"La stratégie de LFI est celle du chaos." - Le Barbier du matin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Sur l'incursion terrestre israélienne au Liban, l'approuvez-vous ou la désapprouvez-vous ?
- 0:35OuverteRéponse directe
La complaisance envers le Hezbollah vous inquiète-t-elle ?
- 1:46OuverteRéponse directe
La diplomatie française doit-elle parler au Hezbollah politique ?
- 2:23OuverteRéponse directe
Les États-Unis haussent le ton face à l'Iran, la France doit-elle faire de même ?
- 2:55OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous de la déclaration de politique générale de Michel Barnier cet après-midi ?
- 4:07OuverteRéponse partielle
Les 13 à 18 milliards de hausse d'impôts sont-ils acceptables pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Fait
« le hzbollah est évidemment un mouvement terroriste qui a sur ses mains le sang non seulement de civil israélien [...] et on se rappelle même très récemment des attaques qui avaient frappé les Drus »
- 2:55Fait
« on a aujourd'hui un déficit très important on a des taux d'intérêt qui sont en train de monter on a un risque d'avoir une flambée de ces taux qui conduirait à une crise financière »
- 4:44Chiffre
« 110 milliards d'euros pour donner une idée à ceux qui nous écoutent c'est plus que la totalité de ce qu'on récolte en impôt sur le revenu aujourd'hui »
- 10:03Fait
« il y a à peine un an on a voté d'ailleurs une loi en matière d'immigration qui permet d'avoir des résultats concrets cette année avec une augmentation très importante des éloignements »
- 10:43Fait
« j'ai toujours été d'une grande fermeté pour lutter contre l'immigration irrégulière pour expulser les étrangers délinquants »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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David Amiel bonjour bonjour et bienvenue on va parler bien sûr de la déclaration du politique de politique générale du Premier ministre ça commencera à 15h mais d'abord un mot sur le sur le Liban où l'armée israélienne a opéré une incursion terrestre cette nuit est-ce que vous l'approuvez est-ce que vous la désavouez est-ce que ça vous inquiète moi je suis quand même très frappé ces derniers jours dans le débat public par la complaisance dont bénéficie le hzbollah et je suis très frappé par la mémoire courte qu'on beaucoup de personnes qui s'exprime sur le sujet je crois qu'on oublie à minimum trois choses la première c'est que le hzbollah est évidemment un mouvement terroriste qui a sur ses mains le sang non seulement de civil israélien et on se rappelle même très récemment des
attaques qui avaient frappé les Drus je pense en particulier dans le Golan de toutes ces villes israéliennes qui sont sous le feu des roquettes depuis le 7 octobre c'est aussi un mouvement qui a sur les mains le sang de français je pense évidemment à nos soldats qui avaient été assassinés au dracar dans les années 80 aux attentats qui avaient été soutenus en France par le hzbollah sur ses mains le sang d'américain de Libanais et puis enfin sur cette résolution de l'ONU qui depuis 2006 appelait retrait au nord du fleuve litanie et qui n'a jamais été respecté je pense que c'est très important d'avoir ces éléments en tête quand on s'exprime aujourd'hui sur la situation cette vision française du hzbollah qui considère que la branche armée est terroriste mais pas la branche politique
c'est celle du gouvernement actuel c'est celle de Jean-Noël barreot qui est allé là-bas mais la diplomatie française elle est guidée aujourd'hui par un principe d'efficacité que peut faire la France dans la situation au proche- Orient elle peut essayer de contribuer à un règlement diplomatique précisément parce qu'elle a des liens avec le Liban et avec Israël je crois que c'est le but du chef de l'État et du ministre des Affaires étrangères donc faut parler encore un peu avec le hzbolah politique ce qu'il en reste parce que dans la mosaïque politique du Liban ça compte je crois qu'il faut surtout parler avec les autorités libanaises il faut pouvoir renforcer l'État libanais c'est le drame précisément du Liban que d'avoir été pendant trop longtemps persécuté par les
menées du hzbollah avec un état qui a été sapé de l'intérieur dont la légitimité a été attaquée par un mouvement qui effectivement un mouvement terroriste alors voilà pour l'esbolah mais je reviens au début de ma question l'incursion terrestre israélienne elle vous inquiète vous l' prouvez on n sait pas grand-chose à ce stade he vous avez vu effectivement les informations qu'on a je crois que ce qui est effectivement très important du point de vue français on a des casques bleus sur place on a de très nombreux ressortissants binationaux c'est de pouvoir maintenant tracer le chemin effectivement d'un règlement diplomatique notamment pour permettre la sécurité des Libanais et des Israéliens et effectivement de garantir qu'il ne puisse plus y avoir de tir de requette
sur les villes du nord d'Israël les États-Unis haussent le ton à l'égard de l'Iran est-ce que la France doit en faire autant ou est-ce que là encore on doit M un peu la chèvre et le chou non il faut certainement pas aménager la chèvre et le chou à l'égard de l'Iran et je crois que la France a toujours été limpide à ce sujet on se rappelle quand l'Iran a attaquer Israël il y a quelques mois de la fermeté de la position française qui était très alignée sur les États-Unis et sur l'ensemble des alliés d'Israël alors je le disais cet après-midi déclaration de politique générale du Premier ministre à l'Assemblée nationale qu'en attendez-vous vous à titre personnel qu'est-ce que vous avez envie d'entendre dans la bouche de Michel Barnier un programme de réforme je crois que ça
fait depuis trop longtemps que l'on ne parle plus que de combine parlementair que l'on ne parle que de l'élection présidentielle à venir en 2027 alors qu'on a devant nous 3 années où l'on ne peut pas se permettre de congeler la vie politique française on a des urgences devant nous une urgence budgétaire et c'est évidemment la première sur laquelle le Premier ministre sera amené à s'exprimer on a aujourd'hui un déficit très important on a des taux d'intérêt qui sont en train de monter on a un risque d'avoir une flambée de ces taux qui conduirait à une crise financière il est évidemment très important qu'on puisse avoir un programme d'assainissement de nos finances publiques mais je l'attends évidemment également sur d'autres sujets de préoccupation je pense aux questions de
sécurité on a besoin de poursuivre les investissements en la matière de renforcement de la présence policière sur les questions d'éducation voilà je crois que rien ne serait pire que de se dire qu'au fond le seul but serait de durer pour durer et de ne rien faire je pense au contraire le gouvernement doit nous présenter un agenda ambitieux de réforme mais pour des réformes ambitieuses structurelles il faut une majorité là on voit bien qu'à chaque fois ça bloquera je crois qu'il faut pas partir de là il faut partir d'abord des attentes des Français on a dans l'opinion une attente très forte d'action de la part des hommes et des femmes politiques je crois que le gouvernement doit pouvoir s'appuyer dessus vous avez raison ce n'est pas aujourd'hui un gouvernement d'union
républicaine que l'on a avec Michel Barnier puisque la gauche républicaine n'en fait pas partie j'ai beaucoup appelé à cette union républicaine à n'a malheureusement pas pu avoir lieu pour autant je crois que maintenant le programme du gouvernement doit être celui de cette union large qui n'a pas pu réaliser dans sa composition alors vous parliez du budget on sait que il y aura une donnée fiscale dans cette déclaration cet après-midi certaines informations à non entre 13 et 18 milliards de hausse d'impôt les très hauts revenus une taxe sur l'électricité qui avait été baissé après les pendant les années d'inflation est-ce que tout ça c'est acceptable pour vous 13 18 milliards pour résoudre ce problème de déficit s qu'il faut pas se tromper sur les ordres de grandeur ce qu'il faut
chercher non pas seulement 2025 mais sur les années qui viennent c'est 110 milliards d'euros simplement pour stabiliser notre dette en part du PIB c'est pas lié à des règles européennes c'est pas lié à des objectifs de communication c'est une réalité matérielle et arithmétique 110 milliards d'euros pour donner une idée à ceux qui nous écoutent c'est plus que la totalité de ce qu'on récolte en impôt sur le revenu aujourd'hui donc on voit bien que c'est pas la fiscalité qui va être l'instrument pour réduire nos déficit alors évidemment il peut y avoir des ajustements des réformes pour rendre la fiscalité plus juste plus efficace mais je crois qu'il faut pas se tromper de combat on attend d'abord et avant tout le gouvernement sur la réduction des dépenses publiques non seulement 2025
mais dans la durée est-ce que vous applaudirez le Premier ministre cet après-midi parce que c'est votre premier ministre ou est-ce que vous attendez d'entendre ce qu'il va dire ah moi j'applaudis quand je suis d'accord donc j'attends effectivement de savoir ce qu'il va dire il y a pas dans le dans le camp macroniste dans le votre groupe Ensemble pour la République de soutien pavlovien de soutien automatique bah non puisque ce n'est pas un Premier ministre qui vient de notre famille politique avec lequel on partage un programme c'était le cas évidemment quand Édouard Philippe devient Premier ministre en 2017 nous avions fait campagne ensemble lors de les élections initiatives nous partagions un programme aujourd'ui nous attendons nous attendons de Michel bien
sûr nous attendons de Michel Barnier un détail sur les réformes qu'il entend conduire c'est assez normal on est là au début de la constitution de son équipe en tout cas de sa mise en œuvre et puis effectivement on est dans cette période nouvelle nous notre rôle c'est de contribuer à la réussite du gouvernement parce que on ne peut pas se permettre d'avoir deux années tro années de chaos de gouvernement qui chute à répétition ce qui serait d'ailleurs le plus beau cadeau à faire aux extrêmes donc on est déterminé effectivement à le faire réussir mais on sera aussi exigeant sur les actions qu'il aura conduire regrettez-vous qu'il n'engage pas sa confiance il peut demander un vote de confiance il ne le fera pas non je crois que c'était pas indispensable on sait
très bien on sait très bien que dans la configuration parlementaire actuelle le vote de confiance aurait été comme vous le dites je crois que ce qui est le plus important aujourd'hui à nouveau c'est qu'on passe maintenant à l'étape concrète des travaux ça fait trop longtemps qu'on ne parle que de personne de combinaison je pense qu'il est temps qu'on parle de fond la France insoumise annonce la couleur elle va mettre la pagaille elle va chahuter le Premier ministre elle va chahuter cette rentrée parlementaire est-ce que vous allez pouvoir travailler bah remarquez qu'il y a une constance de la part de la France insoumise parce que c'est ce qu' font quand même depuis des années donc évidemment que la stratégie de la France insoumise n'a pas changé c'est la
stratégie du chaos et nous on sera très très exigeant à l'Assemblée nationale pour permettre à cette assemblée de travailler on a été intransigent avec la France insoumise ces deux dernières années on continuera évidemment à l'être vous allez être au cœur de ces travaux budgétaire tout l'automne tout le monde dit bah de toute façon ce gouvernement il tombera sur le budget il y aura un 493 il y aura une motion de censure et le 15 décembre on aura plus de gouvernement Barnier c'est votre pronostic je crois qu'il faut tout faire pour éviter ça si le gouvernement tombe on risque aussi d'avoir une crise budgétaire à l'issue parce que je vous rappelle la situation la situation très délicate de nos finances publiques et l'expérience montre que ça peut partir très vite dans le décor on se rappelle
de ce qui s'est passé au Royaume-Uni il y a un an la nouvelle Premier ministre listrus avait été en quelques jours confronté à une crise financière très importante dans un pays qui a une économie comparable au nôtre et quand les taux d'intérêt se mettent à s'emballer et bien évidemment c'est le budget de l'État qui est menacé c'est aussi les économies de tout un chacun puisque c'est les emprunts que les citoyens contractent auprès de leur banque c'est la capacité des entreprises à se financer et donc nous on sera extrêmement attaché à rétablir nos finances publiques y compris si ça implique des choix courageux on les a fait dans le passé il y a à peine un an on défendait une réforme des retraites on éétait pas très nombreux à le faire mais il fallait le faire précisément
pour ne pas en arriver à cette situation là aujourd'hui justement les syndicats mobilisent ils mettent une condition la CGT il faut annuler cette réforme des retraites sinon rien ne sera négocié on voit bien les difficultés budgétaires auxquelles on est confronté si on décidait d'annuler la réforme des retraitees elle serait encore plus insurmontable et ça n iterit ou bien des augmentations encore plus massives des impôts ou bien des coupes drastiques dans tous nos services publics ce que je crois personne ne veut les très hauts revenus les super profits les rachats d'action par exemple pour les entreprises tout ça c'est des hausses d'impôts qu'il faut faire maintenant parce que c'est pas si douloureux et ça va rapporter les rachats d'action on y est favorable effectivement parce que ce
sont pas des dispositifs d'investissement vous savez c'est quand des entreprises utilisent l'argent dont elle dispose non pas pour investir non pas pour rémunérer mieux leurs employés mais pour acheter leur prop propres actions et faire monter leur valeur actionnariale donc c'est effectivement une vertu si je puis dire plutôt un vis uniquement spéculatif et donc en ce sens nous on est très favorable le gouvernement de Gabriel Atal avait préparé un dispositif de fiscalité donc j'espère effectivement que le gouvernement le reprendra en revanche je crois effectivement extrêmement important de ne pas attaquer le pouvoir d'achat des Français ni de ne pas fragiliser la capacité des entreprises à investir et embaucher est-ce que vous la commission des finances vous avez déjà
une idée claire des dépenses que l'on peut diminuer des coup que l'on peut faire dans des gaspillages de l'État bah on va y travailler vous avez raison de citer l'état il y a aussi les collectivités locales et la sécurité sociale parce que l'ampleur du déficit est telle que toutes les branches de l'action publique doivent y contribuer parliez de l'État je crois par exemple que sur les aides à l'apprentissage il y a évidemment des économies à faire on a des aides qui sont aujourd'hui très généreuses autant je crois très important d'aider à l'apprentissage de lycéen dans le secondaire professionnel autant je crois que d'avoir des aides extrêmement généreuses pour les étudiants de grandes écoles qui vont travailler dans des grands groupes c'est probablement pas le meilleur usage de
l'argent public de la même manière dans la sécurité sociale on a certainement des économies à faire on sait très bien que dans le transport sanitaire il y a aussi un certain nombre de dépenses excessives il faut pouvoir les corriger et les collectivités locales elles aussi devront contribuer à cet effort global est-ce que les déclarations du ministre de l'Intérieur récentes sur l'immigration qui n'est pas une chance ou l'état de droit qui n'est pas intangible ça vous gêne bien sûr je crois que c'est d'abord une faute terrible que de mettre dans le même sac les immigrés qui respectent les lois les valeurs de la République qui travaillent dur pour s'intégrer et ceux qui ne le font pas moi j'ai toujours été d'une grande fermeté pour lutter contre l'immigration irrégulière pour expulser
les étrangers délinquants pour mieux maîtriser les flux d'immigration évidemment pour lutter contre les séparatismes à commencé par le séparatisme islamiste en revanche je pense que jeetter l'eau probre sur tous ceux qui font des efforts considérables pour s'intégrer pour respecter nos lois c'est effectivement hteux mais sur l'état de droit on comprend ce qu'il veut dire on peut on peut bouger les règles de droit pour mieux protéger les Français bah justement je crois qu'on comprend pas très bien ce qu'il veut dire s'il veut dire qu'on peut changer la loi la belle affaire c'est ce que nous faisons de manière très régulière sur l'immigration il y a à peine un an on a voté d'ailleurs une loi en matière d'immigration qui permet d'avoir des résultats concrets cette année avec une
augmentation très importante des éloignements d'étrangers en situation irrégulière si en revanche il veut dire qu'il faut bousculer la hiérarchie des normes ne plus respecter les principes fondamentaux alors là effectivement c'est très grave David Amiel merci bonne journée Radio J retrouvez le barbier du matin sur le site
David Amiel