Discours d'ouverture du ministre Vincent JEANBRUN - Congrès national UNAM 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:24Invité politiqueFait
« Je suis pas là pour être le ministre des promoteurs. Je suis là pour être le ministre des Français qui ont du mal à se loger. »
- 5:14Invité politiqueFait
« au Parlement, la question du logement, pire, la question de l'urbanisme, pire, la question de l'aménagement, c'est pas quelque chose qui est très maîtrisé. »
- 7:22Invité politiqueFait
« Il de question qu'on aille grignoter des terres agricoles qui seront essentiels à notre souveraineté demain. »
Temps de parole
- Vincent Jeanbrun100 %
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Bonjour à toutes et à tous. Ravi de vous retrouver ce matin. La présence de trois ministres du logement prouve l'importance que vous avez à nos yeux. J'en profite pour saluer mes prédécesseurs et et leur dire merci d'avoir ouvert la voie, d'avoir tenu bon aussi dans des période parfois plus compliqué pour que le logement reste quand même un sujet majeur. C'est très important pour moi d'être là parce que c'est d'abord aussi une façon de dire merci aux aménageurs.
Peut-être moi en tant que ministre du logement d'abord que en tant qu'ancien maire de ma belle commune de l'il rose, une ville qui s'est transformée, qui a grandi, qui a profondément changé le quotidien des gens et cela parce que nous avons lancé trois opérations d'aménagement.
Nicolas le sait bien puisque il a officié sur cette belle commune de l'ilérose avec ses équipes que je salue et je peux vous assurer que quand vous êtes élu maire à 29 ans d'une commune de 33000 habitants avec une envie farouche de transformer le visage de votre ville mais sans forcément savoir comment et sans avoir forcément l'ingénierie en interne et bien pouvoir compter sur des aménageurs professionnels qui sont capables à la fois de vous apporter leur expérience, leur expertise tout en faisant place à la volonté locale et en étant à l'écoute des élus.
C'est une richesse qui est juste extraordinaire et probablement que sans cela, je ne serai tout simplement pas devant vous aujourd'hui en tant que ministre du logement. Alors à travers l' remerciement que j'adresse aujourd'hui à Nicolas, à ses équipes et aux aménageurs qui ont officié à l'éose, permettez-moi de remercier et de saluer le travail de tous les aménageurs qui œuvrent dans notre beau pays. Vous savez, c'est aussi très important en tant que ministre du logement d'être là parce que Nicolas l'a dit, il était hors de question de parler d'un grand plan de relance du logement pour faire face à la crise, de parler d'une équipe de France du logement.
Je salue l'arrivée discrète de Frédéric Dabi. Salut Frédéric. Euh, il était hors de question de parler de tout ça sans avoir les aménageurs dans le tour de table. Ça a presque surpris parfois mais c'était une évidence absolue et d'ailleurs à chaque tour de table de cette équipe de France du logement, les interventions des aménageurs sont toujours pleines de pertinence et notamment riche d'une certaine hauteur de vue. Parce que c'est ça aussi la force des aménageurs, c'est d'être capable de dézoomer le projet. J'ai eu l'occasion de le dire. Je suis pas là pour être le ministre des promoteurs. Je suis là pour être le ministre des Français qui ont du mal à se loger.
Comme mes prédécesseurs avant moi, on est là pour penser au français d'abord et avant tout. Ce qui signifie que l'enjeu c'est moins le bâtiment que l'habitant. Et ce que j'aime quand on réfléchit à l'échelle des éménageurs, c'est que par définition, l'habitant, il est au cœur de toutes les problématiques qui peuvent être les nôtres puisque on ne pense pas simplement le fait d'ériger un un bâtiment, de couler du béton, pardonnez-moi l'expression, mais bien comment est-ce qu'ensemble on va dessiner un morceau de ville ? Comment on va transformer durablement le quotidien des habitants qui habitent là ou accueillir durablement les habitants qui arrivent là demain ?
Et quand on est euh élu local, quand on est ministre du logement, on est heureux de pouvoir compter sur ce niveau de compétence. Alors évidemment, Nicolas l'a dit aussi, "Les temps sont durs, j'ai eu l'occasion de le dire souvent. Je me considère moins ministre du logement que ministre de la crise du logement. Ça impose un certain nombre de responsabilités. Bien évidemment, le fait d'avoir un plan sérieux de relance du logement, vous savez que c'est dans les tuyaux. On devrait pouvoir le présenter très prochainement au Parlement. C'est encore sous l'examen farouche du Conseil d'État, mais cela chemine.
Et ensuite, on en parlait tout à l'heure avec Cyvia Pinel, l'Assemblée nationale et le Sénat auront à modeler le texte. Une assemblée, vous le savez, qui est un peu compliquée, sans majorité nette. Donc c'est vrai que c'est un peu parfois la boîte noire. On sait comment ça rentre, on sait pas toujours comment ça sort. On peut le voir comme un problème, mais moi j'ai toujours décidé de le voir comme une opportunité et je veux vous la transmettre ce regard.
C'est-à-dire qu'au fond, votre capacité à aller parler aux élus locaux pour lesquels vous travaillez en tant qu'aménagère ou partenaire du monde du logement pour que ces élus locaux aillent expliquer leur vision aux parlementaires, ça peut permettre justement de sortir des postures idéologiques classiques pour rentrer dans un débat beaucoup plus pragmatique et dégager des majorités de projets à l'Assemblée nationale. C'est aussi une façon pour moi de vous dire j'ai besoin de vous pour pouvoir vous aider. J'ai besoin que vous m'aidiez.
C'est-à-dire aller sensibiliser chacun des élus locaux dans lesquels vous travaillez, dans lesquels vous aménagez, dans lesquels vous transformez les morceaux de ville en leur disant si vous voulez qu'on puisse continuer, si vous voulez que ça puisse avancer, on a besoin que le plan de relance du logement y passe. Et pour ça, vous avez un rôle en tant qu'élu locaux, c'est d'aller alerter et faire la pédagogie au parlementaires. Parce qu'on va se dire un truc, mais je pense que vous l'avez constaté bien avant que je vous le dise. au Parlement, la question du logement, pire, la question de l'urbanisme, pire, la question de l'aménagement, c'est pas quelque chose qui est très maîtrisé.
Donc, il y a un travail de pédagogie qui est considérable et là-dessus, on peut vraiment céder mutuellement et vraiment j'ai besoin de vous. Dès que le texte arrive, il faudra le faire. Je pourrais vous parler de ce texte longtemps. Je pense que vous lisez la presse, vous avez vu ce qu'il y a un petit peu dedans. En tout cas, la volonté de simplifier, d'accélérer, elle est là. la volonté d'être beaucoup plus pragmatique, elle est là et surtout on a dans ce texte plein d'accroches comme on dit en logistique pour pouvoir faire émerger des amendements qui viendraient qui permettraient d'aller encore plus loin sur un certain nombre de choses.
Et justement ce que j'aime aussi Cher Nicolas avec l'UNAM, c'est que vous êtes force de proposition. Euh vous bossez et on n'est pas simplement dans une corporation qui vient dire les tens sont durs, aidez-nous, on va mourir. Non, c'est tout l'inverse. C'est nous on a plein d'idées pour remonter à cheval, faire en sorte que ça avance et c'est évidemment très précieux. Et donc on sera très attentif à toutes ces propositions et à tous ces amendements qui à n'en pas douter iront dans le bon sens. Je pense que plus largement, on a quand même un défi, c'est de faire la pédagogie de ce que c'est que le logement, la construction en général et l'aménagement de morceaux de ville.
Je suis quand même frappé de voir que dans l'opinion publique, on a encore des clichés qui existent. On vit la pire crise du logement qu'on a pu connaître et en même temps, vous avez des gens qui continuent à dire "Oh non, faut pas construire. Ah non ! promoteur égal bétonneur comme si on éétait pas aussi sur des créateurs de logement et donc de capacité à installer des vies, des foyers, des familles. On est ici dans la maison de l'architecture. Produire du bâtiment, c'est aussi produire du beau dans l'espace public, produire de la culture, produire des choses qui vont rester, qui vont marquer leur temps. Tout ça est extrêmement important.
Il y a un des points sur lesquels il faut qu'on avance, c'est effectivement la capacité de montrer qu'on sait répondre à un équilibre complexe de sobriété foncière. Il de question qu'on aille grignoter des terres agricoles qui seront essentiels à notre souveraineté demain. Pareil pour des espaces naturels qui sont essentiels notamment sur les enjeux de santé environnementale. Pour autant, il faut bien loger les Français et les loger mieux à chaque fois. Donc on a un enjeu de transition écologique et on a un enjeu de transformation des zones déjà urbanisées et déjà imperméabilisées. Et là pareil, votre rôle il est essentiel.
C'estàd que au lieu de réfléchir à transformer un bâtiment après un bâtiment, on vient réfléchir à un morceau de ville dans son intégralité. Et je pense que là-dessus, il y a énormément à faire et c'est l'occasion, je vous le dis comme je le pense, pour les aménageurs de briller, de dire il existe dans notre univers du monde du logement, de la construction un outil formidable s'appelle la concession d'aménagement et nous on a la capacité à cette échelle-là de repenser vraiment les morceaux de ville. On a un défi, moi je je j'y crois beaucoup. Vous avez des entrées de ville qui ont poussé comme des champignons avec les les centres commerciaux.
Là, on avait Symarc, le Castle, le décathlon, de Haamp et cetera et des parkings à plus avoir qu'en faire. On voit bien que ce modèle est en train de de s'écrouler, y compris ceux qui détiennent ces ces grandes marques sont en train de se dire "Ou là là, ce modèle là ne tiendra pas." Moi, j'y vois dans chaque crise une opportunité et cette crise de la la fin finalement des zones d'activité d'entrée de ville, elle offre une opportunité d'aménagement et de fait de production de logement pour répondre à la crise du logement extraordinaire. Et notamment dans le plan logement, on a ce qu'on appelle les opérations d'intérêt local.
Je suis convaincu qu'on peut en appliquant ces nouvelles dispositions que j'espère pouvoir faire voter rapidement à ces zones d'entrée de ville, on peut construire des morceaux de ville à proprement en parler avec le logement, les équipements publics, les activités commerciales et ça qui sait le faire mieux qu'un aménageur. Donc votre rôle il est essentiel, vous pouvez compter évidemment sur moi et puis je terminerai et et je pense que c'est c'est un peu dans cette philosophie que vous allez aborder la table ronde de tout à l'heure. Moi, je suis par définition candidat à rien pour la présidentielle. N'ayant pas d'écurries, ça me laisse une grande liberté de ton.
Donc, comptez sur moi pour être un aiguillon permanent pour faire en sorte que aucun candidat sérieux à la présidentielle n'ignore le fait que le logement est un sujet majeur et qu'il va falloir s'en occuper très sérieusement. Les municipales ont été les quasiment pour la première fois des municipales dans lequel la thématique logement a été hyper présente.
Tous les maires que je rencontre me disent "On faisait campagne, parlait sécurité, thme important évidemment, transition écologique, important évidemment, mais les gens venaient nous parler logement, transformation du logement, capacité à se loger et cetera." Et donc je me dis que ce qui a été très présent dans ces élections municipales sera par définition très très présent dans l'élection présidentielle. Et si jamais il y avait des candidats qui n'avaient pas assez conscience de ça, vous pouvez compter sur moi pour leur rappeler. Alors très heureux d'avoir partagé ce moment avec vous. Merci pour ce que vous faites et vous pouvez compter sur mon soutien. Merci infiniment.
Vincent Jeanbrun