Retailleau/ Macron : "je lis ça comme un acte de candidature pour 2027" estime Vincent Roy
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Vincent RoiFait
« je lis ça comme un acte de candidature pour 2027 »
- 5:00Vincent RoiFait
« il n'a jamais cru au macronisme »
- 6:00Vincent RoiFait
« le macronisme, c'est Emmanuel Macron »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et nous sommes donc avec nos chroniqueurs de la 2e heure Vincent Roi et Louis au salter 19h 21h et voilà pour les petites jingles qui partent un petit peu de manière sauvage ce soir c'est c'est un petit peu l'été sur Europin soir ce n'est pas bien grave. Euh bon benah, les propos évidemment de Bruno Retaillot ont été jugés inacceptables hein par le parti présidentiel Renaissance qui qui réagit par un tweet d'assez assez herbe hein euh des propos vraiment euh d'une responsabilité particulièrement lourde qui ne tolère ni les provocations ni les petits calculs politiques. Vous les avez jugé comment vous c'est ces propos de Bruno Retaillot dans dans valeur actuelle la fin du macronisme bon en même temps on bah déjà c'est Oui c'est ça c'est pas très nouveau dans sa bouche.
Il a il a rappelé cet après-midi en lisant que c'est ce qu'il a toujours pensé de demorant ce qu'il a toujours dit. Alors peut-être que certains avaient pas bien entendu mais avant d'être ministre il n'a jamais cru au macronisme. C'est le moins qu'on qu'on puisse dire. il a toujours critiqué euh euh cette ce en même temps euh cette manière de ne pas choisir, de mêler un petit peu de droite et un peu de gauche en pensant qu'on qu'on pouvait gouverner.
Euh donc ça n'est pas surprenant euh dans sa bouche. Évidemment, ce qui remue les macronistes, en tout cas ceux qui restent, c'est qu'ils sont sont des propos tenus par un ministre de l'intérieur qui est plutôt en position centre de en position de force dans un gouvernement assez faible qui ne dispose pas de majorité avec un premier ministre euh lui-même assez faible et menacé de censure, un président de la République qui depuis la dissolution est voué aux gémonies par une bonne partie de l'opinion et est lâché par une partie de ses troupes. Donc non, rien rien de très nouveau sous le soleil.
Ce qui est certain, c'est que Bruno Rota confirme en tout cas que il prépare l'élection présidentielle. C'est-à-dire que le fait qu'il se détache du macronisme, c'est parce que c'est pas uniquement euh dire du mal de Macron pour dire du mal de Macron. Il veut construire une alternance.
C'estàd que lui, il considère que le projet qu'il va construire, c'est une alternance à Emmanuel Macron. Ça n'est pas de la continuité. Et quand on est ministre de l'intérieur d'un gouvernement, bah quand même nommé par Emmanuel Macron, que toutes les semaines on est à la même table du conseil des ministres qu'Emmanuel Macron, il faut quand même envoyer de temps en temps des signaux euh pour dire euh qu'il n'est pas Macroniste, il n'a jamais été, ne le sera visiblement euh jamais.
Donc il crente ça comme on dit en communication, il envoie sig c'est c'est vrai qu'on peut s'interroger parce qu'on est loin de 2027, c'est normal qu'il s'affranchisse et qu'il fasse un nouvel acte de dissidence. Mais pourquoi maintenant ? Mais dites-moi, chère madame, il ne veut pas être comptable euh c'est une certitude du bilan de monsieur Macron.
Donc il y a un moment il faut se détacher, il faut il pas une nouveauté effectivement. Mais mais pourquoi maintenant ? Quelle est l'arrière-pensée ?
Est-ce qu'il y en a une ? Pourquoi maintenant ? Euh je sais pas pourquoi maintenant.
Enfin c'est un de toute façon moi je lis ça comme un acte de candidature pour 2027. C'est pour ça je trouve que c'est un petit peu loin lointain 202. Oui peut interroger.
Ouais. Oui le timing peut interroger. Mais dans le même temps, est-ce qu'il ne fait pas le calcul suivant ?
C'est-à-dire qu'à la rentrée le le gouvernement tombe et par oui, il peut se dire tiens, je prends le paris que monsieur Bairou va euh va disparaître et et et par consé politiquement monsieur Bou, mais est-ce que monsieur Macron va s'autodissoudre ? Ah ben c'est toute la difficulté de toute façon. Si monsieur si monsieur Bairou euh quitte son poste, ça devient de plus en plus délicat pour Emmanuel Macron quand même.
Oui. Ça devient extrêmement délicat. Plus vraiment de plan C quoi vraiment plan C.
Il y a des euh des conditions économiques extrêmement difficiles. Ça ça pèse il reste Sébastien Lecnu peut-être. il reste il est euh il est à 19 points euh dans les sondages, ce qui est quand même pas beaucoup.
Euh et la France, ça n'aura échappé à personne, ne va pas très bien. Ce qui est intéressant dans l'interview, en revanche, c'est euh c'est qu'il il parle de la fin du macronisme à condition que le macronisme est déjà débuté. Enfin, pour moi, je je savoir ce qu'est le macronisme.
D'ailleurs, il de quoi on parle ? D'ailleurs, il le dit. Il il dit dans la dans l'interview même, ça n'est pas une idéologie, ça n'est pas c'est tellement difficile de savoir de quoi l'on parle que même le nom du parti, il y a eu trois noms dans le le parti d'en marche ensemble pour la République, enfin ils arrivent même pas à se fixer sur un nom.
Mais le macronisme c'est pas un projet, c'est c'est là où c'est délicat à définir. Et donc il veut absolument se placer. Vous êtes d'accord ?
Oui. En effet avec Bruno Rotaillo, ce n'est pas une idéologie. Il en restera rien quand quand Emmanuel Macron sera parti.
Non, c'est incarné. Bah et le macronisme, c'est Emmanuel Macron. Voilà.
Voilà. Mais c'est c'est c'est pas autre chose. Donc euh effectivement, il s'inscrit en rupture et il dit surtout "Avec moi, ce sera tout sauf du macronisme." Maonisme.
Euh est-ce que c'est une bonne stratégie effectivement cette cette rupture peut-être aussitôt à risquer peut-être de s'épuiser justement avant avant l'échéance ? à partir du moment à partir du moment où il n'a pas de majorité, il veut lancer il veut lancer des choses. Euh il est il est très souvent désavoué sur la position algérienne par exemple, il n'arrête pas d'essayer de peser de de tout son poids.
Pourquoi ? Parce que c'est la seule enfin avec peut-être monsieur Darmanin, mais surtout lui, c'est lui qui incarne ce gouvernement. Les les les les la plupart des ministres n'existent pas.
On est la plupart des ministres ne n'existe pas. Donc il il se dit c'est maintenant alors que je ne peux pas lancer toutes les actions que je voudrais n'ayant pas de majorité. C'est le moment de dire bon ben écoutez moi je vais proposer autre chose.
Si je suis bloqué tout le temps, peut-être qu'il prépare sa sortie. Oui c'est ça. Est-ce que c'est pas justement c'est c'était ça le fond de ma question ?
Moi aussi mon arrière-pensée. Est-ce qu'il n'est pas en train de préparer justement ce rappelez-vous d'Emmanuel Macron quittant François Hollande l'été 2016 avant de se présenter à l'élection présidentielle ? Ça en fait, c'est exactement ce calendrier, c'est la question de ce calendrier là qui va se poser à Bruno Retaillot.
Et n'oublions pas aussi qu'il est chef de parti maintenant. Donc un chef de parti, qu'est-ce qu'il a dans son dans son scope actuellement ? Il va devoir préparer sa rentrée puisqu'elle est rentrée politique.
Préparer des élections municipales qui interviendront en mars 2026. Peut-être l'espace-temps. Évidemment, je parle pas des risques de censure et de tout ce qui pourrait se passer à l'automne, mais si ça si jamais ça tient, si jamais Bruno Rotaillot est toujours ministre au moment des municipales, peut-être que là, après ces élections-là, importantes pour lui, s'ouvrira un espace-temps dans lequel il va pouvoir euh euh préparer en effet une sortie un an ou un petit peu moins avant l'élection présidentielle de de 2027.
La difficulté pour lui, je pense en revanche, c'est que il est quand même ministre de l'intérieur. Euh et et ce matin, conseil des ministres Emmanuel Macron a essayé de le piéger en lui demandant euh au fait euh les violences à Béier, à Limoge, à Compienne ce weekend, euh est-ce que vous pouvez nous faire un point ? Bon, évidemment qu'il y a une arrière-pensée là-dessus, mais il y a une réalité.
En effet, Bruno Roso sa promesse en arrivant à Bovau, c'était de rétablir l'ordre. Bon, l'ordre n'est pas rétabli. Évidemment, ça sera pas par la magie d'un seul homme.
Mais je crois que le seul danger qui pourrait le guetter dans cette stratégie là, c'est la tentation de délaisser son périmètre ministériel avec les résultats. En sachant que lui-même ne peut pas aboutir à tout. Comme il dit, si on change pas la Constitution et ben l'immigration, on ne changera pas vraiment grand-chose en France.
Il faut pas qu'il se pié par ça. C'est peut-être la raison pour laquelle il est en train de fourbir ses armes et que peut-être à un moment il peut remettre sa démission en disant je n'ai pas moyens des résultats que et je et là et là il lâchera tout. Vous voyez je suis en contradiction avec le président de la République sur l'affaire algérienne sur il y a tout ça pour qu'il choisit où il subit.
Si Baïou est censuré à l'automne Rota tombe avec lui et il subira alors que il pourrait vouloir choisir ce moment. Ç
Bruno Retailleau