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Discours / meetingAgnès Canayer, sénateur de la Seine-Maritime· 5 décembre 2025 4 minAutoproduitFond programmatiqueOutre-merBudget & impôtsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Intervention d'Agnès CANAYER sur le budget Outre-Mer lors du projet de loi de finances pour 2026

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Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Agnès CanayerFait
    « le budget des outremères était marqué par plusieurs événements majeurs entraînant des répercussions sur l'économie de ces îles. »
  • 0:30Agnès CanayerChiffre
    « une baisse massive de près de 18 % d'autorisation d'engagement et de 5 % des crédits de paiement. »
  • 1:30Agnès CanayerChiffre
    « 4 milliards d'euros d'investissement d'ici 2031 afin de remettre à niveau les équipements de l'île. »
  • 2:30Agnès CanayerChiffre
    « 11600 salariés sont devenus chômeurs depuis mars 2024. »
  • 3:00Agnès CanayerChiffre
    « jusqu'à 18000 personnes selon les sources locales, depuis les émeutes ont quitté le caillou. »
  • 3:30Agnès CanayerFait
    « des prix jusqu'à 40 % plus élevés, des filières oligopolistiques, une dépendance excessive aux importations. »

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est à madame Agnè Canailler pour le groupe les républicains pour 4 minutes. Madame la présidente, madame la ministre, monsieur le président de la commission des finances, messieurs les rapporteurs, l'année dernière, le budget des outremères était marqué par plusieurs événements majeurs entraînant des répercussions sur l'économie de ces îles. des émeutes pour la Nouvelle-Calédonie, le passage du cyclone Chido à Mayotte ou encore de Garance à la Réunion.

Cette année, nous en mesurons encore les conséquences. Si nous nous accordons tous sur la nécessité de réaliser des de réaliser pardon des efforts budgétaires pour les outresem, c'est la double peine. Alors que ces territoires subissent des retards historiques aggravés par des crises conjoncturelles, cette mission prévoit une baisse massive de près de 18 % d'autorisation d'engagement et de 5 % des crédits de paiement.

Or, sans un budget à la hauteur des enjeux, nous prenons le risque de creuser encore plus des inégalités structurelles. Chômage, pauvreté, insécurité, accès à l'eau, au logement, au coup de la vie. Pour les territoires récemment déstabilisés, l'État a pris des engagements forts à Mayotte.

Le projet de loi de programmation et de refondation adopté le 11 août dernier a prévu 4 milliards d'euros d'investissement d'ici 2031 afin de remettre à niveau les équipements de l'île. Mais la refondation promise ne pourra se faire sans un accompagnement social renforcé des habitants, ni une aide au développement économique de l'île. Nous attendons madame la ministre la réunion du comité de suivi qui permettra de vérifier la réalité des engagements pris sur ce pour cette île.

De même, en Nouvelle-Calédonie, la transformation institutionnelle liée aux accords de Bougival du 12 juillet 2025 ne pourra être déconnecté d'un accompagnement au redressement économique à Forceuri. Alors que la situation sociale et économique de cette île est très dégradée, que 11600 salariés sont devenus chômeurs depuis mars 2024. Pour un avenir partagé, il nous faut répondre au départ massif de l'île.

Jusqu'à 18000 personnes selon les sources locales, depuis les émeutes ont quitté le caillou. C'est un signal d'alarme pour l'avenir du territoire, pour sa jeunesse en recherche d'emploi, pour ses secteurs stratégiques, à commencer par la filer du nickel, pilier historique de l'économie calédonienne. Nous nous félicitons madame la ministre, des amendements au sein les crédits pour la Nouvelle-Calédonie comme promis qu'évidemment nos groupe les LR soutiendront.

Face à ces crises, on déplore que le budget ne s'attaque pas aux racines des déséquilibres. Les dépenses ne seront crédibles que si l'État garantit un pilotage fort, une mise en œuvre accélérée et une réponse à la hauteur de tous les défis ultramarins, surtout caléonien et maoré. Dans le même temps, dans les outresemers, la vie chère continue de miner le pouvoir d'achat et la cohésion sociale.

Nous devons regarder en face ce qui constitue le fil rouge de nombreuses tensions sociales. Vous l'avez rappelé madame, ce n'est pas une fatalité géographique mais un fléo structurel. des prix jusqu'à 40 % plus élevés, des filières oligopolistiques, une dépendance excessive aux importations.

Ces égalités créent des écarts de destin et alimentent les colères. Sans volonté budgétaire, la lutte contre la vie chère restera un catalogue d'intention. transformer nos économies ultramarines, soutenir les TPE PME, développer les filières locales, adapter les normes européennes, réduire les coûts logistiques sont des engagements qu'il faut tenir.

Mes chers collègues, nous devons envoyer un signal clair. La stabilité sociale et politique de nos outres mères ne se décrète pas. Elle se construit par l'égalité réelle, la reconstruction et la maîtrise de la vie chère.

Cela exige un budget solide, durable et une mise en œuvre rigoureuse où les crédits votés seront véritablement consommés. Tenons une parole républicaine durable pour nos compatriotes ultramarins.