Roland Lescure, vice-président de l’Assemblée nationale, invité de l'Evènement du dimanche|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Votre nom a circulé pour Matignon puis Bercy. Aucun regret ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Le RN a réagi violemment à votre nomination. Que dit cela de votre parti ?
- 6:00OuverteRéponse directe
François Bayrou est-il l'homme de la situation pour gouverner ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Augmenter les impôts dans un pays où le taux de prélèvement est déjà le plus élevé de l'OCDE est-il raisonnable ?
- 15:00OuverteRéponse directe
La flat tax à 33% est-elle une bonne idée pour financer le budget ?
- 18:00OuverteRéponse directe
La France est-elle en récession ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Roland LescureFait
« ce qui s'est passé s'est passé les conversations que j'ai eu au reste des conversations bien sûr pass aujourd'hui »
- 4:30Roland LescureFait
« il faut dépasser les vieilles querelles dépasser les vieilles chicanes pour rassembler autour d'un projet pour la France »
- 7:30Roland LescureChiffre
« 86 % pense que Emmanuel Macron changera de Premier ministre en 2025 »
- 13:30Roland LescureFait
« la croissance en France elle est à l'arrêt notamment du fait des incertitudes politiques »
- 17:00Roland LescureFait
« les dépenses publiques d'investissement doivent être préservés parce que c'est cell qui prépare l'avenir »
- 23:00Roland LescureFait
« on sait faire les choses vite quand on veut on peut »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bienvenue dans l'événement du dimanche LCI ravi de vous retrouver pour cette première émission de l'année 2025 bonjour Roland lescur bonjour mon invité aujourd'hui merci d'avoir accepté notre invitation vice-président de l'Assemblée nationale député ensemble pour la République dans la première circonscription des Français de l'étranger qui regroupe notamment les États-Unis et le Canada et d'ailleurs votre regard sur les États-Unis l'investiture de Donald Trump sera très intéressant une heure d'entretien durant laquelle Pascal Perry éditorialiste économique nous rejoint ra pour parler budget mais également l'industrie l'industrie française qui a été votre ancien portefeuille et là aussi votre regard sera précieux mais d'abord fin connaisseur de la vie politique qui regarde ça de de près on ne peut pas ne pas ignorer que votre nom a circulé pendant plusieurs jours plusieurs heures pour Matignon puis ensuite Bercy est-ce que vous regretter de ne pas être le nouveau locataire de de matigon aujourd'hui le Roland lescur non aucun regret vraiment euh ce qui s'est passé s'est passé les conversations que j'ai eu au reste des conversations bien sûr pass aujourd'hui euh les enjeux sont bien plus grand que l'avenir de telle ou telle personne euh moi ça fait déjà un certain nombre de mois que je dis que la seule manière cont tenu de l'Assemblée nationale divisée qu'on a aujourd'hui de à la fois arithmétiquement mais aussi politiquement gouverner la France de manière stable c'est d'avoir un gouvernement large qui rassemble des gens de gauche des gens de droite et qui extrait le destin du gouvernement à la fois des fourches de l'extrême droite et des fourches de l'extrême gauche malheureusement cette fois-ci ça n'a pas été possible ça n'a pas fonctionné on reviendra sur cette composition du gouvernement mais sur cet épisode votre nom je le dis encore une fois à circulé lev de bouclier du du côté du rassemblement national et vous avez dit même ce torrent d'insulte du RN c'est ma légion d'honneur à moi lev de bouclier aussi dans votre propre camp quand on a des amis comme ça on n pas besoin d'ennemis ça ça dit quoi aussi de votre votre parti et de votre famille politique écoutez ça ça c'est vous qui le dites moi j'ai vu le t d'insulte et vous l'avez dit une levée de bouclier extrêmement forte du rassemblement national ce qui montre bien que aujourd'hui je fais partie des gens qui comme boussole gardent non pas je dirais un mépris ou ou un rejet de ce que pensent les électeurs du rassemblement national qui eux ont des craintes des inquiétudes réelles face à l'inflation face à l'industrie on en parlera face à l'avenir de la France dans un monde globalisé de plus en plus risqué ça il faut y répondre mais je suis convaincu que les réponses aujourd'hui apportées par les représentants du rassemblement national Marie Le Pen la première ne sont pas adapté h donc je reste extrêmement euh opposé à tout ce qu'elle porte à tout ce qu'elle représente et aux mauvaises réponses qu'elle apporte aux bonnes questions et donc mais trop à gauche pour le RN ça d'accord c'est une chose trop à gauche aussi pour certains de vos vos camarades et aussi de vos partenaires de circonstances les républicains écoutez je je je sais pas moi j'ai beaucoup échangé avec des républicains j'ai évidemment beaucoup échangé avec des gens de mon groupe et de ma famille politique c'est pas l'impression que j'ai eu dans les conversations que j'ai eu avec les uns et les autres il y a des postures peut-être alors non mais peut-être il y a des postures moi ce que je sais en revanche c'est que depuis 8 ans depuis que je me suis engagé auprès d'Emmanuel Macron avec une vision assez claire qui est il faut dépasser les vieilles querelles dépasser les vieilles chicanes pour rassembler autour d'un projet pour la France hommes et des femmes de bonne volonté pas du tout là les vieilles curelles on est en plein deed exactement et c'est ce que je regrette ou et du coup vous me dites trop à gauche trop à droite j'ai pas l'impression d'avoir changé depuis 8 ans moi je suis toujours dans cette logique d'ailleurs il y a 8 ans certains me disaient tu es pas un peu trop à droite pour être avec nous et maintenant on me dirait tu es pas un peu trop à gauche pour être avec nous la réalité c'est qu'aujourd'hui moi je crois fortement au modèle social français et à sa capacité à emmener même si c'est pas toujours le cas aujourd'hui il faut réfléchir à la manière de l'améliorer l'ensemble des Françaises et Français vers la prospérité mais pour ça je suis convaincu aussi qu'à vendredi distribuer des richesses il faut les créer des Français qui doutent de tout cela on le verra aussioui mais on est on est dans dans un moment de doute extrêmement important vous avez parlé de l'Amérique du Nord le monde est aujourd'hui extrêmement risqué la France fait partie je dirais se pose un certain nombre de questions quasi existentielles sur son modèle social sur les retraites sur l'environnement sur notre capacité à faire nation h 10 ans après les attentats de charlierdo on on y reviendra peut-être avec avec aujourd'hui vis-à-vis de ces ces sujets extrêmement important qui sont notre capacité à faire nation dans une diversité qui est la force de la France mais qui doit nous rassembler plutôt que nous diviser la France fait face les Françaises et les Français font face à ces inquiétudes à ces doutes il y a deux manières d'y répondre la première c'est de diviser d'essentialiser a compartimenter la France d'agiter les peurs d'y répondre par des réponses un peu simplistes puis y en a une autre à laquelle moi je crois qui est celle du débat qui est celle de notre capacité à faire preuve de compromis il y a aujourd'hui dans tous les États-membres de l'Union européenne une capacité quand on fait face à une Assemblée nationale telle que'est la nôtre à faire des coalitions qui rassemblent des gens qui sont pas d'accord sur tout mais qui se mettent d'accord l'espace d'un instant la culture du compromis c'est pas notre spécialité du tout ça se change une culture moi ça fait 8 mois que je prêche pour ça je suis convaincu que François berou lui ça fait 15 ans qu'il prêche pour ça il va essayer et j'espère qui va réussir de mettre en musique dans le cadre de son gouvernement donc c'est pas parce que un certain nombre de responsables politiques n'en veulent pas continue à faire leur leur beur sur les craintes et les divisions qu'on ne doit pas parler directement au français et aux Français qui moi j'en suis convaincu on ont plutôt envie on ont plutôt besoin si ils ne croyent pas à notre capacité à travailler ensemble au fond il n'aurit pas envoyé l'Assemblée nationale qui nous on envoyé oui mais dans le même temps et on y viendra on s'y attardera ce sondage que vous avez sans doute observé de près le Figaro réalisé par l'institut odoxa 86 % pense que Emmanuel Macron changera de Premier ministre en 2025 cette période d'instabilité politique il semble bien ancrée dedans François Baayou justement est-il l'homme de la situation nouveau Premier ministre pourquoi il y arriverait mieux que Michel Barnier qui a chuté effectivement on s'en rappelle au mois de décembre dernier d'abord parce que même si je le répète je regrette qu'on ait pas réussi à élargir un gouvernement avec des personnalités de la gauche représenté dans les groupes socialistes écologistes ça c'est un premier échec ben en tout cas c'est dommage qu'on y ait pas réussi moi je je considère que François berou a essayé la gauche a fait un certain nombre d'avancées importantes depuis la première censure il y a eu ce qu'on appelle des bougés notamment de la part d'Olivier fort mais aussi de marine Tondelier de Fabien Roussel il y a aujourd'hui une gauche qui je pense face à l'ampleur de défi et prête à faire un effort et puis il y a un gouvernement qui lui aussi je pense est prêt à le faire on n' pas encore réussi à se retrouver c'est le défi majeur des des semaines qui viennent j'entends votre pouro je positivité sur Olivier fort pardonnez-moi il en faut mais ce qui dit Olivier fort après la nomination du gouvernement de François verrou c'est le PACT de non censure il n'a jamais existé il n'existera jamais pour lui aucune des conditions n'a été respecté par le Premier ministre en terme de cordialité on fait mieux euh très clairement aujourd'hui il y a eu des bougé une forme d'ouverture au début qui s'est très très vite refermé mais moi je pense qu'il faut continuer à mettre le travail sur sur l'établi il faut continuer à travailler dans ce sens-là d'abord je le répète parce que c'est la seule manière arithmétique de gouverner cette Assemblée nationale qui sinon serait ingouvernable alors à défaut de le faire dans le cadre d'un pacte de noncensure formel c'est ce que font la plupart des démocraties parlementaires mondiales on se met d'accord sur un certain nombre d'objets on ne règle pas tous les problèmes il y a des choses sur lesquelles on n'est pas d'accord ça tombe bien il y a une élection présidentielle en 2027 on aura le temps en débattre d'ici là mais en attendant on se met d'accord sur un minimum ça n'a pas été possible et ben il va falloir le faire au cas par cas ça commence par la loi d'exception d'urgence sur Mayotte je pense que là on va y arriver du 6 janvier donc demainassem ser alors en fait elle sera présentée en conseil des ministres la semaine prochaine et ensuite discuter dans la foulée à l'Assemblée donc là je pense que sur un sujet aussi dramatique et aussi urgent que Mayotte on peut trouver un consensus et ensuite l'Himalaya de François berou ce sera en tout cas son premier pic son premier 8000 m ce sera ce sera le bu et là ce sera difficile mais il faut qu'on y arrive vous disiez concernant Michel Barnier ma confiance ne sera pas automatique je suis claire sur mes lignes rouges est-ce que vous dites la même chose à François beou par ailleurs je précise que vous faites partie vous le confirmez aujourd'hui partisan de l'ouverture et vous disiez après Michel Barnier qu'il fallait ouvrir justement et pas de Premier ministre de votre camp de votre famille politique est-ce que vous regrettez là aussi de cette manière là le fait que François Baou est éé nommé j'ai un seul regret mais c'était visiblement une mission impossible c'est qu'on n pas réussi à avoir un gouvernement avec des représentants formels de tous les partis que moi j'appelle raisonnable républicain des de bord parti de gouvernement qui ont gouverné la France dans le passé et qui ont vocation en tout cas je leur souhaite à gouverner la France dans l'avenir je le regrette malgré les bougés de la gauche tout à l'heure tout à l'heure on l'a dit et malgré la main tendue par François Barou on n'est pas réussi en arver là maintenant François berou ça fait des années des décennies qui pent ce que moi je porte depuis quelques années cette notion de dépassement donc évidemment que c'est l'homme de la situation qui va être je l'espère capable de le faire derrière il s'est entouré d'une équipe dont on peut reconnaître que c'est une équipe de professionnels c'est des gens qui de l'expérience des poids lourds si vous voulez dont la mission va être difficile sur la sécurité sur lesco sur le Budet sur le message envoyé fait vous êtes assez cach c'est un peu on prend les mêes et on recommence il y a des personnes qui ont été par les urnes balayé des Français n'ont plus voulu voir et qui reviennent est-ce que vous ne pensez pas que ça quand même envoie un message très particulier aux Français qui ont voté au derni législa je pense qu' il l'assumerait si c'était lui qui était à ma place devant vous c'est un message d'expérience c'est un message d'expérience politique c'est un message vous l'avez dit de poids lourd qui savent parler peut-être directement français et au français et qui pourront peut-être prendre l'opinion à témoin de manière à apaiser l'Assemblée nationale c'est des hommes et des femmes qui connaissent le Parlement alors ils connaissent peut-être pas tous le Parlement tel qu'il est devenu il va falloir qu'il s'y habitue je pense pas tous Éric Lombard pardonnez-moi il connaît parfaitement les arcanes de l'État mais il n'a jamais été parlementaireist par de de de ses défis il est entouré de de ministrees délégués qui eux ont l'expérience du Parlement mine monchalin Marc ferci donc non non je suis pas trop inquiet là-dessus en revanche moi ma seule inquiétude aujourd'hui c'est clair c'est qu'on ne retombe pas dans les travers que j'avais dénoncé vous l'avez dit du était une dépendance unique de l'extrême droite avec Marine Le Pen qui tel un empereur romain décidait ou pas de maintenir ce gouvernement en vie ça il faut s'en abstraire qu'elle soit reçue la première juste avant Noël par le Premier ministre non ça ça me gêne pas mais non c'est le premier groupe à l'Assemblée nationale il a fait par ord de décroissant évidemment évidemment ils ont le premier groupe à l'Assemblée nationale il faut échanger avec eux mais mais entre échanger écouter les récriminations les revendications de tous les groupes parlementaires les insoumis également évidemment et travailler de manière constructive avec les forces de raison les forces de progrès celles qui ne cherchent pas aujourd'hui de manière explicite ça c'est pour les insoumis ou au fond de manière implicite ça c'est pour Madame Le Pen le chaos dans les institutions de manière à accélérer des échéances qui n'ont pas vocation à être accéléré il faut gouverner la France de manière progrè positive aujourd'hui vous faites référence à ces appels successifs à la démission du président de la République bien sûr c'est totalement déplacé aujourd'hui on est dans un monde extrêmement risqué en est parlera sans doute tout à l'heure avec Monsieur Perry dans une conjoncture économique extrêmement incertaine on fait face lié à la situation politique et la disulation provoqué parti mais pas seulement der en partie lié aux élections américaines lié à la véritable guerre mondiale industrielle qui est en place notamment dans les technologies vertes qui sont les technologies de l'avenir une guerre de l'formation un patron d'un réseau social américain qui s'imiss de manière explicite dans les élections européennes aujourd'hui en Allemagne et pourquoi pas en France demain tous ces enjeux sont suffisamment importants pour que un on préserve les institutions et le président de la République qui en est le garant et qui a été élu de manière extrêmement forte par une majorité absolue des Français des Français est le garant de ces institutions et qu'on puisse en parallèle mettre en place tout ce qui fait qu'on va être capable de faire avancer la France dans ce monde extrêmement risqué en évitant effectivement de transiger si je puis dire avec ceux qui veulent le Cho ceux qui n le vouloir mais au fond en rêve secrètement mais cette petite musique de la démission il y a ce sondage encore une fois au doxa pour Le Figaro 61 % des Français souhaitent cette démission de la du président de la République avec cette ces propos d'un ancien président François Hollande lui-même qui le dit à nos confrères de West France en forme de mise au point je suis pour le respect des échéances je ne fais pas partie de ceux qui spéculent sur un départ anticipé comme Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen juste sur ces mots et cette interview double discours de François Hollande lui qui a appuyé sur la censure au mois de décembre dernier et qui a participé à une forme de déstabilisation aussi est-ce que ces propos sont bienvenus aujourd'huiis d'accord avec ces propos ou sur le fait que il faut éviter de déstabiliser les institutions personnellement je suis pas là pour juger du vote de tel ou tel député au fond il est devenu un parlementaire comme un autre peut-être ce que je regrette un peu moi je pense que un ancien président de la République aurait pu à la fois exprimer son opposition majeure à tous les choix du gouvernement et éviter d'appuyer sur le bouton mais j'allais dire c'est son choix personnel il a souhaité agir plutôt je pense comme parlementaire d'aujourd'hui plutôt que comme président d'hier j'en profite pour rappeler que j'ai vu un sondage récent qui disait que 2 ans après son élection il avait plus de 60 % des Français qui demandaient l'élection de François pardon la démission de François Hollande qui me rappelle une une discussion que j'ai régulièrement avec mon épouse qui est irlandaise et qui connaît très bien la France depuis 30 ans et qui dit depuis 30 ans c'est toujours la même chose vous élisez un président vous adulez et au bout d'un an ou 2 ans vous commencez à le détester et à demander sa tête j'allais dire malheureusement peut-être que c'est lié aux institutions peut-être que c'est lié au régime présidentiel peut-être que c'est lié aussi à notre caractère un peu particulier vous le disiez tout à l'heure la culture du compromis ça fait pas partie de nos habitudes il faut changer ça mais c'est une petite metique dangereuse vous dites aujourd'hui cette cet appel à la démission pas lieu d'être on a aujourd'hui des institutions qui doivent fonctionner et si certains veulent avoir des débats sur les institutions très bien ayonsles en 2027 les institutions justement vous êtes au vice-président l'Assemblée nationale je parle les travaux parlementaires ne reprendront que le 13 janvier j'ai fait une erreur tout à l'heure c'est en conseil des ministres la loi spéciale pour Mayotte certains ont critiqué le fait que ça ne que le 13 janvier 3 semaines de vacances vous répondez quoi vous monsieur le vice-président de l'Assemblée nationale démagogie où on aurait pu vous auriez pu reprendre les trableaux parlementaires un peu plus tôt deux choses d'abord on n pas en vacances je suis pas en vacances aujourd'hui sur ce votre plateau je serai en circonscription la semaine prochaine notamment pour une cérémonie des vœux je vais répondre aux interrogations réelles qu'ont les Françaises et les Français du Canada des États-Unis sur ce qui se passe en France bref je travaille et tous mes collègues travaillent mais surtout moi je pense que vu la situation politique extrêmement difficile dans laquelle on est aujourd'hui il est normal que le gouvernement prenne le temps de consulter vous l'avez dit ils vont consulter les forces politique ils vont échanger notamment dans l'élaboration ça pe faire ça peut se faire pendant la session parlementaire mais oui mais bien sûr mais pour une session parlementaire faut qu'il y ait des texte à discuter moi je préfère que ces textes soit d'abord travaillé avec les groupes parlementaires notamment cell avec celles pardon ceux avec lesquels j'appelle de mes vœux pour qu'on travaille avec eux et ils seront reçus on en parlera un peu plus tard par par le ministreombard qui va les recevoir qui j'espère trouver avec eux des voies et moyens trouver un compromis de manière à ce qu'on a un budget voté la priorité c'est qu'on ait un budget voté en France le plus vite possible faut pas confondre vitesse et précipitation il faut le préparer parce que si c'est pour refaire le budget qui a été rejeté il y a un mois à l'Assemblée ben évidemment les mêmes causes produiront les mêmes effets donc prendre un peu de temps pour discuter négocier avec notamment la gauche pour trouver des vois et moyens à la fois de maintenir la croissance aujourd'hui la croissance en France elle est à l'arrêt notamment du fait des incertitudes politiques donc je pense qu'on a tous une responsabilité très forte je dire pour se mettre au niveau des enjeux et dire aujourd'hui trouvons une solution pour qu'on vote un budget qui permette à la fois de préserver les comptes public mais aussi de préserver la croissance et si ça prend 10 jours de plus moi je suis prêt à les passer à faire autre chose je ne serai pas en vacances je travaillerai mais j'attendrai avant de siéger à l'Assemblée je pense que ça vaut le ça vaut le détour si je peux dire mise au point utile le président de République qui lors de ses vœux je sais pas s'il faut comprendre qu'il ne croit pas peut-être à des compromis à l'Assemblée en tout cas il a lancé cette idée je vous demanderai aussi de trancher certains de ces sujets déterminants s'adressant aux Français car chacun d'entre vous aura un rôle à jouer évidemment la notion de référendum de consultation est venu sur la table même si le mot n'est pas prononcé vous y croyez et quel sujet pourrait être tranché à l'occasion consultation citoyenne un référendum encore une fois ça revient dans le débat he c'est un vieux serpent sous Emmanuel Macron qui n'a jamais été fait alors le référendum n'a jamais été fait enche la consultation citoyenne oui Mo pour quels effets ben si par exemple moi j'avais plaidé he en monant pour une une commission citoyenne sur la fin de vie elle a eu lieu elle a débouché sur des conclusions qui font l'objet aujourd'hui d'un projet de loi d'ailleurs j'espère en passant petit message au gouvernement qui va être repris très vite Ilb BIV il tient beaucoup moi aussi c'est souhaitable en effet ça fait partie de ça fait partie des sujet de société sur lequel on peut créer du consensus à condition de bien le faire et on l'a bien fait c'estd cette convention citoyenne sur la fin de vie c'est un exemple et donc il y a sans doute d'autres sujets sur lequels on peut travailler des sujets de société des sujets sur l'immigration qui est souvent un sujet qui est trop souvent caricaturé j'allais dire d'un côté ou de l'autre sur lequel il y a à la fois des vrais enjeux liés euh à la à la gestion d'immigration illégale qui est un vrai défi mais aussi j'ai eu l'occasion de me prononcer là-dessus des dizaines de fois et je le refais les enjeux d'immigration légale d'immigration économique on a aujourd'hui des secteurs dans lequel on a besoin de talent l'industrie l'industrie nucléaire la restauration nos épades ont besoin de M d'œuvre qu'on ne trouvera pas forcément uniquement en France donc tous ces débats qui sont des débats de sociétés importants l'immigration ça pourrait faire l'objet d'un référendum vous dites ou c'est un sujet beaucoup trop complexe P je pense pas comme vous le dites les référendums même si je me souviens du référendum sur mastrich qui était un référendum très risqué sur un sujet complexe mais qui est finalement été simplifié par est-ce qu'on souhaite ou non mettre en commun notre souveraineté monétaire au sein de l'euro et été gagné et j'allais dire tant mieux mais c'était quand même très risqué non sur des sujets complexes comme l'immigration je pense que les conventions citoyennes sont des bonnes manières d'associer nos nos concitoyens pour aborder les débats de manière apaisée de manière raisonnée de manière ferme mais aussi intégrant dans la gestion du temps et la qualité des débats notamment avec des experts qui doivent être interrogés sur sur toutes les dimensions du problème pour je dirais dépolitiser et parfois même c'est un mot que j'aime pas trop mais je vais utiliser quand même désystériser les débats qui sont souvent un peu caricaturés qui sont qui sont très maniquien et dans lequel là encore d'autres pays sont cap avoir des débats un peu plus apaisés et nous on en est effectivement très loin sur la question migratoire le ministre qui l'incarne aujourd'hui ces questions c'est Bruno rillot vous avez été très critique à l'encontre de brune retaillot affirmant euh par des bruits de presse vous me direz vous me contredirez peut-être qu'il faisait trop de Poutou à Marine Le Pen ça vous a été vivement reproché dans son camp c'est une erreur de François berou de l'avoir conservé regard regardeil trop à l'extrême droite selon vous non d'abord moi je me permettrai pas de commenter les choix de François berou qui a constitué un gouvernement qu' a souhaité aussi équilibré et large que possible il est clair que de taillot fait plutôt partie je dirais de l'aelle droite de ce gouvernement ça n'a échappé à personne non moi j'ai eu des discussions très franche à la fois en commission des lois moi je suis membre de la commission de loi quand on a auditionné Bruno retaillot et dans des discussions que j'ai eu avec lui en direct il y a des sujets sur lequels on est fondamentalement pas d'accord je pense que l'immigration est à la fois un sujet très important du côté de l'immigration illégale qu'on doit traiter de manière ferme y compris avec les enjeux de sécurité du quotidien qui sont liés mais qu'il faut aussi et l'un permet de traiter l'autre en passant mieux traiter les enjeux d'immigration légale d'immigration économique sur lequel on n'est pas d'accord mais Bruno rotaillot d'abord il a des convictions vous avez dit très vite notre loi immigration n'est pas nécessaire ah mais ça c'est ma conviction forte y compris pour les sujets d'immigration illégale et qui semble à cette heure abandonné écoutez on verra ça c'est le gouvernement qui fait l'agenda parlementaire en tout cas le Premier ministre a indiqué et je pense que Bruno rotaillot dans ses prises de paroes liminirees l'a indiqué également que avant peut-être de penser à une 30 ou 40e loi euh immigration euh voté ces dernières années appliquons celles qui ont été voté qui ont été voté puis surtout soyons ferme sur le terrain aujourd'hui les Françaises et les français ce qui veulent c'est des résultats sur tous les sujets d'ailleurs sur l'économie sur le chômage sur l'environnement et aussi sur les enjeux de sécurité et je pense que Bruno lorayo l' l'a bien compris il est entré dans l'atmosphère si je puux dire de manière assez vocale he il a beaucoup parlécoup au début de son ministère on l'a beaucoup vu je pense qu'il est entré dans une phase aujourd'hui où il va être plutôt dans l'action et dans les résultats plutôt que dans l'incantation et dans le verbe mais vous lu dites quoi encore une fois stop au au clin d'œil à l'extrême droite avec lesqueles vous êtes en profond désaccord encore une fois moi je pense qu'aujourd'hui les priorités majeures le narcotrafic la sécurité du quotidien oui les enjeux d'immigration illégale mais sans oubliger sans oublier les autres sont des priorités qu'on peut aborder sans être dogmatique sans être effectivement tenté par des mesures qui ne fonctionnent pas et qui ont été essayés ailleurs sans succès la simplification des répse à des questions complexes ça ne marche pas ça ne marche pas maintenant il faut être ferme sur les sujets de sécurité je pense que Bruno retaillo c'est le l je pense que Gérald armanin qui est beaucoup intervenu sur le narcotraphic ces derniers jours qui est une plaie l'a été aussi dans ses premières prises de parole moi j'attends du gouvernement et je suis intimement convaincu du fait de l'expérience des uns des autres que c'est ce qu'ils vont faire des résultats des résultats vous dit de l'action et des résult ça ne marche pas mais électoralement ça peut faire prospérer un sondage une étude là de nos confrères du journal du dimanche qui interpelle quand même encore une fois prenons ça aussi avec un peu de de hauteur et de recul Marine Le Pen arrive 11e personnalité préférée des Français Jordan Bardella et 10e les personnalités politiqu qui apparaissent n'apparaissent qu'à la 70e place qu'est-ce que cela dit aujourd'hui notre société est-ce que il y a un virage très clair très très clair à droite voire à l'extrême droite et vous pensez la la victoire de Marine Le Pen en 2027 C inéluctable alors non et non elle n'est pas inéluctable sinon je serai pas là moi je vais me battre je vais continuer à me battre pour que les forces du progrès l'emportent et que on arrive à convaincre les Français qui jugent Marine Le Pen populaire que ces solutions ne sont pas les bonnes solutions maintenant votre message du mal Pass vous tous s non mais il faut reconnaître qu'aujourd'hui et moi je l'ai vécu déjà aux États-Unis alors de la campagne américain que c'est pas en diabolisant les populistes d'extrême droite qu'on va les battre Donald Trump est campagne de camala Haris a été extrêmement personnalisée et il faut le reconnaître avec tout le parti démocrate dans une logique de diabolisation Donald Trump ça a échoué pourquoi parce que quand vous insultez Donald Trump au fond ces électeurs se sonent insultés eux-mêmes et se sentent d'autant plus renforcés dans la volonté de voter pour lui donc il faut en aucun cas diaboliser ni Marine Le Pen ni Jordane Bardella moi je suis en desésaccords profond avec leur solution il faut pouvoir en débattre avec eux le représentant et ça tombe bien ils sont à l'Assemblée on est là pour le faire après la politique c'est pas un concours de beauté en général quand les politiques sont très populaires vous le savez c'est soit qu'on les entend pas beaucoup soit qu'ils sont un peu des magot et qui racontent aux gens ce qu'ils ont envie d'entendreti les plus courageux sont rarement ceux qui sont les plus populaires aujourd'hui pour gouverner la France dans le monde risqué don je parla tout à l'heure on a besoin de courage on a besoin de détermination on a besoin peut-être même paradoxalement de volonté d'assumer une certaine forme d'impopularité redresser les finances publiques je peux dire qu'en France ça jamais été populaire demander une baisse de la TVA comme le fait régulièrement Madame Le Pen c'est populaire ça n'a aucun impact si ce n'est creuser le trou aucun impact sur l'inflation aucun impact sur la consommation ça creuse le trou un peu plus donc effectivement ils sont dans l'opposition aujourd'hui donc ils sont dans une logique un peu d'opposition systématique qui n'est pas de poste clé à l'Assemblée ça vous a gêné non euh d'abord ils auraient pu en avoir s'ils avaient voté différemment je vous rappelle quand même qu'on a deux vice-présidentes insoumises absolument à mes côtés au bureau de l'Assemblée nationale qui ont été élu en grande partie grâce aux voix du rassemblement national ils ont fait leur choix par ailleurs moi j'ai fait le mien et je peux vous dire que j'ai été élu par presque la majorité absolue 575 députés de mémoire de tous les ventss sauf les insoumis qui ont refusé de voter pour moi et sauf les députés du rassemblement national qui en ont fait autant ça montre quand même il faut s'en inspirer et je pense que ça montre ça peut fonctionner en tout cas la condition qu' qu'on a cette posture je pense progressive positive qui rassemble les gens venus de la République des de bords et qui disent non aux extrêmes retour sur le plateau de l'événement du dimanche toujours avec mon invité Roland lescur vice-président de l'Assemblée député ensemble pour la République de la première circonscription des Français de l'étranger les États-Unis le Canada vous concerne et on s'intéressera à votre vision forcément de cette Amérique fracturée l'arrivée de Donald Trump au pouvoir mais vous êtes aussi l'ancien ministre de industrie jusqu'à septembre dernier he septembre 2024 et c'est cet ancien portefeuille qui nous intéresse on accueille pour vous interroger Pascal Perry qui nous rejoint sur ce plateau pour parler effectivement de ce budget budget qui semble très compliqué à à faire et à faire voter avec Pascal des rencontres prévues cette semaine entre les représentants des partis politiques et le nouveau ministre de l'Économie alors chacun arrive avec ses convictions ses idées certains voudraient augmenter les les impôts d'autres baisser les déportes juste une une question au ministre que vous avez été augmenter les impôts dans un pays dans lequel le taux de prélèvement obligatoire est déjà aux zénites le premier des pays de l'OCDE le déficit le plus élevée qui soit la dette la plus empilée qui soit n'est-ce pas déraisonnable sur le plan économique pour les entreprises B la réponse courte c'est c'est si c'est-à-dire qu'avant d'augmenter les impôts alors qu'ils sont déjà les plus élevés au monde il faut réfléchir à deux fois l'impôt ça sert à quoi en général ça sert à financer des dépenses publiques et là il faut être très clair les dépenses publiques d'investissement doivent être préservés parce que c'est cell qui prépare l'avenir la défense la sécurité l'école l'industrie verte la productivité et cetera et être très économe de ce qu'on appelle des subventions des dépenses courantes sur lesquelles il faut être un peu plus sur lesqueles on aorte en misaccent ces dernières années on a un peu arrosé le sable en distribuant des ristour des chèqus carburant des aides à l'achat de granules de bois l'urap des vêtements des chaussettes des chaussures enfin l'État c'est la grande nounou en France bon vous faites vous vous dites ça avec un un certain talent mais mais mais au fond et même si j'ai participé à cette politique donc il faut parfois savoir balayer devant votre porte je trouve que vous avez assez raison je vais vous donner un exemple on a un trophé ben le chèque énergie donc là la le bouclier énergétique on a dépensé 120 milliards d'€os 120 milliards d'euros pour préserver la facture énergétique des Françaises et des Français suite à la crise en Ukraine à l'époque j'étais au banc h l'ensemble des oppositions disait qu'on en faisait pas assez h dans le même temps on a dépensé quelques milliards d'euros 5 pour aider l'Ukraine à remporter la guerre est-ce qu'on aurait pu peut-être dépenser encore un peu plus pour financer l'effort de guerre parce que la crise énergétique elle venait de là oui et peut-être dépenser un peu moins quit à être critiqué on était de toute façon un peu plus investir dans l'énergie de demain oui RA pour lesquell la facture énergétique avait monté c'est qu'on dépendait collectivement trop du gaz ukrainien et donc du gaz russe pardon qui passait par l'Ukraine donc il faut renforcer nos capacités de production investir dans le nucléaire investir dans l'aolien donc oui sans doute on a une préférence pour la subvention un peu trop forte en France et on doit mettre le paquet sur l'investissement et avant d'augmenter les impôts je réponds quand même vre question les sujets c'est on finance les dépenses publiques donc plutôt l'investissement que les subventions on fait de la redistribution et ça c'est une vertu de l'impôt il y a aujourd'hui des très hauts revenus en France qui payent moins d'impôt à la marge que des revenus modestes je pense que ça ça peut être corrigé par l'impôt donc il y a des choses qu'on peut faire du côté de l'impôt avec les levées de boucliers que l'on a vu aussi dans votre camp mais derrière chaque derrière chaque mesure en français on en parlait tout à l'heure comment on crée du consensus et des compromis alors qu'on n pas d'accord sur Toutin l'autre disait derrière chaque niche fiscale il y a un chien qui ait il faut qu'on arrive à créer le lieu de discussion donc peut-être que ber le sera avec l'ensourme des groupes parlementaires pour trouver justeun mot là-dessus parce qu'on va pas s'éterniser sur le budget mais une des pistes manifestement d'ériic Lombard c'est d'augmenter le prélèvement forfaitaire unique qui est ce qu'on appelle la flat taxe le passé de 30 à 33 % pour espérer gagner un milliard d'euros ce qui est pas le bout du monde mais c'est c'est mieux que rien la flat tax ça arrive pour rémunérer les entrepreneurs après que les entreprises aent déjà payé tous les impôts de production et l'impôt sur les sociétés là aussi est-ce qu'on n pas on n pas en train de se tirer une balle dans le pied dans un pays où on a besoin des entrepreneurs non mais vous parlez un député ancien ministre qui depuis 8 ans a participé une majorité qui a créé l'in flat taxe et qui a réduit de manière importante l'impôt sur le capital donc évidemment sur le principe je suis d'accord avec vous il faut pas oublier qu'aujourd'hui on fait face à une situation extrêmement grave exceptionnelle pas facile qu'en gros le message qu'il faut passer c'est tout le monde doit faire un effort donc si on peut augmenter de manière non durable le prélèvement sur capital de manière à ce que ceux qui aujourd'hui ont des revenus du capital dont il faut reconnaître qu'ils ont été assez élevés bah contribu au redressement national pourquoi pas vous nêtes pas hostile il faut que ce soit temporaire il faut que ce soit limité sauf qu'on sait tous qu'une taxe est rarement temporaire bah nous on l'a fait en fait en 2017 pour le budget 2018 on avait voté une une surtaxe mais il faut du courage politique et il faut une majorité solide pour faire ça on laisse le budget je pense qu'il faut du courage politique et peut-être une un parlement un peu plus courageux collectivement qu'on l'a aujourd'hui peut-être oui oui une volonté de consensus et de compromis on va y travailler alors on en a besoin d'ailleurs les les le dirigeant du madef qui était notre invité il y a il y a quelques jours un soir sur LCI nous dit on est en récession bon c'est quand même une déclaration forte recul de la production industrielle le chômage qui qui était un des grands succès de de d'Emmanuel Macron de la politique de l'offre augmente à nouveau alors que il se réduit en en Italie est-ce que la situation de nos entreprises vous inquiète oui euh on a pendant 7 ans créer des usines en France ouvert des lignes de production attirer du capital comme jamais et là il faut reconnaître je pense pas qu'on soit en récession en tout cas l'INC le dit pas dit pas encore mais ce qu'on peut dire c'est que l'économie française est à l'arrêt aujourd'hui on est à l'arrêt c'est tous les totems du macronisme qui sont en train de tomber non on fait face à des incertitudes de court terme auquell les entreprises répondent comme souvent d'ailleurs en en levant le pied hein et donc en limitant les investissements faut leur redonner confiance mais le totem il y a pas de totem chez nous mais il y a une volonté une conviction très forte qui est que en investissant dans l'avenir dans l'industrie notamment dans la transition écologique de l'industrie en créant l'industrie verte celle des balterriies celle du nucléaire celle de l'éolien celle du solaire on va créer les emplois de demain et on va réindustrialiser des territoires qui aujourd'hui sont en colère sont désespérés et vote chez les extrêmes donc c'est aussi une condition politique de l'avenir de la France mais ça il faut continuer à le faire moi j'ai fait signer juste avant Noël une tribune transpartisane avec des gens de droite de gauche du centre des présidents de région des députés Mair des députés communistes même pour préserver les budgets pour financer la transition verte de l'industrie française écé bien sûr elle se elle se heurte aussi à la question du formalisme alors là c'est un sujet lequel on a pas besoin d'argent public simplifierin la perfection est atteinte non pas quand il y a des choses à ajouter mais quand il n'y a plus rien à enlever or en France on a encore beaucoup à enlever 440000 normes des lois qui sont inapplicables et cetera comment se fait-il vous qui avez été mis ministre de l'Industrie on dit qu'il faut 5 ans pour installer une usine en France et un an et demi en Allemagne comment se fait-il qu'onarrive pas détricoter la complexité française où sont où sont les points de blocage vous savez en mai 2023 j'ai inauguré avec Bruno Lemire et nos homologues allemands et et italiens une usine de batterie ou hein euh financée par Total Mercedes estellantis à l'époque euh pas loin de de Douet elle a été construite en 2 ans donc on sait faire les choses vite quand on veut on peut vous parle pas de Notre-Dame je vous parle pas de Mayotte évidemment qu'il va falloir construire de manière extrêmement rapide quand on veut on peut on avait fait déjà un certain nombre de choses dans un projet de loi qu'on appelle le projet de loi industrie verte pour simplifier les procédures et on doit pouvoir faire encore mieux euh on a moi sur l'industrie en tout cas j'ai vu un alignement très fort c'est devenu en fait une cause nationale l'industrie de l'état des régions des présidents de région socialistes comme Carole Delga ou de droite comme Xavier Bertrand des mes de toutes les couleurs qui soutiennent l'industrie donc là encore on montre quand on veut on peut donc oui il faut simplifier les procédures d'installation industrielle il faut surtout que l'exception cette fameuse usine de Douet qu'on avait ouvert en 2 ans devienne la règle comment vous y êtes parven on a aligné tout le monde on avait un préfet de région extrêmement déterminé on avait un message très fort du gouvernement et je faisais parti des gens qui le portaient de manière extrêmement forte on avait des entreprises qu'on jouent le jeu et notamment sur la transition de la main d'œuvre parce qu'en fait c'éit une ancienne usine de Peugeot qu'on transitionnait vers les batteries s'était engagé à accompagner dans la formation ceux qui faisaient des moteurs thermiques pour qu'ils apprennent à faire des des véhicules éri qui qui venez du monde de l'entreprise on parle de bonnes pratiques dans les entreprises qu'on va chercher ici ou là ce qui marche sans dogmatismez sans regard politique comment se fait-il qu'on narrive pas à le faire de façon narrive pas à le généraliserelle National mais je vous rappelle quand même que pendant 7 ans on a ouvert plus d'usine qu'on en a fermé h r cétait pendant C ans sauf que for de mais à court terme mais il faut faut le reconnaître ça c'est inversé à court terme la conjoncture internationale est très risquée et en plus il y a desincertitudes politique en France donc il faut à tout prix qu'on fasse tout pour régler ces enjeux d'incertitude politique et que les forces politiques responsables soit raisonnable et à la hauteur de l'enjeuon vote un budget ou et ensuite il faut vous dit quoi arrêtons d'être irresponsable c'est ça mais oui soyons responsable je préfère être positif que négatif c'est ans donc soyons responsable votons un budget trouvons des voies de consensus Éric Lombard va devoir faire je dirais des mains tendues et les socialistes peut-être les écologistes les républicains c'est clair et peut-être même pourquoi pas les communistes vont devoir la saisir et avancer cette recette elle fonctionne moi j'y crois et et et au fond on est au cœur d'une révolution industrielle très forte qui est celle de la décarbonation sur laquelle l'Europe n'a pas de retard contrairement à ce qu'on dit on a plus de brevets sur l'hydrogène que n'importe qui au monde on a une force qui est une capacité à construire des centrales nucléaires que quasiment personne n'a plus donc il faut gérer ses forces mettre le paquet dessus avez raison mais le jeu aujourd'hui c'est pas le jeu du plus gros c'est le jeu du plus rapide et on est les plus lents mais deux les deux parce que vous savez qu'aujourd'hui compétitif non mais pour être compétitif dans les panneaux solaires ou dans les centrales nucléaires vaut mieux être assez gros mais vous avez raison il faut simplifier accélérer on l'IT déjà fait je pense que un des défis majeurs de Marc ferci qui m'a succédé à l'industrie à l'énergie et vous avez remarqué qu'on les a remis ensemble moi j'avais PL pour qu'on les remette ensemble les avait séparé évidemment c'est les deux piliers de l'industrie ça passe aussi par des déclarations Marc ferci je fais une courte parenthèse mais qui s'est exprimé au MO de novembre dernier très alarmiste quand même en parlant de de milliers d'emplois détruits prochainement avec des fermeture de sites qui vont se multiplier Sophie Binet la responsable de la CGT lui avait répondu en parlant d'une SAÉ est-ce que ce type de propos n'est peut-être pas trop alarmiste quand on vous entend alors certes vous voulez être positif il y a des réalités qui ne faut pas ignorer est-ce qu'un ministre aujourd'hui de l'industrie peut dire ça doit doit-il dire cela bon je pense qu'il a voulu tenir un discours de vérité moi je moi je suis convaincu qu'une chose en tout cas c'est que la politique ça doit être une stratégie de l'action et des résultats et que le rôle aujourd'hui des responsables politiques c'est pas de rêver en couleur et de raconter une situation rose alors qu'elle est noire mais c'est de donner un chemin pour se sortir de l'ornière dans laquelle on est et il y en a un c'est pas la fin du monde la France a aujourd'hui encore énormément d'atout ses ingénieurs ses chercheurs son chercheur pardon son électricité décarbonée qui est moins cher qu'aux États-Unis mais qui qui est plus cher qu'aux États-Unis mais qui est quand même moins cher qu'ailleurs en Europe l'Allemagne va mal aujourd'hui la France va moins mal pas une bonne nouvelle pour non c'est pas une bonne nouvelle j'espère que l'Allemagne va aller mieux les élections là aussi seront importantes pour ça mais mais aujourd'hui on a vraiment besoin de volonté de déterminisme de détermination et de mesures concrètes pour aider les entreprises à investir dans l'avenir dans les technologies dans l'intelligence artificiel il y a un chemin alors j'en suis convaincu le capital et le travail vous savez c'est ce qui fait une une entreprise euh j'ai été interpellé par une campagne de publicité que j'ai vu dans le métro c'est un site qui vend des voyages on peut le comprendre qui dit en substance en 2025 posz 5 jours et vous obtenez 25 jours je résume 25 jours de de de vacances les ponts les les viaducs et cetera est-ce qu'il faut pas dire aussi aux Français estce pas avoir le courage de dire au français mais vous travaillez pas assez regardez comment fait le monde entier le monde travaille de plus en plus et en France on a encore des voix qui s'élèvent dans la société pour dire on peut travailler moins est-ce que c'est pas une folie en tout cas quand on a porté la réforme des retraites c'est exactement le discours qu'on a porté et on a été très largement critiqué là-dessus donc moi je pense que globalement d'ailleurs les statistiques internationales le montent le volume d'Ur travailler tout au long de la vie des Français à la fois parce qu'on a du chômage parce qu'on a une durée hebdomadaire du travail inférieur parce que oui on a pas mal de vacances fait qu'au total en plus on a un âge de la retraite inférieur à tous nos voisins malgré la hausse qu'on a mise en œuvre est inférieur 62 ans et demi en moyenne et donc il faut qu'on travaille sur surtout c'est levier moi je pense pas qu'il y a pas a pas de recette magique c'est pas parce qu'on m supprimé un jour Ferrier que d'un seul coup la France va devenir le paradis du travail mais que globalement on puisse porter un discours autour de l'émancipation par le travail le travail c'est la santé comme disait l' trava pour reprendre cette réforme des retraite parenthèse pas écoutez ça fait partie en tout cas aujourd'hui des totems moi j'ai beaucoup travaillé avec Justine Darden qui est une premire ministre néozélandaise qui a fait des tonnes de coalitions dans sa vie et elle me dit attention à pas trop aller sur le terrain des totem parce que s'il y a quelque chose qui nous oppose de manière très forte vous êtes pour la retraite à 60 ans et moi la retraite à 70 ans on n'arrivera jamais à être d'accord écoutez moi je pense que l'essentiel du débat sur les retraites il doit avoir lieu il aura lieu en 2027on puisse mettre en place autour du travail vous êtes élu d'Amérique du Nord attendez quand on regarde le nombre d'heures travaillé le ratio nombre d'heures travaillé desactifs par rapport à la population totale aux États-Unis en France on est complètement décroché enfin c'est une affaire de psychologie de rapport à l'activité dans dans la société moi je suis pas trop pour la psychanalyse collective les Français sont comme si les Allemands les Américains sont comme ça mais ce qui est vrai CHR le rapport à l'entrepreneuriat le rapport à la liberté le rapport au risque le rapport à l'échec est beaucoup plus élevé aux États-Unis qu'il est en France après le modèle social américain je n'en rêve pas tous les jours par les travailleurs pauvres et cetera donc il faut trouver l'équilibre je pense qu'on peut travailler un peu plus tout en travaillant mieux qu'ailleurs parce qu'on souhaite avancer et vous entendre parce que vous êtes député de cette circonscription des França et de l'étranger États-Unis du Canada arrivé et investiture de Donald Trump le 20 janvier prochain dans 15 jours tout pile chantre on le sait hein Donald Trump de l'America first qui promet de changer les règles du jeu vous parliez de diabolisation d'abord est-ce que c'est une si mauvaise chose l'arrivée de Donald Trump au pouvoir mais on jugera sur les faits mais en tout cas quand on en croit ce qu'il a dit dans sa campagne il a quand même dit que le mot préféré pour lui de la langue anglaise c'était des barrières commerciales dou les droits de douane donc oui ça peut conduire à s'inquiéter un peu et d'ailleurs ça va j'espère conduire l'Europe à se réveiller elle aussi un peu parce que face à une Amérique forte mais qui se replie sur elle il faut que l'Europe soit plus forte et et plus rassemblé et ça va pas être facile mais je suis persuadé en tout cas qu'on va qu'on va travailler dans ce senslà les Allemands évoluent là-dessus parce que l'épargne européenne une partie de l'épargne européenne traverse l'Atlantique pour aller s'investir non pas sur les bords de la Roure mais sur les bords du PO éuement et effectivement dans des entreprises entrepreneuriales américaines qui investissent dans la nouvelle technologie et cetera oui l'Allemagne est en train d'évoluer en fait on a fait pas mal évoluer les règles européennes là encore ces dernières années notamment face à ce qu'on appelle l'IRA inflation reduction Act qui est un grand mesure de à la fois de soutien à l'industrie mais aussi de repli sur soi de protectionnisme à l'amériain le président français à l'époque avait vivement réagi he et on a réagi non mais on a réagi c'est qu'on a changé les règles d'appel d'offre il font qu'aujourd'hui une commune qui achète une machine pour nettoyer sa pelouse a plutôt intérêt à le faire en achetant européen qu'en achetant américain ou chinois on a changé oui oui c'est mais oui c'est en train de changer on a changé le contenu français européen des appels d'offre sur l'éolien en mer on construit des éoliennes qui font partie de la solution à l'énergie décarboné avec de plus en plus de contenu français et européens on a mis en place des barrières tarifaires sur les véhicules chinois aujourd'hui si vous achetez moi j'ai ma première voiture c une R5 il y a bien longtemps j'ai j'ai eu le plaisir d'acheter une R5 électrique ou produite en France par des ouvriers français très belle voiture un peu cher mais la prime à l'achat elle est réservée maintenant depuis le 1er janvier 2024 depuis un an au véhiculle fait en Europe si vous achetez une Dacia faite en Chine zéro si vous achetez une R5 fait en France bah c'est 5 ou 6000 € suivant certain V détracteurs ont dit que c'était pour le pouvoir d'achat des français d'ailleurs peut-être un petit moins aussi ça visait peut-être les ménages les moins non mais je pense que je pense qu'il faut il faut assumer le fait que si on souhaite produire français et européen ben on sait que ça va coûter un peu plus cher de produire français européen et si on fait des subventions je disais contre promesse c'est que les salaires vont augmenter quand on produit sur place on crée de l'emploi il y a moins de chômage on lève plus de cotisation social enfin c'est c'est un cercle vertueux mais vous savez vous connaissez bien l'industrie que les salaires dans l'industrie sont supérieurs à la moyenne bien sûr de beaucoup hein c'est 70 100 150 € par mois de plus en moyenne oui quand vous commencez jeune manutentionnaire dans l'industrie très souvent vous progressez vous devenez ouvrier qualifié spécialicié technicien chef d'équipe souvent directeur d'usine moi j'ai passé 2 ans et demi à visiter toutes les usines de France très souvent le directeur de l'usine c'est quelqu'un qui a commencé à la base l'industrie pendant des années on a construit des rond-points des centres commerciaux on a fermé des usines en France c'est terminé il faut construire des usines il faut donner du pouvoir d'achat oui mais par le travail par la productivité par des produits qu'on va vendre en France et en Europe et dans le monde donc attention à pas fermer les frontières et de manière je dirais conquérente donc c'est vrai que j'apparais peut-être parfois comme optimiste je suis déterminé parce que je suis persuadé que quand on veut on peut et on l'a il faut vouloir entendu Roland lescur dernière minute de de de cette émission on aimerait vous interroger sur deux sujets qui mériterait sans doute un peu plus de temps Gérald daranin un ministre de la Justice est allé à Marseille vous en parliez avec la présentation de sa lutte contre le narcotrafic considéré aujourd'hui comme une menace existentielle par son développement vous avez une voix un peu dissonnante sur le sujet notamment sur le cannabis Bruno rotaillot le ministre de l'Intérieur dit un joint aujourd'hui à le goût du sang culpabilisant aussi le consommateur vous lui répondez quoi je réponds d'abord que sur la lutte contre le narcotrafic il faut être mais sans aucune limite il faut le faire à fond parce que c'est un vrai cancer qui cangraine notre société et le garde des saau qui s'est rendu dans les prisons le sait nos prisons aujourd'hui sont des passoirs la sécurité n'y est pas assurée la drogue y prospère les numéros de téléphone qui fait qu'on peut commanditer des meurtres à distance les personnels sont en insécurité donc il faut les protéger il faut être très ferme ça c'est un premier point mais par ailleurs il faut savoir parce que ça fait 5 10 15 ans que des pays extrêmement sérieux le Canada en fait partie on dit le tout répressif ne fonctionne pas et vous êtes donc pour moi je suis pour légalis canabis la légalisation très encadrée du cannabis attention c'est pas monsieur deogou qui dit il suffit de laisser le dealer du coin offrir une échop et tout va bien se passer non mais ça c'est n'importe quoi ça veut dire qu'on donne des nouveaux débouchés au narcotrafic la seule manière de le faire ce que le Québec a fait c'est de tout encadrer il faut que la production soit faite en France par des agriculteurs français ça leur donnera du revenu ça fait partie des défis majeurs il faut que la transformation soit faite en France par des usines françaises il faut que la distribution soit faite par l'État il faut que la consommation soit très encadrée on créera des recettes on pourra mettre le paquet sur la vraie lutte qui est celle contre les narcotrafiquants les gros poissons et pas les petits j'ima bien on assurera aussi le soutien et la prévention des jeunes parce que il faut pas croire aujourd'hui qu' juin ça peut-être pas le goût du sang mais en tout en tout cas ça le goût du mal aujourd'hui il y a plein de jeunes moi j'en connais des regardez ces chiffres monsieur lescur entre 3 et demi et 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an c'est une entreprise si c'était une entreprise à 200000 collaborateurs ce serait des rentrées fiscal c'est l'évidence mais mais c'est c'est aujourd'hui est-ce que non mais non non mais je je suis d'accord avec vous mais est-ce que le combat n'est pas perdu d'avance non ben en tout cas les États-Unis le Canada l'Espagne les Pays-Bas l'Allemagne chacun dans son domaine chacun dans son style l'a fait alors là encore ayons un débat apaisé ne nous c'est possible sur ce su précipitons pas sur des réponses très simples qui est jamais ou tout c'est pas le Far West c'est pas non plus la répression à tout he il y a des solutions qui existe certains pays comme le canal les ont mis en œuvre inspirons-nous débattons avançons ession de créer du consensus là-dessus comme sur le reste plutôt que de nous chicaner de manière un peu parfois caricaturale mais mettons le paquet sur le narcotrafic qui lui gangraine notre société nos banlieux j'en suis issu je sais de quoi je parle il faut sortir les Françaises et les Français de ce cancer qui nous gangrainene mais se concentrer sur les vraies solutions pas les fausses Roland lesescur merci infiniment d'avoir été notre invité ce dimanche dans l'événement
Roland Lescure