TEMPS DE PAROLE Anchya Bamana Lundi 15 decembre 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Dites-moi, madame la députée, un temps a été pris pour se souvenir et commémorer [le cyclone Shida]. Vous en avez pensé quoi ?
- 1:29RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que vous voulez dire par 'deux mondes' à Mayotte ?
- 2:55OuverteRéponse directe
Vous dites que Mayotte est le seul département sans plan ORSEC. Quelles solutions proposez-vous ?
- 3:39OuverteRéponse directe
Quand vous envoyez des courriers sur l'eau, quels retours avez-vous ?
- 5:07RelanceRéponse directe
Pourquoi l'État ne donne-t-il pas l'argent aux élus locaux pour réparer les écoles ?
- 5:51RelanceRéponse directe
La ministre évoque 674 millions d'euros pour Mayotte. Vous les avez vus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:55SPEAKER_XXChiffre
« Ça demande 80 millions d'euros qu'on puisse mettre en place enrober ce dispositif dans le cadre d'un plan Hors ha organisation de la réponse civile. »
- 3:39SPEAKER_XXFait
« Les Maoré payent aussi des impôts quand le cyclone est passé. »
- 9:33SPEAKER_XXChiffre
« Ce chiffre de baisse de 6 %, moi je l'ai entendu la semaine dernière quand le préfet nous a reçu. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour et merci de votre fidélité. Pour le second temps de parole, c'est la députée de la CIRCO 2 de Mayotte qui est avec nous en Chiabamana. Bonjour madame la députée. Bonjour madame Constance. Merci de votre [rires] invitation. Vous êtes toute contente de me voir. Je vois mais je suis toute contente de vous voir en effet comme à chaque fois que vous venez. [rires] Euh dites-moi, madame la députée, un un une commémoration hier du passage de Shida qui a quand même et en redevenant sérieuse qui a quand même profondément Shidau bouleversé nos vies, un temps été pris pour se souvenir et commémorer. Vous en avez pensé quoi puisque vous
étiez à côté de la ministre et du préfetille ? En soi, je pense sincèrement que c'est une bonne chose, hein, de commémorer, de ne pas oublier. Euh, je rappelle qu'on a eu 39 morts, hein, officiellement, même si officiellement euh nous penserons que la situation est était beaucoup plus critique que ça. Donc, c'est important de commémorer, avoir une pensée à à leur famille. Euh, franchement, ce n'est pas interdit. Mais au-delà de ces aspects purement officiels, moi j'ai l'impression euh en si on est en Mayotte d'avoir deux
mondes. Ce monde officiel et la réalité de vie des Maoré. Qu'est-ce que vous voulez dire par là ? Je veux simplement dire en écoutant les Maoré en étant très près d'eux hein puisque c'est mon ma mission de représenter la population euh plus ça va plus j'ai l'impression que en fait on habitue les maoré au manque aux choses essentielles euh euh aux fondamentaux avoir de l'eau qui coule au robinet pour simplement vivre hein éviter de vivre un espace publicé de déchets 12 mois après
le cyclone. Ces choses-là ne sont pas normales. Malheureusement, plus ça va, plus je constate que les maor s'habituent. Je lisais euh avant de me coucher hier soir, j'ai regardé un peu les réseaux sociaux. Je ne suis pas une fan de réseaux sociaux, hein. Mais quand je j'ai 5 minutes, je regarde et je j'ai vu un quelqu'un qui critiquait la députée Bamana parce que elle n'a rien d'autre à dire que de parler de l'eau et de déchets. Vous imaginez ? On trouve même que c'est c'est pas normal de râ de raller sur des questions de base, des droits de base. L'eau c'est un bien de
la nation. Tout français doit en avoir. Ce n'est pas normal Anne. Et je continuerai à le dire à l'Assemblée nationale que Mayotte est le seul département région qui ne dispose pas d'un plan ors sec haut. Alors que ça fait 1 an que je dis au ministre qu'il a nécessité de financer des solutions urgentes pour permettre au Maoré le dessement d' en haute mer. Ça demande 80 millions d'euros qu'on puisse mettre en place enrober ce dispositif dans le cadre d'un plan Hors ha organisation de la réponse civile pour permettre au Maoré d'avoir de l'eau et quand on vit la canicule ici actuellement à Mayotte
Anne, nous n'avons même pas le luxe de prendre une douche. Mais alors justement quand vous quand vous parce que vous nous envoyez nous les médias des copies de vos courriers que vous pouvez adresser sur ces questions de l'eau et avec cette solution de dessement euh d'eau de mer euh pour produire de l'eau potable. Euh c'est quoi les retours ? Parce que 80 millions oui, c'est beaucoup d'argent. Ils n'ont pas la volonté parce que ces gens dans leur tête nous ne sommes pas suffisamment français pour mériter ses droits. Je rappelle ici, je rappelle ici et j'en assume. Ouai. Je rappelle ici que les Maoré payent aussi des impôts quand le cyclone est passé. Les enfants n'ont pas une scolarité normale parce
que les écoles n'ont pas été réparées et que la ministre vient nous dire que c'est l'argent des français mais nous sommes aussi des Français et nous cotisons à travers nos impôts. Si l'État n'a pas confiance, j'écoutais tout à l'heure le maire de Mamouzu qui parlait de confiance. Oui. Hein ? Vous témoigner. Oui. Et pendant cette visite Anne, je ne parle pas beaucoup. J'écoute et j'essaie de comprendre ce qui se passe. Je ne comprends pas pourquoi il y a ce contention entre le représentant de l'État et les élus locaux sur la question des écoles à Bandrabois. On a bien vu hier que quand on met l'argent sur table, les travaux
sont faits. Nous avons visité la mairie qui a été complètement les travaux sont terminés parce que en fait la mairie a été détruite hein pour ceux qui n'habitent pas Bandrabois et qui connaissent pas la mairie, elle a été détruite après par le cycle. La question c'est pas de dire que c'est pas normal que ça soit pas construit. C'est tout à fait normal, mais justement toutes les écoles ont été détruites. Pourquoi on ne donne pas l'argent aux élus locaux pour faire les réparations ? Donc si c'est une question de confiance, l'État n'a pas confiance aux élus locaux, et ben qu'on dise les choses clairement, qu'on puisse avancer. Mais moi, je ne comprends pas que la ministre vient nous dire qu'elle va faire une 1e conférence sur la question de de la construction des écoles. On n
pas besoin de 1è conférence comme on l'a dit depuis 2011. On en est à notre 7e plan. École. Oui. École. Et concernant le développement de maillot 7e plan, on ne veut plus de discussion. Il faut mettre l'argent sur table. 4 milliards en 6 ans. Mettez la part annuelle chaque année. Permettre à ce que ces réparations soient faites. Alors madame la députée parce que là c'est vraiment à Ania député que je que je m'adresse. La ministre l'a rappelé. 674 millions d'euros prévus pour Mayotte, un pit la lodéum qui s'appliquerait au 1er janvier 2026 si tout se passe bien. Et le si tout se passe bien, c'est est-ce que le budget
si on a un budget ? Donc ma question, est-ce que le budget de la nation qui fait quand même la par belle à Mayotte sera voté ? Eh ben on moi je demande à voir hein moi les belles déclarations, ça fait des années depuis 2011 qu'on a des déclarations, on ne voit toujours rien venir. Il a fallu rencontrer la ministre des autres maires des comptes publics avec l'ensemble des députés des autres maires dans le cadre de la délégation des autres maires pour euh taper du point sur table pour qu'on pense notamment à Mayotte suite suite à la crise à la Nouvelle-Calédonie aussi. Mais je ne demande moi je demande à voir. Je demande à voir moi les déclarations, je n'en peux plus parce que là ce que vous dites c'est que les 674 millions d'euros vous les avez
pas vu. J'ai pas j'ai pas j'ai pas vu de ligne où c'est marqué. J'ai entendu une déclaration une 1e déclaration à l'hémicycle. Oui, mais j'ai j'ai rien vu de noter. Moi, je veux bien hein. C'est ce que je demande qu'on ait les 4 milliards en 6 ans. Oui. Et que ça soit réellement décliné sur le territoire. Parce que jusqu'à maintenant les fameux 100 millions d'euros de fonds d'amorçage, on n'en voit pas la couleur. Les maires le disent et on voit quand on visite les écoles que ce n'est pas normal ce qui se passe. Moi, je suis très déçu de la de cette 1è visite. J'espérais au moins avoir en face de moi une ministre femme qui serait beaucoup plus attentive, qui a des enfants, qui s'occupent de sa maison et j'espérais
qu'elle serait un peu plus bienveillante sur la situation de Mayotte. Non, elle vient nous dire elle à l'écoute. Ah ben beaucoup, il y a pas de budget, elle a rien à annoncer la pauvre. C'est c'est pas la première fois on commence à être habitué, je le redis mais nous on est là pour dire que ce n'est pas normal ce qui se passe. En Bamana, je le dirai au effort encore une fois à l'hémicycle. Il a un autre sujet que je voulais aborder avec vous parce que le temps le temps tourne, c'est la question de la sécurité. Euh la ministre a a dit que les chiffres s'amélioraient sur le département quelques minutes après le Rassemblement national. Donc la famille
euh votre famille politique à à Mayotte a fait un communiqué de presse pour dire que c'était absolument pas normal de dire ce genre de choses et que euh la le ressenti de la population était pas conforme avec les les dir de la ministre. Et peu de temps après, et ça a été confirmé hein, un jeune un jeune homme de 14 15 ans a été retrouvé mort devant le stade de Tsunzu en construction. Selon les premières indications, il aurait succombé à des coups de barre de fer euh et c'était une histoire de de violence. Certains disent que son corps aurait été amené là, comme ça se fait souvent Mayotte quand il y a des violences entre bande rivales. Bref, on ne sait pas pour l'instant. En tout cas, un jeune garçon de 14 ans est mort,
ça c'est sûr. Oh, madame Mout, comme d'autres ne fait que répéter ce que dit le lui dit le représentant de l'État ici, hein. Ce chiffre de baisse de 6 %, moi je l'ai entendu la semaine dernière quand le préfet nous a reçu au niveau de la délégation des outresères. Donc non, elle ne fait que répéter ce qu'on lui dit. Euh euh malheureusement, elle ne connaît pas la réalité que nous vivons tous les jours, hein. Ce sont les chiffres des services de l'État que nous contestons parce que la réalité de vie de des Maoré en est tout autre. Moi, j'avais demandé à l'occasion de cette visite à ce que la ministre aille visiter le dépôt du GE ou voja qui
gère les transports scolaires pour aller voir l'état de ces véhicules hein qui montrent la violence qu'il y a sur ce sur ce territoire. J'ai posé à la question à la ministre pourquoi quand on on arrête les malfras le lendemain, on les relâche dans la nature pour qu'ils aillent encore reterroriser la population ? J'ai pas eu de réponse à ce jour hein. Donc non euh le GUE n'a pas été auditionné alors qu'on était avant-hier à Tsararano à une cinquantaine de mètres là où il y a le dépôt. Et ben le rendez-vous n'a pas été mis dans le programme de la ministre. Je l'avais demandé expressément quand elle m'avait reçu à Paris. J'ai donné les coordonnées. Mais vous savez Anne, il
faut bannir euh tout discours euh qui apportera de la contradiction au service de l'État ici à Mayotte. circuler, a rien à voir, tout va bien. C'est ce que moi je ressens. C'est pour ça que dans le cas de ces visites, je participe à tout toutes les visites mais j'écoute j'écoute pour essayer vraiment de voir la la différence de de niveau de de d'information ou de perception des services de l'État et de ce que vit réellement la population. Il y a tout un monde. Alors, justement tout à l'heure, vous allez euh participer à la mise en place du comité de de suivi de la loi de refondation du département. Euh donc, de
pouvoir avec vos autres collègues parlementaires puisque vous y êtes tous les quatre, avec d'autres parlementaires d'ailleurs que ce Maoré. Euh vous êtes contente de cet outil parce que vous faites partie de ceux qui l'ont réclamé. Tout à fait Anne parce que j'ai souvenir du fameux comité de suivi de la départementalisation. Vous vous souvenez en 2011 quand le statut a été mise en place, on nous a promis ce comité qui a été installé officiellement. C'est exactement ce qui va se passer à 10h tout à l'heure au rectorat. Très bien. Mais le fameux comité de suivi de la départementalisation a dû se réunuire deux fois en 14 ans. Donc c'est une très bonne chose. Mais nous espérons que cette fois-ci il y
aura une un vrai travail de suivi de la transparence. Est-ce que vous savez que jusqu'à maintenant alors que nous l'avons demandé hein le le sénateur Sa de Maroali dit régulièrement dans vos ondes qu' n'y a aucune transparence. Ça fait un moment qu'on a demandé les 100 millions d'euros là pour le les fonds d'amorçage pour savoir exactement euh combien a été dépensé par commune. C' une visibilité sur cette question de la reconstruction des écoles. Oui, ça n'a pas aucune information à ce jour. Aucune information. Le fond d'amorçage c'était pas que pour les écoles, c'était aussi pour payer les factures sur sur les dépenses engagées pour nettoyer, déblayer. Enfin, il y avait pas que les écoles.
Oui. Aucune information. Voilà. Euh les maires ne savent pas faire des dossiers et ben qui donnent qui donnent la main à l'établissement public. Il y a trois communes là qui vont expérimenter euh ce que je dis bien il y a un manque de confiance entre l'État et les élus locaux. Ben les le PRD euh va prendre la main pour la construction des écoles dans trois communes en expérimentation et l'État aimerait bien que les 17 communes rentrent dans ce dispositif. plus de confiance entre les élus locaux et les services de l'État. C'est ce que je comprends en tout cas. En tout cas, je suis une ancienne mère avertir. Oui, je je je sais bien. [rires] Je sais bien. Voilà. Mais dans ce cas dans ce cas-là,
que les communes signent avec le PRD pour que au moins les écoles soient faites. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ah moi, j'ai pas d'avis. Je pas en avoir. C'est vous l'élule. [rires] Moi je vous donne le micro, je vous pose des questions. C'est mon c'est mon manque de confiance entre les élus locaux et l'État. Ça se voit 100 ans. Moi, j'écoute hein, j'écoute pour comprendre mais il y a un monde entre ce que pensent les services de l'État et nous-mêmes ici notre réalité de vie. C'est pas normal. En tout cas, merci beaucoup pour et je je vous sens désabusé. D'habitude, vous êtes punchy là. Je vous sens vraiment désabusé. Oui, parce que je ne vois pas le bout du tunnel quand on vient nous dire que c'est l'argent des Français
comme si nous l'étions pas et que nous ne partissions pas à l'effort public. Nous, les Maoré payent aussi des impôts. Ils ont droit à un minimum de droit pour vivre l'eau, sortir ses déchets, construire les hôpitaux et permettre à cette population de se soigner à Mayotte. construire un centre d'incinération des déchets. J'ai demandé à la ministre que dans le cadre du plan quinquenal, il y a urgence à prioriser ces questions de base. Donc il y a de quoi être désabusé. Merci beaucoup en tout cas madame la députée. Merci à vous de m'avoir invité. Vous revenez bientôt quand même. Évidemment
c'est la fin de ce temps de parole. tout de suite la suite de nos programmes.
Anchya Bamana