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interviewLCP (sur YouTube)· 3 février 2025 5 min

Le rapporteur du budget David Amiel présente le rapport de la CMP du projet de loi de finances 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres monsieur le président de la commission des finances monsieur le rapporteur général du budget chers collègues chacun le sait depuis le mois de janvier alors que l'Amérique et la Chine se sont lancé dans une guerre économique mondiale la France est clouée au sol les entreprises françaises gèlent les embauches et les investissements les services publics tournent au ralenti car ils ne connaissent pas les moyens dont ils disposeront les agriculteurs attendent désespérément les mesures d'urgence qui leur ont été promises par cette assemblée le fait est simple aucun parti n'est majoritaire dans cet hémicycle et personne ne peut imposer son budget idéal si l'on veut éviter la sortie de route du pays tout le monde doit mettre de l'eau dans son vin car aucun parti ne peut prendre le budget de la France en otage cette commission mixte paritaire a donc été un exercice inédit sous la 5 publ elle s'est tenu et je tiens à le saluer dans un climat respectueux et studieux n'empêchant évidemment pas l'expression légitime des désaccords le texte voté au Sénat a été considérablement amendé pour entendre le maximum de sensibilité politique sur tous les bancs du Parlement les engagements pris par le Premier ministre dans sa lettre du 16 janvier ont été fidèlement intégré sans coup tordu sans négociation d'arrière-cours les deux demande formulé sur de nombreux bancs pour l'éducation pour l'écologie pour le budget du sport pour le logement qu'il s'agisse du logement sociale ou de l'accession à la propriété pour les outr m ont été intégralement reprises ce n'est certes pas une pratique habituelle mais nous sommes tous collectivement intoxiqués à un fait majoritaire qui dans la période ne conduirait qu'à l'impuissance et à la crise une nouvelle pratique politique doit naître le mot compromis ne doit plus être une insulte dans la vie politique française nous ne serons CAPAES de faire traverser au pays les deux prochaines années que si nous sommes d'abord capables de nous changer nous-mêmes mais et c'est un élément majeur pour être tenable ce compromis d'intérêt général ne doit pas devenir un tour de passe-pe il ne doit pas nous conduire à sacrifier demain à aujourd'hui à préférer les clientèles électorales aux urgences nationales c'est la raison pour laquelle il était crucial de continuer à réduire le déficit le texte présenté par la commission mixte paritaire s'inscrit dans la trajectoire de 5,4 % de déficit en part du PIB présenté par le gouvernement il en allait de la crédibilité de la parole de notre pays de son indépendance vis-à-vis des marchés financiers de sa capacité à réagir en cas de nouvelle crise ces économies historiques ne doivent pas non plus se faire détriment des investissements pour l'avenir c'est évidemment la facilité politique car il est plus facile de renoncer que de réformer il est plus facile d'abandonner des initiatives pourtant indispensables que de réexaminer l'existant mais nous ne pouvons faire à Donald Trump le cadeau d'un budget où nous massacrerions les sources d'innovation et de souveraineté technologique c'est la raison pour laquelle avec le groupe Ensemble pour la République nous avons tenu à ajouter 150 millions ur en direction de l'Université et de la Recherche qui a trop longtemps été le parent pauvre de nos politiques publiques nous avons tenu à soutenir les demandes faites pour renforcer le budget de la transition énergétique depuis le maintien du fond vert jusqu'à la pérennisation de l'accès à des voitures électriques à 100 € par mois enfin ce texte de la commission mixte paritaire a évité autant que possible une hausse excessive de prélèvement sur les classes moyenne et sur notre appareil productif certes le versement mobilité régionale auquel avec mon groupe politique je n'étais pas favorable mais qui recueillait une large majorité sera instauré à un taux maximal de 0,15 %. mais nous nous sommes battus pour que les primau accédants soient au moins protégés de toute hausse des frais de notaire pour que le plafond de la carte grise n'augmente pas et pour qu'on évite une avalanche de prélèvement sur l'industrie qui serait insoutenable dans le contexte international actuel le budget qui vous est proposé n'est vous l'avez compris le budget idéal d'aucun groupe c'est le propre d'un compromis mais il est indispensable que la France ait un budget nous ne pouvons pas dans ces murs épais faire la Sourdoreille à cette demande qui vient de tout le pays de toutes les strates de la société de tous les secteurs et il était de notre devoir d'y répondre je vous remercie