Marine Le Pen, invitée de la matinale de Sonia Mabrouk sur CNEWS et Europe 1
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour et bienvenue Marine Le Pen. Bonjour. C'est votre grande interview ce matin sur C News et européen.
Vous êtes la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale et madame Le Pen, cet entretien intervient dans un moment particulier de troubles sociaux, de violence aussi à l'égard de nos forces de l'ordre et de grande instabilité politique. À ce sujet, vous serez reçu demain par Sébastien Lecornu dans le cadre de ces consultations avec différents partis. le nouveau premier ministre qui appelle à la rupture mais auquel vous ne prédisez pas une grande longévité à Matignon c'està dire que demain c'est un entretien pour la forme pour rien.
C'est un entretien pour porter la voix des 11 millions d'électeurs du Rassemblement national pour porter la voix du premier groupe de députés à l'Assemblée nationale et pour dire à monsieur le cornu que si la rupture consiste à un retour aux sources socialistes parce que en été le socialisme c'est la source du macronisme et bien c'est contraire en réalité à l'aspiration majoritaire du pays et donc ça ne peut qu'entrer traîner évidemment la perpétuation d'une crise politique et d'une crise sociale dont il sera certainement la victime. Il a encore quelques jours, Marine Le Pen et l'ensemble du RN, vous affirmez que la censure n'était pas automatique. Il y avait pas de censure a priori.
Pourquoi le ton la stratégie a-t-elle changé ? Pourquoi le ton se fait plus menaçant ? Bah c'est-à-dire que monsieur le cornu est arrivé en disant qu'il allait faire une rupture.
Nous avions cru que c'était une rupture avec le macronisme. Et tu avais vraiment cru ? On a voulu le croire parce que Oui, mais on a voulu le croire parce qu'en réalité nous sommes de bonnes compositions.
Mais on s'est très vite rendu compte que il y aurait une voilà une une persévérance dans les politiques macronis. Ce qui de la part de monsieur le Cornu qui est quand même un des plus proches d'Emmanuel Macron n'est pas non plus, vous avez raison, très étonnant. Mais c'est évidemment très grave parce que aujourd'hui la France s'enfonce dans une crise qui est économique, budgétaire, migratoire, sécuritaire et aujourd'hui politique qui peut, si ça continue comme ça, se transformer en crise de régime.
Donc pas de d'illusion sur la rupture promise et vous avez dit avant-hier dans votre lors de votre meeting à Bordeaux, Marine Le Pen, c'est soit la dissolution, soit la démission. Que répondez-vous à ceux qui vous disent et bien vous êtes passé avec armée, bagage dans le camp du chaos. Euh c'est je passe avec arme et bagage un dans un endroit que je n'ai jamais quitté qui s'appelle la Constitution française.
Donc je suis désolé de rappeler à ceux qui racontent cela que la Constitution de la 5e République est particulièrement bien faite et qu'elle prévoit en cas de blocage, en cas de crise politique ou en cas de crise sociale d'ailleurs un certain nombre de leviers. il y a la dissolution et si la dissolution n'est pas suffisante, il existe euh la la démission potentiel du président de la République euh et et la voix du référendum d'ailleurs qui a été euh comment dire évoquée par Emmanuel Macron à de multiples reprises et évidemment jamais mise en œuvre. Nous allons en parler.
Et le premier ministre malgré toi a annoncé quelques mesures Marine Le Pen des avantages des anciens ministres et plus largement Sébastien Lecorn veut donner des gages à la gauche avec la taxe Zucman pour le prochain budget. Rappelons à nos auditeurs et téléspectateurs, c'est une taxe de 2 % sur les patrimoines excédents 100 millions d'euros comme le propose l'économiste Gabriel Zucman. Est-ce que clairement vous êtes pour cette nouvelle imposition ?
Alors permet d'abord de répondre à à première partie de votre de votre question. J'adore. Ils ont supprimé les avantages pour les anciens ministres.
C'est drôle parce que nous avions proposé ça en commission mixte paritaire par la voix d'un amendement et qu'ils ont tous voté contre sauf les filles d'ailleurs. Donc tout d'un coup la raison ou la sagesse leur leur revient. Concernant concernant l'attaque Zucman.
Euh notre problème essentiel, c'est qu'elle touche évidemment euh les biens professionnels. Nous avons nous une autre proposition que nous avons effectué à plusieurs reprises qui permet de préserver la résidence principale ou unique qui est un concept que nous avons inventé parce que parfois on a une résidence unique mais dans lequel on ne vit pas, qui n'est pas sa résidence principale de protéger les biens professionnels et d'exonérer 75 % de la détention des parts de PME et de et de TI, ça s'appelle l'impôt sur la fortune financière et encore une fois permet Donc vous êtes pour un nouvel impôt. Oui, je je pense que mais je pense que l'ensemble je pense que je pense que il est pas anormal que ceux qui sont euh les plus riches dans notre pays participent au règlement des difficultés.
Enfin, ce serait tout de même étonnant. C'est pas un totem d'immunité quand même euh d'avoir une très grosse fortune. Vous voyez, ce serait étonnant qu'on demande des des efforts aux uns et aux autres et que les seuls à qui on n'en demande pas euh seraient en l'occurrence euh ceux qui ont un gros euh patrimoine.
Les plus riches Marine Le Pen sont avantagés dans notre pays par rapport au plus déf devant l'impôt. Je dis que je dis que tout le monde doit participer et qu'il est assez naturel de bon sens de considérer que ceux qui ont le plus évidemment participent également. Mais ce que je veux, mais ce que je ne veux pas, en revanche euh euh c'est ce que je veux, c'est la suppression de l'impôt sur la fortune immobilière.
H parce que l'impôt sur la fortune immobilière, en été, ça dépossède les Français du patrimoine immobilier de notre pays. Au bénéfice de qui ? Bah, au bénéfice des assurances, des fonds de pension américains ou je ne sais quoi d'autre.
Donc je pense que les Français doivent rester propriétaires de leur patrimoine et donc taxer l'immobilier mais ne pas taxer la fortune financière m'apparaît pour le coup être une sautise dans un pays comme vous dites où depuis 2017 quand même les dividendes et les rachats d'action ont augmenté de 114 % proposer un impôt en plus. Qu'est-ce que vous répondez Marine Le Pen à ceux qui ce matin se disent LFI veulent faire la poche au plus riches vous vous demandez un effort au plus riche. En fait c'est un vieux socialisme fiscal qui est repint en bleu marine.
Oui mais d'accord mais on fait comment alors ? On supr on supprime tous les impôts pour bon moi je pense encore une fois que cette cette transformation de l'IFI en en IF qui va permettre de dégager 3 milliards mais qui protège les biens professionnels, protège la résidence principale unique, protège les investissements dans les TPE et dans les PME et les ETI est une bonne chose. C'est un bon impôt qui n'est pas un impôt toxique.
C'est un équilibre que vous il y a des bons impôts hein parce que derrière il y a des bonnes dépenses sociales. Vous voyez donc à un moment donné les bonnes dépenses sociales elles doivent être financées par des bons impôts. C'est des impôts qui ne sont pas toxiques.
En revanche il y a des mauvaises dépenses qui sont faites et ce sont ces dépenses toxiques auxquelles nous voulons nous attaquer et vous le savez selon quatre axes. contribution nette à l'Union européenne, le coût de l'immigration, le train de vie de l'État et euh la fraude parce que la fraude c'est un vol organisé en fait des moyens des Français. Marine Le Pen, est-ce qu'il y a pas Est-ce que vous êtes pas coincé en réalité parce que certains dans votre parti et le premier d'entre eux Jordan de Barda a des accents pro business et une partie de votre électorat populaire veut que vous alliez plus loin sur la taxe ?
Mais c'est tout de même étonnant. Enfin, vous croyez pas qu'il y a des chefs, des grands chefs d'entreprise qui sont prêts à faire un effort s prêts à faire un effort de se mobiliser mais je vais vous dire pourquoi. Parce qu'en réalité le problème n'est pas le consentement à l'impôt y compris de ceux qui ont les plus gros patrimoines.
Véritablement le problème c'est le consentement à la dépense. C'est-à-dire que les français du grand chef d'entreprise à l'ouvrier, du salarié, au professeurs, du médecin, à l'infirmière, ils ne veulent plus qu'on leur demande de l'argent pour payer une politique d'immigration dispendieuse et encore une fois qui a des conséquences dramatiques sur notre pays. Ils ne veulent pas verser 10 milliards voir multiplier la contribution nette de l'Union européenne par 3 en l'espace de 8 années.
Alors même que l'Union européenne envisage de baisser la PAC pour nos agriculteurs, impose le Mercur, impose le CTA, impose des accords avec les États-Unis qui sont des accords dramatiques en matière de droit de douane. Ils ne sont plus d'accord avec ces dépenses-là. Mais si on règle et moi je m'y engage, si on règle cela, si on leur dit écoutez avant de vous demander de toute façon un effort supplémentaire, nous allons déjà faire l'ensemble des économies euh qui doivent être faites.
Je suis absolument convaincu, mais exactement c'est exactement cela et je pense que euh une grande majorité de Français sera d'accord pour cela. En tous les cas, du côté du premier ministre, ce sont des gages donnés à la gauche avec cette taxe Zucman. parlant des socialistes qui se retrouvent au sport du tout ça c'est symbolique en réalité.
Je veux dire, ils sont en train mais vous avez raison mais ils sont en train même si c'est toxique ils sont prêts à donner des victoires en réalité symbolique au Parti socialiste. Pourquoi ? Pour durer, pour rester en place.
Donc en réalité le premier comment dire le premier objectif de de ces gouvernements rester en place. Mais c'est pas une politique pour le pays ça. Rester en place, vous voyez, c'est pas une politique pour le pays, c'est une politique pour eux-même.
Hier, le député du bloc central, Sylva Mayard, disait, pardonnez-moi, c'est son mot, c'est une connerie cette taxe du mais il faut qu'elle passe parce que le coût d'un nom budget serait plus important que cette taxe là. Mais il y a pas de non budget, ça n'existe pas et monsieur Mard le sait très bien, il y a toujours un budget. Mais non, c'est ce qui veut dire c'est que c'est une connerie.
Mais ils vont faire quand même parce que il ça permet d'obtenir un accord de non censure. C'est-à-dire qu'en réalité euh le le l'accord de désistement qui a été passé il y a 1 an s'est transformé au fur et à mesure en accord de gouvernement et on va se retrouver avec un bloc central appuyé et aidé par LR et appuyé et aidé par le Parti socialiste. Ça rappellera quand même au français quelques bons souvenirs. l'UMPS et cetera.
Des socialistes qui estiment en tous les cas un ancien président, Marine Le Pen, que vous ne faites pas, que le RN ne fait pas partie de l'arc républicain. Déclaration de François Hollande qui voit par contre la France insoumise. Est-ce que ça veut dire ça vous fait sourire mais que la stratégie dite de la respectivité seurtera toujours au même mur qui est une muraille en réalité ?
Mais c'est pas ça, c'est qu'en réalité les propositions que nous faisons sont euh euh tellement évidentes, tellement de bon sens, je pense tellement partagé par une majorité de Français que pour s'y opposer, quand on n' pas d'argument, bah le seul moyen euh de sortir ces énormités dont d'ailleurs il ne se justifie jamais, qu'il n'argumente jamais. C'est mais pourquoi ? J'entendais encore hier ou ce matin la présidente de l'Assemblée nationale sortir une énormité en disant "Mais le Rassemblement national ne partage pas les valeurs républicaines parce que ils font le tri français en fonction de leur origine." Et bien euh je je lui lance un défi qu'elle trouve dans le projet du Rassemblement national une seule mesure elle fait référence au conitionnement une seule mesure qui fait le trion de leur origine.
Voilà. Il parle français étranger, je suppose. Ah oui, enfin les Français et les étrangers madame Bron Pivet ce n'est pas la même chose.
Voilà, il y en a d'ailleurs qui ont peuvent voter et d'autres qui ne peuvent pas voter. Comme quoi, vous voyez que il y a déjà dans la Constitution quelques différences. Contexte politique instable.
Marine Le Pen, dégradation de la note de la France et mouvements sociaux. Une manifestation est prévue ce jeudi après le mouvement bloquou. Est-ce que vous comprenez cette colère ou est-ce que pour vous, ce sont des journées de casse et de dégradation ?
Mais là n'empêche pas l'autre. On peut très bien comprendre la colère des Français, des salariés, des gens qui sont au chômage à cause de la manière dont le pays est géré. Ce qui est éminemment condamnable, c'est qu'en réalité depuis des années et presque déjà depuis Nicolas Sarkozi, toutes les revendications sociales, toutes les manifestations sociales ont été investisies par l'extrême gauche et par ces éléments les plus violents que sont les black qui ont réussi d'ailleurs à les pourrir.
Pour ça que vous donc je dis le les pires ennemis en été de la cause sociale. ce sont les Black Block et l'extrême gauche parce que il donne de ces revendications qui peuvent être légitimes, une image absolument déplorable et surtout il crée le chaos dans notre pays en s'attaquant notamment aux forces de l'ordre qui n'en peuvent plus d'être les victimes expiatoires en fait des politiques menées dans le pays. Parlons-en.
Les forces de l'ordre attaqué. Il y a encore quelques jours lors d'un événement l'ouverture d'un restaurant à Paris dans le quartier des de Châtel Léal. Ils ont été pris à partie et puis là des policiers et des gendarmes plus largement devenus cible récurrente comme à Reince.
Vraiment, je vais insister sur ce qui s'est passé à Reince. Ce sont sept policiers qui étaient hors service, qui étaient dans un moment de convivialité dans un restaurant. Ils ont été violemment agressés.
Ils se sont fait attaquer par une dizaine d'individus. Un des agresseurs était sorti de prison depuis seulement quelques jours à partir de chacun dit un cap est franchi. Quelle peut-être la suite aujourd'hui Mais ça arrive tous les jours.
Vous savez notre notre collègue Mathieu Valet, commissaire de de police nous le rapporte tous les jours. Tous les jours, il y a des policiers qui sont pris à partie, qu'ils soient en tenu ou qu'ils soient reconnus dans une activité civile, leur famille, leur domicile, tout ceci est inadmissible, insupportable. Et pourquoi ça arrive ?
Ça arrive parce qu'en réalité ceux qui s'attaquent à nos policiers le font avec un sentiment d'impunité totale. Voilà, ils ont le sentiment que attaquer un policier et bien somme toute ça peut ne pas avoir de grandes conséquences. Donc il faut à tout prix comme ça existe dans un certain nombre de pays d'ailleurs, sacraliser nos forces de l'ordre.
On ne touche pas à un policier. Et si vous touchez à un policier et bien les conséquences et la dureté de la loi va tomber sur vous. Euh et à partir du moment où tout cela ne sera pas fait, et bien on mettra encore euh nos forces de l'ordre, nos policiers, nos gendarmes, euh nos nos personnels pénitentiaires, mais aussi aujourd'hui nos pompiers en grand danger.
Une partie de la justice met une cible sur le dos de ces forces de l'ordre. Non, ce que je dis c'est que l'impunité est un est un est une hormone de croissance de la violence. Direction la Grande-Bretagne à présent Marine Le Pen.
Toute autre ambiance avec un mouvement, il faut le reconnaître, il n'y a pas eu il n'y a pas eu de casse comme comme absolument tout le temps que l'extrême gauche ne participe pas à une manifestation. Je veux dire, à chaque fois que l'extrême gauche est absente, les gens sont police, disent bonjour, ils cassent rien, ils dégradent pas les vitrines, ils attaquent pas les banques, euh ils font pas lancer des éponges sur les banques par leurs enfants pour leur apprendre à être demain des casseurs et cetera. Non mais voilà, je veux dire il y a un moment là on voit quand même une différence qui est fondamentale.
Différence donc dans les rues de Londres avec un mouvement anti-immigration massive et pour la liberté d'expression, un mouvement qui a ressemblé beaucoup beaucoup de monde à l'initiative d'une figure nationaliste, Tommy Robinson. Est-ce que vous auriez pu y être ? Est-ce que votre place aurait pu être dans ces cortèges là ?
Mais euh moi, je considère que un un lorsqu'on a des députés à l'Assemblée nationale, le rôle des députés, c'est d'être euh c'est de mener le combat à l'Assemblée nationale. Maintenant, je comprends parfaitement et je vois très bien euh de de quoi euh euh cette grande manifestation est le signal et le symptôme. C'est le symptôme d'une exaspération absolue à l'égard de l'immigration massive, à l'égard de l'immigration de guichet, à l'égard de la complaisance qui existe de la part des gouvernements envers une immigration qui est souvent illégale et qui est parfois violente sans aucune conséquence.
Pourquoi en ayant des des des députés à l'Assemblée, vous ne pourriez pas aussi participer à de tels mouvements ? Est-ce que c'est une position de principe pour vous ? Vous dites "Non, le combat n'est pas dans la rue, il est dans le combat il peut être dans la rue.
Le le peuple peut très bien mener un combat dans la rue, mais vous le savez depuis de très nombreuses années, je vous le dis, moi je ne participe pas à des manifestations parce que je considère que le rôle que nous avons et c'est le rôle encore une fois, c'est le mandat qui nous a été donné par le peuple français, c'est de mener ce combat là dans l'hémicycle dans l'hémicycle où d'ailleurs on a quelques surprises hein pas parce que j'entends par exemple des ministres de l'intérieur, monsieur Retaillot par exemple qui est souvent sur votre antenne qui vient bien nous expliquer qu'il faut faire preuve de fermeté. Moi j'ai souvenir il y a quelques mois nous avons dans notre niche déposé un texte pour demander l'expulsion systématique des délinquents et des criminels étrangers et son secrétaire d'État est venu à la tribune pour nous dire non ne voterons pas cette mesure. Donc je ne supporte plus le double discours.
Voilà donc je partage les préoccupations bien entendu de ceux qui s'inquiètent et qui sont exaspérés par l'absence justement de réaction des gouvernements. Et moi mon action je l'amène à l'Assemblée nationale parce que c'est le mandat qui m'a été donné en France vous n'en serez pas mais très certainement très certainement je vous dire nos nos électeurs, nos sympathisants pourraient y être présents de la même manière que nos électeurs, nos sympathisants et nos cadres peuvent participer à la signature de la pétition de monsieur Devilier. Parlons-en.
Elle a rassemblé jusqu'à ce matin, je crois, plus d'un 1300000 euh euh signataires. Vous-même vous l'avez signé, vous allez le Non, mais encore une fois, moi je ne signe pas de pétition. Moi, je dépose des parce que moi je dépose des propositions de loi.
Voilà, c'est signer une pétition pour contradictoire madame mais parce que je crois que très honnêtement tout le monde sait ce que je pense de l'immigration. J'ai peut-être pas besoin d'aller signer une une pétition pour le coup. Non, mais je n'ai rien contre monsieur Devilier.
Ne me faites pas essayez pas de de créer une division. Je n'ai rien contre monsieur Je n'ai rien contre monsieur Deviler. Je comprends très bien et nous partageons depuis de nombreuses années une inquiétude majeure à l'égard de la politique d'immigration menée.
Nous plaidons au Rassemblement national depuis des années pour un référendum non pas tant sur l'immigration mais un référendum constitutionnel qui permet de changer la constitution pour intégrer dans la constitution le droit des étrangers. Ce qui nous permet d'éviter de tomber sous les fourches codines euh de la justice internationale ou des différentes cours qui sont autant de structures qui nous empêchent en réalité de décider de notre politique migratoire. Donc je ne peux qu'être d'accord sur la mise en œuvre d'un référendum sur l'immigration. d'essayer de de créer des contradictions.
On essaie de comprendre pourquoi dans certains pays, ce sont des figures autres que les politiques. Par exemple, Tommy Robinson, on peut parler également de feu Charlie Kerk ou alors Philippe Deviler qui n'est plus dans la politique active comme vous qui mène aujourd'hui des actions qui sont à côté de la politique, qui peuvent rassembler beaucoup de monde. Est-ce que ça vous interroge aujourd'hui sur le rôle de ces personnalités ?
Mais moi, je voudrais juste poser la question comment faire pour faire pression sur des ministres de l'intérieur qui se présentent comme encore une fois faisant preuve de fermeté à l'égard de l'immigration et qui ne font rien. C'est c'est c'est monsieur Retaillot que ça devrait interpeller ces 1300000 signatures. Moi, elle ne m'étonne pas.
Il y a 11 millions de personnes qui ont voté pour le Rassemblement national dont le moins qu'on puisse dire, c'est qu'une de ces politiques essentielles historiques, c'est précisément de maîtriser l'immigration. Mais monsieur Retaillot, lui, il est pas euh euh voilà, il se dit pas tiens, mais pourquoi l'Allemagne en faisant preuve de volonté politique a réussi à faire baisser de 50 % ses demandes d'asile et que la France est la recordman absolue en Europe des demandes d'asile, y compris depuis monsieur Retaillor, c'est la question. Pourquoi est-ce qu'on continue à un hémicycle entravé et un gouvernement qui doit pas Non non non pourquoi est-ce qu'il continue alors qu'il en a le moyen à à multiplier les naturalisations alors que c'est vraiment pour le coup un acte souverain on décide ou on ne décide pas pourquoi est-ce qu'on régularise à tour de bras alors qu'il faudrait supprimer la régularisation de la loi la supprimer voilà et conserver que des exceptions en en conseil des ministres pour régulariser au goutte à goutte parce que les gens qui vraiment le méritent quand on vient de manière illégale clandestine sur le territoire national on n'obbtient pas la régularisation on retourne chez soi on demande l'autorisation de venir elle vous est accordée ou non et à ce moment-là vous pouvez venir.
Voilà pourquoi est-ce qu'il fait pas ça ? Je ne vais pas poser la question sur l'Union des droits. Il faudra lui poser la question pour vu ce que vous dites sur monsieur Rota.
C'est clair. La porte est déjà fermée depuis très longtemps. Mais c'est pas que la porte est fermée, c'est écoutez, ils ont été au pouvoir.
Je dis est-ce qu'ils ont réglé le problème ? Il y a un moment, moi vous savez, je suis je suis comment dire simple dans ma démarche. Est-ce que des gens qui aujourd'hui nous tiennent des discours euh très fermes, les mêmes que les vôtres ?
Oui, mais eux ils ont été au pouvoir et ils ont démontré qu'ils étaient dans l'incapacité de le faire. Pas parce qu'ils ne pouvaient pas le faire. En réalité parce qu'ils ne voulaient pas le faire.
Il y a pas d'impossibilisme, il y a pas un hémicycle entravé. Il n'y a pas une partie de l'Europe qui tient les points de de la France. Mais il y a toute une série de choses et vous le savez bien qui peuvent se faire par circulaire et par décret.
La preuve c'est qu'il a fait une circulaire, elle est tellement nulle qu'elle n'a eu aucune conséquence sur les régularisations. En réalité, il aurait très bien pu par circulaire euh donner des instructions pour que les régularisations soient limitées de manière drastique. Il ne l'a pas fait.
Donc ça n'est pas un problème de pouvoir, c'est un problème de vouloir. Tout autre sujet Marine Le Pen et il crée une vive polémique, une grande indignation. On poursuit notre entretien sur C News européens ce matin et cette polémique est suscitée par le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Fort qui appelle à isser le drapeau palestinien le 22 septembre, je le rappelle, jour de la reconnaissance par la France de l'État de Palestine.
Olivier Fort estime également que ceux qui ne peuvent pas fêter cela et le nouvel an juif qui arrive concomitamment seraient des semeurs de mort et de haine. Que veut-il ? Que veut Olivier Fort ?
Bah, il veut ce que veut toute la gauche française et européenne, c'est-à-dire euh refaire des juifs, des parias, voilà. euh les et accessoirement peut-être un jour les faire partir parce que il commence à avoir tellement peur euh en Europe et et en France que pour certains ils se disent qu'ils n'ont pas d'avenir dans notre pays et c'est et c'est dramatique parce que notre pays est le leur c'est leur pays. Donc on est en train de pousser des des Français en réalité au départ. on laisse multiplier euh des propos, des actions qui sont euh qui puisent leur source dans un antisémitisme d'une violence inouie.
On s'attaque à des étudiants euh parce qu'ils sont euh juifs, on s'attaque à des chanteurs euh qu'on veut interdire de revision parce que ils sont juifs, on s'attaque à des à des gamins parce qu'ils sont dans un avion et qu'on leur demande de descendre. Tous ces actes-là devraient euh susciter une indignation majeure, massive. Or bah écoutez en tout cas et chez nos voisins également en Espagne.
Bien sûr qu'il y a beaucoup de gens qui sont indignés par cela, mais vous noterez que tous ceux qui soutiennent en réalité cela ce sont des gouvernements de gauche. Oui. Pedro Sanchez est premier ministre socialiste, ça nous a pas échappé. et Emmanuel Macron sur la reconnaissance de l'État de Palestine Marine Le Pen.
Est-ce que véritablement vous pensez que c'est totalement comment dire antinomique que c'est même contre-productif avec la situation et la bataille face au Hamas ou est-ce que vous pensez comme le dit ou semble le dire Emmanuel Macron, c'est ainsi qu'on pourra pousser enfin peut-être un jour à une solution. Mais je vous connaissez ma position. Nous nous avons toujours été pour l'existence de deux états, mais c'est le moment qui est catastrophique, c'est-à-dire le faire maintenant, c'est donner en réalité Kitus au Hamas et leur dire "Nous allons, vous groupement terroriste Amas, vous donner un pays avec tous les moyens et la puissance que ça peut représenter.
Le signal est donc catastrophique et il le sait pertinemment Emmanuel Macron et il le fait pour une raison très simple, c'est qu'il cherche à caresser dans le sens du poil un électorat dont il pense que demain au municipal dans des législatives, il aura il aura besoin essentialise tout le vote des banlieux pensant qu'ils vont tous voter parce qu'il va reconnaître l'état de Palestine. Bien sûr, bien sûr. Je suis absolument convaincu.
Je suis absolument convaincu que c'est sa démarche. Et c'est ce qui explique son silence selon vous sur ce sujet. Mais c'est ce qui explique son silence.
C'est ce qui explique qu'il ne soit pas venu à la manifestation de lutte contre l'antisémitisme. Ça explique énormément de choses. Ça explique ses revirements.
Ça explique quand il a réclamé comment dire le le boycott des ventes d'armes à Israël. Ça explique les propos extrêmement durs qu'il a Israël peut-être d'ailleurs critiqué sur telle ou telle démarche, mais dans sa volonté dans sa volonté d'éradiquer le Hamas, évidemment qu'il doit être soutenu parce que tout groupement terroriste de cette nature est un danger maéradiqué de la masse et dans son action vis-à-vis de Gaza, vous apportez à Israël un soutien absolu Non, mais je n'ai jamais je n'apporte jamais de soutien absolu ni inconditionnel à quiconque. Voilà, les choses sont claires.
Je mesure encore une fois les actions en fonction de ce qui se passe. Ce que je note, c'est que personne, aucune des personnes qui critiquent Israël n'apporte la moindre solution pour éradiquer le Hamas. Peut-être d'ailleurs la solution est-elle dans les amis du pouvoir, le Qatar et un certain nombre de pays qui manifestement ont un lien très proche avec le Hamas puisque ils accueillent leurs dirigeants et cetera.
Voilà peut-être un moyen d'éradiquer le Hamas et de permettre à ceux qui sont opposés au Hamas, car il y a des Palestiniens opposés au Hamas, ils se font d'ailleurs tirés dessus par le Hamas. Voilà, ils se font tirer dessus par le Hamas, ils se font affamés par le Hamas. Et bien ceux-là ont le droit de de d'envisager un jour de pouvoir avoir un état mais un état terroriste aux portes d'Israël pour nous c'est non.
Il nous reste quelques minutes Marine Le Pen pour ce grand entretien sur C News et Europa une question vous concernant. Euh beaucoup voient euh je parle de beaucoup de responsables politiques euh dans votre empressement de demander une dissolution, une volonté d'arriver au pouvoir pour vite faire passer une loi d'amnistie. Vous avez déjà répondu à cela, mais plusieurs responsables du RN seraient en train d'y travailler, de plancher très très concrètement sur et bien l'annulation de l'exécution provisoire de l'inéligibilité.
Alors, on mélange tout. Euh enfin je vous souviennale que les mêmes expliquaient il y a quelques semaines que je ferai tout pour m'opposer à une dissolution et que très certainement je soutiendrai euh François Berérou jusqu'au bout pour éviter qu'il y ait des nouvelles élections et que je ne puisse pas me présenter. Donc de toute façon, j'ai l'habitude, on a toujours tort que ceux qui nous écoutent sachent que je ne prends jamais mes décisions politiques en fonction de mon intérêt personnel.
Jamais. Aucune loi d'amnistie n'estation. Jamais.
Et une loi d'amnistie, ça n'est pas une loi visant à supprimer la la possibilité de la la l'exécution provisire. C'est la niche de Eric Choti. Eric Choti a déposé un texte pour dire on ne peut pas mettre en œuvre l'exécution provisoire d'une inéligibilité.
Je vous signale que vous a pas échappé qu'il le fait aussi en grande partie pour vous madame mais je vous signale que je vous signale que je que c'est la position d'ailleurs de la Cour européenne des droits de l'homme pour une raison simple, c'est que les conséquences d'une éligibilité par rapport à la liberté de voter des électeurs et bien ne peut euh être mis en œuvre que dans le cadre d'une décision définitive et on l'aura peut-être bientôt cette décision définitive. le procès en appel à l'ors des assistants parlementaires du RN et donc le vote interviendra en pleine campagne des municipales. Hasard.
Rien ne change. Rien dans vos arguments, rien dans votre stratégie. Hasard. hasard en pleine campagne municipale.
Ça aurait pu être le lendemain des municipales. Non, c'est en pleine campagne municipale. Donc après avoir percuté en quelque sorte ou ou avoir voulu percuter gravement l'élection présidentielle, maintenant on cherche à percuter gravement l'élection municipale.
Moi, je trouve que ces ingérences objectivement du pouvoir judiciaire commencent à poser problème. Maintenant, j'irai. Je défendrai mon innocence.
J'expliquerai à la cour en espérant qu'elle n'est pas ne se fasse pas une opinion avant même que j'ai pu parler comme c'était le cas manifestement pour le tribunal ce qu'il en est. et et je garde un tout petit petit espoir. Dernière question Marine Le Pen, c'est à la fois politique et médiatique c'estp ces derniers jours, l'affaire Thomas Lran et Patrick Cohen a donné lieu à une polémique sur le rôle du service public, sur l'exigence de pluralité à laquelle nous sommes tous attachés surtout pour le service public.
Je rappelle que la vidéo filmée à leur insu montre les deux éditorialistes avec deux responsables socialistes avec cette phrase "Nous avec Patrick, on fait ce qu'il faut pour Dati". Les deux journalistes et le service public se défendent parlant même d'une cabale de l'extrême droite encore ce matin. Les propos de la prop de la patronne de de Radio France.
Vous appelez depuis longtemps à une privatisation du service public. Oui. Cette affaire de quoi est-elle le révélateur selon vous ?
Bon, le révélateur du fait que le service public de l'audiovisuel est est totalement colonisé par la gauche et l'extrême gauche. Enfin, je veux dire madame Ernaut et madame Veale protège cela et c'est pour ça d'ailleurs que elles sont reconduites dans leur mandat. Oui.
Dans leur fonction, c'est exactement pour ça qu'elles le sont et qu'elles sont choisies et qu'elles sont reconduites dans leur fonction. Mais au-delà de ça, je vais vous dire une chose, je pense que l'arcom dont l'existence doit être interrogée quand même. L'Arcom devrait en réalité imposer le pluralisme dans le service public, pas dans le privé.
Parce que qui ait des chaînes privées qui soient coloré politiquement, bah ça pose pas vraiment de problème. Le problème c'est quand le service public est coloré politiquement. parce que le service public, il est financé par tout le monde et donc on ne peut pas on ne peut pas encore une fois se servir de la puissance de l'audiovisuel public pour mener une guerre politique à des adversaires.
Et pourquoi je veux la privatisation ? Parce que je ne veux jamais que nous soyons accusés de cela. Au moins en privatisant, il y aura plus de difficulté.
Personne ne pourra nous accuser d'utiliser l'audiovisuel public pour pouvoir euh euh agir des advers donc la privatisation justement donc en réalité vous voyez les bass les tenants de de la de la de la liberté et du pluralisme c'est nous chacun jugera merci Marine Le Pen c'était votre grande interview ce matin merci à vous pour cette invitation [Musique]
Marine Le Pen