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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 18 décembre 2025 10 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheBudget & impôtsSécurité

Baisse du budget, 4000 postes supprimés dans l’Éducation nationale… L’interview 4V d’Édouard Geffray

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour, vous êtes le ministre de l'éducation nationale. Est-ce que l'éducation nationale reste une priorité du gouvernement alors que 4000 postes vont être supprimés ?

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Vous parlez de la suppression des 4000 postes. Votre budget augmente légèrement de 200 millions d'euros. Comment l'expliquez-vous ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Que se passera-t-il si le budget n'est pas adopté dans les temps pour les 88000 étudiants préparant le concours ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Vous lancez un plan ciblé contre la grande difficulté scolaire. À quels établissements cela s'adressera-t-il ?

  • 4:33OuverteRéponse directe

    Le trafic de drogue frappe des établissements comme le collège de Dijon. Comment comptez-vous régler la situation ?

  • 6:13OuverteRéponse directe

    Comment lutter concrètement contre le trafic de drogue dans et autour des établissements scolaires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:10Édouard GeffrayChiffre
    « On aura perdu 25 % d'élèves en 15 ans dans le premier degré. »
  • 1:45Édouard GeffrayFait
    « Cette année, on a deux concours qui sont ouverts, un en master 2, un en fin de licence. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour à tous et ce n'est pas encore les vacances scolaires. Merci Édouard Geffrey, vous êtes le ministre de l'éducation nationale hein. Ça fait de 2 mois et demi pardon que vous êtes en poste. C'est un poste qui a d'ailleurs connu une certaine instabilité, il faut bien le reconnaître parce que vous êtes le 7e ministre de l'éducation à occuper ce portefeuille depuis la réélection d'Emmanuel Macron. Est-ce que d'ailleurs vous allez nous le dire, l'éducation nationale c'est toujours la priorité du gouvernement du président alors que l'on apprend dans le budget qui est en discussion que 4000 postes vont être supprimés. Vous assumez poste d'enseignant h cette cette réduction. Bonjour d'abord et merci de m'accueillir. Oui, ça reste une priorité majeur, ça fait ça l'it depuis 2017. Euh

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vous parlez de la suppression des des 4000 postes. Ce qu'il faut savoir en fait c'est que notre budget notre budget est positif. Vous augmente légèrement de 200 millions d'euros. Absolument. Tout simplement parce que ce qu'il faut avoir en tête c'est qu'on a une démographie qui est ench libre. Vous l'avez vu d'ailleurs cette semaine he pour la première fois on a plus de décès que de naissance. Et donc cela doit se traduire par des suppressions de po notamment dans le primaire. On peut pas ne pas en tenir compte quand on va on va on aura perdu 25 % d'élèves en 15 ans dans le premier degré. En primaire, on aura perdu 25 % d'élèves. Donc il y a trois possibilités. Soit alors on fait rien du tout. On fait comme si de rien n'était et au bout d'un moment on aura plus besoin de recruter

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des professeurs. Soit alors on suit la démographie. C'est pas ce qu'on a fait. Si on avait su la démographie, il aurait fallu supprimer 9000 postes. Soit alors on essaie d'avoir un atterrissage en douceur, c'est qu'on tient compte de la démographie et en même temps on essaie de faire en sorte que il y ait de moins en moins d'élèves par classe. Ce sera le cas juste pour information hein, en moyenne, il y aura 21 élèves par classe dans le premier degré à la moins au fil des années. C'est-à-dire qu'on sera on aura atteint un record dans l'histoire du système négatif français. Alors le le paradoxe c'est que dans le même temps, l'éducation nationale recrute des enseignants avec un nombre de candidats notamment pour les postes de professeurs qui qui est en augmentation. Que se

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passera-t-il si le budget justement n'est pas adopté dans les temps puisque je crois qu'il y a 88000 étudiants aujourd'hui qui préparent ce concours, c'est-à-dire une hausse finalement le métier recommence à attirer. Absolument. Cette année, on a deux concours qui sont ouverts, un en master 2, un en fin de licence. Le concours en fin de licence est nouveau. Comme c'est nouveau, c'est ce qu'on appelle des mesures nouvelles dans le budget. Donc si je n'ai pas de budget, si on a pas de PLF 2026 qui est adopté, bah pour l'instant je ne sais pas organiser ce concours tout simplement. Donc il y a effectivement 900 étudiants qui se prépare qui se sont inscrits à ce concours, ce qui est bon signe. Mais mais ça veut dire qu'il y a des étudiants qui pourraient se préparer

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pour rien si le budget n'est pas adopté dans les temps. Alors je j'espère que non mais enfin c'est un c'est c'est un des problèmes que nous avons si le budget n'est pas adopté. Oui. Édouard Jeffrey ministre d'éducation, vous lancez aujourd'hui euh une ce qu'on ce que vous appelez dans votre jargon une instruction, c'est-à-dire un un plan ciblé. Vous allez nous expliquer de quoi il s'agit. Euh pour lutter contre ce que vous appelez qui s'appelle la grande difficulté scolaire, à quel type d'établissement cela va-t-il s'adresser ? Cela va s'adresser plus exactement ? Alors aujourd'hui, vous avez 15 % des collèges Ouais. ou plus de 40 % des élèves ont moins de 8/ 20 en français, en mathématiques, au brevet. Moins de 8/ 20. Voilà. Donc ça veut dire que c'est des collèges

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qui concentrent une très grande difficulté scolaire. Et moi je peux pas admettre le fait qu'un élève selon le collège enquel il est inscrit ait une chance sur deux ou 100 % de chance d'avoir le brevet à la fin. C'est pas possible. Donc ce qu'on va faire, c'est qu'on va effectivement concentrer l'effort sur ces collèges-là en terme de formation, en terme d'accompagnement pédagogique, en terme d'accompag et on connait les réseaux d'éducation prioritaire. Quelle est la différence ? Par exemple, on app avant les appelle maintenant les rep. Tout à fait. En fait, vous savez, on a un peu deux travers alors ils sont pas forcément mauvais mais ils apportent pas toutes les solutions. Le premier c'est de penser par rapport à des critères territoriaux ou sociaux. Le deuxième

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c'est de penser de manière universelle. C'est dire on veut que tout se passe pareil partout. Ça c'est un peu notre réflexe spontané. Moi ma conviction c'est qu'il faut au bout d'un moment penser par rapport à la difficulté scolaire. Il y a des il y a des enjeux sociaux qui sont traités dans le cadre des questions prioritaire. Il y a un cadre général. Mais va changer. Vous allez faire du surmesure en quelque sorte. Mais c'est un peu ça. Oui, on va faire du surmesure collège par collège que ça va partir des équipes parce qu'il faut faire confiance aux gens. Ils connaissent leur métier, il faut les laisser faire leur métier. On va partir des équipes et on va répondre à tous leurs besoins de formation typiquement de formation et pour réhausser un peu le le le pratiques

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pédagogiques, améliorer les pratiques pédagogiques. Euh ça peut être par exemple en terme de fonds sociaux, vous avez des élèves qui sont parfois dans une très grande difficulté sociale typiquement qui peuvent pas manger à la cantine de mé si vous le ventre vite, c'est pas la peine d'essayer d'apprendre. Donc on va mettre des fonds sociaux dans ces collèges là pour que les élèves puissent manger tous les midis. Oui, ce genre de chos et on va tout reprendre comme ça à 360° et le budget de l'éducation nationale va payer si j'ose dire. C'est-à-dire que vous nous avez parlé d'une augmentation légère de votre budget mais on est plutôt aujourd'hui à la réduction des coûts et nombre justement de d'acteurs de l'éducation nationale se plaignent d'avoir pas de n'avoir pas assez de

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moyens pour donc vous allez en rajouter des moyens. On va faire en on va on va on va redéployer puisque je vous disais, on perd beaucoup d'élèves. Donc on va en fait procéder par redéploiement et surtout c'est pas qu'une question de moyens, c'est aussi une question euh d'approche pédagogique de qualité de la formation qui est apportée. Donc on va faire du qualitatif, du surmesure, établissement par établissement en partant des besoin partir de quand monsieur GF ? Alors le travail commence en janvier. On va laisser aux établissements jusqu'au mois de juin pour qu'ils puissent bien préparer leur feuille de route et à la rentrée sur 2026, la vie va changer dans ces établissements. L'un des fléaux qui frappe un grand nombre d'établissements en France et qui

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finalement ne s'arrête plus à la porte des écoles, c'est le trafic de drogue, c'est le narcotrafic. Où en est la prise en charge des c'est un malheureusement un fait d'hiver, un événement qui a beaucoup frappé des esprits de des élèves du collège Champaulon à Dijon qui a été victime d'un incendie lié au au narcotrafic. Vous êtes engagé, je vous cite hein, à ce que l'essentiel des 500 élèves du collège soit à nouveau en cours après les vacances de Noël. Donc tout ça est en train d'être réglé. Oui. Alors, d'abord, je voudrais rendre hommage à l'équipe. Vous savez, moi je les ai vu lundi matin, on a parlé longtemps. Tu étais allé avec le ministre d'intérieur. Tout à fait. Et moi, j'ai rencontré l'équipe pédagogique professeur, chef établissement et cetera. C'est des

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femmes et des hommes remarquables. Et vous savez, ils m'ont dit une phrase que j'ai trouvé très juste. Ils ont dit "Nous, on met les élèves sur des chaises de classe pour qu'il terminent pas sur les chaises des guetteteurs." Mais en attendant, ce collège, excusez-moi, ce collège a été incendié sur fond de rivalité. Alors, une partie, a priori, c'est sur fond de rivalité de narcotrafiquants. Donc, une partie le ce n'est qu'une partie du collège qui a été incendié, heureusement. Oui. Et donc à la rentrée de janvier, ce qu'on est en train de travailler avec le département, c'est que la plupart des élèves pourront rentrer directement dans le bâtiment qui est encore valide, si je puis dire, qui est encore en usage. Et on est en train de trouver des solutions soit pour qu'il

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soient hébergé dans des dans des modules temporaires type Algico et cetera, soit qu'il soit pris en charge dans les écoles qui sont à proximité immédiate et qui ont des salles libres. Mais ils resteront tous dans leur environnement, ils resteront tous dans leur format de classe, dans leur groupe classe parce que c'est important pour eux psychologiquement et pour leur réussite éducative qu'il soit euh dans ce dans ce format avec leurs professeurs et à proximité de chez eux. Edard, Jeffre, comment on fait pour lutter concrètement euh contre le trafic de drogue dans et autour des établissements scolaires ? Puisque le constat, c'est qu'aujourd'hui on en arrive à des extrémités comme celles de ce qui s'est passé à Dijon, mais des exemples comme ça abondent dans

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dans toute la France et dans de très nombreux quartiers. Il faut marcher sur deux jambes. Il y a la jambe, j'allais dire service de police et de justice qui eux démantellentellent les points deal euh euh arrêtent les narcotrafiquant et les sanctionne. Et puis il a la jambe qui est éducative qui pour le coup me concerne, c'est-à-dire euh qui consiste à faire de la prévention en réité vis-à-vis des élèves. C'est le travail des enseignants. Ils ne sont pas nécessairement formés à appréhender ce genre de ça peut pas être l'école toute seule. Mais vous savez, chaque fois que vous introduisez l'esprit critique, chaque fois que vous introduisez la culture, chaque fois que vous ouvrez un établissement, vous éloignez un jeune des narcotrafiquants, c'est d'ailleurs pas pour rien qu'ils

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sont pris à un collège euh ou à une médiathèque 6 mois avant. Il faut des policiers à l'école pour vous. Pas dans l'école. Non non pas dans l'école. En revanche, travailler sur la sécurisation de ce qu'on appelle les abords de l'établissement, ça oui, c'est ce qu'on fait tous les jours avec de police et c'est indispensable. Euh, on doit ça à nos élèves. Le président Macron s'est prononcé à plusieurs reprises pour l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Alors, c'est un c'est une volonté, c'est un souhait, mais comment on met cela en place ? J'imagine que vous êtes d'accord avec lui. Euh ou alors ou alors ce serait un scoop si vous êtes en désaccord là-dessus. Mais euh comment comment on fait concrètement ? Parce que tous les tous les gamins, si je vous me

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permettez cette expression, tous les jeunes, tous les ados ont des ont des ou presque ont souvent des téléphones portables et vont sur les réseaux sociaux. Donc comment on interdit ? Alors d'abord, il faut repartir peut-être juste de l'objectif, c'est qu'on peut pas laisser nos enfants être accaparés 4h, 5h, 6h par jour par les a soci la volonté, c'est un enjeu de santé publique. Et le moyen alors d'abord il y a il y a il y a il y a une question juridique qui est actuellement retraitement puisque c'est un peu complexe techniquement mais enfin il y a un enjeu par rapport au droits européens et donc le gouvernement français travaille pour que le droit français puisse effectivement interdire l'accès aux réseaux sociaux au milieu de moins de 15 ans. Et après techniquement,

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on a déjà des expériences de de dans d'autres domaines mais en matière de pornographie, on a on a su mettre en place des systèmes qui permettaient d'empêcher les moins de 18 ans. Il faut généraliser ce que l'on fait aujourd'hui sur les sites pornographiques. Alors le sujet n'est pas le même mais en tout cas le mécanisme technique permettant d'identifier un un une personne en fonction de sondage aujourd'hui on sait le faire. La preuve ça a marché et donc on est parfaitement capable de bloquer l'accès d'un réseau social la création d'un d'un réseau social à un jeune qui aurait moins de 15 ans. Ça, on sait le faire techniquement. techniquement, mais l'éducation nationale peut-elle en quelque sorte se substituer à ce que aussi doivent imposer les parents à leurs enfants et

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et on sait que dans certaines familles et bien certains jeunes sont sont laissés en quelque sorte à leur libre arbitre. Mais c'est mais c'est pour ça qu'il faut au bout d'un moment passer par l'interdiction. Ouais. On peut pas tout demander à l'école, on peut pas non plus tout demander aux familles parce qu'on voit que parfois elles sont démunies par rapport à l'usage de téléphone par leurs enfants. Il y a un moment où ça passe par l'interdiction. L'interdiction sèche, elle servira enfin, elle aura pas toute son efficacité, mais il faut à la fois limiter l'exposition aux écrans éduquer à leur usage et en tant que journaliste, vous êtes bien placé pour savoir qu'aujourd'hui on a un enjeu de ce point de vue-là. Et puis aussi, et c'est important, créer des alternatives

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sociales. Si nos jeunes, ils vont sur les réseaux sociaux, c'est parce qu'aujourd'hui ils n'ont plus d'expérience de sociabilité ordinaire comme vous ou moi, on l'a connu. Édouard Jeffrey, elle se fera cette interdiction. Le président Macron a dit avant la fin de son quinquena, vous allez déposer un projet de lo on est on est on est en train de travailler sur une fois encore le cadre juridique mais oui oui l'objectif c'est bien de le faire au cours des prochains mois. Merci beaucoupard F, ministre de l'éducation nationale. C'est la suite de Télé Matin.