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InterviewKWEZI TV (KTV)· 16 décembre 2025 17 minComplaisantActualité / polémiqueOutre-merÉconomie & entreprisesSécuritéEnvironnement & énergie

TEMPS DE PAROLE Naima Moutchou Mardi 16 decembre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 5 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse directe

    Bonjour madame. Merci d'avoir accepté notre invitation. Madame la ministre, c'est la première fois que vous venez à Mayotte ?

  • 0:48OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce choix dans les séquences portait autant sur l'écoute ?

  • 1:27OuverteRéponse directe

    Vous avez annoncé 674 millions d'euros pour Mayotte dans le budget 2026. Qu'en est-il si le budget n'est pas voté ?

  • 2:47RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui va se passer s'il n'y a pas de budget voté ?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    Pour nous qui ne sommes pas dans les arcanes du pouvoir, le fait de ne pas voter un budget, ça peut paraître compliqué. Vous pouvez nous expliquer ?

  • 4:04RelanceRéponse directe

    Si jamais les parlementaires ne prennent pas leur responsabilité, quelles seraient les conséquences concrètes pour Mayotte ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:26Naïa MoutchuChiffre
    « L'argent existe, nous sommes engagés ces 674 millions d'euros pour 2026 pour Mayotte. »
  • 10:44Naïa MoutchuFait
    « La lutte contre l'immigration clandestine, c'est une priorité du gouvernement. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:05

Bonjour et bienvenue. Ce matin dans la matinale, nous recevons Naïa Moutchu, la ministre des outresemères qui est avec nous. Bonjour madame. Bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Madame la ministre, c'est la première fois que vous venez à Mayotte. Mes informations sont éclates, je crois. Vous trouvez comment notre île ? Absolent. Alors d'abord, je ne suis pas venue à Mayotte, je suis venue pour Mayotte. tout à fait la même chose. Je suis venue pour les Maoré, pour les Maorèses. C'est une île exceptionnelle avec un dynamisme époustoufflant depuis de ce qu'on peut entendre. Je suis à la rencontre de la population qui est pleine d'espoir et qui se projette dans l'avenir. Et c'est aussi ce que je voulais, c'était venir au contact pour entendre des choses, pour essayer de

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confronter un peu la réalité parce que il y a aussi ce qu'on entend depuis Paris mais c'est toujours important, essentiel pour la ministre que je suis d'être sur le terrain. C'est ce que j'ai voulu faire. Je dis que je suis venue pour Mayotte, c'était pour être sur le terrain au côté de celles et ceux qui se projettent et qui veulent construire. Alors, vous avez passé beaucoup de temps dans les différentes séquence puisque là, on est quasiment à la fin de votre déplacement. Vous avez passé beaucoup de temps à écouter, à écouter les chefs d'entreprise, à écouter aussi ceux qui ont des problèmes. Pourquoi ce choix dans les séquences portait autant sur l'écoute ? parce que vous auriez pu euh euh annoncer des choses, aller dans des endroits, visiter. Non, vous avez euh visiblement

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mis l'accent sur l'écoute. Oui, parce que c'est ma méthode. Ça a toujours été ma méthode. Je crois que c'est ce qui est le plus important, c'est euh de pouvoir entendre ce que les gens à dire parce que ce sont eux qui sont au milieu de leur propre préoccupation. Ils vivent des inquiétudes, ils vivent au milieu des stigmates encore visibles de Shidau. Et donc donner la parole à ceux qui vivent ces difficultés au plus près, ça fait partie de ma mission. Et ensuite moi je retranscris ça dans le cadre de mon action en tant que ministre pour apporter des solutions. Mais je ne veux pas être en décalage war sol. Donc c'est important que je puisse être confronté à ça y compris quand c'est difficile parce que parfois des choses un peu plus difficiles à entendre mais y compris

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pour entendre qu'il y a de l'optimisme et de l'envie d'avancer. Et il y avait les deux à la fois et donc c'était important pour moi de passer cette étape avant d'être dans une phase active. Alors, vous avez avant de avant d'arriver, vous avez annoncé que 674 millions d'euros étaient prévus pour nous, enfin pour Mayotte dans le budget de l'année prochaine. Vous avez aussi confirmé que nous aurions ce ce fameux PIT qui est un programme très important puisque ça veut dire que l'argent est à la main du préfet et que il peut l'utiliser au gré des difficultés sur les sur les dossiers et on sait que c'est pas facile à Mayotte. Vous avez aussi annoncé euh que nous pourrions bénéficier de la Lodéum euh à compter du 1er janvier prochain.

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Euh mais qu'est-ce qui va se passer s'il y a pas de budget voté ? Vous avez raison d'aborder ce point. Je me suis battue pour que euh les financements euh soient sanctuarisés. C'est important. C'estàdire que pour qu'on donne de la perspective, pour qu'on puisse mettre en œuvre les projets, projets de construction d'école, projet pour que tout le monde puisse avoir accès à l'eau d'ici 2027, projet pour qu'on puisse faire que le monde économique avance, tout ça, ça nécessite de l'argent, de l'argent qui soit disponible. L'argent existe, nous sommes engagés ces 674 millions d'euros pour 2026 pour Mayotte. Mais encore faut-il que cet argent puisse être dans les faits, concrètement dans le cadre du budget, que ça puisse exister. Donc ça nécessite que les parlementaires

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prennent leur responsabilité pour le voter ce budget. S'il n'y a pas de budget alors il n'y a pas de somme inscrite pour Mayotte. Pas plus d'ailleurs pour les autres territoires mais en particulier pour Mayotte. Donc il y a une question de responsabilité aujourd'hui. Moi, j'en appelle vraiment aux parlementaires, aux députés, aux sénateurs pour qu'on puisse avancer pour Mayotte, pour que dès le mois de janvier, dès le 1er janvier, on puisse concrétiser les projets dont Mayotte a besoin pour se redresser et qu'on ne perd pas de temps. Mais je me permets d'insister parce que pour nous qui ne sommes pas dans les arcanes du pouvoir, euh le fait de pas voter un budget, ça peut paraître compliqué, mais nous on attend ici l'argent pour pouvoir euh engager euh des travaux qui sont euh

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ultra nécessaires. Vous avez raison. S'il y a pas de budget, il se passe quoi ? Ben les les travaux sont essentiels et indispensables. On ne peut pas perdre de temps. On ne peut pas perdre de temps. Tout ce qui n'est pas prévu aujourd'hui doit être inscrit au budget pour être réalisé l'année prochaine. Ça c'est la mécanique. Donc il faut un vote du budget. Si jamais les parlementaires connaissaient la situation à l'Assemblée nationale, malheureusement prenez pas leur responsabilité. Ça veut dire qu'on on partirait sur ce qu'on appelle une loi spéciale qui ne permet pas d'engager de nouveaux crédits. C'est ça la différence. Donc il n'y aurait pas cet argent maintenant. C'estàdire qu'on repartira éventuellement sur l'examen d'un nouveau budget à partir de l'année prochaine. Et

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donc c'est encore du temps perdu pour Mayotte, pour les Mauresses et pour les Mauret. Et au moment où on se parle, c'est les les voyants sont plutôt au verts au niveau de l'Assemblée nationale et au Sénat ou il faut être très inqui vous dire que j'y travaille tous les jours. J'y travaille dire que même depuis depuis ici Mayotte, je continue à interpeller les parlementaires. Je passe des coups de téléphone. J'en ai rencontré beaucoup quand j'étais à Paris. Je le ferai encore à mon retour. Je ne lâche rien. Alors une une loi organique pour transformer le statut de Mayotte, une loi programme également la loi de refondation. Il fallait, si je ne me trompe pas, 28 décrets d'application pour qu'elle prenne vie. Il y en a deux qui ont été publiés par le gouvernement,

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Journal officiel. Pourquoi il en manque 26 ? Alors, vous avez raison, la question a été abordée ce matin dans le cadre du comité de suivi de la loi de programmation. Les lois ont été votées, des décrets doivent être mises en œuvre. Ce sont des décrets pris en conseil d'État. La procédure est un peu plus longue. Nous avons fait un point ce matin. Nous nous sommes engagés à ce que ça aille plus vite. En priorisant en fait les décrets maintenant, on va voir quels sont les décrets prioritaires par thématique qu'il faut d'abord mettre en œuvre et puis on fera en sorte que le reste suive. D'ici la fin du mois, on sera sur 50 % de lois qui pourront être mises en œuvre. Donc c'est déjà un pas franchi. Exactement. Et puis à partir de l'année prochaine, dans le premier

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trimestre, on aura on sera déjà aussi dans des taux des proportions importantes. Mais vous voyez, le comité de suivi qu'on a mis en place ce matin va justement permettre de suivre cette évolution au plus près. Alors, vous avez installé justement ce matin le comité de suivi de cette de cette loi de refondation. On doit en attendre quoi ? Ça va servir à quoi ? Déjà certains ici disent "Ce sont des mondanités, il va rien se passer." Il y en avait un pour la départementalisation. En 14 ans, il s'est réuni concrètement, qu'est-ce qu'on doit en attendre et ça va fonctionner comment ? Oui, mais je je comprends qu'on puisse dire encore un comité encore. Bon, je je demande qu'on soit globalement jugé sur les résultats. D'abord, c'est une demande des parlementaires

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eux-mêmes, mais j'ai on a trouvé que c'était une bonne idée. C'est du concret. Ce qu'on va faire avec ce comité, c'est du concret. On va pas refaire de la politique. Tout tout est là. L'argent est là, les outils sont là. Maintenant, c'est la mise en œuvre. Donc, on va prendre tous les projets, on va se fixer des objectifs y compris de calendriers. On va rentrer dans le détail technique en fait pour voir comment on les met en œuvre, ceux qui bloquent éventuellement quand on les met en œuvre et on va se voir un intervalle régulier pour surveiller tout ça, éventuellement corriger s'il y a besoin, mais c'est vraiment de la pratique en fait qu'on va faire avec ce comité et on sera le plus régulier possible. On va commencer le le temps de démarrer parce qu'il y a des échanges qui vont se

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faire. On va se communiquer des informations, on va faire notre part nous aussi. Côté État, on est très engagé sur le sujet. Je pense que tous les trimestres, ce serait un bon rythme. Tous les trimestres, tous les 3 mois, on se revoit, on refait le point, on pose les questions, on donne les réponses et puis on avance. Vous vous êtes beaucoup déplacé du nord au sud, de Bandrabois, Bandrellé. [rires] Euh vous vous avez pu voir les déchets un peu partout, les épaves qui restent encore dans le lagon, la population qui a il leur manque encore pas mal de de toits au-dessus de la tête. Alors évidemment, les services de l'État ont fait un travail remarquable après le passage du cyclone, mais on a l'impression que c'est très long, que le retour à la normale, que le retour à à

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tourner la page, c'est pas encore pour tout de suite. Comment vous expliquez que ce soit si long alors que Garance, au bout de 3 semaines à la Réunion, il y avait plus rien. Tout était tous les stigmat étaient effacés. Nous, un an après, ils sont toujours là. J'ai entend j'ai entendu une partie effectivement des maores et des maoris m'expliquer qu'il trouvait que tout ça n'avançait pas assez. Je je peux l'entendre et je le comprends pour avoir vu. Moi, je porte un regard lucide he sur la situation. Je pas dire que tout va bien mais des choses ont été faites. Il y a des choses qui avancent. Quand j'étais hier euh ou avant-hier pardon, à l'usine de dessement d'Irony Bayet, bah je vois une usine sortir de terre et je me dis que l'objectif, la trajectoire consiste à dire on veut

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donner de l'eau, on veut que les maorèses et les maorisent accès à l'eau d'ici 2027, c'est en train de se concrétiser. quand je suis allée effectivement à l'usine de déchets pour voir où on en était, bah là aussi, je vois que au premier trimestre, c'est c'est dans pas très longtemps, même si on aimerait que ce soit maintenant, mais enfin au premier trimestre quand même d'ici le mois de mars prochain, on aura euh réglé la question du stock de déchets. Donc, il y a des choses qui avancent, il y a des choses qui vont moins vite et là, on a tous un rôle à jouer et et l'État jouera son rôle pour débloquer la situation, mais on veut être dans l'action concrète maintenant et continuer à avancer. Vous savez, hier j'étais à la cérémonie de commémoration puisque effectivement ça fait un an,

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j'ai évidemment une pensée pour les victimes et leurs proches. Il y a une intervention très touchante d'une jeune fille du RSMA qui avait vécu Shido en direct et et qui dit hier c'était une blessure, aujourd'hui ce sont des cicatrices. Mais c'est un peu ça effectivement. Je crois qu'elle peut pas être plus juste. Hier une plie ouverte, aujourd'hui on commence à cicatriser et on va continuer à avancer. Mais pour ça, on doit rester uni. On doit se tenir loin des polémiques, loin des instrumentalisations politiques qui peuvent exister. Je veux dire, on est là pour servir les maores et les maores. Donc moi vraiment, j'appelle à une action collective de toutes et tous. Et l'État, même quand ça n'est pas sa compétence, vous avez évoqué les épaves. Oui, c'est pas

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non. Et puis les écoles, c'est les communes. Bon, mais c'est pas grave, on sera en soutien. Je serai en soutien. Les services de l'État sont en soutien. Ils font déjà un travail remarquable. Et ben s'il faut aller plus fort, on ira plus fort. Mais avec tout le monde. Euh le cyclone est venu quand même perturber la mise en place du du rideau de fer qui nous avait été promis pour rendre nos frontières étanches. Évidemment, c'est plus difficile quand il y a plus d'intercepteur he forcément puisque le cyclone les a retourné au fond de l'eau. Mais on est un an après et on a encore l'impression que nos frontières sont plus que poreuses. La lutte contre l'immigration clandestine, c'est une priorité du gouvernement. une priorité parce qu'on sait que c'est le nerf de la guerre si

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vous me permettez dire tant qu'on a pas on a'ura pas résolu de la pression démographique, on continuera à parler euh de système euh de santé sous pression, d'écoles surpeuplées, de sécurité. Bon euh ça, je veux dire, il faut être lucide, il faut dire les choses et la réalité, nous sommes en train de monter en puissance. On a fait des investissements supplémentaires, plusieurs millions d'euros. On va se doter d'intercepteur supplémentaires dès l'année prochaine et encore l'année après. Donc de l'année prochaine 3 pour 2027, on va renforcer euh les équipes et on va donc au fur et à mesure du temps être de plus en plus performant. Donc ça c'est un engagement de l'État qui sera tenu dans le temps. Ve dire on est bien conscient de la situation et on ne laissera pas on n'abandonnera pas les

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maores et les maoris dans cette situation. Alors on parle de de d'immigration, on fait forcément nous ici le lien avec l'insécurité. On a eu ça fonctionne par cycle, on a eu un moment, une phase où ça allait quand même beaucoup beaucoup mieux et puis là depuis quelques temps, on a l'impression que c'est plus difficile. Un jeune homme a été assassiné à à Tsunzu. Comment on fait madame la ministre pour en sortir ? Vous allez me dire c'est à la marche de Shida mais c'est notre vie quotidienne. Oui, mais j'en suis tout à fait consciente et et c'est un sujet de préoccupation majeure. Je je comprends. Nous devons la sécurité à tout le monde et c'est bien normal. Je peux vous dire que l'État est présent tous les jours. Tous les jours. Tous les jours, les

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forces de sécurité se sont déployées sur le territoire pour assurer la sécurité. L'année prochaine, on compte bien encore accélérer, encore être présent sur les terrains, organiser de grandes opérations, les plastiques XL, Mambouchou. On va on va on va on va se rendre visible et on va passer les messages et on va aussi coordonner l'action avec le monde de la justice. Je souhaite échanger aussi avec le procureur général parce que c'est toute une chaîne pénale. Il faut que tout le monde joue son rôle du début à la fin. Puis il y a toutes les actions de prévention qu'on doit mener. Vous avez parlé des jeunes et d'un jeune hier notamment qui a perdu la vie. C'est un jeune de trop. C'est un jeûne de trop. Il faut aussi qu'on mène les actions de prévention qui sont

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indispensables. Continuer à intervenir dans les écoles. Continuer à accompagner les parents dans leur responsabilité. C'est c'est un schéma global en fait d'action qu'il faut avoir parce que les interventions des forces de sécurité ou celles de la justice, elles se font en aval. N'oublions pas aussi les moyens d'action que nous pouvons développer en amont et ça on va le faire avec les collectivités locales. Vous avez dit tout à l'heure que vous étiez allé à Irony Bé visiter l'usine de dessement. Vous avez parlé de 2027. Alors c'est vrai que c'est un jalon que l'on a en tête. Est-ce que vous vous nous garantissez qu'en 2027 on en termine avec les tourdau ? Alors, je vous dis pas au 1er juillet ou au 15 novembre, mais est-ce que 2027 verra un retour à la normale, c'est-à-dire de

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l'eau au robinet 365 jours par an ? C'est c'est l'engagement que nous prenons. Absolument, les choses avancent. Regardez, après Chido, en 5 mois, on avait posé les bases de l'usine. En 5 mois, dès les records, on en parlait depuis des décennies, on va pas se mentir, la crise de l'eau, elle ne date pas d'aujourd'hui ou d'hier, mais de bien plus longtemps. Voilà, on est dans une phase active. Moi, je serai très vigilante. Je vais continuer à suivre les travaux. Il y a un calendrier qui est tenu aujourd'hui. On a même pris un petit peu d'avance. Donc ça ça va dans le bon sens. On va continuer sur les opérations de forage, on va continuer sur tous les plans antifite parce qu'on sait que c'est une problématique majeure. Il y a il y a tout ce qu'on met en place à côté. Il y

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a un grand plan Haillotte he qui existe avec plus de 700 millions d'euros. Et donc dans les responsabilités qui sont les miennes additionné, j'ai envie de dire à ce comité de suivi évidemment la question de l'eau, elle est centrale là. Les moyens existent pour que cet engagement de 2027 soit tenu ? Alors, vous êtes vous êtes également mobilisé sur toutes les les questions. Enfin, vous allez aller à la retenue collinaire, je crois. Je crois tout à l'heure la retenue collinaire, on pense tous à la troisème retenue collinaire au problème du foncier. 20 ans hein quand même pour arriver au bout de la question foncière. Hier, vous avez signé avec les agriculteurs une espèce de convention pour justement gérer les 300 hectares de fonciers relative à l'aéroport et euh et

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à la piste longue. Euh est-ce que dans ce texte euh on a les garanties que ça va pas prendre 20 ans pour régler la question des 300 hectares ? Non, non, ça prendra pas 20 ans dans la mesure où on n pas le temps d'attendre, hein. Je veux dire, on a besoin de ce projet d'aéroport. D'ailleurs, tout le monde c'est un consensus ça. C'est pas toujours le cas, donc je le dis, c'est un consensus. Il faut on veut un territoire qui soit prospère. L'aéroport c'est une infrastructure majeure avec le port port aéroport là on a de quoi déployer et des ressources et de l'emploi pour la population. Donc tout le monde veut avancer. Hier, ça a été un acte fondateur. Cette déclaration commune qu'on a signé avec les agriculteurs. C'est c'est à la fois pour dire on avance sur le terrain sur ce

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grand projet économique et on n'oublie pas évidemment l'ambition des agriculteurs. On veut aussi une agriculture et on en est très fier ici à Mayotte qui puisse fonctionner, qui se modernise. C'est une opportunité aussi pour le monde agricole. Et donc je peux vous dire que euh tout le monde est en attente et donc voilà, on sera on sera tous vigilants, moi la première mais enfin des tout le monde avec moi pour que ça avance et que ça avance bien. Et donc on a on commence déjà à travailler et il y a des réunions qui sont projetées. J'ai une dernière question madame la ministre. Euh le président de la République en en avril dernier euh quand il est quand il est venu, alors c'était quelques temps après le passage du cyclone, euh nous a expliqué et nous et

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nous a donné sa vision du développement économique en mettant justement le port et l'aéroport au centre de de cette vision, le canal du Mozambique et la coopération régionale. On en est où du port ? Puisqu'une décision est intervenue peu après, une décision de justice et il y aurait plus de DSP à compter du mois de septembre prochain. Alors, notre port, il se passe quoi ? puisque plus personne ne parle de rien. Pourtant c'est Dieu sait que c'est important. Oui. Oui, c'est un sujet majeur, hein. Alors, nous on en parle à Paris. C'est tant mieux. [rires] C'est pour ça que je vous pose la question pu vous rassurer, c'est que les choses sont prises en main, c'est bien identifié. Donc il y a des arbitrages qui sont en cours euh pour déterminer la suite. Il y a des projets hein qui sont

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sur la table, il y a des solutions et donc on va très vite à partir de janvier à partir du mois de janvier avec le premier ministre échanger sur le sujet pour prendre une décision euh pour que d'ici effectivement la fin de la DSP, on puisse avoir quelque chose de comme un grand port maritime. On verra. [rires] En tout cas, merci beaucoup madame la ministre d'avoir été avec nous aujourd'hui. Vous vous revenez bientôt. Avec grand plaisir. Avec grand plaisir. Je reviendrai au contact de la population pour m'enquérir aussi du suivi des choses et puis pour apporter de bonnes nouvelles. Et bien c'est la fin de ce temps de parole. tout de suite la suite de nos programmes.