Face aux experts du mercredi 5 février 2025
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction aux déclarations de Trump sur Gaza ?
- 1:24OuverteRéponse directe
Comment imaginez une réaction de la France ou de l'UE sur ce sujet ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Les socialistes et le RN ont annoncé ne pas censurer le gouvernement Bayrou. Vous saluez ce choix ?
- 2:46RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que ça vaut pour l'URN comme pour les socialistes dans votre bouche ?
- 3:23OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a eu trop de concessions dans ce budget ?
- 5:00RelanceRéponse directe
Ce budget perpétue une tendance de vivre au-dessus de nos moyens. Les économies sont-elles documentées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« Très inquiet parce qu'on voit bien qu'au-delà de la provocation, il y a une volonté de s'affranchir de toutes les règles internationales. »
- 0:35Invité politiqueFait
« Et là, on a une puissance internationale, les Etats-Unis, qui se disent qu'on va venir s'installer à tel endroit, on va en prendre le contrôle, on va faire partir la population. »
- 0:45Invité politiqueFait
« Au fond, imaginez la situation où Vladimir Poutine en Russie aurait dit « je vais aller en Ukraine, et puis les Ukrainiens n'ont qu'à partir et je vais en faire la Côte d'Azur de je ne sais pas quoi ». »
- 1:11Invité politiqueFait
« Il faut être dans une lutte acharnée contre le terrorisme et le Hamas. Il n'y a aucun sujet là-dessus. »
- 2:14Invité politiqueFait
« Dans l'intérêt des Français, évidemment. Tous ceux qui sont responsables doivent être salués. »
- 2:25Invité politiqueFait
« Parce qu'au fond, ceux qui ont appuyé sur le bouton de la censure, en nous disant, ça n'aura aucune conséquence. Vous vous en souvenez ? »
- 2:39Invité politiqueFait
« Les mêmes, aujourd'hui, viennent sur vos plateaux et sur vos antennes en disant, non mais c'est vrai qu'on doit être responsable parce que quand même, ça coûte super cher la censure. »
- 2:58Invité politiqueFait
« On se doit d'être responsable. Que ne l'ont-ils pas été avant avec Michel Barnier ? »
- 3:07Invité politiqueFait
« ils ont allié leur voix avec la LFI, ce qui est quand même assez cocasse, vous reconnaîtrez. »
- 3:34Invité politiqueFait
« Je vais vous dire qu'il y a un dialogue avec toutes les parties prenantes, c'est essentiel, c'est même le principe de la démocratie. »
- 3:58Invité politiqueFait
« Donc, le sujet, ce n'est pas de savoir s'il y a trop ou pas assez de preuves, c'est est-ce qu'on a les moyens de se le payer sans devoir augmenter la dette et donc faire porter toujours plus de problématiques économiques à nos enfants. »
- 4:15Invité politiqueFait
« On s'est battus pour qu'il n'y ait pas d'augmentation d'impôts par rapport à la copie de Michel Barnier. Ça, on l'a obtenu. »
- 4:22Invité politiqueFait
« C'est-à-dire que les propositions faites aux partis socialistes, ce qu'on demandait, nous, notre crainte, c'était que ce soit payé par de la dette. »
- 4:44Invité politiqueFait
« On aurait aimé qu'il y ait une baisse plus significative. On est à la moitié du chemin. »
- 5:23Invité politiqueFait
« Il faut reconnaître une chose à François Bayrou. C'est qu'il a eu le courage de parler d'un pays surendetté. »
Temps de parole
- Vincent Jeanbrun78 %
- Intervenant8 %
- Présentateur7 %
- Invité4 %
≈ 2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On accueille sur ce plateau Vincent Jambrun, merci d'être avec nous, vous êtes député du Val-de-Marne, porte-parole du groupe droite républicaine. En tant que responsable politique, je voulais débuter avec vous sur ces déclarations, vous les avez entendues dans ce journal du président des Etats-Unis, Donald Trump, qui veut prendre le contrôle de Gaza. Quelle est votre réaction, Vincent Jambrun ?
Très inquiet parce qu'on voit bien qu'au-delà de la provocation, il y a une volonté de s'affranchir de toutes les règles internationales. À un moment donné, j'ai toujours défendu le fait qu'Israël avait le droit à la sécurité, mais je soutiens la vision de la France qui est de dire une solution à deux Etats. Et là, on a une puissance internationale, les Etats-Unis, qui se disent qu'on va venir s'installer à tel endroit, on va en prendre le contrôle, on va faire partir la population. Au fond, imaginez la situation où Vladimir Poutine en Russie aurait dit « je vais aller en Ukraine, et puis les Ukrainiens n'ont qu'à partir et je vais en faire la Côte d'Azur de je ne sais pas quoi ».
C'est extrêmement inquiétant, ce qui est en train de se passer. Et je trouve d'ailleurs qu'il y a un silence des organisations internationales qui est incroyable. On imagine ça du temps du général de Gaulle. Évidemment, la France aurait pris toute sa part pour défendre le droit international, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Il faut être dans une lutte acharnée contre le terrorisme et le Hamas. Il n'y a aucun sujet là-dessus. Mais dire « nous, les Etats-Unis, on arrive et on va faire de la promotion immobilière et transformer Gaza en Côte d'Azur », c'est pas sérieux, c'est pas au niveau, c'est très inquiétant.
Comment vous imaginez justement une possible réaction de la France ou de l'Union Européenne ou des Nations Unies sur ce sujet-là ? Parce que pour l'instant, c'est vrai, vous avez raison, depuis hier après-midi, c'est silence radio.
Je pense qu'il y a une forme de sidération, parce qu'il est président de la plus grande puissance du monde, et effectivement, mais cette sidération, il faut la dépasser. Ma boussole, elle est simple. Le droit, rien que le droit. Il y a un droit international. Ce qu'il propose là, à mon sens, sans être un expert, ne va pas dans l'ordre du droit international. Donc sécurité pour Israël, lutte acharnée contre le Hamas, mais protection des peuples et des citoyens. On défend la démocratie ou pas dans le monde ? Vincent Jean-Bruns, la présence n'a pas marché.
On va revenir à l'actualité politique en France, évidemment, avec la censure. Sois-y, Kéméla.
Oui, les socialistes et maintenant le Rassemblement National ont annoncé qu'ils n'avaient pas censuré le gouvernement de François Bayrou. Est-ce que vous saluez ce choix ?
Dans l'intérêt des Français, évidemment. Tous ceux qui sont responsables doivent être salués. On regrette juste qu'ils aient eu besoin de passer par une première censure pour en arriver là. Parce qu'au fond, ceux qui ont appuyé sur le bouton de la censure, en nous disant, ça n'aura aucune conséquence. Vous vous en souvenez ? C'est facile de retourner quelques semaines en arrière et ils nous disaient, tout ira bien, il n'y aura pas de problème, ça ne coûtera pas plus cher aux Français, les entreprises ne seront pas abîmées, etc.
Les mêmes, aujourd'hui, viennent sur vos plateaux et sur vos antennes en disant, non mais c'est vrai qu'on doit être responsable parce que quand même, ça coûte super cher la censure.
Qu'est-ce que ça vaut pour l'URN comme pour les socialistes dans votre bouche ?
Mais oui, évidemment. Les socialistes, c'est incroyable. Il y a des collègues députés socialistes qui disent, non mais là, parce que les entreprises tirent la langue, c'est le flou artistique, la facture de la censure coûte cher. On se doit d'être responsable. Que ne l'ont-ils pas été avant avec Michel Barnier ? Et l'URN, pardon, il y a une petite cerise sur le gâteau, c'est que quand même, pour faire tomber le gouvernement Barnier, ils ont allié leur voix avec la LFI, ce qui est quand même assez cocasse, vous reconnaîtrez.
Donc évidemment, mieux vaut tard que jamais, mais la vérité, c'est qu'il y a une forme d'hypocrisie à dire, regardez, on est responsable, on est redevenu sérieux, alors que le budget n'est pas meilleur ou pire que celui que Michel Barnier avait présenté.
C'est un budget avec des concessions, en tout cas, aux socialistes. Ils le revendiquent de cette façon-là. Est-ce qu'il y a eu trop de concessions qui ont été faites ? Je pense aux postes d'enseignants, notamment, qui n'ont pas été supprimées. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Je vais vous dire qu'il y a un dialogue avec toutes les parties prenantes, c'est essentiel, c'est même le principe de la démocratie. On a une assemblée qui est morcelée, il faut trouver des consensus, il faut avancer. Je pense que ce budget, il ne plaît à personne, puisqu'il est imparfait, mais l'idée, c'est qu'il avance. Sur la question des concessions, la droite républicaine que je représente aujourd'hui, autour de Laurent Wauquiez, elle défend les services publics de qualité.
Donc, le sujet, ce n'est pas de savoir s'il y a trop ou pas assez de preuves, c'est est-ce qu'on a les moyens de se le payer sans devoir augmenter la dette et donc faire porter toujours plus de problématiques économiques à nos enfants. On va le voir dans le budget. Sur la partie budget, il y a quand même un équilibre qui a été trouvé. On s'est battus pour qu'il n'y ait pas d'augmentation d'impôts par rapport à la copie de Michel Barnier. Ça, on l'a obtenu. On a demandé à ce qu'il y ait plus d'économies. C'est-à-dire que les propositions faites aux partis socialistes, ce qu'on demandait, nous, notre crainte, c'était que ce soit payé par de la dette. Donc là, on le paye par des économies.
Donc cet aspect-là, il est intéressant. J'y reviens dans un instant. Ensuite, il va y avoir la sécurité sociale. Vous savez, il y a deux budgets. Le budget de la sécurité sociale. Là, il va falloir être beaucoup, beaucoup plus vigilant. Il y a certains sujets comme l'AME, par exemple. On aurait aimé qu'il y ait une baisse plus significative. On est à la moitié du chemin. Après, il y a le débat parlementaire. Il y a le débat parlementaire qui fait qu'amendement par amendement, on va faire évoluer aussi le budget. Là, vous avez raison.
Je complète juste ma question parce que ce budget est très sympathique, etc. Il perpétue une tendance qu'on a depuis une trentaine d'années. C'est-à-dire qu'on vit très largement au-dessus de nos moyens. Les augmentations d'impôts sont très documentées. Les entreprises vont payer. C'est-à-dire qu'on va chercher de l'argent là où on a la capacité, au contraire, à réaliser du profit. Ce qui est complètement fou sur le plan économique. Mais les économies, elles, elles ne sont pas documentées. Est-ce que vous y croyez ?
Je vais vous dire. Il faut reconnaître une chose à François Bayrou. C'est qu'il a eu le courage de parler d'un pays surendetté. Oui, c'est juste. Dans les mots et dans le diagnostic. Et puis, c'est un thème qu'il défend depuis longtemps. Depuis 2007. La volonté de faire des économies, on la sent quand même assez forte. Et puis, compter sur notre groupe, la droite républicaine, pour faire en sorte qu'il ne perde pas cette ligne et cet objectif. Maintenant, là où vous avez raison, c'est que, bien souvent, ça prend du temps de générer l'économie. Nous, on propose notamment d'essayer de mutualiser les moyens sur les mille agences de l'État qui viennent doublonner les ministères.
On sait que le temps de mettre en place les fusions, parfois les suppressions, etc., ça prend du temps. Donc, il va falloir être extrêmement vigilant. Mais de manière générale, on le voit bien. On le voit même dans nos collectivités. Moi, j'ai été maire pendant dix ans. Entre le budget dit primitif, pardon pour ce mot technique, mais en gros, vous rendez une copie sur les intentions budgétaires. Puis, vous corrigez une première fois en cours d'année. Et puis, à la fin de l'année, vous faites le solde de tout compte. La vérité, c'est qu'il va falloir être, mois par mois, ultra-vigilant sur les dépenses pour que la copie soit respectée. Et ça va être un grand défi. Vous avez raison de le dire.
Et on sera vigilant. C'est tout le rôle qui est le nôtre à l'intérieur de cette majorité relative.
Mais ça va durer, selon vous ? Certains pronostiquent une dissolution dès que ce sera possible, constitutionnellement, c'est-à-dire au mois de juin. Qu'est-ce que vous en pensez ? Vous pensez que François Bayrou peut rester Premier ministre jusqu'en 2027 ?
Il y a deux questions. Il y a stabilité du gouvernement et dissolution. La dissolution, elle est entre les mains d'Emmanuel Macron. Il sera là pour pouvoir la décider. On verra bien ce qu'il le revendique. Moi, j'espère que la France gardera un gouvernement le plus longtemps possible parce qu'encore une fois, c'est un gage de stabilité. Or, les Français ont besoin de stabilité, que ce soit les foyers, que ce soit les entreprises, parce que rien n'est pire que le flou. Et d'ailleurs, la fameuse facture de la censure, quand le gouvernement Barnier a été censuré, pourquoi on paye aussi cher ? Parce qu'il y a ce flou artistique. C'est vrai pour les entreprises en France.
C'est vrai pour tous nos partenaires à l'international qui se disent « Mais qu'est-ce qui se passe dans ce pays ? » Donc, de la stabilité, elle est à souhaiter absolument.
Vincent Jambrun, alors évidemment, la présidentielle est encore un peu loin. Peut-être pas pour les politiques qui y pensent déjà. Laurent Wauquiez joue la carte de l'unité. Il a déclaré hier notamment que la montée en puissance de Bruno Retailleau, à droite, ne le gênait pas. Aujourd'hui, il y a de la place pour deux ?
Mais il y aura même de la place pour plus. L'intérêt, c'est d'avoir un maximum de talent. La popularité de Bruno Retailleau est importante. Vous voulez une primaire ? Vous voulez une primaire ? Place pour trois, peut-être ? Ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est qu'un parti politique, une formation politique qui a vocation à, demain, pourquoi pas, gouverner la France. Il y a besoin de tout un panel de talents. Mais vous le savez bien, Vincent Jambrun, il faudra un chef de file pour la présidentielle. On a besoin de talents.
Il faut passer par la primaire, par exemple.
Il faut se réjouir que les ministres qui sont actuellement au gouvernement, dont Bruno Retailleau, mais il y en a d'autres, fassent la démonstration que quand la droite républicaine est au pouvoir, quand elle est en capacité à agir, elle fait le boulot.
Xavier Bertrand fait fi de la montée en puissance de Bruno Retailleau et qui s'est même déjà déclaré candidat pour la présidentielle à droite.
Oui, ça fait un moment qu'il se déclare régulièrement et il fait partie des talents de notre famille politique. Donc, tant mieux s'il est autour de la table. On aura dans quelques heures un bureau politique où, je pense qu'on sera tous d'accord sur un point, on ne peut pas se permettre une guerre des chefs. La droite reprend des couleurs. Elle a repris des couleurs encore ce week-end avec un certain nombre de victoires. Je suis élu du Val-de-Marne. À Villeneuve-Saint-Georges, Cristal Nias m'a gagné face à Louis Boyard. C'est une formidable victoire.
Mais vous ne parlez pas de qui est le chef aujourd'hui à droite ?
Bruno Retailleau ? Laurent Wauquiez ? Laissez-nous prendre le temps. Soyez certains d'une chose, c'est qu'on va devoir décider. Il y aura, comme dans toute formation politique, il y aura un président, il y aura un secrétaire général, il y aura des vice-présidents, il y aura une organisation qui va se monter. Mais il faut prendre le temps de la monter bien et intelligemment. Et surtout, ne pas se tromper. Il ne faut pas que ça se décide dans des petites alcôves, comme ça a pu être le cas par le passé. Il faut que ce soit les militants, c'est-à-dire les adhérents de la formation politique, qui ont la conviction qu'on défend les bonnes idées, les bonnes valeurs pour le pays.
Et bien ça, ça passe par une première étape, c'est redéfinir les valeurs qui sont les nôtres. De quoi les Républicains sont le nom. D'ailleurs, on va peut-être changer de nom. Et puis avancer sur ensuite le casting.
Vous allez sans doute changer de nom. Est-ce que vous avez pensé à un nom ? Est-ce que vous en avez discuté avec Laurent Wauquiez ? Vous pensez qu'il y a des noms qui vont être mis sur la table ce matin ?
Je vais vous dire, le plus important pour moi, c'est les valeurs. C'est-à-dire, de quoi sommes-nous le nom ? Au sens de qu'est-ce que nous défendons. Quand vous votez demain pour la droite républicaine, quand vous adhérez à cette formation politique, qu'est-ce que vous défendez ?
La droite républicaine, c'est une piste sérieuse ? C'est le nom du groupe aujourd'hui à l'Assemblée ?
C'est le nom du groupe à l'Assemblée, c'est ce que nous sommes. Et je ne vous fais aucune annonce. Parce qu'encore une fois, ce sera au soutien, aux adhérents, de trancher ce type de débat. Donc on ne va pas leur priver de ce choix-là. Et ce n'est pas à nous de décider par le haut. Je crois que justement, la nouvelle méthode et la nouvelle façon de fonctionner de ce parti, ça doit être d'être plus à l'écoute de la base, de ceux qui adhèrent et qui nous soutiennent. Merci Vincent Vandre. Merci à vous.
Vincent Jeanbrun