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Conférence de presseJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 24 mars 2026 116 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalOutre-mer

Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon face aux nouveaux médias

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 51 %Défensif 11 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:56OuverteRéponse directe

    Est-ce que LFI continue d'avoir plus qu'un œil sur les problèmes de nos territoires et leur près de 3 millions d'habitants ?

  • 14:24OuverteRéponse directe

    La ruralité est-elle la grande oubliée de la vision politique insoumise ?

  • 27:03OuverteRéponse directe

    Le PS s'achète pour pas cher et s'allie à la droite : est-ce que vous n'avez pas peur d'être seul pour 2027 ?

  • 42:17OuverteRéponse directe

    Les victoires de LFI montrent-elles l'efficacité de la ligne de rupture ?

  • 56:33OuverteÉludée

    Acceptez-vous qu'on vous juge dans 6 ans ? Comment sera Saint-Denis dans 6 ans ?

  • 1:03:12OuverteRéponse directe

    Comment vous positionnez-vous par rapport à la loi de 2004 et comment comptez-vous agir contre les crimes de haine liés aux religions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:55Invité politiqueFait
    « Les villes qui nous ont choisi sont toutes, absolument toutes dans la liste des 80 villes les plus pauvres du pays. »
  • 9:22Invité politiqueFait
    « Il y a une indifférence crasse de l'hexagone pour l'outre mer. »
  • 37:17Invité politiqueFait
    « Nous gagnons tout ce que nous gagnons dans les villes les plus pauvres. »
  • 53:50Invité politiqueFait
    « Le capitalisme repose sur le travail gratuit ouvrier et sur le travail gratuit des femmes à la maison. »
  • 1:18:14Invité politiquePromesse
    « La candidature à l'élection présidentielle sera insoumise. »
  • 1:21:06Invité politiquePromesse
    « Nous nous sentons la capacité de gagner. »
  • 1:27:28Invité politiqueFait
    « Tous tes discours, ils les écoutent d'un bout à l'autre, ils découpent dedans et ils font un petit une sélection de morceaux choisis. »
  • 1:41:34Invité politiqueFait
    « Une société où les machines feraient tout le boulot, qu'est-ce qui vous manquerait ? »
  • 1:48:01Invité politiqueFait
    « Ils ont été l'intimider lui, interroger ses voisins, faire peur à ses parents. Euh c'est vraiment des gens méprisables. »
  • 1:48:10Invité politiqueFait
    « Leur finalité c'est briser les organisations syndicales, briser le droit à la parole et la liberté d'expression. »
  • 1:50:48Invité politiqueChiffre
    « Grabel, c'est une petite commune de 8000 habitants. »
  • 1:51:32Invité politiqueFait
    « Il y a eu un front anti LFI ? Alors ça n'aurait pas eu de sens puisqu'il avait déjà eu lu trois fois. »
  • 1:53:42Invité politiquePromesse
    « La prochaine municipalité lilloise, elle sera insoumise. »
  • 1:54:24Invité politiquePromesse
    « La prochaine fois les socialistes, ils la reverront pas à Lille. »

Temps de parole

  • Jean-Luc Mélenchon100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Jean-Luc Mélenchon

Merci d'être là. Ça m'a valu une rencontre inopinée avec je sais plus quel truc du service public qui m'a demandé si euh je sais plus quoi, je me rappelle plus la question. En gros, ça voulait dire si je l'ai méprisé. Bon, j'ai essayé de répondre à côté de la question parce que oui, souvent je les méprise. Mais je leur expliquais la vérité. J'ai rappelé à celui qui me posait la question, le malheureux, j'espère que je l'ai pas traumatisé, qu'on était au 21e siècle et au 21e siècle, il y a un phénomène nouveau dans l'ordre médiatique qui est l'émergence des médias numériques.

Alors, il m'a dit "Bah oui, mais nous aussi on est numérique." Je dis "Bon, je recommence tout parce que vous avez rien compris. Il y a des gens qui sont que numériques." Voilà. Bon alors je rencontre les que numériqu d'autre fois je rencontre la presse internationale. D'habitude ça intéresse pas les autres donc je rencontre ceux qui veulent me parler d'international et ainsi de suite. Bon je vais pas allonger la la démonstration de introductive mais bon ça me je pensais que ça me permettait de me faire comprendre et j'ai rappelé que c'est pas la première fois que de tels phénomènes se produisent. Je rappelle la période où il y a eu des Minitel, moi j'en ai fait.

La période avant, il y a eu euh Minitel, vous savez pas ce que c'est. Si bah vous renseignerez hein, c'était un peu après la préhistoire, après l'invention du fer, il y avait le Minitel. Et avant, il y a eu les radios libres et j'en ai animé pas animé non, c'était moi le patron 5. Et puis avant il y avait on appelait ça la presse libre dans les années 70, je sais pas pourquoi, mais enfin c'était une presse qui apparaissait à côté de l'officialité. Alors bon alors bon donc c'est pas nouveau et c'est une manière de faire. Après on me dit oui mais c'est plus facile pour vous. J'ai dit mais décidément je recommence. C'est pas que c'est plus facile, j'ai même pas qui est dans la salle.

Moi je vous connais pas la plupart d'entre vous. C'est pas le sujet, c'est que euh c'est autre chose. Voilà. Et vous espérez quoi ? Ben, j'ai dit, "J'espère que ça vous fasse concurrence parce que vous vous êtes peut-être indépendant mais vous dites tous la même chose. Donc nous ce qui nous intéresse, c'est pas votre indépendance, on s'en fout. C'est le pluralisme, c'est qu'il y ait des points de vues différents. C'est plus facile pour vous ?" Je dis non, j'en sais rien. Je sais même pas quelle question on va me poser. Mais il y a, on a dit une condition de base. Je suis respecté, je vous respecte. Quoi ? pas difficile.

On s'était dit méchamment pour faire comprendre que je suis pas respecté par eux. Voilà, je voulais vous dire si jamais le problème se reposait alors je lui aurais dit que vous avez aucune raison de vous insulter. C'est on ne vous a pas choisi et je ne m'attends à aucune facilité à cause de vos questions. C'est pas ça le sujet pour moi. Voilà. Bon, c'est dit, c'est redit. Honnêtement, j'avais pas du tout imaginé que ça puisse provoquer ce que ça a provoqué. Ça prouve que je reste naïf en dépit de mon grand âge parce que euh cette semaine-là, il y avait pas d'histoire contre nous donc ils ont en inventer une. Euh c'est le sac de nœud parce que vous aurez invité vous et pas les autres.

Mais enfin dès le jeudi, ils ont eu un très bon argument, c'était le le l'événement le drame à Lyon. Alors à partir de là, ils ont oublié en 24 heures les grièves de la veille pour en trouver d'autres. Je dis que donc je suis heureux de vous retrouver, heureux que vous ayez accepté de revenir en dépit de toutes les critiques que ça vous a value. Mais comme ça, ça vous a rendu pendant quelques minutes un peu insoumis dans votre genre, c'està-dire apprendre à vivre dans la bouillasse que déversent les autres. Merci pour ce qui a été retransmis la dernière fois et j'espère que vous serez très piquant pour que on montre que c'est notre sujet c'est c'est pas ça.

C'est le sujet c'est le commentaire, l'information et le respect qu'on se doit les uns aux autres. Je suis entouré de quelques-uns de mes camarades qui font le sacrificence personnelle pour venir s'infliger euh à discours de plus. Et j'ai bientôt fini en vous disant que nous venons de vivre des élections municipales, que elles ont été très importantes dans la vie démocratique du pays parce qu'elles ont montré une étape de franchis que le mouvement insoumis ressort satisfait si j'en juge par ce qu'on a dit Manuel Bonpar les deux soirs du 1er et du 2e tour.

Nous avons fait notre entrée sur la scène municipale et en 6 ans nous avons réussi à passer en tête et être choisi par les habitants de deux des 50 je crois communes les plus peuplées de France. Ça fait de nous les uniques gagnants en positif de grandes communes. Ah non, il y a aussi les communistes animes. Donc les communistes + 1, LF + 2 et ELV - 5 et PS - 2. Ce qui normalement dans un monde normal devrait conduire ceux qui ont perdu à réfléchir sur les raisons pour lesquelles ils perdent. Et ceux qui ont gagné, on commence à réfléchir aux raisons pour lesquelles nous avons gagné.

Mais nous croyons que au-delà de obsessions racialistes de ceux qui nous accabent de leurs commentaires, euh la véritable vérité, si j'ose dire, c'est que les villes qui nous ont choisi sont toutes, absolument toutes dans la liste des 80 villes les plus pauvres du pays. Nous nous honorons donc d'être le parti des pauvres et c'est d'ailleurs ce qu'on voulait être les représentants de la population la plus déshéritée du pays, la plus en demande d'attention et donc elle s'en donne les moyens en prenant le pouvoir. Bon, j'ai résumé après, bon vous me poserez les questions que vous voulez.

Je je retiens de derrière mes dents les sarcasmes que m'inspirent euh les grands stratèges euh qui ont commenter de toutes les manières possibles les résultats, sauf d'une qu'elle peut bienêtre leur part de responsabilité dans la mise en œuvre stupide euh d'un anti-éléphisme primaire qui conduit ceux qui auraient besoin de secours, hein. C'est un peu les gens qui montent dans un bateau puis jettent les boué de sauvetage avant de partir. Donc c'est ce qu'on fait un certain nombre de gens qui se sont répandus en commentaire anti insoumis et quand sont arrivés les pompiers au deuxième tour parce que la maison brû, il y avait plus d'eau à cause d'eux.

Voilà donc madame Tondelier et monsieur Fort nous ont une nouvelle fois ébloui. Ils se sont même tendus un piège, ils sont tombés dedans et voilà le résultat qui est sous leurs yeux. C'est dommage parce que pour nous ça soulève un immense problème de stratégie. C'est comment faire pour gagner tout seul ? Et c'est pas le plus simple puisque c'est sans précédent dans l'histoire de la gauche. On a jamais vu à gauche que un parti dise qu'il veut pas des autres un ou deux qui ne veulent pas des autres et qui mettent en cause personnellement les dirigeants de l'autre parti. Alors ils trouveront sans doute une solution d'ici quelques temps. Espérant qu'on soit pas tous morts avant.

Et je vous donne la parole en m'excusant d'avoir été un peu long parce que j'ai rencontré des gens sur mon palier avant d'arriver. J'ai pas pu m'empêcher de soulager mauvaise humeur en en parlant. À vous la parole. Qui lève la main ? Qui est-ce qui donne la la parole ? C'est toi ? Ah ok, d'accord. Il y a deux micros. Oui. Chéri, bonsoir. Euh je me Ouais. Donc je présente Samora Currier. Je suis créateur de contenu sous le nom Leoicast. Euh on parle d'outre mè euh on m'entend pas non mal excusez-moi mais rien à voir avec le micro je pense. C'est mes oreilles. Donc je dis oui euh on je parle beaucoup des outresemes et des thématiques en lien avec les outresemes.

Euh l'idée bah c'est de justement vulgariser sur ces questions et aussi parler des défis qui nous concernent. Alors, comme souvent dans les municipales, les thématiques dites ultramarines sont passées au 3è plan de la vie politique. La vie chère, l'eau, le drame écologique qu'on vit dans nos territoires et la continuité coloniale font pas trop recette. Et euh dans cette campagne, à part la victoire éclatante de d'Alexis Chaussalé au tampon, la 4e ville de la Réunion, on n'a pas véritablement ressenti la présence insoumise dans nos territoires dit d'outreem.

Alors, mes questions, ma question c'est est-ce que LFI continue d'avoir plus qu'un œil sur les problèmes de nos territoires et leur près de 3 millions d'habitants qui mettent souvent d'ailleurs la France insoumise en tête au premier tour les élections et si un jour vous devenez président, comment est-ce que la France insoumise prévoit de de d'imaginer la coexistence avec les populations des territoires d'utres merde en terme de statut de gouvernance et de décolonisation ? C'est une vaste question, hein. Bon, j'ai juré que je ferai plus bref que d'habitude, donc je ne vous ferai pas l'histoire de tous les débarements d'outreem.

Je crois que je l'ai pour ma part euh je crois que je les ai visité tous à l'exception de la Polynésie euh et peut-être Walis et Futouna. Bon voilà. Alors, très rapidement, vous avez raison de dire qu'il y a une indifférence crasse de l'hexagone pour l'outre mer et que les populations de l'outre mer sont vécues vu depuis l'hexagone comme un ramassi particulier de barbare. C'est veà dire qu'on en parle que quand ça va tellement mal qu'il y a des révoltes généralisées qui sont traitées comme des émeutes, c'est-à-dire des coups de sens en conséquence intellectuel. Alors oui, je vous rejoins. J'avais essayé une fois de faire quelque chose d'un peu inhabituel.

On m'avait proposé une belle émission à France 2. C'était Caroline Rou qui est quelqu'un qui s'intéresse aux outres mères et je lui avais dit "Écoutez, puisque vous faites sur place, si vous voulez, on va ensemble euh en Guyane." Alors, on était ensemble en Guyane. Le seul commentaire qui en est revenu, c'est que France I avait mis les petits plats dans les grands pour moi, mais de la Guyane, pas un mot. Alors, vous avez raison de dire que ça n'intéresse pas d'une manière générale les dirigeants politiques du territoire hexagonal, mais nous, on y est souvent.

Mathilde Panot a fait plusieurs fois le tour et récemment notre attention était concentrée par la Kanaki Nouvelle-Calédonie où nous étions encore il y a pas longtemps et où je vais aller bientôt. Vous savez que là-bas, il y a le le plan macroniste a complètement échoué. av quasiment réussi, ils avaient presque réussi à détruire l'essence de l'accord de Numéa. Et puis euh bon, tout ça c'est en calminer. Nous avons fait tout ce que nous avons pu pourvons provoquer, l'enlisement absolu et donc c'est réussi. Le le corps électoral ne sera pas rectifié. Je ne dis pas de bêtises, je ne me trompe pas dans les étapes qu'il y a eu. Bon voilà pour la la Calédonie Kanati.

Par conséquent, il doit y avoir un vote dans des conditions sur les bases de l'ancien corps électoral.

Ce sera un grand événement car pour ma part, je considère que la question de à cet instant hein, d'ici peu ça sera pire, mais à cet instant la question de la Kanaki Nouvelle-Calédonie est le pendant de ce qu'aie française avant 1958, c'est-à-dire une impasse absolue par des gens qui ne veulent rien entendre, qui ne sont pas capables de comprendre la main tendue qui a été faite par les qui est absolument extraordinaire et unique dans l'histoire et qui ils veulent à tout prix tout gâcher pour maintenir un régime colonial alors que les Français ont voté qu'il y avait un régime colonial en Calédonie Kanaki et qu'il s'agit de l'abolir.

Alors ils ne veulent ni abolir le statut colonial ni reconnaître à la population ce qu'elle s'est gagné par elle-même. Voilà pour ce ce qu'aprécie. Après le reste, vous connaissez nos batailles sur la question du clore déconne. C'est un cas unique au monde, je crois, d'un pays qui a empoisonné une partie de son territoire en le sachant puisque le clore descon était interdit au Canada, était interdit aux États-Unis d'Amérique mais qu'on a continué à l'utiliser. Je passe sur tout ça parce que sinon je ferai toute la liste mais je veux me concentrer sur un point où les outreemes ont un un rôle moteur pour l'hexagone.

c'est que il existe en Outre Mè un contrôle des prix un contrôle des prix qui s'appuie sur la loi. Il a pas été inventé spécialement pour pour les les outres mères et aujourd'hui l'essence coûte moins cher à la Réunion qu'elle ne coûte sur le territoire de l'hexagone. Le gouvernement a reconnu lui-même qu'il était incapable de quoi que ce soit puisque il dit "Ah ben, on avait pas prévu que ça montrait comme ça." Puis il y avait une manière de le savoir, c'était de nous poser la question.

D'ailleurs, on n'a pas attendu qu'on nous pose la question pour apporter la réponse et on a dit faites comme dans les outresemères, contrôlez le prix et vous obligerez les fournisseurs à à manger sur leur marge. Tous les autres euh ont proposé qui qu'on baisse les taxes. On se rendre compte que si les prix augmentent, vous avez beau baisser les taxes, les prix à la pompe continueront à augmenter. Et puis d'autres enfin ont une idée tout à fait macroniste.

le Parti socialiste qui je le vois bien chaque jour qui passe ne sait plus où il habite mais il avait oublié qu'il avait signé un programme avec nous pour les élections municipales euh euh législative dont la première ligne était qu'on ferait un blocage des prix. Bon alors ils ont proposé un chèque énergie qui est une idée stupide puisque ça revient à faire payer par l'État les éventuels manques à gagner des des fournisseurs pétroliers. Donc je j'ai répondu comme j'ai pu à votre question. Je sais pas si je l'ai bien fait mais si j'ai oublié quelque chose, vous aurez l'occasion peut-être de me réinterroger à condition que je sois plus bref pour les autres réponses.

Mais ne me tentez pas, quoi. Si vous me proposez des magnifiques dossiers, j'ai l'envie d'en parler, d'en parler parce que je les connais. Merci en tout cas. Alors qui est-ce qui a levé la main ? Non mais c'est pas moi qui donne la parole. Après, j' des ennemis partout. C'est toi qui a donné la parole à Délaï. Donc si vous avez des mauvaises humeurs, Adélaïde. Alors bonjour monsieur Mélenchon. Je me présente, je suis Emodem, je suis une streameuse politique et détail qui a son importance à la base, je viens de Corse. J'ai grandi là-bas donc dans un territoire assez rural, un petit village. Où ça ? Où ça ? Excusez-moi. Dans un petit village Corse. D'accord. D'accord. Ah ben tiens, je pria.

Oui, un peu. Euh d'accord. Et donc malgré ce que certains ont tendance à laisser sous-entendre, on sait quand on se penche sur le programme de l'avenir en commun et les différentes propositions des insoumis à l'échelle nationale comme régionale que la que la ruralité est loin d'être la grande oubliée de la vision politique insoumise mais forcé de constater avec les élections législatives ou municipales plus récemment qu'on retrouve un électorat plus dense ou plus mobilisé en milieu urbain ou péri urbain que dans les zones rurales. C'est un discours qu'on [grognement] entend souvent et qu'une gauche semble avoir repris.

Non, c'est un discours qui semble avoir une large portée et qu'une gauche semble avoir repris aussi et qui du coup à certains points dans les affects populaires est surreprésenté. Euh on a notamment aussi à gauche la reprise de la rhtorique par les bours et les tours euh qui semble oublier totalement qu'il y a des tours dans les bours et que nous aussi on a des classes sociales. Mais bien sûr. Euh euh alors placer en opposition les uns aux autres, ignorant toute réalité des clivages sociaux au sein même des territoires urbains comme ruraux.

Pensez-vous qu'il soit possible d'ici et pendant la campagne pour la présidentielle 2027 d'inverser cette croyance en dépit d'une classe médiatique qui dans sa majorité la plus légitimée a tendance à imposer ce narratif ? Écoutez, c'est d'abord je je devrais presque rétablir un oubli, c'est que on m'a posé une question sur l'évolution institutionnelle à laquelle je n'ai pas répondu mais je vais y répondre en puisque vous vous citez l'accord. C'est bien ça, je me suis pas trompé. Euh, je pense qu'il y a un lien. J'ai évoqué la Kanaki Nouvelle-Calédonie en disant c'est un symptôme de l'impasse dans laquelle se trouvent les institutions françaises pour finir la décolonisation aujourd'hui.

Mais euh à l'évidence, la France est confrontée à une évolution nécessaire euh de son organisation. Je je prends beaucoup de précautions pour m'exprimer sur le sujet parce que ça n'est pas complètement arrêté dans notre vision des choses. Je parle là sous le contrôle de Manuel Bompard parce que c'est des questions qui sont qui sont pour nous nouvelles. Je je le reconnais. Moi, je suis de culture jacobine, ancien modèle, hein. Euh, bon, j'ai évolué considérablement sur le sujet puisque à propos de la Corse, nous nous sommes rallés à la thèse des autonomistes Corse de l'application à la Corse de l'article 74 de la Constitution qui est par côté comparable à celle de la Polynésie aujourd'hui.

Je précise qu'il est bien dit Polynésie française sur la carte et que on y applique que l'article 74. Je pense que des évolutions de cette nature sont à attendre dans nombreux secteurs de la vie de la France, des Caraïbes par exemple. Peut-être sera le cas avec la Guyane aussi, mais on va aller, on devra aller vers des solutions de cette nature. Alors, il est vrai que pour prendre encore ces exemples là, souvent nous sommes peu ou mal présents. Le cas de la Réunion est à part. Pourquoi ? parce que il y a à la Réunion un accord entre Alfi et PLR, le parti pour la réunion de Hugette Bellot.

Accord qu'il ne m'avait pas été possible de conclure dans le passé avec Paul Vergespe Sendre et que j'admirais beaucoup par ailleurs qui était fort rusé et très avancé. Bon mais ça n'avait pas pu se faire. Il me préférait toujours au dernier moment le Parti socialiste. Bon, ça lui a pas porté chance, soit dit parenthèse. Et avec Hugette, les choses ont été beaucoup plus simple et nous la considérons comme un de nos leaders mais elle est la fondatrice de PLR. Et donc quand on arrive à la Réunion, elle les filles existent mais toujours en relation très étroite avec PLR.

Ensuite dans les dans les Antilles, c'est moins le cas parce que nous, comment dire, nous sommes dans un accord pour la Martinique avec Nilor, Philippe Nilor qui est un des députés de de du groupe la France insoumise avec voilà et nous faisons de même à la Guyane. Donc à chaque fois, nous sommes moins présents. Maintenant, les villes et les campagnes, c'est un un autre sujet, mais pas si éloigné que ça parce que bon, ce que vous avez dit sur les tours et les bour, nous tout ça vous comprenez, c'est paix au centre de ce pauvre Abermas qui vient de mourir. C'est c'est de l'agir communicationnel. C'est des gens qui font rien mais qui pensent que parler est en soi suffisant.

Parler est très important. Il y a une réalité qui est créée par le discours et par le langage, mais elle oblige quand même à l'action. Il faut quand même faire quelque chose. Alors, j'en profite pour signaler à nos critiques que ils avaient une occasion inespérée de nous doubler sur le terrain puisque ils disent que nous n'y sommes pas. Ben, pourquoi n'y sont-ils pas allés ? C'était une occasion extraordinaire. Pas les fill à l'horizon, pas un groupe d'action. Bon bref, je me résume. Souvent, nous sommes absents tout simplement parce qu'il n'y a pas d'organisation insoumise prés mais pas partout parce que dans les villes qui ont qui ont une mairie, un mère ou une une femme mère insoumis.

Alors souvent souvent il y a qu'une liste. Alors évidemment et puis souvent des gens en gros de gauche se mettre d'accord pour faire une liste ou des fois c'est un peu tout le monde il y a il y a un peu tout le monde. Alors ça se fait pas de dire "Ah ben c'est nous qui avons gagné à la mairie parce que c'est pas vrai. Mais on a choisi dans le tas un insoumis ou une insoumise qui paraissait sympa, compétent et cetera." Il faut vous dire que dans 7 villes sur 10, c'est un des aspects de la crise démocratique à mon avis. 7 communes pardon sur 10, il y a qu'une seule liste. Alors si vous voulez une seule liste, c'est la négation de la politique. Pour qu' ait politique faut qu'il y ait débat.

Je dis pas débat sur des doctrines en général et cetera, même pas ça, mais au moins débat sur des choses différentes à faire. Alors là, on dirait "Ah ben tiens, on va refaire la route." L'autre va dire "Ah ben non, refait l'école", quelque chose comme ça. Et puis à travers ces choix là, on verra des doctrines politique qui influence plus ou moins. Il n'y a aucun débat. Donc c'est le le la zone de à rien. C'est ennuyeux mais bon, les gens ont quand même choisi des listes et on remercie tous ceux qui acceptent de prendre la tête de telle liste parce que c'est du boulot pour eux. Voilà. Alors ça c'est 7/ 10 mais après 4/ 5 ont pas d'étiquette politique.

Donc vous avez des gens en face de vous mais ils vous disent pas ce qu'ils pensent. Et des fois eux ils savent ce qu'ils pensent. Je pense à une commune dont le nom va finir par me revenir qui est dirigée par une socialiste particulièrement rusée et hypocrite qui quand arrivent les élections pouf plus socialiste. Alors il y a rien marqué sur ses bulletins de vote. Et puis au deuxème tour tiens tout d'un coup ça lui revient et elle met plein d'étiquettes parce que au passage elle a ramassé la droite. Donc quand il y a la droite elle met des sigles de gauche et des sigles de droite. Je crois que c'est beson. C'est ça. Voilà.

Bon, alors euh, elle met les deux comme ça, elle dit "Vous voyez, moi je suis avec personne, avec tout le monde, qu'est-ce que je suis intelligente." Alors bon, les gens qui sont là disent "Bon bah s'ils sont tous d'accord, moi je pas plus mal que les autres." Et ça donne ça donne des résultats. Ça donne aussi des résultats pour nous parce que évidemment euh on n'est pas non plus les couteaux les moins affutés de la cuisine. Et bon, plein de gens se disent "Bah, ils sont en train de se de nous. Nous, on est de gauche, on veut pas être voté pour une liste où il y a de la droite. Voilà. Euh ça c'est pour le terrain qui est inoccupé. Qu'est-ce qu'on peut faire ?

Bah en développer le mouvement, la présence parce que voyez-vous la vraie différence entre les villes et les campagnes, il y a plein de différences. Il y a plus d'arbres ici que là. Bon, OK, mais c'est la la ça c'est bon pour les les technocrates, ceux qui font de la gestion managériale des territoires parce que ceux-là, bon, ils prétendent représenter des territoires, mais nous, on représente des populations, donc on est sensible à la la condition humaine en milieu rural, elle a ses avantages et elle a certains inconvénients. Avantage, tu peux te loger à moins cher qu'en ville, avantage, c'est plus cool le cadre. inconvénient. Ben pour faire la moindre chose, faut monter dans la voiture.

Et pour monter dans la voiture, ben tu as une taxe sur tous tes déplacements, ce qui n'existe que euh qui n'existe que en milieu rural avec une telle intensité. Premier problème. Et deuxième problème qui réintéressera les sociologues qui sont parmi vous éventuellement, c'est que la vraie différence, c'est la densité. Et Socrate lui-même disait, "On dialogue pas avec un arbre, c'est la vérité. On dialogue avec d'autres êtres humains. Encore faut-il en rencontrer ? Et vous avez dans les milieux de faibles populations beaucoup de transport et beaucoup d'isolement, un isolement absolu dans certaines catégories sociale. Je pense en milieu paysan proprement.

Le la détresse est souvent absolue parce qu'on ne voit personne et quand arrive l'hiver et le gel, le facteur lui-même vient pas. Et donc vous pouvez avoir un gars ou une fille tout seule dans son dans son truc, il voit jamais personne avant queon puisse à nouveau circuler. Et cet effet de densité a un rapport direct. avec les relations sociales que les gens entretiennent. Plus vous avez de relations sociales, plus ben vous vous intéressez à des tas de choses auxquelles vous aurez pas pensé.

Sinon, vous avez que la télé qui vous raconte qu'une seule et unique chose sur tous les tons, s'il y a un problème, c'est soit la faute à Mélenchon et si c'est pas vraiment prouvé que c'est sa faute, c'est celle des Arabes et des Noirs. Voilà. Bon, donc on connaît le discours dominant et ça crée une angoisse permanente sur tous les sujets. Euh bon voilà et et ça c'est catastrophique parce que ça c'est une un ter à rassemblement national. C'est-à-dire que euh bah isolé vous finissez par croire que il y aurait une manière d'être digne en détestant les autres. Après les formes de socialisation, j'irai pas beaucoup plus loin.

Euh mon copain qui s'appelle Rome, Sébastien Rome, qui était qui est de l'ODÈve, euh m'a m'a fait faire un tour euh un tour du coin là-bas euh pour bien réfléchir à la condition rurale et il m'a fait la démonstration que les problèmes étaient mais je j'imaginais pas à quel point les mêmes qu'en ville. C'est-à-dire, tu es jeune, il y a rien. Tu es un jeune couple, tu peux pas te loger parce que il y a rien à louer euh ou très peu. Et c'est la même chose que ce que vit la population en ville. Alors, et jusque dans des coins comme laer où je suis allé à la faveur d'une polémique où j'ai fini par gagner par 10 à 0, localement c'était amende et les gens m'ont raconté la même chose.

M'ont dit nous des jeunes m'ont dit nous pour se loger la catastrophe. Donc toutes ces similitudes finiront à un moment ou l'autre par l'emporter. Je veux dire dans la conscience comme les gens. Mais je redis alors ça veut pas dire qu'il y a pas d'insoumis, il y en a. Mais si vous êtes tout seul, s'il faut se fâcher avec tout le quartier du peu de gens qu'il y a là et en plus s'engueuler euh parce que vous supportez pas qu'on vous traite d'antisémite ou de je sais pas quoi, c'est clair que ça vous donne pas trop envie de vous faire remarquer. C'est pour ça d'ailleurs je termine par une petite remarque annexe.

Les sondages bidon par coup de téléphone euh la moitié du temps, les gens répondent pas qui sont les filles, qui c'est qui a envie de se faire engueuler euh ou de se faire marquer sur une liste quelqu'un vous téléphone, il vous appelle par votre nom et vous allez lui dire que vous êtes les filles. C'est c'est l'équivalent d'un suicide social dans bien des cas. Bon voilà. Alors c'est ça c'est ma réponse pour les pour cette distinction entre les deux milieux de vie. Mais je reconnais que nous on n'est pas on n'est pas encore en état de couvrir tout le terrain. On y réfléchit parce qu'on sait pas par quel bout attraper le problème. Des gens insoumis, il y en a.

Mais bon de là à faire des listes, c'est un peu plus compliqué. Des gens insoumis des fois on sait pas où ils sont. Bon ils se sont pas encore fait connaître. Alors, la prochaine élection nationale va nous permettre de niveler tout ça parce que la prochaine élection nationale, c'est l'élection présidentielle. Alors là, pas vu, pas pris hein. Vous allez dans l'isoloir que vous mettez votre bulletin pour une candidature insoumise et hop, pas vu, pas pris, ça marche. Bon, donc on va voir à ce moment-là la carte un peu plus réelle du moment politique où on en est.

Mais moi, je pense que ce que vous soulignez, c'est-à-dire les conditions spécifiques de l'isolement pèsent d'emploi très lourd sur la formation de la conscience politique. Bon, je vais faire un effort pour être plus compact. Euh, monsieur Mélenchon, bonsoir. Monsieur euh bon bah on s'est vu nous déjà la semaine dernière. Donc rebonsoir. Je rappelle que je suis Far RK, créatrice de contenu politique sur les réseaux sociaux. Non, c'était le mois dernier, pardon, avec les municipales, on est un peu un peu Mais d'ailleurs en parlant des municipales, je vous sens un petit peu en forme avec le PS ce soir parce que je vous ai entendu depuis tout à l'heure. Je vais aller dans cette directionlà.

Pendant le soir du 2e tour des élections municipales, Gabriel Atal en conférence de presse a appelé la droite à s'unir avec le centre pour les prochaines élections présidentielles. Gérald Armanin a également déclaré que il souhaitait un seul candidat de la droite du centre et potentiellement de la gauche hors LFI. Bien évidemment, vous aviez-vous déclaré que le PS s'achetait pour pas cher ? Il me semble ?

Si je reprends vos termes et selon vos termes et si le centre réussissait à racheter le PS pour entre guillemets pas cher comme vous le dites monsieur Mélenchon et que il s'alliait à d'autres mouvances de gauche hors Lfi, est-ce que vous auriez pas un petit peu peur d'être seul pour la présidentielle de 2027 ? Monsieur Faubert, installez-vous, je vous en prie. Prenez vos aises, ne restez pas debout. Voyez, voyez monsieur Faubert quand même Émilien donne un petit coup de main qu'il a une petite chaise ou quelque chose.

Ah merci madame pour votre question dans laquelle je sens une certaine perfilie mais au moins, avez-vous le respect de pas me demander si je ne crains pas car beaucoup de vos collègues me demandent si je n'ai pas peur d'eux si je ne crains pas. Bon, moi j'ai toujours dit que j'avais peur de rien de personne. C'est pas tout à fait vrai, mais je vois pas l'intérêt de l'avouer. Bon, on part des réalités, on fait avec les réalités. Les socialistes se sont tendus à eux-mêmes. C'est pas moi qui l'ai inventé le piège. J'aime bien qu'on célèbre mes talents. J'ai aucun problème à ce que vous me fassiez des compliments dans vos articles. Mais attribuez-moi ce que j'ai vraiment inventé, pas le piège.

Le piège che la droite et les médias de l'officialité qui l'ont inventé. Ils ont inventé que LFI était une organisation. Alors ça ça a démarré avec des registres différents, hein, mais la dans la dernière période c'était nous étions une organisation violente à la tête de plusieurs milices euh antifasciste et antisémite. Et euh alors maintenant ça c'est la le narratif comporte des additifs, les propos de monsieur Mélenchon antisémite. Alors bon bah si c'était le cas, je vous en supplie, dites-moi lesquels et surtout n'oubliez pas d'aller porter plainte parce que c'est un délit en France. Apparemment, vous portez pas plainte alors que vous les observez.

Ensuite, on a dit que j'avais ironisé sur des noms propres. Misère, je n'ai ironisé sur aucun nom propre. Je les ai écorché, c'est pas pareil. Et j'ai constaté avec beaucoup de surprises, j'ai j'ai maltraité le nom de madame Violette Spelbout euh et ça n'a ému personne et j'ai estropié le nom de monsieur Gluxman et ça a été l'affaire du siècle, une des une des questions les plus importantes qui a été soulevée depuis l'affaire de Refus. Donc tout ça est complètement disproportionné, irréaliste. Quant à Epstein, je je n'ai pas ironisé sur son nom, j'ai dit à l'époque où il y avait plus de 800 articles sur le thème Epstine est un complot russe.

J'ai dit écoutez non, trouvez autre chose si vous voulez pas qu'on parle de la pédocriminalité, trouve autre chose que les Russes parce que ça on peut pas le croire. Donc je n'ai jamais ironisé sur des noms. Je n'ai jamais tenu de propos antisémites, mais je m'aperçois que ça fait partie maintenant de la narrative et qu'on fait les socialistes par un moment extraordinaire de stupidité difficile à battre parce que il faut vraiment être très bête pour faire ça. On dit "Ah mais oui." Alors vous savez ce que c'est comme dans les endroits un peu isolés, la rumeur hein. Alors, en général, la rumeur frappe les femmes de mauvaise vie toujours, hein.

Alors, il y a la rumeur et rien n'est pire que la rumeur parce que vous pouvez pas vous en défendre. Donc, la rumeur a fait peur aux socialistes qui sont demandeurs de prestance et de reconnaissance. Voilà. Alors, ils ont le journal Libération pour ça. Ils peuvent l'ouvrir tous les jours et se regarder. C'est vous savez Blanche-Neige et les 7 nain là. Ah, je ris de me voir si belle en ce miroir. Non, ça c'est tantin. Euh, c'est la sorcière qui dit euh qui est la plus belle, Blanche-Neige ou moi, hein. Donc, ils ouvre l'IB et il lui demande qui c'est qui est plus beau, Mélenchon ou moi.

Alors, évidemment, le problème est réglé avec Libé, c'est Mélenchon, c'est la faute à Mélenchon, c'est le problème, c'est Mélenchon et cetera. Donc, pour se regarder avec satisfaction dans Libération, ils ont sauté à pied joint. Alors, non seulement ils ont dit qu'on était antisémite, mais qu'en plus c'était moi le responsable une chose inouie, jamais vu dans toute l'histoire de la gauche, un parti désignant l'un des responsables d'un autre parti pour dire tant que celui-là est là, on parle pas avec. Alors, il y a un inconvénient premièrement, c'est que ils se sont mis eux-mêmes dans le piège.

La droite, elle mangeait ses pop-corn pendant ce temps-là, elle est regardé faire et quand ils sont arrivés au premier tour, ils ont fait les malins. Sauf qu'ils faisaient pas les malins là où ils ont où ils étaient à moitié perdus, là où ils sont là. des fois pour des raisons toutes bêtes hein, ils sont là depuis trop longtemps, c'est les mêmes. Ou bien euh ils sont ils méprisent tellement les gens du peuple que les gens s'en sont rendus compte parce qu'ils ont rasé des quartiers populaires. Euh bon, donc il y avait des raisons municipales à ce que dans ces villes-là, les gens en aient assez deux. Alors là, oui, là ils ont appelé les pompiers, les secours.

Alors nous, on est venu brave comme on est. Pourquoi ? Parce que pour nous, nous on n'est pas tombé dans le piège. On sait qu'ils sont stupides, on sait qu'ils sont violents, on sait qu'ils sont méprisants, mais on défend une idée aussi. On va pas nous-même aller se en ultra minorité. Donc on les défend. Franchement, des fois faut faire un effort. Mais quand je dis nous, je parle pas de Bonard, je parle pas d'Anaïs ou de Paul, je parle des gens. Moi, les gens quand vous les insultez pendant un mois, bah à la fin ils le prennent très mal. a l'idée a l'air de voir voter pour vous, surtout si votre gestion locale est calamiteuse et qu'au premier tour vous avez préféré voter insoumis.

Vous arrivez au deuxème tour, le même qui vous a traité de tous les noms dit "Allez maintenant hein, faut voter pour nous." Alors oui, il y a eu de la perte en ligne mais pas là où c'était prévu. Mais en gros de perte en ligne, il y en a eu nulle part. En gros, ce qu'on voit c'est - 2, je crois. 2, c'est rien. C'est c'est ça existe pas. C'est que des fois ça permet de perdre mais ou de gagner. Mais c'est rien. Quand il y a eu mo- 2 entre socialistes et communistes après les années 80, le monde a arrêté de faire sa rubrique sur les report. Ça valait plus la peine parce que c'était tellement massif. Donc ça n'a pas fonctionné. Ça n'a fonctionné que dans un cas. Écoutez-moi bien.

C'est que tous ceux qu'ont entendu avant et pendant le deuxème tour par des aigles comme la girouette Jouvet ou les autres dans le même dans le même truc qui nous ont couvert d'injure entre les deux tours. Dis attends mais qu'est-ce qu'il fait celui-là ?

Hollande là je pas c'est des meilleurs à dire non jamais les filles les dis très bien puisque tu veux pas de nous au revoir on vient pas c'est franchement c'est pourquoi j'ai utiliser le mot stupide comment voulez-vous que je caractérise une chose pareille alors une semaine ils peuvent pas nous nous voir la semaine d'après il s'allie avec nous et la semaine suivante quand il commenc à se battre entre eux il y en a qui sont touchés par la grâce et qui disent "Vous savez ce qu' ont perdu, c'est qu'il pouvaient pas faire autre chose que de perdre parce qu'ils auraient dû perdre je retiens les propos de jouer au premier tour c'est-à-dire qu'il souhaite le malheur de ses propres copain juste pour régler ses comptes avec eux tout ça.

Bon, je ne sais pas quoi vous dire sur le sujet madame. Je ne sais pas parce que je sais pas ce qu'il faut faire avec des gens pareils, des gens qui changent d'avis et de ligne semaine après semaine. Comment voulez-vous qu'on bâtisse une politique raisonnable avec eux ? Alors oui, on peut craindre. En effet, là vous avez raison de pointer. Qu'est-ce que voulez que je vous dise ? En effet, à force de dire matin, midi et soir que nous sommes infréquentables, bah ils arrivent à convaincre une partie de leur leurs adhérents. Alors, votre question en comporté une autre. Je me suis un peu lâché sur la partie socialiste parce qu'en effet, ça me fait beaucoup de bien.

Mais l'autre partie, c'est est-ce que le centre Alors déjà, j'allais vous retourner la question disant vous êtes déjà mis au centre. Bon mais c'est vous qui avez raison parce que les autres se sentent l'audace, faut voir dans quel monde on vit hein, mais que les autres se sentent l'audace quand il s'appelle Darmana d'aller dire à un sauce bah viendez avec nous notre bande c'est inoui. C'est c'est tellement incroyable qu'on se pense faut c'est bien ça qu'il a dit. Oui, c'est bien ça qu'il a dit. En effet, une partie de la droite, eux, ils s'en foutent he des étiquettes, ça ils sonent pas concernés. Dit bah pourquoi vous votez pas avec nous puisque vous les détestez comme nous ?

L'antialfi c'est le programme commun du centre. Alors, il picor un peu chez madame Le Pen et qui vont finir par s'étrangler avec. Et puis les autres, une petite paille comme moi avec le lait fraise euh chez les rouges, hein. Et ça s'appelle le centre, ni de gauche ni de gauche. Voilà. Alors, ils vont construire ça sur la base de quoi ? Ben, de l'antifi. Le programme commun de tous ces gens, soit-disant du centre, c'est l'antifi. Donc en ce sens, votre question tout juste parce que c'est vrai, c'est le risque pour nous qu'il finisse par se mettre d'accord. Et bah, que voulez-vous que je vous dise ?

On prendra l'appel, la pioche et on recommencera tout à zéro de ce côté-là pour faire que ceux qui étaient jusque là à gauche, ils reviennent ou ils restent. Parce que on ne peut pas être de gauche avec monsieur Darmanin, c'est pas possible. Ni avec monsieur Atal, c'est pas que j'ai quelque chose contre lui en particulier, mais lui il a quitté la gauche pour aller chez chez Macron. On a aucune raison de penser qu'on a quand on est de gauche, quelque chose à voir avec quelqu'un qui vous a quitté. Enfin bon, c'est vrai que c'est difficile. Moi je sais pas, quand on me téléphone de l'étranger, les gens reviennent pas.

Comment c'est possible que par exemple des communistes préfèrent s'aller avec des socialistes qu'avec les filles ? Bah allez l'expliquer. Moi, j'en sais rien. J'ai dit je sais pas. Il leur demander eux. Et pareil pour les socialistes. Alors c'est vrai qu'on a un défi parce que dans toute l'Europe occidentale, toute enfin maintenant c'est toute l'Europe, je veux dire toute l'Europe, l'extrême droite gagne du terrain faute d'une alternative qui soit une alternative de masse. Mais vous me direz pour être une alternative de masse, qu'est-ce qu'il faut faire ?

Bah faut faire ce qu'on a fait nous, c'est-à-dire renoncer aux alliances de toutes sortes et puis prendre l'appel, la pioche et puis commencer à faire le travail. Puis il y a des étapes. Je ne dis pas, je ne donne pas des leçons aux autres hein, mais j'observe que le PTB en Belgique a de beaux résultats, hein. Bon et franchement, c'est pas les plus modérés de la bande, hein, dans leur expression. Alors, ça marche moins bien en pays flamant, mais vous savez ce qu'on dit brê et puis ça marche mieux. Waloni, mais les liens entre la Waloni, belge et et et le nord de la France sont sont très étroits et on en retrouve des traces jusqu'au 15e siècle.

Donc il y a des choses qui finiront par se faire toute seule. Alors c'est difficile pour nous tous, partout dans le monde, c'est très difficile. Mais voyez-vous, tout à l'heure, j'ai commencé par une indication et je veux la remettre sur la table. Nous gagnons tout ce que nous gagnons dans les villes les plus pauvres. En ce sens, s'il fallait prendre l'ancien vocabulaire, je dirais que nous avons ramené la lutte de classe là où la résignation et la misère avait fini parfois par l'effacer.

Parce que quand vous êtes tout seul, tout pauvre, enfermé dans un coin dont vous pouvez pas sortir, des fois vous voyez même pas le reste du monde pour savoir où les maîtres habitent, dans quelle splendeur ils vivent et quel gâchie ils occasionnent. Et vous êtes dans le néant. C'est pour ça que ça me ça me chagrine tant ces sep communes sur 10 où il y a qu'une seule liste. C'est parce que bah ça a toujours été comme ça. Alors on peut pas faire autrement. Vous savez des pauvres il y en a toujours eu et des riches aussi. Et vous avez même des gens qui se croient intelligents disant moi c'est pas qu'il y a des riches qui me dérangent c'est qu'il y a des pauvres.

Et ils ne font pas le lien entre l'idée que s'il y a des pauvres c'est parce qu'il y a des riches. Parce qu'on ne peut pas devenir autrement riche autrement qu'en appauvrissant les autres. ça n'existe pas. On en fait la démonstration quand il faut. Voilà. Alors, c'est très dur, voyez, on va pas le cacher. Mais qu'est-ce qui revient dans les paramètres de l'histoire ? Vous avez le terrain, je veux dire la géographie, ça c'est le calendrier. Ensuite, vous avez les protagonistes, ça c'est les parties organisées. Troisièmement, il y a votre stratégie pour relier du nombre. Et quatrièmement, il y a un autre facteur qui compte dans l'histoire, c'est la stupidité. C'est pas moi qui l'ai dit, hein.

La stupidité est un facteur extrêmement actif, compté sur l'erreur des ennemis. Quand monsieur Trump décide d'aller bloquer le détroit d'Ormuse pour ensuite venir nous dire qu'il nous demande de l'aide pour le débloquer, on peut quand même penser qu'il y a une dose de stupidité qui est à l'œuvre. Quand deux pays décident d'en agresser un autre et remettre d'accord toute la population avec un régime que par ailleurs elle déteste, on peut quand même dire que c'est une sorte d'exploit qui a été accompli, hein. Voilà. Alors là va revenir sur la table quelque chose où je m'empresse de dire que je n'y suis pour rien ni aucun des insoumis que vous avez sous les yeux.

Ce n'est pas nous qui augmentons le prix des carburants, mais je vous informe qu'ils vont continuer à augmenter. Ce n'est pas nous qui interrompons les flux maritimes mondiaux, c'est monsieur Trump. et monsieur Trump ayant d'abord déstabilisé l'économie mondiale par des tarifs doués extravagants et en poser à la dernière minute, je veux dire dans un monde largement libéralisé, a créé une première dose de chaos et maintenant elle vient de créer la deuxième. Alors, nous allons tous pouvoir, nous en sommes tous au même point. Nous sommes des observateurs avisés et conscients. Est-ce que le capitalisme va résister à deux chocs pareils ? Alors, c'est un système qui est très résilient.

Je veux dire, il est capable de surmonter des crises et même d'en profiter. Mais là, c'est structurel. Si les marchandises n'arrivent pas, du peu qui s'en produit, ça répercutera les coûts des matières premières, ça répercutera les coûts des matières d'indues.

Donc la période dans laquelle nous sommes installés d'or avant la période présidentielle en France ne va pas être tant submergée par la question de savoir à quel point nous sommes fréquentables ou non mais de savoir si notre pays est capable de résister à un choc pétrolier à quoi s'ajoutera un choc sur les fournitur à quoi s'ajoutera un choc douignier nous allons voir tout ça et c'est de ça dont il sera question à l'occasion des élections présidentielles et vous aurez à choisir entre les gens qui n'y connaissent absolument rien euh qui peuvent jouer au Décorcés au fil du temps d'accumuler quelques savoirs pour savoir comment résister.

Bon, ça c'est un peu prétentieux mais vous voyez tout de suite qui je vis. C'était long he comme réponse qui me tentais. J'ai j'ai perdu l'habitude des questions avec de la profondeur. Euh vas-y, vas-y ami. Allez-y. Bonjour. Alors ma question elle rejoint un peu la dernière question. Je me présente, je m'appelle Lola Fleur. Je suis étudiante à Science Pari et je suis aussi créatrice de contenu politique et je me demandais mal créatrice de contenu politique, OK, mais je m'instruis. Moi aussi, je suis créateur de contenu politique. Vous avez vu le nombre de concepts parce que vous êtes à Science Po ? Oui. qu'on a produit depuis quelques années. La Nouvelle-F, la planification écologique.

Vous avez lu mes livres ? Non, jamais. Bon, je les offrirai. Merci. Alors, allons-y. Je me demandais du coup malgré un discours médiatique qui attribu à LFI la responsabilité des défaites dans certaines alliances, notamment à Toulouse avec le PS, on observe au contraire des victoires nettes dans des villes comme Saint-Denis, le Tampon ou Roubet qui montrent l'efficacité de la ligne de rupture. Et du coup, est-ce que cela n'indique pas que ce qui fait perdre la gauche, ce n'est pas LFI mais l'abandon de cette ligne dans certaines allances et l'important donc l'importance donc de la maintenir clairement notamment pour les présidentiels. Merci.

Vous pouvez pas mettre une petite bâcherie dedans pour que ça fasse Non mais bon, vous avez une excuse, vous êtes une intellectuelle comme moi, donc vous vous sentez pas obligé de Bon bref euh le la il vous savez l'actualité est une production, je vous la prends pas. Donc à partir de 20h, la machine à produire de l'actualité politique se met en route mais elle démarre poussivement parce que à 20h, il y a que les endroits où on ferme à 18h qui ont des résultats. Ce sont les plus petites communes. Mais en général, ça sert la droite parce que c'est là que sont le plus grand nombre des conservateurs.

ceux qui n'aiment pas les fill pour la raison que les fill d'abord aujourd'hui hein euh en mouvement des grands ensemble urbains de la population urbanisée où il y a d'innombrables échanges. Bon alors à 20h fallait qu'il dise quelque chose et il s'était mieux organisé que la semaine d'avant parce que la semaine d'avant ils étaient pris de cours suffoqués comment on ait pu gagner à Saint-Denis au premier tour avec des manifestations de joie populaires. Bon alors oui, Saint-Denis a été libéré et puis au deuxème tour, il y a eu d'autres manifestations comparables de joie, de libération à Roubé et je vous en annonce bien d'autres qui viendront dans la suite.

Alors nous, ça confirme notre stratégie, c'est l'idée qu'on s'en fait hein. Mais encore une fois, perdez pas de vue que vous avez affaire à des animaux politiques d'un type particulier, d'une variété spéciale. Nous avons toujours inscrit ce que nous faisons par tradition qui nous vient de de nos ancêtres en politique dans le temps long. On n'est pas en train de calculer la portée d'un bon slogan juste pour une élection et puis l'élection d'après, on change de slogan, on prend éventuellement celui de l'adversaire parce qu'il était meilleur et ainsi de suite. D'accord ? Donc nous nous savons que nous sommes dans une œuvre de reconstruction de la gauche.

La reconstruction est rendue difficile non pas par le manque de slogan, mais par le manque d'analyse. C'est ça que nous avons trouvé. manque d'analyse de notre époque et le peu d'analyse qu'il y avait était purement utilitaire. Faut pas que je m'embarque dans une démonstration de 2 heures, mais c'était en gros laissez tomber ceux qui les ingrats qui se rappellent pas que vous leur faites du bien. Le peuple tout ça, les ouvriers. Bon ok, vous leur faites les 35 heur, ils veulent pas pour vous. Vous bon allez, oubliez-les.

Concentrez-vous sur la classe moyenne qui est une classe par définition instable qui aimerait ressembler à ceux vers qui elle aimerait à qui elle aimerait s'intégrer, les importants qui prennent les décisions et qui en même temps souvent vient du peuple. et donc et travaillé par des remords. Donc le l'essentiel de la gauche est concentrer sur cette population en oubliant tous les autres. Donc nous, il a fallu faire le travail d'abord théorique qui consistait à dire où on en est du mécanisme de l'exploitation capitaliste, par où passe-t-il ?

Et pour se rendre compte que c'est pas seulement dans l'entreprise mais aussi dans le reste de la société, je vous épargne environ 200 à 300 pages de mon livre. Alors euh une fois posé ça, commençons par tordre le coup à des choses qui n'ont pas de sens. Par exemple, quand on nous a dit "Vous avez fait perdre Toulouse, pardon, mais Toulouse n'était pas à gauche, Toulouse était à droite et elle l' toujours. Et le coup d'avant, il y était aussi. Et le coup d'avant aussi, qui c'est qui l'a perdu ? C'est pas nous, hein. C'est les socialistes. Ont-ils fait le bilan de leurs erreurs qui les conduit à ce désastre ? Non, pas du tout.

Ils nous accusent, pas ceux qui sont sur place parce que ceux-là à force de se prendre des gifles, ils ont commencé à se dire "Bon, il faut peut-être trouver une autre méthode." Et ils ont trouvé une autre méthode, se mettre avec nous pour faire une liste dans un partage extrêmement généreux. Mais comme on était très voisin, ça avait du sens. À eux, la métropole, à nous la ville, c'était normal puisque le candidat pour la ville c'était piquemal. Bon voilà. Mais déjà, je commence par dire ça, nous n'avons pas fait perdre Toulouse. Nous ne l'avons pas gagné. C'est pas pareil. C'est eux qui l'ont perdu. Maintenant, deuxième aspect du même Toulouse.

Si je prends Toulouse, c'est parce que c'est tellement porteur d'enseignement que quand même ça vaudrait la peine qui s'y arrête, qui s'y intéresse pour faire autre chose que de s'en servir comme d' prétexte. Affaire suivante, à chaque fois au premier tour, la gauche est plus nombreuse que la droite à Toulouse. Mais à Toulouse, il y a une mauvaise culture générale de gauche que les partis n'ont pas essayé une seule fois de résoudre. Pourquoi au deuxème tour ont-ils tant de mal quand ils sont communistes à se mettre d'accord avec un verre ? Pourquoi quand ils sont-ils verts ont-ils tellement de mal à se mettre d'accord au deuxième tour avec un socialiste ou je ne sais qui ? D'accord.

Ça c'est un problème. Si j'étais toulousain, c'est ça que j'essaierai de régler. C'est d'ailleurs ce qu'on fait mes camarades. Puisque vous voulez rien comprendre, on va vous passer devant comme on l'a fait au niveau national. Au niveau national, nous leur sommes passés devant en 2017 et puis ensuite une deuxième fois en 2022, on a gagné deux fois. La seule primaire qui vaille, c'estàdire le premier tour. Vous croyez que ça les a rendu plus malin ? Non, ils n'ont qu'un espoir. C'est nous battre. C'est humain mais pas par la diffamation. Je reviens à Toulouse. Maintenant, regardez bien de près. À chaque fois la gauche est plus nombreuse que la droite mais elle perd. Quel problème ?

Mauvaise capacité à se rassembler. Deuxième aspect pour la première fois parce que les deux autres fois que je vous ai cité, c'est pas nous la tête de liste. D'accord ? Les deux autres fois, on fait moins de voies au deuxème tour qu'au premier. Là, pour la première fois, on a rassemblé plus de monde qu'en a jamais eu et on a fait plus de voix en valeur absolue qu'on en avait fait au premier tour. La démonstration est lapide. Et ce qu'a fait le Parti socialiste contre ses camarades localement en en nous en nous couvrant d'ajure entre les deux tours est la cause principale du fait que cette fois-ci on a perdu parce que c'est eux-mêmes qui ont dissuadé des gens modérés, tranquillou.

bon euh qui sait plus très bien où on en est mais on a toujours voté comme ça. Et ben les a dissuadé de voter pour nous. Et puis il y a eu la scène indigne de la commémoration euh de des des horribles attentats qu'il y a eu là-bas avec dans la ferméa où ils se sont répandus en choses absolument absurdes. M'ont fait dire que j'aurais dit que c'était je sais pas quoi un complot. Mais quand est-ce que j'ai dit une chose pareille ? Mais c'est tout ça n'a pas de sens. et ont été jusqu'à insulté et menacé un parent de de victimes qui se trouvait là avec les camarades et puis on a eu des injures, des menaces de mort et tout ça. Alors ça ça crée une ambiance qui est horrible et c'est indigne.

Nous on a cette discussion, on va la voir, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? On va plus dans les comém pour se faire insulter quoi. C'est pas possible. Ça crée un désordre inoui, ça choque beaucoup de monde et nous on veut pas donner que d'une quelconque l'impression que d'une quelconque manière on est complice de de ça. Faut des choses dignes. Dans les commémo, la guerre est finie. D'accord ? On arrête dans les toujours. On a toujours fait ça. La seule fois de ma vie où j'ai enlevé mon écharpe pour le camp d'une coméo, c'est parce que celui qui faisait le discours était en train de dire que les communistes avaient saboté les convois de ravitaillement et et médicaux en Indochine.

Bon, je savais pas ce qui de quoi il parlait mais ça m'a parut absolument insupportable. lui dit moi je viens pas me faire insulter ou une commé moto. Vous voyez je vous fais un aveu et je vous raconte une histoire mais sinon non mon c'est bouche cousu on dit en avant on s'est battu pour la patrie. Tout ça on dit rien. On parle pas des marchands de canon et tout ça là c'est inoui. Bon ça ça va pas aidé à Toulouse. Et puis après vous avez les gens qui sont insauvables. Qu'est-ce que vous voulez qu'on vous dise ? Breste on a fait ce qu'on a pu mais les gens veulent pas. Ils en veulent pas. Ils en voulaient déjà plus au premier tour.

Alors euh voilà comment on est maintenant la stratégie que nous avons développé, on va continuer à la développer. Ça soulève un débat parce que des copains disent "Ah oui mais Bonard nous a expliqué sur tous les tons que on se battait pour conquérir le 4e bloc. Vous savez on se réfère à à l'analyse de Palombo Rini Palom Palonbini. Excusez-moi. Désolé son prénom. Hein ? Stéphane, la honte. Je viens de lui échanger des SMS avec lui et il a écrit un article intéressant. Il dit "C'est un échec, l'abstention a augmenté." Ben, je lui dis "Écoute, je te comprends pas.

Qu'est-ce que tu dis là ?" Non, l'abstention a pas augmenté bien sûr, mais nous on a repris du monde aux abstentionnistes et on est capable de le démontrer. À à Lille, le pays a perdu 6 points et demi d'abstention supplémentaire depuis 2014. Nous, on en a récupéré 4 points et demi. À Toulouse, on a fait plusieurs milliers d'inscriptions sur les listes électorales. Donc, c'est pas vrai. Faut regarder de quoi on parle. Je veux dire, c'est pas vrai. Stéphano ne s'en vexera pas. Mais là où nous avançons, premièrement, nous avançons sur les absentionnistes. Puis moi, après tout, j'ai jamais dit que tous les abstentionnistes étaient les filles.

Dis donc, si c'est ça, on fait tout porte à porte et bon bref, vous sa ce qu'on fait d'ailleurs. Mais je veux dire, on va vérifier. Non, c'est pas vrai. Il y a des abstentionnistes peut-être aussifi, c'est-à-dire de gens qui se disent de toute façon on vote à chaque fois qu'ils nous y appellent mais on gagne même quand on gagne, ils reconnaissent pas le résultat du vote. Figurez-vous que ça aide pas à faire voter les gens hein de nier le résultat des élections. Donc euh je dis ça pour faire référence à la suggestion que vous me faisiez. Est-ce que vous allez faire la même chose aux élections présidentielles ? Oui.

Alors après question comment comptez-vous faire pour gagner dans la classe moyenne où les socialistes pensent être influents ce qui n'est pas vrai mais ils sont pas aussi influents qu'ils le croient. Ben là classe moyenne et une moyenne sachante nous regardons qui est là et que font-ils ? Souvent vous avez des gens nous on parle toujours des conditions matérielles d'existence des gens mettons qu'ils aient une paye qui fasse que ils sentent moins la pression sociale sur eux. Mais alors, qu'est-ce qui a vraiment du sens dans leur existence le plus souvent ? Leur famille, ça compte. Qu'est-ce qu'on répond ? Et quand vous parlez famille, faut pas tourner autour du pot, pas raconter d'histoire.

Qu'est-ce que vous faites de la condition sociale des femmes ? Si vous répondez pas à cette question, vous répondez à aucune question concernant la famille. C'est-à-dire, est-ce qu'on peut collectiviser le travail gratuit exécuté hier par les femmes ? nous collectiviser tout le monde en est libre donc la vie change. À commencer par l'accueil de ceux qui vont le plus mal soit parce qu'ils sont tout petits, soit parce qu'ils sont très âgés. Voilà donc la question famille se concentre sur la question femme. On essaie d'y répondre. Je crois qu'on le fait avec assez de constance pour que ça vaille la peine. Attention, je suis pas en train de dire que la vocation des femmes est la famille.

Je dis que dans toute famille, il y a au moins une femme souvent. ou bien il y a deux parents. Mais la question posée, c'est qui fait le travail gratuit ? Parce que le capitalisme repose sur le travail gratuit ouvrier et sur le travail gratuit des femmes à la maison. Lisez Nan phraseur et vous aurez la démonstration complète de ce qu'est le travail reproductif dans la sphère capitaliste. Donc je finis sur cette histoire. Deuxième, c'est les métiers. Les métiers passions. Les métiers passions, ils existent dans les métiers mal payés. Je pense à tout le travail social ou tout le travail du soin à la personne.

Vous aurez noté que c'est pas absent de ce qu'on raconte, mais cela la condition sociale monétaire, ils la connaissent de près. Et puis il y a tous ceux qui sont dans le travail passion bien payé. C'est tous ceux qui sont dans la technique de très haut niveau. L'espace, la mer, les sciences, la recherche, c'est les domaines dans lesquels est présente la France insoumise virgule toute seule. Point. Aucun autre parti de gauche n'a un mot à dire sur l'espace alors que le 21e siècle est en train de se jouer là. Pas mot la mer, nous sommes le deuxème espace maritime du monde. Ont-ils quelque chose à dire ? Non, rien. Pas en mot. Tout ce qu'ils ont à dire, c'est c'est la faute à Mélenchon.

Voilà leur programme résumé. Donc on se sent un peu tranquille dans ces domaines et notre campagne présidentielle ressemblera à ça. Elle aura une différence avec celle du passé. c'est que ce sera par bonheur une campagne très collective parce que maintenant de nombreux visages sont connus de la France insoumise et tout le monde sera appelé à participer de manière très dense à la campagne quel que soit son poste de combat. Voilà ce que je peux vous dire sur la présidentielle. Quant à la candidature que on aura à présenter, on en discute euh comment on va s'y prendre, quelles sont nos normes pour évaluer ça. Alors, vous m'avez tous installé, quoi que j'ai dit euh candidat.

Donc bon, on va voir si votre proposition nous intéresse ou si on en a une autre. Mais pour nous, la clé c'est la liberté. On décide par nous-même. Une autre question. Ben mon vieux sour à ceux qui ont le micro si vous voulez l'avir. Ah vous me souriez à moi. C'est pas moi qui l'ai. Bonjour monsieur Mélenchon, tu m'entends bien ? Ouais c'est bon, tout va bien. Alors moi c'est Dofla, streamer sur Twitch. Euh alors la ville de mon enfance Sarcelle à mère soutenue par LFI. Qui ça ? Qui ça ? Sarcel. La ville de Sarcel 95. D'accord. la ma ville de résidence Saint-Denis à un maire LFI et juste pour anecdote le maire de Nî qui est communiste était mon ancien prof d'histoire.

Ah ça j'ai un palmarès ça. Ah ben si vous résistez c'est bien. J'ai une j'ai une question à vous poser. Une question que les médias mainstream vont jamais poser, j'en suis sûr. Euh vous dirigez maintenant des villes comme Saint-Denis, la Courneve aussi, j'ai vu les villes les plus pauvres de France, on va dire. Et ma question est simple. Acceptez-vous qu'on vous juge dans 6 ans ? Genre comment sera Saint-Denis par exemple dans 6 ans ? Je veux répondre tout de suite. Ouais, je veux bien. Charcelle, c'est une liste dans le Ouais. Oui. Mais c'est de Sarcel dont vous m'avez parlé, je me trompe pas. Sarcel, Saint-Denis, la courneu ? Non, non, mais avant. Avant. Oui. Sarcel. Oui, c'est ça.

Ah ouais, mais c'est pas une liste insoumise. Non, c'est une liste soutenue. Soutenue par LFI et LLV. Oui, ça c'est la l'alliance du futur. Je pense ils acceptent un jour euh de réfléchir autrement que avec madame Tondelier. Mais alors Saint-Denis, évidemment que dans 6 ans, on sera jugé, mais moi je peux pas répondre et je veux pas répondre pour Saint-Denis parce que les responsables de Saint-Denis, c'est les élus de Saint-Denis, c'est pas moi. Et et je dis pas ça seulement pour me mettre à l'abri hein, puisque de toute façon dans 6 ans, on verra bien où j'en serai. Mais euh en toute hypothèse, dans 6 ans, tous les insoumis euh seront interpellés sur le résultat de Saint-Denis.

Et vous allez voir que dans un pays où on est capable de demander à un maire s'il a dit que la ville était noire euh quand on a atteint ce niveau de racisme institutionnel de bonne compagnie par des gens qui pas en plus comment dire affichent une certaine noblesse. Quand on en est là, ça veut dire que pendant 6 ans, ils vont tous les jours venir regarder s'il y a pas un problème dans la tête de de nos camarades. Saint-Denis va être le rendez-vous de tous les guetapans de tous les traquenards, de toutes les extrêmes droites, de tout le pays, de tous les provocateurs. Je n'en doute pas un seul instant compte tenu de ce que j'ai pu voir.

Et alors je veux pas non plus charger BFM parce que bon, ils ont faut dire qu'ils ont bien beuré la biscotte. Mais il y a aussi France Inter qui m'attribue des propos des intentions parce que c'est même pas des propos sur les blancs. Alors ça leur a même échappé que moi-même je suis pas très boné si on veut bien regarder les choses. Comment aurais-je pu tenir des propos contre moi ? Qui sait ? Peut-être un excès de masochisme ce matin-là. C'est pas sérieux. Alors non, je je ne vous réponds pas. Je ne sais pas ce que sera la ville. Je sais ce que veulent en faire ceux qui la dirigent.

Je sais que nous savons tous maintenant, on emmène ça dans notre ADN, il y a pas de révolution citoyenne sans citoyen. Autrement dit, si la population de Saint-Denis est appelée à s'impliquer, il est vraisemblable que les changements seront plus grands que si elle ne s'applique pas. Mais c'est vrai, vous vous pointez quelque chose qui est juste. Il y a un peu une angoisse, vous savez, de la victoire. On a gagné. Bon, tout à l'heure, j'ai cassé la croûte avec mon petit camarade, le maire de Roubé, David Guirot. Et mais moquez-vous de moi, vous verrez, vous verrez, ça sera votre tour un jour ou l'autre. Tout le monde passe par la cage. Je me rappelle plus des noms propres.

Tout le monde sans exception. Alors donc Guiro et puis Cherzad euh Cherazad devient député, Guiro va devenir le maire. Et on on a on a comme on est un peu un toello tout ça, on s'est posé la question de l'identité puisqu'on leur avait posé. V d'abord un les gens étaient super fiers qu'on parle de leur ville pour une fois pas pour en dire du mal. Non mais ça l'échange tellement. Ensuite, David m'a expliqué ce que c'était la construction d'une identité vue de l'intérieur et vu de l'extérieur comme moi je peux poser le problème. Je pose le problème de l'identité comme le ralliment à un signal, hein. Et lui dit, il faut le voir de l'intérieur comme une superposition de couche. Vous suivez ?

Alors, il dit d'abord à Roubé, on est un pauvre, deux ouvriers ou promis à lettre ouvrière et ensuite on est pauvre ouvrier ouvrière de roubé et comme on est tout ça alors on est français. Bon, j'ai entendu le raisonnement et il me dit "Le problème de l'identité se pose à partir des conditions matérielles d'existence." Alors en y réfléchissant 2 secondes, ça m'a réjoui parce que c'est exactement le propos de George Jor en Argentine qui dit aux gens ne vous regroupez pas par nationalité. Vous savez à l'époque l'Argentine se constituait. Il y avait beaucoup d'Italiens, des Espagnols, il y avait même des Allemands, les malheureux argentins.

Et bon et puis il leur dit "Vous regroupez pas par nation et par langue, regroupez-vous par vos intérêts. Comment ? de revendication et alors dit-il la nation surgira des intérêts communs qui sont là. Moi, j'avais adoré cette phrase euh et ce raisonnement parce que je fais partie de ceux qui ont retrouvé le discours et j'ai trouvé ça génial et il m'a raconté la même chose pour Roubé. Mais auparavant, vous m'avez peut-être écouté à Lille, j'en ai profité pour en mettre un bon coup dans dans les genenscives des soi-disants français de toujours.

Là, j'ai raconté que la plus grande grève ouvrière qui a eu pendant l'occupation, pendant l'occupation, les uns faisaient du marché noir hein et les autres résistaient et parmi les résistants, il y a eu la plus grande grève de production de charbon en 1941 et c'est fait que par des ouvriers qui sortent de la mine. et les ouvriers qui sont dans la mine, c'est plus de 100 nationalités différentes qui se trouvaient là. Donc, j'avais pris cet exemple pour montrer que au fond le sentiment d'appartenance à la liberté et le goût de la liberté, il nî dans les conditions de la lutte et de l'existence.

J'espère que tout ça paraît pas trop planant, mais dans les situations confuses, seule la théorie permet de démêler le l'effet emmêlé. Ça va, j'ai déjà répondu à cinq personnes. C'est bon. Ce monsieur-là a l'air désespéré, hein. On est au bord de la crise de nerf. Non, mais Adélaï, je me mêle pas de ton boulot. Je dis juste que C'est bon. Bonjour. Bonjour. Moi c'est Tade Rapi, créatrice de contenu. Euh je pense qu'on est tous au courant qu'il y a une nette augmentation des actes islamophobes. Il y a un cimetière musulman qui a été saccagé il y a encore quelques jours.

Je pense aussi que tout le monde est au courant qu'il y a une grosse restriction des libertés envers les femmes musulmanes suite à la loi de 2004 sous couvert de bienpensance de laïcité comme la réforme de la baaya. Euh voilà le port du voile dans les compétitions sportives. Ma question est la suivante : comment vous positionnez-vous par rapport à la loi de 2004 et comment comptez-vous agir contre les crimes de haine liés au aux religions des citoyens ? Ouais. Alors il y a de la deuxième partie de la question est simple. Le mouvement a soumis à analyser l'islamophobie comme une idéologie des dominants pour dominer, c'est-à-dire diviser le peuple par la religion.

Alors, c'est une tactique qui n'est pas nouvelle. Autrefois, ce furent les juifs, puis ce furent euh d'abord au point de départ, c'était déjà les juifs, ensuite ça été les protestants et les juifs et et maintenant ce sont les musulmans.

en tenant compte du fait que le l'islam en France s'est développé beaucoup à partir de l'immigration, c'est-à-dire d'une classe ouvrière fabriquée de toute pièces par des gens qui faisaient qui offraient une perspective à des braves gens qui se sont dévoués, qui se sont usés à la tâche pour le bonheur de leur famille et souvent de leur patrie naissante car les payes retournaient souvent au bled et faisait d'ailleurs la seule aide vraiment non corrompue qu'on pouvait apporter Là, alors l'islamophobie est une tactique des dominants.

Il n'y a aucune raison, suis généris de soupçonner l'islam d'avoir des vues [grognement] en politique qui seraient différentes du suprémacisme juif ou catholique quand il existe ou ce qu'on voudra dans n'importe quelle autre religion. Alors bon, les croyants musulmans sont musulmans et c'est bien leur affaire du moment qu'il respectent la loi. Tout va bien et c'est vrai pour tous les autres, hein. Alors après, vous m'avez posé une question qui est plus piégeuse pour moi, c'est la loi de 2004. Il s'agit du foulard à l'école. Donc ma position n'a pas changé.

Je je persiste à dire que on ne doit pas afficher de signaux religieux dans l'école, ni les profs, je dis bien les profs, les parents d'élèves qui viennent à la rescousse, faut quand même pas exagérer. Bon euh c'est bien sympa des gens qui viennent hein. Alors dans l'école non aucun signe religion, donc pas de tipa, pas de foulard, pas de croix visible et cetera. C'est le point de vue traditionnel de l'école laïque. Je vous dis pas que c'était une décision qui était facile à trancher parce que souvent vous savez quand vos évidences sont bousculées euh bah euh ça discute et vous vous interrogez sur le bien fondé de d'ù telle ou telle chose.

À l'époque où la décision fut prise, je militais au Parti socialiste avec les les membres de SOS racisme qui commencèrent d'abord par protester contre le fait que à CR c'était on ait voulu enlever les foulards de ces deux euh jeunes femmes qui étaient d'autant plus jeune filles ou je je sais pas comment on doit dire d'autant plus acharné qu'elles étaient des convertis. Il apparaît que souvent les convertis sont plus intransigents avec une application de la religion que les autres. J'en profite pour dire que la question du voile est jugée par les musulmans d'une manière différente parce que ça discute beaucoup dans l'islam contrairement à d'autres religions.

Il y a rien à discuter et c'est comme ça et pas autrement. Et donc ça avait discuté et à ce moment-là SOS c'était pour qu'on puisse garder le voile. Alors pendant 15 jours me voilà la partie a essayé de justifier ce que venit de décider. J'étais assez mal à l'aise tout le monde me regardait parce que je n'y croyais pas. Et puis SOS a changé de ligne. Mon sort s'est amélioré mais je me suis bien rendu compte que ça a pas amélioré la question. Bon, parce qu'elle continue à être posée la loi de 2004 et que des gens vivent cette loi comme quelque chose de contraire à leur liberté religieuse. Bon, je le comprends mais je m'en tiens à la version école laïque, pas de signe religieux.

Et je m'empresse de dire à à mes camarades et à mes compates qui ne sont pas d'accord avec moi sur le sujet, vous ne savez pas de quels abus les dominants sont capables. On dirait. Moi, je prône la une forme de neutralité qui est pas de pas d'affichage religieux. Après, le reste devient grotesque. Que des étudiantes n'aient pas le droit de se [grognement] voiler en allant à l'université, c'est une incompréhension absolue de ce qui est la laïcité. La laïcité n'est pas l'athéisme d'État. C'est pas ça. Donc l'espace public n'est pas laïque. L'espace public, il est public.

Je veux dire vous vous habillez comme vous voulez parce que imaginons-nous le ridicule d'aller faire une police du vêtement et pourquoi pas demain une police de la couleur des cheveux. Et et que sais-je encore ? Ça n'a pas de sens. Donc moi, je m'oppose absolument à tout débordement d'interdiction sur la rue, le droit des femmes à s'habiller comme elles veulent. Bon, le ridicule absolu à mon avis était atteint avec la baya parce que là c'est ça devenait carrément une histoire de fou. Il fallait aller mesurer l'allure qu' avait une tenue. Bon tout ça ne tenait pas de bout.

Donc chaque fois qu'on va parler de mineur et de l'école, alors on a arrêté ça, je sais pas si c'est au collège ou au lycée, la loi de 2004, ça inclut le lycée, hein. Bon voilà, tâchons de faire comme ça. Euh moi en tout cas, je j'en reste convaincu. Je sais que ça fait pas l'unanimité dans dans les rangs de mes amis, mais j'en j'en reste convaincu. Et c'est peut-être que j'extrapole sur la manière avec laquelle j'ai vu férocement les exigences de religion s'exercer dans des religions que je connais de plus près. Par exemple celle de ma famille hein puisque je viens de milieu catholique et j'ai toujours redouté que la liberté d'une jeune tête soit encombrée de ses injonctions.

Voilà, j'ai peut-être tort mais bon, je m'en tiens à la loi. Puis si un jour vous voulez changer la loi et que vous trouvez une majorité pour le faire, bah je ferai comme tout le monde, j'obéirai. Mais ça veut pas dire que je serai d'accord. Bon, alors faut faire parler des hommes aussi un peu parce ça va mal tourner, tu vas voir Dlaï, tu te débrouilles avec eux. Non mais vas-y, allez-y, allez-y. Bonjour euh Lisa. Ne méprise pas monsieur Faubert parce qu'il est arrivé après l'heure et qu'il s'est assis à côté. Mais bon. Ouais, vas-y. Pardon madame. Euh, pas de problème. Bonjour, je suis Lisalap, journaliste pour le média.

Depuis plusieurs années, on entend notamment de la part de Van, plus jamais PS. Puis on revoit des alliances he il y a eu la NUPES, puis la guerre, le NFP, puis la guerre, le premier tour des municipales divisé puis le second, il y a eu quelques unions. Alors, concrètement et rapidement, c'est quoi l'état des alliances aujourd'hui ? Et est-ce que les parties de gauche n'offrent pas un spectacle un peu désolant là pour ces électeurs ? Je Ça serait difficile que je vous dise que c'est réjouissant quoi. Donc je vais essayer autre chose. Non, ça ne l'est pas. C'est désastreux. Mais quoi on fait avec ?

Alors l'État, nous on raisonne comment dire avec des des vues un peu plus larges que juste la boutique. Je le dis parce que je considère madame Tondelier et monsieur Fort comme des boutiquiers, c'est-à-dire des gens qui n'ont aucune vue d'ensemble sur la société. D'ailleurs, ils en expriment jamais. Ils pensent à un truc leur partie et pour eux ça se résume à qu'est-ce que je gagne ? Est-ce que je suis bien vu ? Est-ce que j'ai la bonne réputation, les trompettes de la renommée sont avec moi ou pas ? Et le résultat est déplorable. Nous, on a quand on a eu les négociations, fort heureusement mes camarades m'ont épargné cette corvée.

Je suppose qu'il pensait que je ne le supporterai pas et que je ferais qu'aggraver tout ce qui se passait là-dedans. Et eux ont passé des heures à discuter avec des gens et en ressortant étaient consternés parce que il n'avaiit aucune idée sur rien à propos du programme. Mais rien, comme je vous dis rien, c'est rien. Alors là où nous on disait par exemple, on prend tout au-delà 12 millions dans l'héritage. Pendant 3 jours, ils nous ont fait une guerre en disant que c'était du collectivisme et chevelé du du bolchévisme. Et le 3è jour, comme il était 3h du matin et qu'ils étaient fatigués, ils ont dit "On s'en fout, faites ce que vous voulez.

Moi je j'aurais 12 millions ou 10 millions, je me méfierai de gens qui m'envoi balader parce qu'ils sont crevés à 3h du matin. Donc ils n'ont ils neent aucune idée. Des fois ils en ont des bonnes. Je vous jure dans le leur texte parce que moi je les lis leur texte. Eux ils les lisent pas, ils votent d'après le chef. Il y avait une idée qui nous a bien plu. Mais en tout cas moi elle m'a bien plu et je vous la proposerai. C'est l'idée que il fallait démarchandiser la France et l'économie. J'ai aimé ce mot. Le coup d'avant, c'était Monbourg qui voulait démondialiser la mondialisation. Mais comme on voyait pas très bien à quoi ça aboutissait, on a laissé tomber. On n pas cultivé.

On est trouvé sur des choses plus classiques. Euh le protectionnisme solidaire qui depuis a eu de belles heures puisque maintenant tout le monde est protectionniste avec un adjectif. Mais [toux] excusez-moi, la démarchandisation, j'aime bien parce que d'abord un parce que c'est eux qui l'ont trouvé, on pourrait leur dire "Écoutez, puisque c'est vous qui l'avez trouvé, regardez, on l'a marqué, vous devriez être content, mais c'est surtout parce que j'attends de leur part la démonstration de comment on fait une économie de marché sans marchandise." Et comme ils l'ont écrit, je pense qu'ils y ont réfléchi et qu'ils ont une réponse.

Mais des marchandisés pourraient vouloir dire étendre le champ du service public par exemple hein. Moi je le comprends comme ça mais je pense que s'ils aiment mieux le mot des marchandisés que étendre le service public. Je pense que les il y a pas ici qui est-ce qui est dans les équipes programmes ici de vous là ? Il y a pas. Bon bah elle est où alors Clémence ? Bon peut-être que nos nos copains vont accepter le mot.

Bon bref, pour résumer madame, la difficulté est extrême avec des gens qui n'ont pas d'idée, qui quand ils en ont les abandonnent plus vite que le reste et qui sont partis de l'idée que ils gagneraient le leadership du centre en maudissant les uns insoumis plus forts que les autres, sans se rendre compte qu'en faisant ça, il se coupe d'alliés et de et d'électeurs. car supposons qu'ils arrivent à faire voter tout le centre au même endroit, ce qui ne se peut pas. Ce n'est pas possible parce que ce qu'ils acceptent le centre, vous tout à l'heure vous avez mis dans le centre, monsieur d'Armanin, bah ça vous fait des centristes un peu droitiers hein, et même beaucoup.

Et c'est vrai qu'ils le sont. C'est pas pour rien que quelqu'un avait produit le concept d'extrême centre, si vous vous souvenez, hein. Bon bah, l'extrême centre, les autres ont appelé ça l'illibéralisme pour dire que le libéral c'est bien mais il libéral c'est pas bien. Ben non, il le libéralisme c'est pas bien. Ça conduit à ça. Ça conduit à l'extrême centre et à la division. Donc voilà, c'est pas nouveau, vous savez, la stratégie constante depuis le premier jour où la gauche est née, le roi se lève, à gauche, ceux qui sont contre le droit de véau du roi, à droite, ceux qui sont pour.

L'heure après, la reine était en train d'acheter des députés qui étaient du côté de la gauche du roi pour essayer de les faire voter à droite. Donc ça a toujours été la technique de l'ennemi. Toujours nous diviser. Le plus gros effort consiste à rassembler. Des fois ça pose des problèmes mais quasi insurmontables. Par exemple la gauche pour s'allier avec le parti radical. Ça existe plus aujourd'hui. Mais le parti radical a été le grand parti de la 3e République jusqu'à la guerre de 1940. D'accord. Le parti radical. Oui, ça existe toujours. Il y a deux ou trois types qui ont gardé la caisse mais euh bon, il y a à boire et à manger là-dedans, hein.

À l'époque, aujourd'hui, il y a plus rien, ni à boire ni à manger dans ce parti. Il est de droite, il a le droit, hein. Et puis et puis voilà. Mais pour se rassembler avec eux, on suit sans réau parce que la gauche à l'époque était marxiste. Le Parti socialiste était marxiste. Léon Bloom disait qu'il était pour la dictature du prolétariat. J'ai entendu que ce sujet revenait à la télé et quelqu'un a dit "Ah ben non, c'était quand il était jeune." Non non, quand il était jeune, il était pas chef du Parti socialiste. Il a attendu 50 ans pour le devenir. Non, il a toujours été pour ça. Il le dit.

Et puis les communistes étaient communistes et donc par définition bon vous imaginez rassembler des gens comme ça avec le parti radical. C'est comme si on disait aujourd'hui bah ça par exemple que des insoumis feraient un parti commun ou une une alliance avec monsieur d'arman, mais même en rêve ça sera pas un truc pareil. D'accord, c'était ça et ils l'ont fait. Et qu'est-ce qui s'est passé immédiatement ? Pap, le couvercle a sauté. Boum ! le programme qu'ils avaient laborieusement mis au point pour les élections de 1936. Tout est parti dans le décor et on a gagné en en une semaine plus qu'en sentant de lutte sociale.

Voilà pourquoi nous nous sommes des partisans acharnés de la lutte démocratique et des majorités pour les camarades ou les amis qui m'écoutent à cet instant et qui me feraient pour recommencer le sans piternel procès de l'institutionnalisation de la lutte révolutionnaire. Voilà, donc ça va mal, je peux pas vous dire le contraire et nous sommes à la recherche d'une réponse. Nous en avons proposé une. On va faire la tournée des popotes pour voir. Bon part dans je ne sais plus quelle émission a parlé d'une offre fédérative. C'est tout ce qu'on avait trouvé dans la réunion où on en est convenu.

On peut pas dire que c'était d'une folle élégance et que ça vous donne envie de mourir pour une offre fédérative. Alors bon, en Uruguay, ça s'appelle frente amplio, ça veut dire front ample, ça vaut pas plus cher. Ailleurs, ça a été on a cherché un mot et bien on n pas trouvé, je me rappelle plus le dernier ce que c'était. Ah oui, c'était front antifasciste. Euh bon, pourquoi pas ? C'est un dénominateur comment ? Mais on a besoin d'une formule qui permette à chacun de s'y retrouver. Alors, on pourrait trouver un nom de fleur ou un truc comme ça, mais euh avec une clause bien précise dans la charte, plus précise qu'on l' fait la dernière fois.

Le premier qui sort du programme passe à la porte direct et on nomme trois personnes pour surveiller. Voilà. Parce que c'est plus possible de faire des alliances avec des gens qui mentent comme on dit autrefois comme un arracheur dedans quoi. Il vous signe un truc à peine élu dit le contraire ou il vous met en cause parce que on a passé des épisodes grandioses hein. On gagne les élections, on se réunit que la première parole que dit monsieur Fort Mélenchon premier ministre, je suis bon prince. Pourquoi ? Pourquoi pas moi ? Je suis le plus bête de la bande, le moins préparé. Et ben au lieu d'en discuter, on a dit OK, vous voulez pas très bien, on vous en propose quatre autres.

Ah qu'est-ce que je vois ? C'est pas Mélenchon le problème, c'est tous les insoumis qui sont un problème à leurs yeux. Donc ils n'en ont même pas parlé des autres noms qu'on leur a proposé. Donc vous voyez que si on passe un accord et là alors je profite de votre question pour relancer notre appel à une offre fédérative dont il faudra trouver un nom attrayant et nous disons à ceux qui le veulent que nous sommes ouverts à un accord qui portera sur la présidentielle et évidemment la législative et auparavant la sénatoriale qui s'annonce puisque comme nous allons avoir un millier d'élus que nous sommes deorénavant présents dans 360 conseils municipaux C'est quand même pas tant que ça.

En tout cas repérer hein, il y en aura d'autres. Bon pour les prochaines élections sénatoriales ou bien il y a un accord pour toute la France où il y aura pas d'accord. La dernière fois ils se sont cru plus intelligents que tout le monde en voulant faire du chantage. Résultat ils ont perdu 10 sièges parce qu'ils n'ont pas voulu faire des listes avec nous. Nous sommes à leur disposition pour leur en faire perdre 50 dans les mêmes conditions. Mais s'il y a un accord, ça sera pour toute la France, pas juste les endroits où ça les arrange et où il faut empêcher des gens de se noyer. Toute la France ou rien. Et on commence comme ça.

On commence par les sématorials, on continue avec la présidentielle et de grâce un seul candidat à l'élection présidentiel en insoumis évidemment une candidature insoumise puisque nous avons déjà gagné deux fois la primaire qui est le premier tour et que d'une manière générale nous n'avons démérité à aucune élection. Il y en avait une où ils sont passés devant, c'est avec monsieur Gluxman aux élections européennes. Monsieur Gluxman les a envoyé tous boulets. Donc vous prenez le bloc qu'il y a là. Ils avaient déjà perdu 400000 voix par rapport aux mêmes composantes le coup d'avant. Et maintenant voilà qu'il y en a un morceau qui est parti qui a dit que jamais il s'alirait avec nous.

D'ailleurs, il en a fait la preuve. Il a réussi à perdre brieux comme ça. Donc c'est une méthode qui a son efficacité. Ça ne nous concerne plus hein. C'est les plus notre affaire. Mais en tout cas celui-là est parti. Alors, vous coupez la liste qui était à presque 14 % quand même, hein. Vous la coupez en combien ? Mettez que vous la coupiez en 2. Ça fait 2 x 7. Bon, ça fait moins que nous aux européennes. Mettons que vous la coupiez en quoi ? Alors, plus d'un côté que de l'autre. Je vous laisse apprécier. Nous sommes les premiers à gauche. Point. Et par conséquent, la candidature à l'élection présidentielle sera insoumise. À partir de cette équation générale, la discussion est ouverte.

Mais pas d'accord aux législatives s'il y a pas d'accord à l'élection présidentielle. La comédie est terminée. Nous nous voulons gouverner. Je termine en vous disant sur ce point que nous nous sentons la capacité de gagner. Ceux qui ont organisé leur fond de commerce sur la propagation, la propagation du désespoir, des vaincus d'avance et des pleurnicheries de tout sortes hein n'aurait jamais commencé le mouvement insoumis à l'heure où tout était perdu vu les désastres qu'avaient créé les socialistes. Et on l'a fait.

Par conséquent, nous pensons que notre pays comme il est ayant à choisir au deuxème tour entre le Rassemblement national et une candidature insoumise, ce pays est assez antiraciste, assez républicain pour ne pas voter Front National, rassemblement national. Voilà, c'est notre paris dans l'histoire. Par conséquent, nous pensons que nous allons gagner. En tout cas, qu'on peut on peut Si vous êtes deux, il y en a un qui gagne. D'accord ? Vo pourquoi ça à l'avance, on dirait que c'est l'un plutôt que l'autre. Bien, on peut mais alors ça va pas être pour commencer le congrès de l'UNEF en permanence hein.

Ça va pas être tous les 3 jours en train de discuter avec madame Tondelier la dernière mouche qu'il a piqué ou la dernière lubi de monsieur Fort qui s'est disputé avec la TO22 là ou je sais pas quoi. C'est absolument impossible de diriger un grand pays qui sera sous une telle pression avec une pareille clochardisation de la politique. Donc il nous faut des alliés sûr solides stable. Nous sommes ouverts. On peut parler de tout, du programme. On peut en parler. Ah bah, il y a déjà quelque chose qu'on a voté ensemble. Bref, nous sommes prêt à parler de tout, mais il ne peut pas y avoir pour commencer une exclusive. D'accord ? On peut pas commencer avec ça.

Et deuxièmement, il peut pas y avoir autre chose qu'un accord en bonne et du forme respecté par tout le monde. Je sais pas qui aura à gouverner parmi nous ce pays, mais je peux vous dire que c'est absolument impossible dans les conditions dans lesquelles on est aujourd'hui. Alors que vont faire les gens ? Ils sont comme nous, ils réfléchissent. Mais on compte bien qu'ils réfléchissent. Ils vont se dire "Voyons voir, si on vote insoumis, un on a une chance d'être là au deuxème tour, on sera pas de la revue comme d'habitude et de on a une chance d'avoir un bon gouvernement puisque ils s'entendent bien entre eux et que c'est pas la pagaille continuelle.

Je pense que il y a un nouveau cercle de la raison de gauche et bien c'est le cercle qui se construit autour des insoumis. Là, j'étais un peu long parce queil y avait du C'est pour vos collègues conventionnels. Il y avait la question là, il y en a eu deux ou trois. C'était bonjour madame [grognement] euh Ivana pour le média histoire crépue. Euh on a un média qui traite d'histoire coloniale et d'antiracisme. Euh on l'a encore vu avec les dernières élections la France insoumise compte de nombreuses personnes racisées dans ses rangs qui ont d'ailleurs fait l'objet de vives attaques racistes ces derniers jours.

Dans nos médias, on évoque souvent des thématiques spécifiques comme l'antiracisme dans notre cas qui qui est une thématique peut voir pas du tout traité dans les médias mainstream. Et je voulais vous poser ce soir, est-ce que vous avez l'intention de vous déplacer dans nos espaces, dans nos médias dans les prochains mois et notamment en vue des présidentiels pour traiter longuement de vos intentions sur la question de l'antiracisme ? C'est une question qu'on a beaucoup travaillé au point de départ dans le mouvement insoumis comme dans toutes les organisations mais davantage dans le n dans la nôtre.

Il y a eu des alertes lancées par des camarades disant il y a là une question qu'on ne traite pas à gauche où on la traite d'une manière merci beaucoup purement utilitariste électoralement. C'està-dire on rapplique à la fin et on vient dire à tout le monde il y a pire que nous. Il y a les fascistes. D'accord. Bon, mais ça ça le fait plus. D'une part parce que les gens connaissent le procédé. Au contraire, des poissons qui en 1000 ans n'ont toujours pas compris en quoi consiste l'ameçon. Les êtres humains, eux, si ils ont compris et ça marche plus. Et à juste titre et tant mieux.

Et deuxièmement, dans la discussion, on s'interdisait d'avoir une approche euh comment dire qui partirait de la différence pour l'exalter. et je sais pas comment vous dire ça simplement pour faire fond dessus. Ça a été une ça a été une grosse incandescence intellectuelle. Comment résoudre ça ? D'abord, on a on a résolu plusieurs questions en même temps successivement. Un, prendre en charge le combat antiraciste sans bargué, c'est-à-dire en l'assumant et en tapant nous dur contre ceux qui allaient dans le sens. Tout à l'heure, vous avez fait preuve de beaucoup de générosité en disant que les médias mainstream ne traitent pas cette question.

Mais si il la traite d'une manière raciste pour beaucoup d'entre eux, il suffit d'avoir entendu cette matinale où la question a été posée de savoir si Saint-Denis était la ville des noirs. Alors la personne concernée a dit "Mais j'avais pas compris mais si vous aviez parfaitement compris, vous avez été chercher votre information dans les réseaux d'extrême droite X qui domine. Et deuxièmement, à supposer qu'on vous fasse cette concession, qu'est-ce qui vous porte à penser que l'homme auquel vous vous adressez a à dire à propos de Saint-Denis que c'est une ville noire ? Qu'est-ce qui vous conduit ? Parce qu'il est lui-même noir.

C'est donc si fondamental à vos yeux qu'une couleur de peau fera une ligne politique. Voilà le racisme. C'est un racisme incarné. Les gens n'arrivent pas à penser en dehors des catégories du racisme. Donc les médias mainstream le traite le racisme en le cultivant et que je te mets des tribunes dans un sens et dans l'autre. Et pour finir, que se passe-t-il ? Ceux qui mènent la lutte sont traités de racialiste. Je me suis demandé comment on ait pu en arriver à une conclusion pareille. Ça, moi ce qui m'intéresse, c'est comment les idées circulent et comment elles deviennent comment l'ennemi les exploit mais comment elles peuvent devenir dominantes.

Et quelqu'un qui bosse avec moi me l'a révélé sans s'en rendre compte, mais en s'en rendant compte une fois qu'il a vu ma tête, il m'a dit "Tu comprends ? Voilà comment ils font." Tous tes discours, ils les écoutent d'un bout à l'autre, ils découpent dedans et ils font un petit une sélection de morceaux choisis et ils prennent toujours le morceau où je parle de l'antiracisme, de la lutte contre l'islamophobie, comme si c'était une sorte d'obsession que j'aurais qui ferait qu'à tous mes discours, je parlerai que de ça.

si bien que c'est comme ça que s'est créé la légende d'après laquelle je serai racialiste, c'est-à-dire que je ferai de la question de la lutte de la de du la racialisation à sujet permanent. C'est un sujet essentiel, il est pour nous puisque c'est en facteur de division du peuple. Nous nous sommes des peuplistes de gauche. Notre tâche consiste à unir le peuple. Bon donc le racisme est une arme. Je vous l'ai dit tout à l'heure, je n'y reviens pas. Mais il fallait aller plus loin que ça. On pouvait pas en rester à ça. Et on a discuté et discuté avec l'un avec l'autre. Moi, j'ai pris beaucoup conseil de la la butée dans laquelle j'étais. Nous sommes universalistes.

Mais qu'avons-nous à dire à propos des différences ? L'universalisme, c'est une ligne d'horizon entre maintenant où tu es dans la différence, où on t'inflige la différence, tu l'as pas choisi. C'est pas toi qui demande à être racisé. Raciser, le mot racisé veut dire que la race est dans l'œil de celui qui regarde, pas dans celui qui le supporte. Comment comment on faisait pour tu es dans cette différence et tu as pas avoir en avoir honte ? Et de l'autre côté, on va vers l'universel. C'est comme ça qu'au fil d'une discussion, il s'est trouvé que ça s'est concrétisé avec lui.

C'est avec Youus Somargi que on a mis au point la capture du mot créolisation dans le vocabulaire qui était celui du poète Martiniquet et qu'on a commencé à regarder comment il disait ça, comment il l'expliquait et cetera. C'est-à-dire que nous avons mis en avant le fait que la créolisation étant fait, mettez les êtres humains que vous voulez, ils finiront par se créoliser, ne serait-ce que pour pouvoir échanger entre eux, ils créeront une langue. C'est ce qui s'est passé aux Antilles. Ce sont les esclaves venus de toutes sortes d'endroits qui créent une langue et pour finir, c'est la langue dominante puisque c'est eux qui dominent en nombre et pour finir même les maîtres devront apprendre.

Le concept de créolisation est celui qui a fait le pont entre ce qu'on appellerait avec des très grosses guillemets le droit à la différence pour ceux qui aiment cette différence que nous combattions en disant attention le droit à la différence et toujours la différence des droits à la fin mais supposons vous êtes qui vous êtes et ma fois vous en êtes content on va pas venir vous dire ah ben non faut renoncer à ce que vous êtes et qu'est-ce que vous êtes une langue des goûts culinair des goûts musicaux bref tout ça vous connaissez ça aussi bien que moi.

Le concept de créolisation m'a été jeté à la figure de toutes les manières et comme j'ai affaire à des ennemis qui brillent pas toujours par leur élégance, on m'a dit que je voulais remplacer le français et que je voulais donc puisque je remplaçais le français, remplacer le peuple français aussi pendant que j'y étais. Et pas plus tard que cet été. J'ai répondu à une tribune de monsieur Genot qui expliquait que j'ai bon qui est un type intelligent les tris/4 du temps sauf quand il écrit sur moi. Bon alors là vraiment c'est pas au point. J'ai répondu mais c'est pas la seule chose. Je vais être aussi bref que je peux. C'est un concept central de la dynamique de la pensée.

Tout le monde se créolisera. Personne ne peut lire un texte français du début du français. Personne ne peut lire couramment un texte même du 17e siècle qui soit pas écrit dans la langue des fondateurs de la règle du français. On a beaucoup de mal et ça se disputait à l'époque pour savoir quelles étaient les règles. Par conséquent, la créolisation, elle est langagière musicale. J'ai je m'aperçois que personne n'a l'air de discuter ça. Ouais, ben c'est normal qu'on créolise la musique. Bah alors, pourquoi la musique ? Oui, pas la reste, tout le reste.

Et puis le deuxième concept qui est arrivé qui lui est révolutionnaire dans la nuit dans laquelle nous sommes aujourd'hui, il porte la lumière, c'est de dire d'une souffrance, nous faisons une fierté. Voilà, nous sommes les derniers arrivés. Je prends cet exemple pour commencer. Les derniers arrivés dans quoi ? C'est à ça qu'il va falloir répondre. Les dernier arrivés, nos parents, nos grands-parents étaient les derniers arrivés. C'est mon cas. C'est le cas d'un certain nombre de gens dans cette salle. Et on nous a montré du doigt. Il a fallu un million de fois qu'on fasse la preuve que on était légitime à être là. Il aurait fallu qu'on s'en excuse ou qu'on remercie d'abord.

Ni on remerciera ni on s'en excusera. On est là, on est bien et on fait vivre cela. Ce pays est à nous comme aux autres. Alors ça c'est l'idée révolutionnaire parce que ça transforme une souffrance en une fierté. Nous avons appris ça, on n pas découvert nous dans notre bureau. On l'a appris des G Pride parce que la G Pride fait une fierté de ce qui a été une souffrance pendant on ne sait combien de temps. L'humiliation des homosexuels alors que l'orientation sexuelle n'a jamais été en choix. Et on est reparti de cette idée en se disant comment on peut la formuler ? C'est le mot Nouvelle-France.

Alors ça vaut pour les enfants d'immigré un français sur tr qui a un ancêtre étranger mais pas que. Ça vaut pour les femmes les dernières arrivées dans le droit à avoir un compte en banque, le droit à maîtriser sa fécondité, le droit à avoir des postes de direction, le droit à faire des études. Car tout le monde oublie que en 1956 dans ce pays, il y avait 500000 étudiants, non 200000, on en a 3 millions aujourd'hui qu'on avait à peine 20 % de bâcheliers. Donc parmi les bâcheliers, ultra majorité d'hommes et parmi les non bâcheliers ultra majorité de femmes. Dès lors, eux aussi, elles aussi ce sont les dernières arrivées dans le droit au pouvoir, le droit à l'autonomie, le droit et cetera.

Et puis après, on peut continuer. Les jeunes présentent des revendications de statut social. Ils veulent être d'abord leur statut. Et cette société invente le SMIC jeune. Tu es jeune donc tu es payé moins. Pourquoi ? parce que tu es jeune, tu es moins compétent que les autres, faut le dire. Vous voyez le concept de Nouvelle-France embrase tout ça et fait de la souffrance de ne pas être de la bonne société, de la bonne catégorie sociale, de pas avoir la famille qui a fait les grandes études et cetera. La fierté de dire "Je m'y mets". Et vous allez voir ce que vous allez voir.

Voilà le concept de Nouvelle-France et pourquoi il est porté avec autant de fierté par tous les copains qui ont été souvent les plus exclus. qui sont les premiers à dire oui oui c'est la Nouvelle-France et plusieurs d'entre nous ont fait des démonstrations qui sont magiques mais humainement révélatrices. [raclement de gorge] Voyez Antoine Léomor faisant lever les mains dans une réunion en disant ce pays est à nous qui sait qu' a un grand-père immigré et comme la première fois que j'ai vu faire ça on était sur un parking à Ébri onit pas trouvé autre chose que le parking nous là tous sur le parking je sais pas combien on était 3 400 alors ils se mangent tout le monde oui bravo.

Ils se mettent à crier. Ils ont de l'humour hein. Les gens ils se mettent à crier. On est chez nous. Il y a un slogan d'habitude c'est pas chez nous hein. Alors tout le monde se met à crier. On est chez nous, on est chez nous, rigolade. Et du coup Antoine il pris d'une d'une intuition merveilleuse et il dit "Bon, ceux qui ont un grand-père étranger lèvent la main. Tout le monde lève la main. Moi aussi je lève la main et on se regarde et vous savez la première chose qu'on a fait, on a ri de bonheur. Waouh ! On est les plus nombreux. C'est nous qui faisons tout. Ce moment de bonheur, je sais pas l'exprimer.

Je suis pas un poète assez j'aimerais bien l'être ou assez beau bon littéraire pour exprimer ce moment de joie de joie par la force. Voilà madame comment je vous répondrai sur le cadre conceptuel. Quand on est armé comme ça, on va partout, il y a pas de problème. Mais il faut qu'on améliore encore. Il faut qu'on améliore avec des mesures plus pointues et qui soient pas que comment dire des mesures de condamnation. Il faut qu'on fasse attention à ce qu'on fait. Il faut pas qu'on donne le sentiment que on sait surtout on saurait surtout interdire mais le racisme doit être combattu comme un crime. Point, ça c'est sûr. Et par conséquent, il y a des choses qui ne peuvent pas être admises.

Moi, je serai l'arcom. Je me relève la nuit pour aller dire à la personne qui a dit la ville des noirs où c'est que vous avez trouvé une idée pareille. Et l'autre qui dit au maire, vous êtes dans la main de qui ? Pareil, c'est intolérable. Mais je veux pas réduire non plus le sujet à ça parce qu'il est il est très ample. Il y a la ségrégation pour le logement, il y a la ségrégation pour l'emploi, il y a il y a toutes les formes de discrimination qui sont en cause. Mais si vous m'invitez, je viendrai. Je vous dis pas que je ferai que des réponses intelligentes parce que je sais pas tout.

Et puis des fois, je suis comme tout le monde, on me dit un truc, je dis "Ah bon vraiment ?" Et puis après, je me dis "Ah bah oui, c'est c'est elle ou lui qui avait raison et pas moi." Ça m'est déjà arrivé quelquefois comme à propos de la Corse où j'ai quand même dit un maximum de bêtise avant, pas cette fois-ci hein, avant de de dire des choses plus plus raffinées. Ben oui, je viens avec une une autre époque. Quoi d'autre ? Monsieur, ça y est, vous êtes sauvé. Ça y est, je m' vu. Emparez-vous du pouvoir. Il comptait passer le micro à côté. Écoutez, j'ai essayé, j'ai fait des sourires comme vous m'avez dit. Bonsoir monsieur Mélenchon.

Donc Thierry Coifier, j'ai créé Nopo, c'est un média politique indépendant et comme son nom l'indique indépendant, vous êtes de droite, c'est ça ? Non non, je suis indépendant. J'ai reçu des des gens de toutes obédiences de la France insoumise notamment Julie Gardier, Carlos Martins Bilongo, Hugo Mazous, nos popoles, on n'aime pas trop la politique politicienne, les histoires d'appareil, les les le jeu des petites phrases, le commentaire. Donc j'avais deux questions à vous poser.

La première, quelle impression vous donne cette entre deux tours des municipales et et puis j'allais dire l'environnement médiatique qui vous interroge finalement que bah sur ce que vous pensez de la petite phrase de lui et ses histoires d'appareil ? Puis ma deuxième question, elle était sur le fond pour être fidèle à ma ligne éditoriale, c'était sur l'intelligence artificielle. Il y a eu une étude très intéressante sur la destruction d'emplois, 5 millions selon une étude de la COface. Il y a eu un article dans le monde, plusieurs articles. Quel est quelles sont vos propositions ?

là-dessus sur cette espèce de job apocalypse comme on l'appelle qui est àir et quel serait si vous étiez président ou si la France insoumise était présidente ? Quelles seraient vos solutions ? Bon, d'abord sur euh je vais vous faire une réponse en béton armé euh à propos des politiciens. Donc, vous avez des cris en quoi ça consiste et des petites phrases puis vous répondez à la réaction, à la petite phrase et cetera et à la fin vous sortez d'un plateau, vous demandez ce que vous êtes venu faire là parce que avant à la réunion que vous avez fait avant avec les camarades, on a mis au point telle ou telle proposition, la ligne stratégique, qu'est-ce qu'on va dire ?

et vous passez une demi-heure en garde à vue à vous faire pilonner par un ignorant ou une ignorante qui et pourquoi en sont-ils là ? Il faut donc s'interroger sur les conditions de la production de l'actualité. Moi, je soutiens que on ne peut pas faire de l'information en continu sauf à y mettre des montagnes de pognon pour que il y ait des gens qui se relais pour avoir le temps de lire des livres, de lire les articles des autres et de faire autre chose que de lire des résumés de fiches. Ils ne peuvent pas faire autre chose que des inepsies parce que au bout de 1 heure, vous avez épuisé un sujet dans sa dimension globale et mieux vaut poser des questions sur les petites phrases.

Donc c'est les conditions de production de l'information qui sont à revoir. Comment s'y prendre ? Je vous ai déjà dit la première fois que je vous ai vu que moi j'espère la croissance de ce que vous représentez car les moyens que vous maniez permettent le pluralisme. C'est-à-dire que vous êtes différent, vous vous équipez un petit peu, un peu de matos, ça coûte des ronds mais il y a moyen de mutualiser peut-être on pourrait le faire et vous pouvez intervenir comme acteur libre. Ça c'est une des formes de réponse.

Moi ce que j'espère c'est que la compétition de l'officialité médiatique avec ce qu'on va je sais pas comment on dit maintenant, je dirais moi l'underground médiatique mais qui est pas si under que ça parce que il commence à être trapu crée une compétition qui assainisse l'espace médiatique. C'est pas sûr mais voilà le fou. Il faudra libérer les médias parce que c'est pas normal que d'un bout à l'autre de la chaîne tout le monde dise la même chose sur les mêmes sujets et pose les mêmes questions. C'est donc ils sont sous une emprise sous une et cette emprise on la connaît c'est l'argent et ceux qui achètent des médias perdent de l'argent dans les médias.

S'ils y perdent de l'argent c'est qu'ils y gagnent autre chose. Et c'est cette autre chose qu'il faut interroger. C'est évidemment du pouvoir et du pouvoir d'influence pour protéger leurs avoirs l'IA. [raclement de gorge] ça nous embarquerait bien loin. Bien aller chez vous pour en parler longuement sans assommer tout le monde ici. Vous me permettez une mauvaise blague pour commencer. Il est tout à fait curieux qu'on discute d'intelligence artificielle quand on n'est pas capable de décrire ce qu'est l'intelligence. Bon, disons que l'intelligence artificielle automatisée. Elle automatisée et elle les fait plus vite que un organe vivant. Elle est souvent spécialisée.

Un organe vivant ne l'est pas heureusement pour lui. Les programmes d'intelligence artificielle peuvent couvrir de vastes champ mais il ne les couvrent efficacement que s'ils ont une certaine spécialisation intelligence artificielle médicale performante. Pourquoi ? parce qu'elle fait vite beaucoup des innombrables opérations qu'un être humain doit faire avec un crayon le reste du temps. Donc là-dessus arrivent tous les prophètes habituels pour dire ça va être le désastre parce que le désastre est excitant. La jubilation moins. Réfléchissez-y. Essayez de mettre des adjectifs sur un moment de jouissance. Vous verrez vous êtes vite limité.

Si vous essayez de mettre des adjectifs sur un moment de souffrance, vous allez en trouver des pages entières. Et ben, c'est pour l'information, c'est pareil pour gémir, pleurer, se lamenter. Et déjà, on parle d'un truc qui est terrible. Ça va détruire des emplois. Ah bon ? Tout le monde veut bosser ? Vous imaginez une société où les machines feraient tout le boulot ? Qu'est-ce qui vous manquerait ? Vous sauriez pas quoi faire. Et c'est K parlait de la neurasténie qui attendrait les gens quand tout seraiit automatisé. Il faut donc que la vie est un autre sens que le travail pour qu'elle ait du sens.

Donc ce que vous avez surtout à craindre, c'est que vous sachiez plus quoi faire de votre vie. Il est donc temps de prendre vos précautions et d'y ajouter dès maintenant de la poésie, de la littérature et de la musique. Parce que si tout d'un coup vous n'avez plus que ça et que vous n'avez rien, il vous manquera quelque chose. Moitié blague, moitié sérieux, hein, ce que je viens de dire là. L'autre c'est c'est bon quoi. Alors la machine va nous remplacer. Catastrophe. Nous serons tous au chômage. Jamais il y a eu autant de monde qui bossait aussi densément que dès lors qu'il y a eu la machine à vapeur. Jamais. On n jamais bossé aussi intensément. On avait dit la machine va nous remplacer.

Oui, elle vous a remplacé pour faire 10000 choses. Mais pour faire 10 non, vous les faites tout le temps. Et vous faites plus 10 maintenant c'est 20 30 60 grâce à la machine. Donc un peu de sang froid. les machines, la machine intelligente va remplacer les êtres humains dans toutes sortes de métiers et bien on en inventera d'autres. Et d'autre part, la machine intelligence artificielle ne se nourrit pas d'elle-même. Pour l'instant, elle est très conquérante. Elle se nourrit de savoir qui ont été produits pendant allez 20 30 siècles non millénaires d'intelligence humaine. Alors bon, la production des arcs et des flèches, elle est tout à fait au courant de toutes les étapes.

C'est un peu plus compliqué pour le calcul du génome humain, mais elle y arrive. Donc elle ne fera jamais rien d'autre que ce que d'utiliser le savoir existant pour le confronter à des faits. Perdez pas espoir. Voilà. Après, je vais lire tout ça plus soigneusement. Pour l'instant, je suis dans la partie philosophique et je lis les bouquins de Anne Dalombert. Un point pour moi, que je vous recommande. Le premier sur l'intelligence artificielle. Je l'ai relu trois fois. Il y a un moment que j'ai pas lu trois fois en bouquin. Génial. Simple, pensé. Superbe et l'autre ça s'appelle la bêtise artificielle.

J'ai mis encore plus parce que c'était moqueur mais bon comme c'est une savante elle se moque savamment hein. Et je suis sûr que vous les avez lu si vous c'est votre hobby. Euh mais on est devant un beau défi. Pourquoi y avancer tout de suite dans la peur, la crainte, le désespoir, l'autoflagélation ? Ben Dieu, ça peut marcher, ça peut être formidable, je sais pas comment. Mais il sûrement qu'il y a une solution, hein. Il faut pas toujours manger du pain noir. J'ai que ça à vous répondre pour l'instant, mais si vous m'invitez, je réfléchirai plus profondément à vous sortir deux trois petits trucs plus affutés.

Si la machine nous libère du cancer, hein, honnêtement, quelqu'un va les gueuler contre. Et 1h44 qu'on est là, ça a duré aussi longtemps que mes discours. C'est long, hein. Combien on a fait de questions pour les records ? compte hein. Allez-y [raclement de gorge] madame. Bonjour monsieur Mélenchon, Olivia Politique. Euh moi de mon côté je fais des lives TikTok politique avec mes jeunes et j'aime leur montrer ce qui se passe dans les différents meetings. Et dans les meetings LFI, je croise souvent le média frontière et ça finit souvent mal pour le candidat LFI en question.

Donc ma question c'est de savoir est-ce que vous n'avez pas peur d'une stratégie de déstabilisation générale [grognement] de la part du média frontière pour les présidentiels en 2027. Bon, la peur c'est pas trop notre truc. On fait les malins. Ils sont violents, agressifs. Nemmési, c'est une organisation qui est à la limite des méthodes du terrorisme puisque elle organise des tracnards et que elle mettent en avant comme à pas selon leur propre terme, des filles euh et après ça elles viennent se réclamer féministes. Donc nous, on a demandé l'interdiction de Némésis en tant que groupuscule violent. Après frontière, ils sont rigolos quoi. Ils sont rigolos quoi.

Celui qui a dit qu'il était bourré, je sais pas quoi là, c'est pas grandiose ça. Moi j'attends de voir pouvoir voir madame Saintcric dire "Ce matin, je sais pas ce que j'ai bu. Alors, je vous pose n'importe quelle question." Au moins elle avourit l'origine de ces questions. Bon moi je les trouve rigolo mais les copains les trouvent pas rigolos parce que ça les saoule parce que bon voilà un peu de regardez maintenant on trouve des mots. Némésis appelle ça des happening. C'est joli hein. Moi je me rappelle d'un temps où le Parti socialiste nous donnait pour consigne d'aller perturber les meetings des de du Front National. On appelait ça le harcèlement démocratique.

C'est Jean-Christophe Cambodadellis qui avait inventé ça. Le harcèlement démocratique. Alors, on harcelait, c'est-à-dire qu'on allait à la porte, on empêchait les gens de rentrer, on poussait des cris. Voilà. Alors, eux, ils font pareil. Moi, j'ai pas eu le temps de les voir. C'est pas frontière, c'était des petits groupes. À Toulouse, ils sont mis à crier. Mais le temps que je vois que je repère où ils étaient, il déjà couru jusqu'à la porte où personne n'avait l'intention de les brutaliser parce que pour nous, c'est devenu un sujet de rigolade. Mais vous avez raison de dire qu'il faut se méfier. Alors, ils s'en prennent à nous. Bon bah, on va faire avec.

On compte pas sur la police, ils viennent pas. Et quand ils viennent, ils font rien. Donc c'est ce qui s'est passé à Lyon à Fach Tuménile. Je sais pas s'ils ont mis en mis quatre en garde à vue, c'est ça. Bon, c'est bien. Ça peut en effet faire peur aux gens qui viennent pas aux réunions. Mais c'est pas le cas. dites si vous faites nos réunions, vous pouvez pas dire qu'il y a plus personne de peur hein. C'est plutôt qu'il faut faire attention. Et par exemple les municipal de voyage ou encore Rachel par exemple [raclement de gorge] super violent [toux] partiel de voyage Rachel Ké aussi ça a été violent.

Oui oui [grognement] non mais je vais pas vous dire que ça que ça que ça vaut rien si ça vaut. Ils ont été l'intimider lui, interroger ses voisins, faire peur à ses parents. Euh c'est vraiment des gens méprisables. Bon, un jour ou l'autre, on finira par les interdire aussi, mais pour l'instant, ils rendent service euh à la droite et à l'extrême droite, donc ils sont en liberté. Ben voilà, qu'est-ce que voulez que je vous dise ? Euh, il y a aussi des ras crevés, il y a des chiens en rag par-ci parl quand on peut, on les capture. Sinon, on vit avec, hein. Les moustiques, tiens, il devrait être interdit les moustiques, mais ils sont toujours là.

Non, je réponds sérieusement en vous disant que je suis comme vous. Je me rends compte que c'est un fait nouveau et vous savez madame, c'est pas nouveau. Quand on j'étais jeune homme et qu'on on demandait c'est quoi le fascisme, on nous disait vous posez pas la bonne question peu importe ce qu'il raconte. Ce qu'il faut voir c'est leur finalité. Leur finalité c'est briser les organisations syndicales, briser le droit à la parole et la liberté d'expression. et continue avec un discours qui change au fur au fur à mesure du temps. Voilà.

Moi, je vois rien d'autre à en dire parce que après ils vont me sauter dessus deux fois plus euh violemment mais la dernière fois, j'en ai croisé, j'étais trop content parce que il me pose une question, j'ai rien compris à ce qu'il disait. Il devait pas être dans son état normal et je lui ai dit "Ah mais vous êtes ivre !" Mais je savais pas que c'est le gars qui s'était vanté euh qui avait dit aux autres "Mais je suis un peu bourré tout ça." Ça vous dit rien ça ? C'était frontière. J'étais pas au courant. Moi, je me suis maré. On m'a dit "Mais tu étais au courant ?" Non, j'étais pas au courant. Je passe pas ma vie à regarder les trucs. Voyez, on a du pif des fois.

Je peux rien vous répondre de plus. Hélas. J'espère qu'il soit à la fin. Mais il y a rien qui les détruira plus que vos rires. Moquez-vous d'eux. Ils valent pas la peine d'être pris au sérieux. Du moment qu'il vous tape pas, hein. S'il vous tape, légitime défense. Quelque chose d'autre ou c'est fini ? 1h49. Je veux bien parce que ils en peuvent plus là de me supporter les pauvres. Mais après vous pourrez les torturer eux d'accord pour s'il vous manque des questions. Vas-y. Oui. Bonjour monsieur Mélenchon Hugo Couturier de Hugo Perchoir qui est une quotidienne sur l'actualité parlementaire sur Twitch.

J'ai eu l'occasion d'interviewer plusieurs des parlementaires ici présents et moi j'avais une question. Vous vous êtes une star ? Non Ferreur c'est Non ça se dit pas. Je prends je prends les compliments. Je prends les compliments. Euh non, vous avez vous avez gagné un certain nombre de de mairies justement aux deux tours, mais vous en avez aussi perdu deux. Vous avez évoqué tout à l'heure Fach Tuménil qui était la plus grande commune que vous aviez que vous aviez gagné en 2020. Il y a Grabel aussi du côté de Montpellier. Quelle analyse politique vous faites de cette défaite ? Quel bilan est-ce que LFI a fait trop de promesses qui ont déçu en étant pas tenu ?

Est-ce que c'est une réponse liée à l'anti LFI primaire que vous évoquiez ou est-ce que c'est plus une question locale ? Bah on va voir, les copains vont faire le bilan. Moi, je suis mal placé pour le faire. En plus, je suis totalement de parti prix. Grabel, c'est une petite commune de 8000 habitants et le maire est un ami depuis la Saint Glinglin de la nuit des temps. Donc je me sens absolument incapable de dire un mot trop sur lui. Et bon, il s'est beaucoup dévoué à tout ça. Peut-être que les gens n'ont pas aimé qu'il soit dans la répartition des tâches de la commune de Montpellier. C'est lui qui a installé la régie de l'eau.

Bon, il a fait du bon boulot mais je suppose que il s'est passé quelque chose quoi. Je ne sais pas parce que bon, c'est rare, vous savez les les maires qui ne sont pas dévoués, même les gens de droite, mais à un moment donné ça coince sur un truc. Mais quoi ? Ça dépend des endroits. Est-ce qu'il y a eu un front anti LFI ? Alors ça n'aurait pas eu de sens puisqu'il avait déjà eu lu trois fois. Donc si ils avaient envie d'être anti LFI, ils auraient fallu qu'il commence par être antiprs puis anti partie de gauche puis anti insoumis. Donc ils en ont eu trois couches quoi. Il y a dû avoir autre chose. Il me l'expliquera et je veux pas avoir l'audace de me lancer dans une analyse.

Fauménil, c'est cruel aussi pour nous parce que Proisi est un super camarade puis il a ouvert la voix. Il était dans une équipe à l'époque qui était composée de toute l'Union de la gauche, d'accord ? Et dans laquelle il y avait des socialistes qui étaient qui sont devenus pour certains rageusement antifi. Alors ça ça pas ça crée une ambiance qui est pas très bonne. De ce que j'ai vu moi, c'est tout ce que j'ai vu et je n'en connais pas plus mais il se trouve que j'en connaissais quelques-uns de longuement. Ça m'avait déçu de les voir marcher dans le baratin sur les filles antisémite qui a un argument pour la droite. Mais bon, ça s'est trouvé comme ça.

Peut-être que ça a pourri l'ambiance de l'équipe municipale, mais ils ont fait tellement de belles choses. Et c'est vrai que pour nous, c'est c'est resté un crève cœur et surtout pour pour Patrick parce qu'il a cramé sa vie pendant le temps où il a été le maire de la commune. Alors, je suppose qu'il vous arrive comme à dos. Je veux dire, vous gagnez une ville, elle vous appartient pas. C'est tout. Alors les gens un coup il votent pour vous, le coup d'après ils veulent plus. Vous avez intérêt à trouver des bonnes raisons pour qu'il veilleent encore. Ça c'est le lot de tout élu hein. Et il y a des coins qui sont plus comment dire spontanément de gauche prenant la commune de Lille.

Si les dirigeants verts locales ne s'étaient pas vendus pour un demi-plat de lentille euh aux socialistes, mais à la variété de socialistes respectables hein, respectable mais marqué bureaucrate. D'accord, incapable de trouver comme un petit poulet en liberté pic pique ici où c'est qu'il y a un petit grain ici un petit verre de terre. Non, rien. Né, grandi, accompli dans l'œuvre du parti. Je méprise pas, hein. Non, non, non, je méprise pas le travail qu'il a fait dans tout ça, mais je veux dire que c'est un certain rapport à la vie. Bon, bref.

Alors, entre lui et une ouvrière, une certaine petite bourgeoisie refuser de s'identifier à l'ouvrière, même si elle parle très bien, même si elle est cultivée et même si elle est de bon niveau professionnel et qu'elle pourrait donner des leçons à quelques-uns de ses bélâtres. Mais bon, alors les verrs à l'idée de se retrouver derrière une ouvrière qui je sais pas ce que ça leur a fait mais les verts ils étaient pour être avec nous. une pagaille indescriptible au 2e tour, vous l'avez vu, mais c'était une ville de gauche, donc il y avait pas de risque de droite. Bah, [soupir] les gens ont choisi de reconduire les mêmes. Bon bah voilà, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?

Nous, on a progressé, on s'incline, c'est la démocratie. Mais ce que je peux dire, c'est que la prochaine fois les socialistes, ils la reverront pas à Lille parce que la prochaine municipalité lilloise, elle sera insoumise. Je prends des paris avec vous. Si vous me retrouvez vivant, la prochaine fois, on pourra savoir lequel de nous deux. Non, vous avez rien affirmez-vous. Voilà. Donc euh ouais, il y a des qu'on perd d'une commune, c'est douloureux quel que soit le parti. Je ne connais pas les raisons. J'ai pas eu le temps là. On est que le on est que le mardi, hein. Tu le sais toi Manu ? Tu leur diras si tu le sais mieux que moi parce que moi je sais pas. Lui, il sait tout.

Et moi je sais ce que je peux hein. Je fais ce que je peux. Tu le sais pas toi Au arrête de rigoler donc pour que tu rigoles. Tu vois bien qu'il le sait et pas toi. Paul peut-être tu leur diras. Tu as pas d'information tu les as pas amené avec toi dans tes dossiers. Bon je vous propose de déchiqueter mes mes compagnons si vous avez des restes d'énergie. J'ai raté la question du siècle. Bon merci. Alors monsieur Hernando, on vous dérange pas au moins ? Bonjour monsieur. Qu'est-ce qu'il a écrit sur ton truc ? Ah oui. [toux] [raclement de gorge] Bon ben merci à tout le monde. Merci d'avoir supporté 1h55. Mais ça va, on a fait une petite dizaine de questions. Non. Ah ah. On a amélioré.

La prochaine fois, dans un mois, je ferai plus bref encore.