La guerre des cagnottes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:03Invité politiqueChiffre
« une cagnotte a été créée par un certain nombre de personnes pour venir financièrement en aide au boxeur, donc à celui qui a attaqué les policiers. Et puis suite à ça, cette affaire de cagnotte a fait scandale, et d'autant plus scandale qu'il y a beaucoup d'argent qui a été collecté très très vite : 117 000 € en l'espace de quelques heures. »
- 2:24Invité politiqueChiffre
« il y a déjà 4 ou 5 manifestants à travers la France qui ont perdu une main dans cette affaire. Autre fait, c'est que les flashballs qui sont parfois tirés à bout portant dans le visage de certains manifestants... Il y a eu 5 personnes en France qui ont été éborgnées ou énuclées, d'autres qui ont eu des fractures de la mâchoire en mille morceaux »
- 9:08Invité politiqueChiffre
« M. Castaner, pour l'acte VIII, avait parlé de 30 000 gilets jaunes. À la fin de la journée, il a accepté de dire 50 000, alors qu'il y a un syndicat de police qui a dit qu'en fait, il y avait 300 000 manifestants. »
- 13:52Invité politiqueChiffre
« Il n'y a que (NDLR : 18,19%) des électeurs inscrits qui ont voté pour vous au premier tour de l'élection présidentielle l'année dernière. »
- 15:11Invité politiqueFait
« vous avez été élu à l'issue d'une campagne qui s'est étalée sur plus de 2 ans et demi, une campagne qui utilise le neuromarketing, les neurosciences, la programmation neurolinguistique »
- 15:53Invité politiqueChiffre
« il y a eu un pourcentage considérable d'abstention au deuxième tour de l'élection présidentielle. (NDLR : 25,4%) d'abstention, M. Macron. »
- 17:12Invité politiqueFait
« la CNCCFP a fait un signalement au parquet, qui maintenant est en train d'enquêter judiciairement. Donc M. Macron, vous êtes en fait à la tête de la République. »
- 18:34Invité politiqueFait
« Au Brésil, ça a duré un an et demi. Pendant un an et demi, en 2015 et 2016, des Brésiliens, à travers tout le pays, ont manifesté chaque samedi comme en France pour obtenir le départ de la présidente Dilma Rousseff. »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
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Eh bien bonjour à toutes et à tous. Merci d'être fidèles à nos rendez-vous. Nous sommes aujourd'hui le 11 janvier 2019. Et l'actualité est en partie dominée par cette affaire un tantinet ridicule – il faut le dire – de cagnottes. Alors effectivement... Tout le monde est au courant. Il y a eu un boxeur, une force de la nature, qui sur un des ponts de Paris, pendant l'acte VIII des Gilets jaunes, s'est battu physiquement contre des policiers. Donc il y en a un qui avait un bouclier en plexiglas et puis un casque qui semble – j'ai cru comprendre – n'avoir pas eu grand-chose, si ce n'est qu'il a été obligé de reculer.
En revanche, il y en a un autre, attaqué par le même boxeur, qui – lui – était tombé par terre. Et le boxeur en question l'a roué de coups. Et je crois que ce policier a eu 15 jours d'arrêt après avoir été réellement blessé. Alors l'affaire de la cagnotte vient du fait que suite à ça, une cagnotte a été créée par un certain nombre de personnes pour venir financièrement en aide au boxeur, donc à celui qui a attaqué les policiers. Et puis suite à ça, cette affaire de cagnotte a fait scandale, et d'autant plus scandale qu'il y a beaucoup d'argent qui a été collecté très très vite : 117 000 € en l'espace de quelques heures. Ça a fait un scandale dans les médias.
À ce moment-là, Mme Schiappa, membre du gouvernement, est intervenue pour dire que c'était scandaleux et qu'il fallait... Elle a appelé à la délation, c'est-à-dire de savoir qui avait financé cette affaire. Et puis dans la foulée, M. Muselier, qui est le président des Républicains pour la région PACA, a décidé quant à lui de lancer une autre cagnotte sur la même plateforme Leetchi cette fois-ci pour venir en aide aux policiers, pour donner de l'aide aux policiers blessés. Et puis après ça, on a appris que la présidente de la plateforme Leetchi avait décidé en invoquant des conditions générales d'utilisation de la plateforme d'arrêter la collecte pour le boxeur.
Certains disent qu'en fait, c'était à la demande de l'Élysée. Voilà où nous en sommes. Déjà, moi, ce que je voudrais dire, c'est que tout ça est une affaire bien triste de A à Z. Il est bien triste que les Français, les Gilets jaunes ne puissent pas manifester pacifiquement sans avoir la maréchaussée qui est là pour les bloquer, les enfermer dans des périmètres, parfois leur interdire d'en sortir, éventuellement utiliser le gazage avec des bombes lacrymogènes de dernière génération qui sont particulièrement agressives – semble-t-il –, sans compter tout le reste.
Le reste étant notamment l'utilisation de grenades explosives qui fait qu'il y a déjà 4 ou 5 manifestants à travers la France qui ont perdu une main dans cette affaire. Autre fait, c'est que les flashballs qui sont parfois tirés à bout portant dans le visage de certains manifestants... Il y a eu 5 personnes en France qui ont été éborgnées ou énuclées, d'autres qui ont eu des fractures de la mâchoire en mille morceaux, c'est-à-dire en fait une répression tout à fait féroce. Alors suite à ça, évidemment, il y a une montée de la tension de part et d'autre. On ne peut pas approuver qu'un boxeur boxe les forces de police. Ça, ça n'est quand même pas tolérable non plus.
On ne peut pas approuver qu'il roue de coups un policier qui est tombé à terre. Donc on ne peut pas soutenir ça. Et on ne peut que le condamner. On ne peut pas approuver non plus les exactions commises par les forces de l'ordre. Et en particulier circulent sur Internet des photos épouvantables non seulement sur les blessés que je viens de dire, mais aussi des photos où l'on voit des personnes âgées et parfois très âgées... J'ai vu une vidéo où on voit une femme qui doit avoir – je pense – au moins 70 ans, peut-être davantage, qui est traînée par terre par 3 ou 4 policiers.
On a une vidéo qui montre un certain nombre de femmes sur lesquelles s'acharnent des policiers à 4 ou 5, qui les tirent par les cheveux par terre sur le sol, qui les rouent de coups. Ce n'est pas tolérable non plus. Et ce que je voudrais dire en la matière, c'est que certes, il faut condamner le boxeur, mais que ça n'est pas – me semble-t-il – les Français démunis, sans armes qui ont commencé. C'est qu'il y a eu des instructions de plus en plus fermes venant de Macron, en définitive, qui refusent de voir ce qui est en train de se passer.
Ce qui est en train de se passer, c'est que c'est le début d'une révolution qui arrive et qui ne coupera pas à cette affaire, et que je reviendrai par ailleurs sur l'affaire du grand débat : M. Macron ne peut pas et ne veut pas céder quoi que ce soit. Il en est réduit à l'escalade. Donc moi, ce que je dirai dans cette affaire de cagnottes, c'est que je peux comprendre que la plateforme Leetchi ait fermé la cagnotte pour le premier, quoique cet argent était – semble-t-il – fait pour financer les frais d'avocat du boxeur en question. En revanche, je crois savoir que l'argent qui sera donné pour les policiers...
J'ai vu que la Police nationale a fait savoir elle-même qu'elle ne savait pas à quoi servirait cet argent, puisqu'il y a quand même une loi. On n'a pas le droit – c'est la corruption de fonctionnaires – que de donner de l'argent à des fonctionnaires ès-qualités. Donc l'argent versé sur cette cagnotte pour les policiers, on ne sait pas où il va aller non plus. Donc dans un cas, la cagnotte a été fermée d'office et les gens qui avaient versé ont été remboursés. Et dans l'autre cas, on ne sait pas où va l'argent. Et c'est la Police nationale elle-même qui le dit. Tout ça n'est pas sérieux.
Alors l'affaire, par ailleurs, se corse quand on y réfléchit, sur le fait que certes, le boxeur Dettinger s'est mis dans son tort, bien entendu, mais que d'abord, c'est un chargé de famille. Il est marié. Il a 3 enfants. Et donc c'est à prendre aussi en considération. Mais surtout, les Français sont contraints par les événements de rapprocher l'affaire Dettinger de l'affaire Benalla, parce que tout le monde sait en France qu'il y a un proche de M. Macron, qui s'appelle Alexandre Benalla, qui utilisait les services de l'État au plus haut niveau avec un sans-gêne incroyable, qui bénéficiait de deux passeports diplomatiques – il y a encore quelques jours, il en bénéficiait encore –, que ce M.
Benalla se permettait d'aller comme le 1er mai dernier dans une manifestation pour aller cogner physiquement des manifestants, que ce M. Benalla, donc, bénéficie d'une impunité totale alors que M. Dettinger, lui, est en prison. Ce deux poids deux mesures, M. Macron, révolte à un point que vous ne pouvez même pas imaginer le peuple français. Tout le monde a compris que vous protégez M. Benalla. Tout le monde a compris que, d'ailleurs, vous n'avez peut-être pas le choix, que vous êtes tenu probablement, M. Macron. Donc vous êtes obligé de protéger M. Benalla, qui a commis des actes qui tombent tout à fait sous le coup de la loi, comme ceux de M. Dettinger. Ce deux poids deux mesures, M.
Macron, est absolument intolérable, et contribue à vous discréditer définitivement aux yeux de la population. Alors qu'est-ce qu'on peut conclure de ça ? Premièrement, on peut conclure de ça que s'il y a eu le recours à cette cagnotte, c'est parce que de plus en plus de Français ont le sentiment qu'ils n'ont plus de moyens de se faire entendre. Les médias sont cadenassés en leur défaveur. On a des reportages qui sont presque toujours tendancieux, sauf sur RT et sur Brut. Mais pour le reste, c'est presque toujours tendancieux.
On a des dirigeants politiques qui versent dans des cas psychiatriques, la palme ayant été remportée à l'évidence par l'ancien ministre de l'Éducation nationale Luc Ferry, qui s'est emporté à la radio en estimant que désormais, nous avions la 4e armée du monde, et qu'il fallait qu'elle intervienne pour – je le cite – « en finir avec ces saloperies », les saloperies étant les gilets jaunes. Il a même précisé qu'il fallait que désormais, ils utilisent leurs armes une bonne fois. Alors devant le tollé, le scandale provoqué, parce que c'est un appel au meurtre en définitive, M.
Ferry a fait du rétropédalage et a dit : « Non, non, je ne parlais que d'armes non létales », c'est-à-dire des armes qui ne tuent pas. Mais c'est se moquer du monde, puisque justement, ça fait maintenant 2 mois que les forces de l'ordre utilisent justement ces armes non létales qui font quand même beaucoup de dégâts, comme la grenade explosive dont je parlais ou le flashball, qui sont d'ailleurs interdits – interdites, ces armes – dans les manifestations des pays civilisés.
Donc face à ça, la population qui n'a pas d'armes, qui est démunie, quand elle manifeste, elle est cantonnée dans certains coins extrêmement réduits des villes où elle veut manifester, son nombre est systématiquement et grossièrement sous-estimé. M. Castaner, pour l'acte VIII, avait parlé de 30 000 gilets jaunes. À la fin de la journée, il a accepté de dire 50 000, alors qu'il y a un syndicat de police qui a dit qu'en fait, il y avait 300 000 manifestants. Les gilets jaunes, c'est-à-dire des Français de tous les horizons qui manifestent, qui ne supportent plus la dictature qui nous gouverne, découvrent que tout est verrouillé. Les médias leur tombent dessus.
Les caricatures montent en épingle une ou deux affaires, comme par exemple l'affaire de ce boxeur, montrant que des policiers ont été blessés. Mais moi, je n'ai encore jamais vu sur aucune des grandes chaînes de télévision française, qu'elles soient publiques ou privées, je n'ai encore jamais vu un reportage approfondi sur les Français... Il y en a des dizaines qui ont été éborgnés, la main arrachée, avec des fractures du crâne. Certains sont handicapés à vie. Et il y en a plusieurs dizaines.
De ces très graves blessés, on en recense actuellement au moins 70 ou 80, sans compter une dame de 80 ans – je crois – qui est morte parce qu'elle a reçu une grenade lacrymogène dans la tête alors qu'elle était au balcon de chez elle. Donc face à ce sentiment que tout est verrouillé, les Français – du moins certains d'entre eux – ont eu l'idée originale de lancer cette cotisation par la plateforme Leetchi. Eh bien ça, de nouveau, c'est interdit. Il faut bien voir quelque chose. C'est que si vous avez un robinet d'eau qui coule et si vous mettez le pouce pour empêcher que l'eau coule, vous allez sentir une pression monter, monter, monter contre votre pouce.
Et à un moment, elle va devenir tellement forte que votre pouce même... Si vous exercez la plus forte pression, l'eau va commencer à s'échapper de partout. Et puis si ça continue, vous serez obligés de lâcher. Et d'un seul coup, vous aurez un grand jet très puissant d'eau. Les dirigeants français devraient se méfier. En interdisant les débats de fond, en caricaturant les gilets jaunes, en les diffamant massivement, en lançant des appels au meurtre, en les empêchant de manifester, en se livrant sur des gilets jaunes à des exactions extraordinaires...
Il y a d'ailleurs des journalistes, maintenant, des journalistes indépendants, qui commencent à se manifester eux-mêmes en disant que ça n'est pas possible d'avoir une répression aussi féroce qui dépasse ce que l'on a vu dans tous les pays développés au cours des dernières années. Eh bien il faut bien comprendre que les dirigeants au premier rang desquels Macron sont en train d'installer toutes les caractéristiques de ce qui peut déboucher à terme sur des événements d'une exceptionnelle gravité et même pourquoi pas sur le début d'une guerre civile. Il faut donc ici lancer deux appels. J'ai déjà eu l'occasion de le dire. On a déjà fait les communiqués. Et j'y reviens.
La première chose que je voudrais dire, c'est que je voudrais dire à tous les manifestants de rester calmes. Malheureusement, il fait froid, mais s'il faisait moins froid, de s'installer : ce qu'on appelle les sittings, de s'installer par terre, de s'asseoir par terre. Mais alors évidemment, il pleut, ça n'est pas très pratique en ce moment, il fait froid. Mais lorsque les beaux jours arriveront – parce que de toute façon, ce mouvement va durer –, il faudra envisager des sittings. C'est-à-dire que des gens, par exemple, sur les Champs-Élysées...
Si vous aviez des milliers, des milliers de personnes qui sont assises et qui n'en bougent plus, eh bien là, à ce moment-là, il sera difficile aux forces de l'ordre de charger et de fracasser les têtes, etc. En fait, c'est de la résistance non violente, exactement sur le modèle de ce que nous enseignait Gandhi en Inde. Je suggère également aux gilets jaunes de manifester dans la dignité, en brandissant des portraits sous forme d'affiches, d'affiches de taille significative avec les photos de toutes les Françaises et de tous les Français qui ont subi des exactions avec mâchoire fracassée, œil éborgné, main arrachée.
Et je pense que s'il y avait une foule très calme, très silencieuse et portant les photos des gens qui ont été ainsi martyrisés par les violences de l'État, je pense que ça en ferait réfléchir plus d'un, notamment ceux qui appellent au meurtre comme Luc Ferry ou ceux comme les ministres du gouvernement qui disent que désormais, il va falloir passer à de l'ultra-sévérité. Voilà ce que je conseille aux gilets jaunes. Surtout, ne tombez pas dans le piège de la violence, parce que là, ça pourrait aller à tous les dérapages. Et un deuxième conseil que je donne ici... Je sais qu'il n'en fera rien, mais je le donne quand même pour l'histoire. Ce deuxième conseil s'adresse à M. Macron. M.
Macron, démissionnez. Partez le plus vite possible, maintenant. Il faut que vous partiez. Les Français vous haïssent maintenant. Ça n'est plus qu'ils vous détestent. C'est qu'ils vous haïssent. Vous n'avez pas de légitimité pour faire ce que vous faites. Il n'y a que (NDLR : 18,19%) des électeurs inscrits qui ont voté pour vous au premier tour de l'élection présidentielle l'année dernière. Et ils ont voté pour vous comme des somnambules. Toutes les enquêtes qui ont été faites après coup montrent que l'écrasante majorité des Français qui ont voté pour vous ne savent même pas pourquoi ils ont voté pour vous. Quand on demandait à des votants : « Pourquoi vous allez voter pour M. Macron ?
», ils disaient : « Ah, je sais pas », « C'est parce qu'il est beau », « Parce qu'il est jeune ». Mais on leur demandait : « Mais quel élément de son programme vous a plu ? ». « Ah, je ne sais pas. Je ne connais pas son programme ». En fait, M. Macron, vous savez parfaitement – et de plus en plus de Français commencent à le comprendre – que vous avez été élu à l'issue d'une campagne qui s'est étalée sur plus de 2 ans et demi, une campagne qui utilise le neuromarketing, les neurosciences, la programmation neurolinguistique, une campagne qui a été faite pour vous promouvoir en évacuant toutes les questions de fond.
Malheureusement, (NDLR : 18,19%) des électeurs inscrits français sont tombés dans le panneau il y a 2 ans, au mois d'avril 2017. Ça, c'était pour le premier tour. Et dans le deuxième tour, on leur a fait le coup habituel de l'épouvantail de l'extrême-droite, avec Mme Le Pen qui, d'ailleurs, s'est parfaitement complue dans ce rôle. Elle a fait exprès, elle a sabordé elle-même... Elle a montré qu'elle était totalement indigne elle aussi de la fonction. Et donc les Français ont voté pour vous, mais très chichement, très chichement. Je rappelle qu'il y a eu un pourcentage considérable d'abstention au deuxième tour de l'élection présidentielle. (NDLR : 25,4%) d'abstention, M. Macron.
Vous avez donc été élu par une minorité de Français sur un programme que personne ne connaissait. Donc certes, vous avez la légalité pour vous. Ça, c'est exact. Mais vous n'êtes pas du tout la France, M. Macron. Vous êtes M. Macron. Vous faites un programme qui est celui des forces qui vous ont fait élire. Ce programme n'a jamais été présenté aux Français. Ce programme a des conséquences qu'une écrasante majorité de Français rejette. Et M. Macron, vous n'êtes pas titulaire de votre poste. Ça n'est pas parce que vous avez été élu à l'issue d'une opération de propagande digne de la Corée du Nord que ça vous permet d'avoir tous les pouvoirs pendant 5 ans. Vous violez la Constitution.
J'ai publié un dossier qui a été largement diffusé, que nous allons contribuer à diffuser de nouveau. Vous vous êtes livré à des violations continuelles de la Constitution sur des éléments très importants d'articles. Vous avez par ailleurs une opacité financière considérable. Lorsque certains veulent – comme Mme Schiappa – avoir la liste des contributeurs à la cagnotte du boxeur qui s'appelle Dettinger, énormément de Français voudraient avoir la liste des contributeurs à votre campagne électorale présidentielle, à votre parti politique.
Énormément de Français, à commencer par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements (NDLR : politiques), la CNCCFP, aimeraient savoir qui a payé les 144 000 € pour lesquels la CNCCFP a fait un signalement au parquet, qui maintenant est en train d'enquêter judiciairement. Donc M. Macron, vous êtes en fait à la tête de la République. Mais quand les Gilets jaunes manifestent contre vous ou contre M. Benjamin Griveaux, quand ils défoncent le portail d'un ministère, ça n'est pas la République qu'ils attaquent.
Ils s'en prennent à vous et à la clique qui est autour de vous, parce que c'est vous et la clique qui est autour de vous qui êtes en train de détruire la France et de détruire la République française. Nous avons demandé aux députés et aux sénateurs de lancer la procédure de destitution contre vous. Pour l'instant, un seul député a eu le courage de le faire. Mais nous n'allons pas laisser tomber. Croyez-moi. Ça devra durer ce que ça durera. Au Brésil, ça a duré un an et demi. Pendant un an et demi, en 2015 et 2016, des Brésiliens, à travers tout le pays, ont manifesté chaque samedi comme en France pour obtenir le départ de la présidente Dilma Rousseff.
Pendant plusieurs mois, 3 mois, 4 mois, 5 mois, 6 mois, 7 mois, les députés et les sénateurs ont fait la sourde oreille. Et puis on était arrivés à une telle situation de blocage que les députés et les sénateurs ont lancé la procédure de destitution en se prévalant du fait que la présidente Dilma Rousseff avait violé la constitution du Brésil, notamment sur des questions financières. Nous allons faire pareil avec vous, M. Macron. Ne vous trompez pas. Ça fait 2 mois que ça dure. Ça durera 3 mois, 5 mois, 8 mois, 10 mois, 12 mois, 15 mois. Vous finirez par vous en aller, M. Macron, parce que c'est la seule chose, maintenant, qui compte. Après, nous aurons une élection présidentielle.
Après, nous espérons que les Français ne se laisseront plus enfumer par toute la manipulation médiatique, au premier rang de laquelle ce scandale absolu que les médias s'arrogent, qui est d'emblée de faire la différence entre ce qui serait les petits candidats et les grands candidats. En 2017, on vous a présenté comme un grand candidat. L'Histoire montre que vous êtes un minus. Vous êtes d'une médiocrité affligeante dans tous les domaines. Vous êtes incompétent, d'ailleurs, en matière géopolitique, incompétent en matière de gestion, incompétent pour diriger un gouvernement. Vous êtes indigne de votre fonction. Vous vous comportez d'une façon qui a révolté des Français.
Mais en plus de ça, vous êtes vindicatif et vous avez un comportement criminel, meurtrier et qui relève de l'hôpital psychiatrique. Donc M. Macron, écoutez ce que les Français vous disent. Comprenez-le. La seule chose que vous puissiez faire maintenant, c'est de vous en aller. Et si vous ne vous en allez pas, nous poursuivrons quant à nous notre demande de procédure de destitution. Vive la République et vive la France. Retrouvez nos analyses, nos propositions, adhérez ou faites un don sur « upr.fr ».
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François Asselineau