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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 19 août 2026 19 minAutoproduitMixteBudget & impôtsSantéEnvironnement & énergie

Piratage du fisc, incendies, budget... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélie Trouvé

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Propositif 70 %Attaque 30 %

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Bonjour Aurélie Trouvé et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On va parler avec vous du budget, on va parler des incendies, on va essayer de parler aussi de la présidentielle. Beaucoup de sujets à voir avec vous mais avant cela, c'est l'actualité depuis quelques jours cette série de fuite de données, de piratage au sein de l'administration fiscale et le gouvernement qui a présenté des excuses hier.

Alors, du côté de la France insoumise, on vous a peu entendu attaquer l'exécutif sur le sujet. Est-ce que ça veut dire que vous reconnaissez qu'on est face à quelque chose finalement qui n'est pas si simple à régler ? Alors, écoutez, d'abord, on a alerté très rapidement et bien avant tout le monde d'ailleurs parce que dès 2024, mon collègue Adrien Clou avait demandé une commission d'enquête justement sur la cybersécurité, sur le fait de protéger les données des agents.

Ça n'a pas été retenu malheureusement cette cette commission d'enquête parlementaire. Et puis euh non, je je crois que vous vous trompez. Au contraire, nous nous demandons, nous exigeons des moyens euh des moyens des gros moyens supplémentaires et et nous sommes d'ailleurs du côté des agents euh de la DG FIP notamment de de Bercy qui alerte en réalité depuis des semaines et des mois sur le manque de moyens, la pénurie de moyen et il y a une responsabilité très forte de la part du gouvernement de ce point de Il y a au trouvé 5000 agents en charge de l'informatique au sein de la direction générale des finances publiques.

C'est plus par exemple qu'une entreprise comme Orange, c'est plus qu'une entreprise comme Schneeder électrique. Est-ce que c'est qu'une question de moyen ou est-ce qu'il y a pas un sujet d'organisation ? Certains disent une organisation peut-être qui est un peu trop en silo avec des directions de services informatiques qui sont par service au lieu d'être général.

Alors, je vous assure d'ailleurs le le les syndicats de de des agents alertes depuis depuis très longtemps, il y a un gros problème de moyen parce que on a des risques, des dangers supplémentaires. Il faut comprendre qu'on n'est pas comme dans une entreprise, c'est que là, il gère l'entièreté des données fiscales, patrimoniales des gens. Et d'ailleurs, ce qui est arrivé est très grave, hein, vous le savez, puisque il y a des centaines de milliers d'entreprises de gens euh avec maintenant des données fiscales, des données individuelles qui sont maintenant dans dans la nature et qui sont en vente par des pirates informatiques.

Et vous savez le risque derrière hein, c'est que en fait il y ait des des des malveillants évidemment qui essayent avec ces données et ben de vous extorquer, de vous arnaquer, de vous extorquer de l'argent tout simplement. Donc c'est extrêmement grave ce qui vient de se passer et je le redis, il y a eu des alertes depuis des semaines et des mois au niveau de Ber et ce qui est grave aussi oui c'est uniquement un problème de moyens parce que c'est fait un phénomène qui touche toute l'Europe, qui touche les administrations, qui touche les entreprises. On lit que côté la France insoumise, un pirate a revendiqué mimé le vol sur le réseau social action populaire de 120000 adresses email et 20000 numéros de téléphone.

C'est donc aussi un problème qui peut toucher les partis politiques ou les associations. touche tout le monde. Mais le problème il est que le gouvernement n'est absolument pas à la hauteur, n'a pas compris le danger, notamment les données de l'acné, les données.

Mais pardon, mais quand on voit que ça vous arrive aussi, on imagine que vous vous mettez les moyens donc et pourtant ça vous arrive. Mais c'est à l'état de protéger les citoyens. Or, par exemple, les données de la CNIL ont été euh euh les moyens ont été réduits.

Euh tous les moyens qui sont euh euh aujourd'hui euh au niveau public pour protéger ces données ne voilà n'ont pas été euh renforcé alors que les dangers sont euh sont supplémentaires. Je vais dire une chose aussi, ce qui est très grave là dans l'affaire spécifique, c'est que soit Bercy a menti parce que normalement dès le mois de juin voilà les données ont été ont été volées et donc soit Bercy ment et dit qu'ils étaient pas au courant, soit Bercy est incompétent. Mais dans les deux cas, on va on va peut-être quand même parce que l'accusation que vous portez est quand même assez grave, on va préciser ce qui est dit.

C'est que de toute évidence les données ont été extraites de façon suffisamment discrète et en nombre suffisamment faible pour que ça n'alerte pas les les services. Ça a été fait de façon justement à ne pas à être sous les seuils d'alerte. Alors, vous savez, il y a d'ailleurs un article de Mediaapart qui le relate qui le relate hier qui et qui fait témoigner les représentants de des agents des agents de Bercy, des agents de base hein, pas la direction et qui dit il y a un énorme problème de la part de la direction de Bercy et du gouvernement parce que au mois de juin donc normalement, je veux dire s'il y avait on aurait dû avoir une administration qui capte ce vol quand même.

Bah c'est hallucinant, il y a 700000 données au mois de juin, le compte qui a été compromis a été a été bloqué. Mais de toute évidence, l'administration savait, ils ont pas capté que les 700000 que les 700000 agents gens et les 700000 entreprises et et et personnes ont vu leurs données voler. Enfin, c'est quand même grave.

Donc à la limite, j'espère que il mente. Je préférerais qu'il mente plutôt qu'il y ait de l'incompétence à ce point-là du fait de la pénurie de moyens et de l'incurie de ce gouvernement qui fait des coupes budgétaires partout et qui ne capte pas qu'en fait ça pose des d'immenses problèmes à la fin. Donc je le dis aussi, nous avec Jean-Luc Mélenchon en 2027 et nous l'avons dans notre programme, nous mettrons des moyens extrêmement conséquents pour la cybersécurité au plus haut niveau de l'État.

Auréli trouvé. On va parler du budget dans un autre temps. Pour l'instant, on voulait vous parler des incendies.

Sébastien Lucnu était en Giron lundi. Il a annoncé un implant d'urgence exceptionnel de 12 millions d'euros. Et face à la colère des sinistrés, le premier ministre a promis toute la transparence.

Nous n'avons strictement rien à cacher sur le dérisie de ces dernières semaines. Et ce que je dis là vaut pour évidemment la Gironde et les Landes vaut aussi peut-être pour d'autres territoires qui ont été confrontés à ça. Ce qu'on fait là ça permet de se dire la vérité.

Aurélie Trouvé vous à la France insoumise vous réclamez une commission d'enquête parlementaire. Vous pensez vraiment que le gouvernement a menti sur la gestion des incendies ? Bien sûr, d'ailleurs, il y a un enregistrement euh qui a fuité où où Laurent Nugèz avoue devant les les syndicats de pompiers qu'en effet les moyens sont insuffisants, qu'il avoue qu' qu'il c'est pas exactement ça.

Il dit pas on a menti et cetera. Enfin, il dit il dit les moyens sont effectivement insuffisants. Voilà.

Et par contre publiquement, il dit que les moyens sont suffisants. Donc effectivement, il y a des moyens absolument insuffisants. C'estàd ce que dis parler de mensonge, pardonnez-moi, mais c'est une accusation grave.

Ça suppose une volonté manifeste de dissimuler la vérité. Sur quel aspect précisément vous avez le sentiment que le gouvernement a menti dans la gestion des incendies Tout l'été, Laurent Nugèz et le gouvernement ont affirmé que les moyens étaient suffisants. C'est faux. et ils mentent et ils le savent puisque Laurent Nunz a dit le contraire devant les les syndicats c'était de la posture les syndicats de pompier et je sa posture politique de défense c'était de dire que les moyens étaient suffis ça s'appelle un mensonge et d'ailleurs je veux dire moi puisqu'on parle des pompiers d'abord que je évidemment je remercie et je remercie tous les pompiers volontaires professionnels sans qui en fait il y aurait des dizaines de milliers de nos concitoyens sans sans maison aujourd'hui sans habitation et cetera mais par contre ce qu'ils disent ces pompiers c'est que il y a une incurie du gouvernement, une incurrie de tous les gouvernements de monsieur Macron, y compris des gouvernement de monsieur Atal et monsieur Philippe quand ils étaient en place.

Une incurie qui fait qu'aujourd'hui nous ne sommes pas préparés face aux incendies. Vous le savez, l'incendie qu'il y a eu en Gironde, ça aurait pu être géré bien autrement. Il a manqué des Canadaires, il a manqué des dashes, il a manqué des moyens de pompiers. n'était pas suffisamment sur le terrain.

Aujourd'hui, on a quatre fois plus d'incendies qu'il y a 20 ans. Or, le nombre de pompiers n'a pas augmenté. Donc, je le dis aussi, en 2027, nous nous recruterons ce que demandent les pompiers. 50000 pompiers supplémentaires volontaires, 6000 pompiers professionnels supé simplement une précision, il n'y a pas quatre fois plus d'incendie, c'est un peu plus d'une fois 1,3 fois plus.

Non, c'est on a vérifié le chiffre ce matin même sur France info. Emmanuel Bpart a l'a dit hier et je vous confirme que le chiffre que vous donnez n'est pas le bon, c'est 1,3. Vous dites que tout va bien madame.

Je dis pas que tout va bien, je me permets simplement d'être factuel. Voilà, donc je vous le dis, nous sommes à nous sommes et c'est les pompiers qu' le disent. Donc je pense qu'on peut se reposer sur ce que disent les pompiers.

Aujourd'hui, nous avons des risques de mégafeu qu'il n'y a jamais eu auparavant et nous devons changer d'air, nous devons changer de politique. Aujourd'hession coupable à vous entendre, c'est uniquement le gouvernement mais les coupables de ces mégafeux, on les connaît. C'est la sécheresse, c'est la canicule, c'est la monoculture également, c'est l'inaction de vous du gouvernement que vous pointez du doigt.

Oui. Et je vous remercie de dire que ça ne concerne pas que les moyens. Bien sûr, aujourd'hui en France, nous faisons avec 12 Canadaires euh usés euh qui ont 30 ans d'âge.

Donc c'est on est en dessous de tout. Et par ailleurs, il y a eu des coupes budgétaires notamment de monsieur Atal qui font qu'aujourd'hui on en est là et on a seulement 12 Canadaes. D'accord.

Mais c'est pas Il y a aussi eu des commandes d'Emmanuel Macron. Oui. Oui.

Parce qu'on a eu ces ces annulations de de commandes tardifes et et qui arriveront trop tard. Donc il y a une responsabilité immense du gouvernement. Mais vous avez raison, ça n'est pas que le matériel, ça n'est pas que le nombre de pompiers.

C'est aussi que les mesures et les services de prévention des incendies ont été euh essaurés, dilapidés par le gouvernement. Par exemple, l'Office national des forêts qui est en responsabilité pour gérer, pour prévenir ces incendies. Alors les forêts publiques et pas pas le domaine privé heoup de Bien sûr c'est c'est une question c'est-à-dire qu' un moment donné peut-être il faut s'interroger sur le fait que dans la forêt privée il faille un peu plus diriger les choses pour que ça ne se passe pas comme ça s'est passé alors j'y arrive d'abord l'Office national des forêts qui gère les forêts publiqu premièrement manque de moyens il y a eu un agent sur 8 qui a été supprimé d'accord en 10ant de monsieur Macron et ensuite il Il faut repenser toute la politique, il faut planifier.

D'accord ? Par exemple, sur les monocultures, on a aujourd'hui des monoculture de pain dans les landes. Il faudrait des essences qui permettent justement de diversifier et de ne pas avoir une continuité inflammable dans dans ces forêts de pain.

Tout ça se planifie. C'est d'ailleurs notre proposition des écoorégions avec Jean-Luc Mélenchon. Quand on propose des écorégions, c'est justement pour avoir des des des espaces euh de gestion collective et démocratique qui permettent de de gérer, de préparer les risques écologiques.

Avec vous au pouvoir, il n'y aurait pas eu ces incendies ? Pas Alors, je je dis quand nous serons au pouvoir, nous ferons en sorte oui, que nous ne retrouvions pas que nous ne retrouvions pas dans cette situation. Et oui, je le dis, nous n'aurons pas une telle situation si nous gouvernons parce que nous mettrons les moyens supplémentaires.

Nous savons comment faire. Je l'ai redit, il faut 50000 pompiers supplémentaires, il faut 1500 millions d'euros supplémentaires. D'ailleurs, soit dit en passant, nous avons demander je ne sais combien de fois dans les budgets à travers des amendements budgétaires qu'on ait ces 150 millions d'euros supplémentaires.

Ça a été chaque fois balayé par le gouvernement. Nous nous demandons en ce moment même, monsieur Coquel qui est le président de la commission des finances demande en ce moment même qu'on a un budget rectificatif pour que l'été prochain ne se retrouve pas dans la même situation. Le gouvernement ne nous répond pas.

Voilà. budget, il y aura un budget effectivement en fin et de fait on va en parler, on va parler de ce budget, de ces discussions budgétaires qui commence à s'aborder euh à être abordé du moins juste après l'info en une minute. Il est 9h mo et voici Marie Marty Ross le gouvernement présente officiellement ses excuses après le piratage du fisque [musique] la semaine dernière qui a touché 700000 particuliers et entreprises.

Les finances publiques ont également reconnu une troisème fuite de données d'une ample empleur moindre. [musique] Les sénateurs socialistes réclament eux la création d'une commission d'enquête parlementaire [musique] face à la répétition de ses vols de données. Patrick Bruel visé par une nouvelle plainte pour tentative [musique] de viol déposée par une femme qui était tout juste majeure au moment des faits.

Selon son avocate, cette dernière évoque une trentaine de plaintes au total qui vise le chanteur de 67 ans, Patrick [musique] Muel déjà mis en examen dans quatre dossiers pour viol, tentative de viol et agression sexuelle. Les débats ont débuté au procès de méta [musique] aux États-Unis. Les les réseaux sociaux du géant américain Instagram et Facebook sont accusés par plusieurs États américains d'avoir été délibérément rendu addictif [musique] pour les mineurs.

Les audiences vont durer un mois et demi au total. Et puis le match nul hier, un but partout entre l'Olympique Lyonnais et le Fenerbatché s'était [musique] en barrage allé pour accéder à la Ligue des Champions. Le match retour, ça sera mercredi prochain à Lyon.

France info le 830 France info Adrien Bec Camille Vigon le et nous sommes toujours avec Aurélie Trouvé député à la fille de Sintenis. On a appris ce matin AFI utilisera sa niche parlementaire fin octobre pour faire abroger l'introduction des néonicotinoïdes dans la loi d'urgence agricole. Cette introduction, elle été demandée par des professionnels du secteur.

On parle notamment des exploitants de noisette. vous assumez euh de leur dire "Non, il n'y aura pas de dérogation même temporaire, même ciblée sur ces réintroductions de pesticides ce matin." J'assume, la France insoumise donc euh sort une tribune ce matin avec Jean-Luc Mélenchon, nous disons que la santé de nos enfants n'est pas négociable.

Elle passe avant tout. Or, ce qui s'est passé au mois de juin et juillet est intolérable. On a un gouvernement qui avec ses alliés, c'est-à-dire monsieur Atal, monsieur Retaillot, les députés de monsieur Philippe et l'extrême droite ont fait passer la réautorisation de pesticides dangereux.

En l'occurrence là, c'est à mirire et le flux piradifuron. Ils ont fait passer ils ne sont pas passés dans la loi du plomb et dans la loi d'urgence en juillet effectivement qui est le fruit d'une écriture conjointe de l'Assemblée et du Sénat. Ils ont été euh si finalement eniste par article cet article de loin, le gouvernement a refusé malgré d'ailleurs les demandes de certains macronistes qui sont quand même gênés aux entournures, le gouvernement a refusé que cet article de loi soit voté à l'Assemblée nationale.

Il a été introduit par le Sénat, par les sénateurs de droite. Vous avez l'espoir de réunir une majorité parlementaire, on sait que c'est compliqué pour faire abroger cette disposition. Oui, nous avons l'espoir parce que là, j'en appelle à la responsabilité de chacun des députés.

Voilà. Et le 29 octobre, grâce à notre niche parlementaire, nous ferons voter chaque député là-dessus. Oui ou non voulez-vous réautoriser des pesticides qui s'attaquent directement au cerveau des enfants qui passent la barrière du placenta, qui sont retrouvés dans les urines, dans le sperme dont il faut il faut comprendre que pour la première fois l'ordre des médecins et toutes les plus grandes sociétés savantes et médicales se se sont opposées à ça en disant attention il y a danger pour nos enfants.

On va y trouver simplement une question pratique. On parlait des des noisettes. Camille parlait des noisettes donc qui sont qui ont pu être traité par des néonicotinoïdes.

Ça fait que la production française de fête à de fête à baisser, elles viennent d'où par conséquent les noisettes que l'on importe ? Alors d'abord, je veux dire que ça n'est pas que les noisettes, hein, c'est des centaines de milliers d'hectares qui vont sur les noisettes spécifiquement. Oui.

D'accord. Mais je vais vous parler du reste parce que en en l'occurrence, ça réautorise sur des centaines de milliers d'hectares de betteraves, de pommes, de cerises et en effet de noisettes. C'est pesticides dangereux.

Et donc d'ailleurs les noisettes c'est un peu le cheval de 3 pour faire en sorte que les betterraviers notamment puissent épendre sur des c nêche que les noisettes majoritairement importées en France viennent de Turquie où se produit autant et vous avez raison c'est pour ça que nous avons demandé nous avions fait passer d'ailleurs à l'Assemblée nationale un amendement pour dire maintenant on interdit d'importer tout aliment tout produit agricole qui a été traité avec des pesticides dangereux et interdits en France savez-vous que les sénateurs et le gouvernement ont balayé cet amendement que nous avions fait gagner à l'Assemblée nationale. Donc ce que nous disons aussi, c'est dans tous les cas très compliqué à appliquer. On le voit avec les traités de libre échange.

On sait que c'est compliqué de de d'inspectarde. Nous l'avons étudié juridiquement. Nous pouvons tout à fait aujourd'hui interdire l'importation, si on le décide d'aliments qui ont été traités avec des pesticides dangereux comme par exemple des noisettes produit en Turquie ou ailleurs.

Donc nous le disons en fait, nous nous sommes que pour que les agriculteurs soient protégés contre la concurrence déloyale et et débridée pour que justement ils puissent faire cette transition pour qu'il puisse produire sans pesticides. C'est au cœur d'ailleurs du programme de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. D'ailleurs, Monique Barbu l'a dit.

Elle a dit que finalement l'écologie et le climat bah le programme qui le prenait sur sur ces sur euh pour l'automne, ça sera donc votre niche parlementaire mais ça sera aussi évidemment les débats sur le budget. Jean-Luc Mélenchon a une idée concernant la dette qui sera le sujet de l'automne. Effacer l'ardoise de 600 milliards d'euros de la dette de France.

Il cible 18 % de la dette que détient la Banque de France. He c'est pas toute la dette, c'est cette partie-là. Il propose, je cite, de les au feu.

Personne ne s'apercevra jamais que ça a disparu. C'est ce qu'il a dit en juin lors d'une conférence. Aurélie Trouvé, vous êtes économiste.

Est-ce que c'est si simple de brûler la dette ? Alors, d'abord, je suis économiste et beaucoup d'économistes sont sur cette position d'abord, c'est que nous pouvons tout à fait faire en sorte entre guillemets, de geler, de congeler la dette que détient la dette française que détient la Banque centrale européenne. Al ça suppose de violer les traités européens qui interdisent les banques centrales de se financer.

C'est ce que ce que disent aussi beaucoup d'économistes et beaucoup de juristes compris notre proposition compris des économistes qui vous sont pas défavorables d'ailleurs. Oui, mais parce qu'ils ont pas compris notre proposition. Quand on ditous nous on comprend pas on comprend pas par exemple comment les détenteurs de titres français d'autres titres français pourraient considérer que c'est un signal rassurant et ne pas augmenter significativement les taux d'intérêt ?

Alors aujourd'hui ces titres c'est la banque centrale européenne qui les possède. Donc ça aura forcément un impact ça n'aura aucune conséquence. Ce que nous disons, c'est que la banque centrale doit congeler, c'est-à-dire faire en sorte que cette dette devienne à taux nul et perpétuelle, ce qui revient finalement annulé puisqu'elle est elle est gelée perpétuellement si vous voulez.

D'accord ? C'est un jeu d'écriture. Non seulement ça, mais nous disons aussi que la Banque centrale européenne, et là par contre, vous avez raison, ça là par contre, c'est une rupture avec les traités, devrait pouvoir prêter directement aux États comme le font bien d'autres banques fédérales.

Ce que je veux vous dire aussi, c'est qu'en fait la Banque centrale européenne nous fait tirer un coup de fusil dans dans le pied de des pays français, des pays européens. Ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui bien d'autres banques fédérales ont compris qu'il fallait euh soutenir euh bah par exemple aux États-Unis, voyez-vous, la banque fédérale américaine est en train au contraire de racheter de la dette publique euh américaine et de faire en sorte de sortir la dette publique des griffes des marchés financiers. Et ça, c'est au cœur de notre programme.

Nous voulons définciariser la dette publique. Nous voulons faire en sorte que l'État français ne soit plus euh soumise à au chantage de la dette. Et pour ça, par exemple, et bien nous proposons que les banques publiques françaises détiennent une partie de la dette publique.

D'accord ? Nous proposons par exemple aussi que et bien nous nous voilà nous ayons une un contrôle de la finance qui permettes voilà ces finances ces financiers ne n'aient plus la main mise comme c'est le cas aujourd'hui sur les décisions de l'État français. C'est tout à fait possible et c'est au cœur je le redis de notre programme pour 2027 avec Jean M.

Merci Aurélie Trouvé d'avoir été avec nous ce matin sur France info député LFI de scè Saint-Denis. Merci Camille Vigon Leat du nouvel.