Meeting de la campagne municipale à La Courneuve
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
oho [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Bonsoir la courneuve. [musique] J'espère que tout le monde va bien et que vous êtes bien installé. Quel plaisir quel plaisir de vous retrouver si nombreux si nombreux ce soir au gymnase wafi à la Courneuve pour ce meeting exceptionnel en soutien à Ali Duara notre tête de liste aux élections municipales en mars prochain. [applaudissements] Je suis Mohamed Awad, chef de fil de la France insoumise ici à la Courneuve et j'aurai l'immense plaisir d'animer avec vous ce meeting ce soir.
Je veux qu'on applaudisse avant de commencer tous les bénévoles, toutes les bénévoles et les militants militantes qui ont aidé à l'organisation de ce meeting sans qui rien de tout ça n'aura été possible. Ils ont collé, ils ont tracté, ils ont fait du porte à porte. Merci à eux.
Je le disais, ce meeting est exceptionnel. Exceptionnel d'abord par ses invités. Nous avons la chance d'accueillir ce soir Rima Hassan, députée européenne de la France insoumise, [applaudissements] Mathilde Panu, président du groupe parlementaire de la France insoumise à l'Assemblée nationale [applaudissements] et aussi à Saad Traoré qui va nous rejoindre. fondatrice du comité vérité et justice pour Adama.
Ce meeting est exceptionnel aussi parce qu'il se tient dans une ville pas comme les autres, la Courneuve, ville maréchère qui nourrissait Paris au 19e siècle puis ville industrielle avec l'installation de fleurons industriels dans la métallurgie comme les usines les usines BAPOC ou encore Mécano durant le 20e siècle dans lesquels beaucoup de nos parents ont travaillé dur pour faire vivre leur famille et faire tenir ce pays debout. [applaudissements] La Cour neuve, c'est aussi cette ville que la droite et l'extrême droite détestent parce qu'elle est devenue au fil du temps une terre d'accueil universel pour des milliers de familles qui fuyant la violence du monde y ont trouvé un refuge. La Cour neuve, c'est cette ville emblématique du 93 de la scène Saint-Denis, département qui subit de plan foué toutes les injustices sociales et environnementales.
C'est ici que le mépris politique s'abat sur nos vies depuis des décennies. C'est ici qu'en 2005 Nicolas Sarkozi est venu dire votre cité on va la nettoyer au carcher. Alors même alors même que nous étions encore en train de pleurer la mort du petit Sidamè tué par balle dans un règlement de compte.
C'est ici à la Courneuve qu'à la pépinière des entreprises en 2015 François Hollande avait promis des emplois pour nos quartiers. des promesses qui n'ont jamais vu le jour, des promesses trahies par la gauche socialiste. Et pourtant, malgré les déceptions, malgré les assignations à résidence, malgré les difficultés, les inégalités territoriales, les discriminations à l'emploi, les discriminations à l'embauche, les couriens n'ont jamais désespéré de jours meilleurs.
Les Courneviens et courneviennes ont toujours fait le choix de l'humanisme, de la résilience, de la solidarité, de l'espoir et de l'égalité comme horizon politique sans jamais sombrer dans la haine et le rejet de l'autre. J'en veux pour preuve. J'en veux pour preuve.
La Courneuve, c'est la ville où Jean-Luc Mélenchon réalise son meilleur score national aux élections présidentielles de 2022. 65 % des suffrages. [applaudissements] C'est aussi ici à la courneuve que la liste conduite par Manon OBA Hassan ici présente réalise 59 % des suffrages soit le meilleur score encore une fois de la France insoumise aux élections européennes. [applaudissements] Mes chers amis, mes chers camarades, mes chers voisins, aujourd'hui, nous sommes à un moment de bascule historique.
Dans 8 semaines, vous serez appelé à voter aux élections municipales. Ces élections doivent être un moment de grande mobilisation populaire pour reprendre le contrôle sur nos villes et sur nos vies. Mais nous devons faire de cette échéance électorale un point d'appui majeur dans la grande bataille qui va s'ouvrir face à nous, les élection présidentielles de 2027 où nous apprêtons à affronter l'extrême droite et son projet xénophobe et mortifère au second tour.
Alors, il ne s'agit plus d'être spectateur des choix qui se font sans nous, mais de prendre au contraire toute notre place dans les décisions qui concernent notre quotidien. J'entendais dernièrement ici à la Courneuve de la bouche d'un de nos adversaires à ces élections municipales cette phrase pleine de mépris et de condescendance. J'irai une ville, c'est sérieux, ce n'est pas un jeu.
Mais je crois qu'ils n'ont pas compris à qui ils ont affaire. Notre ville regorge de talent. Je vois ici dans la salle des enseignants, des soignants, des éducateurs spécialisés, des cadres du privé, des militants syndicalistes, des militants associatifs, des ouvriers qualifiés, des maires au foyer, des femmes et des hommes, des femmes et des hommes qui font tourner ce pays et qui le connaissent mieux que quiconque.
La Nouvelle France que nous appelons de nos vœux est là ce soir et je suis sûr qu'elle sera au rendez-vous le moment venu. Oui, je le dis avec humilité mais avec une détermination totale. Avec le collectif nous la Courneuve, nous nous préparons à gouverner la Courneuve.
Nous nous préparons à gouverner la Courneuve pour améliorer nos vies au lendemain du 15 mars. Et je vous le dis, ce soir, dans quelques semaines, la courneuve aura pour maire Ali Diara. [applaudissements] [applaudissements] Merci beaucoup.
Le temps pour moi est maintenant venu de passer la parole à notre prochaine oratrice. Je vous demande d'accueillir Rima Hassan, député de la France insoumise au Parlement européen. Elle est celle qui porte le combat pour le droit à la dignité du peuple palestinien, le droit à l'autodétermination du peuple palestinien et la fin du génocide à Gaza.
Un tonner d'applaudissement pour elle. [applaudissements] juste m'attacher les cheveux. Bonsoir à toutes et à tous.
Est-ce qu'on m'entend ? Oui. Bonsoir à toutes et à tous.
Merci beaucoup de de votre accueil. Je suis très très heureuse d'être avec vous. Merci beaucoup Alie de ton invitation.
La politique ce n'est pas pour nous. Cette phrase comme beaucoup ici, je l'ai entendu toute ma vie comme une baffe que l'on s'inflige pour s'autoens s'autoexclure d'un espace qui nous est certes violent mais qui peut aussi être émancipateur. Et c'est peut-être là la première raison de notre exclusion de celui-ci.
Dans un système capitaliste et néolibéral, sa condition économique, sa classe sociale, c'est politique dans un état raciste qui relativise son histoire coloniale voire qui la glorifie, son nom, la couleur de sa peau, c'est politique. Dans un état policier, manifester, s'exprimer, c'est politique. dans un état qui est à la mercie des industries se nourrir, se loger, se déplacer, c'est politique.
Vous êtes ici, chacun et chacune des sujets politiques à part entière dans ce que vous êtes, dans ce que vous faites et dans ce que vous subissez aussi, parfois malgré vous. Alors, je sais que Rotayo et tous ses prédécesseurs ont eu de cesse de désigner les musulmans et les immigrés comme les tout premier responsable de tous les malheurs de la France, souvent pour éviter de rendre compte de rendre des comptes sur les conséquences des politiques qu'ils avaient mené et fait subir au pays. Alors, j'ai une chose à lui répondre ce soir à Rota.
À bas Rota. Bien sûr, bien sûr. [applaudissements] [applaudissements] Investir le champ politique, c'est travailler à changer des dynamiques de pouvoir qui s'imposent à nous, celles qui chaque jour s'efforce de diviser les classes populaires dominées socialement, politiquement et symboliquement.
Il n'y a qu'une seule façon de s'affranchir de ces chaînes et lire celles et ceux qui nous ressemblent et qui parlent à vos cœurs plutôt qu'à vos peurs. Ali, Mohammed et Bti et la liste nous la courneuve qu'il porte sont de cela. à ceux qui ont préféré le foot à une marche contre l'islamophobie ruefin si tu nous entends à ceux qui veulent bien des voix électorales des personnes racisées à condition qu'il n'envisage pas de se présenter Garido si tu nous entends ou encore à ceux qui prétendent avoir un cap clair en défendant un état génocidaire Gluxman, si tu nous entends [applaudissements] [applaudissements] Nous leur disons une chose simple, la seule gauche qui nous représente, c'est la gauche de rupture, celle qui ne plie ni sur l'antiracisme ni sur l'anticolonialisme.
La Palestine la Palestine a elle seule à révéler l'état du monde encore dominé par des logiques impérialiste et colonialiste. Ce même monde auquel concentre quotidien quotidiennement nos dirigeants et la plupart de nos médias. En luttant pour la Palestine, nous luttons contre un système commun et mondialisé d'oppression qui n'a de cesse de sacrifier le socle du droit international et vous l'avez vu récemment avec le cas du Venezuela.
La France continue de nous engager dans les livraisons d'armes à destination d'Israël. La France continue de justifier le survol par Nathanahu de notre espace aérien et sa non arrestation comme l'exige pourtant les mandat de la Cour pénale internationale. La France continue d'autoriser des entreprises israéliennes d'armement à exposer tout l'arsenal industriel qui tue chaque jour en Palestine.
Nombreux sont ceux qui se refusent encore aujourd'hui à nommer, dénoncer, condamner le génocide à Gaza. La Palestine est devenue malgré elle l'épicentre de nos luttes à gauche comme le fut le Vietnam ou encore l'Afrique du Sud dans le passé. La Palestine a aussi remis les pendules à l'heure et démasqué une gauche toujours coloniale qui prétend être progressiste et avoir un cap clair sans être capable ni de nommer et encore moins de combattre les violences policières, l'islamophobie et le génocide. [applaudissements] Être de gauche, c'est s'inscrire dans l'état du monde, y dénoncer les injustices, réfléchir ses privilèges, œuvrer pour la fraternité qui dépasse les frontières.
Être de gauche, c'est refuser catégoriquement le modèle hégémonique d'exploitation des êtres humains et du vivant. ce capitalisme morbide qui s'est adossé au colonialisme, qui a sacrifié les peuples un à un en opposant les uns aux autres et qui défigure et empoisonne chaque jour notre terre. Et je veux ici honorer la lutte que mèent les agriculteurs en ce moment que l'Europe tue à petit feu. [applaudissements] Être de gauche, c'est lutter contre un monde où le grand capital 1 % des plus riches possèdent plus de plus de richesse que 95 % de toute l'humanité.
Être de gauche enfin c'est refuser de sacrifier le service public, l'éducation, la santé ou encore la culture au nom de la concurrence des marchés et du et de la militarisation forcée. Après avoir exigé des pays de l'OTAN de consacrer 5 % de leur PIB aux dépenses militaires, Trump a renommé le département de la défense en département de la guerre. Et c'est précisément cet agenda qu'il nous faut combattre car il se fait au sacrifice du bien commun et de l'intérêt général.
Nous n'avons tout simplement pas le droit de renoncer à nos idéaux qui sont à nos idéaux à gauche qui constituent un programme politique en soi. L'antracisme, l'antifascisme, la justice, la fin des inégalités et la dignité pour toutes et tous. [applaudissements] Avoir un cap clair à gauche, c'est être capable de penser ces liens d'âme entre tous les peuples opprimés et les dominés.
Je sais que l'enjeu ici, c'est celui des municipales, mais ne faites pas l'erreur de penser une seule seconde que votre destin, notre destin ici est totalement scindé de celui des peuples dominés et opprimés. Les luttes s'entremêent et se nourrissent les unes des autres. Les forces populaires se battent partout pour la même justice et la même dignité.
Les élections européennes comme les élections municipales sont une occasion de travailler collectivement à faire vivre nos idéaux pour une autre politique concrète et quotidienne dans nos villes. Le logement, la santé, la jeunesse, les services publics sont autant de priorités qui doivent être portées et animées par les idéaux qui sont portés par Ali. [applaudissements] se se rassembler derrière celles et ceux qui nous ressemblent, les âmes et visages de cette gauche de rupture qui peut gagner et qui peut pleinement aujourd'hui nous représenter.
Nous avons besoin de chacun et chacune d'entre vous ici. Toquez aux portes de vos voisins et voisines. Réunissez vos amis, vos collègues, vos familles.
Rejoignez les groupes d'action et dessinez ce destin qui vous anime et que sur qui et que surtout pardon vous méritez ici à la Cour Neuve. [applaudissements] Personne personne ne mènera ses luttes et ses batailles à notre place. À l'heure où la fascisation du débat public et politique gagne du terrain, nous nous devons de demeurer un rempart ambitieux et radical prêt au compromis certes mais pas aux compromissions.
Alors oui, la politique c'est pour nous, c'est pour chacun et chacune d'entre vous. C'est pour c'est la la politique, c'est aussi pardon un des derniers espaces où il nous a encore permis de rêver à un demain meilleur. Je vous souhaite ici une belle et victorieuse campagne pour faire gagner cette gauche de rupture avec Alli et sa liste nous la courneu.
Je vous remercie. [applaudissements] [applaudissements] Merci Grima pour ces mots. [applaudissements] On va maintenant accueillir celle qui porte le combat légitime contre les violences policières.
Je vous demande de faire un tonner d'applaudissement pour notre camarade Assa Traoré, fondatrice du comité vérité et justice pour Adama, [applaudissements] qui va prendre la parole. Merci ta présence. [applaudissements] Bonsoir à tous.
Je suis ému, vraiment. Je viens de dire à Ali, j'ai rien préparé, je sais pas ce que je vais dire parce que j'ai déjà pris la parole de à de nombreuses reprises avec Ali, pour Ali quand il s'est présenté en tant que député à Bobini pour ses vœux aujourd'hui ici à la Cour Neuve. Et je vais pas me répéter.
Donc je me suis dit qu'est-ce que je vais dire ? Qu'est-ce que je vais dire que je n'ai pas encore dit sur Ali ? Qu'est-ce que je peux dire d'autres ?
Sauf que ce soir on est dans un endroit qui est beaucoup plus intime que les autres endroits. On est ici à la Cour Neuve. On est chez lui, on est chez nous.
On est dans les rues qui connaît toute cette petite rue, ces impasses. Je pense qu'il connaît les noms de famille de toutes les personnes qui sont là. Il connaît les frères et sœurs de toutes les personnes qui sont là.
Et aujourd'hui, il nous invite dans son intimité. Il nous invite avec des gens qui lui sont chers, avec des gens avec qui il a grandi, avec des gens qu'il a aimé, des gens qui l'ont aimé. Et je pense que ce soir, c'est représentatif de la personne qu'il est parce que vous êtes nombreux et nombreuses.
On est beaucoup, on vient de la Cour neuve, on vient de partout et quand on dit une belle personne, une grande personne, elle se voit avec les personnes qu'il y a derrière lui. [applaudissements] [applaudissements] Nous notre histoire elle commence avec Ali ici à la Cour Neuve, un des le combat à Dama il y a une année, je crois que c en 2017 ou en 2018, on lance sur les réseaux sociaux faire la tournée de quartier et la première personne qui va nous répondre et qui va nous contacter, c'est Alie. Notre première tournée de quartier se fait ici à la Cour Neuve. [applaudissements] [applaudissements] Donc on a une boucle qui s'ouvre ici et cette boucle si elle doit se fermer, elle doit se fermer avec Ali en tant que mère. [applaudissements] Mais quand je viens à la Cour neuve, je viens pas juste parce que j'ai envie de faire des tournées de quartier.
Je viens et si je suis là aujourd'hui, ce soir, c'est parce que mon petit frère est mort il y a 10 ans, le 19 juillet 2016, le jour de son anniversaire, le jour de ses 24 ans. 10 ans que nous portons un combat 10 ans un combat qui a traversé Beauaumont qui a traversé la Cour Neuve qui a traversé d'autres départements et d'autres villes et nous nous sommes là 10 ans après mais je [applaudissements] Mais j'ai juste envie de vous raconter ce qui s'est passé ce 19 juillet pour que vous puissiez comprendre qu'est-ce qui a fait que 10 ans après, nous sommes Là, pourquoi on s'est battu ? Pourquoi on s'est battu pour tout il matraoré ?
Et pourquoi des personnes comme Ali en 2016 se sont jouces policières, personne en parlait alors que les violences policières, c'était même pas un sujet. Bah, ce 19 juillet peut-être certains étaient pas nés, certains étaient jeunes. Ce 19 juillet 2016, mon frère va mourir dans une cour de gendarmerie.
Et quand mon frère va mourir de jours avant, moi j'étais pas là. J'étais parti en Croatie parce que j'étais éducatrice à Sarcel en prévention spécialisée et j'étais parti avec des jeunes pour leur déf montrer autre chose. Et de jours avant, je dépose mes enfants.
Je suis mère de trois enfants. Je dépose mes enfants chez moi et je vois tous mes petits frères sauf Adama. Aux alentours de 17h, j'appelle mon frère et je dis à mon frère "Mais Adama, tu es où ?
Je dois voyager, je voulais te faire un bisou." Et il me dit à ça, je suis parti à Paris avec mes copains. Est-ce que tu veux que je revienne ?
Je lui dis "Non, reviens pas. Je reviens la semaine prochaine, je t'ai commandé un cadeau et en sortant de mon quartier, je vois les gendarmes rentrer dans mon quartier et le premier réflexe que j'ai instinctivement sans savoir que mon frère allait mourir 2 jours après. Et je pense que c'est le réflexe que n'importe quelle personne a dans les quartiers, c'est et aujourd'hui si nous sommes là, c'est pour ne plus avoir ce réflexe là.
Je prends mon téléphone, j'appelle ma mère, je dis "Maman, les gendarmes sont rentrés dans le quartier. Dis à Samba d'appeler les petits et de rentrer." 15 minutes après, ma mère m'appelle, elle me dit "C'est bon, tout le monde est à la maison", mais je me suis pas dit que 2 jours après que mon frère allait se faire tuer par ces mêmes gendarmes.
Et ce 19 juillet, mon téléphone va sonner et on va dire que mon frère est mort. Ce jour-là, mon frère est mort. Le matin même, la mairie a appelé pour que il puisse aller chercher sa pièce d'identité.
Il n'a jamais eu le temps d'aller chercher sa pièce d'identité. Ce jour-là, il faisait beau. Il a mis une chemise à fleurs, il a mis un bob, il a mis un bermuda et il a pris son vol son vélo parce qu'il voulait juste faire un tour de vélo parce que dans nos quartiers aussi, on veut juste faire des tours de vélo.
Mais même ça, c'est difficile. Et ce jour-là, il va croiser les gendarmes. Les gendarmes vont le courir après.
Il va courir pour pouvoir rentrer dans cette mairie. Il va jamais pouvoir rentrer dans cette mairie. C'est dans une mairie qu'il voulait rentrer.
C'est pas ailleurs. Le refuge, il voulait aller chercher dans cette mairie. Il n'a jamais pu mettre le pied dans cette mairie.
Les mairies ont une symbolique importante. C'est aussi une symbolique de protection. Avant d'arriver dans cette mairie, il va se faire frapper.
Il va aller se cacher dans un appartement. Dans cet appartement là, mon frère va subir un plaquage ventral. Ce que je vous dis là, c'est les gendarmes qu'il racontent.
Ils vont l'étouffer. Il va mourir, il va leur dire "Je n'arrive plus à respirer." Il va mourir exactement la même façon que George Floyd. et ils vont l'accompag ils vont le traîner dans ce véhicule et le ramener dans une cour de gendarmerie et dans cette cours de gendarmerie, on va pas vouloir leur retirer le menot parce qu'on va dire que mon frère il simule parce que nous on simule toujours.
Et ce jour-là la mort de mon frère va être déclarée à 19h05. Et pourquoi je vous raconte cette histoire ? Parce que j'ai dû la raconter, peut-être certains la connaissent.
C'est parce qu'à mon retour, il y a une personne qui vit à la courneuve qui est mon amie, qui est ma sœur, qui est mon tout. Quand ma famille est dévastée, c'est elle qui que quand j'arrive à l'aéroport, elle est là. Siga d' coururé qui vit à la courneuve.
C'est elle qui va venir me chercher. Et quand j'arrive dans mon quartier, je dis à cigar, je peux pas rentrer dans mon quartier. J'ai dit "Attends parce que si je rentre dans mon quartier, si tout le monde me regarde, c'est que mon frère il est vraiment mort. et on va rester avec c gars pendant 30 minutes à l'entrée de mon quartier devant mon quartier et là je vais dire vas-y tu peux prendre la voiture et rentre dans mon quartier et quand j'arrive dans mon quartier il se passe ce qu'il est en train de se passer là c'est comme si que tout le monde m'attendait et tout le monde va me regarder et je dis à c gars mon frère il est vraiment mort ce combat il commence aussi avec une personne de la cour neuve c'est pour ça que je vous le raconte.
Je pourrais raconter plusieurs parties de ce combat, mais il se fait aussi avec une personne qui est ici. Ce combat, il a pas été porté que par Adama, que par le comité Adama ou la famille Traoré ou Abomo. Il a été porté par ici par de nombreuses personnes.
Et j'ai vu à travers mon combat qu'il était important d'avoir des alliés parce qu'avoir des alliés, c'est dur. Avoir des alliés pour dénoncer une violence policière, c'est difficile. Avoir des alliés pour dénoncer la discrimination, c'est très difficile.
Avoir des alliés pour dénoncer des inégalités, c'est dur. Avoir des alliés pour dire qu'on a le droit de vivre, c'est dur. Avoir des alliés pour dire qu'on a le droit de vivre dignement, c'est dur.
Bah, ces alliés, je les ai trouvé. Je les ai trouvé auprès de nombreux mères. de nombreux mères qui ont dit à ça, nous serons tes alliés, nous allons te soutenir, nous allons porter ce combat avec toi.
Et de nombreux mères ont porté le combat avec nous et j'espère que le prochain maire qui va s'ajouter à cette liste, bah sera cette personne avec qui on a ouvert cette boucle des tournés des quartiers, sera Aliwara. [applaudissements] [applaudissements] Parce que quand on a des alliés, si demain on choisit un allié, si vous le choisissez en tant qu'allié, bah c'est plus qu'un maire que vous avez. C'est une personne, comme j'ai dit, c'est une personne qui vous connaît.
C'est une personne qui connaît chaque membre de votre famille. C'est une personne qui connaît chaque recoin de quartier de la ville. C'est une personne qui va pouvoir répondre aux demandes sans pour entrer dans de nombreux justificatifs.
Et c'est pour ça qu'il est important de voter. Il est important de voter parce que si vous êtes là aujourd'hui, c'est que votre ville vous l'aimez. Bah si on vote pas, bah le quartier dans lequel vous habitez, personne s'occupe de votre quartier.
Si vous ne votez pas, l'école dans lesquelles vos enfants vont grandir, personne va s'en occuper. Si vous ne votez pas, vos quartiers ne seront pas nettoyés correctement. Si vous ne votez pas, la culture ne sera pas aussi accessible correctement.
En fait, voter est un pouvoir que pour vous-même. Voter est un pouvoir pour faire évoluer et changer les choses. Voter vous donne ce droit-là parce que quand on ne vote pas, va votre quartier et laissé à l'abandon.
Quand on ne vote pas, votre vie n'est pas considérée comme pouvant participer à la construction de la vie dans laquelle vous vivez. L'importance du vote, c'est pas juste pour voter pour une personne, mais c'est voter pour l'équilibre de votre vie, pour l'environnement de votre vie, dans dans la ville dans laquelle vos enfants vont grandir. Et il est important parce qu'aujourd'hui, on a une jeunesse et cette jeunesse, elle doit avoir des exemples.
Cette jeunesse, elle doit avoir des personnes qui ont confiance en elle parce qu'on parle beaucoup de la jeunesse, mais la jeunesse, il faut l'investir. Il faut lui donner les moyens à la jeunesse. Il faut lui donner les moyens logistiques à cette jeunesse.
Il faut leur donner des moyens intellectuels, il faut leur donner des moyens financiers. Mais si on n' pas d'alliés, qui leur donne ces ces moyens-là ? Qui va faciliter ces moyens-là ?
Bah, il est important de bien choisir son mère. Et quand on choisit son mère, c'est pas choisir son mère, on le laisse aux commandes, mais c'est d'être à ses côtés, d'être avec lui et de dire comment nous allons construire les choses pour pouvoir faire évoluer les choses dans notre ville et dans notre quartier. Il y a des personnes qui sont ici et qui ont qui ont grandi à la Cour neuve ou dans d'autres villes depuis plus de 50 ans et qui ont vu les choses évoluer, qui ont vu les choses changer.
Et je pense qu'aujourd'hui l'évolution, elle ne se fait pas forcément dans le bon sens. On est dans un tournant très important en France qu'on doit saisir tout de suite. On est dans un tournant qu'on doit prendre tout de suite.
Et ce tournant là, si on le prend pas, il va nous échapper. Et chaque tournant quand on le prend, il se fait de manière difficile. Chaque tournant quand on le prend, il se fait avec force parce que rien n'est facile.
Mais elle doit se faire avec des personnes qui ont des convictions, avec des personnes qui sont loyales, avec des personnes qui peuvent porter une force. Et moi je sais que Ali peut le faire parce que c'est une personne qu'on a vu partout. Je ne pourrais pas détailler partout.
On l'a vu. On l'a vu auprès du personnel soignant. On l'a vu auprès de l'éducation.
On l'a vu auprès de la jeunesse. On l'a vu auprès de des personnes en situation irrégulière. On l'a vu à nos côtés dans les violences policières.
Parce qu'avoir des alliés dans les violences policières, c'était dur. Et il est devenu député. Il a porté cette cause là.
Il a porté cette voix là. Ça nous a facilité, ça nous a donné de la lumière, ça nous a donné de la force. [applaudissements] [applaudissements] Et aujourd'hui, nos combats ne sont pas, on doit pas justement survivre, mais on doit vivre.
Et pour faire vivre votre ville, bah de dire que notre ville va aspirer à autre chose. Notre ville va être change va changer quelque chose va pas changer juste quelque chose pour la courneuve mais il faut que votre ville que chaque ville soit actrice pour l'Île-de- France et pour la France. Il faut que votre ville soit une référence.
Il faut que votre ville soit vue comme une force. Il faut que votre ville soit vue comme une ville motivante avec des personnes engagées qui portent des sujets, des personnes qui n'ont pas peur, des personnes qui y vont. Mais ça, on doit le faire encore une fois quand on choisit son allié, quand on choisit bien dès le début.
Et il faut pas se tromper parce que quand on se trompe, ça dure pendant plusieurs années. [applaudissements] [applaudissements] Moi, je peux pas voter à la Cour neuve. Si je pouvais voter à la Cour Neuve, je voterai bien évidemment Ali.
Je voterai une fois Ali. Je voterai deux fois Ali. Je voterai trois fois Ali. [applaudissements] Et je finirai sur ces mots en disant que Ali, il est député, Ali sera votre maire aussi, j'espère.
Mais en tout cas, moi dans ce combat, comme je l'ai dit, et c'est ce qui doit aujourd'hui tous nous unir, c'est ce qui doit tous nous rassembler. Bah, c'est l'amour qui est entre nous et c'est les liens que nous allons créer parce que ce sont les liens que nous allons créer qui vont créer la force. Moi Ali, je le connaissais pas.
Je le connaissais pas du tout et je l'ai connu dans un combat. Je l'ai connu dans un drame. De ce drame là, c'est devenu un ami.
De ce drame de de ce drame là, c'est devenu un frère. Et aujourd'hui, quand je prends la parole, je prends pas juste parce que c'est un député, parce qu'il se représente comme en tant que maire. Je le prends avec une intime conviction que l'amitié est une chose profonde qui fait qu'on peut aller partout et on peut aller au bout avec une personne avec une personne en qui on croit.
Et moi je crois en Ali et et je sais que à travers la ville de la Courneuve, bah cette force là, ces liens là qu'il a créé, qu'il a créé entre nous, qu'il a créé entre plusieurs personnes, entre les habitants, bah il va encore le renforcer de plus en plus. Et ça c'est important. [applaudissements] Et je vais le dire à la courneuve aujourd'hui [applaudissements] quand vous êtes là ce soir bah il y a quelque chose où il faut être certain où où faut que vous soyez certain et que personne ne peut dire le contraire. c'est que quand nous sommes là, c'est que vous êtes 100 % français et que vous êtes 100 % l'origine que vous êtes.
Moi, je le dis à chaque fois, [applaudissements] [applaudissements] Ali est un bel exemple de son parcours, il est un bel exemple et je le dis quand on me dit "Tu es à moitié française et tu es à moitié malienne." et je leur réponds non, je suis 100 % française et je suis 100 % malienne. [applaudissements] Et surtout ne laissez personne personne ne vous définir comme une moitié parce que personne n'est la moitié de quelque chose.
Cela voudrait dire que ce pays vous appartient à moitié. Cela voudrait dire que la cour neuve vous appartient à moitié. Cela voudrait dire que même votre corps et votre esprit vous appartient à moitié.
Donc quand on vous dit vous dites "Je suis 100 % malienne, je suis 100 % française, je suis 100 % femme, je suis 100 % homme, je suis 100 % ce que je suis et personne ne peut vous définir en tant que moitié parce que la moitié de quelque chose ça n'existe pas. La France vous appartient à à 100 %. La Cour neuve vous appartient à 100 %.
Et c'est important et c'est comme ça [applaudissements] et c'est ce qui va faire notre force et ça c'est important et ça vraiment je le dis à chaque fois que je me déplace quelque part. Ne vous laissez jamais vous définir à moitié. Cela voudrait dire que vous êtes à moitié homme ou à moitié enfant, à moitié quelque chose et que le pays ou la vie dans laquelle vous êtes vous appartient à moitié.
Donc Ali, j'espère que tu seras ce maire, ce maire qui va nous représenter, ce maire qui va être [applaudissements] que tu seras ce maire qui va nous représenter, ce maire qui va être notre allié, ce maire qui va nous soutenir, ce maire qui va nous porter, ce mère qui va aussi nous supporter parce que être maire, c'est pas facile mais je sais que tu pourras le faire et surtout tenir cet engagement parce que l'engagement est la loyauté et la loyauté est un trait de caractère que Ali a aujourd'hui. La preuve est là. Donc j'espère que la boucle se finira avec Ali en tant que maire ici à la Cour Neuve le 15 mars 2026 dès le premier tour. [applaudissements] [applaudissements] Merci à ça pour tes mots.
Il me revient maintenant à donner la parole à celle qui préside le premier la première force parlementaire de gauche, le seul groupe parlementaire qui vote la censure quand il faut voter la censure. Je vous demande d'accueillir comme il le faut Mathilde de Panu, présidente du groupe parlementaire de la France insoumise. [applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous. [applaudissements] Un immense merci pour votre accueil et je veux d'abord dire l'honneur que c'est pour moi ce soir d'être à côté de Mohamed Awad qui est membre de la coordination nationale de la France insoumise et chef de fil à la Courneve. [applaudissements] à côté de Rima Hassan qui mène brillamment la lutte au Parlement européen, au côté d'Assad Traoré dont le combat force l'admiration et au côté évidemment de Ali Diuara qui est non seulement député avec qui j'ai l'honneur de combattre à l'Assemblée mais tête de liste aujourd'hui pour la liste nous la courneuve et je veux commencer par les remercier pour leur dire d'abord notre fierté et notre reconnaiss notre soutien inconditionnel face à la vague de haine raciste qu'il reçoivent chaque jour.
Et quand je dis reconnaissance, c'est parce que en tenant bon, en refusant de laisser passer quoi que ce soit, et bien ils permettent à des millions de gens dans ce pays de relever la tête. Et ainsi, [applaudissements] non seulement ils font trembler quelques racistes, ce qui n'est pas sans nous déplaire, mais en plus de cela, ils enclenchent un cercle vertueux. n'en déplaise aux fascistes et aux réactionnaires dans ce pays qui voudrai exclure le peuple de la politique.
Et bien ce que dit Ali Guara et beaucoup d'autres qui sont ici, c'est un signal très fort envoyé au pays comme votre nombre les ce soir. Le peuple est de retour en politique et il n'en repartira pas. [applaudissements] Je veux commencer par dédier notre rassemblement aujourd'hui au peuple iranien engagé dans un processus révolutionnaire pour la liberté, l'égalité et les droits humains. [applaudissements] Depuis une semaine, le pouvoir iranien a décidé de couper le peuple iranien du monde entier en décidant de bloquer l'ensemble des réseaux et notamment internet à tout le peuple.
Espérant ainsi cacher au monde entier la répression sanglante qui est en train de s'y faire puisqu'on contré au moins 4000 morts, peut-être plus et 20000 manifestants qui ont été arrêtés dont certains ont été condamnés à mort. Nous redisons ici depuis la Cour neuve que jamais la répression n'arrêtera un peuple en quête de liberté. De même que nous redisons ici aussi fortement que possible que nous ne serons jamais d'accord ni avec le retour du fils du Chat d'Iran dont la seule légitimité est d'avoir été le fils d'un tyran renversé par une révolution confisquée en 1979. ni et surtout avec les ingérences de Trump, des États-Unis ou de Netania ou d'Israël, car jamais les bombes n'ont libéré un peuple. [applaudissements] La France doit agir pour rétablir les communications, pour demander un un conseil de sécurité à l'ONU, pour appeler à des élections libres et à la libération des prisonniers politiques, ainsi que pour rapatrier nos compatriotes français Cécile Colère et Jacques Paris.
Nous à la France insoumise nous redisons ni chat ni mola et nous faisons notre à cet instant l'hymne du combat du peuple iranien suite à la mort de Massa Amini tué par la police des Murphs. Femme vie liberté. Alors, je suis particulièrement heureuse d'être ici à la Cour Neuve pour soutenir la candidature d'Ali parce que n'en déplaise à ceux qui pensent que des villes appartiennent à quelqu'un, que les candidatures insoumises seraient ici et là, des affronts qui seraient faits, et bien une ville n'appartient à personne si ce n'est aux citoyens et aux citoyennes qui y habitent.
Et nous sommes ici pour réparer une anomalie démocratique. J'entends par exemple les socialistes qui penserait que peut-être la ville reviendrait. Il se trouve que la Courneuve a déjà voté lors des élections présidentielles en 2022 et a placé largement en tête à hauteur de 64 % le programme l'avenir en commun et le candidat Jean-Luc Mélenchon.
Mais quand on regarde, Annie Dalgo a fait ici 0,95 %. On voit qu'il peut leur rester de l'espoir. Jean la salle à lui fait 0,98 %.
Donc nous sommes ici pour réparer une anomalie démocratique car la Courneuve est insoumise. [applaudissements] Alors les 15 22 mars, nous allons remettre tout ça à l'endroit et faire et lire la liste nous la Courneuve avec Alie à sa tête. Alors ces municipales, [applaudissements] elles n'arrivent pas dans n'importe quel moment.
Elles arrivent dans un moment où nous avons un président de la République, Emmanuel Macron, qui emporte par le dégoût, il a lassitude une politique dont plus personne ne veut dans le pays et qu'il veut continuer coûte que coûte. Et il y a dans notre pays une ambiance de fin de règne. Rendez-vous compte que depuis 2022, ils ont été battus trois fois dans les urnes.
Ils ont utilisé 28 493 pour passer en force des textes, notamment le budget et la retraite à 64 ans. Et il y a eu cinq premiers ministres dans notre pays depuis 2022. au point que même des anciens premier ministres, notamment Édouard Philippe, des anciens premier ministres de Macron disent eux-mêmes une seule chose qui a du sens, Emmanuel Macron doit partir et nous nous n'avons pas renoncé ni à le destituer ni à le faire démissionner. [applaudissements] Alors faut réaliser quand même l'ambiance de fin de reine jusqu'où ça va.
Ça donne par exemple en plus d'être une honte au niveau national à l'intérieur, une honte à l'international et notamment à l'extérieur. Par exemple, prenez l'agression des États-Unis sur la souveraineté vénézuelienne. Quelle a été la réaction de la France à cette violation incroyable du droit international ?
Alors, vous avez le ministre des affaires étrangères, bon qui lui réagit à 10h du matin. Ça s'est passé dans la nuit, mais bon, il réagit à 10h du matin. Et alors lui, l'agresseur n'existe pas, ni Trump, ni les États-Unis. et il se réjouit que un dictateur serait tombé je ne sais quoi tout en ayant un petit peu de condamnation sur l'informe puisque je rappelle Caracasse la capitale a été bombardée et un président en exercice et son épouse ont été kidnappé mais alors cette fin de reine donc ça c'est le ministre des affaires étrangères on a 10h après voire 12h après le président de la République qui se réveille et qui lui-même fait un tweet tweet qui se couche tellement devant Trump et l'impérialisme états-unien que Donald Trump lui-même retweet sa réaction, la honte absolue.
Et puis le lendemain, vous avez monsieur Darmanin qui lui est gardé saut parce que vous savez, ils font que de changer de de place dans ce dans ce gouvernement. Et lui, il explique tranquillement que le président vénézuulien est un narcotrafiquant et donc que c'est tout à fait normal qu'il ait été kidnappé et enlevé. Cette position de la France est une honte absolue.
Ce qui s'est passé au Venezuela avec les États-Unis n'a rien à voir ni avec le narcotrafic ni avec la démocratie. cela à tout avoir avec prendre le contrôle de la première réserve de pétrole du monde. Voilà de quoi il s'agit.
Et la France aurait dû dès la première minute condamner cela. Quant à ceux qui se vautrent pour expliquer que Donald Trump serait le grand défenseur des droits humains, nous nous voulons rendre hommage ce soir à René Nicole Goud, cette militante de 37 ans assassinée par la milice fasciste de l'IC aux États-Unis pour avoir surveillé les violations des droits humains par cette police de l'immigration. Alors, nous sommes dans cette ambiance de fin de règne.
Mais pourquoi ce pouvoir tient-il encore ? Battu trois fois dans les urnes, je le rappelle. Et bien parce que certains les aident les y aident bien et je pense notamment au Parti socialiste qui encore cette semaine a refusé de voter la censure du gouvernement le cornu.
Vous vous rappelez l'ambiance dans ce pays il y a 2 3 mois. Il y a 2 3 mois il y avait de plus en plus de gens qui parlaient du départ d'Emmanuel Macron et du fait que le président de la République devait partir. Maintenant c'est quoi l'ambiance dans le pays ?
C'est de savoir comment on va vous faire les poches. Est-ce que on va taxer les malades du cancer ? On va baisser les allocations familiales à hauteur de 900 € pour les familles les plus modestes.
On va supprimer 4000 postes de prof comme si l'éducation nationale allait très bien dans ce pays. Ou encore enlever 4 milliards d'euros à l'hôpital public. Merci les socialistes de nous avoir laissé dans ce débat-là et d'avoir laissé et sauvé Emmanuel Macron dans la politique qui continue de faire.
Alors, ils ont expliqué ça. Alors, pourquoi ont-ils fait ça ? Ils ont obtenu deux grandes victoires, figurez-vous.
La première des victoires, c'est d'avoir obtenu la suspension de la réforme de la retraite à 64 ans. Bon, c'est pas du tout une suspension, c'est un décalage dans le temps qui devait nous faire avaler la retraite à 64 ans. Et bien, ça sera sans nous parce que pour nous, la retraite ne sera jamais à 64 ans mais toujours à 60 ans.
La deuxième chose c'est l'abandon du 493. Ils étaient très fiers de dire que le gouvernement avait renoncé au 493 et au passage en force. Et là, vous les voyez revenir parce que comme il y a eu zéro voix pour le budget en commission, et bien pour faire passer le budget, qu'est-ce qu'il demande maintenant les GG, les Hollandes et beaucoup d'autres ?
Il demande un 493. La voilà leur grande victoire. Donc ils vont accepter ainsi de laisser une politique continuer dont plus personne ne veut.
Mais je vais vous dire tout ça c'est du barattant. Vous voulez savoir la raison pour lequelle ils ne font pas tomber ce gouvernement et la politique de malheur qu'il mène à l'ensemble du peuple de France ? Et bien c'est parce qu'ils ont peur des élections.
Et quand je vois cette salle ce soir, je comprends qu'ils aient peur et nous leur disons, vous avez raison d'avoir peur. [applaudissements] Alors évidemment le cornu explique que si une motion de censure est votée, alors il y aura une dissolution de l'Assemblée nationale. Voilà pourquoi ils sont tous en train de se coucher.
Et bien je vais vous dire quoi qu'il se passe dans ce pays, nous n'aurons jamais peur du peuple qui est le seul souverain que nous reconnaissons dans ce pays. Et surtout deuxième chose, quoi qu'il fasse, il y a un scrutin auquel ils ne pourront pas échapper, le scrutin des élections municipales les 15 et 22 mars prochain. Alors, dans ce cadre-là, les municipales prennent un autre sens.
C'est évidemment dans les municipales vont se jouer le fait d'inventer un autre monde que nous appelons de nos vœux. Mais ce sera aussi l'occasion à un an des élections présidentielles de débarrasser le pays de la Macronie et de ses alliés. [applaudissements] Oui, il est plus que temps de rompre avec une politique menée depuis 8 ans qui nous fait perdre du temps.
Perdre du temps face à l'enjeu le plus grand que jamais aucune génération humaine n'a eu à observer. le dérèglement climatique. Il est plus que temps de faire le partage des richesses dans ce pays.
Il est plus que temps de faire en sorte que nous ayons de la démocratie, notamment du référendum révocatoire ou du référendum d'initiative citoyenne. Car quelque chose est devenu irrespirable dans le pays. Et vous le savez, nous disons depuis longtemps qu'à la fin se jouera entre eux et nous, les fascistes et nous, le bloc populaire.
La première des choses à faire pour battre l'extrême droite, c'est d'en finir avec la Macronie. 2017, il y avait 8 députés d'extrême droite. 2022, 89 députés d'extrême droite. 2024, 143 députés d'extrême droite.
Ces gens ont une responsabilité historique dans la montée de l'extrême droite au point qu'on se retrouve avec des polémiques absurdes comme cet enfant, le premier qui est né le 1er janvier de cette année, qui a reçu une vague de haine dès sa naissance parce qu'il s'appelait Zaï. Longue vie à Zaï et à tous les bébés nés en France. [applaudissements] Dans quel pays sommes-nous où en France en 2025 des soignantes sont licenciées comme Mdouline parce qu'elle porte le calot ?
Dans quel pays sommes-nous quand une étudiante, une lycéenne Mina est exclue de son lycée parce qu'elle porte un bonnet de chimio ? La laïcité c'est d'abord la liberté de croire ou de ne pas croire la liberté de conscience. Et ça n'a rien à voir avec la chasse contre les musulmanes et les musulmans. [applaudissements] Regardez jusqu'à quelle absurdité ils sont prêts à aller.
Hier, je manifestais au côté des AESH ses accompagnantes d'élèves en situation de handicap. Elle manifestait dans le Val de Marne car il y a 3000 enfants dans le Val de Marne qui sont en situation de handicap et qui n'ont pas d'accompagnement. Là aussi en France, en 2026, dans la 7e puissance économique au monde, des enfants en situation de handicap sont privés de scolarisation.
Elle manifesté parce que ces femmes sont payées 900 € par mois alors qu'elles font un travail si essentiel. Et donc, elle demande à nos côtés un statut, un vrai salaire, une vraie formation. Et bien figurez-vous que j'ai vu des AESag de Champign qui m'ont raconté que il y a quelques semaines, ils faisaient une mobilisation devant leur école et que avec les parents des d'élèves, ils avaient fait des pancartes à mettre devant l'école.
Et sur une de ces pancartes, il était marqué l'école à la ligne manque à la ligne d'AESH. Et bien, que s'est-il passé ? La police municipale est venue et a arraché les pancartes.
Pourquoi ? parce qu'ils ont dit qu' on ne lisait pas l'école manque d'esh mais qu'on lisait Daesh et que comme c'était en plus écrit en rouge, on aurait dit que c'était écrit avec du sang. Quel est ce niveau d'absurdité totale où lorsque des femmes et des hommes manifestent pour le droit des enfants, on se retrouve avec ce genre d'abjection qui est faite ?
Voilà à quel niveau ils ont emmené notre pays. Et bien je vais vous dire, nous avons la force dans ce pays à la cour neuve comme partout dans le pays de battre la Macronie et de battre l'extrême droite. Nous l'avons déjà fait une première fois. [applaudissements] Nous l'avons déjà fait une première fois en juin et en juillet 2024.
Où rappelez-vous tous les sondages tous sans aucune exception disaient que l'extrême droite allait arriver en tête ? Et bien, non seulement l'extrême droite est arrivé 3è, mais c'est nous qui l'avons apporté et ce sont les quartiers populaires, la jeunesse de ce pays, les militants syndicaux, associatif et politique qui ont sauvé la République de l'extrême droite. [applaudissements] Oui, dans cette élection est apparu quelque chose qui les effrait un plus haut point et qui leur fait faire des cauchemars.
Oui, vous leur faites faire des cauchemars pour une raison qui est très simple. Lorsqu'on mène une politique pour les riches, et bien pour fabriquer un riche, il faut condamner beaucoup de gens à la misère, à la pauvreté, à la fin, au mal logement. Et quand vous voyez Bernard Arnaud, l'homme le plus riche de ce pays, et bien il a une fortune qui équivaut à 9 millions de personnes au SMIG.
Et le jour de l'élection et bien la voix de Bernard Arnaud vaut seulement une voix et les 9 millions de smicars en face font que oui, nous pouvons les submerger dans les urnes et reprendre la main sur notre destin. Alors, je terminerai par vous dire pour chacun et chacune d'entre vous que vous avez une tâche politique en repartant de la démonstration de force que vous êtes en train de faire. cette tâche politique puisque tout se joue sur la participation aux élections, c'est d'abord de vérifier vos inscriptions sur les listes électoral, de le faire vous-même mais pour vos proches aussi, vos collègues, vos voisins, votre famille car il y a 11 millions de personnes dans ce pays qui sont soit non inscrites, soit mal inscrites et qui ne peuvent donc pas participer aux élections alors qu'elles ont le droit de vote.
Vérifiez votre inscription sur les listes électorales car personne ne doit être exclu de la décision commune. Je terminerai par les mots du poète Abdel Latif Labi qui disait : "J'atteste qu'il n'y a d'être humain, que celui qui combat sans relâche la haine en lui et autour de lui. Celui qui, dès qu'il ouvre les yeux le matin, se pose la question : "Que vais-je faire aujourd'hui pour ne pas perdre ma qualité et ma fierté d'être humain ?" À la victoire.
Courage à vous. [applaudissements] [applaudissements] Merci. [applaudissements] Merci Mathilde pour tes mots.
Avant de passer la parole à celui que vous attendez toutes et tous, un petit point d'étape sur cet événement politique exceptionnel à la Courneuve en Sine Saint-Denis et sans doute dans tout le pays. Ce soir à la Courneuve au gymnase El Wafi, nous sommes 800 800. Donc merci à vous toutes et tous d'être là et d'avoir répondu présent et merci également, je l'ai pas dit, à toutes celles et tous ceux qui nous suivent en direct sur les réseaux sociaux de la France insoumise.
Maintenant, il y a un temps de d'émotion particuliers qui m'habite parce que je vais donner la parole à un camarade de lutte de longues années, Ali Diara que vous connaissez toutes et tous. Il est il est [applaudissements] Ali, c'est ce personnage très particulier avec qui vous êtes dans la rue et vous êtes empêché de finir une phrase. Pourquoi ? parce qu'à chaque fois il est interrompu par des gens un qui le connaissent deux des gens qui le remercient pour un tas de choses assez incroyables qu'il fait.
Une fois je l'ai croisé au maill en bas de chez lui de chez ses parents et j'ai je lui parle d'un d'un sujet personnel. Une dame passe lui dit "Ali, merci beaucoup grâce à toi, on m'a remboursé mes charges locatives." 2 minutes après, un jeune passe. "E Alice, s'il te plaît, cherche un stage.
Trouve-moi un plan là. J'ai besoin d'avoir un stage pour mon master, t'inquiète pas, je vais te trouver un stage. Et ainsi de suite.
Alara en quelque sorte, c'est un service public. À lui tout seul. Donc je vous demande d'accueillir comme il se doit notre candidat à l'élection municipale Aliara. [applaudissements] Bonsoir à à toutes et à tous.
Là, je sais même pas ce que je suis en train de faire. Voilà, je tiens une bouteille, je sais pas pourquoi. Ah, vas-y.
Beaucoup plus sérieusement, je vais être Tout d'abord, avant de commencer, je souhaitais remercier toutes ces femmes et tous ces hommes qui se sont mobilisés aujourd'hui pour nous accueillir dans de très bonnes conditions. Merci à elle, merci à eux. [applaudissements] Merci également aux membres du collectif Nou la Courneuve pour l'honneur qu'ils me font de me désigner en tant que tête de liste pour ces élections municipales [applaudissements] aux militants de la France insoumise de la scène Saint-Den au cœur des écologistes [applaudissements] de la révolution écologique pour le vivant des radicaux de gauche même s'il y a il y en a un c'est un peu vas-y bref [rires] de du collectif des citoyens des quatre routes et de toutes ces femmes et de tous ces hommes engagés qui ont fait ce choix-là, celui de me faire cet honneur et pour moi, c'est vraiment une fierté de revenir ici devant vous et de porter ce message, ce message d'espoir et de force pour que en 2026 le 15 mars prochain, nous puissions fêter une nouvelle page de l'histoire de notre ville. [applaudissements] Je tiens aussi par ces mots à remercier les personnes qui m'ont aidé à écrire ce discours de 15 pages que certainement je ne vais pas lire mais je vais le regarder de temps en temps.
Donc voilà, vous ne m'en voudrez pas. C'est avec beaucoup d'humilité et d'émotions que j'ai accepté d'enosser cette responsabilité. Et je dis bien, c'est une responsabilité pour moi parce que très sincèrement, en toute humilité et vraiment avec beaucoup de franchises, je me suis jamais levé un matin en me disant que je voulais être maire de cette ville.
En revanche, chaque jour que Dieu fait, je me lève et je me dis comment je pourrais être utile pour les habitantes et les habitants de notre ville. Je n'ai pas attendu d'être député pour essayer de faire bouger les lignes et surtout je ne suis pas là pour danser, amuser la galerie. Et vous m'avez compris. [applaudissements] Il y a quelque chose que je répète souvent quand on me parle de la campagne électorale, quand on me parle de la ville de la Courneuve, on me demande pourquoi tu fais tout ça ?
Et en fait pendant très longtemps, je n'ai pas su répondre à cette question. Et là récemment, il y a un journaliste qui m'a reposé la question : "Pourquoi vous faites ça, monsieur le député ?" parce que j'ai oublié, je suis député depuis quelques temps, depuis quelques mois.
Euh je siège dans les je vais dans le 7e. Et si vous voyez le la différence qu'il y a entre partir des 4000 et arriver dans le 7e et bon, on en parlera après, c'est fou. En tout cas, en cela, je tenais déjà avant de poursuivre à remercier Mathilde Panu, à remercier Rima Hassan et Assass Traoré pour l'honneur qu'elle nous font d'être ici parmi nous ce soir. [applaudissements] Et je disais que le chemin, il a été quand même assez difficile, parfois très long, parfois coûteux, pesant, usant, mais on n' rien lâché.
On n rien lâché avec Mohamed, avec Nora que je vois juste ici derrière, avec Betti, avec bien d'autres et surtout avec beaucoup beaucoup de bénévoles de l'association Assad que je remercie chaleureusement. [applaudissements] J'aime pas trop parler de moi mais je vais vous en parler quelques pour vous dire quelques mots. Pour ceux qui me connaissent déjà, vous avez fait même un bout de chemin avec moi et pour ceux qui me connaissent pas, bah vous ratez quelque chose.
Non mais plus sérieusement, je suis trop ému pour dire certaines choses. Donc je vais sortir des blagues de temps en temps comme ça pour détendre l'atmosphère. Donc pour ceux qui me connaissent pas, moi c'est Alara, j'ai 38 ans.
Je suis père de famille, je suis un frère, je suis un tonton, je suis un ami et surtout je suis un cournevient de toujours. Accessoirement, même si Mohamed Awad me disait de pas utiliser ce mot, je suis cadre de la fonction publique territoriale. J'ai travaillé pendant 5 ans ici en tant que cadre de la fonction publique à la Courneuve, puis à Bobini, puis à Drancy et depuis juillet 2024, j'ai l'honneur de servir les habitants de la scène Saint-Denis en tant que député. [applaudissements] Mais en réalité, comme je le dis souvent, rien ne me prédestinait à être député ou même à faire de la politique.
On pourrait croire que c'est le cas, mais en réalité, je ne je ne souhaitais pas faire cela. Comme je dis souvent, je crois que le pouvoir est à offrir à ceux qui ne le demandent pas. Je l'ai pas demandé [applaudissements] et je suis entré ici un peu par défaut.
Oui, rien ne me prédestiné à cela parce que moi je viens d'une cité, la cité des 4000 ici à la Courneuve. Au départ, j'étais dans un petit groupe, un petit clan qui s'appelait les Mamadou Force. [applaudissements] Il y a BN au fond là-bas, je le vois, il sait de quoi je parle et Mara et d'autres.
Par la suite, j'ai rejoint un autre clan qui s'appelait la BMF pour Black Mafia. [applaudissements] Et euh et surtout par la suite, je suis devenu le Ali d'Assad ou le long renois qui faisait faire des cauchemars aux pensionnaires du 3e étage de la mairie. [applaudissements] Mais en réalité, je me suis engagé très très très tôt et surtout, je me suis exprimé beaucoup plus tôt que je ne le pensais.
La première fois que j'ai eu à m'exprimer, c'était en CM2. Euh, je sais pas où il est Rony, il doit être là, je pense. Il doit être au fond quelque part.
Voilà, il est là-bas. Rony, Roni, il est là-bas. Donc, on était en en CM2 et on avait monté en fait pour la fête de fin d'année, on avait on nous avait demandé de rédiger un rap et bien évidemment, je ne suis pas ta, je vais pas faire le vous m'avez compris là aussi.
Voilà. Donc on nous avait demandé de faire un rap et à l'époque on avait fait un rap qui sortait un peu de de l'ordinaire et c'est à ce moment-là que j'ai su qu'il fallait que je m'engage. Pourquoi ?
Parce que dans ce rap inconsciemment, on avait écrit et je vais pas le faire mais je vais vous lire juste les quelques lignes. On nous avait dit "Dans ma cité, on est tous dégoûtés. La cam, la drogue nous a tous fait tomber.
On peut plus rien faire. On est dans la galère et compagnie et compagnie". Roni s'en rappelle très bien et il se rappelle aussi de la classe de neige mais on va rien dire sur ça.
Mais voilà, par la suite, il y a eu le collège Raymond Point Carré, puis le lycée Henry Valon, puis le lycée Le Corbusier puisque bien évidemment j'ai raté mon bac avec la mention Très bien. Bien et ensuite l'association Assad est venue par là. Donc, j'ai vu un peu de lumière et récemment pour la petite anecdote, il y a un journaliste qui m'a interrogé et qui m'a demandé "Qui est votre mentor en politique ?" Et bien évidemment, dans l'excès d'orgueil qui est le mien, j'ai dit personne.
Voilà. Mais en réalité, en rentrant chez moi, je me suis posé la question "Mais en fait, qui m'a conduit dans tout ça ?" Et je me suis rappelé en fait d'un homme qui finalement moi je disais que la politique je l'ai pas appris à la fois dans les salons feutrés ni dans les livres mais je l'ai apprise au contact d'un homme et en fait sur le terrain.
Cet homme-là m'a beaucoup beaucoup aidé mais il m'a aidé par son silence. Il me disait rien. Juste je le suivais partout.
Je copiais ce qu'il faisait et surtout j'apprenais de son humilité. Cet homme-là, je sais pas s'il est dans la salle, mais certainement il doit y être. C'est Amar Bellili, président d'honneur de l'association A5 [applaudissements] à Amar toute ma reconnaissance et mes remerciements sincères parce que finalement ce n'a pas été un mentor politique mais un mentor de la vie et en cela je le remercie infiniment car sans lui je ne pense pas que je me tiendrai devant vous ce soir aussi en 2020, nous avons créé un mouvement politico-citoyen qu'on a appelé la Saint-San au cœur.
Ce mouvement nous a conduit surtout, il avait pour objectif de recentrer, de remettre au centre du jeu les habitantes et les habitants de la Courneuve. Parce qu'ici à la Courneuve, vous le savez certainement, quand les habitants pensent, on les exclut. Quand les habitants exigent, on les met de côté.
Et quand les habitants réclament, on dit il ne faut pas traîner avec ces personnes-là et ainsi de suite. Et vous avez plein d'exemples là-dessus. Donc, on a décidé de créer ce collectif politico-citoyen qui s'appelle la Senson New Yoker et nous nous sommes engagés lors de différents scrutins électoraux en commençant par les élections départementales en juin 2021, puis les élections législatives en juin 2022, puis d'autres scrutins pour lesquels nous sommes alliés notamment avec la France insoumise.
Et je tiens aussi à saluer les scores qui ont été ceux notamment d'un camarade de grande lutte et de longue lutte, Mohamed Awad, parce que je pense qu'on parle pas assez. [applaudissements] Je vais lui demander de se lever d'ailleurs pour qu'on l'applaudisse chaleureusement parce que si on est aussi tous réunis ce soir, c'est aussi en grande partie grâce à lui. Donc merci Mohamed pour ton engagement qui ne date pas d'aujourd'hui [applaudissements] et n'en déplaise à certains, tu joueras un rôle prépondérant. dans cette ville et même au niveau national dans les prochains mois et les prochaines années.
Donc merci Mohamed. Donc je sais plus où j'en étais puisqueencore une fois je suis la deuxième des 15 pages qu'on m'a donné. Donc c'est là attends est-ce que je dois parler de Gill Poux maintenant ou des socialistes ?
Je je sais pas. Nous y vivons. Non, je rigole.
Plus sérieusement. Récemment, j'ai discuté avec Mathilde Panu à l'Assemblée nationale. Donc, je vais pas vous dire ce qu'elle m'a répondu, mais je vais vous dire ce que je lui ai demandé.
Et je lui dis, "Mathilde, dis-moi comment tu fais pour serrer la main à ces personnes-là tout en sachant que quoi qu'il en soit, ils vont te trahir." Elle m'a répondu quelque chose que je ne dirai pas parce qu'elle m'a pas donné mandat pour ça. Mais je me rappelle d'une phrase d'une autre personne qui me disait "Quand tu serres la main à un socialiste, pense bien à recom. [applaudissements] Parce que j'entends ici et là les personnes qui souhaitent devenir calif à la place du calif en dansant ou en courant.
Mais ils oublient une chose, la courneuve a bonne mémoire. La courneuve sait qui était là ou qui n'était pas là. La courneuve sait combien il est difficile ici dans notre ville d'obtenir un logement et que ça ne se fait pas.
Comme ça, la courneuve refuse le clientélisme, la courneuve refuse le favoritisme. La courneuve refuse les passes droits. La courneuve refuse les promotions arbitraires dans tel ou tel service de la ville ou les conseil départemental.
La Courneuve refuse toutes ces choses-là et pour ces choses-là, nous opposerons frontalement aux socialistes de cette ville. Qu'importe les costumes qu'il portent, qu'importe les cravates qu'il portent, qu'importe les pas de danse qu'ils enchaînent, nous nous opposerons à eux. [applaudissements] Alors, je vous le dis et puis j'avais un message quand même puisque là mon discours part un peu dans tous les sens mais j'avais quand même un message pour le maire de la ville puisque récemment ce dernier a dit que la France insoumise lui avait adressé un bras d'honneur ou doigt d'honneur.
Je ne sais pas quel terme il a utilisé exactement pour la simple et bonne raison que trois enfants de la Courneuve ont décidé de se présenter. Oui, nous avons cette opportunité et cette chance de voir que trois enfants de notre ville se présentent aux élections, même si ces trois enfants ne sont pas pareil. D'accord, on a rien à voir, hein, voilà, mais nous avons quand même cette chance.
Et j'aimerais dire au maire de la Courneuve, comme l'a très bien rappelé Mathilde Panu, la Courneuve n'appartient qu'à ses habitants. À la Courneuve, il n'y a pas de propriétaire terrien. À la Cour neuve, on n hérite pas et surtout à la Courneuve, on n'impose aucun successeur.
La Courneuve n'est pas un royaume. Et quand on décide après 30 ans de gestion individualiste et partagé avec les socialistes de quitter les lieux, on le fait avec classe. Et donc, désolé monsieur le maire Gill Poux, nous serons là et si vous voulez que nous que nous vous accompagnons à la sortie prendre le Wigo ou un TGV, oui, il n'y a pas de problème.
Mais en tout cas, la cour neuve n'est plus votre affaire. [applaudissements] Et en disant cela, ce n'est pas demander la charité, c'est simplement rendre justice. C'est simplement accepter un mot très simple en politique, c'est la démocratie.
Et je le redis au maire de la Cour Neuve, Gill Poux, personne n'impose quoi que ce soit dans cette ville. D'accord ? J'espère qu'il m'écoute.
Je sais pas s'il est là mais en tout cas personne n'impose quoi que ce soit dans cette ville. Notre manière de fonctionner à nous, elle se résumera. Elle ne se résumera pas surtout à un peu de transparence ou un peu de pseudoconcertation avec des référendums sortis du chapeau comme si on avait besoin ici à la Courneuve de savoir s'il faut oui ou non mettre en place une cantine gratuite et bio.
Cette proposition existe depuis des lustres et elle n'est pas le fruit de la pensée des communistes de la ville et je le dis ici très clairement également. D'accord. C'est très bien. [applaudissements] Donc cette décision, tout comme l'idée de mettre des toilettes publiques, ne doit pas normalement être assujetti à un référendum.
C'est du bon sens. C'est du bon sens que d'offrir un repas dans notre ville aux enfants qui viennent de tous les quartiers et qui forcément n'ont pas parfois le choix en rentrant chez eux de manger tel ou tel aliment. C'est quelque chose de bon sens. des villes de droite malheureusement l'ont fait même avant nous ici dans le 93 et ça je trouve ça extrêmement préoccupant et gravissime.
Aussi [applaudissements] gérer une ville c'est aussi décider et trancher et assumer. Et vous me connaissez, je n'ai aucun problème à me faire des ennemis. J'en ai beaucoup.
Ils sont socialistes pour beaucoup d'entre eux. Vous le savez, vous savez, vous avez compris que j'ai un amour particulier pour les socialistes. Donc, mais on va pas les citer sinon Stéphane il va bref [applaudissements] la politique au fond c'est une vision et un combat et en cela Mathilde, Assar, Rima le confirmeront et je veux leur rendre hommage.
Mathilde Panne depuis mon arrivée à l'Assemblée nationale fait preuve d'une bienveillance maternelle avec moi et en cela, je tenais encore une fois à la remercier [applaudissements] Rima Hassan pour nos échanges fraternels notamment autour de l'autodétermination du peuple palestinien. Je me rappelle d'une discussion que nous avons eu il y a quelques semaines, quelques mois où je te disais, va pas sur la flotile. Elle m'a dit "J'en ai rien à faire, j'y vais, ils feront rien du tout, je suis député." Je dit "Vas-y, va." Après, je lui ai dit un autre mot en arabe mais je vais pas le dire sinon comment on est filmé et tout on sait jamais. et à ça bien évidemment présente depuis 2016 dans ma vie dans tous les de tous les combats fidèles au poste ici à la Cour Neuve et je vous demande encore une fois pour leur venue parce que c'est vraiment un honneur que de les avoir à mes côtés et à nos côtés de les applaudir chaleureusement. [applaudissements] [applaudissements] Oui, je vais reprendre de l'eau parce que là je commence à jeûer.
Vous voyez les gens qui gâchent les spectacles des humoristes, c'est ça. Mais bon mais je le dis très clairement, je ne serai pas le candidat de la continuité d'un système pas celui des promotions interne arbitraire pas celui des promesses de logement de place en crèche de postes au conseil départemental ou de subventions distribuées à la tête du client. Oui, je l'assume pleinement.
Je ne serai ni ce candidat ni ce maire là pour la Cour neuve. Le clientélisme, le favoritisme, les passe-droits, c'est terminé. [applaudissements] Je ne fais et je n'ai jamais fait de promesses individuelles. [applaudissements] Mon unique promesse, c'est celle de respecter le programme municipal que nous vous présenters.
Et je le dis calmement, sans colère, sans mépris. Celles et surtout ceux qui n'ont rien fait depuis 30 ans, qui n'ont rien fait depuis 20 ans, qui n'ont rien fait depuis 10 ans, ne feront pas davantage demain. Les référendums opportunises, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, les attributions soudaines de logement puisque certains d'entre vous, peut-être pas, mais d'autres en ont eu en échange de voix les subventions qu'on attribue à des associations fantôes, tout cela terminé. [applaudissements] Encore une fois, vous pouvez multiplier les discours, enfiler tous les costumes de toutes les couleurs, danser pour distraire et amuser la galerie, et là aussi vous m'avez compris et ou tenter de faire oublier vos responsabilités.
Cela n'effacera jamais une chose essentielle, l'absence d'action concrètes pour les habitantes et les habitants de la Cour Neuve. Alors moi, je ne vous demanderai pas de me croire sur parole. Je ne vous demanderai pas de me croire sur parole.
Je vous demanderai simplement de me juger sur des actes. Ils ne le vous le diront jamais car cela dérange leur petit système. Mais le véritable combat aujourd'hui ici à la Courneuve, c'est d'aller chercher le maximum de moyens de justice sociale, de ressources et d'argent pour les habitants.
C'est d'utiliser les leviers du poste de maire à Boncian. [applaudissements] Comme député, le Ali Diuara que je suis n'a jamais hésité à affronter le préfet, à dénoncer les abus policiers, à mettre face à leur responsabilité des bailleurs indignes parce qu'ici à la Courneuve, nous avons des bailleurs indignes et même des marchands de sommeil souscouvert de services publics. [applaudissements] Croyez-moi, Alidou Haramer pourra faire encore plus.
Je ne parle pas de moi la troisème personne par excès d'orgueil et vous le savez, je le fais simplement pour souligner l'enjeu immense du choix qui nous attend le 15 mars prochain. Et je dis bien le 15 mars prochain. Ceux d'en face compte sur une seule chose et je vous le dis ici pour qu'on soit tous clair et c'est pour ça que pour moi, il est très important de noter cette date et pas une autre.
Le 15 mars, dimanche 15 mars prochain. Ceux qui sont en face comptent sur une seule chose, notre abstention. Ils ont toujours été élus ici sur l'abstention.
En 2020, cette ville de la Courneuve qui compte 45000 habitants a élu le maire avec 73 % d'abstention. Je sais pas si on se rend compte mais c'est le record de France pour une ville de cette taille. On n'a jamais aussi peu voté à la conneuve qu'à ce moment-là.
Et le maire a été élu avec le président du conseil départemental avec 2548 voix. Merci ma brouade de le rappeler. 2548 voix, c'est une honte.
Et pour moi, c'est ce que j'appelle un vol démocratique. [applaudissements] Donc ils feront tout pour vous décourager d'aller voter. Pourquoi ?
Parce que ce système ne tient que grâce à l'abstention. Ils vous diront même que vas-y, n'y allez pas, on jeûne, c'est le Ramadan, c'est le carême ou que sais-je ? Le 15 mars 2026, de 8h à 20h, vous devez faire la queue pour aller voter.
Vous devez appeler tous vos voisins pour aller voter, toutes vos connaissances pour aller voter et même vos ennemis, même ceux que vous n'aimez pas. J'envoie beaucoup dans la salle que j'aime pas. Vous devez leur dire d'aller Je rigole, c'est bon. [rires] Vous devez leur dire d'aller voter.
N'oubliez pas cette date du 15 mars parce que l'enjeu, il est encore une fois immense. [applaudissements] Comme je le disais, j'ai perdu un peu le fil de mon discours. Donc je vais pas vous retenir plus longtemps. simplement pour vous dire une chose et même deux trois choses à faire puisque vous le savez avec le collectif nous la courneuve nous avons lancé une longue et grande enquête populaire le mois dernier le mois dernier c'est-à-dire en décembre et en novembre cette enquête populaire a débouché sur des priorités vos priorités et six d'entre elles seront dans le programme municipal que nous vous présenterons dans les tout prochains jours.
Parmi elles, une des mesures qui me tient particulièrement à cœur, c'est celle du gel et de la baisse des loyers et des charges. [applaudissements] Et là aussi, parce que encore une fois, on peut se cacher derrière des costumes, on peut éviter de mettre son logo sur des affiches et je parle bien évidemment du logo du Parti socialiste. La réalité c'est que le Parti socialiste de la Cour Neuve comme le Parti socialiste du département a voté depuis le Covid-19 tous les ans, une augmentation du loyer de 3 % pour les locataires et des charges.
Et ça vous le ressentez tous les jours. Nous mettrons également en place un plan d'autonomie de la jeunesse. Pour cela, je m'appuyerai sur une expérience significative d'un dispositif que nous avons mis en place ici à la Courneuve et notamment avec l'association Assad.
C'est la municipalisation. du bac, du permis et du BAFA pour accompagner tous les jeunes de cette ville. [applaudissements] également nous garantirons la gratuité réelle de l'école, incluant bien évidemment la cantine, mais également le goûter et surtout les fournitures scolaires. [applaudissements] Bref, vous l'aurez compris, il y aura un certain nombre de mesures que nous vous présenterons dans les tout prochains jours, mais vous le voyez bien, dès le 15 mars prochain, si vous faites le choix et je ne doute pas que vous le ferez, de nous élir à la tête de cette municipalité, nous ne chômerons pas.
Quand je dis nous, je ne parle pas seulement de la future équipe municipale, je parle de chacune et de chacun d'entre vous ici dans cette salle. La victoire du 15 mars sera la nôtre. Elle le sera parce que vous allez en parler autour de vous, à vos voisins, à vos collègues, à vos familles, encore une fois à vos ennemis parce que vous allez convaincre celles et ceux qui doutent encore de s'inscrire sur les listes électorales avant le 6 février.
Je dis bien avant le 6 février, vous devez vérifier que vous êtes bien inscrit sur les listes électorales. Mais cette victoire sera surtout la nôtre parce qu'après vous la ferez vivre. Ensemble, nous irons au fond des sujets ensemble.
Nous la comprendrons, nous l'analyserons et surtout ensemble nous construirons la cour neuve de demain. Pas celle à l'horizon uniquement 2032 ou 2033 mais celle qui ira jusqu'à l'horizon à minima 2040. Parce qu'il est absolument insupportable que dans notre ville, une ville avec 5000 demandeurs de logement, nous construisons des logements de type F3, F4 à 1300, 1400 €.
Ce choix-là est un choix politique. Quand le maire de la Courneuve décide de signer un permis de construire, c'est un choix politique. [applaudissements] Alors oui, j'espère que vous êtes prêts et prêts.
La tâche sera exigeante. Elle ne sera pas simple mais elle vaut elle en vaut la peine. Pour nos parents, je vois ici qu'il y a mon père, il a décidé de pas aller au bled.
Il est là avec nous. [applaudissements] Je le remercie. Je dis qu'il a décidé de pas aller au bled mais il y va lundi, hein.
Donc il a dit "Je m'attarde pas ici avec vos conneries mais il y a pas de problème. Donc je sais plus où j'en étais mais parce que voilà, je vois mon père donc c'est assez particulier. Bref, pour nos parents, [applaudissements] [applaudissements] non, c'est les concours pour nos parents, pour nos enfants parce que nous méritons le meilleur.
Alors, il est temps de nous lever. Il est temps d'aller chercher ce qui nous revient de droit. Une ville où il fait bon vivre.
Une ville propre parce qu'elle est particulièrement dégueulasse dans certains endroits. Une ville sûre pas avec l'armement de la police municipale. Une ville juste, une ville plus respirable.
Thomas Sankara disait qu'est-ce qu'elle a dit mes broka ? C'est pas faux qu'on respire l'argent de la banque qui brûle les billets, la banque fiducière, la banque de France. Thomas Sankara disait "La dignité ne se m'en dit pas, elle se conquière." Et je terminerai juste en disant une autre chose, une citation que j'affectionne particulièrement, qui est restée dans ma tête depuis des années et qui pour moi symbolise un peu tout ce que je fais depuis quelques années.
C'est une citation du bouquin l'alchimiste de Paulo Kello. Vous vous en rappelez ? l'alchimiste de Paolo Keloo qui nous dit tout ce que nous craignons, c'est de perdre ce que nous possédons, qu'il s'agisse de nos biens ou de nos cultures.
Mais cette crainte cesse lorsque nous prenons conscience que notre histoire et l'histoire du monde ont été écrites par la même main. Et en cela et avec cette citation, je souhaiterais remercier toutes les personnes qui sont là dans cette salle et qui d'une manière ou d'une autre, avec un sourire, avec un regard, avec une discussion, on fait l'homme que je suis parce que personne ne se fait tout seul. Et je vous demanderai juste une chose, s'il vous plaît, le 15 mars prochain, le dimanche 15 mars prochain, ne laissez passer cette opportunité inouie.
Inscrivez-vous encore une fois sur les listes électorales. Votez massivement. Faites voter et dégageons-les. am [applaudissements] [applaudissements]
Mathilde Panot