Rixes : mettre fin au cycle de la violence | #AMFIS2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bienvenue [Musique] au à toutes et à tous pour cette conférence intitulée Rix mettre fin au cycle de violence euh cette conférence elle est initiée et proposée par le livret quartier populaire de la France insoumise euh dont je suis membre et dont diangou trauré ici invité également euh fait partie euh lerix je sais pas si vous avez déjà entendu parler euh de cette de cette problématique ce sont euh donc des affrontements euh qui opposent des jeunes euh souvent adolescents qui s'affrontent donc en bande rival et euh et que pourtant rien nppose d'un point de vue social et culturel euh cette question elle a été prise à bras-lecp par le groupe de la France insoumise à la fois par le livré quartier populaire et par les députés depuis un peu plus d'un an via notamment des colloques et des auditions à l'Assemblée nationale qui ont été organisé initié par Eric Sébastien deslogu et Rachel kké et également par les rnqp je sais pas si vous connaissez les rnqp les Rencontres Nationales des quartiers populaires qui est aussi une initiative du livret quartier populaire dont l'édition la dernière édition a eu lieu en janvier et qui grâce aux acteurs associatifs a fait sortir quelques mesures de solution et de pistes pour pour résorber ce problème voilà donc jangu tu pourras revenir justement sur les mesures qu' ont été qui ont été portées par par les rnqp alors les RX rapidement je vais juste introduire le propos et puis les invités c'est euh plus de 120 morts en 30 ans euh selon le sociologue marwen Mohamed qui a beaucoup travaillé sur cette question là alors on a les chiffres depuis 30 ans mais ça n'existe pas que depuis 30 ans le même sociologue remonte ça à l'antiquité romaine euh ça existait déjà et plus récemment les blousons noirs donc c'est pas lié uniquement au quartiers populaair aujourd'hui c'est pas un folklore des quartiers populaires une violence qui est banal et euh et donc par rapport à cette question là justement c'est pas une fatalité c'est pas une fatalité nos intervenants vont nous démontrer que CEN est pas une mais on va essayer de comprendre ce phénomène qui n'est pas un fait divers qui est un phénomène sociologique et grave euh et on va essayer de se poser de poser des questions et d'y répondre aujourd'hui qu'est-ce qui se passe dans la tête d'un d'un jeune adolescent qui s'engage et s'implique dans une bande et euh qui prend le risque de commettre l'irréparable euh comment on fait sur le terrain pour déconstruire toute ces embrouilles c'est-à-dire ces tensions ces conflits qui existent entre des quartiers rivaux quelles sont les solutions puisque c'est là-dessus vraiment qu'on veut se pencher quelles sont les solutions que le politique peut mettre en place parce que on peut on sait que les politiques de répression de contrôle et de surveillance ont échoué depuis 30 ans ça on le sait et on sait que ceux qui sont sur le terrain c'est-à-dire les acteurs associatifs font un travail qui payent et nos invités aujourd'hui en sont la preuve comment on fait pour établir la paix entre les quartiers comment on fait pour se pardonner ou pas voilà un peu toutes les question qu'on va euh qu'on va aborder aujourd'hui je vais pas être plus longue je vais introduire chacun des invités ailleurs je vous d'abord je vous remercie infiniment d'avoir répondu présent à cette à cette conférence euh donc on a dans l'ordre donc la conférence juste pour le dérouler les intervenants vont vont développer leur propos donc 15 minutes vous essayez de respecter s'il vous plaît je serai maîtresse de l'horloge et puis la dernière demi-heure sera consacré donc aux échanges avec vous ok voilà donc d'abord adelamara adelamara qui est un an associatif membre de l'association norix dans le Val de Marne Adel Mara donc avec d'autres d'autres grands ont réussi à rétablir la paix entre son quartier des hautenous et du bois la baie à champignny dans le Val de Marne il va nous raconter nous présenter un petit peu comment ils s'y sont pris et et sa méthodologie ensuite Awa Diabaté qui est présente parmi nous de l'association HDJ les initiales de son fils Ismaël Diabaté junior qui a été tué à l'âge de 15 ans 2018 dans son quartier de la Roquette à Paris elle nous racontera comment elle a subi tout ça et ce qu'elle fait quelles actions elle elle développe avec son association et le soutien qu'elle apporte aux familles des victimes ensuite jangu Traoré qui est une militante de la France insoumise et une militante aussi très identifiée dans son quartier des franmoisins à Saint-Denis euh par le collectif franmoisin citoyenne donc diangu trauré reviendra sur les deux drames qui ont frappé Saint-Denis au début de l'année et elle nous parlera de la situation à Saint-Denis Saint-Denis nous avons le député Ali Diwara qui a été élu en juin merci Ali d'être présent et qui est avant d'être député un militant aussi en scène saint-nis notamment via son organisation politique et citoyenne la ni au cœur voilà merci beaucoup à vous d'être ici et je cède maintenant la parole à Adel [Applaudissements] Amara c'est bon ok merci ok bonjour à tous euh brièvement alors déjà moi en terme de terminologie moi je préfère parler de rivalité interquartier ou de ou d'embrouille de de cité tout simplement parce que le le morix à mon sens il recouvre pas le phénomène dans sa complexité encore une fois quand on parle de Rix on parle d'affrontement direct et c'est vrai que ce phénomène là il dépasse les affrontements on va dire physiques parce que il y a comment dire c'est c'est un état d'esprit c'est une atmosphère où des fois il y a des tensions des fois il y a des situations plus ou moins chaudes ou ou moins chaude néanmoins ça quand même ça module notre mode de vie nos déplacement et euh ce conflit on va dire il est toujours encré en nous c'est-à- direire que c'est un impact direct dans nos vies dans nos vies quand on est impliqué directement mais aussi de dans la vie de ceux qui sont pas impliqués directement mais parce qu'ils sont coupables d'habiter au mauvais endroit et les parents pareil qui sont des victimes on va dire indirect euh comment euh comment en fait se transmettre c'est enfin c'est cette rivalité là comment c'est l'idée déjà qu'il y a une réputation qui nous précède euh il y a un héritage des grands et on a on a ce ce poids de l'histoire qui fait que il y a une transmission de la fierté du territoire qui qui qui qui se fait alors soit de bouche à oreille soit parce qu'on a été témoin de de scènees d'affrontement ou même des des légendes urbaines et il y a cette volonté de représenter le quartier être à la hauteur de de de l'événement et de se dire que à notre tour on va refaire ce que les grands ont fait on va reprendre le flambeau représenter le quartier et de le représenter sous cette forme là euh comme j'ai dit l'enjeu euh donc c'est c'est c'est c'est ça s'alterne entre des tensions directes ou des situations chaudes ou même des affrontements et le c'est la réputation qui est qui qui est l'enjeu principal c'est-à-dire que le quartier fait partie intégrante de notre identité et c'est une identité qu'on doit défendre il y a cet attachement au territoire et ce conflit il dépasse les individus c'est veut dire c'est pas telle ou telle personne c'est vraiment vrai c'est tel quartier ou tel quartier euh et la défaite de l'un ou de l'autre et ben en fait engage le quartier dans sa totalité et donc c'est un affront qu'il faudra laver et donc derrière il faudra organiser le match retour euh comme je vous ai dit c'est ces tensions elles peuvent donc elles sont ancrées dans nos vies et euh ça peut voilà ça peut s'illustrer par des lychages des coups de couteau des coups de marteau des coups de feu et on est conditionné c'est encré dans nos vies donc on est conditionné quand on est directement appliqué on est prêt à ça et on euh donc on on organise même nos déplacements c'est-à-dire qu'on se déplace soit armé soit en groupe mais des fois pas avec une entation de commettre quelque chose mais se dire moi je vais me défendre au cas où euh il faut savoir aussi qu'il faut qu'on se mette dans pour comprendre ce phénomène et ben faut se mettre à hauteur d'adolescents de se mettre à leur niveau et d'essayer de comprendre euh quel enfin quel profil peuvent avoir et ce que j'appelle moi des des bénéfices secondaires c'est-à-dire c'est un effet positif euh qu'on tire dans une situation globalement négative et il y a trois pour moi profit à être dans à être impliqué dans dans ces conflits là c'est que déjà premièrement il y a une reconnaissance symbolique comme j'ai dit la réputation ça c'est un enjeu principal mais quand je parle de réputation la réputation du quartier et la réputation personnelle dans le quartier donc la réputation euh donc c'est l'accès à un statut être quelqu'un dans le quartier être respecté il y a la sécurité aussi parce qu'encore une fois quand on se déplace quand on a un souci on sait qu'il y a 30 40 50 personnes qui peuvent se mobiliser pour soi bah on se sent beaucoup plus fort ça nous apporte une sécurité et enfin c'est un bon moyen de d'évaluer en fait ses liens d'amitié donc ça renforce les lien d'amitié parce qu'encore une fois quand on se retrouve dans une galère il y a il y a une équipe de 15 20 personnes qui nous attendent et on prévient les gens les gens de ce quartier qui se déplacent à ce moment-là on est même plus des amis en fait on est des frères il y a vraiment quelque chose qui se construit donc c'est c'est les effets positifs bénéfiques dans dans ces rivalité là pour parler brièvement des familles parce que souvent on les on on les met en cause euh donc sur le voler moi en tout cas moi de mon expérience ce qu'on retrouve au niveau des familles c'est souvent soit l'ignorance c'est-à-dire que des familles victimes quand elles apprennent que que leur enfant voilà il est victime de il s'est fait frapper ou autre c'est ils étaient pas au courant que de cette situation là soit de l'anxiété soit la désorientation ou ou comment dire ou de l'impuissance et pareil pour les coupables quand on apprend que son enfant a fait quelque chose euh c'est soit le déniis c'est-à-dire que non non ça peut pas être mon fils c'est pas un dén c'est non moi je l'ai pas éduqué s'il a fait ça c'est plus mon fils ou de la déception de la colère ou même de l'impuissance moi en tout cas je suis jamais tombé sur quelqu'un qui dit moi je m'en fiche moi des parents démissionnaires j'ai jamais connu sur les conséquences directes euh donc ça a un impact déjà comme je dit dans dans notre mobilité ça a un impact aussi dans l'école parce que souvent les affrontements donc c'est soit dans les lycées dans les collèges où il y a des des jeunes de de quartiers différents qui se rencontrent et des fois des jeunes de quartier Rivau euh et donc il y a deux stratégies pour affronter ce phénomène là quand quand on est à l'école c'est là ce que j'appelle la stratégie d'affrontement donc comme jeai dit soit on est groupé soit on est armé c'est pour ça que des fois euh bah quand on est plus jeune en fait on se il y a des adultes qui disent mais attends moi quand j'étais quand j'avais ton âge moi j'allais pas avec un couteau ou un marteau j'allais avec des cahiers ouais mais tu sais pas ce que je vis tu sais pas ce qu'il y a en face et moi si je prenais un couteauou un extinctteur c'est en vrai c'est pas pour faire quelque chose mais au cas où et c'est souvent ça c'est au cas où c'est vraiment pour se défendre que les jeunes ils se retrouvent à être armé équipés où il y a la stratégie d'évitement c'est-à-dire on essaie de contourner la cas scolaire et ça veut dire que derrière des fois on se retrouve à à être orienté super loin et et ça crée ça c'est compliqué après de de de de d'être assidu et puis il y en a beaucoup qui abandonnent l'éces en cours de route quand on est dans le val deem on se retrouve à être scolarisé à pierrefit euh voilà c'est un peu plus compliqué ou euh on sèche les cours donc voilà la stratégie d'évitement euh NOTAM alors ça c'est sur la scolarité les conséquences directes sur la scolarité les conséquences aussi bah directes c'est euh comme on dit CEAM qui disait ça deux issues hein c'est la mort ou la prison euh bi je vais faire vite hein quand même et puis si et comment en fait on sort de l'embrouille donc souvent en gros on sort de ce phénomène là quand quand on att un certain âge on est mature euh il y a une évolution des intérêts personnels c'est-à-dire que bah voilà on a notre vie à faire euh on veut trouver du travail on voilà on est en général quand on a 22 ans s si on est encore dans les embrouilles c'est que vraiment on est démodé en fait voilà c'est je veux dire les la mentalité elle change elle évolue euh il y a une évolution aussi ce que j'appelle des paramètres de respectabilité c'est-à-dire que je vais prendre un exemple très simple euh je vous vends je vous vends une casquette j'ai 15 ans je vends une casquette vous me payez pas si je fais rien vous m'avez mis à l'amand d'accord c'est dire je suis une victime vous vous m'avez mis l'amende maintenant à 30 ans je vous VO ma casquette si je vous me payez pas si je fais rien même s'il y a rien on va dire mais moi en fait je suis un grand seigneur c'est vous le clochard comment en fait tu es pas réglo vous voyez la même action en fait à 30 ans tu es pas régl tu es pas quelqu'un de voyez comment voilà les les paramètres de respectabilité ils évoluent en fait avec avec l'âge et et pareil enfin là on a une vie à construire euh pour faire vite comme ça après je vais distribuer la parole euh j'ai encore du temps bon après s'il y a des question voilà faut pas hésiter euh alors nous comment on est arrivé en fait ce que j'appelle à mettre en place enfin cette étape pour pour la paix donc moi quartier à vill surmarne c'était et au nous à vill surmarne je veux dir le bois laabé à champignet chanevier c'était une rivalité cétait le Classic du valde mararne et je le dis sans orgueil hein mais c'était vraiment le il y a des conflits comme ça qui étaient identifiés et on a eu un déclic c'est quand on s'aperçu qu'il y avait des Riss à répétition c'està dire en 2017 on s'apercevait que les plus jeunes qui qui étai enfin que au moment où l'embrouille a commencésétaaiit même pas né euh il bah voilà des coups de couteau c'était vraiment ça donné ils allaient à ils allaient à la mort euh et il y avait aussi un sentiment de culpabilité c'est veàut dire qu'on s'est dit quelque part c'est notre fautere si les jeunes ils reproduent ce que nous on a fait nous on a fait nos vies finalement il ils reprennent un peu ce Lambo là et il y avait aussi un discours qui disait que alors quand on allait discuter avec les jeunes du boisab il disait ouais mais les grands des haut nous ils les engrainent et quand on les haut nous il disent ouais les les grands du bois Lab ils engrainent les petits vous vous nous parlez mais les grands ils les engrainent donc on s'est dit quoi on s'est dit bah nous en fait les grands on va se on va se mettre ensemble ils verront qu'on a un discours cohérent on va se mettre d'accord entre nous et on va aller leur parler donc dans un premier temps euh on s'est dit qu'on va aller enfin la première étape c'est vraiment convaincre son entourage dans son quartier parce qu'il y a beaucoup d'engraineneurs c'est facile dans ses d'être un démago voilà de de dire allez aller les goumer nous à notre époque et puis de revivre un peu les conflits alors qu'on a 30 ans passé donc déjà dans un premier temps il faut vraiment cadnasser ça et nous en fait on a vraiment c'est Al où je vous parle c'est vraiment un rangar c'està dire le grand là qui engne un petit il passe pour un il passe il est ridicule il perd même sa crédibilité euh donc ensuite on on s'est réuni et on a réuni les plus jeunes et pareil quand on réunit les jeunes on a pris les concernés je vais y revenir après mais des fois en fait on si on veut faire de l'affichage on peut prendre des trois jeunes d'une ville trois jeunes d'une autre ville ils ont rien à voir on fait genre regarder on fait une photo regardez on a agi mais on sait que concrètement on n pas agi on n pas agi à la racine donc voilà prendre comment dire réunir donc on a pris les menneurs on a ciblé les meneurs ensuite on a on a organiser des échanges interquartiers euh et on est parti sur ce que les jeunes aimaient c'està dire que nous on est parti sur le foot et la boxe mais je veux dire s'ils étaient si le leur sport c'était le badminton aurait fait du badminton enfin voilà faut pas chipoter c'est on parle de ce qu'ils aiment en fait là le l'objectif c'est de c'est de les capter et le l'activité est un moyen pour arriver à un objectif de les de les réunir ensuite derrière on a organisé un séjour euh pareil pour nous et les liens c'est c'est un moment important parce qu'en fait là à ce moment-là et puis même dans le choix des activités on a été stratégique euh dans le choix des du casting aussi des gun on été stratégiqu on a pris des jeunes un peu durs des jeunes un peu plus marrants et tout ça pour créer des passerelles dans les activités a pris des activités de coopération on na pas pris des activités de confrontation et ainsi de suite et vraiment ça a été un moment fort euh et puis les meneurs derrière ils ont pu assumer ce qui s'est passé c'est-à-dire quand ils sont rentrés au quartier ils ont raconté ce qui s'est passé ils ont assumé ils ont pas dit ouais non il y a rien non ils ont ils ont vécu des choses ensemble c'était fort et et derrière ça a été même les ambassadeurs de de ce qui s'est passé euh là-bas et pareil nous on s'est pas pris la tête he sur le séjour ouais je peux ramener la play ramène la play ouais ramène la chicha voyez et s trouvé que la Playstation et la chicha c'était vraiment les les espaces de sociabilité c'est ils avaient pas besoin de nous vraiment ah ouais truc de fou ouais c'est vraiment faut pas chipoter parce que quand des fois les activité non mais la chicha après voilà il y a un cadeau légal il y a pas de ramène ton B dos non non ENF je veux dire voilà je veux dire on est quand même responsable mais je veux dire voilà là-dessus la Playstation et moi j'ai une photo elle est incroyable il y a deux petits qui jouent à la console je les ai pris en photo parce qu'il y en a un l'année d'avant il avait planté l'autre et la photo ils sont là ils jouent à FIFA et franchement c'est c'est fort et et encore là je vous parle ils sont proches euh comme je dis c'est les ambassadeurs et franchement c'est c'est fort et c'était c'était impensable à l'époque euh derrière ensuite une fois qu'on est arrivé à ça on a canalisé on a apaisé il faut péréniser c'està-d il faut pas se dire en fait quand c'est calme c'est les c'est là où il faut travailler en fait c'est là où il faut continuer de de de de de cultiver ce lien là souvent l'ADUL il il veut on veut surréagir dès qu'il y a une tension ah ouais on essaie de faire des choses alors que c'est plus compliqué et quand c'est calme on dit ah c'est bon non non non quand c'est calme c'est le moment même de de commencer à travailler ensuite on a mis on a ce que j'appelle la veille c'està dire on a on a créé une cellule de veille pendant 4 ans parce que nous on a commencé à mettre ça en place en 2017 pendant 4 ans euh ah franchement dès que je un texto accroupement jeun tout ça on était sous pression al directement il se passe quoi tac tac tac ah non c'est bon voyez c'était faut vraiment être enfin nousmême on vivait avec ça parce que quelque part on s'éit investi on avait mis aussi il y avait notre crédibilité qui était en jeu donc un peu d'orgueil mais le le le bon orgueil on s'est dit ouais un moment donné on va y arriver on on s mobiliser c'est pas pour rien et puis enfin derrière transmettre c'est-à-dire que là moi j'ai 37 ans euh je vais pas continuer a régler des problèmes d'embrouille de de petitte 15 ans enfin je dire à un moment donné c'est il y a alors il y a quelqu'un de choisi qui avait parlé de système de n + 1 j'aime bien c sa formule c'est en gros bah maintenant c'est ceux qui ont 22 ans ceux sur qui on a agit c'est eux qui qui régulent en fait et si après il y a besoin nous on est là il y a pas de problème si quand il y a des initiatives on est on est toujours avec eux mais euh c'est important de pas se sentir indispensable moi ça je me dis j'ai j'ai fait mon travail à partir du moment où ils ont plus besoin de moi et comme là ils ont plus besoin de moi je me dis c'est bon c'est jusqu'à une fois qu'on a passé le rela euh voilà sur le choix des acteurs et des actrices alors à mon sens c'est important que faut choisir des acteurs des actrices légitimes dans le quartier euh c'est-à-dire des acteurs qui sont implantés qui sont crédibles et qui sont reconnus euh par les les concernés et qui ont une démarche désintéressé j'insiste sur la démarche des inéressés parce que elle peut venir de n'importe qui c'est-à-dire elle peut venir de d'un professionnel qui veut juste avoir une promotion qui veut accéder à un statut au niveau professionnel mais les jeunes ils le voit ça peut être aussi une association un associatif qui veut juste capter des subventions ou autre qui veut faire de la comm et encore une quand les jeunes ils se sentent malibulés ils le ressentent directement et ils vous le font payer donc la la la la démarche desésintéressé nous moi j'avais pas d'intérêt direct il y avait pas mes petits frères dedans euh j'ai pas gagné un euro dans l'histoire voyez c'est mais par contre ouais la fierté de se dire on a réglé quelque chose mais quelque part comme je dis moi j'ai juste effacé l'ardoise moi j'avais je devais une dette ma génération devait une dette ceux qui font la fierté c'est la génération qui a arrêté et qui Contin c'est eux en vrai les les les les les bonhommes comme on dit quand on parle de paramètres de respectabilité nous n'est pas on a reproduit nous ce qu'on a fait moi je suis pas un bon homme en fait j'ai c'était claqué en fait on a fait ce que tout le monde a fait par contre eux ils ont fait quelque chose inédit c'està dire qu'ils ont ils ont arrêté là où la norme c'était de reprendre c'est eux qui ont été exceptionnels et c'est eux qui font que je me retrouve là à parler devant vous c'est eux qui font que nos deux quartiers on on on on on on les porte on en parle comme un exemple parce qu'on a arrêté et donc c'est c'est grâce à cette génération là je tenais à le dire conclusion ah ouais donc conclusion ah ouais 15 minutes c'est court euh alors alors brièvement euh c'est important aussi voilà donc peu importe comme je parle d'acteur légitime peu importe les professionnels que ce soi des animateurs euh que ce soit des parents que ce soit des des surveillants que ce soit des éducateurs ou autres tout ceux qui sont légitimes il faut travailler en complémentarité il faut éviter les concurrences d'adultes parce que souvent moi je dis le problème c'est jamais les jeunes le problème c'est les adultes donc travailler en complémentarité et se rendre utile là on peut être utile des fois il y a des espaces où c'est c'est mal venu que les parents soient là parce que les jeunes ils vont pas se confier et ben faut pas que les parents ils prennent mal en mode quoi c'est mes enfants non tranquille il y a des moments où vous serez utile il y a des moments où vaut mieux qu'on se retire ainsi de suite euh euh voilà partir l'idée c'est la responsabilité collectif donc la solution collectif donc éviter un peu les les concurrences et et les rivalités euh d'adultes pour le coup parce que ah oui des fois on prne la paix ça c'est important aussi on prne la paix entre les Gunes on leur demande d'arrêter de s'embrouiller et tout ça mais nous entreadultes on sait pas le faire donc déjà commencer par nous-mêmes encore une fois euh bah je viens pas sur les phases d'intervention concrète come on qu'on a qu'on a comment on a libéré visà-vis d'eux mais par contre Al juste il me reste 3 minutes non moi j'ai 3 minutes 3 minutes euh juste euh par rapport aux institutions et à à la démarche politique donc déjà moi c important entre ce qui a la continuité et la nouveauté donc la continé la continuité c'est la violence parce qu'on aime bien dire ouais les jeunes nous avant on était pas comme ça les jeunes ils sont plus fous et c'est pareil s'il y a bien un truc qu'on a bien transmis c'est la violence c'est la même chose et je vous invite à écouter kry James le ghetto français euh franchement il écrit le texte en 96 c'est exactement la même chose donc voilà euh pareil important aussi sur la glorification des histoires du passé on aime bien se vanter ouais moi j'ai fait c à la gare j'ai fait ça ça ça et c'est claqué en fait faut faut ringardiser ce qu'on a fait avant et moi quand je vous le raconte je suis fier de rien du tout je vous dis même pas si j'ai gagné j'ai perdu parce que c'est tout bourri on s'en fout en fait vous voyez donc pas ne pas glorifier même des fois on veut se raconter et en fait en se racontant on fait l'apologie de ce qu'on a fait donc ça c'est important là-dessus le vieux code de l'honneur éclaté au sol et tout ça là faut faut vraiment réévaluer le le paramètr les paramètres de respectabilité et pareil sur tout ce qui est la presse les embrouilles ou même comment on filme et tout ça faut éviter de véhiculer on peut faire de l'information mais on faut pas reproduire par exemple quand on est en forme on a pas besoin de dire qui a gagné qui a perdu on a pas besoin de dire ah il y a un blessé de telle ville ou autre on peut rapporter les faits sans alimenter ind directement la nouveauté c'est les réseaux sociaux pourquoi alors les réseaux sociaux ils modulent le temps l'espace il matérial les greffes alors quand il modulent les temps et l'espace et euh bah avant on se faisait frapper on rentrait le temps qu'on organise laaripost le lendemain hop la police venait à cadnasser céta un peu plus compliqué de s'organiser là en fait on se fait frapper en temps réel c'est snappé et derrière ça va super vite donc nous pour réagir faut être voilà ça va beaucoup plus vite donc pour que laadit réagisse c'est c'est un peu plus compliqué euh moduleespace pareil bah ils sont connectés nous avant il y avait pas de téléphone ou nous moi c'est ma généraation début des téléphones mais j'avais pas leur numéos enfin je veux dire eux ils s'organisent des numéros des snaps et tout ça et Matéri lesgrif c'est que avant euh ah oui Intel a dit un truc sur toi et on pouvait désamorcer sans perdre la face là maintenant il y a une capture d'écran ou capture de trucs il a dit ça tiens je t'envoie et là maintenant tu es obligé de faire donc tu es obligé d'aller au plusin et ainsi de suite euh ça c'est sur les réseaux sociaux euh le côté positif de la nouveauté c'est que c'est un sujet qui a aborderé la preuve ici depuis 2019- 20020 on en parle on c'est un sujet qu'on essaie de traiter l'adulte essaie de traiter et c'est positif euh et puis on apporte aussi un contre un contre disccours à la droite euh donc on brise le tabou on se mobilise et c'est encore une fois on en est la preuve et encore une fois le fait que la salle est pleine c'est ça illustre mon propos troisème chose c'est qu'il y a une émergence du discours politique c'est l'idée de s'engager et d'infléchir les politiques publiques notamment en investissant et je vais terminer là-dessus sur euh les solutions apportées localement les valoriser et en et les engagés et surtout exiger des choix politiques forts et les choix politiques forts il susent par des joix budgétaires notamment dans la prévention dans l'éducation dans les euh dans le le le la culture dans le le lien social c'est là en fait qu'il faut mettre l'argent faut pas mettre l'argent dans les caméras dans la police parce qu' encore une fois moi ça me dérange je le fais je le dis pas par par idéologie moi je suis un pragmatique techniquement nous la méthode qu'on a mis en place c'est pas la police qui a réglé de fond et faut évaluer en fait ces politiques là ça fait 30 ans qu'on dit que c'est faut faut pénaliser encore plus faut rabaisser l'âge de de criminalisation faut mettre plus de police et à un moment donné il faut juste qu'on s'arrête et qu'on évalue c'est un échec les politiques de droite c'est des échecs moi je propose une autre alternative et encore une fois c'est une démarche et une méthode qui a fait ses preuves je peux pas la détailler là parce que j'ai que 15 minutes mais bon merci en tout [Applaudissements] cas bonsoir à tous je suis Madame gabaté Awa la mère de Ismaël Gabé tué le 13 janvier 2018 à la roquette à Paris pas loin de Basti et je pense que la mort de mon fils a été très dramatique pour moi parce que je m'attendais pas à ça et aujourd'hui je suis là pas pour parler seulement que de moi mais je parle de toutes les mamans qui ont perdu du un enfant que ça soit à Paris à île- de France ou à Marseille pourquoi à Marseille parce que nous à Paris on pensait que les ris c'était seulement dans les banlieux dans les grandes villes et après on s'est rendu compte qu'aujourd'hui on mène toutes les mêmes combats que ça soit les mamans de Marseille les mamans de Paris Les mamans de garge et on travaille ensemble énormément et après moi j'ai cherché à comprendre le mais j'ai jamais compris ce que c'est le mais après je suis allée dans les les bandes et au cours d'une formation j'ai appris que les les les les les violences interquartiers ou bien les violences existe depuis euh très longtemps et j'ai appris que dans les années 19 14 il y avait les apages il y avait les blousons noirs il y avait comment on appelle les kangourous il y avait les Kaira Kaira qui vient de un espagnol qui veut dire la rue et je pense que nos enfants se retrouvent dans dans les caéras c'est passé il date de 95 en 2022 aujourd'hui on est en 2024 moi le mot Rist comme je l'ai dit c'est un mot institutionnel on veut nous imposer le ma ris et on a trouvé un mot pour sur la mort de nos enfants c'est ce que moi je comprends le le c'est ce que ça veut dire le Maurice aujourd'hui mon combat c'est de comprendre ce qui se ce qui ne vont pas ce qui ne va pas dans les quartiers parce qu' avant parler de parler de de violence il faut faire des diagnostics moi j'ai fait des diagnostics dans nos quartiers et on s'est rendu compte qu'on na pas les mêmes problématiques chaque quartier a ses problèmes chaque quartier a son identité chaque quartier a ses facteurs de pauvreté aujourd'hui on s'est rendu compte que tout est lié le le chômage les décrochages scolaires je pense que ça fait partie de des causes des risques et après on se pose des questions pourquoi les gens les jeunes s'ent tréuent il y a beaucoup de facteurs qui vont pas eu le les les risques aujourd'hui c'est il y a pas de saisonnalité ça peut arriver à tout moment ça peut arriver à tout moment les risque et pendant le confinement nous les mamans on s'est dit qu'on peut dormir tranquille mais on n pas dormi à Paris parce qu'on était tous les soirs derrière nos enfants pour aller les chercher dans la rue et c'est ce combat que moi je mène aujourd'hui avec beaucoup de familles que ça soit les famille comme tout à l'heure de Paris il y a beaucoup d'associations et de collectifs de maman qui travaillent à avec les jeunes nous on s'est dit il faut aller vers les jeunes moi j'ai fait beaucoup de rencontres que ça soit la grande équipe les la stratégie parisiennes les États généraux j'ai fait les cologues à l'Assemblée le constat amère que j'ai fait ça veut dire que quand les grands se retrouvent il y a pas de jeunes on se retrouve entre nous on parle comme on dit dans le jargon on parle le gros français après il y a rien derrière nous notre combat aujourd'hui c'est d'aller vers les jeunes de travailler avec eux de les comprendre de savoir qu'est-ce qui ne va pas et moi je j'organise bientôt l'assemblée l'assemblée jeunesse des quartiers où je vais faire vraiment je sais pas si c'est une conférence avec des jeunes qui viendront de tous les quartiers pour que eux-même ils trouvent des solutions ça c'est les mamans nous on a nos solutions les institutionnels les solutions mais après un moment il faut que les jeunes eux-mêmes ils trouvent des solutions à leurs problématiques moi j'ai j'ai essayé de prendre quelques notes il y a la juvénile il y a la il y a a les trois variables de la dévinquance juvénile il y a le déracinement la pvreté absolue la pvreté relatif cohabitation entre riche et pauvre donc le rejet fait très mal donc je pense que tout ça ça fait partie des facteur des des causes et et puis les conséquences sont très graves les conséquences c'est quoi il y a des jeunes qui ont perdu leur les membres et moi j'ai mon fils qui a été tué il y a plusieurs jeunes qui sont décédés aujourd'hui j'ai fait une liste hier soir où j'ai des jeunes qui sont décédés à Paris et j'ai la liste sous mes yeux il y a Magara qui a 17 ans boubou 18 ans Ismaël qui est mon fils à 15 ans Aboubakar 13 ans Henri 17 ans wali 14 ans Johanne 18 ans Lili belle 14 ans Tani 14 ans Marjorie 17 ans Matthéo 17 ans George 16 ans Arthur 17 19 ans Marjorie 17 ans Baba 16 ans 15 ki je pas là Tidan àer Tani à Corbon Sedan à Saint-Denis et Farid 18 an pas plus tard une semaine dans nos groupes communautire WhatsApp j'ai reçu on m'a informé que y a un jeune qui a été tué àrité c'est pour dire combien de fois que la situation est très alarmante et tout à l'heure on me disait que il y a un climat de paix il y a pas de climat de paix même pendant les vacances on apprend souvent que il y a eu des des affrontation mais quand il y a pas de mort tout va bien et c'est quand il y a la mort que les médias se retrouvent tout le monde est là j'ai travailler avec une sociologue Joë bordé qui me disait quand il y a un meurtre il y a un cècle dans le cèle il y a un meurtre après il y a un 2ème secle qui se crée les les institutionnels sont là la les médias sont là le quartier est là mais au fil des temps le sec disparaît il y a que la famille qui reste avec son deuil et moi j'ai ais je me suis dit effectivement ce sec existe dans certaines familles parce que quand moi j'ai perdu mon fils j'étais bien entouré ma chance j'ai été toujours bien entouré il y a une justice qui a été faite après 2 ans je disais que il y a la lenteur de la justice qui pèse beaucoup sur les familles un enfant qui Meur il faut attendre 7 ans 7 ans à 8 ans avant le procès et quand le procès a lieu soit le jeune a commencé à travailler il est un CDI donc c'est plus nécessaire pour la justice de le mettre en prison parce que ça revient cher à l'État et un temps c'est la famille qui pleure toujours son fils il y a la lenteur de la justice ça va pas très très bien et puis les centres sociaux qui existaient dans nos quartiers beaucoup en fermés et souvent les éducateurs qui sont dans nos quartiers ils habitent pas dans nos quartiers ils peuvent pas comprendre nos problématiques les weekends parce qu'ils sont partis à partir de 18h nous nous sommes abandonnés à nous-mêmes abandonnés à nos enfants abandonné dans la rue donc c'est un problème que que j'en parle souvent que il nous faut des éducateurs qui habitent souvent dans nos quartiers et je pense que je sais pas si j'ai encore du temps si j'ai encore du temps et bon je reviens un peu sur come j'ai fini avec les les grandes actions que nous avons mises en place l'association que je représente aujourd'hui nous travaillons beaucoup avec les institutionnels avec euh les les les com les collectifs de famille et on a une journée qu'on a dédié la journée une journée pour la vie et où on rassemble plus de 500 jeunes pour euh communier avec le sport et après on leur donne le temps de faire du rap au moment quand quand on avait écrit ce projet on nous a dit non le rap qu'est-ce qu'ils vont bien nous dire allez-y vous faire va te faire après on s'est rendu compte que ils ont le ils ont des bons messages et quand on les a laissé chanter je pense qu'il y a des adultes qui ont coulé des larmes parce qu'ils ont fait des très beaux tests et je pense que souvent donner l'occasion à ces jeunes de de s'exprimer par le rab ou bien par l'Islam et cette journée on l'organise chaque année on a la 4e édition c'est le 28 septembre à la rue à la roquette à Paris et en plus de cette journée nous on a fait un film qu'on appelle la chaîne qui nous rassemble c'est une cha chaîne qui nous rassemble autour de nos problèmes c'est une chaîne qui nous rassemble autour de notre dignité c'est une chaîne qui nous rassemble autour de notre pauvreté c'est ce film nous l'avez fait pendant le confinement parce que on allait voir les mamans dans les quartiers il y avait pas de salles pour se rassembler parce qu'il y avait le covid c'était juste un micro trottoir mais aujourd'hui c'est un film pour nous c'est devenu un outil de travail pour nous les les mamans on a donneré la parole à des à des mamans qui parlent pas le français parce que c'est des mamans qui parlent dans leur langue on on pensait que ils savent pas trop le problème des quartiers mais ils savent plus que nous ils conna elles connaissent leurs droits elles connaissent leurs devoir on a eu des MAM qui ont parlé dans toutes les langues que ça soit du Sénégal à la Gambie au Mali à la Côte d'Ivoire et dans les pays aussi maghrébains on a eu des MAM qui ont témoigné et je pense que c'est il y avait la peur de parler devant le micro il y a des m qui voulait parler voiler on n'a pas voulu parce que je me suis dit que quand les enfants sortent de la maison qui vont se battre avec euh comment les cagoulé et il faudrait pas que nous les mamans on vient aussi voiler pour parler aux enfants faut parler vraiment au visage découvert c'est ce que nous avons fait ce film dure 52 minutes on a fait des capsules de 15 minutes moi j'en ai fait des projections presque dans beaucoup de centres sociaux avec les jeunes et je pense que c'est le moment où on leur donne l'occasion de s'exprimer de parler il nous pose des questions sur nos vies de deuil sur la justice et ça marche très très bien cet outil et on a on a aussi on a aussi fait comment on appelle des tablerondes sur des thématiques qui nous sont propres et c'est des thématiques sur comment on appelle mon adau m'épuse mais je l'aime je pense que tous les toutes les mères aiment leurs enfants et je les suis comment parce que quand je tis au procès de mon fils celui qui a poignardé mon fils à tout moment ça il était accompagné de sa mère sa mère le protéger c'est pour dire combien de fois chaque mère aime son enfant et on a d'autres thématiques mon ado ma bataille parfois mon adau me fait peur et on a aussi fait des tables rondes autour des risques à l'adolescence autour des apprentissages et l'orientation et tout dernièrement on a fait aussi une marche citoyenne parce que moi je me suis dit que chaque fois qu'on se retrouver les mamans les médias c'est quand il y a un décès d'un enfant on fait tout de suite une marche comment on appelle marche blanche et marche jaune on est devant la foule on est filmeré on passe devant toutes les télés il y a BFM est là toutes les télés sont là pour savoir ce qui s'est réellement passé et mais après on voit personne et nous les maman on s'est dit bon on va faire une marche citoyenne une marche préventive et c'est ce qu'on a fait le 1er juin je profite de mon micro pour dire merci à érel chaque fois qu'on le le sollicite pour venir dans nos quartiers il vient et c'est je lui dis vraiment merci devant l'assistance aujourd'hui et il a et ce jour il y avait la marche pour Clément il y avait Gaza mais le le peu de monde qu'on pouvait avoir on s'estexprimit à la place de la République on a demandé à la préfecture cette place faon moi je viens de la vieille école je sais que toutes les grandes révolutions c'est I et puis République on s'est dit qu'on va aller se faire entendre aussi nous les mamans il y a des mamans qui sont qui sont seulement qui sont jamais sortis du métro mais je pense qu'elles ont pu s'exprimer ce jour c'était pas une marche c'était une c'était pas aussi une jouissance pour les mamans mais c'était pour nous faire entendre et je profite aussi pour dire merci à ces mamans qui sont venus de Marseille qui sont venus nous soutenir à Paris c'est pour dire que le réseau c'est pas seulement Paris c'est partout et avec ces mamans on a pleuré ensemble parce que moi j'ai dit que j'ai pleuré mon fils à la roquette j'ai sué le sang de mon fils à la roquette et ses maman disaient que oui nous on a ramassé les cervelles et le sang et sur le sang de nos enfants à à Marseille et on a le même combat il y a pas à dire que non c'est les r C'est les violences ou bien c'est les stupéfiants une mère qui perd un enfant c'est un combat qui commence et je sais pas si je dois m'arrêter sur ce et je vous remercie d'être venus si nombreux et je remercie la France soumise de nous avoir de m'avoir invité surtout diangou on s'était retrouvver euh à épiné j'avais j'ai été invité pour parler du du même problème merci que je sois parmi vous aujourd'hui parce à l'Assemblée j'ai été invitée quand il y avait le colue sur les violences j'ai été invité par Rachel kké avec des jeunes qui ont dit oui c'est la première fois qu'on sort de nos quartiers pour venir à l'Assemblée j'ai endu un jeune dit quand j'ai dit à ma mère que je partais à un événement et quand j'ai dit à l'Assemblée la mère a sauté de joie parce que pour la première fois son fils va à l'Assemblée et moi aussi je suis très heureuse de venir à Valence aujourd'hui et je regarde tout le monde je suis très contente j'ai mon deuil qui m'attend et je pense que c'est une force pour moi de vous voir aujourd'hui tous et une force pour voir je voir souir les organisateurs qui sont allés chercher à la gare j'ai vu toute une organisation autour de cet événement et j'ai pas de mots comme on le dit souvent n'ayez pas peur de nos enfants un nage africain dit quand on on mange le poisson on n'a pas peur de sa tête et oui moi j'ai pas peur de nos enfants la tête on la mangera ensemble plus loin on va seul on va plus loin ensemble on va très loin mais il faut savoir avec qui aller je m'arrête là merci Awa pour cette intervention importante et pour la force que tu donnes je passe la parole à diangou bonjour à tous Je me présente je suis Dangou trauré militante France insoumise mais plus particulièrement dans dans les quartiers j'habite à Saint-Denis exactement dans le le quartier franmoisin un des plus grands quartiers de de Saint-Denis nous début janvier on a eu deux décès de décès très br on s'y attendait pas cedan 16 ans mort sur le quai du métro d'un coup de couteau et Farid qui allait passer son son bac blanc qui est mort devant son son lycée qui est mort à coup de marteau 2 jours après faut dire que ce qui s'est passé ça a choqué la ville de saint-enis ça a tellement choqué la ville de saintenis que le maire la seule chose qu'il a trouvé à faire c'est de de mettre un couvrefeu voilà ce qu'il a trouvé à faire donc on est toujours sur taper sur les sur les gens au lieu de trouver des solutions pour en rester sur la ville et sur la politique municipale qui a été mise en place je vous parle du centre-ville parce que ces deux événements se sont passés au centre-ville mais il faut dire qu'au centre-ville la municipalité aussi a joué un jeu très fort c'est que la rest budgétaire est passé par là quand on dit jeunesse pour certaines villes c'est budget zéro le centrreeville on a retiré l'antenne jeunesse qui s'appelle la Maison des Jeunes la maison du bien grandir ça c'est la première chose donc sans antenne jeunesse pas de repère pour ces jeunes qui restent après l'école dehors et encore si parcours sup n'est pas passé par là ils sont dehors deè chose qu'il a retiré les médiateurs médiateurs de nuit ceux qui ont eu un rôle social et éducatif sportif et culturel on les a retiré sous le coup de la restriction budgétaire alors je peux vous dire que quand je parle je parle avec les nerfs même si je suis même si j'ai le micro dans les mains un dégoût total donc quelque part ces deux décès on peut dire que il y a une base qui a qui a contribué il y a un terro qui a contribué à ça c'est deux jeunes qui sont morts ça a été très difficile pour les deux mamans très difficile parce que deux morts en une journée là on a tous les plateaux télé les BFM les C news les C merd les tout ils sont tous là ce jour-là mais quand on demande de l'aide quand on demande de l'aide de l'aide pour l'éducation nationale pour retirer parcours sup pour donner les moyens aux associations là il y a plus personne je vais vous faire part de de mon enjeu ce qui s'est passé dans mon quartier nous quand on a vu les deux morts on s'est dit on va pas rester comme ça chacun connaît son lieu d'habitation et chacun connaît son entourage mon quartier le Fran Moisin est en guerre avec le quartier de la Plaine et même le jour de du couvre-feu ils se sont quand même batttu partir de là j'ai dit avec les mamans du quartier il faut qu'on fasse quelque chose sinon il y aura un troisième mort soit au franmisin ou soit à la plaine et c'est plus possible on a fait une réunion mais moi cette réunion là je voulais pas que les jeunes je voulais pas les meneurs moi je voulais les parents les harceleurs les harcelés et ceux qui ne font rien qui sont des têtes des têtes pensantes des intelligents je les voulais tous autour de la table ce jour-là parce que quand tu es adolescent tu peux mourir à tout moment parce que tu viens du mauvais quartier et tu es au mauvais endroit donc même les têtes pensantes qu'ils ont 16 ans je les voulais ce jour-là à l'antenne jeunesse du franmisin ça a été fait ça a été fait ce jour-là et ce jour-là j'en a été tellement choqué que l'antenne jeunesse du franoisin il y avait plus de place qu'on était obligé d'ouvrir les fenêtres pour que les gens il suivent dehors nous ce qu'on a demandé c'était clair vous voulez mourir tuevous là nous on vous regarde la vie ne tient qu'à un fil tu meurs tu reviens plus il y a pas d'aller-retour tu meurs tu ne reviens plus on leur a demandé c'est quoi les embrouilles ils sont incapables de dire c'est juste parce que je viens de tel quartier je défends mon quartier je m'aime non lui il s'est fait il s'est fait taper je vais aller le défendre ouais mais un coup mal placé tu peux mourir et tu reviens plus hein c'est pas un jeu la mort et lors de cette réunion là avec les mamans et je remercie tous les acteurs qui étaient là almami assa le le maire le banlieusard le maire le banlieuzard c'est pas notre mère de San exactement mais c'est un petit jeune du de la plaine qui a fait l'effort de venir avec les gens de la plaine on a demandé tout ce qui soit volé soit rendu même les bonnets et on a réussi hein tout ce qui a été volé a été [Applaudissements] rendu moi aujourd'hui j'en veux aux politique j'en veux au politiques municipal si tu veux que ta jeunesse elle s'en sort tu mets les moyens tu mets les moyens c'est clair tu ne fais pas de restriction budgétaire tu ne fais pas ça tu as des médiateurs de nuit qu étaient là qus ont réussi à désamorcer des embrouilles toutes bêt maintenant il faut faire des économies des économies pourquoi ah ben non il faut faire des économies en gros débrouillez-vous donc au final on se retrouve nous parents bah éducateurs éducateur on a nommé dans chaque dans les deux quartiers que ce soit Fran MO1 et la plaine un sorte de de rapporteur c'est-à-dire quand ça commence à monter un petit peu haut son but à lui et il a un but on lui a bien précisé tu as un but de venir nous voir quand ça commence à chauffer c'est ça son rôle à lui est-ce que vraiment c'est le rôle d'une personne de 23 ans de faire ça non non c'est pour ça je vous dis les politiques qui qui a été mise en place par ces municipalités là municipalité PS et je le dis bien socialiste qui se dit proche du peuple je peux pas dire que je leur en veux parce que c'est eux qui sont à la base de ça parce que j'ai envie de dire des mots mais je peux pas dire parce qu'il y a la caméra je dis pas mais je leur en veux je leur en veux énormément parce que une mère qui perd son enfant c'est dramatique la mère de ceedan qui va travailler qui prend la ligne 1 tous les jours elle marche sur le corps de son fils qui est tomber sur le métro de la ligne 13 son frère aussi qui voudrait perdre son enfant on parle de l'éducation nationale on a parcours parcours qu'on a rien à lui il passe il casse allez h traîner dehors on s'en fout lors des rnqp des Rencontres Nationales des quartiers populaires quand on a abordé cette thématique il y a eu des mesure mais on a une spécifiquement qui est sortie pour la pour les Rix les violences Intercar c'était développer le rôle des associations des parents et des médiateurs vous vous rendez compte on est arrivé à un stade où on demande plus de des médiateurs or que ça devrait être partout ça devrait être partout normalement voilà la mesure qui a été faite pour les RX on veut juste des médiateurs on veut donner les moyens aux associations pour qu'ils fassent leur travail correctement dans les quartiers donner aussi les moyens aux antennes jeunesses qui sont là où leur budget aussi diminue de jour en jour et réouvrir les antennes jeunesses qui sont fermées cell du centre-ville elle ne devrait pas être fermée elle devrait être ouverte la maison du bien grandire on parle elle est fermée et c'est là où il y a plus de jeunes au centrre-ville voilà pourquoi je parle avec colère et avec haine c'est pas contre vous hein c'est contre les politiques qui a été misise en place parce que moi dans ma ville deux jeunes qui sont morts le même jour ça reste gravé dans la tête ça reste gravé dans la tête et depuis la réunification Fran Moisin et la plaine je peux vous dire les deux personnes qui sont décédées bah pour l'instant je touche du bois bon là il y a pas de bois mais je vais me je vais toucher les la tête il n'y a pas eu de Rix pour l'instant il n'y a plus de violence intercarti parce que nous nous avons pris le choix de pas attendre la politique municipal mais de dire c'est maintenant qu'on doit prendre les choses et c'est maintenant qu'on doit calmer les choses toutes les personnes qui sont là vous avez tous un rôle à jouer dans ça je vais vous demander peut-être une petite faveur je sais pas s'il y a des instites ici s'il y a des animateurs ou je sais pas s'il y en a qui travaillent pour la ville demandez à regarder le budget de vos villes le budget ne doit pas être à zéro pour la jeunesse il doit pas être en baisse pour la jeunesse il doit être pour la jeunesse c'est eux qu'on doit armer consolider et c'est eux notre futur regardez et regardez vos conseils le conseil municipal très important parce qu'il y a souvent des choses dingues qui se dit à l'intérieur je vais en rester là et passer la parole à à ala merci de m'avoir écouté [Applaudissements] bonjour à tous euh c'est un peu difficile de passer après ces ces trois interventions euh avant de commencer je moi je connaissais pas Madame jajbaté voilà je je tiens à ce qu'on ce qu'on l'applaudisse parce que parce que sans son témoignnage voilà c'est c'est quand même quelque chose de très fort c'est une maman qui a été touchée dans sa chair endeuillée euh par ce phénomène qu'on peut appeler RX embrouille interquartier Intercité interville inter mais voilà c'est c'est c'est quelque chose de fort donc bravo à elle de continuer le combat il l'a dit elle- même c'est un combat qui commence bravo à elle et avec ces mots euh je repense au au mots euh d'une maman qui lors d'un procès celui de de la mort de mon neveu à la cour d'insis de de bouini disait elle l'a dit en sonink donc je vais pas vous le dire en sonink mais elle disait que si on lui avait dit un jour que Omar son fils aurait tué Banta mon neveu elle l'aurait tué dans son propre ventre pour éviter de se retrouver dans ce genre de situation les Rix les phénomènes de violence interquartier Intercité et je dis bien interquartier Intercité parce que parfois on habite dans un dans une ville il y a un découpage administratif de cette ville mais localement on le vit pas comme ça c'està-dire que le quartier qui est juste à côté pour nous on a l'impression d'être dans une autre ville et pour eux c'est la même chose c'est ce qui crée aussi et qui alimente parfois la violence entre les quartiers jangu tout à l'heure évoqué un terme notamment en parlant du quartier de la Plaine et des fran-moisins on pourrait même parler des 4000 et des franmisins parce que nous deux on est en guerre voilà mais elle le sait pas mais on est en guerre à la base donc elle a parlé de réunification et et dans nos quartiers c'est un peu comme Kanta mais sauf que c'est beaucoup plus violent et on parle de réunification pourquoi vous connaissez tous cololanta quand même voilà donc de réunification parce que dans nos quartiers et adelle le disait également et parler de respectabilité on se doit d'avoir ce totem d'immunité on se doit d'avoir ce totem d'immunité quand on traverse le quartier quand on prend le tram pour aller d'un quartier à l'autre euh traverse telle ou telle cité on se doit d'avoir ce totem d'immunité et moi je me rappelle quand j'étais plus jeune moi je je suis né je suis né chez moi au à la cité des 4000 à la cour-neuve et euh et j'allais souvent souvent en vacances en prenant le 150 àtin ou au Bosquet à clichis sousbois mon fermeuil et cetera et euh à chaque fois que j'arrivais dans un dans une autre ville dans un autre quartier chez mes cousins et cetera en vacances euh on me demandait je venais d'où tout le temps quand on va dans un autre quartier on nous demande d'où on vient et et je disais je viens des 4000 et là directement il y avait cette respectabilité qui se mettait en place ah il vient des 4000 et pourtant j'étais pas quelqu'un de particulièrement violent bon j'avais une bande quand même qui s'appelait les Mamadou force et on était on était on était relou on était relou mais on ne s'adonnait pas à la violence que l'on connaît aujourd'hui et qu'on voit se développer un peu partout dans nos quartiers mais nos quartiers sont des lieux avant tout de socialisation et cette violence qui s'exprime c'est une violence aussi de classe de classe sociale euh Marx disait quand je le je le dis on me dit ouais mais de quoi tu parles mais Marx disait l'histoire de toute société l'histoire de la lutte des classes et ben on y est en fait dans ces phénomènes aussi de socialisation et aussi de violence qui s Prim exacerbé dans nos quartiers populaires et qui sont aussi le reflet très clairement d'un establishement local qui a été aussi orchestré organisé faummenté alimenté par par le politique et ça c'est aussi des réalités je lisais un passage du nouveau livre de Fagen pas plus tard qu'ier qui disait et qui reprochait finalement c'est sorti à la mer c'est sorti à la mer qu'on auquel on nous a habitué fut un temps et mais qui nous ont laissé quand même dans ce dans ce dans ce dans cet océan d'ignorance dans dans nos villes dans nos villes populaires dans l'ancien bastion rouge communiste des villes des villes des des de sensny et jangou l' évoquéin avec le maire de Saint-Denis le maire de Saint-Denis la responsabilité du politique elle est énorme dans ce qui se passe dans nos quartiers euh dans ce qui se passe dans nos quartiers elle est vraiment énorme euh ce qui ce qui s'est passé parce Queen fait moi j'ai pas envie de croire en tout cas je n'y crois pas que le phénomène des affrontements en tier quartiers Intercité intiè ville inter tout ce qu'on veut il est exclusif à ce type de violence là moi je pense que c'est l'expression d'une des violences global qui s'exprime dans nos quartiers qui est lié en grande partie à l'effritement la suppression notamment de nos services publics de proximité notamment de euh du retrait d'un certain nombre de financements notamment de l'orientation des budgets qui sont alloués je pense notamment à la politique de la ville où on nous dit nous dans nos quartiers qui sommes experts de ces quartiers et ben il faut que vous fassiez tel ou tel projet pour être financé entrer dans tel ou telle case alors que le sujet n'est pas forcément un sujet de culture ou d'aller dans tel ou tel séjour de vacances mais plutôt un sujet lié à à à à du développement de l'esprit critique à à de la découverte de d'autres euh de d'autres sports de d'autres disciplines euh à à au financement d'un certain nombre de d'écoles notamment pour nos jeunes qui ont envie de faire de grandes écoles à à la rencontre à la découverte de métiers euh à des discussions et cetera et cetera et cetera et cetera et aujourd'hui en fait on nous cloisonne dans des prisons un peu à ciel ouvert dans nos quartiers et moi je pense notamment à beaucoup de décès qu'on a eu dans nos quartiers je pense particulièrement à celui de de de fossarie à aubervillier en 2015 qui a été tué par des gamins qu'on accompagn nous-même dans notre association et euh qui ne l'ont absolument pas loupé si je peux me permettre et euh et euh et voilà qui a conduit par la suite à des arrestations à à à à des peines de prison assez assez importantes mais qui ne répare pas finalement la peine qu'ontenduré ces familles en tout cas on espère que ces jeunes-là réfléchiront et en tout cas prendront le temps de réfléchir sur ce qu'ils ont pu faire mais j'ai envie de dire qu'ussi ils sont aussi victimes d'un système et d'une société et ça il faut pas l'occulter et souvent dans les médias on nous dit que on nous parle de fait divers non c'est pas un fait divers c'est des faits complètement structurels qui datent d'il y a très très très longtemps qui ont été encore une fois organisés orchestré alimenté financer financer euh la mort de naë nous rappelle beaucoup de choses hein faut pas croire que c'est pas lié c'est lié à ça la la la la mort de alousenou kamamara pareil et ainsi de suite moi j'ai pas envie de de mettre voilà ce phénomène de Rix l'extraire du phénomène des violences policières l'extrèire du phénomène de telle ou telle violence et ainsi de suite les violences institutionnelles elles sont globales et elles touchent tout le monde et particulièrement dans nos quartiers populaires et particulièrement les personnes issu les enfants issus de l'immigration ça aussi il faut savoir le dire et l'entendre pour pouvoir le combattre tout à l'heure sur la scène je disais que ce qui m'a amené également à à m'engager dans cette bataille des des élections législatives ça a été un discours qui a été celui notamment avec que j'ai eu en échange avec avec Manuel bonpard où je lui disais qu'il était pour moi indispensable de mettre au cœur au cœur euh de des politiques et du projet politique de la France insoumise pour que moi je puisse aussi d'une certaine manière aussi l'incarner la lutte antiraciste c'est indispensable c'est indispensable et c'est la mère de beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup de batailles si ce n'est l'essentiel des batailles et il m'a dit bah on y va alors oui je suis plutôt honoré d'être d'être invité être d'être présent aux amphis mais voilà je crois que les politiques et ce que faisait fut un temps un peu on va pas cracher dans la soupe bien qu'elle soit parfois un peu amère fut un temps le Parti communiste dans nos villes c'était ce qu'on appelait de l'éducation populaire et on l'a plus aujourd'hui on l'a plus et c'est un problème et c'est là où j'en appelle aux militantes et aux militants de la France insoumise et de Navar qu'il faut reprendre ce travail d'éducation populaire dans nos quartiers travail de vulgarisation politique dans nos quartiers ce travail de vulgarisation citoyenne dans nos quartiers pour que tout le monde s'en par au-delà des scrutins et je parle pas que des scrutins électoraux traditionnels qui amèneent à occuper des fonctions d'élus mais également des scrutin de représentants de parents d'élèves de représentants syndicaux de bailleurs sociaux et ainsi de suite il faut que l'on s'empare de tous les scrutins pour faire entendre notre voix il faut qu'on s'organise comme ça pour faire entendre notre voix et c'est le seul moyen c'est le seul moyen pour faire flancher le politique pour éviter qu'il nous ponde des mesures et des projets comme le choc des savoirs qui va je l'espère en tout cas si on est à la tête du gouvernement on y mettra fin mais si c'est pas le cas il va falloir encore une fois se mobiliser contre ces choses-là il va falloir se mobiliser toujours contre la réforme des retraites parce qu'on meurt pas en sc saint comme on meurt dans l'Ardèche ça c'est la réalité c'est la réalité il faut l'entendre on plus mort en sc sa lors de la crise du covid qu'ailleurs on est plus mort dans les DomTom lors de la crise du covid qu'ailleurs et ainsi de suite les personnes victimes de pathologie de com morbidité de de comment on appelle de d' de de de de prise en charge de de d'infection longue durée et ainsi de suite elles sont beaucoup plus importantes en sensani c'est pas pour prêcher pour ma paroisse mais généralement les lieux d'habitation les lieux sociologiquement peuplé de personnes notamment issu de l'immigration touché par la précarité la ghettoisation la pauvreté et tous les mots en is sont les lieux les plus difficiles et sont les lieux qui donnent lieu à ce type d'expression de la violence et voilà moi j'ai jamais entendu dans le Loir et Cher de Rix je l'ai pas entendu ça peut exister mais chez nous c'est structurel c'estàdire que ça vient pour un rien Jang le disait tout l'heure quand vous les mettez autour de la table et vous leur dites pourquoi vous vous battez dis ça ou lui d'accord mais quoi encore vas-y et ça s'arrête là tu sais pas pourquoi tu te bats contre lui et les parents aussi il faut qu'ils apprennent à se connaître la en fait l'ignorance la méconnaissance de l'autre nos parents ils vivent dans les mêmes quartiers depuis 30 40 50 ans ils fréquentent les mêmes lieux de soci sociabilité la boulangerie la pharmacie le G20 et ainsi de suite ils font la queue ils ne se connaissent ils savent même pas que leurs enfants sont meilleurs amis c'est parfois ça aussi et moi j'ai envie de croire très sincèrement parce que j'ai noté beaucoup de choses dans ce qui a été dit c'est que pas plus tard qu'hier j'ai visité la prison le centre pénitentier de sa sa qui est à ville peinte où on a une surpopulation carcérale là aussi il y a une certaine forme de violence où vous avez en octobre 2023 quatre jeunes mineurs dans le quartier des mineurs qu' tenté de mettre fin à leur jour dont un qui est décédé et quand je suis entré dans la cellule avant d'y arriver le directeur disait bah venez on va lui montrer une cellule propre à monsieur le député et je lui ai dit mais votre discours est vraiment indigne en fait non mais en fait c'est la cellule parahce qu'on a préparé pour que vous voyez non en fait mais vous connaissez un peu la prison de villep j'ai dis mais comment ça si je connais la prison de ville peinte qu'est-ce que ça veut dire vous voyez ce que je veux dire donc tout à l'heure je disais que l'histoire de toute société l'histoire de la lut des classes bon c'est pas mon propos hein c'est celui de Marx mais euh on y est aujourd'hui parce que c'est une question de conscience en soi conscience pour soi conscience de classe fut un temps nos parents avaient cette conscience là le monde ouvrier et ainsi de suite et aujourd'hui dans nos quartiers bah je parlais du totem d'immunité on a pour objectif et le Adel le disait très bien tout à l'heure d'être reconnu d'avoir ce on a ce besoin de reconnaissance et ce qu'on retrouve chez beaucoup de nombre de jeunes fort de leur insouciance et c'est pourquoi il est très très très très important de leur montrer d'autres voies d'autres possibilités de sortir de ce marasme auquel on veut les les voilà les placer et les laisser dedans moi je crois vraiment beaucoup au rôle notamment des parents sans pour autant leur dire vous êtes responsable non non non non les parents sont aussi victimes du système qui a été mis en place les parents chez nous sont beaucoup plus méritants j'ai envie de dire face à tout ce qu'ils prennent dans la gueule qu'ailleurs moi je suis issu d'une famille de 12 enfants ça a pas été toujours facile mais voilà on a toujours eu nos parents derrière nous et cetera mais il y a eu d'autres phénomènes qui sont passés des phénomènes que des personnes ne voilà on on on peut pas forcément comprendre quand on vient pas forcément toujours des quartiers mais si on les analyses par exemple je vais prendre dans les les les personnes d'Afrique subsaharienne qui vivent dans dans dans les quartiers populaires et j'en terminerai là nous on a été confronté par exemple au départ par la suite une fois arrivé à la retraite de nos parents et de nos papas qui sont partis à la retraite une fois que nos papas sont partis à la retraite généralement nos mamans étaient plus jeunes elle on décidé de rester mais avant nos mamans ne travaillaient pas forcément c'est elle qui pourvoy notre éducation elle restait dans les maisons et cetera mais une fois la retraite au moment de l'adolescence et ben elles ont dû aller travailler pour continuer et finalement beaucoup d'enfants beaucoup de mes petits frères et sœurs sont retrouvés tout seul et euh les services jeunesse les services et cetera n'étaient pas en mesure d'assumer et d'assurer cette transition là vous voyez ça c'est des phénomènes qu'on auxquels on on on tient pas et c'est pour ça que j'ai envie de dire que la situation des affrontements et de la violence qui s'exprime quelle qu'elle soit dans nos quartiers et particulièrement la violence qui touche les jeunes les adolescents et ainsi de suite c'est une violence qui est multifactorielle mais qui a été à mon sens à partir du moment où on ne met pas les moyens d'y remédier qui a été quand même pensé repensé organisé orchestré alimenté euh nourri par un certain nombre de politiques oui il est très facile de dire oui c'est pas moi en tant que maire qui a mis l'arme entre la main dans les mains de telle ou telle personne oui mais vous avez créé les conditions pour que ce gaminlà se retrouve euh un jour armé et ne voilà ne ne fasse pas un autre choix que celui-là fort heureusement comme on dit il y a quand un arbre tombe cela fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse et fort heureusement ces phénomènes de violence reste marginaux quand bien même ils ont un un effet dévastateur dans le moral et dans l'atmosphère ambiante d'un quartier puisque ça suit de génération en génération cela étant dit j'ai envie de croire au à de citations et j'en terminerai là celle de Victor Hugo qui disait construisez des des écoles et vous fermerai des prisons et celle de de Mandela qui disait également je prends ces deux personnes là parce que c'est des fraises que j'ai vu hier à la prison de ville peinte qui était qui était qui était affiché qui ont été réalisé par un certain nombre de détenus et celle demandit là qui disait si vous pensez que l'éducation coûte très cher essayer trop trop cher essayer l'ignorance et et j'en terminerai là et juste une dernière chose excuse-moi parce que tu viens devant moi à côté voilà tu voilà juste une dernière chose mais tout à l'heure je parlais du du politique et et de sa responsabilité sa responsabilité dans dans ce dans dans dans ces situations là sont sont dans dans la prolifération de certaines de certaines violences dans nos quartiers je vous invite encore une fois et jangou l'a dit renseignez-vous allez à le rencontre posez-leur des questions interpellez-les interpellez-nous interpellez-moi n'hésitez pas à venir nous faire chier tous les jours chaque jour jour et nuit on a décidé de prendre les responsabilités assumons-les créons les conditions pour éviter que ces phénomène se reproduisent j'en terminerai juste avec une citation je l'ai répété fut un temps il faut montrer aux politiques il faut leur exprimer que c'est a boutelia je crois qui disait ça que le qui disait que le vote notamment des quartiers populaires n'est pas acquis il est pas acquis il est pas acquis à la gauche il est pas acquis à la gauche Jean-Luc Mélenchon nous a permis de rester encore en mode bataille mais le vieux est vieux non mais c'est pas c'est pas c'est pas insultant ce que je dis ça veut dire qu'à un moment donné il l'a dit faites mieux il l'a dit lui-même donc il nous invite justement à nous organiser à créer les conditions pour aller nous battre ensemble collectivement et pour cela il est impératif et indispensable de rester très clairement engagé dans l'établissement ou le rétablissement non l'établissement d'une gauche de rupture rien d'autre Ren d' merci on va passer au question il reste 20 minutes c'est ça 15 on va prendreelques questions juste un petit message juste pour vous dire qu'il y a eu une Rix il y a pas longtemps il y a 15 jours il y a eu une Rix et c'est un jeune qui s'appelle Amadou B qui est décédé il y a une personne qui qui m'a informé ça tout à l'heureon donc voilà pour vous dire que ça continue qu'il faut mener la bataille et continuer à se mobiliser alors merci à à vous quatre vous cinq même pour la la présentation de cette conférence moi je m'appelle Amadi j'habite dans le 19e arrondissement à Paris on se connaît assez bien avec diongu je fais partie de plusieurs associations je suis à la France insoumise depuis 2017 je suis dans des associations de soutien à la Palestine des associations caritatives j'aurais une question vraiment pour toi Ali puisque tu es nouveau en tout cas dans la députation et ton intervention m'a beaucoup parlé et quand tu parles d'éducation populaire je pense effectivement que c'est une chose essentielle tout le côté préventif et l'éducation populaire qu'on doit mener dans les quartiers et pas seulement dans les quartiers d'aurs parce que Dieu sait qu'il y a besoin d'en faire un petit peu partout de l'éducation populaire y compris sur le sur le milieu du travail par exemple même si c'est un autre sujet euh en fait je te prends à partie immédiatement moi je suis à la France insoumise depuis 2017 et j'aimerais que tu sois justement cette voix ce porte-parole au sein de l'organigramme de la France insoumise justement pour que les ga puissent s'organiser localement pour l' faaire cette éducation populaire euh l'outil que qu'on nous a laissé à notre disposition il y a quelques temps ça s'appelait les cafés populaires d'ailleurs ça a pas fait beaucoup de enfin des déémulations en fait et on nous fournissait des intervenants de la Bessie systématiquement et des thèmes préchoisis donc ça ça peut pas fonctionner donc moi j'aimerais que à la que que tu puisses être ce porte-parole de des quartiers des militants de terrain des acteurs de terrain qui viennent des quartiers populaires ou pas mais nous on a de l'expertise de terrain on a de l'expertise militante de terrain et on est connecté avec des gens qui sont directement à même de faire de l'éducation populaire donc il faudrait quand même qu'il ait un petit peu plus d'horizontalité à la fi pour que lesga localement puisse s'organiser même en s'organisant entre ga pourquoi pas à plusieurs sur des secteurs un petit peu plus larges pour faire de l'éducation populaire et pour l'instant ça manque on a les livrés c'est une chose mais pour l'instant ça manque et en parlant de programme politique tu as insisté sur le fait que les jeunes issus de l'immigration sont plus touchés par ces phénomèn de risque et cetera à juste titre et à mon sens moi qui suis là depuis 2017 il y a des je suis encore militant franceç insoumis he donc c'est que je crois beaucoup à la à la valeur de ce mouvement mais il faut savoir aussi être critique on a 40 livrets il y en a pas un seul sur la question de la décolonialité et de la décolonisation voilà donc ça ça pourrait être quand même une piste à explorer parce qu'il faut quand même savoir d'où est issu la BAC hein pour ceux qui connaissent l'histoire la BAC elle vient directement de ce qui se passait en Algérie françaisise donc à mon sens il y a un nouveau livret à créer sur la décolonisation les questions de décolonialité puisque la question de colonialité est encore très présente donc voilà je compte sur toi pour être le relais de ces deux versants de ce que je sal sur la table aujourd'hui mer je prendre un homme une fille voilàs aur euh bonjour donc moi je suis sherifa je suis CPE à heny sous-bois euh donc cette année on a eu des gros souci de Rix aussi entre bah entre entre quartiers euh qui date de de dizaines d'années et on pareil on sait pas trop pourquoi elles ont commencé et le problème surtout c'est qu'en fait nous on a alerté depuis très longtemps euh nos enfin nos directions et aussi la politique municipale et le problème c'est que les problèmes les les les incidents ont été pris très peu au sérieux et on a souvent disqualifié ces incidents comme juste des incidents entre jeunes et comme ça se passait pas au sein de nos écoles euh on avait pas besoin de nous en occuper sauf que nous on était directement euh euh enfin ça découlait dans nos écoles forcément parce que le la violence s'arrête pas à la porte de l'école et donc du coup euh vous parliez du fait que euh toute enfin qu'on prend beaucoup plus au sérieux ces risqu ces Rix pardon enfin et les les divergences interquartiers mais je suis pas sûre que ce soit partout pareil parce que moi j'ai pas l'impression que on les prenne au sérieux dans certaines mairies notamment la mairie d'olna sousbois qui est une mairie de droite et du coup c'est de des problématique et je reviens exactement à ce que vous disez tout à l'heure on a fermé tous les centres sociaux on a coupé les les subventions à certaines associations et du coup on se retrouve avec une jeunesse qui a plus rien à faire en fait dans les quartiers et qui se retrouve juste à s'occuper en se battant entre et trouant en trouvant des prétextes tu as oublié de rajouter que le maire d'olnais c'est un ancien flic est-ce que vous voulez répondre déjà à ces deux questions et ensuite on prendra deux deux dernières questions un garçon une filleilleil tu fais les deux ça marche pas c'est une intervention OK on les prend toutes j'en prends encore deux et vous répondez ensuite à tout ok alors là c'était une fille donc vas-y je te donne à toi et merci bonjour à toutes et à tous merci pour vos interventions de qualité je voulais juste faire un petit point et app pued sur un petit point donc après chéifa CP d'holna bah mie enseignant à hollnay merci shéifa pour ton intervention également parce que je je valide à 100 % et tout est une choix de une choix une question de choix politique comme tu disais un peu Adama c'est bien d'avoir des caméras de la police sont absolument pas des solutions on prend l'exemple d'IS avec un maire de droite ascendant extrême droite qui en quelques années a on est passé de 30 policiers à quasiment 100 policiers municipaux hein c'est une fonction régalienne la sécurité initialement des caméras on est passé d'une cinquantaine à 500 caméras 500 caméras mais là n'est pas le sujet en tout cas oui en effet il faut des moyens et il faut des moyens particulièrement shéfa parlait de de l'éducation moi en tant qu'enseignant on a subi également dans un lycée qui est pas très loin du lycée de de shéfa énormément de de de de d'embrouill entre quartiers avec deux bagares générales et un et un jeune qui s'est fait planter à l'intérieur du lycée donc en réité ces problèmes interquartiers sont transférés après dans les établissements scolaires des fois même dans le secondaire dans le dans le premier degré mais également dans le secondaire dans le collège et le lycée et je pense et j'en suis même certain qu'il y a un manque de formation sur le à la fois pour les enseignants bien évidemment je suis ici de quartier populaire j'ai des associations et cetera j'uvre mais et des fois je suis dépassé parce que on manque de formation à la fois pour les enseignants et pour les personnels de direction que ce soit les CPE Les AED les proviseurs les principales et cetera pour la petite histoire cette année au mois de septembre on a eu énormément de de problématiqu je suis parti voir mon chef d'établissement c'est pas le grand amour entre nous mais c'est pas grave je suis parti le voir et je lui ai posé la question concrètement qu'est-ce que voulez faire par rapport aux situation il m'a dit bah c'est simple CD conseil de discipline et sera exclu je luii dis merci bonne journée j'ai claqué la porte ça c'est une solution je ne pense pas il faut absolument de la formation pour le personnel de l'éducation nationale au sens large du terme il y a une grosse problématique sur ce sujet merci merci à toi et dernière prise de parole donc je te la laisse et ensuite vous répondrez aux questions parce qu'il est très tard je suis désolé mais plus beaucoup de temps merci alors bonjour Merci beaucoup pour pour cette conférence j'ai appris énormément de choses moi je viens des quartiers nord de Marseille et à Marseille on a une situation particulière c'est que les charbons donc le trafic de drogue c'est le premier employeur de Marseille ce qui fait que les gens qui sont dans les quartiers ne sont pas des gens du quartier sont des gens d'autre part qui viennent jusque dans les quartiers nord de Marseille pour bah pour avoir un travail parce qu'en fait ils sont issus de l'immigration donc ils peuvent pas on leur refuse partout on les refuse partout et donc ce qui fait que on a plus comme avant cette cet ascendant des des grands frères des grandes sœurs qui peuvent régler les situations des des bagarres et des RICS à Marseille et on se retrouve complètement démuni avec juste la police en fait qui même elle complètement démunie qui sont fous complètement qui fait qui vient juste pour récupérer son petit son petit butin et repartir et en fait on est complètement laissé àabandon et je me demande comment on peut faire parce que même les assut n'osent pas venir en fait et personne n'ose venir chez nous voilà merci beaucoup [Applaudissements] ok bah je vais commencer par la dernière intervention pour après j'ai noté quelques points sur ouais rapidement sur Marseille alors il y a Marwan qui a travaillé là-dessus et qui dit que effectivement enfin à Marseille il y a moins ces rivalités là mais parce qu'à Marseille il a une identité marseillaise c'est une de ces hypothèses mais il y a une identité marseillaise qui est ancrée là où en fait ils sont tous de marseill alors que nous il y a le 93 94 chacun enfin on est plus attaché à notre département ou à notre quartier et un autre sociologue j'ai oublié son nom qui parlait de nationalisme de cage d'escalier qui retrouve-mi à Marseille donc peut bon après il y a d'autres problématiques et pour moi que enfin que je distingue parce que pour moi c'est euh la source est différente et pour moi la solution est différente sur sur les CPE shéifa c'est ça on va suoyer euh tu tu tu donc tu disais en gros que pour toi c'est pas vraiment pris en compte et tout ça on peut trouver que c'est pas assez mais toi tu es CPE tu le prends en compte c'est une avancée avant il y avait pas ça tu vois en fait on s'oublie là il y a un enseignant qui a parlé il le prend en compte après on se heurte aussi je vais pas parler enfin voilà des soucis qu'on peut avoir et qu'on auquel on est tous confrontés mais avant il y avait pas ça il y avait pas des profs il y avit pas des CP il y a même des fois des chefs d'établissement qui veulent et qui se battent contre les institutions qui se battent contre les directions qui se batent contre les ministères mais je veux dire c'est quand même un sujet qui est traité encore une fois là là on est là mais c'est la première fois je pense qu'il y a une tap sur leséx c'est la prière fois qu' tape sur les risques sur dans une université d'été d'un parti politique a une audition qui a été faite qui étéé parachel kké làppeil on met coute j'espère qu'Al va prendre le relais mais j'en doute pas le frérot mais je veux dire il y a un travail qui était enclenché et c'est enfin c'est pas rien enfin pour moi je veux avant nous-même on regardait ailleurs parce que c'était assez délicat parce qu'on savait qu'on pouvait être en lien avec un potentiel coupable donc c'était assez délicat là maintenant enfin je veux dire c'est un sujet qui est pris quand même qui qui est pris en considération par la jut et je pense que on avance là-dessus sur la formation bah je voilà là-dessus je souscrit pareil sur les caméras mais j'aime bien quand on parle de caméras ou des policiers vene on parle les chiffres d'oseille c'est l'argent 50 caméras ça coûte combien ça coûte des sommes faramineuses et on déduit enfin on fait le le la conversion en nombre de personnes qu'on peut avoir moi je me rappelle dans ma ville mon maire donc un maire de droite il avait mis 600000 € pour des caméras qui ont fait 4 jours et je lui dis avec 600000 € on paye 20 médiateurs par an ou 15 tu veux des policiers municipaux 15 policiers municipaux pour un an nous on fait la déduction ça coûte combien pour des caméras qui font 4 jours et qui règle le rien donc venez on parle ils aiment bien les chiffres on va parler en chiffres et on parle en bilan venez on fait des chiffres avec eux aussi avec cet argent là excuse-moi fa aussi qu' aussi des gens qui dehors non mais voilà on peut voilà je suis ce que dire c'est parlons chiffres voilà non mais il y a pas de ce que je dire c'est parl chiffre pour eux l'argent qui il parl de pognon de dingue c'est eux qui gaspillent ce pognon il y a de l'argent et venez on fait quoi avec c'est après on peut discuter de tout ce qu'on veut mais voilà l'argent qui gaspille que ce soit les caméras que ce soit et puis il évaluent pas en fait dernière chose je maintiens cette phrase moi j'aime bien dire la responsabilité elle est collective la solution elle doit être collective encore une fois tous ceux qui ont un lien avec les jeunes concernés on a une part de responsabilité donc on a on est une part de la solution encore une fois que soit les parents que soit les les professeurs tout les animateurs les club sportif tous ceux qui sont en lien avec le jeune à un moment donné qu'est-ce que nous on fait pour le sortir de cette situation là et je m'arrête là-dessus et puis tu parlais de de l'audition d'Eric il y avait Marouan Mohamed justement qui avait dit qu'une belle politique de sécurité c'était une lutte contre les inégalités scolaires et contre l'échec scolaire parce qu'il faut savoir que les bandes elles recrutent beaucoup chez les enfants qui n'ont jamais accroché en fait à l'école et donc il y a un vrai axe là-dessus à travailler investir justement dans dans l'éducation je laisse jangou répondre avant qu'elle rejoigne sa conférence sur le logement euh juste pour te répondre pour Marseille là tu viens de pointer une vraie problématique parce que ça je pense que peu de gens le le SAI c'est que c'est vrai que le recrutement de Marseille se fait dans le 93 aussi ça euh il y a un petit recrutement qui est en train de faire j'espère que ça va pas s'agrandir mais euh on est au courant donc pareil c'est l'éducation populaire qu'il faut faire euh quitte à aller parler directement à les personnes qui sont concerné même si on doit pas y aller et ben il faut y aller directement leur parler pour dire que c'est pas possible qu'un recrutement euh se facee comme ça du Saint-Denis Marseille non non ça ça aussi c'est pas possible et pour répondre à à sherifa moi je passe par les parents d'élèves donc moi il y a un lien très fort le collectif franmisin à l'intérieur il y a des parents parents d'élèves et un petit peu de tout et c'est eux qui font le lien quand on a fait le rassemblement des deux quartiers et ben par exemple moi il y avait des médecins de place santé qui étaient là qu's ont pris la parole et tu avais aussi des instites pas des instites je crois des parents d'élèves des parents d'élèves qui étaient qui étaient présents mais nous notre notre lien avec le collège c'est c'est les parents d'élèves on passe par eux c'est c'est à eux qu'on donne l'information et puis eux remonte directement à l'information ben au principal et pareil pour le lycée le lycée aussi les profs il y a aucun problème dès qu'on fait une action eux ils sont là donc il faut garder le lien avec toutes ces institutions là voilà donc pour répondre à pour répondre du moins humblement à ce qui ce qui ce qui a été dit juste par rapport à ce que vient de dire adelle quand même euh la responsabilité effectivement elle est collective mais toute proportion gardé quand même on n'est pas tous responsable au même niveau de la même manière on n pas tous les mêmes moyens d'agir on On est tu le disais tout à l'heure à Adel à juste titre euh moi j'ai jamais rencontré de parents dé missionnaires on ne rencontre pas on est juste confronté à des situations qu'on parfois on subit et et là c'est pas une question de uniquement de quartier populaire c'est une question de voilà chacun peut avoir des difficultés dans l'éducation avec ses enfants qu'importe son milieu social et cetera voilà c'est quelque chose voilà c'est répandu partout c'est l'histoire de toute la société et l'histoire de la lutte des classes encore mais voilà chacun a des difficultés c'est comme ça pour parler tout à l'heure vous parliez on parlait de de de viol ouais moi je considère que la violence dans les quartiers elle est plurielle cette violence plurielle elle s'exprime également dans la problématique des logements de leur attribution du fait de respecter la loi sur la production de logements sociaux du fait de qu'on parlait de l'attribution on sait comment ça se passe aussi au niveau notamment d'une certaine forme de clientélisme dans le quartiers et cetera tout ça aussi c'est une forme de violence et qui crée de l'injustice qui crée beaucoup de situations donc et donc voilà et notamment la gentrification euh notamment à Nant je pense che margaot ici qui qui qui a fait tout un travail autour de ça donc c'est c'est c'est des sujets qu'il faut aborder tu parlais tout à l'heure de de du flambeau de l'éducation populaire au sein de la France insoumise je sais pas après moi en tout cas en ce qui me concerne moi je suis député aujourd'hui àarenté je siège au sein de du du groupe de la France insoumise mais à la base je je viens pas du mouvement la France insoumise euh proprement dit j'ai avec d'autresou est là également développer créer un un un collectif qui s'appelle la San au cur et donc on a créé les conditions pour pouvoir exister politiquement citoyennement et ainsi de suite et je suis d'accord oui effectivement la question décoloniale doit être portée mais pas uniquement à la France insoumise dans tous les mouvements qui se disent de gauche tous les mouvements qui se disent de gauche doivent porter cette question de la des colonialités tous sinon on n'est pas de gauche tout comme tous les mouvements de gauche tous les partis politiques toutes les formations politiques de gauche doivent porter la question de la lutte antiracisme au centre de l'ensemble de leur projet politique au centre et j'ai pas dit à côté j'ai pas dit en-dessous j'ai pas dit au-dessus au centre donc voilà ça doit en faire partie tout comme les sujets de toute toutes les expressions du racisme que ce soit de l'islamophobie l'antisémitisme de toutes les luttes doivent être être conduite et et placé au centre des politiques de gauche et et particulièrement au sein au sein de de de la France insoumise qui je crois et à mon sens après c'est mon avis euh voilà moi je me réclame je pas dire que je me réclame pas du NFP euh mais je me réclame plus de l'insoumission voilà voilà c'est plus c'est plus ce pour quoi j'ai j'ai envie de de lutter euh cela étant dit euh je suis pas forcément d'accord avec toutes les mesures du programme du NFP et particulièrement sur une sur laquelle on voilà ça m'a valu beaucoup de de de critique de critiqu de de propos assez assez violent mais qu'importe c'est pas grave euh c'est sur la question de de la police et de la police de proximité sur laquelle moi j'ai pas forcément le même avis euh euh sur son rétablissement dans nos quartiers et cetera et ce qu'elle a produit souvent on en parle comme ça mais on en oublie le bilan de cette police de proximité fint temp qui a également conduit et a été violente dans nos quartiers et je pense qu'on l'oublie et on veut la rétablir là où voilà il faut se poser forcément les bonnes questions moi je préfère encore une fois mettre le paquet dans l'éducation mettre le paquet dans les logements mettre le paquet dans le développement personnel dans le développement économique et cetera plutôt que dans nos prisons dans leur extension dans la police de proximité dans la police dans les casques bleus des quartiers voilà je préfère je préfère ça et une petite chose à à rajouter nos villes particulièrement en Scine saint ont vu se développer notamment dans nos villes de gauche la création des polices municipales et ça aussi et Dangu peut en témoigner sur Saint n c'est excessivement violent ce qui s'y passe on lâche jusqu'à les chiens sur bah les humains et ça c'est excessivement problématique euh donc voilà moi je ne suis pas pour ça et j'espère aussi défendre une autre vision de la vie en société dans la vie dans nos quartiers avec notamment au centre du projet politique je disais la lutte antiracisme mais également les questions d'éducation les question d'écologie parce que la violence notamment liée à au au passoir thermique dans dans nos quartiers dans nos logements dans dans l'écologie parfois on parle d'éc populaire mais j'ai envie de parler d'écologie tout court dans la rénovation de nos appartements des logements et cetera la question de la santé la question de la solidarité et pas forcément que de la solidarité dans nos quartiers mais de la solidarité nationale qui arrive jusqu'à dans nos quartiers tous ces tous ces sujets-l sont très très très importants et c'est des sujets qui amènent de la violence la violence elle est multifactorielle moi j'ai commencé mon mandat de député et je terminerai là avec trois assassinats ciblés dans mon dans une des villes euh de de de ma circonscription qui est bobini euh trois assassinats dans un même quartier lié à du trafic de stupéfiant lié à des rivalités de quartiers de bâtiments et cetera ces situations-l elles ne peuvent plus perdurer et pour qu'ell ne perdure plus et c'est là où je suis d'accord avec Adel la responsabilité toute proportion gardée et collective et on se doit encore une fois et je vous invite à le faire et à le refaire et à profiter euh de ce weekend pour le faire interpelez vos élus vous remerci
Aly Diouara