Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingManuel Bompard· 30 janvier 2026 122 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleLogement

🔴 Réunion publique Grenoble - Élections municipales 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 59 %Attaque 34 %Défensif 7 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Manuel BompardFait
    « On supprime les APL pour les étudiants extracommunautaires. »
  • 8:00Manuel BompardFait
    « On baisse le salaire des apprentis, on baisse le passeport qui permet aux enfants de pouvoir avoir accès au sport. »
  • 9:00Manuel BompardChiffre
    « 46 millions aux missions locales. On supprime l'aide au permis de conduire. »
  • 10:00Manuel BompardFait
    « Macron ne veut pas taxer les riches. Pourtant ils ont vu leur fortune multiplier par deux depuis le début de son mandat. »
  • 11:00Manuel BompardChiffre
    « 211 milliards d'aide aux entreprises globalement sans contrepartie. »
  • 0:30Manuel BompardChiffre
    « on n'accepte pas un budget qui supprime 4000 postes d'enseignants et 3000 postes de surveillants. »
  • 7:30Alan BrunonFait
    « nous disons à ST microélectronique que s'ils veulent continuer leur activité qui dévore l'eau et le vivant, ils devront rendre des comptes à la collectivité en assurant qu'il y a des outils de régulation. »
  • 10:30Alan BrunonPromesse
    « nous créerons les moyens de saisir directement le procureur de la République pour passer outre parfois la difficulté de déposer des plaintes dans les commissariats de police. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] [applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous. [acclamation] [applaudissements] Merci d'être venu si nombreux et nombreuses ce soir pour montrer qu'ici est la force et qu'en mars Grenoble sera insoumise. [acclamation] [applaudissements] Mais Grenoble est déjà insoumise puisque'en 2022, vous avez porté Jean-Luc Mélenchon largement en tête de l'élection présidentielle avec 39 % des voix au premier tour. [applaudissements] Et c'est pour ça qu'en mars notre plus grand adversaire sera l'abstention.

C'est pourquoi nous travaillons sans relâche à faire en sorte que tout le monde soit bien inscrit sur les listes électorales. Il reste encore 6 jours en ligne et 8 jours en mairie. On est donc sur la dernière ligne droite.

Ensuite, il s'agira que toutes les personnes qui peuvent se rendre aux urnes, qui peuvent y aller se rendent aux urnes. Et ça aussi, nous y travaillons sans relâche. Un immense merci aux militantes et militants qui sont tous les jours sur le terrain depuis plusieurs mois.

Grâce à vous, c'est plus de 10000 portesqués, 21000 tractes distribués, 500 km parcourus de collages qui ont eu lieu depuis le début de cette campagne. [applaudissements] [applaudissements] vous faites vivre cette belle dynamique municipale au quotidien et j'en profite pour annoncer la sortie de notre programme aujourd'hui même qui est le fruit d'un travail entre les collectifs, les militants, les militantes, les syndicats, les associations, les organisations et toutes les personnes ayant une expertise sur des compétences municipales. [applaudissements] Ce programme porte haut effort la voix des insoumis, de celles et ceux qui résistent face au racisme de plus en plus décomplexé, face à la précarité galopante et à toutes les voix de malheur qui voudraient nous faire croire qu'on ne peut rien y faire car on peut y faire beaucoup.

Et les Grenobloises et Grenoblois comptent sur nous. C'est ce qu'ils nous disent tous les jours quand on va à leur rencontre. Alors pour introduire ce meeting, je vous demande d'applaudir celles qui nous accueillent dans sa circonscription ici ce soir, élue depuis 2022.

Elle mène la bataille à l'Assemblée contre la Macronie. La députée Elisa Martin. [applaudissements][acclamation] C'est pas mal.

Bravo. [applaudissements] Bien. Bonsoir à tous.

C'est évidemment, vous vous en doutez, un grand plaisir pour moi que d'être là. Je veux d'abord évidemment remercier tous les militants et tout le travail qui a été fait pour que nous puissions nous réunir ce soir, je pense dans de belles conditions. Merci à Manu d'être là et de nous apporter ton soutien.

Plus particulièrement évidemment bien sûr à Alan qui est notre tête de prou dans cette bataille et nous en sommes, je le dis, très fiers. Vous pouvez l'applaudir même. [applaudissements] Sandrine Nosb qui est également députée et les filles de l'Is qui malheureusement est retenue à l'Assemblée nationale me disait à quel point elle voulait saluer Alan ton engagement contre l'extrême droite dont on connaît évidemment la violence.

Il est vrai que d'cun confonde les coups de point et les arguments et c'est sans doute ceux même qui ont tirer sur notre local de campagne à Grenoble. Et bien sûr, je partage l'opinion euh de Sandrine à cet égard et encore une fois, c'est une grande fierté pour nous tous de t'avoir comme tête de liste pour cette bataille municipale. Puisque Manu, tu es notre invité, je veux te dire quelque chose.

D'abord que Grenoble est prête pour le communalisme. Pourquoi ? parce qu'elle puisse dans son histoire la mobilisation et la réponse citoyenne.

Grenoble est la ville où les ouvriers ont inventer la première mutuelle. La ville où les femmes ont inventé le premier planning familial, percevant que leur droit à disposer de leur corps à briser leur statut d'objet reposait d'abord sur elle-même. La ville où un des premiers organismes municipales HLM a été fondé.

Il était urgent au début du 20e de lutter contre les logements insalubres du centre-ville et pouvoir les installer les plus pauvres dans un cadre sain avec les premiers jardins ouvriers. Toutes ces inventions sont la marque d'un peuple engagé qui compte sur lui-même. Grenoble est une terre de résistance.

Le 11 novembre 1943, c'est 1500 manifestants qui décident de commémorer l'armistice. Il se rassemble mais malheureusement ils seront raflés 369 d'entre eux emmenés par les occupants à Bucenval et seul 102 reviendront de ces camps de la mort. J'ajoute que Grenoble est la Nouvelle France, terre d'accueil et surtout de mélange, nous c'est ça qui nous intéresse.

Polonais, italien bien sûr, arménien fuyant le génocide et plus tard nos peuples frères de l'autre côté de la Méditerranée. C'est cette histoire qui nous oblige et c'est cette histoire dans laquelle nous voulons nous inscrire. D'autant plus que Grenoble et les communes bien sûr d'une manière générale sont soumises aux coupes budgétaires insupportable du gouvernement et par la même favorise la marchandisation et la privatisation des services publics.

Quand on vide les politiques publiques de ces moyens, quand on vide les politiques publiques de volonté, et bien c'est les marchands qui avancent, les crèches privées, les épades privées. On sait bien où cela nous a mené. La privatisation et la marchandisation, c'est le chacun pour soi.

C'est tant mieux pour ceux qui ont les moyens et tant pis pour les autres. C'est l'inverse de notre modèle. De ce point de vue, les coupes imposées aux collectivités sont absolument effrayantes. 8 milliards sont retirés à celle-ci.

C'est le chiffre de l'AMF qui vous en doutez bien, l'association des maires de France qui vous vous en doutez bien ont pris le temps d'analyser d'une manière précise. 8 milliards, c'est absolument énorme. Ainsi, le fond qui permettait d'organiser un accueil périscolaire de qualité, de découverte, allons-y, d'émancipation, a été tout simplement supprimé.

Le fond vert divisé par 2, nous le disons sans cesse et sans doute Alan nous l'expliquera. Les collectivités, les communes doivent participer et veulent en tout cas pour les nôtres participer de la bifurcation écologique. Bien évidemment, cela sera plus difficile surtout si on se laisse faire ce qui n'est pas notre intention.

Et bien sûr, les moyens généraux se rétractent. Ça n'est ni plus ni moins que la remise en cause de la libre administration des collectivités qui est un principe constitutionnel. Qu'est-ce qu'elle raconte ? et ben elle raconte tout simplement que lorsque l'on est élu, on est élu sur un projet, on a passé un contrat avec les citoyens et que si l'on nous empêche de mettre en œuvre ce projet pour lequel on a été élu, pour lequel on a été désigné, et bien il ne faudra pas demain se laisser faire.

Ça c'est pour les collectivités. Mais vous vous en doutez, si nous avons mené 7 semaines de bataille pour une pour un certain nombre de situations, y compris le weekend, c'est parce qu'il fallait se battre contre toutes les mesures, contre toute la logique. Permettez-moi de m'arrêter sur la jeunesse qui va payer un très lourd tribut dans ses coûts budgétaires.

On baisse le salaire des apprentis, on baisse le passeport qui permet aux enfants de pouvoir avoir accès au sport. On invente, on promeut un repas à 1 € pour le CRUS alors que on baisse le budget de la vie étudiante. On supprime de nombreuses aides, 46 millions aux missions locales.

On supprime l'aide au permis de conduire. On baisse les moyens de la protection de la jeunesse et on supprime parce que petit coup de racisme quand même, c'est ce qui les caractérise. On supprime les APL pour les étudiants extracommunautaires.

Voilà. Parmi les raisons pour lesquelles à l'Assemblée nous nous sommes très très fortement mobilisés. D'où les 493 et d'où l'émotion de censure successive ?

Qu'est-ce qui se passe ? Bah c'est pas compliqué. Ils veulent pas taxer les riches.

Voilà, Macron ne veut pas taxer les riches. Pourtant ils ont vu leur fortune multiplier par deux depuis le début de son mandat. C'est pas mal quand même.

Mais pour autant, il ne veut pas les taxer. Il ne veut pas remettre en cause les 211 milliards d'aide aux entreprises globalement sans contrepartie parce que c'est l'ami des riches et que c'est l'ami des capitalistes. Si le communalisme c'est l'extension du domaine de l'entraide, nous oppose nous nous opposerons au chacun pour soi et nous opposons au chacun pour soi la gratuité d'abord de la cantine parce que nous voulons que plus jamais une famille de Grenoble soit obligée de choisir entre payer la cantine et le loyer.

Si le communalisme c'est l'extension de l'entraide, alors clairement clairement il faut refuser la vidéosurveillance et la dotation en armes de point de la police municipale. Il semblerait que la candidate PS Europe écologie les verts Laurence Ruffin soit prête à ouvrir le débat. Blab bla bla bla bla.

On sait très bien que quand on ouvre le débat, on va au bout et que demain, si on la laisse faire, on se tapera la vidéos surveillance et l'arme de point pour les policiers municipaux. Ça n'est pas notre modèle. Nous, notre modèle c'est celui de la présence humaine, quelle que soit sa forme des médiateurs, des éducateurs, des gardiens d'immeubles et tout ce que l'on sera susceptible d'inventer pour toujours engager le dialogue et la protection et certainement pas la surveillance généralisée.

Si le communalisme c'est l'extension de la démocratie et de la codécision. Alors, il nous faudra soutenir les initiatives citoyenne par exemple autour de la gratuité des transports ou encore sur toutes les autres formes d'habités auxquelles les citoyens aspirent. On n'est pas obligé de vivre chacun dans notre petite boîte les uns les uns à côté des autres et les citoyens ont beaucoup d'idées pour cela.

Et puis après tout, pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Les élus peuvent aussi interroger d'eux-mêmes les Grenoblois sur tel ou tel projet pour pouvoir recueillir leur avis tout simplement et le suivre.

Une fois qu'on a dit tout ça, on peut se dire que les élus d'hier ne sont pas les élus d'aujourd'hui et que les élus d'aujourd'hui et ton équipe, notre équipe demain devraarrer point par point, devra s'engager, devra casser les logiques de gestion sous lesquelles nous sommes en train de mourir, devra se mobiliser avec les habitants, devra repolitiser les sujets, je sais que vous les ferez. Les municipales, c'est une autre méthode et c'est le chemin vers la présidentielle. Merci mes amis. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] La prochaine personne qui va parler sur scène est un militant de longue date pour les livreurs à vélo en lutte qui ont été malmenés d'abord en 2023 car le gouvernement avait organisé pas autre chose qu'une rafle pour arrêter en masse des livreurs à vélo sans papier et aujourd'hui ils sont mobilisés depuis de nombreux mois pour obtenir un logement après avoir été expulsé de chez eux par des marchands de sommeil et abandonnés par les pouvoirs voir public.

Syndical CGT livreur militant pour le droit au logement Mohamed Faufana. [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Merci. à l'invitation des membres du parti.

Bravo ! Une fois de plus encore. Merci. [applaudissements] Je pense que la salle est bien remplie mais c'est une belle occasion pour moi ce soir de m'exprimer devant aussi des milliers de personnes.

J'ai reçu beaucoup d'invitations par la députée Elisa Martin qui m'a invité plusieurs fois et cette fois-ci ça sera encore une très belle occasion avec les camarades de lutte que vous les voyez qui sont avec moi qui m'accompagnent. [applaudissements] Mais on va rester dans le timing. Je pense que on a que 10 minutes.

Dans les 10 minutes, il y aura deux autres camarades qui vont faire du témoignage. Et avant de faire l'introduction, d'abord j'aimerais vous annoncer que nous avons eu un décès d'un de nos camarades Mathias René Pi sué c'était le samedi passé un livreur. Donc de garder une minute de silence à notre camarade et à l'attention de tout le monde pour une minute de silence pour monsieur Mathias René Pivi.

Et bon merci euh mesdames et messieurs euh renoblois et grenobloises aujourd'hui c'est les camarades de lutte et nous avons mené plein de combats, plein de luttes. Donc ils nous ont rejoint par la solidarité. Et cette solidarité, c'est pour vous faire comprendre que avec la France insoumise qui a une direction politique un peu claire cette direction politique parce que aujourd'hui il y a une couche qui est là que tout le monde oublie, c'est des travailleurs et des travailleuses que beaucoup d'entres parmi eux n'arrivent pas à prendre le temps pour essayer de les demander et essayer de revoir ces travailleurs et travailleuses qui sont exploités, qui vivent dans la précarité et qui contribuent aussi.

Donc raison pour laquelle j'avais annoncé que c'est une occasion pour moi aussi de ce soir pour pouvoir faire comprendre au public qu'il y a une partie de la population qui est ignorée et qui qui vit qui n'ont pas de voix et cette couche qui contribue aussi pour les impôts. Il faut absolument qu'il y a une visibilité de leur part. Voilà, c'est ce que ce parti avec euh l'invitation des autres camarades, c'est ce que vous avez prouvé et c'est ce que vous avez fait.

J'en ai confiance que si vous gagnez à ces élections et vous allez penser à ces travailleurs et travailleuses qui vivent dans la précarité et qui sont dans ces dans les conditions très difficiles et cette solidarité, j'en ai confiance au parti, j'en ai confiance à ses camarades que vous pouvez le faire et que vous pouvez vous pouvez penser à eux que le système sera changé. Alors sur cette confiance, j'aimerais bien que de garder cette solidarité. La preuve en est aujourd'hui que sur l'occupation de la métropole depuis le 19 novembre, ça fait à peu près 2 mois de cela, il y a une 150 personnes qui sont dans cette occupation et il y a la question la loi de la réquisition qui la compétence de l'État mais qui ignore totalement et qui veut pas le faire.

On vit dans quel système ? Alors, il faut absolument qu'on arrive à changer le système. Mais qui peuvent changer le système ?

C'est la masse, c'est nous, c'est pas d'autres personnes. Alors, fora à qui ? Au peuple qui est là à la masse.

Donc, il faut absolument qu'on se lève, qu'on se donne la solidarité et on essaie aussi d'appliquer les choses pour faire entendre la voix. Et deuxième levier que je vais annoncer ici, c'est par rapport aussi à une autre sous l'exploitation par les marchands du sommeil ou par les plateformes qui exploitent ces livreurs à vélo. Nuit au jour qui sont pas payés, qui sont pas renumérés mais qui sont surexploités.

Et nous voulons maintenant que cette surexploitation que ça cesse. Donc c'est pourquoi nous demandons pour absolument pour la régularisation. Plus que les gens sont régularisés, plus qu'ils vont trouver du travail.

Alors, la fabrication des sans papiers, c'est le gouvernement, c'est l'État. Il faut pas aller nulle part chercher, c'est l'État il faut chercher. Alors, ils ont responsable.

Qui peut changer ce système ? C'est nous. Alors, il faut absolument qu'on arrive à changer le système.

Et nous demandons à des communes pour les municipalités qui s'annoncent bientôt, c'est les élections qui vont s'approcher. Je pense bien que ceux qui viendront pourront essayer quand même de penser à ces pauvres, à ses travailleurs précaires, surtout les femmes à domicile qui sont aussi, ils peuvent aussi trouver une solution. chaque commune peuvent voter, c'est-à-dire peuvent trouver une direction politique pour essayer quand même penser à cette couche qui vivent dans la précarité et qui sont là qui n'ont qui n'ont même pas un endroit où se poser ou qu'est-ce qu'ils vont faire ?

Ils sont perdus dans la vie. De plus en plus, on dit que il y a pas d'argent, c'est faux, il y a de l'argent mais on investit où ? Donc il faut investir à il y a des hôpitaux qui sont là, il y a des personnes âgées, mais il y a aussi des personnes précaires, des livreurs à vélo ou tant d'autres de personnes qui dortent dehors.

Donc il y a combien de logements ? Il y a plus de 3000 logements vides qui peuvent être réquisitionnés par l'État ou par les mairies et c'est pas réquisitionné. [applaudissements] Donc du coup sur ce plein, je je veux pas être trop long parce qu'il y a deux autres camarades qui vont prendre 2 minutes de chacun pour témoigner un peu sur la situation de l'occupation.

En tout cas, on vous remercie pour votre solidarité, pour votre soutien. On vous a vu ici pour les vœux de monsieur Christophe Ferrari assassiné. On vous a vu encore sur le terrain ses camarades.

On vous a vu partout. Partout où on a été, on vous avait vu. Vous nous avez marqué que vous êtes solidaire entre avec nous.

Nous aussi, on est solidaire avec vous. Merci. Merci encore de fond. [applaudissements] [applaudissements] Bonsoir à tous et à toutes.

Faire mieux pour Grénoble, faire mieux pour la France insoumise. C'est par ces allocutions que je commence mes mots de plédoirie auprès de tout et à toutes pour accompagner, aider soutenir les 150 jeunes explicés depuis le 19 novembre 2025. Nous sommes des jeunes, des jeunes livraires de vélo.

Nous sommes des jeunes. Nous avons nos familles de nos jours, nos femmes en état de famille, nos enfants dorment dans les situations un peu plus difficiles comme vous l'imaginez dans le froid avec la famine manque de sommeil. Jusqu'au jour d'aujourd'hui, nous n'avons aucune réponse favorable par rapport à la situation.

C'est un humain. Nous sommes des humains. Nous répondons aux critères de l'humanité. [applaudissements] [applaudissements] Pour cela, nous avons favoris nous avons répondu à l'invitation à travers le président monsieur Mohamed Fofana pour exprimer pas nos colères mais pour exprimer et exposer nos problèmes humanitaires.

Aujourd'hui, nous traversons dans les moments un peu difficiles. Nos enfants ne sont pas à l'école. parce qu'ils sont pas dans les situations ils sont dans les situations difficiles.

Et pour terminer, je me manque des mots. Pour finir, je je ne saurais remercier l'ensemble du parti insoumise de nous avoir accompagné le 19 décembre lors de la dernière assemblée qui a eu lieu. Ils nous ont montré euh ils nous ont montré le bravoure, le courage, ils nous ont montré les accompagnements et nous sollicitons enin que les choses avancent.

C'est pourquoi un adage dise que servir l'humanité constitue l'œuvre la plus noble. Alors, nous serons prêts à vous accompagner pour que cette humanité soit encore plus traitée. Je vous remercie. [applaudissements] [applaudissements] Bonsoir à toutes.

Bonsoir à tous. Moi je reprends au long de Ketamous euh occupant de la métropole. Si vous me voyez devant vous ce matin et ce soir, c'est pas autre chose.

C'est juste de faire comprendre la situation dont nous vivons aujourd'hui. Euh ça fait quelques années nous sommes en France et on est sans papier. Donc au lieu de rester à la maison, bras croiser ou bien rester dans les lieux publics ou bien rester dans les restaurants, demander des des pièces et des autres, on a usé nécessaire de demander des comptes à luuer et on sait réellement des comptes à luuer il nous exploitent hein, les plateformes nous exploitent mais c'est mieux pour nous de rester à la maison bras croisé donc dans quelques mois plus tard on a subi une expulsion à à l'er plus précisément aux place des on était parti voir l'association droit au logement pour qu'il puisse nous donner un toit certain droit donc au au f moment il y avait des plaintes à augmenter augmenté et il nous a demandé de faire une manifestation le 19 novembre 2021 2025 du coup dans cees moments et on a fait plusieurs temps et plusieurs manifestations. fait 2 mois comme ça, nous sommes à la métropole et il y a des femmes enceintes, il y a des enfants, il y a des femmes même qui ont subi des naissance prématuré donc nous demandons des élit, des maires des baurs sociaux, des actionnaires pour qu'ils puissent venir au secours.

Nous sommes soutenus par des associations, des syndicats, des de tant d'autres mais on a besoin aussi des forces pour les élus. Donc sans plusarder, sans plus tarder, je vous remercie. [applaudissements] [applaudissements] Et bon merci, on va pouvoir aller et à la cagnotte que nous avons mis en ligne pour le rappartement du corps, ça sera le lundi pour tous ce qui veut participer pour le pauvre notre collègue que nous avons perdu parce qu'on veut envoyer le corps.

Ensuite aussi à ceux qui veulent donner aussi des participations, je pense que nos invités pourront aussi transmettre le message. Je vous remercie. On vous remercie.

Merci. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] pour tous c'est ça c'est ça les [applaudissements] pour tous pour tous [applaudissements] c'est ça c'est [acclamation] ça les pour tous le pour tous [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] pour tous les [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] 73 ans mes grands-parents s'install à depuis l'Algérie et ses plaines merveilleuses combattant de la libération de leur peuple ils m'ont transmis un héritage précieux à chaque instant de ma L'autodétermination des peuples, la lutte contre le colonialisme et pour un antiracisme radical ont guidé mon engagement politique. C'est Grenoble qui a accueilli comme mes grands-parents tant de générations.

Corse, immigrée italienne, chilienne, algérienne et bien plus encore. Ville berceau de la révolution française par sa journée des tuiles et de l'insurrection populaire face à la barbarie nazie comme ville compagnon de la libération. La place des géants a bercé mon enfance.

Toute ma famille y habite. Deussi loin que je me souvienne, les repas de famille, le foot, la boxe, les éclats de rire ont animé cette place. Ici, j'ai vu l'inventivité et la détermination des mères, pilier de la vie sociale et de la solidarité qui caractérise si bien nos quartiers populaires.

Quand l'État déserte nos espaces de vie, ce sont nos parents, nos frères et nos sœurs qui réinjectent de l'espoir et de la dignité. Mon père, d'abord ouvrier de l'entreprise pacifique à Grenoble et militant syndicale, m'a appris l'engagement sans relâche, la défense et la dignité des plus précaires, des sans voix, de ces travailleurs qui comme lui ont perdu leur emploi sous les coûts de logique marchande. Ma mère, femme de ménage au courage exceptionnel, a connu le parcours de tant de travailleuses, des conditions difficiles, des salaires de misère, des horaires décalés.

C'est de cette histoire familiale et de mon ancrage dans ce quartier historique qui est la place des géants à la ville neuve que je puisse toute ma détermination pour porter haut et fort la voix des oubliés, la voix du plus grand nombre, la voix du peuple. Aujourd'hui encore sur les marchés, au fil des discussions, la même réalité nous revient. L'abandon face à la vie chère, les services publics qui se retirent, les logements trop coûteux, l'indifférence et le mépris.

Je le dis clairement, nous pouvons reprendre la main sur nos vies en garantissant un logement digne pour chacun, en développant des transports accessible, en rendant la cantine gratuite pour tous. Nous ferons de notre commune à bassin de vie, de solidarité et d'entrée. Ici, la démocratie ne sera pas un slogan.

C'est ce projet que je viens porter avec vous pour redonner du pouvoir au peuple et reconstruire une ville où chacun compte. Depuis petit, la pratique de la boxe de haut niveau m'a appris quelque chose d'essentiel. tenir debout, encaisser, se relever, avancer toujours, ne jamais baisser la tête face au puissant et à l'immoralité du monde.

Dans ce combat pour transformer notre ville, je mets toute ma détermination et c'est cette force-là que je veux mettre au service des familles confrontées à l'extrême pauvreté, des travailleurs épuisés, des jeunes privés d'avenir, combattent de toute ma force de conviction contre le racisme et l'islamophobie qui avance partout. Avec mon équipe, je vous fais cette promesse. [musique] Nous nous battrons pour défendre nos droits, reconquérir nos services publics, protéger nos quartiers parce que notre victoire sera collective et qu'ensemble nous pouvons faire mieux pour Grenoble.

Le 15 et le 22 mars prochain, votez pour la liste de la France insoumise. Engagez-vous dans la campagne et rejoignez-nous. [applaudissements] [applaudissements] La bataille pour les élections municipales bass son plein à Grenoble car les 15 et 22 mars, c'est l'occasion d'envoyer au conseil municipal une militante antiraciste depuis ses 15 ans.

Elle a commencé son engagement avec le syndicalisme lycéen. Elle n'a jamais cessé de lutter contre les lois sécuritaires et liberticides. Engagé contre le racisme, l'islamophobie et le sexisme, merci d'accueillir chaleureusement Kenza Doui. [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] Bonjour.

Bon, c'est un peu impressionnant, j'avoue. Euh, merci pour votre présence si nombreuse. Euh, parler autant de monde est évidemment impressionnant car c'est aussi l'enjeu d'une parole donnée qui vaut pour engagement.

Cet engagement est très récent pour beaucoup d'entre nous qui avons rejoint cette liste insoumise et citoyenne qui s'est organisé à Grenoble pour les élections municipales. J'aimerais commencer mon intervention par une citation de Franz Fanon qui dit "Tendez l'oreille quand on parle des juifs, on parle de vous". Cette citation date de 1952.

Elle dit une chose simple. Le racisme teste toujours sur certains avant de s'étendre aux autres. Tolérer la déshumanisation d'un groupe, c'est accepter l'ordre qui rend toutes les oppressions possibles.

Aujourd'hui, nous pouvons voir que les musulmans sont considérés comme ennemis de l'intérieur. C'est depuis ce prisme de l'urgence de la lutte antiraciste et anticoloniale que je parle aujourd'hui. Nous sommes pour beaucoup très jeunes et la politique institutionnelle est une nouveauté, même si nous avons tous été impliqués dans des organisations différentes.

Et pour que l'engagement puisse prendre, il faut je crois un minimum de présentation. Du coup, voilà. Je m'appelle Kenzadki, je suis née en l'an 2000.

J'aimerais commencer par dire d'où je parle politiquement. Je suis franco-algérienne, mes grands-parents sont nés en Algérie. Ils ont vécu la guerre coloniale, la violence de l'État, l'arbitraire, les déplacements, la peur et le silence.

Cette histoire coloniale ne s'est pas arrêtée avec les accords déviants. Elle continue à structurer les rapports de pouvoir ici comme ailleurs. Elle a façonné mon rapport à l'État, à la police, à la justice, au racisme institutionnel.

Elle m'a appris très tôt que certaines vies comptent moins que d'autres. C'est depuis cette histoire que je me situe dans l'élite antiraciste et depuis cette même grille que je me côé que je me tiens au côté du peuple palestinien qui n'est pas une cause extérieure. La palle [applaudissements] [applaudissements] est pardon, j'ai perdu ma phrase.

Elle est l'un des visages contemporains du colonialisme, de la dépossession et de la déshumanisation. Mon engagement ne relève donc pas d'un choix arbitraire ou d'une posture morale. Elle est le prolongement d'une histoire, d'une mémoire coloniale transmise et d'une construction personnelle politique du monde.

J'ai 25 ans. J'ai grandi dans un quartier qui s'appelle la Ville- Neuve. Vous avez pu voir de belles images.

Si vous êtes Grenoblois, vous connaissez vous le connaissez sans l'avoir visité. Si vous n'êtes pas de Grenoble, vous en avez sûrement l'image qu'on voit les médias et le discours de la classe politique, c'est-à-dire une zone de non droit, un territoire perdu de la République. Si vous êtes de Villeneuve, vous savez très bien que ce quartier est instrumentalisé pour servir un ordre des choses qui est de plus en plus insupportable.

Vivre à la Villeneuve et y grandir, c'est vivre dans un lieu qui est en permanence en tension et qui est en permanence mis en tension. Et ça peut vous tomber dessus avant même que vous n'ayez la maturité de le comprendre. En 2010, j'ai 10 ans, je suis chez ma mère.

Un jeune homme du quartier nommé Karim Boudoua est abattu en bas de chez lui par les forces de l'ordre après une course poursuite qui a démarré au casino du Riage. Le meurtre entraîne des affrontements entre la jeunesse et la police. Très vite, le dispositif de sécurisation de la villeuve prend des allures militaires. hélicoptères qui survolent les bâtiments tous les soirs, des policiers partout dans le quartier, des contrôles d'identité pour entrer et sortir, un couvre-feu pour les équipements publics qui doivent fermer à 16h.

J'ai 10 ans, je n'ai aucune conscience de la portée politique de cet événement et évidemment je piche pas que ce moment est un tournant à l'échelle nationale. Le fameux discours de Grenob SarkoZi qui marque un tournant dans les politiques sécuritaires. Tournant dont on ne s'est toujours pas remis.

Mais simplement à l'échelle individuelle, à hauteur d'enfants, je ne comprends pas. Un an plus tard, je rentre dans un collège loin de mon quartier à 40 minutes en tram. C'est un collège dans le classe dans lequel des classes de langues sont dispensées.

Un collège au niveau scolaire élevé. Ma mère veut pas que j'aille dans le collège de la Villeluve. Elle m'inscrit là-bas à Europol en section arabe.

Dans cet établissement, à chaque fait relaté dans la presse qui touche aux classes populaires racisé, je suis ramené à mes origines. Je comprends alors que les stigmates d'un quartier populaire, ce ne sont pas les murs qui les portent, mais bel et bien les habitants et les habitantes. Euh ensuite, je décide d'aller dans mon lycée de secteur, le lycée Mounier.

C'est un lycée avec un drôle de mélange. Il y a des classes populaires qui viennent plutôt du sud de Grenoble, Vine, Village Olympique, Malerbe et des classes plus du centre-ville. En 2015, on est en plein quinquena Hollande.

C'est une période où les gens de ma génération comprennent que la soi-disant gauche, c'est-à-dire le Parti socialiste, peut trahir et même exercer le pouvoir de façon autoritaire et injuste encore plus que la droite. Mounier, dans mon lycée à Mounier, l'UNL, l'Union nationale lycéenne décide de bloquer mon établissement. C'est des gens à peine plus âgés que moi qui m'expliquent que François Hollande est un traître et qu'il avait dit priorité à la jeunesse et qu'il a rien fait.

Je suis jeune, j'ai 15 ans, j'ai des intuitions politiques, je vois ce que c'est le racisme, le sexisme, il y a des riches, des pauvres, mais c'est l'UNL qui décide de me former politiquement et qui m'explique que ce que je ressens, c'est le produit d'un système et que ce système, on peut le combattre. Alors, je vous aidaiis à rappeler ici à quel point l'UNL est une organisation importante parce qu'elle a participé à former des militants et des militantes qui aujourd'hui font du travail que ce soit au local ou national. À 16 ans, je suis militante puis secrétaire fédéral de ce syndicat.

Je participe à des conseils nationaux, des formations politiques et des congrès à Paris. Le mouvement se se massifie, les manifestations en témoignent. Nous sommes 1 million de manifestants dans les rues à Paris.

Pour moi, ça fait aucun doute, on va gagner. Et pourtant, nous perdons. La loi travail passe.

C'est un gros coup dur, il faut le comprendre. Une désillusion massive. Je comprends qu'on ne peut pas avoir qu'une seule stratégie politique.

Il faut attaquer par des fronts diverses. Le PS a trahi et cette trahison ne commence d'ailleurs pas avec France Hollande. Elle s'inscrit dans une histoire plus longue de la gauche social-démocrate et en particulier du Parti socialiste.

Dès les années mitérant, l'antiracisme a été institutionnalisé, dépolitisé, transformé en outil de gestion plutôt qu'en lutte contre un système. Avec SOS racisme, on a substitué la dénonciation du racisme structurel en un discours moral, consensuel, inoffensif. On a parlé de tolérance, là où il aurait fallu parler de domination.

On a mis en scène l'antiracisme pendant des pendant que les politiques migratoires sécuritaires et néocoloniales se durcissaient. Hollande n'a fait que prolonger cette logique. Un antiracisme de façade compatible avec l'état d'urgence, la répression dans les quartiers populaires, l'islamophobie d'État et l'alignement impérial. [applaudissements] En en 2017, j'assiste impuissante à l'arrivée d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen au second tour des élections.

J'ai 17 ans, je ne peux pas voter. Nous vivons un grand moment d'ambiguïté. Je me sais opposé en tout point à la victoire d'un candidat dans le prolongement direct des années Hollandes et en même temps, je redoute par-dessus tout l'arrivée de Le Pen au pouvoir.

En 2018, nous subissons l'arrivée de parcours sup. Bon, il faudrait que je vous fasse une soirée entière sur la liste de tout ce qu'on a pris la jeunesse. Et puis viennent les gilets jaunes et je suis énervée.

Je suis énervée parce que ce qu'on appelle la gauche, elle décide de pas aller tout de suite dans le mouvement. Pourtant, il est là populaire, oppositionnel. Mais il y a un retard de la gauche.

Je le sens bien dans les organisations que je fréquente à ce moment-là. Le retard est quand même plus bref à l'UNL qui décide en décembre 2018 de rejoindre le mouvement. L'impulsion vient des lycées et notamment des lycées de quartier, les lycées aux filières techno et pro.

La dynamique est là, populaire, elle est tout de suite violemment réprimée. On voit tous les les images des lycéens à genoux. À Gronoble, il y a eu des grosses violences policières également.

Les années qui suivent, le massacre continue. Loi sécurité globale, loi séparatisme, dissolution du collectif contre l'islamophobie en France, dissolution du collectif Palestine vaincra révolte et répression suite au meurtre de Nail Marzou. Là, je vous ai fait à grand, il y en a d'autres.

Les lois les plus oppressantes se succèdent. Les organisations qui offrent des débouchés politiques radicaux pour la jeunesse sont systématiquement empêchées, démantelés, criminalisés. Dans ce tumulte, je cherche d'autres formes d'organisation, de l'action concrète à l'échelle de mon quartier.

Je m'investis dans la distribution alimentaire. J'aide à la création d'une association. Je comprends comment à cette échelle-là existe aussi une autre forme de politisation.

Une forme de politisation plus individuelle qui passe par les réseaux sociaux notamment et les discussions informelles. Tout le monde parle de politique mais peu de gens veulent en prendre conscience. On préfère se dire que les jeunes et surtout les jeunes de quartier populaire sont dépolitisés.

Alors voilà, je vous ai confié en quelques minutes à grander les étapes de ma vie militante. Je l'ai fait pour m'engager auprès de vous en toute transparence dans ce contexte si particulier qui me voit partie prenante d'une liste qui prétend représenter le peuple à une élection. Mais je l'ai fait aussi pour vous faire passer le portrait d'un collectif plus large.

Car des personnes comme moi de mon âge qui ont traversé toutes ces années de rissement inoui de la vie politique nationale et internationale, ces personnes sont nombreuses. Je ne suis que le reflet d'une histoire plus large qui concerne des milliers de jeunes qui me ressemblent. Je suis le produit d'une génération ultra connectée qui voit et perçoit tout en temps réel, que ce soit les guerres, les génocides, la recolonisation dans le monde, la misère à l'état pur, le racisme normalisé, la terre qui brûle.

Je fais partie d'une génération dont on s'inquiète au premier chef de la santé mentale sans en chercher à régler les causes. Des causes qui ne sont pas psychologiques mais bien social, économique et surtout politique. Cette angoisse constante, ce manque de vue sur l'avenir.

Heureusement, nous avons la politique. La politique, le militantisme sont pour nous des voies pour dépasser les contradictions du monde dans lequel on vit. Ne pas devenir fou, mais pas que pour soi, pour les autres aussi.

La politique est pour nous une pratique pour arrêter de dissocier le collectif de l'individuel. Alors pour que cette voie militante ne soit pas condamné à l'éparpillement et à la défaite, il faut des débouchés politiques, des organisations à même de faire raisonner ses énergies et à en faire un levier de réelle transformation. Au niveau national, je crois que les insoumis sont ceux qui portent le mieux cette parole claire et pertinente sur les enjeux de société actuel.

Mais elle ne fait pas que porter un discours, elle agit aussi avec les armes dont elle dispose. Il y a eu, nous le savons tous et toutes, une prise de consciente croissante de cette organisation sur les questions qui nous font bouger. L'antracisme, l'islamophobie, l'anti-impérialisme, l'anticolonialisme, l'antise-sexisme. des luttes contre ces fléaux ici nommés, mais aussi pour un projet de transformation effective de la de la société que je résumerai ici en une formule simple, un pacte égalitaire contre le pacte inégalitaire raciste des forces fascisantes. [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] Alors oui, les insoumis existent à un niveau national, c'est certain, mais maintenant il faut aussi pouvoir agir au niveau local, s'attaquer frontalement à l'enjeu de la pratique locale du pouvoir, oser imaginer un communalisme comme pointe départ d'une bifurcation politique profonde.

C'est l'enjeu majeur de ce qu'on appelle la Jinz, l'enjeu de continuer à penser à l'échelle mondiale les conflits internationaux diffusés par les réseaux sociaux, tout en affirmant un besoin d'e d'ancrage local pour ne pas perdre pied, pour faire exister les enjeux globaux dans un espace de transformation concret. Nous faisons partie de la génération qui veut une vraie gauche de rupture, qui porte haut et fort des lignes politiques, qui met à la main à la patte pour agir, renverser la tendance, qui agit de façon concrète, directe, parfois à partir d'impulsion politique, mais aussi à partir de volontés qui viennent d'une certaine conscience morale ou éthique. Combien de marude organisé par des jeunes de quartiers populaires aujourd'hui ?

Combien de gestes ou d'action de solidarité directes ? autant de germes pour une société à venir, une autre forme d'organisation que celle que le capitalisme et le et le néolibéralisme qui qui pardon waouh ! [applaudissements] Merci.

Alors pour renverser la tendance, il faut du temps. Ça ne va pas se faire en une semaine, mais nous n'avons pas le choix. La situation est dramatique.

Des violences policières aux attaques de lieux de culte des ou des femmes voilées dans la rue de la perte des droits fondamentaux comme l'accès au travail au logement au loisirs jusqu'aux privations de liberté par des condamnations ou des fiches S pour des imams qui soutiennent la lutte palestinienne. L'urgence est là. Nous ne pouvons plus faire semblant d'avoir une politique autonome.

Nous devons pousser nos lignes là où nous savons qu'elles peuvent être entendues et nous devons aller nous mouiller dans les instances de décision politique. Bien évidemment, il faudra toujours réfléchir, critiquer, proposer, mais j'ai la conviction que l'urgence politique est déjà là. Il faut agir par tous les moyens contre les politiques d'extrême droite et les politiques libérales.

Et un moyen, c'est aussi celui des élections. Alors, dans cette dans cette conquête du pouvoir local, il faut remarquer comment les insoumis ouvrent et incitent des gens comme moi issus de parcours moins institutionnel euh éloigné de de des élections traditionnelles. Les esprits fatigués créent à la récupération, à la tokenisation des luttes.

Bien. Mais en premier lieu, pourquoi s'en plaindre si cette récupération est vectrice de changement pour tous et toutes ? Et puis renversons un peu la perspective.

Demandons-nous concrètement à quoi nous devons servir dans une organisation de politique institutionnelle. La réponse simple a été donnée par Zoran Mamdani lorsqu'il s'est adressé à ses militants et militants de terrain. Voilà ce qu'il leur a dit.

Keep me on tracks. Ne me faites pas dévier. Qui doit ne me faites pas dévier de mon chemin qui doit nous sortir de l'impasse ? dans lequel la politique capitaliste bourgeoise nous maintient.

Alors voilà à quoi nous, militants et militantes de terrain pourrions servir dans le mouvement insoumis, le garder sur les rails de la radicalité et de la bifurcation. C'est sur nous que repose [applaudissements] c'est sur nous que repose cette responsabilité et nous devons être à la hauteur de cette mission. Je veux aussi être clair sur un point essentiel.

Je ne prétends ni prendre la place de qui que ce soit, ni parler à la place de celles et ceux qui mènent des luttes depuis longtemps. Je n'ai pas vocation à invisibiliser mes frères et sœurs de la lutte, ni à confisquer des paroles qui ne m'appartiennent pas. Mon engagement se fait dans la logique de front commun, faire front avec celles et ceux qui suivent cette ligne politique avec qui nous allons composer, discuter, parfois diverger mais surtout lutter ensemble.

Il ne s'ag [applaudissements] il ne s'agit pas de substitution mais d'addition, pas de représentation hors sol, mais une continuité entre les combats menés sur le terrain et leur traduction politique dans les instances. Et là pour moi, c'est tenir une place parmi d'autres et rester fidèles à celles et ceux qui m'ont politisé. Pour finir, j'aimerais revenir au quartier à la Villene Neuve, à ce lieu par lequel j'ai commencé ma prise de parole. ce lieu dans lequel je suis née et dans lequel je vis ensemble encore.

Car voyez-vous, quand on vit dans un quartier comme celui-ci, l'engagement politique prend une autre dimension. Le quartier n'oublie pas comme on dit, les gens là-bas se connaissent, les conduites sont évaluées. Certains voient dans ce mode de vie une prison.

Je crois au je crois au contraire qu'on a la chance dans un quartier comme celui-ci de vivre dans un cadre moral où ce qu'on fait a des conséquences où les autres sont là pour nous empêcher de dérailler justement. Alors quand mon visage est apparu sur des centaines d'affiches qui ont été collées partout dans Grenoble, euh bah ça a parlé dans mon quartier. Et ce que j'aimerais dire j'aimerais dire aux sceptiques que le travail politique consistera à les convaincre que le projet que nous portons n'est pas celui de la compromission. avec le pouvoir qui les oppresse.

Pour ceux qui m'ont au contraire témoigné leur soutien, il nous faudra être à la hauteur. C'est peut-être la tâche la plus difficile quand on prend le chemin de la politique et c'est cette promesse que j'aimerais toute ma vie honorer. Je vous remercie. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Partout en France, les réunions publiques de la France insoumise font ça le comble avec des militantes et militants plus déterminés que jamais à prendre des villes.

Alors nous accueillons ce soir un habitué des meetings. Il était à Limoge le 20 janvier, à Neï sur Marne le 21, à Chambéri le 25, à Bondi le 27. Il sera à Paris demain le boss des débats télé, le député de Marseille, le coordinateur de notre mouvement Manuel Bombard. [applaudissements] [applaudissements] Merci beaucoup.

Merci pour votre accueil, merci pour tes mots, ça me fait plaisir. Et merci pour votre chaleur, votre fraternité. C'est vrai qu'on tourne pas mal en ce moment et c'est vrai qu'à chaque fois et c'est le cas encore ici ce soir à Grenoble, il y a du monde, les salles sont pleines, il y a cette fraternité, cette solidarité et s'il y a cette fraternité, cette solidarité, sans doute bien sûr, c'est parce que il y a un intérêt pour les idées défendues par les listes de la France assoumise aux élections municipales.

C'est aussi je crois parce que dans le contexte que l'on vit aujourd'hui, dans la libération et la banalisation de cette parole raciste dont tu parlais avant moi, il y a aussi cette envie d'être ensemble, de montrer qu'on peut se battre ensemble et en se mobilisant ensemble d'envoyer aussi des messages qui sont des messages de résistance, de résistance antiraciste et de résistance antifasciste. Et c'est ce message qu'on envoie aussi ensemble ce soir. [applaudissements] Je veux évidemment saluer mes collègues parlementaires Elisa Martin que vous avez entendu avant moi, mais je sais qu'il y a aussi mon collègue Gabriel Amar député de Villeorba qui est dans la salle à qui je veux dire un message d'amitié [applaudissements] et excuser votre député de la 9e circonscription de l'Isandrine NosB.

Je sais qu'elle est retenue à l'Assemblée nationale pour continuer à mener la bataille, mais qu'elle aurait aimé être avec nous ce soir, lui faire un petit coucou à distance [applaudissements] et merci bien sûr aux militantes et aux militants qui se sont engagés, qui ont beaucoup travaillé pour préparer cette réunion publique ensemble. Avant de venir à la question des élections municipales, je voudrais dédier cette soirée au peuple du monde entier qui se battent, en particulier ces derniers jours, au peuple iranien, au peuple kurde, évidemment, au peuple palestinien qui continue son soutien, qui continue son engagement, qui continue sa bataille. [applaudissements] Et je veux dire sur ce sujet que évidemment c'est bien d'y penser, c'est bien de leur dédier nos meetings et nos réunion publiques, mais chacune et chacun d'entre nous dans cette salle, nous pouvons faire quelque chose.

Nous pouvons agir pour apporter notre soutien à ces peuples qui se mobilisent. Et en particulier, je veux vous dire que nous les insoumis avec nos partenaires de différents partis et mouvements politiques à l'échelle européenne, nous avons initié ce qu'on appelle une initiative citoyenne européenne, c'est-à-dire en quelque sorte une pétition européenne demandant et exigeant de la Commission européenne qu'elle rompe et qu'elle suspende les accords de coopération économique qui existent aujourd'hui entre l'Union européenne et Israël [applaudissements] pour que la Commission européenne agiss sur ce sujet. Il faut que nous réunissions 1 million de signataires en Europe.

Nous avons les lancé cette pétition il y a à peu près 2 semaines. Nous avons d'ors et déjà réuni signataires partout en Europe. [applaudissements] Mais 400000, c'est très bien.

C'est le meilleur démarrage jamais rencontré depuis que les initiatives citoyennes européennes existent et ont été mises en place. Mais 400000 c'est très bien mais c'est pas 1 million. Donc continuez à à signer, à faire signer.

Si vous l'avez pas encore fait, apportez votre signature. Il faut forcer la Commission européenne à agir sur ce sujet et on peut agir au niveau européen. On en a fait la démonstration.

On peut agir évidemment par notre participation aux manifestations, aux initiatives de boycotte, mais on peut aussi agir sur ce sujet en votant aux élections municipales. Oui, on peut agir sur ce sujet en votant aux élections municipales. Pourquoi ? parce qu'il existe dans nos communes et ici aussi à Grenoble des accords de jumelage qui existent entre nos villes et des villes israélienne.

Et il est temps de dire [acclamation] il est temps de dire qu'une ville de gauche, une ville qui défend les principes élémentaires de la solidarité, du respect des droits humains dans le monde ne peut pas détourner les yeux et ne rien faire face à un génocide. Oui, avec la liste insoumise, avec des maires insoumis ici à Grenoble, nous suspendrons et nous arrêterons l'accord d'association qui existe entre Grenoble et la ville israélienne de Réovote. Parce que oui, quand on est engagé pour la solidarité internationale, on utilise les leviers à notre disposition pour le faire et à l'échelle des villes, ça veut dire qu'on suspend et qu'on rond les jumelages quand la situation est inacceptable comme telle comme elle l''est aujourd'hui en Israël.

Donc bien sûr que en agissant dans la campagne des élections municipales, on peut aussi agir sur ce sujet. Je commence par ce point parce que je sais qu'il est important pour beaucoup de personnes ici dans cette salle. Je commence par ce point parce qu'il participe des différentes priorités programmatiques qui sont les nôtres aux élections municipales parce que oui, le 15 mars et le 22 mars prochain, vous allez d'abord voter pour un programme. d'abord voter pour un programme et ce programme c'est celui que vous publiez aujourd'hui et celui sur lequel Alan Bruno reviendra après moi dans son intervention mais qui est un programme entre guillemets basique avec des éléments qui sont des éléments d'évidence.

Quand on n une ville ou un pouvoir municipal qui se revendique de la gauche, oui, on doit faire en sorte que nos enfants, nos gamins quand ils vont à la cantine, ils puissent manger gratuitement et ils puissent manger bio parce que non, il n'est pas normal que il n'y ait que les enfants, des familles qui en ont les moyens qui puissent manger de la nourriture de qualité. Et sur ce sujet, je veux vous dire parce qu'il y a un lien entre les batailles locales, les batailles nationales et les batailles européennes, je veux vous dire que c'est une grande fierté que ça soit à l'initiative des eurodéputés de la France insoumise qui a été voté il y a quelques jours au Parlement européen. une résolution visant à s'opposer à la ratification en l'état de l'accord de libre échange avec le Mercosour et que si demain nous dirigeons la ville de Grenoble, nous ferons une chose simple comme toutes les villes de France dans lesquelles nous sommes candidats, c'est nous déciderons que nos villes sont des villes hors accord de libre échange avec le Mercosour.

C'est-à-dire que dans nos cantines ici, [applaudissements] C'est-à-dire que dans nos cantines ici, dans nos marchés public ici, non, par exemple, dans nos cantines, nous n'accepterons pas de servir à nos gamins, à nos enfants des produits qui utilisent des pesticides qui sont interdits en France ou interdits au sein de l'Union européenne et que non, la nourriture de qualité qui est bonne pour notre santé, elle ne doit pas être réservée aux familles qui en ont les moyens, elles doivent être ouvertes à toutes et tous. Donc oui, bien sûr, nous sommes fiers de dire que nos cantines doivent être bio et gratuites pour tous les enfants de cette commune. [applaudissements] Quand on est dans une ville de gauche, on ne peut pas accepter on ne peut pas accepter que dans nos quartiers populaires en particulier, on est un habitat dégradé avec des cafards, avec des problèmes de chauffage, avec des logements dans lequel il fait beaucoup trop chaud l'été et dans lequel il fait beaucoup trop froid l'hiver. qu'on soit dans des tours dans lequels il y a 10 15 20 étages et que vous vous retrouvez dans des situations dans lequelles pendant une semaine de semaine 1 mois 2 mois 3 mois je le vis au quotidien à Marseille vous le vivez ici à Grenoble vous avez l'ascenseur qui est en panne et des gens qui sont confinés à domicile parce qu'ils peuvent pas aller faire les courses parce qu'ils sont des personnes âgées des personnes en situation de handicap donc oui nous sommes fiers de dire que avec les insoumis à la municipalité de Grenoble il y aura un plan d'urgence pour défendre le logement dans nos quartiers, pour défendre le fait que tout le monde puisse vivre dans un logement qui est un logement de qualité pour toutes et tous.

Oui, bien sûr. Défendre un programme qui a un programme de rupture à l'échelle municipale, c'est aussi garantir la tranquillité publique. Et je dis ça parce que j'ai vu que sur ce point, certains voudraient faire croire en truquant les propos des uns et des autres, en modifiant les prises de position parce que Allan Bruno a dit quelque chose de tout à fait juste.

Alan a dit bah oui, soyons sérieux, c'est pas à la police municipale de Grenoble de lutter contre des réseaux de criminalité organisé qui sont des réseaux nationaux et internationaux. Parce qu'à un moment, on peut faire croire n'importe quoi aux gens, on peut leur raconter des bêtises, mais des réseaux qui font du trafic international d'êtres humain, qui font du blanchiment d'argent, qui sont des réseaux qui utilisent des méthodes aujourd'hui extrêmement complexes de réseaux euh qui permettent de sortir de l'argent à l'extérieur de la France, faire croire que c'est la première des compétences et le rôle de la police municipale de Grenoble de démanteler les réseaux de la criminalité organisée, franchement, c'est vraiment prendre les gens pour des imbéciles. Et oui donc oui bien sûr c'est pas le travail [applaudissements] et d'ailleurs ceux qui essayent de faire croire ça c'est ceux qui se succèdent au pouvoir au niveau national depuis des années et des années depuis des des décennies et des décennies dont les méthodes pour lutter contre les réseaux de la criminalité organisée ont été un tel échec aujourd'hui que franchement ils sont bien mal placés pour nous donner des leçons et pour faire croire que c'est de la faute de la France insoumise s'ils ont été incapables de lutter contre ces réseaux de criminalité organisé mais oui nous on assume de dire qu'une ville dirigée par la France assoumise, c'est une ville qui garantit la tranquillité publique, la sécurité et pour ça et pour ça, il faut certainement pas les méthodes de celles et ceux qui essayent de les généraliser partout qui en vérité n'en ont rien à faire de votre sécurité, de votre tranquillité, qui cherchent juste à faire de la communication, qui cherchent juste à venir faire les gros bras sur les plateaux de télévision.

Ceux qui viennent vous dire maintenant, il faudrait mettre des caméras partout parce que c'est comme ça qu'on serait protégé ou il faudrait donner des armes à des policiers de la police municipal qui ne sont pas formés pour ça, qui n'ont pas l'équipement pour ça et dont les compétences ne correspondent pas à à à ce besoin en armement et en équipement. Et ces gens-là vont essayer de vous faire croire que si vous faites pas ça, c'est que vous en avez rien à faire de la sécurité des Françaises et des Français. Alors moi, je leur dis, est-ce que vous savez quelles sont les deux villes de France qui sont les plus vidéos surveillées ?

La première, c'est Nice, il y a quelqu'un qui l'a dit. La deuxième c'est Nim. Bon alors peut-être que puisque ils sont super vidéos surveillé peut-être qu'on peut faire le point, peut-être qu'on peut voir si ça a marché.

Alors je suis allé voir. Alors sur Nice, sur les 5 dernières années, il y a eu une augmentation de 80 % des délits liés au trafic de drogue et un une augmentation de 16 % des violences. Pourtant c'est la ville de France dans lequelle il y a le plus de caméras de vidéosurveillance.

Anime, il y a eu une augmentation de plus de 60 % des délits liés au trafic de drogue et il y a une augmentation de 25 % des violences. Ça c'est leur méthode. Donc si vous voulez ça, votez pour eux et vous aurez ce résultat là.

Et puis après, il y a la doctrine qui est la notre tranquillité publique, de la présence humaine, de la médiation. Vous savez qu'à chaque fois que vous mettez quatre caméras, quatre caméras, vous pouvez avoir un effectif humain, un éducateur de rue, un une brigade de tranquillité publique, des gens qui sont présents sur le terrain, qui discutent, pas des gens qu'on voit jamais et qui arrivent juste pour faire les gros bras et pour venir intimider tout le monde. Et bien souvent, c'est les habitantes et les habitants de nos quartiers qui sont en quelque sorte une nouvelle fois victime parce qu'ils subissent déjà les risques liés à la criminalité organisée, à ses impacts.

Donc ça c'est la méthode des autres. Puis après il y a une autre méthode. C'est la méthode qui a été mise en place par exemple la fâche qui est une commune de la banlieu lilloise qui est dirigée par un maire insoumis.

Et puis là je suis aussi allé voir les chiffres. Alors à Fach Cumil, depuis que Patrick Prisi, notre collègue est maire de Fachuménil, il y a une baisse de 30 % des cabriolages, de 65 % des vols avec violence et de 27 % par exemple des vols de voiture. Je vous donne quelques chiffres, quelques exemples. [applaudissements] Je vous dis ça pour que vous laissiez pas croire que la droite c'est elle qui est la seule qui parle des questions de sécurité et que ce sont ces méthodes à elle qui permettent d'obtenir des résultats parce que leur méthode elle marche pas et que nous notre méthode le fait de mettre de la présence humaine de ramener des services publics de faire en sorte qu'il y ait des associations, un tissu local qui fait vivre nos quartiers populaires, qui fait vivre nos villes de manière générale, ça c'est la bonne méthode pour permettre à chacune et à chacun de vivre en paix et en tranquillité. [applaudissements] Donc oui, le 15 mars, vous allez voter pour un programme et vous allez avoir le choix entre ces différents programmes et donc vous allez avoir le choix entre différentes listes et notamment ici à Grenoble entre différentes listes qui se revendiquent de la gauche.

Alors moi ce que je vous dis c'est évidemment regarder les programmes. regarder les programmes et voter sur la base des programmes. Mais bon, malheureusement, vous savez comme moi que on il y en a beaucoup des gens qui viennent au moment des campagnes électorales et qui font beaucoup de promesses et c'est pas parce que ils l'ont mis dans leurs promesses ou dans leur programme que ils le font une fois que l'élection est passée.

Donc c'est bien de regarder les programmes, il faut le faire et puis après il faut regarder ce que les gens font du programme. Et sur ça et nous en tant que parlementaire évidemment on a un éclairage national et on a un éclairage national d'actualité puisque lundi il va y avoir une dernière motion de censure pour s'opposer au budget proposé par le corps nu proposé je suis sympa au budget que le cornu veut nous imposer et quand le cornu veut vous imposer un budget soit vous l'acceptez ça veut dire que vous êtes d'accord avec ce budget Soit vous vous y opposez et quand il veut vous l'imposer, c'est-à-dire qu'il fait un article 493. Et donc dans ce cas-là, si vous voulez vous y opposer, vous déposez une motion de sensure et vous votez la sensure.

C'est votre seule manière de vous opposer à ce pied. [applaudissements] Alors quand on a été élu pour augmenter les moyens des services publics et pour apporter davantage de moyens au ministère de l'éducation nationale pour créer davantage de postes d'enseignant d'AESH ou de surveillant, on n'accepte pas un budget qui supprime 4000 postes d'enseignants et 3000 postes de surveillants. On l'accepte pas. [applaudissements] Et vous avez dans cette campagne soit la liste conduite par Alan Bruno, la liste soutenue par la France assoumise, soit une liste dans lequelle vous avez des candidats qui se revendiquent d'un parti, le Parti socialiste, place publique, plusieurs partis qui disent aujourd'hui non, on ne censure pas le gouvernement et on laisse passer ce budget.

Donc on laisse passer ces 4000 postes d'enseignants supprimés, ces 3000 postes de surveillants supprimés. Donc, on laisse passer le fait que on va supprimer les aides pour le logement pour les étudiants qui sont pas des étudiant de nationalité dit communautaire, c'est-à-dire qui sont pas d'un pays euh euh issu de l'Union européenne. Et je discutais tout à l'heure et Chirol avec des étudiants qui disaient "Mais nous, on est une nationalité française mais on a des collègues qui agissent avec nous qui vivent dans une précarité absolue et si vous leur supprimez les aides pour le logement et ben ils vont ils sont obligés de chercher, ils commencent déjà à chercher du boulot." Et vous savez très bien que si vous bossez en même temps que vos études, ben forcément vous consacrez moins de temps, moins de sérieux dans vos études et donc forcément vous êtes dans une situation plus difficile pour réussir vos études.

Et cette mesure-là, réserver les aides pour le logement aux étudiants, en tout cas les supprimer les les les supprimer pour les étudiants étrangers, c'est une mesure qui est directement puisée. Vous pouvez la retrouver dans des tractes qui y a 15 ans 20 ans étaient dans le programme présidentiel de Jean-Marie Le Pen. Voilà.

Et ça aujourd'hui c'est s ce budget. Alors comment vous pouvez avoir été élu contre le Rassemblement national, contre l'extrême droite, contre le racisme et laisser passer une mesure raciste et une mesure inacceptable comme celle-ci ? Comment vous pouvez avoir été élu pour considérer que la question de la santé une de nos priorités absolues aujourd'hui ? qu'il faut investir davantage de moyens parce que l'hôpital public il est à que aujourd'hui vous avez des soignants qui sont épuisés qui en peuvent plus que vous avez des services d'urgence en France qui ferment l'été parce qu'il y a pas suffisamment de personnel et de moyens pour les faire tourner et accepter de laisser passer un budget de la sécurité sociale qui va faire encore 3 milliards d'économie sur les dépenses de santé, encore 3 milliards de coupes dans les dépenses de santé.

Et ça malheureusement parce que ça me fait pas plaisir de le dire. Oui, quand il y a eu le budget de la sécurité sociale à l'Assemblée nationale, oui, les socialistes se sont ont voté pour et oui, les écologistes se sont abstenus sur ce budget de la sécurité sociale. Et la seule formation politique qui est resté fidèle à sa parole, fidèle aux engagements pris devant les électrices et les électeurs, oui, ce sont les insoumis qui ont voté contre le budget de la sécurité ce soir. [applaudissements] Dans cette élection municipale, vous avez le choix évidemment et moi je vous dis choisissez une liste 100 % censure du gouvernement et 0 % macroniste.

C'est la liste insoumise conduite par Alan Brun ici à Gren [applaudissements] [applaudissements] et d'ailleurs parce que je parle de santé, j'ai un petit message à passer. Il se trouve que cet après-midi, j'ai eu la chance avec nos camarades de d'chirol de rencontrer l'équipe du village de santé qui font un travail extraordinaire. Ils sont implantés dans un quartier populaire à Chirol et ce sont en particulier des médecins, des travailleurs sociaux qui sont tous au même salaire et qui donc ont fait honnêtement des sacrifices d'un point de vue salarié. et qui ont et qui défendent l'idée d'avoir une approche qui est une approche globale de la question de la santé.

C'est-à-dire, il y a des gens qui viennent au au village de santé parce qu'ils ont un problème de de santé mais ils disent bah la réponse c'est pas qu'un acte médical, c'est aussi essayer de prendre en compte toutes les problèmes liés au logement, liés à au mal-être, aux problèmes psychologiques et cetera et donc de traiter le problème dans sa globalité. Il faut un travail extraordinaire. C'est c'est formidable ce qu'ils font et vous avez la chance de l'avoir à Échirol.

Et d'ailleurs partout où on gagnera nous les insoumis des communes, on défendra et on développera cette idée de développer des centres de santé qui permettent à tout le monde d'avoir accès aux soins. Et juste [applaudissements] et le message à faire passer, c'est le suivant, c'est que à l'issue de notre rencontre, ils avaient un rendez-vous avec le ministère de la santé et malheureusement, ils nous ont appelé après pour nous le dire. Donc je vous le dis, ils nous ont expliqué que le ministre, il y avait une expérimentation qui a été engagée par les ministres de la santé précédente pour voir si c'était un modèle qui était intéressant et qu'il fallait poursuivre.

Et malheureusement dans le rendez-vous avec la ministre de la santé, il leur a été dit que l'expérimentation allait s'arrêter et je veux vous dire queil faut que vous les souteniez. Il faut que vous leur apportez tout votre soutien, tout votre solidarité parce qu'on a besoin de ce type de centre de santé. on en a vraiment besoin et on a besoin d'être à leur côté. [applaudissements] Je sais pas comment ils vont faire.

Ils vont sans doute prendre des initiatives dans les prochains jours. Mais voilà aussi pourquoi il faut censurer ce gouvernement. parce qu'on laisse passer un gouvernement qui s'attaque aux initiatives qui sont des initiatives citoyennes, associatives, des gens qui prennent sur eux-même qui se sacrifient y compris pour essayer de répondre à ce besoin en santé dans nos quartiers populaires.

Quand on est un gouvernement qui prétend soi-disant défendre l'accès aux soins de toutes et tous, on narrête pas une expérimentation comme celle-là. Et donc quand on a été élu notamment avec les voix des habitantes et des habitants de nos quartiers populaires qui se sont mobilisé pour obtenir une alternative au macronisme et pour empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir, on censure un gouvernement qui laisse tomber des initiatives comme le village de santé. On censure. [applaudissements] Et lundi à 17h à l'Assemblée nationale, il y aura une dernière motion de sorci.

Ça sera la dernière chance pour empêcher ce budget. Alors d'ici là, interpelle vos députés, vos parlementaires, faites du bruit, un maximum de bruit. La dernière fois, ça s'est joué à 20 voix. 20 voix.

C'était les 20 20 voix du Parti socialiste. Faire en sorte qu'il changent d'avis, qui sont sûrent, qui refusent ce budget parce que ce budget, il va accroître encore nos difficultés. Et dans l'élection municipale, vous allez avoir l'opportunité d'envoyer un message clair sur ce sujet, un message simple.

On défend et on donne de la force. On donne de l'énergie à la gauche qui ne renonce pas. à la gauche qui est solide sur ses appuis, à la gauche qui ne trahit pas, à la gauche qui ne renit pas sa parole, qui ne renit pas ses engagements, à la gauche qui défend et qui reste fidèle au contrat qu'elle a passé avec les électrices et les électeurs au moment des élections.

Et pour ça, il faut voter ici pour la liste conduite par Alan Brunon et la liste soutenue par la France insoumise. [applaudissements] [applaudissements] Enfin, évidemment en allant voter et ça y est, Kenzan a bien parlé avant moi, vous allez aussi envoyer un message, je le disais un peu en introduction, un message de résistance. Parce que le contexte vous l'avez comme moi sous les yeux.

Parce que ici vous avez un candidat de droite dont vous connaissez le parcours et vous avez raison parce que son parcours mérite ses sifflés. Mais il y a pas que son parcours qui mérite s siffler. Il y a aussi la nature des propositions politiques qu'il défend et la démarche dans laquelle il est engagé de draguer de plus en plus l'électorat de l'extrême droite et qui est malheureusement un schéma qu'on voit et qu'on observe partout en France, c'est-à-dire un schéma dans lequel la droite dite républicaine, on comprend plus trop ce qu'elle a de républicain, se rapproche tellement de l'extrême droite que finalement ils en reviennent apporter ces mêmes propositions.

On était il y a moins d'une semaine, il y a une semaine à l'Assemblée nationale dans ce qu'on appelle la niche parlementaire du groupe de la droite républicaine. C'està-dire la journée dans l'année où le groupe issu du parti les républicains peut défendre ses propres propositions de loi. Alors, on aurait pu se dire que peut-être qu'ils allaient faire quelque chose pour le pouvoir d'achat, qu'ils allaient peut-être faire quelque chose pour l'économie.

Normalement, c'est les amis des grands patrons du MEDF, on s'attendait de voir les combattre sur ce terrain. Non, ils sont revenus activer les vieilles obsessions contre les musulmans ici. Et le deuxième texte, c'était un texte pour la présomption de légitime défens pour les forces de l'ordre.

Si c'est ça qu'ils ont défendu. C'est-à-dire l'idée que finalement les citoyens ils seraient pas à égalité que si il y a un policier qui tue une personne, bah la présomption, le point de départ c'est que s'il l'a fait, c'est qu'il devait avoir raison. Et puis après, il faudra que vous fassiez la démonstration que non, ce n'était pas le cas.

Alors que tous les autres citoyens, ça fonctionne pas comme ça. Et on s'est battu sur ce sujet, on l'a empêché pour l'instant. On a pris la parole, on a fait durer les débats, on a combattu pied à pied, nous les insoumis et le texte n'a pas été adopté.

Mais attention, le gouvernement [applaudissements] Attention, le gouvernement a l'intention de reprendre ce texte. Et quand on voit le contexte international et ce qui se passe aux États-Unis avec la police dite de l'immigration de Donald Trump, on voit où peuvent mener ce type d'obsession, ce type d'abus et ce type de dispositif d'un gouvernement qui maintenant en quelque sorte est tenu par des syndicats extrémistes qui d'ailleurs seront dans les rues dans les prochains dans les prochains jours et qui prétendent leur imposer leur politique. Une politique basée sur l'impunité.

C'est-à-dire que si un jeune meurt sous les balles de la police, le principe de base, c'est qu'il faut le protéger, le couvrir et le défendre. Et nous nous disons mais non, le principe de base c'est qu'il doit y avoir des enquêtes indépendantes et que si vous voulez améliorer le lien qui est aujourd'hui très distendu entre la police et une partie de la population, vous devez avoir une exemplarité absolue. Une exemplarité absolue.

Et donc précisément ce type de proposition de loi, ça fait l'inverse. Bref, tout ça pour vous dire que vous avez cette droite là. Et d'un certain point de vue, monsieur Carignan en est l'expression chimiquement pure.

J'ai vu, j'étais à France 3 à midi qui nous ressortait l'histoire des Burkinis. Franchement, c'est bon quoi. Vous croyez vraiment que le problème des habitantes et des habitants de Grenoble dans cette campagne des élections municipales, c'est la longueur du maillot de bain et le règlement intérieur de la police municipale ?

Franchement, stop. Ça suffit. [applaudissements] Ça suffit.

Et je le dis solennellement à monsieur Carignon comme à monsieur Retaillot là parce que monsieur Carignon c'est le candidat de monsieur Retaillot. Je le dis solennellement dans ce pays les Français de confessions musulmanes en ont marre de servir de chair à canon électoral. Voilà, ils en ont marre.

Stop, ça suffit. [applaudissements] Et donc nous dans cette campagne face dans ce climat fasciste, dans ce climat de libération de la parole raciste, nous voulons aussi dire que les villes qui seront dirigées demain par la France insoumise, ce seront des villes refugees dans la lutte contre le racisme, contre l'islamophobie, contre l'antisémitisme, contre les discriminations, contre les personnes LGBT ou contre les personnes en situation de handicap. [applaudissements] Et comme j'ai entendu que à Minnéapolis, le maire avait dit que la police de l'immigration de Trump n'était pas la bienvenue à Minéapolis, je veux vous dire que dans les villes dirigées par la France insoumise, les actes racistes, les actes islamophobes, les actes antisémites et toutes les formes de discrimination ne seront pas les bienvenus. qu'on les combattra, que la ville [applaudissements] que la ville se tiendra au côté de toutes celles et ceux qui en sont victime.

C'est la première chose qu'on peut faire dans ce climat. Et la deuxième, c'est que évidemment tout le monde sait que cette campagne des élections municipales, elle préfigure aussi la campagne qui va avoir lieu ensuite, qui va être la grande bataille qui va nous opposer à l'extrême droite. La grande bataille entre le camp fasciste dont on voit petit à petit qu'il étend à l'échelle internationale son influence et la gauche de rupture, la résistance antiraciste, la résistance antifasciste, la gauche écologique, la gauche citoyenne, la gauche populaire [applaudissements] et que la force que vous donnerez dans l'élection municipale aux listes de la France insoumise, les points d'appui que vous nous donnerez dans les conseils conseils municipaux et dans les communes, ce sera autant de force que nous projetons projetterons ensuite dans cette grande bataille nationale qui va être une bataille essentielle, une bataille d'une importance capitale et on a besoin de cette force et de cette énergie [applaudissements] et dans cette bataille et ce combat évidemment il y a les insoumis mais je le dis dans cette bataille cette bataille elle est ouverte à toutes celles et ceux qui veulent s'engager dans la forme qu'ils veulent de ce point vue là et je le dis volontairement ici à Grenoble, je veux saluer la prise de décision de plus de 400 militants écologiste qui ont dit dans une tribune qui a été publiée en début de semaine qu'il n'acceptait pas de voir l'écologie diluer dans le social libéralisme et qui disait qu'il fallait renouer avec la gauche de rupture, c'est-à-dire avec la France assoumise.

Ils ont raison de dire ça. [applaudissements] Et donc ici, quelle que soit votre opinion politique, quelle que soit votre étiquette, que que vous soyez venu ici en militant convaincu ou en curieux, en sympathisant, je vous dis dans cette bataille, dans cette première bataille et dans la bataille qui va suivre après, on aura besoin de la force de tout le monde. On aura besoin de l'énergie de tout le monde.

On aura besoin de l'engagement de tout le monde. La première étape, c'est de s'inscrire sur les listes électorales. Vous avez jusqu'au 4 février pour le faire en ligne.

Vous avez jusqu'au 6 février pour le faire en mairie. Vérifiez que vous êtes bien inscrit sur les listes électorales. C'est pas parce que vous avez voté à la dernière élection que vous pouvez pas avoir été radié de ces listes là.

Vérifiez que vous êtes bien inscrit. Vérifier que la famille est bien inscrite. Vérité que les collègues sont bien inscrits.

Vérifier que les amis sont bien inscrits. Une élection, ça se joue voix par voix, barre par barre, tour par tour, immeuble par immeuble. Faites ce travail.

Si vous êtes pas là le jour de l'élection, le 15 mars ou le 22 mars, donnez une procuration. Toutes les voies comptent. Et une voix par bureau de vote à l'échelle de la ville, ça commence à faire beaucoup.

Ça commence à faire un gros écart. Inscrivez-vous sur les listes électorales, faites des procurations et venez donner le coup de main sur la campagne. Vous avez des tables là dehors où vous pouvez laisser vos coordonnées.

Bien sûr, tout le monde pourra pas tout faire mais chaque petit coup de main contribue à déployer ce vaste réseau social humain qui est le nôtre et qui nous permet de faire bouger les lignes, de diffuser des idées. Parce que vous le savez, vous pouvez pas compter sur les chaînes d'information. on continue pour présenter nos programmes et présenter nos propositions et que si ces news parlent de vous, c'est plutôt faut plutôt s'en inquiéter plutôt que d'en être content.

J'ai vu que sur ces news il y a quelques jours, il disait qu'il fallait faire des rafles. Maintenant, ils en sont là ces news hein, ils en sont là. Laissez tomber, vous pourrez pas compter sur eux.

Par contre, on peut compter sur notre force à nous, sur une personne qui parle à une personne, qui parle à une personne, qui convainc, qui ramène. Parce que oui, contrairement à ce qu'ils essayent de faire croire à la télévision, les gens ils réfléchissent. Ils ont un cerveau, ils lisent les programmes, ils les consultent.

Ah ouais ! Bien souvent la première difficulté, c'est que beaucoup de gens n'y croient plus. Eh, comment leur en vouloir ?

Ils ont tellement été déçus, ils ont tellement été trahis. Et je crois que on a fait la démonstration à l'Assemblée nationale qu'on pouvait nous faire confiance, qu'on avait pas peur, qu'on défendait des points de vue, peu importe si ça nous valait des compliments, des menaces, des insultes et que la première question que nous nous posions quand nous défendions une position politique, c'était pas de savoir si elle allait nous permettre de nous attirer les bonnes grâces médiatiques, mais c'était de savoir si c'était une position juste du point de vue de l'idée qu'on se fait de la société dans laquelle on a envie de vivre. Et [applaudissements] bien sûr, ça a produit cette situation où vous pouvez pas allumer la télé ouvrir un journau, un journal pour qu'on dise des horreurs sur la France assoumise, mais petit à petit dans le peuple français l'idée fait son chemin.

C'est bien, il y a des gens qui tiennent bon, ils se laissent pas impressionner, ils se laissent pas faire. Alors, montrer que petit à petit ça avance, que petit à petit ça progresse. Mobilisez-vous, engagez-vous dans cette campagne.

Venez aider Alan Bruno et les candidats de la liste Faire Mieux pour Grenoble qui font un travail extraordinaire. Venez les aider, venez leur donner le coup de main, venez poussez-les à la mairie, faites-leur faire le résultat le plus important possible. On me dit parfois ou mais au deuxème tour au deuxème tour entendu que sur la liste de madame Ruffin, il y avait place publique qui disait au 2è tour pas question de faire d'alliance avec la France assoumise.

Ben nous, on a toujours été très clair. On a dit mettez-nous en tête, mettez-nous en tête de la gauche. Et si vous nous mettez en tête de la gauche, alors nous on créera le rassemblement sur une base de rupture pour battre la droite et battre l'extrême droite. [applaudissements] Faites ça.

Et la prochaine fois, personnellement, peut-être peut-être je reviendrai avant, mais ça me ferait vraiment plaisir de revenir à Grenoble et que à ce moment-là, Grenoble soit insoumise. Merci à vous. [applaudissements] Merci de votre présence et de votre accueil et bon courage pour la fin de la campagne. [applaudissements] [applaudissements] Il nous reste un mois et demi pour aller convaincre amis, famille, collègues, un mois et demi pour aller toquer à chaque porte, tracter chaque marché, chaque école pour que tout le monde sache qui porte la voix des opprimés, des précarisés et des quartiers à Grenoble.

Et ne vous fiez pas au sondage fait par des instituts et des médias en cabale contre nous qui avaient placé Mélenchon cinq points en dessous de son score au premier tour de l'élection présidentielle et l'extrême droite largement en tête des dernières législatives alors que c'est nous qui avons gagné à Grenoble en 2014. Les sondages avaient placé le PS en tête de 10 points, mais il a été battu dans les urnes. Donc, n'attendons rien des sondages.

Nous n'écoutons que les habitants qui nous disent au quotidien leur besoin d'une gauche de rupture. On compte sur vous. Rejoignez-nous sur Action Populaire et ensemble envoyons un maire de combat au conseil municipal.

Un maire qui ne cèdera rien à l'extrême droite, qui est d'ailleurs actuellement en procès contre eux. Un maire [applaudissements] un maire qui a fait du combat contre le fascisme, une lutte centrale à la France insoumise en fondant le réseau insoumis antifasciste. Un maire qui connaît les quartiers populaires de Grenoble pour y avoir grandi.

Un maire qui montre le chemin de la lutte sans compromission. Qui montre qu'on peut gagner sans renier ses valeurs de solid de solidarité et d'antiracisme. Qui mènera la bataille des idées jusqu'au bout ?

Bruno. [applaudissements] [musique] [acclamation] [applaudissements] Bonsoir Grenoble. [acclamation] [applaudissements] Bonsoir les camarades, les amis, bonsoir tout le monde.

Nous sommes ici arrivés dans un point de cette campagne cruciale où l'énergie de chacun va compter. Donc nous attendons à une mobilisation massive de tous les Grenoblois. Et cette démonstration politique nombreuse ce soir, car nous sommes nombreux sur les chaises de cette salle est un signal politique envoyé à nos adversaires politiques, les islamophobes, les racistes, pour leur dire que nous tenons la barre à Grenoble, fidèle à sa grande histoire, celle des rébellions et des révolutions. [applaudissements] [applaudissements] Pour commencer sur une bonne tonalité mon discours, je citerai un camarade lointain, Maximilien Robespèpierre qui disait "Je ne suis pas le défenseur du peuple, je n'ai jamais prétendu à ce titre fastueux.

Je suis du peuple, je n'ai jamais été que cela. Je ne veux être que cela. Je méprise quiconque a la prétention d'être quelque chose de plus.

Voilà dans les pas desquels militants révolutionnaires nous inscrivons, car à Grenoble des 1788 par la journée des tuiles, le peuple s'était mise en résistance pour s'imposer face au pouvoir royal qui avait décidé de supprimer le parlement du Dauphiné. Et plus tard, en 1945, bon nombre de résistances sont rentrés dans la résistance pour faire face au nazis qui avait décidé de mettre en France le venin de l'antisémitisme. Et donc Grenoble, fidèle à cette terre de résistance et des révolutionnaires doit savoir que dans ses pas, des insoumis marchent désormais.

Et nous lançons un appel à tous ceux qui nous regardent attentifs. Oui, Grenoble est prête, fidèle à son histoire, à enclencher le pas de la grande révolution citoyenne, [applaudissements] de la grande révolution citoyenne, des quartiers populaires qui vont se mettre en marche [applaudissements] car ce sont en effet les quartiers populaires qui ont été abandonnés, qui auraient pu permettre que l'on traite un seul instant comme on l'a fait pour les habitants des quartiers populaires, les quartiers des centre-ville qui auraient pu permettre être un seul instant que le centre-ville ou des places du centre-ville se transforment comme la place des géants en des espaces où les services publics se sont retirés en des espaces où il n'y a plus un commerce de proximité. Nous sommes de ceux qui défendons la dignité des habitants des quartiers populaires et donc nous disons à cet instant que nous avons mis en place pour cette deuxième phase de notre campagne un grand plan quartier qui sera établi et nous allons aller dans chaque quartier Grenoblois pour dire que nous allons rétablir des commerces de proximité les services publics nécessaires à la vie de la cité que nous allons rétablir les pharmacies qui ont été supprimées que nous allons rétablir les lieux de santé qu'ils ont été supprimé.

Voilà notre tâche qui est face à nous et ce grand plan des quartiers populaires ira se concentrer par un porte à porte massif qui complètera celui que nous avons commencé à faire en allant toquer à 10000 portes dans cette campagne municipale. [applaudissements] Alors, je voudrais saluer comme candidat de la France insoumise et je suis très fier de porter cette liste les femmes de la Villeneuve et les femmes exceptionnelles qui composent cette liste en particulier Latifa qui se trouve derrière nous. [applaudissements] Je voudrais également saluer Majda qui est aussi une habitante de la Villeneuve. [applaudissements] qui ont imaginé une grande réunion mettant au centre de l'intérêt la question des maires isolées qui est une question centrale de la vie des quartiers populaires car souvent les femmes seubles doivent assumer et porter sur elles le poids colossal de l'organisation du foyer.

Et lorsque les situations des services publics qui se retirent reculant l'accès au droit dans les quartiers populaires, c'est directement ces femmes qui sont affaiblies dans leur capacité à supporter le poids colossal qui est le poids du foyer. Je voudrais rendre un hommage à ces militantes qui composeront notre liste et qui ont fait cette réunion [applaudissements] replaçant au cœur du débat la question des maires isolées qui est une question centrale pour nous parce qu'il en va de la dignité à la fois des petits, à la fois des écoles, à la fois de la question du logement social dans les familles puisqu'elles sont confrontées à la difficulté d'accéder au logement social et donc nous avons suite à cette réunion publique déployé des pistes de réflexion et en particulier la mise en place d'une maison d'accès au droit pour faire en sorte que ces femmes est un lieu de repère pour aller chercher [acclamation] ce qui leur reviennent de droit [applaudissements] et leurs droits fondamentaux. J'en viendrai ensuite à la question que Kenza a un peu effleuré dans son discours et d'ailleurs elle est rentrée dans le vif du sujet.

La question de notre génération. Nous sommes la génération 2000. Certains l'appellent la G Z.

Celle qui avance avec les problèmes colossals qui se présentent devant nous. C'est cette génération qui aura à faire toutes les grandes transitions qui nous appellent. Et cette génération n'entend pas regarder d'un regard timide ce qui se passe.

Nous entendons prendre les places là où les lieux de pouvoir sont amené à nous solliciter et c'est pourquoi notre livre sera composé des habitants des quartiers populaires qui sont les plus grandes victimes des discriminations sociales dans notre pays. [applaudissements] Notre [acclamation] notre liste sera composée des jeunes qui ont à supporter le poids d'une société qui se désintéresse de leurs conditions sociales. Nous sommes de cette génération qui avance et qui disons "Oui, il y a une génération créolisée et nous aspirons à porter sur nous le poids de ce qu'est le combat antiraciste qui a guidé notre engagement.

Nous sommes [applaudissements] de cette génération qui n'acceptera pas de supporter l'offense qui a été celui du traitement qui ont été réservés à nos grands-parents et au mien par exemple immigré d'Algérie qui s'est installé à Grenoble en 1955 qui a passé sa vie à travailler dans les usines pacifiques à Grenoble fabriquant des chauffaux pour les institutions, fabriquant les chauffaux pour les services publics, pour les familles. et cetera. Cette génération d'immigrés qui ont participé à la construction de notre ville, cette génération qui a été méprisée et je pense notamment aux tirailleurs sénégalais qui sont encore dans les descendants ici présents à Grenoble. [applaudissements] Je pense à cette génération des tabords marocains, des goumiers marocains, des combattants algériens qui ont composer pour la moitié du contingent de celui qui a déborqué en Provence pour enchasser les nazis qui avaient occupé la France.

Je pense aux soldats du contage étranger de Monte Cassino dont il y a encore des descendants ici à Grenoble et qui ont été méprisés par le pouvoir colonial français qui les a utilisé dans des guerres qui ne les appelaient pas à ce moment où ils avaient été appelés. Donc nous disons comme descendant de ces générations qu'avec nous les racistes en pour 50 ans, car nous ne baisserons jamais les yeux et nous tiendrons la route [applaudissements][acclamation] face à ceux qui voudraient diviser le peuple. Alors, [applaudissements] je sais bien qu'ils sont énervés mais il va falloir qu'ils s'y fassent.

En France, il y a un enfant sur 5 qui a un ancêt immigré. Nous partageons comme héritage commun avec 28 autres pays du monde notre langue. Donc notre langue et notre pays n'est pas une nation ethnique.

Elle est une nation complexe composée d'une diversité culturelle de personnes qui la composent et qui la fabriquent. Il y a 500 millions de locuteurs qui parlent le français. Alors, il faudrait nous expliquer ce qu'est l'identité française.

Ça ne veut rien dire et ça n'existe pas. Il n'y a un seul peuple, une seule nation. C'est celle hérité de la grande révolution de 1789 [applaudissements] qui a donné un chemin au monde et qui s'inscrit désormais dans tous les mouvements sociaux.

Combien de peuples ont pris comme symbole de leur lutte le gilet jaune qui est désormais un symbole d'insurrection populaire partout ? Combien aujourd'hui critique les politiques gouvernementales qui imposent les violences systémiques d'un pouvoir qui se tourne vers les plus faibles ? Bref, la France est un modèle envoyé au monde et la France est une nation plurielle et nous sommes très ravis d'y participer comme descendants d'immigrés qui participons encore à la construction de ce pays. [applaudissements] Notre génération parce que nous serons appelés bien évidemment au pouvoir le 15 et le 22 mars prochain car nous allons gagner Grenoble.

Ce n'est pas un scoop. Nous entendons, [applaudissements] comme l'a dit Manuel Bonpard, nous ne serons pas de ceux qui baissent la tête face aux injonctions du CRIF. Et nous ne sommes pas de ceux qui baissent la tête face aux injonctions de ceux qui voudraient minimiser le combat pour la lutte et le droit à vivre du peuple palestinien.

Et demain, vous avez devant vous un futur élu [applaudissements] qui à l'instant même où il prendra ses responsabilités dissoudra le jumelage avec Rau vote qui déshonore notre ville [acclamation] dans un instant où il est temps d'en finir avec ses partenariats avec Israël et son gouvernement d'extrême droite génocidaire. Alors si vous voulez bien évidemment avoir un élu qui ne tergiverse pas sur les mots, nous allons arrêter le jumelche de façon comme si quelqu'un avait compris ce que voulait dire cette locution latine bien abstraite. Nous allons suspendre bientôt le jumelage.

Non avec nous le jumelage sera suspendu le 23 mars directement dès que nous serons à la mairie. [applaudissements] Alors, je m'en vais parlé d'un sujet qui nous concerne comme génération pleinement engagée dans les limites de ce que sera demain l'agriculture intensive. L'alimentation est un sujet crucial pour notre génération car elle est exposée plus que les autres au sujet des pesticides et des perturbateurs endocriniens qui ont pollué notre organisme vivant.

La malbouffe, c'est une voléance sociale organisée. Elle rend malade les plus pauvres et elle en elle enrichit l'industrie de l'agroalimentaire. Alors, lorsque nous voyons que dans nos quartiers populaires, bien évidemment au centre des maladies qui nous touchent, le diabète qui touche 4 millions de personnes en France dont 90 % des personnes sont atteints d'un diabète sévère de type 2, le risque de développer le diabète est trois fois plus important dans une famille pauvre que dans une famille aisée. et les enfants des quartiers populaires sont les plus touchés par les problèmes liés à l'obésité, quatre fois plus que les enfants des cadres.

Et nous avons comme mesure programmatique importante et intéressante que nous proposons au Grenoblois la gratuité de la cantine scolaire qui n'est pas une lubie sociale, c'est une mesure pour répondre à l'impératif humain de la qualité de l'alimentation qui circule dans les assiettes des enfants à la cantine scolaire. Alors [applaudissements] alors je sais que nos adversaires et parfois nos partenaires d'autres temps, chez le cas de Laurence Ruffin cette fois-ci à cette élection trouve que la cantine scolaire c'est pas la mesure la plus prioritaire parce que de toute façon selon elle les familles les plus en difficulté payent 74 centimes le repas. Je vous laisse imaginer ce qu'à la fin du mois, si nous sommes une famille nombreuse, ce que compose 74 centimes le repas pour les familles les plus en difficulté.

Et je l'invite peut-être madame Ruffin, à mettre les pieds dans les quartiers populaires de Grenoble pour s'apercevoir que beaucoup de familles doivent faire des arbitrages dans leur foyer pour une fois mettre un enfant à la cantine, le lendemain le suivant et le lendemain le suivant. Parce que aujourd'hui les petites économies, il n'y en a pas. Il n'y a que des économies face à un système global d'oppression et un système économique qui fait en sorte aujourd'hui qu'à Grenoble les 10 % des plus riches gagnent quatre fois plus que 10 % des plus pauvres.

Donc la gratuité de la cantine scolaire, si d'ailleurs ça ne coûte pas cher, alors chiche, mettez-la en place et faites en sorte de faire reculer la malbouffe. En tout cas, c'est ce que nous allons faire comme insoumis. La cantine sera gratuite parce que pour nous c'est une mesure sociale qui doit nous intéresser et qui met en premier en premier plan la qualité des repas à Grenoble.

Il n'y aura pas un enfant qui n'aura pas un repas assuré à la cantine scolaire. [applaudissements] Enfin, je voudrais parler d'une autre question qui va intéresser notre génération, c'est le sujet de l'eau et de sa pollution. Jean-Luc Mélenchon avait brillamment essayé d'en faire un sujet de campagne et les médias n'ont pas été intéressés par la question de la préservation de l'eau comme ressource essentielle de l'humanité.

C'est Gabriel Amar qui est un député de ville urbane qui a apporté pendant des décennies la question de l'eau et qui l'a enseigné à des générations de militant en se battant notamment par une gestion de l'eau sur la le principe de la régie publique de l'eau. Nous lui devons d'ailleurs une belle chandelle à ce propos et nous disons nous demain que [applaudissements] que l'eau que la question de l'eau comme commun essentiel de l'humanité va nous intéresser et j'en rage de voir que des entreprises comme ST microélectronique qui fait de la prédation de l'eau. Un sujet qui désormais doit tous nous intéresser puisque ST microélectronique puis 13500 m³ d'eau par jour pour leur activité économique et que ils entendent d'ici 3 ans construire une méga usine pour multiplier par 3 le fait de capter la ressource en eau et en eau potable ce qui doit nous occuper demain en tant que maire de Grenoble nous aurons à poser notre regard sur ces entreprises qui polluent nos napement de polluants éternel piface qui pourrissent notre organisme et qui ont un impact concret sur notre organisme et notre corps en développant des cancers, en développant des maladies infantiles précoces.

Alors, nous disons à ST microélectronique que s'ils veulent continuer leur activité qui dévore l'eau et le vivant, ils devront rendre des comptes à la collectivité en assurant qu'il y a des outils de régulation et qu'il y a des outils qui nous assurent demain [applaudissements] du taux exact de rejets qui ont lieu dans l'Iser et de l'État de leur prélèvement sur la ressource en eau. Nous disons d'ailleurs à cette entreprise qui en 2023 a touché 3 milliards d'euros de subvention publique pour une entreprise qui a son siège sociale basé en Suisse et qui paye ses impôts au Pays-Bas qui est le 4e pays pour les paradis fiscals. Nous leur disons attention gare à vous parce que nous allons vous surveiller de près parce que la ressource en eau doit être destinée au plus grand nombre et il est temps qu'esté se pose la question de savoir mettre leur puce à disposition peut-être de la santé des individus et des technologies de pointe qui peuvent avoir lieu dans la santé plutôt que de développer l'industrie de l'armement, développer des gadgets inutiles [applaudissements] parce que 5 % seulement de l'activité de ST est dédiée aux questions de santé.

Enfin, vous avez devant vous le seul candidat de l'écologie vraiment populaire à Grenoble. Si demain nous gouvernons la ville, nous rendrons les transports gratuits. Non, pas non plus par l'UBis social. [acclamation] [applaudissements] Ah, il y en a il y en a qui ont marre de payer 2,60 € le ticket quand vous oubliez votre carte.

Demain avec une mairie insoumise, vous n'aurez plus à faire de SMS à 2,60 € puisque les transports seront gratuits et nous allons commencer par une gratuité progressive en commençant par le weekend et qui s'étendra ensuite au moins de 26 ans pour ensuite s'étendre à l'ensemble des Grenoblois. [applaudissements] Et bien évidemment, comme toujours, ouais, moi aussi je suis d'accord. [applaudissements] Comme toujours, nos détracteurs nos détracteurs sortent dans la presse.

Mais Alan Brunon, comment il va financer ses machins ? Comment il va faire et cetera ? Bah moi, je leur dis déjà combien vous vous financez le prix du malheur avec les 100 milliards qui coûtent à la société la pollution généralisée dans nos villes ?

À combien vous financez le prix de ceux qui doivent supporter les 30 % de décès liés à la pollution dans les centres-ville lié aux particules fines qui circulent en masse à Grenoble ? Alors oui, la gratuité des transports sera une mesure écologique car elle permet de lutter contre la pollution généralisée et qu'en l'accentuant, elle permet également de lutter pour la mobilité. [applaudissements] avec nous, avec nous, comme nous avons obtenu au moment du Front populaire et comme nous l'avons fait en 1945 avec la sécurité sociale, nous disons que demain le droit à la mobilité devra être un droit inaliénable des individus car le droit à la mobilité est une mesure profondément écologique à l'heure où celles et ceux qui se disent écolo, qui portent des puls ver, qui sont ici plein d'incantation voudrait faire en sorte de mettre la ZFE dans nos centres-ville pour faire en sorte de pénaliser les plus précaires.

Nous nous disons commencez par vous intéresser à la qualité du transport et à la mobilité. Nous avons une réponse concrète, la gratuité des transports en commun et nous sommes la seule liste à la porter. [applaudissements] Alors, je dis beaucoup aussi ont été étonné, monsieur Brunon, les insoumis, pourquoi vous avez pas fait l'alliance de la gauche comme si nous nous avions des chaînes enchaînées au pied de V et que nous devions à chaque élection reconduire des politiques communes comme si nous n'avions pas nous mis notre nez dans la gestion catastrophique de ce qu'a été la gestion des quartiers populaires comme si nous n'avions rien à dire sur le fait qu'il y a d'autres priorités dans les quartiers populaires que par exemple le projet inutile du lac Bénigniable de la Villeneuve qui a vocation à faire rayonner ce quartier à l'échelle européenne comme si c'était le principal sujet de la Villeneuve commencer à rétablir les commerces de proximité dans la Villeneuve et à remettre les services publics que vous avez vous-même enlevé et peut-être qu'ensuite on parlera de rendre baigniable la par ailleurs tout le monde s'y bine depuis très longtemps et je ne pense pas que ce soit un sujet pour grand nombre des Grenoblois Et si par ailleurs vous vouliez véritablement le rendre baigniable, alors pourquoi vous avez supprimé la piscine qui se trouve en face, la piscine Iris, alors même qu'elle permettait justement de s'y baigner ? [applaudissements] Quand je vous dis que nous sommes la liste garantie 100 % sans macroniste, ce n'est pas un 20 mots.

Nous avons décidé de conduire la politique radicale de rupture qui est celle de la France insoumise et nous disons qu'à Grenoble d'ailleurs, les électeurs auront à se prononcer le 15 mars prochain pour choisir quelle sera la politique mise en place à la tête de la collectivité. Mais les électeurs grenoblois ont déjà fait leur choix entre une écologie de façade et une écologie de rupture. Ils l'ont fait lorsqu'en 2017, ils ont mis Jean-Luc Mélenchon à 28 % en tête de la gauche et ils l'ont fait en 2022 lorsque Jean-Luc Mélenchon a gagné 10 points en étant désormais à 38 % dans notre ville [applaudissements] en tête de la gauche. et Jean-Luc Mélenchon qui montre le chemin à de bon nombre de jeunes comme moi qui ont trouvé dans son dans son discours un appui favorable aux luttes que nous ménons depuis des décennies.

La lutte antifasciste, la lutte antiraciste, les luttes des coloniales. Jean-Luc Mélenchon qui a construit cette force qui désormais est un appel au peuple, à la rébellion et la résistance. Oui, nous sommes de ceux à Grenoble qui avons été placés en tête des européennes parce que lors des élections européennes, nous avons eu un discours antiraciste à la hauteur du moment qui était face à nous [applaudissements] et il faudra continuer sur ces bases.

Alors, j'en viens à ma conclusion. J'ai face à moi un adversaire qui m'a beaucoup caricaturé. Il a le droit.

Il s'appelle Alain Carignon. Il a tout juste 50 ans de plus que moi. C'est c'est la vie.

Mais il a aussi 50 ans de plus de vision politique défaite, de vision politique bizarre, étrange, qui place les intérêts privés au-dessus de l'intérêt général humain. Et lorsqu'il me regardait avec un petit mépris bourgeois pour le jeune de quartier populaire que je suis, il disait "Vous savez Alan Brunon, c'est la liste des amateurs." C'est vrai que le professionnalisme lui a beaucoup réussi. [applaudissements] et qu'Alin Carignon [applaudissements] et qu'Alin Carignon est connu d'ailleurs par tous les Grenoblois comme étant un homme d'une probité absolue qui place l'intérêt humain au-dessus des intérêts particuliers et j'en finirai là parce que je crois que c'est une notoriété publique que Alain Carignon est un homme respectable. [applaudissements] Mais j'ai d'autres arguments à mon actif pour taper sur Alain Carignon qui est mon adversaire principal.

D'abord, je l'invite solennellement à travers cette salle, ce meeting, la presse qui est peut-être ici à un débat public parce que nous avons deux visions différentes du monde. Lui qui a obtenu récemment le soutien des républicains et qui se cache bien de dire que qui sont les républicains. Les républicains, vous savez, c'est ce parti d'islamophobe.

C'est ce parti qui avait comme porte-parole et qui l'a encore, monsieur Bruno Rotaillot qui disait qui disait s'adressant aux femmes voilées à Balas le voile qui a dans ses instances des sénateurs qui ont mis sur pied des propositions de loi pour interdire le voile aux mineurs, pour interdire le jeûne du Ramadan. Et nous demandons à ces imbéciles, alors comment vous allez vous y prendre pour interdire le jeûne du mois du Ramadan ? Allez-vous dans la rue courir après les jeunes, leur ouvrir la bouche de force et leur y injecter des aliments dans la bouche ?

Allons. Mais de quoi parlent ces gens ? Laissez-les tranquilles.

Laissez-les faire ce qu'ils ont envie de faire demain à Grenoble. [applaudissements] Demain à Grenoble, nous ne permettrons pas que les musulmans deviennent des cibles. Et d'ailleurs, monsieur Carignon a remis sur la table du débat la question du maillot de bain couvrant.

C'est vrai que c'est une priorité essentielle. Vous savez la dernière fois parce qu'il a que ça comme argument, on était à un débat sur la culture. Ben moi, j'avais préparé ça d'une façon très conscientieuse parce que je me suis dit je m'adresse quand même à des gens qui sont dans le monde de la culture, c'est sérieux.

Donc j'avais ma liste d'arguments et donc Alain Cignon, il se pointe au débat et il trouve le moyen toujours de relier la question de la culture à l'insécurité. Ah ça c'est une prouesse formidable. Lui, il dit "Le problème de la culture à Grenoble, c'est que les gens ont trop peur de sortir dans les lieux culturels parce qu'il y a de l'insécurité." Et c'était son argument tout le long de la soirée et il n'a rien développé d'autre.

Alors moi, je m'intéresse aux gens et je m'intéresse à son programme. Et si monsieur Carignon estime qu'il y a de l'insécurité, moi je m'intéresse à ce qu'il a fait comme porte-parole des Républicains à son temps. Et monsieur Carignon, c'est celui qui appartient à un parti politique qui en 2003 a supprimé la police de proximité et qui voudrait la rétablir aujourd'hui en colombolant les effectifs qu'ils ont supprimés, en réinjectant des moyens pour embaucher des policiers municipaux.

Alors pourquoi, monsieur Carignon, votre famille politique a supprimé la police municipale en 2003 ? Pourquoi votre famille politique a fait la RGPP ? C'est-à-dire que ils ont non pas remplacé des fonctionnaires qui passaient à la retraite, ce qui a eu pour conséquence de retirer les effectifs de la police nationale qui était à Grenoble.

Alors, monsieur Carignon répondait à ça. C'est votre famille politique qui a fait en sorte de détruire les moyens de la police judiciaire. C'est votre famille politique qui fait en sorte désormais que les OPJ ont 3 millions de procédures sur le coude et qu'ils ne peuvent pas gérer tranquillement les affaires qui sont pourtant les affaires essentielles de la cité.

C'est votre famille politique qui a qu'à part 30 % du temps policier à faire la chasse au dealers puisque j'ai dit cette phrase dans un média. Mais bien évidemment, les médias, ils prennent toujours le bout de la phrase. Moi, j'ai dit, et je le pense vraiment que demain Alan Brenon, maire de Grenoble, n'a pas vocation à déployer des moyens pour faire la chasse aux trafics internationaux et à la criminalité organisée. [applaudissements] Mais le reste de la phrase avait aussi son importance.

Madame la journaliste qui m'a coupé au milieu de ma phrase, elle avait son importance et donc je disais que nous nous traiterons les causes véritables de l'insécurité à Grenoble. la pauvreté économique qui augmente dans les foyers, les violences intrafamiliales qui concernent de plus en plus de nos compatriotes dans les foyers et en particulier des jeunes mineurs. Nous traiterons la question des violences sexuelles et sexistes qui est une aberration des temps modernes et qui fait en sorte désormais d'avoir un nombre colossal de femmes qui ont à subir des viols et des violences sexuelles en tout genre et à aucun moment la société offre les moyens de défense à ses femmes.

Demain à Grenoble, nous créerons les moyens de saisir directement le procureur de la République pour passer outre parfois la difficulté de déposer des plaintes dans les commissariats de police et nous permettrons [applaudissements] et nous permettrons à ces femmes qui sont 90000 en France à subir des violences sexistes et sexuelles, d'avoir un traitement à la hauteur mais bien évidemment Nous ne sommes pas dupes car c'est tout le système pénal qu'il faut repenser et que notre combat à Grenoble lors des élections municipales comme l'a dit à juste titre Manuel Bompard entendant créer les conditions d'une politique nationale lorsque nous serons au pouvoir dans ce pays qui aura vocation à traiter à la racine le problème des violences sexuelles dans ce pays et bien évidemment il n'est pas normal que dans notre pays 80 % des plaintes pour violence sexuelles sont clées sans Ensuite, il n'est pas normal qu'un % seulement des personnes qui sont suivies pour ces violences sexistes et sexuelles sont au final condamnées. Il n'est pas normal que nous laissons des situations pareilles avoir lieu dans notre pays. Alors, il est temps pour moi d'en finir et d'aller vers ma conclusion politique.

Nous disons à Alain Carignon parce que nous lui faisons une adresse à cette heure. Monsieur Carignon, acceptez le débat. Confrontons nos positions qui sont diamétralement opposées pour faire en sorte de traiter traiter les grands problèmes qui avance devant nous.

Vous avez une liste qui s'apprête demain au pouvoir à assurer la dignité des habitants des quartiers populaires en rétablissant un accès au logement digne et décent. Encore trop nombreux sont les familles qui ne peuvent bénéficier du logement social. Encore sont trop nombreuses nos familles qui ont à supporter le la problématique des logements vacants 17000 dans l'agglomération grenobloise, il y a des logements en perdition.

Et ensuite viennent nous expliquer ces gens qu'il y aurait des squats organisés. Nous disons au bailleur actis qu'il faut arrêter de faire des vacances de logement et qu'il faut mettre des gens dans les logements et ensuite arrêter de vous plaindre [applaudissements][acclamation] des soi-disants squat qui ne sont rien d'autre que de la vacances organisée. [applaudissements] Alors, j'en conclurai par cette phrase de Victor Hugo : "Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue.

Il est temps pour nous de mettre le coup final à cette victoire qui va bientôt avoir lieu dans Grenoble. Et il en va de l'intérêt des Grenaublois de prendre leur destin en main et en particulier, nous l'assumons, des quartier populaires méprisés et il est temps pour nous de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière de ces gestionnaires paresseux qui n'ont rien fait d'autre que de mépriser les demandes et le revendication légitimes qu'avaient tous les Grenaublois dans nos quartiers qui ont été abandonnés. Alors camarades, militant, citoyens qui êtes ici d'une détermination, je le vois sans faille, aidez-nous.

Invitez vos voisins à s'inscrire sur les listes électorales. Prenez un papier, allez convaincre les gens. Inscrivez vous-même des personnes si vous avez le moyen de le faire.

Allez convaincre vos voisins de palier, allez convaincre vos professeurs si vous êtes étudiants, vos collègues de travail. Nous allons avoir besoin de toutes les voix car un dévifi immense s'impose devant nous et nous allons gagner. Vive la lutte et vive la France insoumise. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] on [applaudissements][acclamation] [applaudissements] [acclamation] [musique] C'est il [musique] [applaudissements] [applaudissements] jour et demain l'interationale sera c'est la lutte finale. pour nous et demi l'international sera le temps [chant] humain. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements]