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Discours / meetingBruno Retailleau· 29 avril 2026 11 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

" Je n'attends plus rien du président de la République " - Bruno Retailleau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Bruno RetailleauChiffre
    « Les EQUTF qui ont été repris par l'Algérie, c'est à 80 90 depuis le début de l'année, à peu près 90 cas. »
  • 4:00Bruno RetailleauPromesse
    « Je dénoncerai cet accord de 68. »
  • 6:00Bruno RetailleauFait
    « Je ne sais pas ce qui le fait dépendre autant de ce régime algérien. »
  • 7:00Bruno RetailleauChiffre
    « Il y a plus de 3500 jeunes médecins qui vont venir dans nos départements. »
  • 9:00Bruno RetailleauFait
    « Il y a un nouveau règlement retour et là la règle ce sera l'éloignement forcé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à vous. Emmanuel Macron s'en est pris en début de semaine à tous les maboules qui veulent se fâcher avec l'Algérie. Je cite ses propos bien sûr et il s'exprimait notamment sur le cas de médecins qui sont formés en dehors de l'Union européenne.

Vous vous êtes senti visé le maboule c'est vous ? Bah oui, je me suis senti visé puisque c'est moi qui ai porté à beau veau souver souvent contre des vents qui n'étaient pas du même avis qui a porté cette ligne de fermeté. Mais le problème c'est pas ma personne, le problème c'est la France.

C'est les Français et le rôle du président de la République, c'est de faire en sorte que la France soit respectée, qu'elle ne soit pas un paillasson sur lequel monsieur Teboun essuie ses chaussures et euh les Français aussi. Et euh là encore la mission d'Emma Macron d'un président de la République, c'est de protéger les Français notamment contre ces OQTF très dangereux que toujours l'Algérie refuse de reprendre sur son tête. Mais donc vous considérez que là en l'occurrence le chef de l'État est sorti de son rôle et qu'il ne remplit pas sa mission.

Il est certainement rempli de son rôle et avec l'Algérie bien entendu, je pense qu'il a fait preuve de faiblesse. Je le dis d'ailleurs, qui a fâché le régime algérien ? C'est Emmanuel Macron lorsqu'il a envoyé, c'était le 30 juillet 2024, c'était la fête du trône au Maroc.

Cette lettre pour reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sara occidental. Et Emel Macron, je lui rappellerai qu'il a envoyé le 6 août 2025, j'étais ministre de l'intérieur, une missive, une lettre à son premier ministre François Berou pour lui dire c'était au deuxième paragraphe qu'il fallait faire preuve de plus de détermination, voilà, et de plus de fermeté. Donc vous l'invitez à être en cohérence avec lui-même si je comprends bien.

Écoutez, la cohérence chacun sait que c'est le c'est pas le propre du en même temps, c'est souvent le zigzag. Simplement ce que je veux expliquer aux Français, c'est qu'on a affaire à un régime qui viole ses obligations, l'accord de 94 en matière de reprise de ses clandestins. C'est un régime qui euh sur le sol français euh non seulement viole ses accords, mais surtout règle ses comptes avec ses opposants par des tentatives d'enlèvement, parfois par des tentatives de meurtre.

Et c'est un régime, pardon, qui chaque jour insulte la France. Est-ce qu'on a une fierté française ? Et bien les Français ont cette fierté.

Ça c'est votre point de vue pardon. J'insiste le ministre des affaires étrangères Jonel Barre hier à l'Assemblée dit la chose suivante : un an de blocage complet, il indique donc la période où vous étiez vous au gouvernement après la visite de Laurent, votre successeur à Bovau, la coopération sur le plan migratoire et sécuritaire entre la France et l'Algérie a repris, dit-il. Il y a de premiers résultats, il m c'est faux puisque les EQUTF qui ont été repris par l'Algérie, c'est à 80 90 depuis le début de l'année, à peu près 90 cas.

Mais surtout c'est en violation de l'accord que nous avons entre l'Algérie et puis la France de 94. Un accord qu'Emel Macron citait d'ailleurs dans le la lettre que je vous ai indiqué qu'il avait envoyé à François Berou. Et selon cet accord, quand on documente quand par exemple un Algérien euh qui a fait des troubles publics sur le sol français euh on lui documente par exemple un document d'identité ou un passeport, l'Algérie doit le reprendre.

Et en violation de cet accord, les Algériens reprennent au compte de goutte mais par la voix des laissés passer qui est la voix exceptionnelle. Donc ils violent leur accord alors que nous on a l'accord de 68 qu'on respecte à la lettre. Et bien euh quand je serai élu prison de la République, un des premiers des actes que je ferai, c'est que je dénoncerai cet accord de 68.

Vous avez eu depuis le début de semaine des contacts avec le chef de l'État, vous avez eu l'occasion de vous expliquer avec lui là-dessus ? Non, mais je voudrais j'aimerais qu'il nous regarde ce matin. Jeis lui demander s'il est fier du bilan de sa politique algérienne depuis qu'il a été élu depuis 2017.

Je voudrais lui demander s'il est fier que on est encore Bolem Sansal a été libéré. Pourquoi est-ce qu'il a été libéré ? Parce que ça a été la ligne de fermeté, parce qu'on a pesté, on a mis le régime sous pression.

Mais Christophe Gleg, votre collègue, ça fait 2 ans qu'il a été arrêté et Camel Daoud prison courour, ça n'est pas rien. Il est condamné à 3 ans de prison pour un roman. Superbe romanis.

On lui a volé son deuil. Il n'a pas pu aller à la sépulture de sa maman. Est-ce que le président de la République est fier de cela ?

Les Français sont derrière moi dans leur très grande majorité parce qu'il y a une fierté du peuple français et qui en a marque un régime. Je ne parle pas du peuple algérien et certainement pas de nos compatriotes qui sont d'origine algérienne. Je parle d'un régime qui a opprimé son peuple.

Mais vous avez pris votre téléphone pour en parler avec le chef de l'État. Vous lui avez envoyé un message, vous lui avez dit Emmanuel, voyons-nous. Non, j'ai pas cette familiarité avec le président de la République et je vais vous dire, je ne sais pas ce qui le fait dépendre autant de ce régime algérien.

Je je ne le comprends pas. Vous considz que le chef de l'État dépend du régime algérien ? Il est dans une forme de dépendance.

Bien sûr, ça c'est très grave. Run Rota comm c'est très grave. Je dis que la diplomatie française que mène Emmanuel Macron avec ce régime- làà est incompréhensible.

Mais de quoi il aurait peur ? Euh sans doute une mauvaise conscience mémorielle. Mais il faut en sortir.

J'ai pas fait la gaffe d'Algérie. Voyez, les Français d'aujourd'hui veulent tourner la page et bien entendu qu'il y a une douleur entre nous dans notre histoire, la colonisation, la guerre d'Algérie. Mais c'est terminé et il faut enfin mettre ses relations sur un plan qui soit un plan de normalisation, c'est tout.

Sinon, on est dans un plan de dépendance. C'est ce que j'essaie d'expliquer sur sur le fond quand il parle des médecins formés en dehors de l'Union européenne, est-ce que vous vous considérez que la France a besoin de ces médecin ? Est-ce que plus globalement la France a besoin d'une immigration de travail qui vient dans dehors de l'Union européenne notamment des pays du mal problème, vous savez très bien que le problème ce n'est pas les médecins.

On a besoin de médecins. D'ailleurs, je vais vous dire, il y a un paradoxe, c'est que nous on refuse à des jeunes qui sont motivés l'accès justement au diplôme de médecin et que on vide parfois ces pays à l'étranger de médecin dont ils auraient besoin. Donc c'est une politique aussi de gribou.

Vous président, vous ne feriez pas venir de médecin formés en dehors de l'Union européenne. Je vais vous dire, je ne suis pas président de la République et j'ai poussé au Sénat, ça a été adopté. Euh l'idée des médecins juniors, d'allonger d'un an le 3e cycle des médecins généralistes.

Ce qui fait qu'au mois de novembre, écoutez-moi bien, c'est du concreta, il y a plus de 3500 jeunes médecins qui vont venir dans nos départements. Oui, mais il y a beaucoup d'établissement bronil aujourd'h médecins formés à l'étranger aujourd'hui. Mais je ne le dis pas, c'est parce que je vous ai dit, le problème le problème français n'est pas l'accueil de médecins étrangers.

Simplement, j'entends à ce que on puisse former des jeunes français qui sont méritants et j'entends qu'on ne vide pas de ces ressources vivent ces pays à l'étranger. C'est bien le moindre. En revanche, le problème c'est les EQTF.

Le problème c'est le respect de la France et la protection des Français. Combien faudrait-il d'attentat de mullouses pour que on révise notre diplomatie avec l'Algérie, avec le régime algérien ? Qu'est-ce que d'ailleurs très isolé ?

Vous savez sur le plan international comme réaction du chef de l'État, vous le mettez en cause ce matin. Qu'est-ce que vous en attendez ? Qu'est-ce que vous en espérez ?

Cause plus rien. Plus rien. Vous n'attendez plus rien de ch plus rien.

Je pense qu'il s'est trompé et je pense que il a misé sur une relation interpersonnelle avec monsieur Teboun représentant ce mégi ce régime militarau [grognement] autoritaire. et il a pensé que la diplomatie pouvait se résumer à des relations plus ou moins amicales avec tel ou tel représentant de ce genre de régime autoritaire et dictatorial. Ça ne fonctionne pas comme cela.

Deux petites remarques, vous parliez de Bolem sans salam à l'instant. Bolhem sans sal, écrivain franco-algérien qui a été libéré des jeux algériennes en novembre dernier. Il a choqué ce weekend par ses mots.

Je déteste Paris. Je ne pense pas que je vais rester en France. Alors il est revenu sur ses propos depuis.

Mais est-ce que vous cette idée qu'il puisse quitter la France vous a blessé ? Vous a heurté ? Je l'ai eu ce weekend, je l'ai appelé samedi, dimanche, dimanche midi, on s'est longuement parlé.

Ces propos, je vais me je vais vous dire ce qui m'a choqué. Ces propos d'abord, ce sont des propos d'un homme sensible et qui est profondément blessé par une cabale qui est montée contre lui. Ce qui m'a moi choqué, c'est que ces voix qu'on entend s'élever contre Boem Sansal qui a fait un an de prison, il avait 80 ans et il était malade, atteint d'un cancer.

Toutes ces voix que j'entends aujourd'hui, pourquoi est-ce que je ne les ai pas entendu lorsque Boem Sans sal était derrière les barreaux ? Je pose cette question à cette bien planance. Je vais vous entendre également Bruno Rotaillos sur des propos tenus par Marine Le Pen à nos confrères de l'agence France Press.

Elle a accordé une interview par hier soir. Elle évoque votre candidature à Bovau, notamment sur les sujets que l'on vient d'évoquer, votre passage à Bovoau et votre candidature à la présidentielle. Elle dit son résultat à Bovo est juste pathétique et sur votre candidature à la présidentielle, elle estime que vous serez le Zemour de 2027.

Ce sera le monsieur Plus, dit-elle. Le patron des républicains va se radicaliser pendant la campagne comme à chaque fois que quelqu'un se met en concurrence avec le RN. Est-ce que vous serez le Zemour de 2027 ?

Non non, d'abord mon bilan, elle devrait travailler Marine Le Pen. J'étais depuis 15 ans le ministre de l'intérieur alors que j'avais pas tous les levier, on avait pas de majorité [grognement] à l'Assemblée nationale et et j'avais un président de la République comme vous l'avez plus ou moins sous-entendu qui était pas vraiment sur ma ligne. Et bien, j'étais celui qui a obtenu le plus de résultats pour faire baisser lesisations, pour notamment faire baisser les régularisations.

J'étais celui qui a fait le plus baisser les régularisations et mon successeur a même dit au préfet qu'il y avait un effondrement et qu'il fallait y remédier. Et je pourrais citer d'autres chiffres sur les interpellations des étrangers en situation irrégulière. Donc le bilan, je l'ai là.

Pourquoi est-ce qu'il va y avoir dans quelques semaines la révision de la directive retour qui donnait un délai de départ volontaire quand on par exemple à la frontière un étranger clandestin, on l'arrêtait et on lui demandait s'il voulait bien partir, c'était le volontariat. Et bien grâce à l'action que j'ai mené pendant 1 an, ça a été une de mes priorités, il y a un nouveau règlement retour et là la règle ce sera l'éloignement forcé. Ça sera plus le délai de 2027, ce serait déshonorant.

Attendez, non, d'ailleurs, ça manque pas de piquant. Parter de radicalité de la part de Marine Le Pen. Ce que je sais ce que je sais c'est que 2027, c'est l'élection de la dernière chance.

La France est au bord du gouffre. Ce sera ou l'effacement de la France, l'appauvrissement des Français ou bien le relèvement. Et ce que moi je vais proposer, c'est de m'occuper du quotidien des Français.

Comment on leur donne un 13e, un 14e mois de salaire en plus en effaçant des cotisations sociales ? Comment est-ce que je réduis leur facture d'électricité ? Sur une facture de 12 mois, j'enlèverai progressivement l'équivalent d'un mois.

Comment est-ce queon met des médecins à leur disposition ? Des choses très concrètes. Comment est-ce que on lutte contre l'immigration notamment pour la faire baisser ?

Voilà. Et ce sont des propositions qui sont des propositions qui vont renverser la table et qui sont des propositions pour le quotidien des Français. Merci beaucoup Bruno Retaillot.

Merci Adrien Gendre dans