis-à-vis de nos agriculteurs qui se retrouvent dans une situation qui est une situation très difficile, avec, vous l'avez dit, des pertes de production qui sont très importantes, mais y compris parce que ce n

1:17
Locuteur

'est

1:17
Manuel Bompard

pas seulement un enjeu pour nos agriculteurs, c'est un enjeu pour la société dans son ensemble, parce que cette situation-là, elle va aussi produire des conséquences économiques, de l'inflation, de l'augmentation des prix sur les fruits et légumes, et si on n'a pas des mesures d'urgence pour protéger les agriculteurs, mais aussi pour protéger les consommateurs, on va se retrouver confronté à des augmentations de prix telles...

1:39
Présentateur

Des milliers d'exploitations en plus risqueraient de mettre la clé sous la porte, c

1:42
Locuteur

'est

1:42
Présentateur

ce que disait encore la FNSEA ce matin. Une question de survie même pour le secteur.

1:45
Manuel Bompard

Exactement. Et d'ailleurs, c'est aussi une manière, je crois, que tout le monde prenne conscience, que quand on ne met pas en place les politiques d'adaptation aux changements climatiques qui sont nécessaires, et bien à la fin, ça coûte plus cher que de l'avoir fait avant. Et là, on en parlera peut-être tout à l'heure, mais ce sentiment qu'à chaque fois qu'on a des événements climatiques extrêmes, ça produit une indignation dans la société, et puis ensuite, on passe à autre chose, jusqu'à la prochaine, c'est aussi avec ça qu'il faut rompre.

Maintenant, si on en revient sur les agricultrices et les agriculteurs, nous, le groupe de la France Insoumise à l'Assemblée Nationale, hier, nous avons présenté notre propre plan, avec un certain nombre de mesures. Il faut évidemment des mesures d'indemnisation, parce que, alors vous avez parfois des systèmes assurantiels, mais ils ne sont pas suffisants, c'est-à-dire des agriculteurs qui ont des assurances, qui vont parfois les indemniser, mais il

2:32
Locuteur

y a

2:32
Manuel Bompard

des agriculteurs qui

2:33
Locuteur

n'ont

2:33
Manuel Bompard

pas d'assurance, parfois ces systèmes assurantiels eux-mêmes ne sont pas suffisants, et donc oui, il faut débloquer des fonds, et débloquer des fonds tout de suite.

2:40
Locuteur

D

2:40
Manuel Bompard

'ailleurs, pendant la canicule, nous avions proposé, nous, par l'intermédiaire d'Éric Coquerel, le président de la Commission des Finances, d'ouvrir un débat sur ce qu'on appelle un budget rectificatif, pour que ce soit le budget 2026, pas le budget 2027, qui prévoit les aides qui sont nécessaires.

2:53
Invité

Emmanuel Bompard, sur la manière d'aider les agriculteurs, là, tout de suite, Arnaud Rousseau, patron de la FNSEA, propose aussi d'augmenter le prix de certains produits. Il dit, par exemple, que pour une boîte d'haricots, ce serait passé de 13 centimes à 15 centimes, que cela changerait la donne pour les agriculteurs, et que cette petite inflation alimentaire, selon lui, ne serait pas un drame. Est-ce qu'il faut accepter une hausse des prix alimentaires pour

3:21
Locuteur

aider

3:21
Invité

les agriculteurs

3:22
Locuteur

?

3:22
Manuel Bompard

Non, j'ai eu l'occasion, d'ailleurs, d'avoir un petit échange avec M. Rousseau sur les réseaux sociaux. Quand on a des revenus comme ceux

3:31
Locuteur

qui peuvent avoir... On peut entendre 2

3:32
Invité

centimes sur

3:33
Locuteur

une boîte d'haricots verts. Oui, mais quand

3:33
Manuel Bompard

vous avez des revenus importants, bon, un peu d'inflation alimentaire, vous pouvez peut-être l'encaisser, mais quand il y a 10 millions de pauvres dans ce pays qui tirent déjà la langue pour pouvoir se nourrir, la réponse, ça ne peut pas être de dire, vous allez devoir accepter l'augmentation des prix. Donc, ce que je disais à M. Rousseau, c'est que là où il y a précisément de la marge pour faire en sorte de protéger et le producteur, parce que oui, le producteur doit avoir des prix qui sont des prix garantis et rémunérateurs, il ne

3:58
Locuteur

peut

3:58
Manuel Bompard

pas travailler à perte, mais aussi le consommateur, pour que le consommateur ne se retrouve pas face à une augmentation des prix, là où il y a des marges, pardon, mais c'est dans les intermédiaires,

4:06
Locuteur

c

4:06
Manuel Bompard

'est dans l'industrie agroalimentaire, c'est dans la grande distribution. Sur les fruits et légumes, la grande distribution, c'est quasiment 30%, 20 à 30% de marge. Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut avoir des prix rémunérateurs qui sont garantis pour les producteurs.

4:20
Locuteur

Ça, c'est ce que vous

4:20
Invité

proposez, des prix planchés pour les agriculteurs. Et vous voulez également aussi, pour les consommateurs,

4:28
Locuteur

avoir

4:28
Invité

des prix qui soient bloqués. Mais il y

4:30
Locuteur

a

4:30
Invité

un moment, pardon, mais ça ne fonctionne pas forcément de vouloir à la fois, vous êtes face à un 10e, vous voulez bien rémunérer l'agriculture française sans flamber des prix pour les consommateurs. Comment vous faites avec ces intermédiaires pour justement réussir à ce qu'ils réduisent leur marge ? Et les agriculteurs peuvent avoir aussi besoin de leur vendre tout de même plus cher dans les cas, là, comme on le voit, de baisse des rendements, de sécheresse particulière.

4:52
Manuel Bompard

Non, vous prenez, c'est assez simple en fait. Vous avez raison de dire qu'on peut penser que c'est un dilemme. C'est-à-dire que vous voulez faire en sorte qu'au début de la chaîne, les gens soient mieux rémunérés et qu'à la fin, ça ne coûte pas plus

5:02
Locuteur

cher. Et tout le

5:02
Invité

monde a envie d'être d'accord avec vous.

5:03
Manuel Bompard

Voilà, sauf que vous oubliez quelque chose, c'est qu'au milieu, vous avez des grands industriels et de la grande distribution

5:10
Locuteur

dont

5:10
Manuel Bompard

on ne peut pas dire qu'ils ont des grandes difficultés économiques, qui font des marges, qui sont des marges gigantesques, qui ont un rapport de force tel qu'ils imposent aux producteurs des prix d'achat qui ne sont pas rémunérateurs et qui ensuite répercutent, ces prix d'achat, qu'ils les répercutent sur les consommateurs en encaissant la différence. Donc, qu'est-ce que vous faites ? Vous prenez des mesures sur, par exemple, un panier de produits de première nécessité de fixation des prix.

5:33
Locuteur

C

5:33
Manuel Bompard

'est prévu par le Code du commerce de manière exceptionnelle. Et vous avez des mesures d'encadrement des marges. D'ailleurs, parce que je voudrais bien quand même qu'on voit que certains ont un petit peu de suite dans les idées. D'ailleurs, j'ai moi-même, avec le groupe de la France insoumise il y a maintenant trois ans, déposé une proposition de loi à

5:47
Locuteur

l

5:47
Manuel Bompard

'Assemblée nationale qui prévoyait, ça tombe bien, des prix planchers pour les agriculteurs et des mesures d'encadrement des marges de la grande distribution. Et il me semble qu'il avait manqué quatre ou cinq voix pour qu'elles puissent être votées à l'Assemblée nationale. Donc, vous voyez, moi, je n

5:59
Locuteur

'ai

5:59
Manuel Bompard

pas attendu la rentrée 2026 pour dire que c'est ça qu

6:03
Locuteur

'il

6:03
Présentateur

fallait faire. C'est ce qu'on porte depuis plusieurs années maintenant. Bon, Annie Gennevar, elle va annoncer des mesures d'aide d'urgence dans une vingtaine de minutes. Maintenant, Manuel Bompard, la question qui se pose dans le contexte qu'on connaît de fortes contraintes sur les finances publiques,

6:15
Locuteur

c

6:15
Présentateur

'est la question du financement aussi de ces mesures, évidemment. Hier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dit qu'il demandait des économies nouvelles, des gels de crédit pour libérer de l'argent, pour pouvoir financer ces aides aux agriculteurs. Est-ce qu'on peut consentir à certaines économies sur certains autres postes de dépense pour soutenir le

6:35
Locuteur

secteur agricole aujourd'hui ?

6:36
Manuel Bompard

Le problème, c'est que ce gouvernement est dans cette même logique depuis plusieurs années maintenant, c'est-à-dire qu'on a besoin de financer des choses importantes, donc on va le faire en coupant des financements d'autres choses importantes. Je vous donne juste un exemple, parce qu

6:51
Locuteur

'on

6:51
Manuel Bompard

l

6:51
Locuteur

'a

6:51
Manuel Bompard

appris hier. Au plein milieu de la canicule, tout le monde était révolté de voir que nos enfants se retrouvaient dans des écoles qui étaient des écoles surchauffées. Le gouvernement a été obligé de dire qu

7:02
Locuteur

'on

7:02
Manuel Bompard

va faire quelque chose. Il nous dit qu'on va mettre en place un fonds en 50 millions d'euros pour l'adaptation au changement climatique des écoles. Puis là, on apprend dans la rentrée que finalement, ce fonds a été divisé par cinq, parce que ce n

7:13
Locuteur

'est

7:13
Manuel Bompard

plus la canicule, donc le gouvernement... Mais ça,

7:15
Locuteur

ce

7:15
Manuel Bompard

n

7:15
Locuteur

'est

7:15
Manuel Bompard

pas possible. Si la réponse pour pouvoir débloquer des financements nécessaires, c'est de couper d'autres financements qui sont essentiels, on n'y arrivera pas. Qu'est-ce qu'il

7:23
Locuteur

faut faire ? Mais parce

7:23
Invité

que le gouvernement va vous répondre, il n'y a pas d'argent magique, la France est endettée, et que donc si on choisit d'aider en urgence les agriculteurs, ce sur quoi vous semblez d'accord,

7:32
Locuteur

où

7:33
Invité

trouver cet argent ?

7:34
Manuel Bompard

Précisément dans ce que le gouvernement ne veut pas faire,

7:36
Locuteur

c

7:36
Manuel Bompard

'est-à-dire produire et créer des recettes nouvelles. Parce que c'est quand même le problème dans les discussions budgétaires avec le gouvernement, c'est qu'il oublie quelque chose. C'est qu'un budget, c'est des recettes et des dépenses. Si vous voulez augmenter les dépenses parce qu'il y a des besoins qui sont importants auxquels il faut faire face, il

7:51
Locuteur

faut

7:51
Manuel Bompard

augmenter les recettes.

7:52
Présentateur

Il y

7:52
Locuteur

a

7:52
Présentateur

une ligne rouge qui a été posée, ce n

7:53
Locuteur

'est

7:53
Présentateur

pas d'impôt supplémentaire, pas d'hausses d'impôts. Donc il n

7:55
Locuteur

'y a

7:55
Présentateur

pas de

7:55
Locuteur

solution

7:56
Présentateur

pour le gouvernement. Est-ce que les Français sont prêts à consentir à des hausses d'impôts aujourd'hui ?

8:00
Manuel Bompard

Maintenant, on rentre dans ce débat et vous avez raison de me poser la question. Deuxième problème qu'il y a dans le débat public sur ce sujet, quand vous dites qu

8:06
Locuteur

'il

8:06
Manuel Bompard

faut augmenter les recettes, on vous dit que

8:07
Locuteur

vous

8:07
Manuel Bompard

voulez augmenter les impôts pour tous les Français. Moi, je ne propose pas d'augmenter les impôts pour tous les Français. Par contre, on peut mettre à contribution davantage celles et ceux qui ont largement les moyens de contribuer davantage. C'est le débat qu'on a eu déjà l'année dernière sur la taxe Zuckmann. C'est la question du rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune, pour prendre cet exemple-là. C'est faire en sorte qu'il y ait des recettes nouvelles et que ces recettes nouvelles, elles reposent sur la minorité.

Dans la proposition de réforme fiscale que nous avons proposée, pour vous donner cet exemple-là, elle conduit au maintien au même niveau ou à la baisse de l'impôt de 92% des

8:42
Locuteur

Français. On sait bien qu'il n'y a pas de majorité,

8:43
Présentateur

de toute façon, pour voter ce genre de mesures à l'Assemblée aujourd'hui, qu'il faut, comme disait le Camille, dans tous les cas, trouver l'argent.

8:48
Manuel Bompard

D'accord, mais vous ne

8:50
Locuteur

pouvez

8:50
Manuel Bompard

pas me reprocher à moi qui vous fait des propositions que les autres ne sont pas d'accord. Si

8:55
Locuteur

les autres ne sont pas

8:55
Manuel Bompard

d

8:56
Locuteur

'accord, ils doivent

8:56
Manuel Bompard

ensuite assumer. S'ils refusent la solution que nous préconisons de produire des nouvelles recettes, alors ils tombent dans ce que vous venez de dire. Donc ils doivent assumer d'arbitrer entre des priorités budgétaires.

9:05
Invité

Mais est-ce que vous pourriez, Manuel Bompard, accepter que dans cette situation de crise très forte pour les agriculteurs, oui, il y ait certains postes de dépense qui soient gelés ? Est-ce qu'en effet,

9:17
Locuteur

dans ce cas

9:17
Invité

particulier, on attend le plan qui

9:20
Locuteur

va être annoncé par le gouvernement ? Parce que j'ai plein d'idées à vous proposer, moi.

9:22
Manuel Bompard

Je veux dire, les aides aux entreprises, il

9:24
Locuteur

y

9:24
Manuel Bompard

a un rapport sénatorial du sénateur Fabien Gué qui les chiffre à plus de 200 milliards d'euros par an.

9:29
Invité

Sénateur communiste avec la difficulté de fléchage, justement,

9:33
Locuteur

de ces aides.

9:33
Manuel Bompard

Donc c'est des dépenses. Bon,

9:35
Locuteur

là,

9:35
Manuel Bompard

je suis d'accord pour essayer de faire des économies sur ce sujet. Quand vous avez des niches fiscales qui sont extrêmement coûteuses et qui sont utilisées aujourd'hui, type le crédit impôt recherche, par des entreprises, pas toutes, mais certaines l'utilisent comme un effet d'aubaine et ne font pas de recherche. Oui, là, je suis d'accord pour faire des économies. Donc je ne

9:53
Locuteur

vous

9:53
Manuel Bompard

dis pas qu'il n

9:54
Locuteur

'y a

9:54
Manuel Bompard

pas des économies à faire. Mais les économies, quand le gouvernement en parle, c'est sur la santé, sur l'éducation nationale, sur l'écologie, sur la protection civile, on annule des commandes de Canadair. Et puis après, on se retrouve l'été suivant, et puis on est face à une sécheresse, une canicule, des méga-feux, et on n

10:10
Locuteur

'est

10:10
Manuel Bompard

pas prêts pour y faire face. Et on me dit, c'est ça qu'il faut faire. Pardon, j'ai compris que vous vouliez me poser une autre question, mais je veux juste rajouter un petit point, si vous me permettez. C'est que non seulement c'est catastrophique pour la société, mais en plus, économiquement, ça ne fonctionne pas. Est-ce qu'on a le droit de dire que l'année dernière, on nous a dit, on va faire des coupes, parce qu'il faut baisser le déficit, qu'il y

10:28
Locuteur

a

10:28
Manuel Bompard

eu des coupes, et que cette année, le déficit va être plus important que l'année dernière. Donc, si vous voulez continuer dans cette logique qui ne fonctionne pas, et qui met la société en danger, oui, effectivement, ce n

10:37
Locuteur

'est

10:37
Manuel Bompard

pas pour nous qu'il faut voter. Mais si vous voulez rompre avec cette logique-là, et mettre en place autre chose, ben oui, c'est plutôt vers nous qu

10:43
Locuteur

'il

10:43
Manuel Bompard

faut se tourner.

10:43
Présentateur

En tout cas, des économies, il faudra en faire, c'est ce que répète le gouvernement. Le budget, on a commencé à en parler, ce sera le gros sujet des semaines qui arrive à l'Assemblée. Emmanuelle Bonpart, Maude Bréjean, porte-parole, le gouvernement était sur notre plateau à votre place hier matin, et elle a appelé ici même un budget de sauvegarde.

10:59
Locuteur

Ce

10:59
Invité

n'est dans l'intérêt de personne de priver la France d'un budget pour l'année 2027. Notre objectif n'est pas d'imposer un budget pour une année entière, c'est pour 2, 3, 3, 4, 5, 6 mois. L'objectif,

11:15
Locuteur

c

11:15
Invité

'est d'avoir un budget de sauvegarde qui permette au pays de tourner.

11:18
Locuteur

Vous

11:18
Présentateur

êtes prêt à participer à un budget de sauvegarde, Emmanuelle Bonpart, comme le demande Maude Bréjean ? Ce n

11:22
Locuteur

'est

11:22
Présentateur

pas un

11:22
Manuel Bompard

budget de sauvegarde qu'elle nous propose. Elle va nous proposer un budget de coupe dans des ministères, dans des dépenses

11:30
Locuteur

de

11:31
Manuel Bompard

santé qui sont essentielles pour la vie des Françaises et des Français. Enfin, je veux dire, vous venez d'un certain point de vue, je vous prends un témoin, de faire la démonstration vous-même que Mme Bréjean, derrière cette idée, il faut que tout le monde se mette d'accord, etc., elle n'est pas dans une démarche de compromis, parce que si elle était dans une démarche de compromis, le gouvernement n'aurait pas commencé par dire « De toute façon, il n

11:49
Locuteur

'y

11:49
Manuel Bompard

aura pas de recette nouvelle. »

11:51
Locuteur

Parce que c'est ce qu'on entend quand même. Manuel Bonpart dans les mots de Maud Bréjean. Ils coupent des hypothèses et

11:55
Manuel Bompard

nous disent « Il faut être d'accord avec nous. »

11:57
Locuteur

Et

11:57
Manuel Bompard

si vous n'êtes pas d'accord avec nous, c'est que vous n'êtes pas sur une logique de compromis. Moi, je ne suis pas d'accord avec

12:00
Locuteur

eux. Le budget de

12:01
Invité

sauvegarde, ça apparaît être cette idée-là, c'est-à-dire avoir un budget qui est moins politique, le temps que la campagne passe, et puis ensuite, une fois que la campagne et que les Français se seront prononcés, eh bien, il y aura une politique qui s'appliquera.

12:14
Locuteur

Vous avez annoncé que

12:17
Invité

vous alliez censurer le budget.

12:19
Locuteur

Est

12:19
Invité

-ce que ce n

12:19
Locuteur

'est

12:19
Invité

pas une prise de risque pendant cette campagne d'instabilité

12:22
Locuteur

?

12:23
Manuel Bompard

Mais en fait, si le gouvernement était vraiment dans la démarche que vous venez d'indiquer, il dirait « Bon, il va y avoir une campagne présidentielle, il y a une campagne présidentielle, il

12:31
Locuteur

va

12:31
Manuel Bompard

y avoir une élection au mois d'avril, il y aura après sans doute des législatives, une nouvelle majorité,

12:35
Locuteur

il

12:35
Manuel Bompard

y aura un budget rectificatif. En attendant,

12:37
Locuteur

je

12:38
Manuel Bompard

fais ce qu'on appelle une loi spéciale

12:40
Locuteur

qui

12:40
Manuel Bompard

permet que le pays continue à tourner, mais je ne fais pas de choix budgétaire,

12:44
Locuteur

politique. Oui, qui empêche des

12:45
Présentateur

investissements,

12:46
Locuteur

qui empêche des aides,

12:46
Manuel Bompard

qui a

12:47
Locuteur

aussi un coût pour les Français. Si

12:48
Manuel Bompard

vous voulez un budget de sauvegarde, comme dit Mme Bréjon, vous ne

12:52
Locuteur

faites

12:52
Manuel Bompard

pas, vous n'en profitez pas pour prendre tout le monde, excusez-moi du terme, je ne

12:55
Locuteur

l

12:55
Manuel Bompard

'aime pas trop, mais je n'en trouve pas d'autres, en otage dans le pays, en disant « Attention, si vous n'acceptez pas qu'on coupe dans le budget de l'éducation nationale, de l'écologie, etc., c'est

13:06
Locuteur

à cause de vous, il va y avoir de l'instabilité. » On a reçu des lettres

13:09
Manuel Bompard

de cadrage pendant l

13:10
Locuteur

'été,

13:11
Manuel Bompard

moi je les ai consultées, dans lesquelles d'ailleurs ils mentent, parce qu

13:14
Locuteur

'ils

13:14
Manuel Bompard

disent « Non, non, ce n

13:15
Locuteur

'est

13:15
Manuel Bompard

pas vrai, le budget va augmenter », sauf que quand vous comparez à deux budgets, vous comparez en tenant compte de l'inflation. Si vous tenez compte de l'inflation, à part le ministère de la Défense, tous les autres budgets des ministères vont couper. On me dit « On va augmenter le plafond des franchises médicales ». Donc c'est sur les gens que ça va peser. On nous parle de sous-indexer les pensions de retraite. Alors on nous dit « Oui, c'est que pour les retraités riches », on dit « Ah bon, à combien ? À 1500 euros net ? »

13:37
Locuteur

«

13:37
Manuel Bompard

Ah bon, à 1500 euros net en France, on est riche

13:39
Locuteur

?

13:39
Manuel Bompard

»

13:40
Locuteur

«

13:40
Manuel Bompard

Aujourd'hui, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? » Donc non, pardon, derrière ces grandes opérations de communication, ce gouvernement a l'intention de faire peser encore sur les Français un budget qui, encore une fois, ne marchera pas d'un point de

13:50
Locuteur

vue économique. Manuel Bompard, on vous entend bien. Vous ne

13:51
Invité

croyez donc pas dans ce budget dit de sauvegarde comme on a parlé à la porte-parole du gouvernement à votre place hier. Vous parliez vous-même de cette loi spéciale. Là encore, le gouvernement alerte en disant « Si c'est une loi spéciale, ça aggravera la dette française. » Le taux d'emprunt de l'État français à 10 ans évolue au-dessus de 4%. C'est le plus haut niveau depuis 2008. Est-ce que vous ne prenez pas le risque d'aggraver la dette française et donc aussi de limiter votre action si vous êtes élu au printemps prochain

14:21
Locuteur

?

14:21
Manuel Bompard

Je vais répondre à votre question, mais quand même, est-ce que vous êtes conscient du fait que, par rapport à l'année dernière, cette année, le déficit va être plus important que l'année dernière ? Donc l'année dernière, on nous a dit « Il faut couper dans les budgets parce que sinon vous allez aggraver

14:34
Locuteur

la dette. » On vous entend

14:34
Invité

et vous l'avez déjà dit.

14:35
Locuteur

Oui, mais vous m'avez dit exactement la même chose l'année dernière. Oui, mais aggraver la dette, c'est produire du déficit.

14:40
Invité

C

14:40
Manuel Bompard

'est produire du déficit.

14:42
Locuteur

Et vous

14:42
Invité

vouliez les mains, finalement.

14:43
Manuel Bompard

Non,

14:43
Locuteur

c'est eux

14:44
Manuel Bompard

qui se lient les mains, le gouvernement, et nous lient les mains. Parce qu'en fait, ce qu'il faut comprendre, et là, je réponds à votre question, c'est que quand vous êtes dans un pays dans lequel plus de 50% de la croissance est tirée par la consommation populaire,

14:56
Invité

si

14:56
Manuel Bompard

vous avez une politique, et une politique qu'on appelle d'austérité ou de coupe budgétaire, c'est-à

15:00
Locuteur

-dire

15:00
Manuel Bompard

une politique qui repose en particulier sur les investissements et sur le pouvoir d'achat des Français, à la fin,

15:04
Locuteur

ça

15:04
Manuel Bompard

se traduit par une récession économique. D'ailleurs, qu

15:07
Locuteur

'est

15:07
Manuel Bompard

-ce qu'on a appris ? Que le deuxième trimestre de l'année 2026, la France est en récession, pour que les gens qui nous écoutent comprennent, ça veut dire qu'elle n'a pas de croissance,

15:14
Locuteur

qu

15:14
Manuel Bompard

'elle est en croissance nulle. Et quand vous êtes en croissance nulle, vous aggravez le problème, parce que vous avez moins de recettes fiscales, et donc vous avez plus de déficit. C'est mathématique, c'est absolument logique. Donc précisément, si vous voulez faire en sorte d'alléger le poids de la dette, il faut remettre de l'ordre dans les comptes publics. Moi, je suis absolument d'accord avec ça. Mais pour ça, il faut dégager des nouvelles recettes. Il n

15:35
Locuteur

'y a

15:35
Manuel Bompard

pas d'autre solution que ça, et c'est ça qui fonctionnera. Après, il y

15:38
Locuteur

a

15:38
Manuel Bompard

le débat sur la congélation d'une partie de la dette, qui est aussi une autre manière de faire diminuer le poids qu'exerceront les marchés financiers sur la dette française.

15:54
Invité

Manuel Bompard, député et coordinateur de la France Insoumise, est notre invité ce matin du 8.30 France Info. Ce week-end, Jean-Luc Mélenchon, votre candidat, se rendra à la braderie de Lille et tiendra un meeting. Votre candidat qui est très bien placé dans les sondages en cette rentrée. Vous allez peut-être nous dire que vous ne les regardez pas, mais en tout cas, c'est ce que disent les enquêtes d'opinion. Il est en mesure de se qualifier au second tour, selon plusieurs scénarios. Quel va être le message ce week-end de Jean-Luc Mélenchon ? Vous allez appeler les autres partis de gauche à l'Union à se ranger derrière vous ?

16:30
Manuel Bompard

C'est d'abord des messages qui sont des messages politiques pour faire face et programmatiques. D'abord des propositions qu'on met sur la table. On parlait de la dette, on a mis une proposition sur la table sur ce sujet qui a occupé, je crois, une grosse partie des discussions politiques en cette rentrée. On a parlé de cet été absolument catastrophique du point de vue climatique.

16:50
Locuteur

Je

16:50
Manuel Bompard

pense que Jean-Luc Mélenchon a fait pour la rentrée le seul, le vrai,

16:54
Locuteur

a

16:54
Manuel Bompard

montré qu'il était le seul candidat aujourd'hui qui avait une pensée construite et des propositions sur la question de la lutte contre le changement climatique.

17:03
Locuteur

Le seul,

17:03
Invité

Raphaël Glucksmann, ne porte pas des mesures ?

17:06
Manuel Bompard

Pour l'instant, moi, je n

17:08
Locuteur

'ai

17:08
Manuel Bompard

pas l'intention de polémiquer avec Raphaël Glucksmann, mais pour l'instant, dans les propositions qui sont mises sur la table, j

17:14
Locuteur

'ai

17:14
Manuel Bompard

l'impression qu'il y

17:15
Locuteur

a

17:15
Manuel Bompard

une pensée construite et une mise en œuvre opérationnelle de ce qu'on a appelé la planification écologique, la règle verte, la volonté d'introduire dans la Constitution l'idée qu'on

17:25
Locuteur

ne

17:25
Manuel Bompard

prend pas davantage à la planète chaque année que ce qu'elle est capable de régénérer. Une modification de l'organisation administrative du pays avec l'idée d'éco-région qu'a développée Jean-Luc Mélenchon pour mettre en œuvre cette planification écologique. Je pense aujourd'hui, le programme qui est le plus pensé, le plus construit et qui résonne, je crois aussi, le plus avec les mobilisations écologiques qui existent dans la société, c'est celui de Jean-Luc Mélenchon.

17:46
Locuteur

Après, il y a d'autres candidats qui

17:47
Manuel Bompard

portent ça. Marine Taudelier, elle porte l'écologie aussi.

17:49
Locuteur

C'est

17:49
Invité

ce que j'allais vous dire. En clair, Manuel Bompard, le vote utile écolo, c'est vous ?

17:53
Locuteur

C

17:53
Invité

'est Jean-Luc Mélenchon ?

17:54
Manuel Bompard

J'ai l'impression, en tout cas, quand je regarde les votes, par exemple, qui sont faits par les députés écologistes et les députés de la France Insoumise à l'Assemblée Nationale, j'ai regardé les statistiques, là, il y a quelques jours, on est à peu près à 90% de votes en commun. Donc,

18:08
Locuteur

en tout cas, il y a une convergence.

18:10
Invité

Donc, vous appelez Marine Taudelier à retirer sa candidature ?

18:12
Manuel Bompard

Moi,

18:12
Locuteur

je

18:13
Manuel Bompard

n'appelle rien, je ne demande rien. Chacun prendra les décisions qui lui semblent nécessaires dans cette situation. Ce que je dis, tout simplement, c'est qu'avec les militants écologistes, les députés écologistes, on partage de nombreux combats ensemble, on vote très largement de la même manière à l'Assemblée Nationale, et qu

18:31
Locuteur

'il

18:31
Manuel Bompard

me semble qu'il y aurait quelque chose d'assez naturel de faire campagne ensemble, et que Jean-Luc Mélenchon peut être le prochain président écologiste de ce pays.

18:40
Locuteur

Donc voilà, après, chacun décidera

18:41
Manuel Bompard

et décidera comment il veut se positionner

18:43
Locuteur

dans cette situation. À l'instant, Manuel

18:44
Présentateur

Bompard, le premier secrétaire du PS candidat à la primaire aussi socialiste, Olivier Faure, déclare que le nouvel âge du socialisme, c'est le socialisme écologique. Il tend la main à nouveau aux écologistes. Vous dites que vous êtes, vous, très proche des écologistes. Est-ce que ça peut dessiner des rapprochements entre vous, les écologistes, peut-être le PS par la voix d'Olivier Faure ce matin, qui semble aussi peut-être vous tendre un peu la main ?

19:05
Manuel Bompard

Non, attendez, d'abord,

19:06
Locuteur

j

19:06
Manuel Bompard

'ai l'impression qu'Olivier Faure, il est engagé dans une forme de congrès avec d'autres candidats.

19:12
Invité

C'est une primaire

19:12
Manuel Bompard

? Oui,

19:14
Locuteur

une

19:14
Manuel Bompard

primaire fermée à 15 euros. Mais ils font ce qu'ils veulent,

19:19
Locuteur

il

19:19
Manuel Bompard

n

19:19
Locuteur

'y a

19:19
Manuel Bompard

pas de problème. Sur le

19:20
Présentateur

fond de la possibilité d'un

19:22
Locuteur

rapprochement.

19:22
Présentateur

Oui,

19:22
Manuel Bompard

mais j'ai l'impression qu'ils ont l'intention d'avoir leur propre candidat. Je crois que c'est pour ça qu'est fait cet instrument. Ce n

19:27
Locuteur

'est

19:27
Manuel Bompard

pas pour ensuite venir rejoindre la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Donc je pense qu'aujourd'hui...

19:32
Locuteur

Vous pourriez vous rapprocher d'un de ces candidats, vous ? C'est aussi ça la question qui peut se poser.

19:36
Manuel Bompard

En fait, c

19:36
Locuteur

'est

19:36
Manuel Bompard

aux électrices et aux électeurs de décider. Est-ce qu'ils se retrouvent ou pas dans le programme que nous portons avec Jean-Luc Mélenchon ? Et je pense que si on est un militant écologiste, si on est un militant communiste, si on est un électeur, un adhérent, ou même un sympathisant communiste ou écologiste, je crois qu'il y a assez peu de raisons de ne pas se retrouver dans le programme que nous portons. Or, vous l'avez dit, on a quand même une campagne qui est dans une belle dynamique,

20:02
Locuteur

que

20:02
Manuel Bompard

cette campagne est décisive, elle va être très importante, qu'on a une opportunité sans doute unique de transformer cette société pour la rendre plus sociale, plus écologique, plus démocratique. Et donc, je pense que personne n'a envie de louper cette opportunité. Donc moi, je ne demande rien. Je dis à toutes celles et ceux qui veulent venir aider dans ce moment décisif, vous êtes les bienvenus. Vous pouvez rejoindre les groupes d'action. Vous pouvez signer sur Mélenchon2027.fr. Venez parce que plus on sera nombreux, plus on augmentera nos chances d'y parvenir.

20:27
Locuteur

Je crois

20:27
Manuel Bompard

qu'on peut y arriver.

20:28
Invité

Mais parce que Manuel Bompard, le risque, c'est que vous soyez le roi du cimetière. Cette expression, c'est celle de Marine Tondelier, la patronne des écologistes. Elle a écrit une lettre à plusieurs parties de gauche cet été pour mettre en garde et dire si on continue de cette manière, on va droit dans le mur.

20:46
Locuteur

Je ne crois

20:46
Manuel Bompard

pas et je ne

20:47
Locuteur

suis

20:47
Manuel Bompard

pas d'accord avec le fait de répondre comme ça, si vous voulez, une forme de désillusion ou de résignation. On n'y arrivera pas, c'est trop compliqué. Et précisément, l'objectif de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, c'est de faire

20:57
Locuteur

la démonstration. Elle dit qu'on n'y arrivera

20:58
Invité

pas si on ne s'unit pas.

20:59
Locuteur

Elle

20:59
Invité

ne

20:59
Locuteur

dit

20:59
Invité

pas qu'on n'y arrivera pas. Justement, il y a

21:01
Locuteur

une

21:01
Invité

possibilité d'y arriver,

21:03
Locuteur

mais pas en étant désillusion.

21:04
Manuel Bompard

À elle d'en tirer les conséquences. La vérité, c'est que tout le monde sait aujourd'hui qu'il n'y aura pas une seule candidature à gauche. Tout le monde le voit. Donc

21:12
Locuteur

vous appelez à

21:12
Invité

retirer sa candidature

21:13
Locuteur

?

21:13
Manuel Bompard

Non, je n'appelle à rien. Vous me posez la question sur ce que Marine Tondelier dit. Si elle pense ça, il faut peut-être qu'elle en tire des conclusions. Mais c'est son choix. Ils feront exactement ce qu'ils veulent. Mais ce que je veux vous dire, c'est que quand la gauche a gagné les élections présidentielles en France, il n'y avait pas une candidature unique. Donc le sujet, ce n

21:30
Locuteur

'est

21:30
Manuel Bompard

pas la candidature unique. Pour gagner l'élection, comme avait dit Jean-Luc Mélenchon, le problème, ce n

21:33
Locuteur

'est

21:33
Manuel Bompard

pas le nombre de candidatures, c'est le nombre d'électeurs. Et donc nous, on appelle aux électrices et aux électeurs à se mobiliser. Et notamment à toutes celles et ceux qui ne sont pas allés voter ces dernières années. Et ils avaient plein de raisons de ne pas aller voter parce qu'ils avaient été déçus. On leur dit, inscrivez-vous sur les listes électorales. Il y a la perspective d'un grand changement si vous vous engagez dans cette campagne. Alors, je crois qu'on peut faire quelque chose d'extraordinaire et faire de la France. Parce que, pardon, cette campagne, ça ne peut pas être juste. Ça va être trop compliqué. On ne

22:00
Locuteur

va

22:00
Manuel Bompard

pas y arriver. On

22:02
Locuteur

peut aussi faire... Non, ce n'est pas juste ça. On n'a pas parlé d'autres questions avant. L'agriculture, l'agriculture, la dette. Je ne vous en fais pas le reproche. Mais parfois, il

22:07
Manuel Bompard

y

22:07
Locuteur

a

22:07
Manuel Bompard

des gens qui sont dans un climat très anxiogène. On peut faire quelque chose d'extraordinaire. On peut faire de la France la

22:12
Locuteur

première nation écologique du monde. Mais parce que, de fait, aujourd'hui, il y a un morcellement des candidats à gauche. On peut lutter

22:14
Manuel Bompard

contre la pauvreté. On a des grands sujets.

22:18
Locuteur

On

22:18
Manuel Bompard

peut passer à la VIème République. Vous avez vu la situation internationale dans laquelle

22:22
Locuteur

on est. Il faut que la France

22:23
Manuel Bompard

retrouve la position qui était la sienne, de garante du droit international.

22:26
Locuteur

Il y a plein

22:26
Invité

de belles choses à faire.

22:27
Locuteur

Pour

22:27
Présentateur

finir et pour y arriver, est-ce que vous êtes sûr qu'il y

22:29
Locuteur

aura

22:29
Présentateur

bien un bulletin Jean-Luc Mélenchon en premier tour ? Oui,

22:31
Locuteur

bien sûr.

22:32
Manuel Bompard

J'en suis absolument

22:33
Locuteur

courant.

22:33
Présentateur

Vous

22:33
Locuteur

posez la question

22:33
Présentateur

parce qu'Information France Info, cette semaine, 200 parrainages seulement sur les 500 nécessaires. Ça a l'air difficile. Je crois qu

22:39
Locuteur

'il

22:39
Manuel Bompard

rebute un peu aussi, Jean-Luc Mélenchon. Honnêtement, je crois qu

22:41
Locuteur

'il y a

22:41
Manuel Bompard

une petite confusion de votre journaliste qui a un peu confondu le nombre de parrainages et le nombre d'élus en susceptibles de parrainer qui se rattachent à la France Assoumise. Mais ce n

22:50
Locuteur

'est

22:50
Manuel Bompard

pas grave. Vous avez raison, c'est une difficulté. Ça

22:53
Locuteur

reste un processus compliqué. Oui, oui, c'est un processus

22:55
Manuel Bompard

compliqué. D'ailleurs, je trouve que c

22:57
Locuteur

'est

22:57
Manuel Bompard

un processus qu'il faudrait changer. C

22:59
Locuteur

'est

22:59
Invité

désuet.

22:59
Manuel Bompard

Jean-Luc Mélenchon, il a plus de 360 000 parrainages citoyens. Peut-être qu'on pourrait ajouter les capacités d'être candidat avec des parrainages citoyens. Donc, il faut le travailler. Donc, j'en profite, pardonnez-moi, aux élus en mesure de parrainer. Donnez-nous un coup de main. On ne

23:14
Locuteur

vous

23:14
Manuel Bompard

demande pas de nous soutenir, juste de nous laisser présenter notre candidature à l'élection.

23:18
Présentateur

Merci, Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône de la France Insoumise et coordinateur de LFI d'avoir été l'invité du 8.30 France Info ce matin. L'info continue sur France Info. Restez avec nous. Sous

23:26
Locuteur

-titrage Société Radio-Canada