Gilles GASCON : Maire "LR" de Saint-Priest et coprésident du groupe "Grand Cœur Lyonnais" à la Métropole de Lyon
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 1:49OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a fait que les électeurs ont privilégié votre candidature à droite en 2014 ?
- 2:20OuverteRéponse directe
En 2020, vous avez été élu dès le premier tour avec 64,38%. Ce sera plus difficile en 2026 face à l'Union de la gauche ?
- 3:26FerméeÉludée
Y aura-t-il un candidat du Rassemblement National en 2026 ?
- 3:58OuverteRéponse directe
Où en est l'affaire du message de André Pody contre lequel vous avez des protections fonctionnelles ?
- 4:17FerméeRéponse directe
Vous devrez affronter Kevin Olivares de Reconquête cette année ?
- 4:51OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que recouvre votre profession de foi 'Notre avenir' ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:54Invité politiqueFait
« Les élections municipales se concentrent essentiellement sur des élus du terrain. »
- 2:03Invité politiqueFait
« Mes parents étaient commerçants, j'avais repris l'affaire de famille et donc j'avais mon réseau, toute ma clientèle étendue sur le territoire. »
- 2:27PrésentateurChiffre
« En 2020, vous avez été élu dès le premier tour avec un score de 64,38% des suffrages. »
- 3:08Invité politiqueFait
« On va en dire évidemment sur votre bilan, bien entendu. Sérieux et engagement, donc pour être sur le terrain en permanence. »
- 6:48Invité politiqueChiffre
« L'État va nous accompagner à hauteur de 80% du montant de la réalisation, c'est-à-dire 18 millions d'euros. »
- 9:55Invité politiqueChiffre
« On a 500 caméras. »
- 10:07Invité politiquePromesse
« Il est question de continuer à augmenter les effectifs, de trouver de nouvelles parades pour essayer de faire baisser la délinquance. »
- 12:06Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, on a cette espèce de fléau de protoxyde d'azote qui aujourd'hui arrive à détruire des vies. »
- 12:40Invité politiqueChiffre
« La production de repas de la ville de Saint-Priest, c'était d'à peu près 5000 repas jour. »
- 13:24Invité politiqueChiffre
« La ville de Saint-Priest a été positionnée comme deuxième ville avec le plus gros développement économique de France derrière Paris. »
- 14:10Invité politiqueFait
« On a mis un guichet unique de l'entreprise qui nous permet de recevoir tout porteur de projet très rapidement dans mon bureau avec les interlocuteurs privilégiés. »
- 21:16Invité politiqueChiffre
« Une première partie de 120 policiers qui seront équipés comme des policiers municipaux, qui seront armés, bien évidemment, puisque les risques sont les mêmes que la police nationale. Et dans un premier temps, ces 120 policiers, à terme, ça peut aller jusque 200 policiers. »
- 21:30Invité politiqueChiffre
« On parle justement d'un budget de 8 millions d'euros. »
- 22:50Invité politiqueFait
« Ils ont tout raté sur le sujet parce que la zone a forte exclusion à la marge des personnes qui n'ont pas les moyens de pouvoir investir dans un véhicule électrique. »
- 23:21Invité politiqueFait
« On n'était pas obligé de boucler le périphérique. On n'était pas obligé d'interdire le périphérique. On n'était pas obligé d'interdire la M6, la M7. »
- 35:09InvitéChiffre
« 80. »
- 37:56Invité politiqueChiffre
« on a un taux de vacances dans les commerces sans prio d'à peu près 2%. »
- 37:26Invité politiqueFait
« le commerce est mon ADN. »
- 37:29Invité politiqueFait
« Ce n'est pas forcément ce que disent les écologistes à Lyon, notamment. »
- 37:33Invité politiqueFait
« de ce qu'ils ont gâché dans la Presqu'Île, nos commerçants sans prio en profitent. »
- 40:00Invité politiqueFait
« c'est le poumon économique de la ville entre les commerçants et les artisans. »
- 40:56Invité politiqueFait
« un monsieur qui est à la retraite et qui a décidé de donner un coup de main sur la propreté. »
- 41:03Invité politiqueFait
« De manière bénévole, si j'ai bien compris. De manière complètement bénévole. »
- 41:11Invité politiqueFait
« il continue le travail de propreté qui est engagé par les agents qui sont sur place. »
- 41:44Invité politiqueFait
« Je mets l'humain au centre du débat et l'humain est le terrain. »
- 42:08Invité politiqueFait
« certainement pas de mentir parce que là, pour le coup, je le déconseille. »
Temps de parole
- Gilles Gascon52 %
- Présentateur31 %
- Invité14 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère ! Lyon 1ère, l'invité politique du Saint-Denis, Wilfried Delacour. Bonjour à tous, de retour sur l'antenne avec un nouvel invité politique après notre émission spéciale journaliste de la semaine dernière. Alors on prend aujourd'hui la direction de l'Est lyonnais, plus précisément de Saint-Priest, puisque nous recevons son maire. Bonjour J. Gilles Ascon et bienvenue sur Lyon 1ère. Bonjour.
Saint-Priest, commune de près de 50 000 habitants, bien connue pour ses étendues entre centres historiques autour de son château, ses grands ensembles immobiliers, le parc technologique de Lyon, une partie du campus Porte des Alpes de l'Université Lumière Lyon 2 et sévère pâturage. Parmi vos grands prédécesseurs, on peut se souvenir de Bruno Polga, maire de 83 à 2003, ou de Martine David entre 2003 et 2014. Et puis vous étiez également le président du principal groupe d'opposition à la métropole de Lyon, la Métropositive, qui s'est muée en grand cœur lyonnais. Vous êtes un vrai sans-prio, Gilles Gascon.
C'est cela qui a compté quand vous avez été maire UMP en 2014, sur des terres historiquement de gauche. Oui, je vous confirme, puisque c'est ma ville de naissance
qui m'a vu grandir, qui m'a vu m'engager également politiquement. J'ai créé ma famille. Et oui, oui, tout à fait.
Et c'est ça qui vous a servi, encore une fois, en 2014, alors que historiquement, j'ai cité d'anciens maires qui étaient plutôt de gauche, évidemment, c'est ça qui vous a servi à vous imposer. Alors tout à fait, la ville de Saint-Priest a toujours été une ville
que je qualifierais, vous dites de gauche, mais socialo-communiste depuis la nuit des temps. Et je voyais ma ville prendre une direction que je n'approuvais pas, donc j'ai pris mon courage à deux mains, et je me suis présenté, j'ai gagné.
Mais qu'est-ce qui a fait, encore une fois, que les électeurs, justement, ont privilégié votre candidature à droite, là pour le coup, l'UMP, LR maintenant, plutôt que de choisir un candidat de gauche à l'époque ?
Alors tout simplement, c'est que les élections municipales se concentrent essentiellement sur des élus du terrain. C'est une élection de proximité. Bien sûr, et comme, alors en même temps, cela m'a certainement également aidé, mais mes parents étaient commerçants, j'avais repris l'affaire de famille, et donc j'avais mon réseau, toute ma clientèle étendue sur le territoire.
Alors ce n'est pas que votre famille qui a voté, on est bien d'accord ? Non, bien sûr. Même si le contexte était un petit peu particulier en 2020 avec la crise Covid. Bien sûr. En tout cas, aujourd'hui, vous êtes candidat à votre propre succession pour un troisième mandat sous la bannière Saint-Priest, notre avenir. En 2020, vous avez été élu dès le premier tour avec un score de 64,38% des suffrages. Alors ce sera plus difficile en 2026 face notamment à la liste d'Union de la gauche qui réunit le Parti Socialiste, les écologistes, le Parti Communiste, une liste menée par Gilles Grandval, issue de Place Publique.
Alors, avec tout le respect que je dois à mes adversaires, une élection n'est jamais gagnée d'avance, mais je pense que mon bilan avec mon équipe parle de lui-même. Et d'ailleurs, il est en condition. Les 100 prios ont pu voir tout le travail qui a été fait au quotidien pendant ces six dernières années avec sérieux. On va en dire évidemment sur votre bilan, bien entendu. Sérieux et engagement, donc pour être sur le terrain en permanence,
les retours sont plutôt très bons. Il n'y avait pas de candidat, alors je citais donc la liste d'Union de la gauche, il n'y avait pas de candidat du Rassemblement National en 2020, ce sera le cas également cette année ? Alors je ne sais pas, je ne sais pas, mais en même temps,
c'est une campagne qui est très étonnante parce qu'on est à moins de deux mois des élections municipales et effectivement, on ne voit pas grand monde sur le terrain. Donc bon, on fera avec ou on fera sans.
Il y a un représentant du Rassemblement National, André Pody, qui a fait l'actualité en décembre puisqu'il a publié un message véhément sur X contre lequel vous avez des protections fonctionnelles de la ville de Saint-Priest. Où en est cette affaire ?
Cette affaire passe au tribunal le 20 janvier pour une date... La semaine prochaine, donc ? La semaine prochaine, exactement, pour une date d'audience que je ne connais pas puisqu'elle sera donnée...
Donc ça doit être tranché par le tribunal, par la justice. Tout à fait. Vous devrez également affronter Kevin Olivares de Reconquête cette année ?
Oui, que je connais également, un ex-Front national qui, pour le coup, est sorti de ce parti-là il y a quelques années. Il s'est déclaré, bon, après, entre le moment d'une déclaration et la composition de la liste qui comprend 45 ans, une étage... Une marge.
À suivre. À suivre. Vous avez intitulé, Gilles Gascon, votre liste, Notre avenir, vaste programme, aurait dit le général. Qu'est-ce que cela recouvre dans votre profession de foi ?
Notre avenir, la ville de Saint-Priest ne se reconstruit pas sur elle-même puisque nous sommes, vous le disiez un petit peu en préambule, un territoire très étendu. Nous sommes la deuxième ville la plus étendue après Lyon, sur la métropole. Et donc, il y a encore énormément de choses à faire. Et donc... Au moins pour 6 ans. Au moins pour 6, voire peut-être 7 sur ce prochain mandat. Donc, je regarde Saint-Priest, pas par le passé, mais par l'avenir. Et j'espère qu'on sera en capacité encore de faire de belles réalisations.
Alors, l'avenir, il pourrait passer aussi. Je sais que c'est une notion que vous appréciez, la notion de proximité. Vous en parliez tout à l'heure en parlant de l'élection municipale. Comment vous expliquez que beaucoup d'élus, censés être en contact de leurs administrés, semblent parfois prendre des décisions hors sol, de manière générale ? Alors, certains sont peut-être aussi mal accompagnés, mal conseillés. Mais ils rencontrent encore une fois leurs administrés. Comment se fait-il qu'ils prennent parfois des décisions qui sont un petit peu linéaires ?
Est-ce qu'ils sont du territoire ? Est-ce que ce ne sont pas des parachutés ? Effectivement, je vous confirme qu'il y a des décisions parfois décalées. Ce qui n'est pas votre cas, a priori. En tout cas, je ne l'espère pas. En tout cas, vous ne le pensez pas. On a été plébiscité, donc voilà.
Et puis, vous mettez en avant la démocratie locale dans votre déclaration de candidature. Alors, pourtant, vos adversaires de gauche et votre adversaire de gauche vous reprochent un manque de concertation dans votre action, notamment sur le projet de la médiathèque. Comment vous l'expliquez ? Oui, bon, écoutez, à un moment donné,
quand on n'a pas grand-chose à critiquer, il faut bien qu'on trouve quelques... C'est sans fondement pour vous. Non, c'est bien évidemment sans fondement. Vous savez, je veux dire, la médiathèque, c'est important qu'on puisse dire deux mots sur cette médiathèque. Allez-y. C'est un projet qui est initié depuis maintenant deux ans. Et c'est un projet sur lequel l'État va nous accompagner à hauteur de 80% du montant de la réalisation, c'est-à-dire 18 millions d'euros.
Mais sur le projet en lui-même, est-ce que la concertation
qui doit avoir lieu a eu lieu et a été efficace ? Mais bien évidemment qu'elle a eu lieu. Et en commençant par les agents qui travaillent dans cet équipement, médiathèque, ainsi que ceux qui l'utilisent.
De manière générale, Gilles Gascon, quelle doit être la part de concertation dans chaque projet ? Et à quel moment on doit prendre une décision descendante ?
J'ai mis en place... Alors, je n'ai pas mis en place, il faut rendre à César ce qui appartient à César. Nous avons huit conseils de quartier. Sur ces huit conseils de quartier... Tu as un avis consultatif. Mais bien sûr. Et puis on parle des projets au quotidien. Ça représente quelques milliers de personnes avec des échanges. Et à partir de là, on arrive à avancer et à se projeter sur les projets.
Vous parliez de votre bilan. Alors, un mandat qui a commencé en 2020 dans un contexte vraiment particulier. Des attitudes, des ambitions ont définitivement changé avec le Covid. Ou est-ce que les choses sont revenues maintenant à la normale ? Ou en cours de mandat ?
Non, il y a encore quelques séquelles. Parce qu'on s'est aperçu qu'à la fin de cette épidémie, il y a eu une rupture. On parlait d'association ou de concertation. Il y a eu une rupture un peu avec la population. Puisque chacun s'est un petit peu reconcentré sur soi-même. Et on le voit du côté des bénévoles. Mais pas simplement sur Saint-Priest. C'est au niveau national, voire peut-être même mondial. Les bénévoles se présentent un petit peu moins dans les milieux associatifs. Alors, les choses ont repris. Peut-être pas complètement au niveau avant Covid. Mais il y a encore quelques restes de cet épisode qui a quand même marqué la population, bien sûr.
Alors, vous le rappeliez, on est à moins de deux mois du premier tour des élections municipales. Comment vous envisagez le scénario dans les deux mois qui viennent ? Et puis surtout, quels sont les thèmes de campagne que vous allez lancer pour Saint-Priest ?
Comment je l'envisage ? Je vais vous dire, moi, depuis le premier jour de l'élection 2020, j'ai toujours été sur le terrain. Je n'ai pas attendu deux mois ou trois mois avant les élections pour... C'est-à-dire, vous n'allez pas sur les marchés deux mois avant l'élection ? Non, mais non. Vous allez durant tout le mandat. Mais bien sûr, ce n'est pas comme ça que je conçois la vie locale et politique. Donc, j'ai toujours été de partout où je pouvais me rendre dans des manifestations, etc. Alors, quels sont les grands thèmes que vous allez développer et dont on vous parle ? Sur les marchés ou dans les grands rassemblements ?
Alors, le premier des thèmes, et je crois que l'actualité nationale confirmera ce que je dis, c'est la sécurité, bien évidemment, que nous continuons à accentuer. C'est une priorité. La sécurité, les communes sont armées pour lutter contre l'insécurité. Toutes les formes d'insécurité, d'ailleurs, qui se développent. La mienne, en tout cas, oui. Oui, oui. On fait pas mal de prévention aussi au niveau des commerçants avec les boutons d'alerte. On a été quasiment des premiers au niveau national à l'avoir mis en place. Ça fonctionne très bien. Notre police municipale a été multipliée par trois depuis 2014, depuis mon premier mandat. Le système de vidéosurveillance a augmenté. On a 500 caméras.
Enfin bon, voilà. Alors, ça, c'est les choses que vous avez.
Mais est-ce que vous allez développer durant le prochain mandat ?
Alors, il est question de continuer à augmenter les effectifs, de trouver de nouvelles parades pour essayer de faire baisser la délinquance qui, je le répète, malgré tout, est relativement basse quand même sur Saint-Priest. Mais nous restons très attentifs. Ça, c'est le volet sécurité. Il y a le volet emploi, économie, qui est également très, très important puisque création d'emploi, création de richesses. Et puis, c'est un levier fiscal pour la ville.
Il ne faut pas l'oublier. Mais pour faire le lien avec la sécurité, la lutte contre l'insécurité, aujourd'hui, est-ce que ce sont encore les inégalités sociales qui créent l'insécurité ou est-ce que c'est la drogue, notamment, qui emporte tout ?
Oui, alors, le trafic de stupéfiants, bien évidemment, est en tête de pont sur le sujet. Nos services de sécurité se mobilisent et ont des consignes très claires politiques pour, justement, essayer d'endiguer cette problématique.
Eh bien, cette problématique et les autres, on va continuer à en parler dans la deuxième partie de l'émission. Gilles Gascon, merci d'être avec nous et on se retrouve dans quelques minutes après quelques messages publicitaires. Et c'est le retour de l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère avec aujourd'hui notre invité Gilles Gascon, maire de Saint-Priest et coprésident du groupe Grand Cœur Lyonnais à la métropole de Lyon. Alors, nous évoquions avant la pause, Gilles Gascon, les questions de sécurité. La sécurité, les politiques sociales sont nécessaires également pour lutter contre l'insécurité ? Oui, surtout sur le volet prévention. Oui, c'est l'éternel débat prévention et répression.
Mais tout à fait, la répression, ça c'est une chose, mais si je veux parler de ma commune, on a un service prévention jeunesse qui fonctionne très très bien. Je dois être à peu près un des seuls à sortir de mon effectif police municipal trois policiers municipaux qui, par leurs actions dans les groupes scolaires, les collèges et les lycées, apportent tout à fait des actions de proximité et qui permettent de voir tout un tas de sujets sur la consommation de stupes. Aujourd'hui, on a cette espèce de fléau de protoxyde d'azote qui aujourd'hui arrive à détruire des vies.
Le gaz et la ronde, le fameux.
Exactement, et qui pour nous est une des préoccupations premières. Et donc, la prévention est une priorité également.
Alors ça, c'est l'action de la police. Et puis, vous avez vu qu'à Lyon, les candidats rasent gratis, gratuités des fournitures scolaires, de la cantine, de l'accueil périscolaire du soir. Est-ce que Saint-Priest peut se permettre ces mêmes facilités ?
Non, ma réponse va être très claire. Non, non, non, c'est très compliqué. La production de repas de la ville de Saint-Priest, c'était d'à peu près 5000 repas jour. Et on a une cuisine centrale, nous produisons nous-mêmes nos propres repas avec la loi Egalim qui nous oblige à faire tout un tas de choses et qui est plutôt pas mal pour les enfants, avec un équilibre alimentaire quotidien. Mais c'est très compliqué. On a déjà des tarifs relativement bas. Donc, économiquement et budgétairement, c'est impossible pour Saint-Priest.
C'est compliqué. Alors, Jérusalem, l'avenir, c'est aussi, évidemment, le développement économique. Vous envisagez un développement à tout craint ou un développement raisonné, si vous êtes allu dans les 6 années ou 7 années qui viennent ?
Non, non, le développement économique fait partie de nos priorités également. Il y a un palmarès qui est sorti en 2025 où la ville de Saint-Priest a été positionnée comme deuxième ville avec le plus gros développement économique de France derrière Paris et je continuerai à développer le plus que je pourrai à aider le développement économique sur mon territoire et avec les entreprises, bien sûr.
Ok, justement, à propos d'entreprises, quels sont les types d'entreprises qui manquent encore à Saint-Priest ou en tout cas celles que vous aimeriez faire venir sur le territoire Saint-Priest ?
On parle de réindustrialisation de la France. Aujourd'hui, on aimerait pouvoir l'accompagner. J'ai du foncier disponible économiquement parlant. C'est quasiment un appel à la candidature. Complètement. Mais d'ailleurs, ils le savent. Aujourd'hui, nous sommes sollicités. C'est tout court, c'est ça ? Et de quelle manière ? Oui, en accompagnant au mieux et au plus vite parce que le temps du privé n'est pas le temps du public. Donc, on a mis un guichet unique de l'entreprise qui nous permet de recevoir tout porteur de projet très rapidement dans mon bureau avec les interlocuteurs privilégiés de manière à ce que... C'est un contact direct pour gagner du temps. Exactement. Exactement.
De manière à ce que les porteurs de projet, quand ils sont décidés, derrière, ça puisse aller très vite.
Gilles Gascon, ça ne vous aura pas échappé. On est en pleine crise agricole aiguë. Même si elle ne date pas d'hier. Il y a encore des agriculteurs sur la commune de Saint-Priest ? Oui, parce qu'on a la chance,
j'appense cette précision, on a la chance d'avoir sur notre territoire le 1 tiers, 1 tiers, 1 tiers, 1 tiers d'agriculture, 1 tiers d'économie, 1 tiers de résidentiel. Et j'ai la chance également d'avoir dans mon équipe un des derniers agriculteurs de la ville. Donc, ça me permet d'avoir un contact permanent avec lui et de connaître les préoccupations de ces agriculteurs. Et effectivement, on essaye de les accompagner à notre niveau le mieux que nous pouvons. Après, on a l'histoire du Mercosur, tout ce qui est en train de se passer aujourd'hui.
Mais au niveau lequel, on peut aider quand même ces personnes ? On essaye de les aider au mieux, bien sûr. Tout à fait. On parlait de développement économique. Pour vous, c'est contraire à la sauvegarde de l'environnement ? Ah non, pas du tout. Il n'y a pas de contre-indication. C'est forcément qu'on produit plus,
quand on consomme plus, on pollue plus. Bien sûr. Mais aujourd'hui, nos chefs d'entreprise ont la notion de l'écologie sur... C'est ça, ce n'est pas que l'action de la ville de Saint-Priest. C'est aussi l'action des chefs d'entreprise également. Mais bien sûr. Ils ont cette conscience professionnelle et morale de l'écologie aujourd'hui. Et d'ailleurs, les constructions qui sont actuellement prennent en compte le volet écologique de... C'est la méthode d'action sur le port local.
Et l'UH aussi accompagne ces sujets-là. En octobre dernier, vous alertiez sur l'état de la forêt urbaine de Saint-Priest, qui a été voulu par la métropole de Lyon. Mais jonchée de détritus est à l'abandon. Est-ce que les choses se sont améliorées depuis ?
C'est une vaste plaisanterie. C'est une blague qui m'a d'ailleurs mis très en colère parce que j'ai moi-même participé à la plantation de cette... J'ai accompagné ce sujet-là. C'était vertueux. C'était vertueux. Et puis j'avais envie de dire, il y avait un nouvel exécutif. Il fallait quand même leur laisser la chance de pouvoir faire des choses intéressantes. J'étais présent. Nous avons planté des... Enfin, quand je dis j'ai, nous, c'est une entreprise qui a planté bien évidemment des milliers d'arbres. Il n'y a pas eu de suivi. Il n'y a pas eu d'entretien. C'est devenu une déchetterie, un dépotoir.
Alors vous avez alerté en octobre parce qu'aujourd'hui, la situation s'est améliorée.
Non, absolument pas. Absolument pas. Absolument pas. Ils ne se sont pas occupés du sujet à croire que cette écologie ne les intéresse pas.
Vous êtes élu, Gilles Gascon, dans le principal groupe d'opposition à la métropole. Un groupe qui vient d'ailleurs de changer de nom, je le disais tout à l'heure, en passant de la métropositive à Grand Cœur Lyonnais dans le cadre du rapprochement de la candidature Jean-Michel Aulas-Véronique Sarcelli. Véronique Sarcelli, d'ailleurs, comment vous avez accepté d'être supplantée par elle alors que c'était vous le patron de la métropositive ?
Non, je n'ai pas été supplanté. Un petit peu quand même ? Oui, non, c'est d'un commun accord. J'ai accompagné, on a beaucoup travaillé en binôme avec Véronique pendant des années et puis à un moment donné, un fauteuil pour deux, ça n'existe pas. Mais pourquoi ce n'était pas vous en premier plan ? Parce que j'ai mis une priorité. Il fallait une femme à côté de la candidature de Jean-Michel Aulas à la maire de Lyon ? Non, non, non, non, parce qu'à l'époque, Jean-Michel n'était pas déclaré. On n'imaginait pas qu'il serait candidat. Mais moi, j'ai un territoire qui est un grand territoire, qui compte sur la métropole.
Je ne digne pas que le sien de Sainte-Foye-les-Lyon ne compte pas, ce n'est pas ce que je veux dire du tout. Mais à un moment donné, j'ai fait un choix. et ce choix, c'était d'apporter tout mon soutien à Véronique et de pouvoir continuer mon action sur mon territoire.
Donc tout se passe dans la meilleure ambiance possible ? Complètement. On vous a proposé un poste prometteur, si vous voulez, c'est arrivé en tête ?
Ah non, non, on n'en est pas là. Déjà, il y a les deux premiers tours à passer. Et puis comme vous le savez, il y a un troisième tour. Et puis Véronique, je l'espère, sera élue présidente. Et puis derrière, il y aura des discussions, bien évidemment, avec aussi Jean-Michel Aulas et son équipe pour qu'on puisse arriver à composer correctement et intelligemment la suite.
Alors, j'ai le casqu'un, vous nous le disiez. Vous travaillez deux concerts avec Véronique Sarcelli. La semaine dernière, vous avez présenté avec elle le projet de la fameuse police métropolitaine des transports. C'est la police métropolitaine de Jean-Michel Aulas ou c'est encore une autre entité ? Non, non, non. Ce sujet-là, moi, je le porte personnellement
déjà depuis plusieurs années.
Et Véronique Sarcelli aussi.
Oui, oui, Véronique, bien sûr. Mais nous avons été les premiers à l'avoir mis au premier plan quand nous avons eu les premiers résultats de la délinquance et de la sécurité dans les transports. Vous avez dit 8000 dépôts de plaintes dans les transports chaque année ? Oui, ce qui fait qu'on se trouve au dos un dépôt de plaintes par heure. Oui. C'est inconcevable. C'est inconcevable. On ne peut pas se contenter de ce résultat.
Donc, focus sur les transports en commun. Contre quelle délinquance va-t-elle lutter cette police ? Et où vont-ils agir, ces agents ?
Alors, principalement, comme son nom l'indique, bien évidemment dans les transports en lien avec la police nationale. Une convention globale de coordination sera signée avec les protagonistes, c'est-à-dire l'État, la police nationale
et la métropole de Lyon. Oui, c'est ça, parce que vous intervenez sur différents territoires. Elle va intervenir sur différents territoires.
Bien sûr. Donc, dans le métro, dans le tramway, dans l'activité instantanée, j'ai envie de dire, pour pouvoir protéger les femmes, les seniors, les jeunes qui prennent ces transports en commun et qui doivent voyager. Qui doivent voyager, c'est une règle. On doit voyager en toute tranquillité.
Mais peut-être pour réinciter des personnes qui, justement, ne voudraient plus voyager à cause du risque, en tout cas du sentiment d'insécurité. Non, mais complètement.
Je connais beaucoup de personnes, des couples, qui disent à leurs enfants, « Écoute, on va t'emmener, tu ne prends pas le transport en commun, c'est trop dangereux. »
Mais alors, pourquoi l'actuel président de la métropole de Lyon, Bruno Bernard, dit que les moyens actuels de la police municipale, de la police nationale, sont suffisants ? Non, non, non, c'est dogmatique.
On connaît le dogme écologique. Parce qu'il faut quand même rappeler une chose, c'est de la politique politicienne, mais c'est une vérité. La majorité de la métropole de Lyon, aujourd'hui, est une majorité qui intègre également la LFI. Et on connaît les positions politiques de la LFI, qui sont contre la vidéosurveillance, contre l'armement de la police.
Donc, c'est dogmatique pour vous ? C'est complètement dogmatique, mais le résultat n'est pas bon. Cette police métropolitaine de transport, sa mise en place pourra se faire dès le lendemain des élections, où ça demande de coordonner toutes les parties prenantes, vous nous le disiez. Et du coup, ça va différer la réalisation de cette proposition.
Non, non, c'est un travail qu'on a déjà commencé à mettre en place. C'est-à-dire qu'on a interrogé les principaux intervenants de cette convention, et qui sera mise en place très rapidement, avec une première partie de 120 policiers qui seront équipés comme des policiers municipaux, qui seront armés, bien évidemment, puisque les risques sont les mêmes que la police nationale. Et dans un premier temps, ces 120 policiers, à terme, ça peut aller jusque 200 policiers. On parle justement d'un budget de 8 millions d'euros. Ça se trouve comme ça sous les pas d'un cheval ?
Non, disons que les priorités actuelles de cette majorité d'opportunités, que je qualifierais comme ça, ne sont pas les mêmes que les nôtres. Donc, la première des priorités, comme on le dit, c'est la sécurité, que l'on puisse aller travailler ou se promener ou aller consommer chez les commerçants de Lyon ou à l'extérieur, sans avoir la boule au ventre
de savoir si on va pouvoir rentrer avec son sac de course. Alors ça, c'est pour les transports en commun, mais parmi les autres mesures de sécurité dans la métropole, Jean-Michel Aulas souhaite supprimer tous les cas d'immigration illégale et les squats d'ici la fin de l'année. C'est réaliste ? La seule volonté politique suffira ?
La volonté politique est la première des priorités. Et si, effectivement, cette volonté politique, comme il l'a annoncé, sera suivie des faits et on ne peut que croire les intentions de Jean-Michel, derrière, les liens avec le national pourront aider justement à pouvoir faire avancer ces sujets-là et régler les problématiques
qui les concernent. Alors, à propos de problématiques, il y en a d'autres, évidemment, dans la métropole de Lyon, notamment les ZDFE, enfin la ZDFE, la zone à faible émission qu'avait anticipée dans l'application l'actuelle majorité. Vous étiez vent debout contre la ZDFE de Lyon. Qu'est-ce que les écologistes ont raté dans cette opération, dans l'application de cette mesure ?
Ils ont tout raté sur le sujet parce que la zone a forte exclusion à la marge des personnes qui n'ont pas les moyens de pouvoir investir dans un véhicule électrique. La loi Climat et Résilience... Ça a été trop tôt, ça a été trop anticipé. Alors, il y a une chose qu'il faut quand même rappeler. La loi Climat et Résilience qui détermine le calendrier de la ZDFE, elle est très claire. Et ils ont été beaucoup trop loin, beaucoup trop vite. On n'était pas obligé de boucler le périphérique. On n'était pas obligé d'interdire le périphérique. On n'était pas obligé d'interdire la M6, la M7.
On n'était pas obligé d'interdire les véhicules critères E3 de rentrer dans la presqu'île pour aller consommer dans les commerces. Ce n'est pas écrit. Ils ont voulu interdire tout ça. Ça leur est revenu en boomerang. Et ce n'est pas faute de leur avoir expliqué. J'ai pris la parole des dizaines de fois sur le sujet.
Ils ne nous ont pas entendus. Ils ont perdu. La méthode va changer. Vous parliez de méthode, l'ajustement de concertation, d'entendre l'opposition. La méthode changera si vous êtes élu ?
Bien sûr, Véronique l'a dit très clairement. Il y a de la concertation directe avec les habitants. Mais quand je parle de concertation, la vraie concertation, pas la pseudo-concertation où nous annonçons des choses à se retrouver à trois dans une réunion pour la décider. Non. Il y a des sujets qui sont très importants comme celle de la ZDFE ou la ZDL et d'autres qui seront mis sur la table de manière à déterminer la suite et l'avenir de ces sujets prédominants.
Alors, Gilles Gascon, je n'oublie pas vos activités, je dirais plus nationales puisque votre soutien très tôt à la candidature de Bruno Retailleau pour la présidence des Républicains en mai dernier, vous avez lu plusieurs nominations dans les instances nationales. Est-ce que vous pourriez faire partie du groupe de travail qui va décider, qui va réfléchir en tout cas sur la meilleure méthode pour désigner le candidat à l'élection présidentielle de 2027 ? Je travaille déjà sur le sujet
avec une équipe resserrée à Paris de Bruno Retailleau et aujourd'hui, effectivement, il y a plein de choses qui sont en discussion. Alors, quelles sont
les différentes voies, les différentes possibilités qui souffriraient, évidemment, aux militants des Républicains ? Je vous répondrai de ce que je viens de vous dire, il y a des discussions
qui sont en cours.
Mais en quoi elles portent, Gilles Gascon ?
Mais là, pour l'instant, ces discussions restent des discussions, donc des... Alors, une première ouverte
quand même au-delà
des militants LR ? Ça fait partie des discussions, mais ça, voilà,
j'en dirais pas plus. Laurent Wauquiez, quand même, alors on sait qu'il n'est pas en odeur de sainteté du côté de Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, lui aimerait une première qui irait de Gérald Edermanin à Sarah Knafow. C'est ambitieux et réaliste, selon vous ? Ce sont ses intentions, ses propos, je lui laisse. Oui. Quelles que soient les méthodes retenues, quand le candidat
va-t-il être désigné au maximum ? Là, on a des échéances. Nous avons des échéances qui sont extrêmement importantes dans les prochaines semaines et les prochains mois. C'est forcément après les municipales déjà ? Oui, bien évidemment. Donc, je pense que courant 2026,
les choses seront déterminées. Oui. Bruno Retailleau, évidemment, il va scruter ça de près en tant que désignation du candidat.
Mais tout à fait. C'est le président des Républicains. Et à partir de là, bien évidemment, il a un chemin à tracer et des idées à présenter avec tout le bureau politique qui le suit. Et on ne l'imagine pas
qu'il soit absent d'accourse à la présidentielle ? Ah, je... Non, on ne l'imagine pas. Quelles idées ce candidat, le candidat de la présidentielle DLR va-t-il porter ? Ben, aujourd'hui,
il y a des groupes de travail qui ont été constitués sur le volet économique, le volet financier, social, sécuritaire, bien évidemment, puisqu'il a bien essayé de faire des choses, mais il avait au-dessus de lui un président qui n'était pas en phase. Et puis, voilà, donc, c'est tous les sujets prédominants au niveau national qui intéressent et interrogent aussi les Français, le monde paysan, etc. Il y aura beaucoup de questions et beaucoup de réflexions au sein des LR. Tout à fait. Il y aura un programme bien détaillé et certainement qui réserve à avoir des surprises.
Et vous craignez, on parle beaucoup des élections, vous craignez que ces élections ne règlent rien de la situation de morcellement à l'Assemblée nationale, notamment ? Les prochaines élections présidentielles ? Oui, ou les gestes présidentielles.
Non, non, les élections présidentielles auront... En tout cas, on attend beaucoup des élections pour qu'elles tranchent la situation actuelle.
Est-ce que vous craignez que ça ne règle rien, justement, Julie Gascon ?
Non, non, je peux vous dire qu'on peut faire confiance à des gens comme Bruno Retailleau justement pour aller jusqu'au bout du bout. Je crois qu'il l'a prouvé à plusieurs reprises
et les choses vont évoluer. C'est clair. Merci, Julie Gascon. On va se retrouver, bah oui, déjà pour la dernière partie de cette émission. Merci d'être avec nous. Je rappelle que vous êtes le maire de Saint-Préas, c'était co-président Gilles Gascon, maire de Saint-Préas et co-président du groupe Grand Cœur Lyonnais à la métropole de Lyon. Eh bien, Gilles Gascon, je vous propose tout de suite en ce début d'année déjà de nous projeter dans 10 ans. Tiens, si on se donnait rendez-vous dans 10 ans. Alors, Gilles Gascon, si on se donnait rendez-vous dans 10 ans autour de ces beaux micros bleus de Lyon 1ère, vous seriez dans quelle situation et surtout Saint-Préas, ce serait...
Est-ce que ça serait d'abord un quartier de Lyon ? Un quartier peut-être pas,
mais une ville qui compte dans la métropole de Lyon, sa spécificité, cette ville ? Eh bien, par rapport à son étendue, son territoire qui fait de plus de 3000 hectares et comme je le disais, Saint-Préas, c'était la deuxième ville la plus étendue après la métropole de Lyon. On aura beaucoup construit dans ces 10 années ? Alors, la construction, Saint-Préas, ce n'est pas une ville qui se... ou qui va se reconstruire sur elle-même. C'est une ville qui a encore la chance d'avoir de la réserve foncière, mais il faut l'utiliser à bon escient avec une intelligence particulière.
Vous avez conscience de vouloir faire un poumon comme on parle souvent du poumon de l'Ouest lyonnais. Vous gardez ce poumon également à l'Est ? Mais complètement. Je rappelle que Saint-Préas, c'était dans l'Isère jusqu'en 68. C'est vrai que l'Isère venait aux portes de Lyon également, du côté de Miribel.
Exactement. Et donc, oui, il est important pour moi que nous puissions continuer à conserver sur un tiers d'agriculture, un tiers de... et un tiers de résidentiel. Donc, il va falloir se projeter, mais on se projette déjà. C'est votre question. C'est marrant parce qu'avec mon équipe, on en parlait il y a encore quelques jours et effectivement... C'est à force d'écouter cette rubrique dans l'émission peut-être. Oui, vous avez raison, ça doit être ça.
Il est important de pouvoir se projeter, de faire les choses dans le bon sens, ne serait-ce que l'installation, le développement économique à proximité du transport, le résidentiel accessible aux zones commerciales, commerçantes de la ville, le tissu artisanal.
Vous parliez du développement économique effectivement de cette ville, mais est-ce qu'on pourra toujours circuler dans 10 ans autour de Saint-Priest ? Je l'espère bien.
Oui, c'est pour ça qu'on est extrêmement vigilant sur l'installation des entreprises dans notre secteur de manière à avoir ce poumon économique d'un côté qui puisse continuer à créer de l'emploi et de la richesse et de l'autre côté ce volet résidentiel parce que l'intérêt aujourd'hui des gens et des entreprises et des chefs d'entreprise c'est de pouvoir avoir ses collaboratrices et collaborateurs au plus près de l'entreprise. Donc c'est à nous à faire ce calcul presque au millimètre sur les cartes. Toujours la notion de proximité finalement.
Mais complètement, c'est l'humain la priorité. Alors l'humain, je vous propose d'en parler avec votre invité Gilles Gascon, Bernard Allemand. Bonjour. Bonjour messieurs. Vous êtes le président de l'association des artisans et commerçants de Saint-Priest, une association qui regroupe combien de membres, Bernard Allemand ?
Écoutez, sur Saint-Priest, il y a énormément de commerces de proximité. L'association va regrouper environ 80 membres. Oui, tout de même. Voilà. Nous sommes aussi aidés par un office du commerce. Voilà. Donc le commerce à Saint-Priest, oui, c'est quelque chose qui fait partie des gènes. Oui. Les commerces
à Saint-Priest sont assez diversifiés. On trouve de tout à Saint-Priest, j'allais dire.
Alors, on ne trouve peut-être pas de tout, mais on trouve pas mal de choses, oui. Par exemple ? Effectivement, quelques magasins bien particuliers.
Quels sont les commerces, Bernard Allemand, les plus florissants à Saint-Priest ?
Ah, les plus florissants, là, c'est une période un petit peu difficile, je vais dire, par rapport aux... On va en parler,
justement, mais il y en a qui sont sur le dessous du panier, quand même.
Effectivement, je pense que tout le monde tire son épingle du jeu dans la mesure où on est quand même une commune. Tout à l'heure, vous parliez de circulation, on est quand même une commune qui est la première quand on vient du Nord-Isère, puisqu'on parlait aussi de l'Isère, vous parliez de l'Isère tout à l'heure. Donc, tant qu'on peut arriver chez nous, les chalons vont venir et effectivement, c'est quelque chose qu'il faut faire perdurer, c'est la circulation, c'est le stationnement, c'est ces choses qui sont importantes pour le commerce de proximité.
Oui, alors justement, le commerce de proximité, évidemment, il concerne les habitants dans le centre-ville ou tout autour. On vient d'où pour visiter les commerces de centre-ville ?
On vient d'Isère, justement ? On vient principalement du sud pour venir à Saint-Priès puisqu'on est quand même, notre partenaire est quand même bien collé sur Lyon. Donc, on draine, nous, tout ce qui peut venir des communes Saint-Pierre-Chandieu, Mion, Scorbat, Saint-Bonnet-de-Mur, Saint-Laurent-de-Mur et le Nord-Isère, les Rieux, jusqu'à bien plus loin, bien évidemment.
Il y a une vraie attractivité ?
Écoutez, oui, les voies de circulation sont faites de sorte que Saint-Priès est une étape sur un chemin qui peut mener à Lyon, si on parle de Lyon qui est la grande ville.
Et c'est naturel pour beaucoup de clients, évidemment. Quels sens sont les commerces de centre-ville alors que les centriaux peuvent se rendre dans les grandes zones commerciales, notamment Port-des-Alpes ?
Écoutez, déjà, c'est l'accueil, c'est l'accueil, c'est la personnalisation de chaque client, c'est tout un petit, tous les petits détails qui font que le commerce de proximité est quand même différent du commerce de grande distribution.
Et c'est la même raison qui fait privilégier pour certains les commerces de proximité à la déferlante des achats à distance et en ligne ?
Écoutez, oui, il y a eu une époque où le commerce à distance s'est développé, il y a 10, 15 ans et peut-être même avant. Beaucoup de gens ont essayé, certains continuent et puis d'autres en reviennent, donc ils reviennent au commerce de proximité parce qu'ils se rendent compte qu'ils ont perdu le service et le service, c'est important dans beaucoup de commerces.
Les services et le contact, c'est ça ?
Ah ben le contact, alors là, bien évidemment, aujourd'hui, les gens recherchent aussi le contact, c'est de plus en plus difficile entre le télétravail et les choses comme ça, on n'a plus aujourd'hui d'occasion de pouvoir échanger, donc effectivement, je pense que le commerce de proximité fait partie aussi de ces choses.
Mais les clients cherchent aussi la facilité pour recommander par exemple à n'importe quelle heure et recevoir même un produit le dimanche, les plateformes d'achat en ligne, est-ce qu'il y a vraiment une parade pour éviter leur développement ?
Alors, si vous voulez effectivement être livré le dimanche pour un produit bien particulier, oui, ça va être quelque chose de compliqué, mais à côté de ça, nous, on peut, enfin tous les commerces de proximité peuvent aussi répondre, faire un prêt, d'un matériel, moi je parle pour ma partie puisqu'on est dans l'électroménager, donc moi j'ai aussi des clients en panne qui ont besoin de produits tout de suite, donc on va leur traiter une machine et puis ils vont choisir vraiment celle qu'ils veulent et ils l'auront dans une semaine et ils vont attendre. Oui,
toutes sortes de plus-values qui n'existent pas évidemment en ligne.
voilà, et puis après on parle, là on parle de vente, mais quand on est un commerçant et dans beaucoup de commerces aujourd'hui, il y a un service après-vente aussi et c'est là où on peut aussi faire une grosse grosse différence puisque pareil, c'est personnalisé et il ne faut retrouver pas
ce service de partout. Est-ce que l'une des actions de l'association, c'est précisément de faire venir certains commerces ou certains commerçants, faciliter l'implantation ?
Les deux, il y a encore beaucoup plus de commerces que le nombre que je vous ai donné tout à l'heure. 80. C'est aussi de trouver des moyens de faire venir les acheteurs donc en les fidélisant, en créant des...
Comment vous les fidélisez ? Alors on a compris avec la notion de service évidemment, mais...
Oui, donc chaque magasin peut aussi avoir sa carte de fidélité et puis on a créé aussi une carte de fidélité sur l'ensemble de la ville. Simple et yes, j'ai noté le jeune mot. Et voilà, ce sont interchangeables d'un magasin à l'autre, d'un commerce à l'autre.
Oui, oui.
Voilà, c'est des petites choses comme ça. C'est aussi en faisant des animations tout au long de l'année qui font que les gens vont savoir que c'est les commerçants de fin prièse qui organisent cette manifestation et les faire redécouvrir. Donc c'est découvrir ou redécouvrir.
Alors tout ça, c'est les initiatives entre commerçants. Évidemment, j'imagine que vous attendez des soutiens de la mairie. Et Gilles Gascon qui vous écoute et qui vous entend, vous allez pouvoir en dialoguer. favoriser le stationnement. J'imagine que il y a ces problèmes politiques là à Lyon dans le centre de ville de Lyon. J'imagine que vous attendez tout ça, des facilités de la part de la municipalité.
Tout à fait, tout à fait. Il y a énormément de problèmes. On en entend parler tous les jours sur Lyon.
Mais alors sur Saint-Priest, puisqu'on est à Saint-Priest aujourd'hui.
On a aujourd'hui, oui, la chance d'avoir, comme je disais tout à l'heure, la circulation assez facile du stationnement. donc les gens peuvent arriver se poser. On a quand même une ville qui est sécurisée.
On se pose aussi facilement que ça ? Il y a des zones bleues, je crois, Gilles Gascon, c'est ça ? Oui, il y a quelques zones bleues et effectivement...
Il y a des stations de stationnement payants, par exemple. Voilà. C'est des petites choses aussi qui se font que vous ne rajoutez rien à votre ticket d'achat. Voilà. On voit des zones de stationnement payantes à certains endroits où rien que le fait de voir le parc net, on va plus loin.
Gilles Gascon, est-ce que dans votre programme, celui que vous présentez dans ces deux mois de campagne, il y a des mesures incitatives pour venir consommer dans le centre-ville notamment de Saint-Priest ? Tout à fait. Je ne vais pas détailler
là maintenant le programme de... Non, mais les grandes lignes, évidemment. De 2026, mais il y a un volet sur le commerce local où nous allons continuer à créer du parking, bien évidemment, parce qu'il y avait à l'âge nos parkings, nos business. Et ça, moi, je l'ai toujours retenu puisque le commerce est mon ADN. Ce n'est pas forcément ce que disent les écologistes à Lyon, notamment. On est bien d'accord. D'ailleurs, quelque part, de ce qu'ils ont gâché dans la Presqu'Île, nos commerçants sans prio en profitent. et j'ouvre une parenté sur la restauration. C'est-à-dire que les empréos vont éviter d'aller à Lyon, finalement, et se rendre dans les commerces de proximité de Saint-Priot.
Au détriment du commerce de Presqu'Île, nos commerçants se portent plutôt pas mal. Nous avons... C'est important, je pense, de le préciser. Bernard, tu me diras si je dis une bêtise, mais on a un taux de vacances dans les commerces sans prio d'à peu près 2%. Donc, quand on voit... Ce qui est loin dans les autres communes, effectivement, de ce chiffre. on n'a pas beaucoup
de volets baissés et c'est important aussi.
Bernard, vous vous occupez aussi des artisans. Est-ce que les liens sont aussi proches, d'ailleurs, avec les Saint-Priot que pour les commerçants ?
Oui, de toute façon, les artisans, effectivement, c'est un peu le nerf de la guerre. C'est des gens qui interviennent chez le particulier, toujours, puisqu'ils n'ont pas forcément peignons sur rue. Mais oui, c'est important que les deux soient liés ensemble, les commerçants et les artisans, puisque souvent, l'un ne va pas sans l'autre, dans beaucoup de commerces.
Comment vont-ils les artisans les incertitudes budgétaires et économiques actuelles ? Est-ce que ça a une incidence sur leur moral et évidemment sur leur activité ?
Alors, évidemment, la première incidence, elle est sur l'acheteur puisqu'aujourd'hui, c'est quand même une période compliquée. La conjoncture fait que les gens sont un peu frileux. Quand je dis un peu, je suis peut-être même gentil. Donc, effectivement, ça peut se répercuter un petit peu sur le moral de tout le monde, que ce soit les commerçants
et les artisans. Et sur leur activité, évidemment, sur leur chiffre d'affaires ?
Pardon ?
Sur leur chiffre d'affaires, j'imagine que ça a des conséquences, bien entendu ?
Voilà, certainement des conséquences. L'année 2025, bientôt, on connaît les résultats un petit peu de tout le monde, étaient certainement moins bonnes que les années précédentes. Mais justement, à nous de nous battre pour effectivement sauvegarder tout ça et reprendre un petit peu des parts à d'autres qui vont peut-être avoir des difficultés. C'est malheureux à dire, mais vous parliez de Lyon, effectivement, aujourd'hui, les gens qui peut-être passaient sur la nationale qui traversaient Saint-Priest pour aller à Lyon, peut-être qu'aujourd'hui, ils vont s'arrêter là et puis ça fera pareil pour les communes du nord, de l'est, de l'ouest.
Donc, c'est au bénéfice pour les artisans Saint-Priot ?
Voilà, ça ne peut-être que bénéfique.
Les artisans locaux, c'est la richesse d'une ville ? Je vous pose la question à tous les deux.
Ah oui, je vous confirme, c'est le poumon économique de la ville entre les commerçants et les artisans. Enfin, moi, je ne peux pas concevoir une ville ou un centre-ville sans commerçants ou artisans, c'est impossible.
Ou non plus, évidemment, Bernard Allemand.
Le local, c'est important pour les artisans, effectivement, puisque, moins on va le chercher loin et plus on est sûr d'avoir une réactivité et quelqu'un sur qui compter.
les fameux circuits courts. Merci beaucoup, Bernard Allemand. Merci d'avoir été notre invité aujourd'hui par téléphone. Je rappelle que vous êtes le président de l'association des artisans et commerçants de Saint-Priest. Merci. Quelques questions à Gilles Gascon pour terminer cette émission. Des questions de dernière minute. Quel est le citoyen, Gilles Gascon, qui vous a le plus impressionné ces six derniers mois, on va dire ? Le citoyen qui m'a le plus impressionné ? Dans vos rencontres, évidemment, sur le terrain dont vous nous parliez
en début de l'émission. J'ai un citoyen que je croise quasiment tous les matins depuis pas mal de temps. C'est un monsieur qui est à la retraite et qui a décidé de donner un coup de main sur la propreté. Et je le vois. De manière bénévole, si j'ai bien compris. De manière complètement bénévole.
On a vu des spécimens
également sur Lyon. De sa propre initiative, il continue le travail de propreté qui est engagé par les agents qui sont sur place. Et c'est un gars qui fait ça avec le sourire, qui croise les habitants. On se croise... Vous échangez des sourires le matin avec lui ? Oui, mais complètement. Et puis alors, c'est du bénévolat et il est content de le faire et nous, on le remercie parce que des fois, il va dans des petits coins où les uns et les autres n'ont pas la capacité d'y aller.
C'est extraordinaire. Jules Gascon, vous êtes maire de Saint-Priès depuis 2014. Vous êtes en campagne pour le troisième mandat éventuel. Quelle qualité faut-il avoir pour faire de la politique ? L'humain.
Je mets l'humain au centre du débat et l'humain est le terrain. Ce sont deux priorités. essentiels et se mettent à la portée des gens. On ne peut pas passer à côté de ces deux noms parce que sinon, on est à côté de la plaque et là, on n'y arrivera pas. Et quel défaut faut-il avoir pour faire de la politique ? Ah, le défaut... Alors, certainement pas de mentir parce que là, pour le coup, je le déconseille. Mais le défaut, non, il ne faut pas avoir de défaut. Bon, écoutez, je vous le souhaite. Ça ne veut pas dire que j'ai toutes les qualités.
Ce n'est pas ça que je voulais dire. Merci. Merci, Julie Escon. Merci beaucoup d'avoir été notre invité dans cette émission à l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère. Je rappelle que vous êtes le maire actuel de Saint-Pré-Est et également coprésident du groupe Grand-Cœur Lyonnais à la Métropole de Lyon. Vous êtes candidat, je le rappelle aussi, à votre propre succession. Et pour rappel, le premier tour des élections municipales et métropolitaines, c'est dans deux mois pile. Merci à Christian qui a été très attentif encore aujourd'hui aux manettes de l'émission.
Vous le savez, le podcast de l'invité politique qui est à écouter sur l'appli Lyon 1ère et vous retrouvez évidemment toutes nos photos sur les réseaux sociaux, Instagram, Facebook, etc. Demain à 11h, complètement toqué, revient sur l'antenne avec une autre. Bon samedi, bon appétit. Merci, bon week-end. Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr Écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.
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