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Discours / meetingLe Blog citoyen de St Georges· 27 avril 2023 6 minFond programmatiqueÉducation & rechercheInstitutions & électionsSolidarités & famille

Intervention du 11 avril 2023 au Sénat de Bernard Fialaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Bernard FialaireFait
    « la promesse républicaine n'est pas tenue »
  • 0:30Bernard FialaireFait
    « la principale injustice qui mine notre pays demeure le déterminisme familial la trop faible mobilité sociale »
  • 0:45Bernard FialaireFait
    « classement internationaux catastrophique crise de recrutement des enseignants »
  • 1:15Bernard FialaireChiffre
    « 50% des enseignants et particulièrement les plus jeunes s'autocensure devant les menaces et les craintes de représailles »
  • 3:00Bernard FialairePromesse
    « il faut une formation spécifique et adaptée les écoles supérieures des professeurs des écoles »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

titre monsieur le rapporteur monsieur le Président Monsieur l'auteur de cette proposition pourquoi la République n'est plus perçue comme l'idéal qui fait rêver parce que la promesse républicaine n'est pas tenue aussi ne nous étonnons pas que certains se tournent vers d'autres promesses et celles aux emprises idéologiques qui leur sont proposés monsieur le ministre ici même devant vous il y a un mois je rappelais les vœux du président de la République la principale injustice qui mine notre pays demeure le déterminisme familial la trop faible mobilité sociale et la réponse se trouve dans l'école vous nous aviez annoncé pour fin mars de nouvelles dispositions d'affectation des élèves plus équitables entre école publique et privées qu'en est-il aujourd'hui cette proposition de loi pour une école de la liberté de l'égalité des chances et de la laïcité est une interpellation forte au constat accablant du modèle et éducatif français classement internationaux catastrophique crise de recrutement des enseignants à l'image des déserts médicaux il ne faudrait pas avoir se développer des déserts de république des zones de non-droit les vérités scientifiques sont contestées par des croyances révélées les principes de la République sont ignorés et la laïcité bafouie nous ne pouvons pas laisser se dégrader ce pan essentiel de notre société dont les ressources humaines sont la principale richesse l'éducation devrait être la priorité de nos investissements à quoi bon vouloir relocaliser rien industrialiser investir sans ressources humaines à hauteur et épanoui il faut également rétablir de l'autorité une autorité scientifique indiscutable une autorité morale affirmée et comme marqueur l'autorité de compétences des maîtres qui enseignent sous l'autorité des directeurs chefs d'établissement cette absence de hiérarchie est un des handicaps de l'école publique par rapport à l'école privée de nom de l'autonomie aux établissements l'égalité n'a jamais été l'unicité formité ni l'unicité elle est au contraire l'adaptation au terrain et aux circonstances et doit pour cela ceci est des collectivités locales mérit bien sûr mais aussi les services médico-sociaux des départements les régions pour l'orientation les parents d'élèves et l'éducation nationale avec l'école comme chef de fil l'expérimentation d'établissements publics autonome d'éducation va dans ce sens comme la réserve éducative proposée le périscolaire tel qu'il a été reçu comme une contrainte précipitée par nombre de collectivités n'est pas partout à la hauteur de l'enjeu majeur que constitue le temps d'accompagnement des enfants qui ne doivent pas être livrés au réseau sociaux au désœuvrement avec les risques auxquels on les expose l'encadrement des enfants par une communauté éducative doit être renforcée combien de parents font le choix de l'enseignement privé à cause de l'absentéisme non remplacé les enseignants doivent être soutenus respectés financièrement et socialement comme dit Jacques Perrin faire classe dans le primaire ce n'est pas la même chose que faire court dans le secondaire il faut une formation spécifique et adaptée les écoles supérieures des professeurs des écoles qui nous sont proposés pour succéder aux INP qui succédaient déjà aux espèces qui succédaient aux ufm ne serait-elle pas que nous regretter écoles normales alors appelons un chat un chat et revenons aux écoles normales auxquelles d'ailleurs le président de la République ne serait pas hostile pour enseigner les fondamentaux et affirmer les vérités scientifiques qui ne peuvent plus être contestées ou menacés ainsi que ceux qui les process Jean-Pierre Audin dans une enquête récente révèle que 50% des enseignants et particulièrement les plus jeunes s'autocensure devant les menaces et les craintes de représailles l'humilité du savoir est vécue comme une faiblesse par ceux qui le contexte ne cédons rien sur la laïcité ces principes et sur la neutralité qu'elle exige aussi bien sur les tenues vestimentaires des enseignants des élèves que des accompagnants scolaires si la proposition d'uniforme décolle nous semble excessive elle réaffirme cependant qu'aucune culture aucune expression religieuse ne peut porter atteinte à l'émancipation et à la liberté des femmes par exemple le curé l'imam ou le rabbin ne peuvent remplacer l'instituteur et je suis heureux que nous partions enfin tous cette affirmation de l'école de la République il faut enfin revoir la participation des communes au financement des écoles privées dans le contexte d'augmentation des charges de coûts de l'énergie comme des salaires une baisse d'effectif d'une école pour cause démographique ou de mutation des lèvres dans le privé renchérit automatiquement la participation des communes elle divise leur coût fixe par un nombre moins d'élèves et abondent ainsi les ressources de leurs concurrence cela rend tout nouvel investissement supplémentaire d'ailleurs encore plus pénalisant les charges devraient être divisées par le nombre de places potentielles et non par le nombre d'élèves effectifs je vous ai déjà alerté sur ce sujet monsieur le ministre bien évidemment le groupe RDSE soutient ce cri d'alerte que nous vous adressons pour rétablir l'excellence de l'école de la République [Applaudissements]