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interviewBFMTV· 10 juin 2026 26 min

Bruno Retailleau (LR) favorable à la "castration chimique" pour les pédocriminels

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

1er invité de cette émission exceptionnelle ce soir, il est candidat à l'élection présidentielle, président du Parti des Républicains. Bruno Retailleau nous rejoint sur ce plateau. Bonsoir, Bruno Bruno Retaillot, soyez le bien vu.

Bonsoir à vous, bonsoir à Pauline de Malherbe et bonsoir Maxime Switek. Merci à vous d'avoir. Bonsoir Bruno Retaillot.

Notre première question, elle est aussi de savoir comment vous qualifiez ce que l'on traverse, ce qu'on en a vu sous nos est -ce un scandale d'état c'est un énorme scandale c'est une accumulation de manquement de raté vous l'avez dit vous même je me souviens pas d'ailleurs ce qui a pu bouleverser autant temps les Français. Il y a quelques heures, je recevais un maire qui me disait qu'hier, il était sorti dans la rue, il avait vu des mamans qui l'interrompaient pour lui demander si leurs enfants étaient en sécurité, à l'école, à la garderie, dans le périscolaire. Sacha virait complètement la France.

Sacha virait la France parce que une jeune enfant, donc Liana, 11 ans, est Elle est morte et devrait être vivante. Elle devrait être vivante parce que ce pédocriminel, il était connu. Il était dans les radars.

Et c'est ça qui est insoutenable. Mais vous ne dites pas scandale d'État Pour vous, l'État n'a pas fauté dans ce scandale ? Il y a une enquête, on verra.

Mais on sait bien qu'il va falloir renverser la table. Si je me présente à la présidence de la République, croyez-moi, Maxime Suitec, c'est pas pour enfiler des C'est pas pour continuer ce que pendant des dizaines d'années, on a fait en France. Il y a une rupture à assumer.

Et cette rupture, notamment, c'est pour la justice. Jamais les Français n'ont eu aussi peu confiance dans leur justice. C'est pas un problème qui concerne tous les magistrats, c'est le problème de la politique pénale, de notre organisation.

Comment on fait pour protéger nos enfants ? Vous le disiez. Désormais, tous les parents s inquiètent.

Une question notamment, qu'est-ce qu'on fait des pédocriminels, de ceux qui ont déjà eu affaire à la justice ? Est-ce qu'ils peuvent réintégrer la société derrière ? Vous évoquez notamment la question de la castration chimique, y compris sans le consentement de ces hommes condamnés.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à vie, vous considérez, Gérald Darmanin dit qu'ils sont incurables, qu'ils sont incurables. Alors il faut en tirer les conséquences vous savez très très bien que un certain nombre de ces pédocriminels sont des individus dangereux et qu'ils ont des pulsions qui ne parviennent pas à maîtriser alors on va pas les condamner à la prison.

Ils font de longues années de prison. En 2008, sous Nicolas Sarkozy, avait été voté un texte pour que les pédocriminels les plus dangereux aient des peines de rétention, de sûreté. C'est-à-dire qu'après la prison, on pouvait les retenir dans des espaces médicaux judiciaires, mais vous ne les retenez jamais à vie.

Donc si on veut aujourd'hui, parce que moi c c'est mon objectif, que demain, lorsque je serai président de la République, aucun pédocriminel ne se sente en sécurité en France. Et donc oui, la castration chimique est un élément, il n'est pratiqué dans d'autres pays. Aujourd'hui, il peut l'être, mais avec le consentement.

Sinon, vous ne serez jamais...

Ça veut dire qu'aujourd'hui, si un homme refuse de prendre, ça se fait de façon médicamenteuse, on précise les choses. Ah, c'est le volontariat Si aujourd'hui, il refuse ce traitement, il ne le prend pas. Vous vous dites « on va obliger ».

Mais pardon, je suis très concrète, on l'oblige comment ? C'est-à-dire qu'on va l'obliger à prendre sa pilule, on va aller chez lui pour vérifier que tous les jours à 8 Bien sûr, il y a une attestation médicale, au moins le mois, je ne sais pas quel espace-temps il faudra qu'ils prennent le traitement. Mais si on ne le fait pas, alors on expose nos enfants.

Et moi j'en ai marre, on ne peut pas durer dans cette société où nos enfants sont menacés. On aura un exemple très concret et on va vous proposer ce soir à toutes et à tous des exemples très concrets pour savoir ce que vous feriez dans ces cas-là. Et on aura l exemple très concret, dans un instant d'un chauffeur de bus qui a été condamné pour des faits comme ceux dont on parle à l'instant.

Mais simplement, vous disiez que tous les parents ont peur. On le voit dans le sondage encore ce soir de BFMTV. Il y a beaucoup de parents qui nous regardent effectivement ce soir qui ont peur pour les enfants est ce que vous dites qu'il faudrait que nous parents que les parents et même les français en général puissent avoir accès comme ça se fait dans d'autres pays à la liste des personnes qui ont été condamnés pour des actes de pédophilie et qu'ils sachent si autour de chez eux, il y a des personnes condamnées pour pédophilie.

En tout cas, c'est très difficile de le faire de cette façon-là, mais en tout cas, il faut que les employeurs puissent avoir accès à un fichiers. Le problème, c'est qu'on est aujourd'hui en France à un âge de pierre. Il y a des fichiers, il y a des fichiers Cassiopée pour la justice, il y a des fichiers pour le ministère de l'Intérieur, je le sais, le Tâche.

Vous avez été le ministre de l'Intérieur. Il y a des fichiers pour la gendarmerie, des fichiers pour la police et ces fichiers ne communiquent pas. Il y a une proposition intéressante d'un jeune député LR Antoine Vermorel qui consiste à dire ce qu'on a fait pour les terroristes, on va le faire pour les pédocriminels.

C'est-à-dire que comme il y a des fichiers, des fichiers S, lorsque quelqu'un a commis ou est suspecté, pas seulement est condamné, avant même qu'il puisse être condamné. Quand le nom revient deux fois, on interconnecte d'abord tous les fichiers, ce qui pose un problème juridique. C'est pour ça que ceux qui vous diront qu'ils veulent faire des lois un peu solide, sans changer la constitution, ça sera du pipeau.

Vous l'avez plusieurs fois dit, vous voulez changer la constitution. Je soumettrai, je soumettrai d'ailleurs à un référendum, un projet de loi que les Français voteront ou non, par référendum, sur la nouvelle politique pénale. Ils choisiront la justice.

Aujourd'hui, ils n'ont jamais eu l'occasion de le faire. Et quand on veut durcir la justice, par exemple, des mineurs, le Conseil constitutionnel s'en – Bien sûr. Donc il faut, si vraiment on veut renverser la table, il faut permettre aux Françaises et aux Français de choisir la politique pénale de leur choix. – Mais je reviens sur ma question Bruno Retailleau.

Au Royaume-Uni par exemple Vous voulez savoir si votre voisin, une connaissance, a été condamné ou a été suspecté pour pédocriminalité. Vous allez au commissariat et vous demandez aux policiers de vous dire si tel ou tel. C'est à la police de décider si elle vous donne l'information ou pas.

Mais vous savez cette possibilité-là. Vous vous dites que vous ne voulez pas de ce système-là en France. Vous dites qu'il n'est pas applicable en France.

Non, il y a un point qui est bon au Royaume-Uni. C'est que justement, avec le système d'interconnexion de fichiers qu'ils Ils ont, et du coup ça permet quand vous avez justement une suspicion. Dans le cas par exemple de Liana, eh bien le procureur aurait dû recevoir une alerte.

Ça sonne comme l'affiche S, ça sonne. Avant même que lui ne fasse quelques démarches. Mais au Royaume-Uni, le juge peut prendre ce qu'on appelle une mesure de précaution, de prévention, une ordonnance de prévention, sans que l'individu puisse être condamné.

Et grâce à cette ordonnance, on va par exemple le sommet lui interdire des contacts, des activités qui le mettent en contact avec les enfants, fréquenter des lieux. Ça c'est efficace. Je pense qu'on devrait aussi parce que malheureusement ils sont trop nombreux, ceux qui veulent s'en prendre à nos enfants, notamment par le cyber, par Internet.

Je pense qu'on devrait accorder plus d'importance, un peu comme les voisins vigilants. Vous Vous avez des chasseurs de pédocriminels. C'est-à-dire...

Il y en a dans la police, mais il y en a aussi qui peuvent vous aider à qui sont individuels. Il y en a bien sûr dans la police, dans la gendarmerie. Mais vous avez un peu comme les voisins vigilants.

Vous avez des associations. Je pense qu'il y a peut-être un statut des protocoles pour qu'on ne fasse pas n'importe comment mais je pense que là encore ça permettrait à la population, à ceux qui sont volontaires de pouvoir dénoncer ce genre d'individus. Quand vous dites attention et le cadre on va y revenir parce qu'il y a aussi cette question et au fond elle sous-tend aussi tout ce qui s'est passé ce qui a traversé c'est qu'il ya l'émotion mais il y a aussi la colère il ya l'émotion de la mort de liana il ya la colère de se dire qu'il ya eu tant de signaux qui n'ont pas été pris au sérieux et donc il y a aussi parfois la volonté, soit de la révolte, soit même la tentation de se faire justice soi-même.

On va y venir, mais puisque vous évoquez la question de l'efficacité, je voudrais vous donner un exemple extrêmement concret. C'est un cas d'école. C'est dans le Dauphiné libéré de ce matin.

Le Dauphiné libéré qui interview un patron de société de transport. Il réclame un cadre législatif beaucoup plus strict parce que voilà ce qui lui est arrivé. Il est à la tête d'une entreprise avec 180 salariés, 80 véhicules par jour dont des bus scolaires.

Et il a parmi les chauffeurs de ces bus scolaires un homme dont il ne savait pas et il l'a appris quasiment par hasard il y a quelques jours qu'il a été condamné en 2009 pour agression sexuelle sur mineurs, condamné en 2011 pour viol sur mineurs, condamné en 2026 pour détention d'images pédopornographiques. Ce chauffeur de bus, originaire de Gap, travaille depuis 4 ans en contact avec des enfants, avec notamment des moments où dans le bus, au bout de la ligne, il n'y a plus qu'un seul enfant dans son bus. On lui demande aujourd'hui, mais quasiment par hasard, parce qu'il a pris les devants lorsqu'il a compris qu'il s'agissait de son chauffeur, de le mettre à l'écart, ce qu'il va évidemment faire.

Mais un, il dit pourquoi est-ce que je n'ai pas été au courant plus tôt alors que l'enquête court depuis longtemps et qu'il est récidiviste ? Deux, si on le met à l'écart, comme on lui demande d'activité en contact avec des mineurs, il doit quand même le garder. Il n'a pas le droit de le licencier.

Mais lui, il dit moi je ne vais pas le garder parce qu'en fait c'est quand même une petite entreprise. Je ne peux pas garder quelqu'un dont je sais désormais qu'il a tous ses antécédents. Sauf que pour le virer, c'est à sa charge puisqu'il n'a pas le droit de le ou privé, notamment pour les bus scolaires, par exemple pour des crèches privées.

Tous les lieux où il y a un contact avec l'enfance, je pense que les employeurs devraient avoir la possibilité de consulter le fameux fichier. Vous avez un nom, alors ils ne peuvent pas consulter tout le fichier, c'est-à-dire que vous avez un nom, monsieur...

Ils disent voilà, je fais passer l'entretien demain de monsieur X, est-ce qu'on peut me confirmer ? Je consulte le fichier. Et là, vous avez une alerte ou non et du coup, vous ne l'embauchez pas.

Deuxième question, il est déjà embauché par vous ? On constate qu'effectivement, il est comme là en l'occurrence condamné pour des images photographiques. Est-ce que vous pouvez le renvoyer ?

C'est un motif de licenciement sur le champ. Est-ce qu'on est capable de protéger nos enfants ou pas ? Oui.

Et du coup, et aujourd'hui, vous Vous savez, le droit...

Je ne suis pas sûr qu'une loi votée dans ce sens-là serait ou non censurée. C'est la raison pour laquelle je veux la démocratie. Je veux le choix des Français.

Pour vous, la démocratie, c'est remettre en cause la Constitution telle qu'elle est aujourd'hui. Parce que vous avez peur du Conseil constitutionnel ? Oui, c'est pas que j'en ai peur, mais je pense que malheureusement, aujourd'hui, le peuple français a été privé d'un certain nombre de choix.

Si nos règles en matière de justice pénale sont aussi parfois laxistes, c'est jamais le peuple français qui ne s'est prononcé. Donc je crois que je suis gaulliste et je veux le référendum aujourd aujourd'hui, la constitution telle qu'elle est ne permet pas de soumettre au référendum par exemple un projet de loi sur la justice pénale. Demain, eh bien ce sera le cas si je suis élu président de la République.

Bruno Retailleau, les Français nous a entendu notamment il y a deux jours sur ce plateau, le plateau du forum BFM. Je voudrais vous faire écouter le témoignage de Clément. Clément c'est un ancien surveillant pénitentiaire.

Il nous a dit une chose très très simple. Si on touche à mes enfants, si on touche à ma fille, je règle le problème moi-même. Je suis papa de deux petites filles, quatre ans, un an et demi.

J'ai ma première qui est à l'école depuis deux ans. L'autre ça va arriver aussi, elles vont grandir. Vous touchez à mes enfants.

Vous touchez à mes enfants. Vous êtes morts. C'est fini.

C'est terminé. Vous comprenez cette colère là ces mots-là je la comprends mais je ne peux pas le justifier et pourquoi je suis ferme c'est simplement que je veux éviter ça je veux éviter demain une société de la violence, où ce sont les citoyens qui créeraient des milices, où on aurait des vengeances personnelles. Avec parfois d'ailleurs des erreurs.

Donc ça, ça n'est pas possible. Mais de proche en proche, si on ne reprend pas le contrôle, si on n'assume pas des sanctions, on a malheureusement été victime d'une idéologie en France anti-prison. On disait « mais la prison, en réalité, ce n'est pas bon et la prison, c'est l'école du crime.

Non. La prison protège la société. Et on le voit bien dans des pays comme les Pays-Bas où la prison, ils ont sur une quinzaine d'années de bien meilleurs résultats que les nôtres.

Parce qu'ils emprisonnent beaucoup plus vite. Aux premiers délais qui sont graves, des peines plus rapides, leurs prisons sont moins encombrées et ils obtiennent des résultats. Il faut changer la politique pénale en France et Et assumer le fait que quand il y a une faute, il y a une conséquence.

Et la conséquence, c'est la peine et y compris d'emprisonnement. Avec plusieurs questions. Les peines courtes, ça c'est le modèle effectivement de de la Hollande, qui n'empêche pas des peines plus longues, mais des peines courtes, immédiates, appliquées tout de suite.

C'est-à-dire pas de sursis, en quelque sorte. Pas pour les pédocrimiennes. Non, non, on l'a bien compris.

Là, c'est votre logique pénale globale. Pour arrêter des parcours de de violence. Premier délit grave, premier délit grave, 15 jours, 3 semaines.

Exactement. Il y a une butée. On ne rigole pas avec les rêves.

Un délit, c'est la prison. Autre question désormais, c'est aussi au bout, justement, pour les crimes les plus grave sébastien lecornu évoque une peine de vraiment incompressible de véritable perpétuité s'il s'agit de pédocriminels comment est-ce que vous réagissez est ce qu'il faut une une perpétuité réelle ? Il n'y aura pas de perpétuité réelle.

Vous le savez parfaitement, d'ailleurs, tous les deux. Vous êtes des observateurs de la vie politique et judiciaire. Il n'y aura pas.

Bien sûr qu'il faut des peines incompressibles, mais parce que ça n'existe plus en France. Mais est-ce que c'est souhaitable ? Est-ce que vous le souhaitez ?

Un, des peines incompressibles, c'est-à-dire pas d'aménagement de peine, parce qu'il Il faut que les téléspectateurs sachent une chose, c'est qu'en France, on a créé un droit à l'inexécution des peines. Avec la loi de Mme Belloubet, vous êtes condamnée à un an de prison, vous ne ferez pas une journée de prison ferme etc etc donc bien sûr faut le supprimer mais ça ne suffit pas il n'y a pas de vous n'enfermerez pas toute la vie un individu donc d'où ma proposition de castration chimique obligatoire pour les individus les plus dangereux qui ont les plus grands risques de récidive. On ne peut pas laisser nos enfants comme une proie vis-à-vis de ces criminels.

On va parler de la protection des femmes dans un instant, évidemment. Je reste sur la prison, comment on fait ? Nos prisons débordent déjà et le terme est faible.

Donc comment est-ce que vous faites pour conserver d'une certaine manière ceux qui sont déjà en prison aujourd'hui, modifier la loi et rajouter des toutes petites peines de prison qui vont forcément s'accumuler au fil du temps. Comment est-ce que vous faites ça ? D'abord, il y a une volonté.

On doit pouvoir confier des prisons. Je suis scandalisé quand j'entends tel ou tel ministre dire mais les élus ne le veulent pas. Moi, j'ai un cas en Vendée.

Deux maires se battaient même pour avoir une nouvelle prison. Donc, on doit le pouvoir. Vous savez que ce n'est pas toujours le cas.

Est-ce qu'il faudrait imposer par exemple à certaines communes d'avoir des prisons ? Je connais des maires qui sont volontaires. Donc déjà, prenons ce volontariat comme l'argent comptant.

Et qu'est-ce qui bloque ? Parce que vous n'êtes pas le premier à nous le dire. Mais je pense qu'il n'y a pas de vraie volonté.

Je pense qu'on a une idéologie anticarcérale. Ensuite, Maxime Switek, prenons l'exemple des Pays-Bas. Les Pays incarcèrent deux fois plus que nous.

Ils mettent deux fois plus de peine de prison et il y a deux fois moins de détenus. Pourquoi ? Parce qu'en punissant très tôt les individus, ils les mettent en prison de façon plus courte et donc il y a une rotation.

Tandis que nous, on attend le pire qui est du sang sur les murs pour emprisonner les gens. Du coup, on les enferme longtemps pendant à peu près 11 mois et on a moins de détenus qui sont détenus longtemps autant parce qu'on a trop attendu. Donc, il y a aussi cette politique pénale à changer.

Il faut construire des prisons, évidemment, mais aussi avec une nouvelle politique pénale pour arrêter très vite ceux qui sont des délinquants dans ce parcours de délinquants. Une question sur la sanction vis-à-vis de ceux qui n'ont pas vu, qui n'ont pas su. Il y a évidemment l'affaire Liana, il y a la plainte de la petite Rose qui n'a pas été prise au sérieux. malgré la plainte, malgré les constats, y compris des médecins.

Il y a également une affaire qui avait bouleversé la France, le petit Elias, sa maman. Elias a été tué à l'âge de 14 ans, deux jeunes mineurs à la machette, à la sortie de son entraînement de foot. Et ces deux mineurs, ils avaient été condamnés.

Les peines n'avaient pas vraiment été appliquées. Le contrôle judiciaire jamais vraiment appliqué, malgré des signalements, malgré plusieurs passages devant les délias demande aujourd'hui à rencontrer les juges pour enfants qui en quelque sorte ont laissé à travers les mailles du filet par une forme de défaillance globale, Elias être tué. Ça leur est refusé.

Qu'est-ce qu'il faut dire aux victimes ? Qu'est-ce qu'il faut dire à la maman de Rosa qui dit « La France nous a déçus » ? Qu'est-ce qu'il faut dire à la maman d'Elias qui dit on est laissé mépriser ?

Lundi, j'ai eu la maman d'Elias. Je l'avais reçue quand j'étais ministre de l'Intérieur. J'avais été évidemment touché par ce drame.

Et elle m'a dit ce que vous ou dites aux téléspectateurs. En fait, sur les juges pour enfants, une juge pour enfant avait accepté de lui parler. La hiérarchie a refusé.

Parce que pour la hiérarchie, c'était quelque part une reconnaissance d'une faute. Les conclusions du rapport, qui avait été commandé par le garde des Sceaux à l'époque, sur le crime et sur la mort d'Elias, c'était accablant. Il y avait là encore une chaîne de C'est écrit noir sur blanc qu'il y a dysfonctionnement.

Comment voulez-vous que les Français ne soient pas révoltés ? Lorsque le PSG gagne sa deuxième étoile, c'était il y a moins de 15 jours, vous avez des centaines et des centaines d interpellation de garder à vue vous n'avez que trois individus qui écopent un peu de prison donc d'un côté le laxisme et de l'autre avec la jeune rosa une enfant là encore avec ce pédocriminel et là c'est le laisser C'est plus possible. Ça n'est plus possible.

On doit prendre des mesures, mais ce n'est pas comme avant. Ce n'est pas du petit rafistolage, des bouts de rustine. Ça, ça ne peut plus coller.

Mais alors quoi ? Qu'est-ce qu'on fait Je vous l'ai dit, on change la constitution. Reconnaissance faciale, responsabilité solidaire des casseurs, peine planchée pour atteinte aux forces de l'ordre, suppression juste d'application des peines, allocation familiale suspendue.

C'est ça la méthode Retailleau La méthode Retailleau, c'est la méthode de la fermeté, la réparation bien sûr. Quand une famille reçoit des allocations, c'est un droit. Mais en France, en face de chaque droit, il y a un devoir.

Quand on est défaillant, eh bien il n'y a pas d'allocation familiale. Quand on est majeur, on paye les réparations. Pourquoi est-ce que ce serait le contribuable à Paris et ailleurs qui paierait les abribus, qui paieraient, justement, tous ces mobiliers urbains qui ont été détruits.

C'est insoutenable. Alors comment vous faites ? Est-ce que vous êtes partisan, par exemple, de faire payer, collectivement, solidairement, ceux qui auraient été attrapés ce soir-là ?

Je l'ai dit. Ce n'était possible. Pour faire payer les dégâts qu'il n'aurait pas commis ?

C'est-à-dire qu'on peut payer quelqu'un pour des dégâts qu'il n'aurait pas commis ? Ça existait dans les années 70 sous Pompidou. Jusqu'en 1981, c'est la gauche qui l'a aboli.

Il y avait une responsabilité collective et solidaire. Vous êtes un groupe, vous commettez des dégâts, il y a des réparations, vous êtes collectivement responsable. Ça fera réfléchir les gens.

Je pense que le niveau de violence qu'a atteint notre société doit appeler des mesures fermes. Sinon, ça ne marchera pas. Il faut reprendre une main, sérieusement, sereinement, mais c'est comme cela qu'on rétablira l'autorité et la sécurité en réalité.

L'ordre républicain en France. Et tant pis si, j'allais dire pris dans l'anasse, il y a un ou deux qui sont innocents écoutez les policiers ou les gendarmes quand il ya des destructions croyez moi ces groupes là on les connaît on a en plus désormais et je pense qu'on devrait beaucoup plus utilisé avec que les moyens technologiques de vidéo de reconnaissance faciale, regardez l'autre jour. Ils étaient très peu masqués.

C'est moi qui avais porté la loi sur les black box, le fait de se cacher le visage sur la voie publique. Il y a eu des résultats d'ailleurs, mais là, je pense que là aussi, il faut prendre de nouvelles mesures. Résultat, les casseurs dans les manifestations, ils se camouflent, etc., et pour les attraper et les repérer, ce serait la même chose d'un soir de victoire ou de défaite du Paris Saint-Germain.

Les casseurs arriveraient, se mettraient une qui agoule et la reconnaissance faciale, c'est terminé. Justement, Maxime Cuitel, avec cette disposition, nous avions créé un délit, justement lorsque vous cachez le visage sur la voie publique. Et ça a changé déjà beaucoup de choses.

Il y a toujours des Le fait tout même d'être masqué est déjà en soi un délit. C'est en soi, mais c'est la loi. Le gouvernement de l'époque avait repris, d'ailleurs, le texte que j'avais fait voter au Sénat.

Ça, j'avais bien compris. Ce que je disais, c'est que ça ne les empêche pas forcément de venir en manifestation — Regardez le fisc. Le fisc a un certain nombre de prérogatives.

Vous payez pas vos impôts. J'espère que vous le faites. Bon.

Eh bien, il va vous poursuivre. Il va pouvoir capter une partie saisie, une partie du salaire. Eh bien, pour ceux qui efficaces, c'est la même chose.

Même s'ils ont pas trop d'argent, ça mettra 5 ans. Eh bien, on échelonnera, mais on les fera payer. — Mais vous le ferez vraiment ?

C'est-à-dire que quand même, cette question notamment des amendes non recouvrées, c'est une question régulière. C'est-à-dire qu'on sait qu'il n'y a que 20 % des amendes qui sont véritablement recouvrées. C'est le Trésor public qui le dit.

Donc ça veut dire qu'il y a des amendes, mais en réalité, elles se perdent dans la nature. Là encore, c 'est une question d'efficacité, pardon, mais... — Mais on est d'accord, mais là, il s 'agit pas du même dispositif. — Il y a un décalage entre ce qu'on...

Ce qu'on dit qu'on fait et ce qui est concrètement fait à l'arrivée. — Il ne s'agit pas d'une simple contravention. Évidemment, ce sera le juge.

Évidemment, il y a un certain nombre de dispositions, de garanties. Mais il y aura une condamnation, y compris pour la réparation. Et les individus paieront de deux choses l'une.

Il y a un mineur, eh bien c'est la famille. Ou c'est pas un mineur, c'est un majeur. Eh bien on lui retiendra sur ses prestations sociales ou sur son salaire.

Ça n'est pas aux Français, à ce que j'appelle les honnêtes gens, de payer le dégât des casseurs. Bruno Retailleau, est-ce qu'on est un tournant ? C'est-à-dire qu'il y a évidemment le scandale dont on a parlé et puis il y a, malgré tout, les manifestations qui ont eu lieu en début de semaine un peu partout en France.

Il y a parallèlement, il se trouve que c'est une concomitance évidemment qui n'a rien à voir en termes de crime mais de calendrier, il Il y a tout de même la justice qui, après des années où un certain nombre de faits ont été classés sans suite, finit par décider de mettre Patrick Bruel peut-être dès ce soir en prison, en tout cas mis en examen et en garde à vue pour la première fois. Est-ce qu'au fond, on est dans un moment à la croisée de plusieurs chemins et de plusieurs affaires qui font qu'on est dans un moment de déclic, peut-être de changement des mentalités vis-à-vis des agressions ? Évidemment, vis-à-vis des enfants, mais aussi vis-à-vis des femmes.

Vraiment, je le souhaite. C'est une bonne chose que la parole se libère. Je rappelle que les réseaux sociaux, ce ne sont pas les prétoires.

Le tribunal, c'est la vraie justice. Ça, c'est important. Mais quand on voit le nombre d'affaires, notamment sur les enfants, je crois que toutes les trois minutes, il y a un enfant qui est agressé vis-à-vis des femmes, c'est scandaleux.

Et Et donc, il faut être très sévère, tout simplement. Et il n'y a aucun individu qui soit au-dessus de la loi, quel qu'il soit, vedette, non-vedette, peu importe. Bruno Retailleau, c'est Marine Tondelier, qui va vous succéder dans un instant, encore une question.

Marine Tondelier a expliqué qu'il y avait entre vous et Gérald Darmanin une forme de virilisme, de virilisme et de besoin de montrer sa force et sa réactivité par une course à l'échalote. Qu'est-ce que vous dites ce soir à Marine Tondelier qui est à quelques mètres de vous ? Peu importe.

Moi, je ne parle pas d'échalote. Je parle de ces enfants qui meurent. Qui meurent parce que notre société n'a pas été capable de les protéger.

Ce n'est pas un hasard. Ce n'est pas une fatalité. Moi, ce que je veux dire aux Français, c'est qu'il y a pire que l'horreur, c'est l'accoutumance à l'horreur.

Et il n'y a pas de fatalité. Si on prend des décisions, bien sûr, Marine Tondelier est une verte, elle vient de la gauche. Cette culture de l'excuse sociale, c'est ce qui nous a tués.

C'est ce qui a fait que notre société, progressivement, s'est ensauvagée. Et moi, ce que je veux, c'est une autre société où, très clairement, il ne s'agit pas de virilisme, il s'agit de sanctionner ceux qui sont violents. Voilà.

C'est comme cela qu'on rétablira la paix civile, la concorde. On en a besoin parce que, vous savez, c'est toujours les plus fragiles et les plus modestes, les plus fragiles, les enfants, les femmes. C'est toujours eux qui trinquent.

Donc moi je veux une société qui soit intraitable, implacable avec ceux qui commettent des violences précisément sur des enfants, sur des femmes, peu importe. Merci beaucoup Bruno d'avoir répondu à nos questions, président Les Républicains, candidat à l'élection présidentielle.