Conclusion et remise des grands prix, par Vincent Jeanbrun, Ministre de la Ville et du Logement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 25:55Invité politiqueChiffre
« il faut entre 8 ans et 10 ans pour sortir un projet, quand la construction pure, elle est 2 ans et demi, 3 ans. »
- 28:01Invité politiqueChiffre
« si on applique l'indécence énergétique sur les logements F et G, ce sont 700 000 logements qui vont sortir du parc locatif. »
- 32:03Invité politiquePromesse
« on attendrait 2 millions de logements d'ici 2030 »
Temps de parole
- Vincent Jeanbrun28 %
- Présentateur18 %
- Locuteur 711 %
- Locuteur 99 %
- Locuteur 58 %
- Locuteur 66 %
- Locuteur 35 %
- ?5 %
- Locuteur 14 %
- Locuteur 83 %
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Donc,
bienvenue à tous. On arrive à la fin de cette journée, une journée marathon, mais une journée qui était chouette parce que voilà, on a réussi à rassembler une fois de plus l'ensemble de la filière. Donc, bienvenue pour cette troisième édition des Grands Prix des Assises. Nous avons l'honneur d'avoir le ministre du Logement, Vincent Jambrun, avec nous. Merci d'être à nos côtés. Mais avant de vous retrouver sur scène, nous allons avec Alexandre Escofou, mon confrère ici présent, rédacteur en chef de Cadre de Ville, vous présenter rapidement ces prix. Ici, notre jury est bien sûr les finalistes de cette année. Avant de remettre le palmarès, je vous rassure, c'est assez court.
Et comme ça, à la fin, nous pourrons entendre bien sûr le message de monsieur le ministre. Alors que sont ces prix ? Nous avons décidé de lancer les Grands Prix avec les rédactions de Bati Actu que je représente et la rédaction de Côte d'Ordeville que tu représentes afin de récompenser les quartiers, les îlots innovants, résilients et durables. Car nous le savons tous, on le dit depuis ce matin, penser le logement, ça ne fait pas s'en penser aussi le quartier qu'il y a autour, comme la ville qui est autour. C'est concevoir l'espace individuel, l'espace commun et donc construire aussi la société dans laquelle nous souhaitons vivre.
L'an dernier, je l'avais déjà dit, mais j'ai envie de le redire parce que je trouvais ça sympa. C'était bien dit aussi, pour reprendre les mots d
'un
de nos intervenants, c'était aussi contribuer à faire république. Et en ce moment, c'est important de le rappeler. Notre éminent jury qui nous a accompagnés cette année, nous avons trois représentants que je tiens à remercier et qui vont remettre les trois premiers prix avant. Parce que voilà, ça y
est,
je l'ai dit, on va remettre quatre prix, mais promis, ça va être rapide. Donc, je tiens à remercier Meca Brunel pour la Fondation Palladio. On a bien sûr Damien Potégui de la DHP qui a été exigé ce soir. Hélène Fernandez, merci d'être avec nous ce soir. Donc, de la direction de l'architecture au ministère de la Culture. Nicolas Gravit, bien évidemment, également, merci d'être avec nous, président de l'Union des aménageurs, ainsi qu'Alexandre et moi-même dans ce jury.
Le
jury a dû se présenter sur 17 opérations. Comment il est choisi ? C
'est
les rédactions de Cadre de Ville et de Bâti Actu qui vont mettre en avant certains projets qui se distinguent pour leur rapport aux problématiques actuelles, aux projets réalisés et dont une phase emblématique est réalisée. Les projets retenus par Cadre de Ville sont souvent des projets retenus pour les entretiens, Alexandre,
les
entretiens Cadre de Ville. Un autre événement qu'on retrouvera, quelle date le prochain
? Le 8 octobre, le 8 octobre, à la Maison de la Chimie
à Paris.
Voilà, 8 octobre, Maison de la Chimie, encore une fois.
On
espère vous retrouver nombreux, évidemment.
Mais j'en suis persuadée, comme vous le savez, nos événements chez Bâti Actu, vous voilà, informez et connectez les acteurs du cadre de vie. À chaque fois, on vous réunit tous autour de deux sujets qui font nos projets aujourd'hui. Alors,
j
'ai été rapide, mais voilà, je laisse la place maintenant. En deux minutes, top chrono, vous avez les 17 finalistes en vidéo qui vont se dévoiler devant vous.
Vous
avez le droit de les applaudir chacun parce qu'ils sont super.
Ils
le méritent. La diversité de notre secteur, la diversité de
notre secteur, vous
avez envie de savoir qui
va
gagner ce premier prix. Alors, on commence par une mention spéciale, Alexandre.
Oui,
c'est une mention spéciale. On a parfois du mal, en fait, à départager tous
ces projets. On en avait quand même 17. On en avait
17. Donc, effectivement, on a décidé de décerner une mention spéciale pour une approche assez particulière. Je vais demander à Mécabrunel de
nous
rejoindre. Effectivement, et je crois que Mécabrunel avait une attention particulière pour ce projet qui représentait beaucoup. Donc,
je
vais vous laisser simplement ouvrir l'enveloppe et nous annoncer
le
lauréat.
Bonjour à toutes et à tous. And the winner is
Dijon,
Fontaine-Douche, quartier à énergie positive. Bravo.
Je
ne
sais
pas s'il y a des représentants,
effectivement,
de la métropole de
Dijon. Peut-être que la
canicule l
'a
empêché de venir jusqu'à nous.
C'est vrai que les conditions étaient particulièrement difficiles aujourd'hui. C'est un projet démonstrateur, un projet exemplaire qui a été inauguré en fin d'année dernière par François Réves-Tamen, qui est évidemment président de la métropole d'Igenèse, mais qui était également à l'époque un ministre de l'aménagement du territoire. Un projet démonstrateur. Premier quartier à énergie positive.
Vous
voulez
dire un mot peut-être ? Oui,
c'est quand même un projet ambitieux de créer toute une infrastructure, notamment à travers des panneaux photovoltaïques et d'autres types d'énergie à implémenter pour créer tout un quartier à énergie positive, des quartiers de logement, des quartiers de logement sociaux essentiellement. C'est un projet ambitieux. C'est un projet qui a nécessité vraiment une coopération publique privée. Et je dirais qu'il faut saluer ce type de sujet par les temps qui courent. Vous voyez, il fait trop chaud, il fait trop froid. On en a assez, on n'en a pas assez. Donc c'est important de mobiliser tout ça. Mais il faut, si je puis me permettre,
nous
avions notre sommet de la Fondation Palladio la semaine dernière à Versailles.
Trois
verbes importants pour transformer tout ça. Monsieur le ministre nous a entendus.
Il
faut industrialiser. Nous ne construisons que des prototypes et ce n
'est
pas comme ça qu
'on
va y arriver. Il faut accélérer les transformations à grande échelle. Et c'est ce qui est fait à Dijon. Ça aurait pu être un peu plus beau. Enfin, ça, c'est un autre débat. Le beau vient
d'après. Il faut bien commencer quelque part. Et
puis, il faut contribuer. Il faut continuer à être partie prenante et partie prenante au débat fait république. Voilà. Merci beaucoup.
Félicitations. L'un des gros
enjeux, oui.
C
'est la réplicabilité, effectivement.
Voilà. La
réplicabilité, effectivement, de ces solutions. C'est un des gros enjeux. Et le projet qui partait d'un appel à projet européen, je pense qu'il a cette vocation et il fera des émules.
Alors, on va passer à notre prochain lauréat. Donc là, pour le coup, on avait envie de remettre un coup de cœur. Oui,
c'est un coup de cœur. C'est Nicolas Gravit qui va venir
nous
accompagner pour révéler ce coup de
cœur. Vous
pouvez avoir le droit de l'applaudir.
Bien.
Bonjour à tous.
Le
prix coup de cœur du jury est attribué à un projet de réhabilitation de biens communs sur la maison Mazet dans le Tarn.
Ah,
nous avons notre lauréat.
Bravo.
Je
vous en prie. Bonsoir, bravo.
Alors,
un petit mot, peut-être.
Oui, un petit mot. Donc, merci déjà aux membres du jury de mettre à l'honneur un si petit projet dans une si petite ville. Donc, juste pour rappeler un petit peu rapidement le contexte. Donc, nous nous trouvons à Casemont-de-Nard, une petite ville de 1200 habitants dans le Tarn-et-Garonne. Et donc, à l'époque, en 2022, lorsque j'ai croisé des équipes de la DDT du 82, ils nous ont mis en relation avec le maire de ce village qui avait déjà réalisé plusieurs opérations d'acquisition, réhabilitation. Et là, il y avait un sujet un petit peu trop gros pour lui. Et donc, il cherchait un partenaire pour pouvoir réaliser une opération de réhabilitation. Il faut savoir que sur ces territoires ruraux,
il
y
a
une vraie carence d'ingénierie, une carence d'opérateurs immobiliers. Et donc, le but de la SIC, donc la Société coopérative d'intérêt collectif bien commun, a une mission. Notre mission, c'est de oeuvrer pour la revitalisation des petites et moyennes villes en Occitanie, en participant à la rénovation écologique de logements et de locaux d'activité, loués à tarifs abordables. Et donc,
je souhaite
surtout mettre en avant tout le voie. Au volet partenarial, donc sur ces territoires-là, il y a un marché de
l
'immobilier qui est relativement faible. Le coût de la réhabilitation, finalement, fait exploser. Donc, ce sont des opérations immobilières qui sont structurellement déficitaires.
Et
donc, il faut avoir une action privée publique sur ce type d'opération.
Et
donc, on a pu avoir le soutien au travers du fonds vert, du fonds de restructuration des locaux d'activité, du fonds Friche Région, de l'établissement public foncier d'Occitanie et en fin d'action de logement. Ce qui nous a permis de boucler le bilan d'investissement et pouvoir intervenir sur cette opération.
Donc,
8 logements, un local d'activité
et
donc des logements sociaux.
Et vous avez fait quartier. Vous voulez rajouter un petit mot, Nicolas ?
Oui. Alors, c'est vraiment un coup de cœur parce que nous étions très attachés à regarder la diversité des projets. Et vous avez vu sur les 17 projets, les diversités. Et là, celui-là,
il
est peut-être le Tarn qui vous porte bonheur.
Parce
que déjà, l'année dernière, on avait remis un prix à Albi.
C'est le
Tarn-et-Garonne.
C'est le Tarn-et-Garonne. Attention.
C'est presque pareil. Allez, c'est pas loin, c'est les voisins. Mais c'est vraiment un symbole de ce qu'on souhaite développer en matière de logement et en matière d'aménagement du territoire.
C
'est-à
-dire
s'attaquer, travailler sur les centres-bourgs, sur les villes rurales. Il y
a
des vrais besoins. Il y
a
des vrais enjeux. Et ce que vous faites là est symbolique de ce qu'on pourrait réaliser dans beaucoup d'endroits en France. Donc, je vous souhaite effectivement que ça fonctionne, que vous puissiez dupliquer effectivement ce projet. Et au-delà de l'Occitanie, on en serait tous heureux. Voilà. Merci beaucoup pour
votre travail.
Merci beaucoup.
Merci.
Petite photo.
Voilà.
Allez-y, M. Gravit. Mettez-vous à côté.
Une
petite photo et on va pouvoir enchaîner
Alexandre.
Merci beaucoup.
Ça
prouve que les territoires détendus ne sont pas des territoires oubliés.
Exactement. Territoires détendus,
pas de territoires oubliés. Et on finit maintenant. Enfin,
on
finit presque. On a encore deux prix. Un prix du jury.
Oui, un prix du jury avec Hélène Fernandez qui va se charger de le remettre. S'il vous plaît.
Allez-y. Je vous en prie,
Hélène. Mettez-vous au milieu
de
vous. Allez-y,
allez-y.
Alors,
le prix du jury, c'est le prix qui est attribué
à
un projet qui porte le nom d'une promesse, puisque c'est le nom d'une artiste
qui
a été la première à avoir la logion d'honneur. Donc,
je
voulais le dire, il y a 160 ans.
Donc,
j'espère que cette promesse qui a été faite aux femmes artistes ce jour-là, c'est la promesse aussi de ce projet. Donc, à Lille,
le
parc Rosa Bonheur attribué pour sa capacité de nous démontrer comment reconquire des friches.
Bravo.
Bravo à vous.
Donc,
le parc, il fait partie justement de cette reconversion des friches industrielles à Lille, à Lille d'Homme.
Oui,
donc, bonjour à toutes et à tous. Je me présente. Je suis Stanislas Dandievel. Je suis l'adjoint au maire à l'aménagement de la ville. J'étais adjoint au maire à l'urbanisme au mandat précédent. Je suis président de la Soreli et je suis accompagné d'Isabelle Slott, qui est la directrice générale de Soreli, qui est l'aménageur de ce site des rives de la Haute-Deule. Alors, ce qui est intéressant dans l'histoire et dans le récit, c'est qu'en fait, il y a déjà plus d'une vingtaine d'années, on a engagé la reconversion d'un ancien site industriel. Vous voyez les images à l'écran.
C'était des grandes pièces qui accueillaient du textile et ça a été un des premiers écoquartiers labellisés en France, les rives de la Haute-Deule, avec à la fois un pôle d'excellence économique autour du numérique, c'est Euratechnologie, et en même temps, un quartier mixte avec de l'habitat, de l'habitat abordable dans toutes ses dimensions, du logement locatif social au BRS, Bayreel Solidaire. Donc, l'idée, c'est vraiment une palette pour le logement pour tous. Et en fait, au bout de
quelques
années, quand on s'est aperçu qu'il y avait de nouveaux terrains de reconquête, la biodiversité avait poussé, les arbres ont poussé sur la friche. Et donc, on a fait tout un travail de renversement de la méthode en matière d'approche urbaine, plutôt que d'éviter de réduire et de compenser. On a observé ce qui se passait en matière de biodiversité. On a observé ce qu'il y avait comme potentiel d'arbres à protéger, de petites faunes sauvages, à intégrer, de gestion de l'eau à mettre en valeur. Et donc, on a sanctuarisé, on a protégé, on a valorisé et on a organisé le schéma d'aménagement à partir de ce diagnostic.
Donc, ça, c'est vraiment la démarche qui amène au parc Rosa Bonheur et donc qui va devenir un peu le cœur vivant de la ville qui se bâtit autour. Donc, voilà pour résumer l'approche qui est menée. Dire aussi que cette approche, elle repose sur deux éléments. C'est assez important, qui sont des outils que l'État a mis en place. C'est l'obligation réelle environnementale. C'est la première obligation réelle environnementale qu'on adresse à des opérateurs privés ou aux opérateurs qui vont réaliser les futures constructions autour en milieu urbain. Dans les Hauts-de-France, en tout cas, c'est la première ORE. Donc, on l'a mis en place. Puis après, on nous tire un petit peu plus,
je
dirais, le petit bâton. Comme on veut véritablement protéger cette biodiversité, lorsqu'il y
a
des chantiers, les opérateurs, les constructeurs, etc., ils ont le bilan de ce qu'il y a sur leur site. Et voilà, il y a un séquestre qui est déposé auprès de l'aménageur. Et donc, ça garantit
aussi une réelle garantie
pour ce faire. Voilà en deux mots. Peut-être Isabelle, un petit mot complémentaire.
Juste pour terminer, c'était aussi un parc sur lequel il y avait une notion d'usage qui était très importante. Et donc,
il
y
a
toute une démarche de concertation qui a été mise en place avec beaucoup d'ateliers avec les enfants. Et donc, qui ont permis de se dire où sont les jeux. Les jeux sont un peu partout. On a des cabanes, on a de l'ombre. On a les îlots de biodiversité qui appartent de l'ombre aussi. Et puis, on continue toujours cette démarche. On voit comment le parc vit une année après. Il a été inauguré il
y
a un an de ça. Et donc, il y a notre responsable de la communication qui est ici. Et donc, on réalise avec les enfants des ateliers sensibles pour voir comment ils se sont appropriés le parc. Et on peut dire aujourd'hui qu'il est extrêmement fréquenté. Écoutez, bravo. Bravo pour
ce beau projet, en tout cas. Bravo
pour cette belle
réalisation. Je vous propose une petite photo.
Une
photo rapide. Merci beaucoup.
Et
nous allons pouvoir remettre désormais le Grand Prix. Et le Grand Prix pour le remettre. Merci d'accueillir M. le ministre du Logement et de la Ville, Vincent Jambrun.
Bonjour à toutes et à tous. Ravie de vous retrouver ce soir.
C
'est mieux si on vous donne l'enveloppe quand même à ouvrir.
Et
le Grand Prix du jury est attribué au quartier Charles-Renard à Saint-Cyr-L'École.
Bravo.
Félicitations.
Voilà. Peut-être en quelques mots, Alexandre, nous parler un petit peu de ce quartier.
Oui,
quelques mots.
C
'est une opération qu'on a voulu saluer,
qu
'on a trouvé assez exemplaire.
C
'est une opération de reconversion, de requalification d'une ancienne friche militaire au sein d'un site historique. Ce qu'on a voulu saluer à travers ce prix, c'est le travail d'insertion urbaine assez remarquable qui a été fait avec ce projet. C'est comment se poser dans la ville, créer un nouveau quartier, mais tout en épousant finalement son histoire et son identité. Donc voilà, je crois que c'est un très joli projet. Effectivement,
il
a donné lieu aussi de la part de Grand Paris Aménagement à certaines innovations et notamment pour la première fois à une opération de copromotion.
De
copromotion, c'est ça. Alors
à
vous, on a présenté maintenant, à vous de nous dire quelques mots peut-être.
Bonjour à tous, monsieur le ministre. Merci beaucoup. En tout cas, on est vraiment ravis d'être là aujourd'hui. C'est une grande aventure. Le quartier Charles-Renard a s'inscrit à l'école depuis longtemps maintenant, puisque nous-mêmes, moi, je suis Véronique Levidier, directrice territoriale à Grand Paris Aménagement. On est aménageur de l'ASAC depuis 2008. À la base,
il
faut s'imaginer que c'était finalement un terrain vague parce que c'était une ancienne caserne militaire qui a été, bien sûr, démolie, désamiantée. Une grosse dépollution pyrotechnique. À l'époque, c'était la plus grosse d'Europe, je crois. Saint-Cyr a été extrêmement bombardé pendant la Deuxième Guerre mondiale. Une grosse dépollution chimique. Et il faut imaginer qu'on avait un terrain complètement vierge avec rien du tout et où il a fallu même recompenser le terrain tellement c'était devenu un marécage de 25 hectares. Vous imaginez
à
partir de là, il a fallu inventer le projet dans un contexte très assez particulier. Puisqu'on est face à l'école militaire, face aussi à la plaine de Versailles. Donc, on a quand même au niveau urbanisme, on est lié à l'ancienne étoile des chasses de Versailles. Donc, c'est quand même assez vraiment imprégné dans le territoire.
Et
on travaillait forcément beaucoup au-delà de la mairie avec les ABF. Et dans ce quartier-là, on a eu la chance de faire, de réaliser, nous, Grand Paris Aménagement, notre première opération de copromotion. Parce que c'était aussi une manière de se diversifier un petit peu au niveau de Grand Paris Aménagement. Avec Caire, dans un projet, donc 130 logements à peu près, mais tu en parleras mieux que moi, Emmanuel, dans un quartier où il y avait déjà à peu près 1500 logements de livrets. Donc, voilà, qui vivaient déjà avec bien sûr des équipements, des commerces et beaucoup d'espaces verts. On voit quelques photos où on voit quand même qu'on est parti de rien. Et on arrive à beaucoup. Oui, il y
a
quand même un petit
mot
également rapide. Oui,
merci beaucoup. Très rapide. Bonjour. Donc, Emmanuel Roland, Caire Promotion. Je suis là pour représenter les équipes de Caire Promotion et de Grand Paris Aménagement qui ont travaillé pour ce magnifique projet dont vous voyez quelques images défiler sous vos yeux. Venter toutes ces qualités prendrait beaucoup trop de temps. Je me contenterai de deux points pour reprendre les propos de Meka Brunel dans son intervention.
Le premier, c'est l'industrialisation, puisque le recours d'une part à une structure poteau-poutre et d'autre part à tout un système de murs manteaux préfabriqués dont vous voyez le rendu permet beaucoup de choses, minimiser les nuisances, améliorer les caractéristiques thermiques, faciliter l'obtention des labels. Et il y
en
avait beaucoup sur ce projet, y compris en avance sur leur temps quand on a gagné en 2022. Et puis, le deuxième point qui est beaucoup plus subjectif, c'est qu'il est beau. Il a plu à tout le monde. Alors, il a d'abord plu au maire, ce qui est le plus important. Et puis ensuite, il a plu à l'ABF, ce qui est aussi très important. Et enfin, il a beaucoup plu à nos clients et il nous a beaucoup plu à nous. Et finalement, c'est ça qui est extrêmement important. Un dernier mot pour vous dire ce que vous ne voyez pas sur les images qui défilent, c'est que c'est aussi le moyen pour nous de mettre en avant ce qui nous caractérise, le label Santé Plus.
Ça fait dix ans qu'on existe, ça fait huit ans qu
'on
le déploie sur toutes nos opérations. Les températures qu
'on
voit dehors et les sujets qui sont portés en ce moment sur les thèmes du vieillissement, du maintien à domicile, sont autant de thèmes qui sont portés par ce label et sur lequel, en association avec Grand Paris Aménagement, on a pu travailler et mettre en œuvre les images que vous avez derrière vous. Et on est extrêmement heureux, extrêmement honorés d'être sanctionnés ainsi par ce prix que vous nous remettez. Merci beaucoup.
Bravo, bravo à vous. Bravo.
Je
vous propose de faire une petite photo.
Et
puis,
je
vais ainsi s'achèver, voilà, cette cérémonie, cette cérémonie des Grands Prix. Et je vais vous laisser, monsieur le ministre, merci d'être avec nous ce soir. Je vais vous laisser conclure ces Grands Prix, bien sûr, mais surtout cette journée, cette journée des Assises. On le sait qu'en plus, demain, vous avez un jour un peu important. Donc, merci d'être avec nous ce soir.
Merci beaucoup. Merci pour l'invitation. J'espère que vous êtes en pleine forme.
Je
n
'ai
pas plus d'une heure de discours, donc on est bien. D'abord, bravo à Bati Actu et à tous les partenaires de ce bel événement parce que vous avez carburé toute la journée. Et il y a un peu de la chaleur qu'on retrouve dans cette salle aussi, liée à toute la sueur du travail qui a été donnée. Vous avez commencé à 9h ce matin et vous tenez encore debout. Chapeau. Pour autant, il y
a
eu plein d'idées. Quand je suis arrivé, on me disait dans les couloirs qu'il y
a
eu pas mal de prises de position, pas mal de bonnes idées. Donc, il va falloir que je regarde tout ça en replay.
Ça
va être un peu long, mais ça
sera avec plaisir. On vous revoit, je
vous promis.
Je ne
vais
évidemment pas être très long,
mais
simplement un message tout bête à vous passer.
Il
faut y croire.
Il
faut y croire parce qu'effectivement, on est en train de traverser une crise terrible en matière du logement, qui est une crise de marché où l'offre n'arrive plus à répondre, en tout cas n'arrive pas à répondre au prix de la demande. Et il faut qu'ensemble, on puisse apporter des solutions. Et j'insiste sur le mot ensemble. Et ça a été au fond aussi un petit peu dit et mis en avant dans la remise de prix qu
'on
vient de vivre. C'est à condition de se parler, de se rencontrer, d'échanger, de travailler ensemble comme vous le faites aujourd'hui. Et de composer ce que j'ai appelé modestement l'équipe de France du logement, avec tous les interlocuteurs dont les aménageurs font partie, cher Nicolas, qu'on va pouvoir y arriver. C'est au fond le message qu'on a passé aussi à la fondation Palladio, cher MECA, l'autre jour. Parce que
si
on est pessimiste,
nous
qui sommes au cœur de la machine pour produire ensemble du logement, alors évidemment on aura du mal à faire rêver nos concitoyens et qui déjà hésitent beaucoup à investir pour plein de bonnes
ou
de mauvaises raisons. Et bien on va passer à côté de l'objectif. Donc à nous d'être capables de leur redonner envie, de leur redonner confiance et de faire en sorte que ça marche mieux.
C
'est en partie ce qu'on va essayer de résoudre avec le projet de loi que j'aurai l'honneur de présenter au Conseil des ministres demain matin. Le projet de loi Relance Logement qui vient poser les bases de trois chocs. Un choc d'investissement, redonner envie à nos concitoyens d'investir.
C
'est vrai pour la production dans le neuf, c'est vrai aussi pour la réhabilitation dans l'ancien.
Et
ça se complétera en dehors du projet de loi par une discussion qu'il faut qu'on avance avec le monde bancaire. Parce que si on arrive à mieux solvabiliser nos concitoyens, alors ils pourront plus facilement rénover, ils pourront plus facilement acheter leur résidence principale,
ils
pourront plus facilement devenir bailleurs et permettre à d'autres de se loger dans le locatif. C'est un premier défi qu'il va falloir qu'on relève. Ce texte de loi y répond déjà en partie. On a un choc essentiel de simplification.
Je
sais que je parle à des professionnels ici et vous voyez bien les délais, le temps qu'il faut maintenant pour sortir un projet de terre. Une source fiable à Grand Paris Aménagement me disait que certains projets étaient enlisés depuis 25 ans.
Pas
tous, heureusement.
Mais
on voit la difficulté qui est la nôtre aujourd'hui entre le moment où on prend une décision, et au moment où on livre le projet définitif, c'est honteux. On estime qu'il faut entre 8 ans et 10 ans pour sortir un projet, quand la construction pure, elle est 2 ans et demi, 3 ans. Ça veut dire que tout le reste, c'est de la procédure.
Donc,
deuxième ambition, choc de simplification. Un certain nombre de choses appartiennent au monde réglementaire là aussi. Et dans le texte de loi, on va mettre en œuvre des opérations d'intérêt local pour aller beaucoup plus vite.
Je
ne rentre pas dans le détail, mais évidemment, je me tiens à votre disposition si c'était nécessaire.
Et
puis, il faut
accompagner
la transition écologique.
On
l'a vu, l'écologie toute punitive qui consistait à interdire, empêcher, empêcher, a créé des effets de bord, qui fait qu'aujourd'hui, si on applique l'indécence énergétique sur les logements F et G, ce sont 700 000 logements qui vont sortir du parc locatif. Dans un moment, les Français n'arrivent pas à se loger. Or, ces logements qui sont des passoires et des bouilloires thermiques, et bien justement,
ce
qu'il faut, notre ambition commune, c'est de les rénover et faire en sorte qu'ils soient sur le marché.
Et
donc, en ayant cet accord gagnant, gagnant, gagnant,
de
remise sur le marché des logements,
ce
qui permet aux propriétaires de continuer à encaisser des loyers,
d
'une part. Mais grâce à ça, ils se solvabilisent pour pouvoir engager les travaux, ce qui améliorera le confort de vie des occupants,
occupants
qui pourront continuer à se loger, gagnants. Et puis, n'oublions pas le monde économique aussi, qui, grâce à ce choc de rénovation énergétique, va pouvoir aussi avoir un certain nombre de contrats. Et donc, c'est une ambition forte qu'on porte. On la porte également sur le parc du logement social, avec différents objets. Un qui va permettre de mieux financer la rénovation énergétique du logement social. Un autre qui permet de donner une prospective long terme de rénovation urbaine, puisque ça y est, on annonce dans ce projet de loi l'ANRU numéro 3,
l
'ANRU à 360 degrés, comme on l'appelle. Ce n
'est
pas la température, 360 degrés, je vous rassure. C'est au contraire un des axes et un des piliers, ce sera d'avoir des quartiers exemplaires
en
matière de transition écologique et que, justement, on y vive bien, on s'y sente bien
parmi
d'autres piliers et d'autres sujets. Et puis, deux derniers points. Un point qui est celui de redonner
peut
-être encore plus confiance aux maires dans le fait de pouvoir produire du logement, notamment du logement social, et d'avoir une meilleure maîtrise des peuplements.
C
'est un des points du projet. Et un autre également,
qui
pour le moment est un petit article qui concerne le quartier d'affaires de la défense
et
des outils qui vont permettre de mieux valoriser ce patrimoine,
mais
qui est surtout à voir comme un article d'accroche pour des amendements pour aller beaucoup plus loin sur la transformation de bureaux en logement.
C
'est l'ambition que je porte à travers cet article. Et je discute beaucoup avec des parlementaires, je sais que vous en avez reçu beaucoup toute la journée, pour qu
'on
puisse améliorer cette partie-là, parce que c'est aussi un des moyens de répondre à ce double objectif, sobriété foncière.
Encore
une fois, moi, je n
'ai
pas envie de voir les terres agricoles disparaître, les espaces naturels disparaître, pour autant il faut être pragmatique et puis surtout il faut en libérer du foncier d'une façon ou d'une autre. Et donc la transformation de ce qui est en train de devenir des friches tertiaires, on a connu les friches industrielles, on est en train de rentrer dans l'ère des friches tertiaires, et donc il faut qu'on ait des outils
beaucoup
plus adaptés pour avancer. Moi, je vous avoue que je suis tombé de ma chaise quand on m
'a
dit «
Non
mais
le
modèle économique est catastrophique, monsieur le ministre, ça coûterait beaucoup moins cher de tout raser pour tout reconstruire.
J'ai
dit « Ah bon, mais pourquoi ? Vous ne pouvez pas garder un peu l'ossature quand même ? Il y
a
des trucs à conserver.
»
Ah non, mais on est en France.
Donc
le droit du travail
n
'a pas les mêmes critères que le droit du logement classique,
ce
qui fait que l'escalier est parfaitement fonctionnel
dans
un bâtiment tertiaire. Eh bien la hauteur des marches n'est pas la même
que
dans le logement.
Donc, le
promoteur qui fait la transition,
même
si l'escalier est parfaitement fonctionnel, si vous respectez les règles aujourd'hui, il doit casser un escalier parfaitement fonctionnel.
Et
puis les places de parking, ah oui, mais dans le droit du travail, elles ne font pas la même taille que dans le droit du logement classique. Donc là aussi, il
faut
repenser tout, etc. Bref, vous aurez compris, on est un peu en absurdi, et j'espère pouvoir, avec les parlementaires, corriger le texte à ce niveau-là.
Mais
encore une fois,
je
pourrais vraiment vous parler une heure du projet de loi, de tout ce qu
'on
voudra faire, etc.
Mais
au fond, le sujet, il est moins là
que
de vous dire,
le
gouvernement a parfaitement conscience
de
la crise du logement,
que
vous avez un ministre qui, modestement, va faire son maximum pour qu'on en sorte,
un
Premier ministre
qui,
à l'occasion de son tout premier déplacement, est venu à Rony annoncer qu'on attendrait 2 millions de logements d'ici 2030 et qu'il mettrait sur la table tous les moyens pour y arriver.
Et
vous avez un projet de loi qui arrive au Parlement pour concrétiser cet engagement.
Donc,
soyez assurés qu'on est pleinement mobilisés.
Mais
soyons tous clairs sur une chose, ce n
'est
pas le ministre du logement qui construit les logements.
Je ne suis
pas très bon non plus en carrelage et en peinture.
Donc
évidemment, on a besoin de vous.
Vous
tous, les professionnels,
les
aménageurs, les promoteurs, les bâtisseurs, les architectes, les urbanistes, c'est tous ensemble qu
'on
va y arriver. Et si vous êtes partant, alors on va résoudre tous ensemble la crise du logement. Merci de m'avoir écouté.
Merci beaucoup. Merci, monsieur le ministre, pour ces mots. Ainsi s'achève cette 8e, c'est déjà 8 ans, 8e édition des Assignations et du logement et la ville. Merci à tous d'avoir été à nos côtés. Vous avez bien évidemment le document Parole à retrouver sur notre site Internet des Assises, où vous retrouverez l'ensemble des contributions, notamment celle de monsieur le ministre également. Merci à vous tous d'avoir été là.
Je
vous donne rendez-vous, le prochain rendez-vous, au trophée de la construction en septembre, bien sûr les entretiens du cadre de la ville, Energy Meeting, il y en a plusieurs régions, je vous invite à les regarder. Et bien évidemment, l'année prochaine, pour la 9e édition des Assignations et du logement, avec une relance du logement qui aura marché, je l'espère.
Merci
beaucoup, bonne journée.
Vincent Jeanbrun