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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 20 juillet 2017 4 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

DAECH EST UN GROUPE DE MEURTRIERS ET D'ASSASSINS, PAS DE COMBATTANTS - Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45MélenchonFait
    « L'ennemi, c'est le groupe DAESH, qui attaque notre pays, et il est financé par d'autres Etats. »
  • 1:30MélenchonFait
    « La déroute de nos ennemis a commencé à partir du moment où on a coupé les voies du financement, c'est-à-dire lorsque les Russes ont opportunément bombardé les convois de milliers de camions de pétrole qui sortaient des champs syriens. »
  • 2:30MélenchonFait
    « Lafarge a conspiré contre nous, a payé des gens qui sont nos ennemis. »
  • 3:30MélenchonFait
    « Renault a été réquisitionnée pas parce qu'il faisait des voitures, mais parce qu'il en avait fait pour l'occupant nazi. »
  • 4:30MélenchonFait
    « Le PKK est dans la liste des organisations terroristes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La difficulté que soulève le texte, qu'on le veuille ou non, c'est quand même la question de la définition du terrorisme. Pour ma part, j'ai toujours pensé que l'on ne faisait pas la guerre à un concept. On fait la guerre à des armées, à des troupes, dans un contexte particulier.

Ce dont nous avons à souffrir aujourd'hui, ce n'est pas de terrorisme, c'est d'actions armées, menées par des voyous, en général... assez diminués de tous les points de vue moraux imaginables, et ce sont de vulgaires assassins et non pas des combattants, comme le dit le rapporteur.

Ils ne combattent pas parce qu'ils s'attaquent à des gens sans défense, totalement désarmés et pris par surprise. Ça ne s'appelle pas un combattant ! Ce sont des meurtriers et des assassins, point final.

Donc c'est important, toujours, de désigner l'ennemi. L'ennemi, c'est le groupe DAESH, qui attaque notre pays, et il est financé par d'autres Etats. Je n'engage pas la discussion là, mais il me semble que si l'on doit faire des mentions opportunes aujourd'hui, on pourrait mentionner l'importance des circuits financiers, car la déroute de nos ennemis a commencé à partir du moment où on a coupé les voies du financement, c'est-à-dire lorsque les Russes ont opportunément bombardé les convois de milliers de camions de pétrole qui sortaient des champs syriens, et d'autres mesures qui ont été prises.

Donc je rappelle que nous, les Français, nous avons sur les bras l'affaire Lafarge sur laquelle tout le monde étend un voile de silence... enfin, je dis "tout le monde", vous savez bien ce que je veux dire, ce qui n'est pas acceptable : Lafarge a conspiré contre nous, a payé des gens qui sont nos ennemis.

Donc Lafarge doit être punie, non seulement à travers les personnes qui étaient responsables, mais en tant qu'entreprise parce que dans le passé, la France a puni des entreprises parce qu'elles avaient collaboré avec l'ennemi. Je vous rappelle que Renault a été réquisitionnée pas parce qu'il faisait des voitures, mais parce qu'il en avait fait pour l'occupant nazi. Bon.

Donc, je le rappelle parce que c'est mon devoir, je crois, de le faire. Alors attention à la liste du terrorisme, parce que c'est là qu'est la difficulté; c'est ce qu'a voulu souligner mon collègue Lecoq, prenons un exemple : le PKK est dans la liste des organisations terroristes. Alors, bon, ils sont communistes et d'une manière qui ne conviendrait sans doute à pas grand monde ici quant à la définition de leur communisme.

En attendant, c'est eux qui combattent, les armes à la main, qui sont la pointe avancée des combattants Kurdes sur le terrain. Est-ce que ces gens qui sont inscrits dans la liste des terrorismes donc, vont relever aujourd'hui d'une traque en Europe ? Non, ce serait une erreur.

Vous voyez, il y a donc des zones qui sont compliquées pour nous, hein ? C'est pas juste une affaire de définition idéologique, portant sur le mot terrorisme. On gagne toujours à désigner ses ennemis et ses alliés.

C'est l'imprécision qui permet n'importe quoi. Alors, l'intérêt de ce texte, c'est que... il y en a deux, trois.

Le premier, c'est qu'il vient du Conseil de l'Europe, une organisation qui n'est pas liée à l'Union Européenne. Attention ! Nous sommes là dans un cadre beaucoup plus large, qui inclut, notamment les Russes, mais d'autres pays qui ont à voir avec la sécurité.

Donc c'est une bonne nouvelle qu'on ait un document de cette nature et de cette ampleur, venant plutôt du Conseil d'Europe. Deuxième intérêt : il manifeste un souci des droits de l'Homme, dont nous savons tous que c'est la grande difficulté : il faut trouver un point qui permet à la fois le respect de nos valeurs, sinon à quoi bon combattre, -- qu'est-ce qu'on défend si on ne défend pas notre manière de concevoir les droits de l'Homme ? -- la raison même d'être combattants contre les assassins, c'est parce que nous défendons ces principes.

Donc ça, c'est pris en compte. C'est pas souvent que dans un texte de convention, ce type de principe soit pris en compte. Et le troisième, c'est que « in pacta sunt survanda », une fois qu'on aura voté ça, la loi française devra s'y conformer.

Par conséquent, le débat que nous allons avoir bientôt sur l'état d'urgence dans le droit ordinaire, devra s'inscrire dans le cadre des conventions que la France a signées sur le sujet. C'est pourquoi c'est très précieux, à mon avis, de voter ce rapport et de lui donner force de loi.