L'Intégrale des questions au Gouvernement | 17/02/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:09RelanceRéponse partielle
Allez-vous dissoudre les organisations antifa ? Allez-vous faire poursuivre leurs éventuelles reconstitutions comme le permet le code pénal et allez-vous enfin suivre les démocraties qui ont classé ces organisations comme terroristes ?
- 7:11OuverteRéponse directe
Quelles actions concrètes le Gouvernement compte-t-il mener face aux inondations et au réchauffement climatique ?
- 9:37OuverteRéponse directe
Quels moyens l'État apporte-t-il aux collectivités touchées par les inondations ?
- 11:48RelanceRéponse partielle
Quelles actions le Gouvernement compte-t-il prendre pour effacer l'ultra violence de cette ultra gauche dans la république française ?
- 13:54OuverteRéponse directe
Quelles actions le Gouvernement compte-t-il mener pour protéger les débats intellectuels au sein des universités ?
- 17:59OuverteRéponse directe
Quelles garanties concrètes le Gouvernement continue à porter pour que plus aucun citoyen ne meure pour ses idées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:25Gérald DarmaninFait
« J'ai dissous de nombreux groupes d'extrême. C'est pour mettre fin aux actions qui sont contraires à la démocratie. »
- 7:23Nicolas BonnetChiffre
« Depuis plusieurs semaines, la France subit des pluies diluviennes courts provoquant des crues et des inondations de grande ampleur avec 70 départements en vigilance crue. »
- 9:37Monique BarbutChiffre
« Aujourd'hui, nous avons 1600 personnes qui ont été évacuées, 11 départements qui restent placés en alerte orange, et 3 départements en alerte rouge. »
- 10:19Monique BarbutChiffre
« Nous faisons face aussi à un record d'humidité dans les sols jamais recensés depuis 1959. »
- 12:27Laurent WauquiezFait
« Elle a du sang sur les mains quand elle qualifie le Hamas mouvement de résistance. »
- 13:54Sébastien LecornuFait
« La 2e exigence, c'est précisément la question de la responsabilité. Il y a une tentation de nier la responsabilité individuelle. »
- 24:58Gérald DarmaninFait
« Nous constatons cette sauvagerie depuis plusieurs mois, notamment sur les réseaux sociaux. »
- 27:17Edwige DiazFait
« On ne s'attendait pas à un tel flot de banalités. Vous avez accusé les députés d'avoir refusé l'augmentation de la taxe alors qu'on sait qu'avec votre 49.3, le Gouvernement fait ce qu'il veut. »
- 41:05André DavieChiffre
« La consommation de tabac est la première cause de mortalité évitable. La consommation d'alcool, c'est 40 000 décès et beaucoup d'accidents routiers. »
- 41:45André DavieChiffre
« Les pesticides causent de nombreuses maladies professionnelles comme la maladie de Parkinson, des lymphomes et des cancers. La pollution de l'air : 40 000 personnes aussi qui décèdent prématurément chaque année. »
- 52:53Eddy CastermanChiffre
« Chaque année, la France signe un chèque de 65 milliards d'euros à des puissances étrangères pour couvrir ses besoins en pétrole et en gaz. »
- 53:31Eddy CastermanChiffre
« La consommation finale d'énergie de la France dépend toujours à 60 % du pétrole et du gaz importé. »
- 57:12Christine EngrandChiffre
« Dans ma circonscription, un enfant atteint d'autisme non verbal ne parle pas mais comprend tout. Son dossier est complet, ses besoins sont reconnus mais il demeure sur une liste d'attente jusque 2028. »
- 1:05:15Charles de CoursonFait
« L'application est en panne depuis le 6 février sans connaître la date de sa remise en fonction. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Yaël Braun-Pivet : Bonjour à tous. La séance est ouverte. Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, mes chers collègues. C'est avec émotion que nous avons appris le décès du jeune Quentin Deranque. Victime d'une agression d'une violence inouïe, commise par plusieurs individus à Lyon, il a succombé à ses nombreuses blessures. Personne ne devrait mourir à 23 ans. Personne ne devrait mourir pour ses idées. En notre nom à tous, j'adresse nos pensées à sa famille. L'Assemblée nationale condamne unanimement, sans réserve, tous les actes de violence et de haine.
Comme le rappelait Robert Badinter, dans une démocratie apaisée, ce n'est pas l'affrontement qui doit régner, mais le droit. Et la première des évidences dans une démocratie, c'est le refus de la violence physique. Revient à chacun de nous d'être les garants de la dignité du débat public et d'appeler au calme, dans l'intérêt de notre nation, assumons collectivement cette responsabilité dans les mois qui viennent. Mes chers collègues, en hommage au jeune Quentin, je vous demande d'observer une minute de silence.
Je vous remercie. L'ordre du jour appelle les questions au Gouvernement. La première va être posée par Madame Tiffany Joncour. - Tiffany Joncour : Merci. Monsieur le Premier ministre, jeudi soir, sur un trottoir à Lyon,
un jeune homme de 23 ans a été lynché pour ses seules idées politiques. Samedi, la vie d'un compatriote s'est arrêtée. Malgré sa force d'âme et son courage, Quentin a succombé à ses blessures. Notre assemblée vient de rendre hommage à Quentin, nous pensons à sa famille, ses proches et à toutes les victimes de violences. La France est forte de fraternité. S'il appartient à la police et la justice d'identifier les auteurs, de les arrêter et de les juger et de les condamner à la hauteur de ce crime, il est de notre devoir de faire en sorte
qu'on ne meurt plus pour ses idées politiques. Ils ressortent des témoignages que la violence antifa porte une très lourde responsable des dans ce meurtre. Alerté par Marine Le Pen, le Gouvernement avait conscience du risque. Les membres de la Jeune Garde on continue à sévir, encourager jusque dans cet hémicycle où certains ont encore crié "Vive la Jeune Garde ". Si le Gouvernement n'est pas responsable des liens entre un parti représenté ici et ses organisations d'extrême gauche, il est temps d'agir pour préserver la démocratie et les valeurs républicaines. Depuis des années, ces organisations violentes, détruisent nos villes lors de manifestations et intimide tous
ceux qui ne pensent pas comme. La mort de Quentin nous fait penser toute complaisance à leur égard. Allez-vous dissoudre les organisations antifa ? Allez-vous faire poursuivre leurs éventuelles reconstitutions comme le permet le code pénal et allez-vous enfin suivre les démocraties qui ont classé ces organisations comme terroristes ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Gérald Darmanin. - Gérald Darmanin : Merci. Madame la députée, évidemment, des mots d'empathie et de compassion pour la famille de Quentin, pour tous ceux qui le connaissent...
Nous mettons les moyens auprès du procureur de Lyon comme la police judiciaire lyonnaise pour que les auteurs soient interpellés, présentées devant la justice et nous espérons, condamnés à la hauteur de leurs faits. Vous posez la question des groupuscules, qui utilisent la violence physique,
pour mettre leurs idées en premier et qui tuent, non pas de mort lente, mais physiquement, déplaçant ainsi une démocratie
en état de sauvagerie. J'ai dissous de nombreux groupes d'extrême. C'est pour mettre fin aux actions qui sont contraires à la démocratie. Vous l'avez dit, ça doit arrêter. Il y a de la brutaliser ! Quand on dit que la police tue, alors que beaucoup de policiers meurent chaque année. Il y a de la brutaliser ! Lorsqu'on met la tête d'un ministre sur un ballon de football et on se déchaîne sur lui. Il y a de la brutalisation lorsqu'on justifie l'action de la Jeune Garde.
Jean-Paul Sartre disait : "Les mots sont des revolvers chargés. "
- Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Nicolas Bonnet.
- Nicolas Bonnet : Merci.
Je tiens tout d'abord, au nom du groupe écologiste et social, à adresser nos sincères condoléances à la famille de Quentin Deranque. Monsieur le Premier ministre, je voudrais revenir sur un sujet qui devrait tous nous rassembler tant les enjeux sont majeurs : Le changement climatique. Depuis plusieurs semaines, la France subit des pluies diluviennes courts provoquant des crues et des inondations de grande ampleur avec 70 départements en vigilance crue. J'aimerais qu'on rend dommage aux victimes, mais aussi aux pompiers, aux gendarmes, aux policiers... Et plus largement à tous les citoyens qui viennent en aide aux sinistrés. A cette heure, des milliers de foyers restent sans électricité. Selon le dernier bulletin vigilance crue, ça va empirer.
Il ne suffit pas de de constater les catastrophes... Les scientifiques prédisent, et cela depuis des dizaines d'années. Ces phénomènes sont l'une des conséquences directes tangibles du réchauffement climatique qui intensifie les événements climatiques extrêmes. Nous devons éviter l'ingérable en réduisant drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. L'objectif de zéro artificielle civilisation n'êtes et la transition écologique doive être des priorités absolues afin de renforcer la capacité des soldes à retenir l'eau.
Nous devons faire le choix entre ce qui est juste et facile. Entre le conservatisme et la science qui nous invite à regarder la réalité en face pour agir en conséquence. Monsieur le Premier ministre, vous affichez de belles intentions mais vous n'êtes pas à la hauteur. Les actions ne suivent pas. Vous réduisez les financements...
Vous remettez à l'ordre du jour le détricotage... - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Monique Barbut. - Monique Barbut : Merci. Monsieur le député, vous nous interrogez sur les inondations qui touchent l'ouest de la France. Mes premières pensées,
et celles du Gouvernement, vont aux Français qui sont victimes de ces intempéries. Je voudrais remercier tous ceux qui sont en première ligne dans ces moments difficiles et notamment les personnels de la sécurité civile mais aussi les élus. Comme vous l'avez souligné, nous sommes face a une conjonction d'événements climatiques inédits. Aujourd'hui, nous avons 1600 personnes qui ont été évacuées, 11 départements qui restent placés en alerte orange, et 3 départements en alerte rouge. Nous faisons face aussi à un record d'humidité dans les sols jamais recensés depuis 1959.
Certes, aujourd'hui, nous devons gérer la gestion des conséquences des inondations de façon directe. Mais vous l'avez dit, dans un second temps, il nous faudra réfléchir aux moyens de renforcer notre résilience face aux événements climatiques d'ampleur. Vous l'avez dit aussi, l'artificialité action excessive des sols joue un rôle déterminant dans cette crue d'ampleur. C'est pourquoi il nous faudra la limiter
via l'objectif ZAN que vous avez rappelé. Par ailleurs, je tiens à dire que l'Etat apportera son soutien aux collectivités touchées par les intempéries via le fonds Barnier et le fonds vert qui a déjà investi en particulier dans les programmes d'action de prévention des inondations... - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Monsieur Laurent Wauquiez. - Laurent Wauquiez : Merci. Monsieur le Premier ministre, toutes nos pensées vont d'abord évidemment à la famille de Quentin qui a perdu son enfant. Dans notre région, un fils qui est mort car il défendait ses idées de la haine et de la barbarie. Ce n'est pas un fait divers. C'est le résultat de la banalisation de la vie lance politique. Il appartiendra à la justice de condamner mais il appartient à chacun d'entre nous de dénoncer les responsabilités politiques qui ont mené à cette violence. Cette violence ne vient pas de nulle part. Aujourd'hui, l'extrême gauche a du sang sur les mains. Elle a du sang sur les mains quand elle qualifie le Hamas mouvement de résistance.
Elle a du sang sur les mains quand elle a osé ici, dans cet hémicycle, avoir des députés d'extrême gauche avoir applaudi l'un des leurs, fiché S qui proclame la Jeune Garde. La violence c'est celle que les étudiants vivent au quotidien. C'est la violence qu'a voulue Jean-Luc Mélenchon quand il a osé dire : "Continuez, Jeune Garde. " Il ose aujourd'hui dire que c'est nous qui sommes agressés. C'est l'extrême gauche qui agresse. Ce n'est pas la police qui tue, c'est l'extrême gauche qui tue. Non, ce n'est pas l'extrême gauche qui défend la morale de la république, aujourd'hui, c'est l'extrême gauche qui menace la république. Ceci doit cesser. La soumission dans nos universités à cette idéologie doit cesser. Le laxisme doit cesser. L'impunité dont bénéficie La France Insoumise dans la république doit cesser. Quelles sont les actions que vous êtes déterminé à prendre pour effacer l'ultra violence de cette ultra gauche dans la république française ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est au Premier ministre.
- Sébastien Lecornu : Merci. Monsieur le député, à mon tour, comme l'a fait le garde des Sceaux, ministre de la Justice et en s'associant à l'hommage de la présidente de l'Assemblée nationale, j'ai toute compassion pour la famille de Quentin et je présente mes condoléances. C'est un drame épouvantable, les images sont insoutenables. Ce qui s'est passé ne doit pas être impuni. C'est la première exigence que la vérité judiciaire passe et je voulais dire, elle doit passer sans aucune pression sur
les enquêteurs et sur l'autorité judiciaire. Le Gouvernement dit toute sa confiance dans les institutions pour donner la vérité des faits et engager la responsabilité. La 2e exigence, c'est précisément la question de la responsabilité.
Il y a une tentation de nier la responsabilité individuelle. Dans notre société, chaque individu est responsable individuellement de ses actes. Je ne veux pas qu'on change la gravité des faits, en disant : " Ce serait la responsabilité du corps préfectoral et de la police de Lyon qui aurait manqué à sa mission en assurant pas sa mission de sécurité aux abords de Sciences-po Lyon. " Les responsables sont ceux qui commettent des actes de violence. Il ne faut pas inverser le récit. La 3e exigence, vous la connaissez, vous en avez été le ministre, notre capacité désormais à protéger les
débats intellectuels au sein des universités. On voit les troubles à l'ordre public répété, les menaces de ce qui fait l'identité de l'université française, un débat intellectuel, de rencontres intellectuelles, et ces incidents viennent mettre en danger cette liberté. Je vais demander à Philippe Baptiste de resserrer les liens avec les recteurs, les présidents d'universités... Si nous devons interdire un certain nombre de conférences, ce qui doit demeurer l'exception, il faudra le faire car c'est
le seul moyen de défendre nos principes qui sont la liberté de dialogue de production intellectuelle. Quatrièmement enjeu, c'est le refus de la violence politique. Celle-ci nécessite de la grande clarté. Elle nécessite de sortir de toute forme d'ambiguïté. C'est vrai par rapport à la violence, et aussi de la lutte contre l'antisémitisme. C'est un moment de vérité auquel nous assistons. Des formations politiques ne pourront pas s'abriter derrière des raisonnements trop compliqués. Soit on lutte et on refuse la violence, soit on lutte contre elle. Il n'y a pas 2 poids 2 mesures. Ca vaut pour tout le monde
pour tout à chacun et on ne peut pas avoir la rhétorique de la confrontation en permanence ne pas avoir que ce qui se passe dans cet hémicycle peut infuser dans l'ensemble de la société. C'est un appel à la responsabilité, à la responsabilité individuelle, à la responsabilité de chaque formation politique par respect du vote des Français dans le respect des valeurs de la république. - Yaël Braun-Pivet : Merci . La parole est à Sandrine Runel. - Sandrine Runel : Monsieur le Premier ministre, jeudi 12 février,
Quentin Deranque a été victime d'un lynchage d'une extrême violence.
Il en est mort ce samedi. Je veux à nouveau adresser à sa famille et à ses proches nos plus sincères condoléances. Il appartient désormais à la justice de faire toute la lumière sur ce crime épouvantable. En revanche, il est de notre responsabilité, nous, élus, de s'opposer à la violence politique et être les garants du débat démocratique. Cette violence,
qu'elle soit verbale, jusque dans cet hémicycle ou sur les réseaux sociaux, physique, dans les rues, est le symptôme d'une brutalité qui s'installe dans un débat démocratique qui s'abîme. Rien ne justifie jamais la menace, la violence le meurtre. La démocratie est un combat d'idées, pas un combat de rue. Partout où la violence surgit, c'est à chacun d'avoir le courage de la condamner car la République no tolère ni la violence ni les silences complices. Ce sang versé par la violence est celui d'une blessure infligée à toute la nation.
Nous n'accepterons jamais les meurtres ni la violence politique, quelle qu'en soit la forme. Je veux le dire avec netteté et être entendue sur tous les bancs. Chacun doit tirer les conclusions maintenant. Nous ne tolérerons jamais le fait de mourir pour ses idées dans une démocratie. Chers collègues, un tel drame est notre affaire à tous et nul ne peut se défausser. Nous nous opposerons
aux marchands qui ne pourront jamais diviser, la force de l'Etat de droit et le respect indéfectible de la démocratie. Monsieur le Premier ministre, quelles garanties concrètes le Gouvernement continue à porter pour que plus aucun citoyen... - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est au garde des Sceaux. - Gérald Darmanin : Après la réponse que j'ai pu faire, je veux m'associer à vous pour condamner toutes les formes de violence physique et celles qui endeuille tout un pays.
Vous évoquez la clarté avec laquelle on doit exprimer, que le président Wauquiez a énoncé le fait qu'il faut dénoncer cette violence, violence physique, dans cet hémicycle, sur les réseaux sociaux... J'ai pensé aux journalistes qui ont été pris à partie par le président de LFI. Les fatwas numériques tuent parfois autant que les fatwas réels. J'ai pensé un journaliste qui a été une fois encore vilinisé par LFI. D'autres que vous et que nous avons dénoncé cela. Je veux penser à Monsieur Guedj et à d'autres personnes qui ont dénoncé le fonctionnement interne de leur propre parti, Monsieur Delafosse, Madame Trautmann qui ont dénoncé la violence de LFI. Il y a un lien incontestable entre LFI et la Jeune Garde. Monsieur Mélenchon disait que c'était une organisation alliée
liée au mouvement insoumis. Ils n'ont jamais fait l'apologie de la violence. J'en parle avec passion car ce sont des jeunes camarades. La veille de la mort de Quentin un communiqué de presse de LFI évoquait... - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Jean-Luc Fugit. - Jean-Luc Fugit : Merci. Chers collègues, ce samedi un habitant de ma circonscription est mort. Il n'avait que 23 ans et il est mort sous les coups. Il est mort suite à un déchaînement de violence. Lynché par des militants d'ultra gauche venus en découdre lors d'une intervention de Rima Hassan. Ce crime nous révolte. Au nom du groupe Ensemble pour la République j'adresse mes condoléances les plus sincères à la famille et aux proches de Quentin. Rien ne justifie sa mort. Aucune cause, aucune idéologie ne justifie que l'on tue pour elle.
Aucune cause ou idéologie ne justifie qu'on soit tué à cause d'elle. Ce meurtre indigne mais c'est aussi la conséquence de la radicalisation et de la banalisation de la violence promue chaque jour par l'ultra gauche et l'ultra droite. Une culture de la brutalité de laine entretenue parfois ici même. Oui, LFI et RN, je parle de vous. Vous attisez les divisions et instrumentalisez la haine. La protestation constante de notre société, vous les encouragez.
C'est notre responsabilité d'élus de contribuer à apaiser avec les députés de mon groupe et le parti Renaissance, nous voulons de la décence, de l'écoute, du respect de la dignité dans le débat public. Au-delà de l'enquête judiciaire en cours, quelles actions comptez-vous mener pour endiguer ce climat de violence politique installé dans notre pays ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Gérald Darmanin. - Gérald Darmanin : Merci. Je sais que vous êtes particulièrement touché par ce drame,
c'est votre circonscription et votre territoire que vous aimez tant. Je ne peux que m'associer à votre demande de calme et de discussion civilisée dans une grande démocratie comme la nôtre. Nous constatons cette sauvagerie depuis plusieurs mois, notamment sur les réseaux sociaux. Je sais que votre groupe à des initiatives très importantes pour limiter cette violence aveugle
et des anonymes qui harcèlent nos compatriotes juifs. Mais, les élus, qui subissent ces agressions lorsqu'ils prennent la responsabilité. Nous pouvons constater ensemble que la violence contre les élus, au moment où les élus locaux la subissent tous les jours, montre que nous sommes dans une situation tendue. Lorsque des personnes élues par la nation, qui sont parlementaires, se permettent d'insulter et de menacer, cela a toujours des conséquences dans le monde physique pour ceux qui n'ont pas la protection de Paris ou de la télévision. Troisièmement, je prendrai dans quelques jours
une nouvelle disposition pour rappeler que tout élu qui menace, qui utilise sa fonction
en dehors de cet hémicycle, qui dénonce nos compatriotes juifs, qui attaque sous des prétextes religieux, politiques, ethniques ou encore d'orientation sexuelle... Qu'il soit condamné. Nous ne pouvons pas laisser les gens obtenir des propos ainsi. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Edwige Diaz. - Edwige Diaz : Je m'adresse à la ministre de la transition écologique. Il va certainement y avoir une recrue d'ici mercredi ou jeudi.
On pense que la pire journée risque d'être jeudi. C'est tout ce que je peux vous dire à ce stade. On ne peut pas être plus précis que cela. Ces mots, ce sont ceux que vous avez prononcé devant des gens terrifiés. Alors que la crue a déjà privé d'électricité des milliers de personnes, on ne s'attendait pas à un tel flot de banalités. Vous avez accusé les députés d'avoir refusé l'augmentation de la taxe alors qu'on sait qu'avec votre 49.3, le Gouvernement fait ce qu'il veut. Il avait renvoyé la responsabilité de la situation aux élus locaux. Voici mes questions : que pense le Gouvernement de l'enfouissement du réseau électrique, du dragage des cours d'eau, des moyens attribués aux communalités ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Monique Barbut. - Monique Barbut : Madame la présidente, Madame la députée.
Clairement, hier je suis allée porter ma compassion à un certain nombre de populations et à la demande du maire de Cadillac. Peut-être que cela vous importe peu mais c'était aussi sa demande. Deuxième chose, j'ai été interrogée sur un certain nombre de questions liées à l'entretien des digues et à la responsabilité qui était celle de l'Etat et des collectivités locales sur cet entretien. En effet, je le rappelle, l'entretien des digues est à la charge des collectivités locales.
Mais j'ai aussi dit que l'Etat prenait sa part des financements qui étaient nécessaires à l'adaptation, aux changements climatiques à travers le fonds Barnier et à travers un certain nombre d'autres actions que nous menons en soutien de ces collectivités locales. Je tiens à vous dire que pour l'essentiel, ces inondations à répétition que nous vivons, nous les vivons car nous vivons le réchauffement climatique. Au travers des politiques que nous menons, en particulier en matière d'énergie,
nous essayons justement d'amoindrir les effets du réchauffement climatique. C'est pourquoi il nous importe aussi de passer à l'énergie nucléaire et à l'énergie renouvelable pour essayer d'éviter ces catastrophes supplémentaires. - Yaël Braun-Pivet : Merci. Madame la députée ?
- Edwige Diaz : Hier, je ne vous ai pas entendue dire ça. Peut-être que vous n'aviez pas vos fiches. Aujourd'hui, j'interroge la ministre de la transition écologique et j'ai une réponse de la ministre du commentaire. La visite ministérielle ne règle rien. Vous nous confirmez que l'Etat se désengage des moyens de protection de la population, des biens et des terres agricoles. Quel naufrage ! - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Mathilde Panot. - Mathilde Panot : Mes premiers mots
au nom du groupe insoumis vont à la famille de Quentin Deranque. Nous n'acceptons pas que la violence physique, d'où qu'elles viennent, soit employée pour régler les conflits. Nous ne l'accepterons jamais. Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nos stagiaires doivent cesser. Leurs manoeuvres sont indignes. Aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences. Si nous combattons l'extrême droite c'est précisément car ils glorifient la mort et la brutalité. Il faut méconnaître l'histoire pour accepter la victimisation de l'extrême droite et prétendre que les
violences seraient à gauche de cet hémicycle. Il vous aura fallu ce drame pour sortir enfin
du silence. Nous ne vous avons pas entendu sur l'assassinat du rugbyman ni sur les 12 personnes tuées par l'extrême droite depuis 2022. Monsieur le Premier ministre, faire peser sur notre groupe une responsabilité morale imaginaire ne parviendra pas à éclipser votre réelle responsabilité politique. Le maintien de l'ordre public relève de votre Gouvernement et non pas de l'opposition parlementaire. Pourquoi aucun dispositif n'a été prévu ? Alors que les renseignement été averti depuis plusieurs jours de la présence de Némésis. Pourquoi n'avez-vous jamais tenu compte de nos alertes ? Notre pays approche des échéances électorales majeures.
A l'heure où nos permanences sont attaquées, nos parlementaires menaçaient de mort et de viol, nous vous disons solennellement : " Les institutions démocratiques ne doivent jamais céder. " Je redis notre souhait, que vive pour longtemps la République et son idéal d'égalité humaine. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est au Premier ministre. - Sébastien Lecornu : Madame la présidente de l'Assemblée nationale, Madame Mathilde Panot, ce que vous venez de faire,
c'est absolument ignoble et abjecte.
On peut avoir des divergents politiques mais lorsqu'on est un humaniste, quand on est attaché à l'être humain, à l'homme,
on n'oppose pas un mort à un autre mort. Un assassinat à un autre assassinat. Il n'y a pas de violence acceptable dans un sens, et inacceptable dans l'autre. Le refus de la violence, c'est pour tout le monde, en tout temps, en tout lieu. La violence physique comme la violence verbale. Voyez, c'est peut-être ça qui nous sépare. Je suis le premier à condamner les violences faites contre les députés insoumis. Je suis le premier à donner des instructions avec le ministre de l'Intérieur, aux forces de l'ordre que vous insultez pourtant à longueur d'année, à qui vous reprochez à la police de la république de tuer, et pour autant, c'est ça la démocratie, c'est ça la république, cette police de la république se tiendra
aux abords de vos permanences, de vos meetings pour protéger justement la démocratie. C'est là une rupture... La vraie question... Merci pour votre agressivité, une fois de plus. La vraie question,
pourquoi tout le monde doute de votre sincérité et pourquoi personne ne veut vous croire ? Tout simplement parce qu'il est temps que vous fassiez le ménage. Le ménage dans vos propos, le ménage dans vos idées et surtout le ménage dans vos rangs. Depuis de nombreux mois, il y a multiplication de prise de parole qui sont d'une violence inouïe, parfois à caractère antisémite et désormais, qui laisse de l'ambiguïté sur la violence. Que cet grave assassinat, que cet homicide involontaire serve au moins pour sa mémoire à ce que vous vous posiez les bonnes questions et que vous tiriez un certain
nombre de leçons et de conclusions. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Hanane Mansouri. - Hanane Mansouri : Tout d'abord, merci Madame la présidente avoir répondu favorablement à la demande du président Ciotti pour effectuer cette minute de silence qui je crois, était le minimum que pouvait faire notre assemblée pour honorer la mémoire de Quentin. Monsieur le Premier ministre, il y a quelques jours, Lyon cette assemblée du sang d'un innocent. Quentin s'en est allé à 23 ans seulement. Etudiants, le corps lourd d'espérance, les yeux rivés vers l'avenir,
avenir confisqué par une émeute aveuglée par la haine. Avec but de tabasser et de tuer. Quentin n'avait rien d'agressif. Il n'est coupable de rien et victime de tous. J'ai été moi-même victime de ces militants d'extrême gauche. J'ai vu cette haine, j'ai connu cet effroi.la chance inouïe d'être devant vous pour en parler. Quentin lui, n'a pas eu cette chance.
Je ne suis pas là pour instrumentaliser la douleur face à laquelle les mots semblent dérisoires, C'est un deuil pour sa famille et ses proches. Le deuil, il exige de la hauteur de la part de la représentation nationale et le silence de la république serait une seconde mort. Je vous le demande avec la gravité d'une élue, jusqu'à quand accepterez-vous que les groupuscules soutenus par des élus de gauche et dont les méthodes amènent aux plus pires heures de notre histoire au simple fait d'un désaccord politique, que comptez-vous faire pour que la France ne laisse plus jamais un tel drame se produire ? Et que le prénom de Quentin ne sombre jamais dans l'indifférence ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Gérald Darmanin.
- Gérald Darmanin : Merci. Je veux une nouvelle fois m'associer à vos propos pour la famille de Quentin. Et pour dénoncer cette violence politique, physique qui tue et qui agressent. Et qui tue alors que le débat public devrait pouvoir permettre de s'opposer, sans jamais touchée l'âme ou le corps des personnes. Vous évoquez les groupuscules, ils ne sont pas que l'ultra gauche, ils sont parfois incels, d'ultra droite... Ils sont essentiellement islamistes, il ne faut pas l'oublier.
Nous devons nous battre contre ces groupes, association qui prône le séparatisme et la violence. J'espère que l'hémicycle pourra accompagner le ministre de l'Intérieur, qui est excusé pour être en Algérie... Pour obtenir les moyens juridiques... J'ai porté la loi séparatiste qui prévoyait des critères sur le moteur de dissolution d'associations religieuses, je pense aux islamistes, mais aussi de groupements politiques extrêmement violents puisque moi-même ayant voulu proposer au Conseil d'Etat une dissolution, il ne m'a pas donné raison. Malheureusement,
la loi n'a pas obtenu le vote de l'intégralité des hémicycles. C'était une autre assemblée à l'époque. Je constate que notamment ceux qui m'ont interrogé tout à l'heure m'avez refusé ces moyens juridiques... C'est très important de dissoudre ces associations car après ça permet les interpellations alors même...
J'espère que la prochaine fois l'assemblée suivra les ministres de l'intérieur qui se succéderont. - Yaël Braun-Pivet : Merci. Madame la députée ? - Hanane Mansouri : Si LFI est innocent, où est Raphaël Arnault ? Où est le député fondateur de la Jeune Garde ? Pourquoi se cache-t-il aujourd'hui ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. Les propos sont libres. La parole est au groupe écologiste et social. André Davie. - André Davie : Merci. La consommation de tabac est
la première cause de mortalité évitable. La consommation d'alcool, c'est 40 000 décès et beaucoup d'accidents routiers. L'incidence de l'obésité et du diabète... Les pesticides causent de nombreuses maladies professionnelles comme la maladie de Parkinson, des lymphomes et des cancers. La pollution de l'air : 40 000 personnes aussi qui décèdent prématurément chaque année. Tous ces chiffres, nous les connaissons grâce à une agence indépendante, Santé Publique France qui synthétise les expertises scientifiques et les met au grand public. Cette agence que votre Gouvernement est en train de démanteler. Vous reprochez le stock des médicaments... L'agence avait alerté le directeur général de la santé sur le manque de masque lors du COVID. Vous décidez de reprendre le contrôle des campagnes de prévention. Sur ce point, votre volonté de lobby est manifeste. C'est le président Emmanuel Macron lui-même qui avait... Un principe fondamental est aujourd'hui menacé. La tentation est grande de casser
le thermomètre lorsque les données dérangent. Ce démantèlement est une attaque en règle de plus contre les scientifiques. Vous protégez des lobbys, Marlboro, Lactalis... Ne participait pas à la trumpisation du monde, renonçait au démantèlement en cours. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Stéphanie Rist. - Stéphanie Rist : Merci. Monsieur le député,
merci de me permettre de confirmer comme stratégique les missions de Santé Publique France pour la surveillance de la santé de la population, la prévention et la promotion de la santé. Le Gouvernement a décidé 2 évolutions. Premièrement,
la gestion des stocks stratégiques de la réserve sanitaire qui sera placée sous la l'autorité judiciaire de la santé, l'objectif est d'unifier et renforcer les moyens en temps de crise. Ca s'inscrit dans cette continuité avec une logique interministérielle et européenne. Les campagnes nationales de communication grand publique seront transférées au ministère et à l'assurance-maladie dans le cadre d'une réforme plus large de la communication de l'Etat. Il ne s'agit pas de remettre en cause les missions de SPS en matière
de prévention et de promotion de la santé mais de rendre la parole plus lisible et mieux coordonnée. Une mission interne est en cours pour préserver le lien indispensable entre l'expertise scientifique et la communication. Ce n'est pas une mesure d'économie mais un choix d'efficacité. La mis en oeuvre sera progressive avec une entrée en vigueur prévue 2027. La parole est à Yannick Monnet. - Yannick Monnet : Monsieur le garde des Sceaux, nous attendons des moyens. Le projet de restauration et de restructuration du palais de justice au Moulins semble au point mort. Cela fait pourtant des années que nous en parlons. Depuis 2019 une mission est lancée pour améliorer l'accueil du public, la confidentialité et l'accessibilité ou encore la performance énergétique des locaux. Il n'y a toujours aucun accès à la salle d'assises pour les personnes à mobilité réduite.
Alors que les questions de sécurité sont de plus en plus aiguës, les escort sont obligés d'attendre en dehors à ciel ouvert. Pourtant, les trois phases de travaux ont été définies, les plans sont établis. Il ne manque qu'une chose, un signe fort de l'engagement de l'Etat alors que des collectivités ont déjà annoncé leur participation financière. C'est indispensable et urgent pour les conditions de travail des personnels judiciaires et pour faire vivre une véritable justice de proximité. Le ministère de la Justice est le gagnant de l'année budgétaire 2026.
Pouvez-vous confirmer que le projet de restructuration du tribunal de Moulins est toujours en projet de l'Etat ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Gérald Darmanin. - Gérald Darmanin : Merci. Je vous le confirme, nous attendions une chose importante, un budget.
Je sais que vous avez contribué au fait que nous puissions avoir des crédits qui augmentent. Le déplacement que j'ai fait dans votre département confirme le réaménagement du site de Moulins et donc les travaux qui sont prévus avec les plans qui sont dessinés. Il y aura des appels d'offres à la fin de 2026. Vous avez constaté que le Parlement a mis un petit peu de temps à donner des crédits au ministère de la Justice mais c'était pour tout le monde pareil. Deuxièmement, nous avons eu un contact avec le maire dont je voudrais saluer l'action.
Vous dire que greffiers, magistrats et agents pénitentiaires car il y a un projet de prison... La justice se penche donc sur cette région pour accueillir les victimes, les prisonniers... Je pense que votre interpellation me permet simplement de dire que ces moyens et ces travaux seront affectés. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Charles Rodwell. - Charles Rodwell : Permettez-moi de rendre hommage à Quentin qui a été
sauvagement lynché par des membres de l'ultra gauche. L'ultra gauche tue et LFI devrait condamner. Son silence est assourdissant. Ce n'est pas la police qui tue, c'est bien elle qui est souvent ciblée.
Ce vendredi, sous l'Arc de Triomphe un homme est condamné des actes terroristes. Cette attaque fait écho à celle de Mulhouse commise par un criminel radicalisé sous OQTF. Peut-être ne serait-il pas passé à l'acte s'il avait été retenu plus longtemps avant son expulsion. Ces mesures figurent dans la proposition de loi que nous portons. Nous portons cette proposition de loi avec les membres de la Droite républicaine, notamment en hommage à Olivier Marleix et son travail dans cet hémicycle. En ce sens, ma question est simple :
Comment comptez-vous inscrire cette proposition de loi à l'ordre du jour de la séance publique à l'Assemblée nationale ? Il y a urgence. Nous ne cherchons qu'une seule chose, l'équilibre fondamental de notre état de droit entre la protection de nos libertés publiques et le renforcement de la sécurité des Français. Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci. Marie-Pierre Vedrenne. -Marie-Pierre Vedrenne : Merci. Permettez-moi tout d'abord de me joindre à vos mots et aux mots du garde des Sceaux et exprimer toute notre compassion et solidarité à la famille de Quentin.
Votre proposition de loi, vous l'avez rappelé, elle s'inscrit aussi dans la lignée d'un drame qui a endeuillé la France, le meurtre de Philippine. Je tiens à souligner votre travail et le travail du premier ministre Michel Barnier et de rendre hommage à Olivier Marleix qui avait,
porté une proposition de loi similaire. Il faut prévenir la réitération d'actes criminels sur notre territoire. Le texte renforce et sécurise le cadre légal de la rétention administrative pour les délinquants et criminels étrangers à fin de faciliter leur expulsion. Je pense notamment à l'injonction d'examen psychiatrique pour des individus pouvant porter atteinte à autrui.
Ainsi que votre mesure d'allongement à 110 jours pour... C'est pour toutes ces raisons que le Premier ministre soutient votre texte et que le Gouvernement souhaite l'inscrire à l'agenda parlementaire. Nous aurons donc l'occasion d'en débattre d'ici peu. - Yaël Braun-Pivet : Merci. Monsieur le député ?
- Charles Rodwell : Nous avons hâte d'être au débat. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Eddy Casterman. - Eddy Casterman : Je m'asssocie à l'hommage rendu. Chaque année, la France signe un chèque de 65 milliards d'euros à des puissances étrangères pour couvrir ses besoins en pétrole et en gaz. Chaque année, la France s'appauvrit pour financer sa dépendance à l'Arabie Saoudite, à l'Algérie, au Kazakhstan... Chaque année, votre Gouvernement nous explique que l'unique voie possible pour réduire notre servitude pétrolière et gazière serait de couvrir la France d'éoliennes et de panneaux solaires. Malgré le saccage de nos paysages et de notre façade maritime, la consommation finale d'énergie de la France dépend toujours à 60 % du pétrole et du gaz importé.
Personne ici ne conteste que nous puissions encore décarbonner une partie de notre consommation d'énergie en poursuivant l'électrification de nos usages ou un exploitant la chaleur du sous-sol. Nous n'atteindrons jamais
l'illusoire horizons 2050 sauf au prix d'un sabotage de l'économie française. Face au mur énergétique, deux choix possibles. Soit condamner la France à l'indigence et à l'indépendance soit relancer l'exploitation des gisements dans les outre-mer. Nous soutenons la proposition de loi du sénateur guyanais Georges Patient pour mettre la loi Hulot et recommencer les exploitations minières dans les territoires. Allez-vous soutenir cela ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Sébastien Martin. - Sébastien Martin : Merci. Monsieur le député, votre rhétorique est intéressante, elle consisterait donc à miser sur l'exploration pétrolière en Guyane. Malheureusement, au cours du début des années 2000, les explorations ont eu lieu et ces explorations ont été menées par de très grandes compagnies pétrolières, y compris des compagnies françaises. Elles ont exploré les fonds sous-marins au large de la Guyane et elles n'ont rien trouvé. Ou alors elles ont peut-être trouvé
en eau très profonde un gisement dont le contenu est incertain et dont le coût d'exploitation serait démesuré. Cela me semble être une question assez vide. Face à ça, le Gouvernement a fait le choix de respecter ses engagements internationaux. L'accord de Paris qui a été ratifié a donné lieu à des engagements. Pour un grand pays, tenir ses engagements est important. Nous ne sommes pas l'Amérique de Trump. La PPE vise effectivement la souveraineté industrielle et énergétique en misant sur la relance nucléaire. Si vous n'êtes pas pour, c'est que vous êtes contre
la création de EPR2 et sur une part de renouvelable équilibré et qui vise à sortir de la dépendance à 60 milliards d'euros d'hydrocarbures pour aller vers des énergies décarbonnées. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Christine Engrand. - Christine Engrand : Ma question porte sur l'accès et le bon accompagnement pour les enfants en situation de handicap, notamment les enfants avec troubles du neuro développement ou autisme. Je le reconnais, l'Etat a engagé des chantiers. Des pôles ont été créés pour organiser
l'accompagnement au plus près du terrain. La stratégie nationale poursuit l'effort sur le repérage et l'accompagnement précoce. Néanmoins, sur le terrain, depuis début février j'ai reçu six sollicitations pour la même impasse. Des familles orientées puis perdues dans un labyrinthe. On les renvoie d'un service à l'autre comme si la détresse devait patienter dans une salle d'attente. A l'école, l'accompagnement humain se fragmente. Quelques demi-journées. Je parle de l'accompagnement des AESH.
Sur le territoire, il n'y a qu'un seul AEME pour 24 communes. Dans ma circonscription, un enfant atteint d'autisme non verbal ne parle pas mais comprend tout. Son dossier est complet, ses besoins sont reconnus mais il demeure sur une liste d'attente jusque 2028. Aucune place ne se libère. L'enfance passe et son apprentissage stagne voire régresse. Pour beaucoup de familles, la seule solution est un déménagement en Belgique. Est-ce normal qu'un enfant atteint d'autisme demeure accompagné ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Charlotte Parmentier-Lecocq. - Charlotte Parmentier-Lecocq : Merci. Madame la députée, la problématique que vous soulevez avec les enfants que vous avez pu rencontrer avec leurs familles est une problématique grave et qui importe beaucoup au Gouvernement. Notre volonté, c'est d'apporter des solutions
concrètes aux enfants et aux familles. Nous sommes dans cette démarche d'apporter et de créer ces nouvelles solutions. Le président de la République en 2023,
à l'occasion de la conférence du handicap a pris un engagement pour des enfants et des adultes et sur la fin de l'année 2024 et toute l'année 2025, nous avons pu, grâce au budget adopté par le Parlement ici, créer 17 000 solutions nouvelles pour apporter des réponses aux enfants et aux adultes. L'objectif est de créer des solutions comme des places en IME, il y en a besoin et nous en créons des nouvelles. D'autres solutions complémentaires et des solutions pour accompagner les enfants avec autisme dans l'école. Avec des unités externalisées pour l'autisme en maternelle, l'écoles élémentaires...
Et la création des pôles d'appui à la scolarité qui viennent s'adosser et qui permettent de mieux guider les familles. C'est ce que vous avez souligné. La problématique de pas savoir où s'orienter. Désormais avec les pôles, près de 500, nous pourrons orienter les enfants avec des besoins particuliers et apporter les solutions de réponse à mettre en place. Nous sommes dans une démarche volontariste et nous allons continuer grâce à l'adoption de la loi de financement de la Sécurité sociale qui prévoit le même budget pour cette nouvelle année. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Stéphane Hablot. - Stéphane Hablot : Merci. Monsieur le Premier ministre, vous avez été le maire de Vernon, mais en tant que le Premier ministre, on a tout le devoir de ne pas opposer les campagnes et les villes. Pourtant, vous connaissez bien le sujet des quartiers en milieu urbain. Depuis 2003, des centaines de communes ont transformé leur visage, l'agence de rénovation urbaine a aidé.
L'action n'a aucune utilité quand elle n'est pas inscrite dans la continuité. Imaginez des centres-villes réduits, des centres commerciaux en faillite, Venez sur place. Le phénomène de communautarisme qu'on avait réussi à endiguer, Ca se passe à Marseille, en Seine-Saint-Denis, dans les sondes commerciaux de Bordeaux... L'Assemblée nationale doit statuer maintenant, construire une loi et débattre... Les investisseurs et les collectivités sont prêts, et vous ? Etes-vous prêt à travailler avec nous ? Etes-vous prêt pour donner une suite et rassurer les maires dans leurs besoins immédiats ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Vincent Jeanbrun.
- Vincent Jeanbrun : Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député, merci de rappeler l'importance de ce programme de rénovation urbaine qui est chère à tant d'élus, et qui a transformé le paysage. Ca a replanté le drapeau de la république dans ses quartiers qui s'en étaient éloigné. Nous avons pris l'ambition de donner un peu plus de souplesse au 2e programme de rénovation urbaine de manière à ce qu'il se termine en 2027 pour que nous puissions terminer le programme engagé. Vous interrogez sur l'avenir de ce programme, c'est une question pertinente, ma prédécesseur s'est posée la question et a désigné celui qui est en charge de donner un rapport sur l'avenir du programme de la rénovation urbaine.
Nous abordons ce rapport incessamment sous peu. Une fois éclairés, nous pourrons travailler ensemble à l'avenir de la rénovation urbaine. Voilà. Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci. Monsieur député ? - Stéphane Hablot : Tout à l'heure, quelqu'un disait qu'on ne comprend pas la question. Allez sur le terrain et aller voir dans les nombreuses villes de France les centres-villes qui s'écroulaient qui ont besoin d'avoir l'aide de l'Etat, un accompagnement, des réponses. On a besoin de travailler ensemble pour que cette zone de non-droit revienne et qu'on travaille à la mixité fonctionnelle et le vivre ensemble.
Attendez. J'ai été maire longtemps d'une commune, on ne service pas à dire : "C'est ça". - Yaël Braun-Pivet : Vous devez répondre au ministre, vous ne pouvez pas dire à la présidente de l'Assemblée nationale : "Attendez 2 secondes." La parole est à Monsieur Charles de Courson.
- Charles de Courson : Madame la ministre, les maires ont reçu des directions départementales dont le message suivant : " En raison d'une panne matérielle, l'application n'est plus en incapacité de recevoir les flux transmis par les tiers de transmission opérant pour les établissements locaux. " L'application est en panne depuis le 6 février sans connaître la date de sa remise en fonction. Les responsables des collectivités et hôpitaux publics sont inquiets. Ils craignent de ne pas pouvoir verser des salaires de février à leur fonctionnaire, de ne psd pouvoir régler leurs fournisseurs mettant en difficulté des entreprises et de ne pas pouvoir délibérer sur le compte financier unique, le compte de gestion et de devoir différer le vote du budget 2026. Quelles sont les causes de cette panne ? Quand l'application sera de nouveaux opérationnels ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à David Amiel. - David Amiel : Merci. Monsieur le député,
effectivement,
il y a une panne exceptionnelle sur un site qui héberge le logiciel de gestion comptable et financière des collectivités locales et des hôpitaux et qui échange les flux de données avec le logiciel budgétaire des collectivités locales et des hôpitaux concernés. Il s'agit d'un incident purement matériel, d'une défaillance de stockage sur le site d'hébergement. Ca a créé de nombreuses difficultés en interrompant les flux de données par là-même, en retardant la mise en oeuvrent d'opérations de dépenses ou de recettes.
Les associations d'élus et les services financiers des collectivités locales et des hôpitaux ont été informés. C'est le sens du message que vous avez lu dans notre assemblée. Surtout, les équipes de directions des finances publiques ont été mobilisées, notamment les 2 week-ends qui nous séparent d'aujourd'hui pour reconfigurer les sites d'hébergement pour permettre le redémarrage. Depuis vendredi 13 février, la moitié des postes comptables de la direction générale des finances publiques ont pu reprendre leurs opérations. Depuis ce matin, c'est le cas de la totalité des postes
comptables de la direction et depuis vendredi, les flux de données avec les collectivités locales et les hôpitaux peuvent reprendre progressivement et de manière sécurisée. - Yaël Braun-Pivet : Merci. M. le député ? - Charles de Courson : Monsieur le ministre, qui paiera les intérêts de retard ? Ce ne sont pas les collectivités locales qui en sont responsables. Ca aura duré 12 jours voire plus. La reprise n'est que partielle. Qui paiera les indemnités ? Qui paiera les dégâts de tout cela ?
Est-il normal qu'un tel dispositif, on mette plus de 12 jours a commencé à pouvoir reprendre un flux normal pour les collectivités locales et les hôpitaux publics ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Delphine Lingemann. - Delphine Lingemann : Merci. Monsieur le ministre de l'enseignement supérieur, il y a 5 jours, un jeune homme de 23 ans, a perdu la vie en marge d'une conférence à Sciences-po. Au-delà de l'émotion, cela révèle une réalité plus profonde. La fragilisation progressive de l'état de droit dans certains
espaces universitaires. Les faits sont là, répétés, tous convergents, à Nantes, un campus évacué, à Paris I, l'intervention des forces de l'ordre. C'est un basculement. Celui des universités qui deviennent des espaces de conflictualité politique où le débat est parfois l'intimidation. C'est une stratégie assumée des lieux occupés. Ca cherche à imposer sa doctrine. Une démocratie tient par un équilibre simple : La liberté de débat et la garantie de l'ordre public.
Quand cet équilibre se rompt, c'est l'Etat de droit qui vacille. Elle ne peut devenir une anémie à l'inaction. Monsieur le ministre, face a cette dérive dangereuse et structurelle, à cet entrisme rampant, quelle mesure concrète le Gouvernement entend il prendre pour remettre l'état de droit dans les universités ? Au-delà des principes, êtes-vous prêt à sanctionner ceux qui par passivité ou complaisance laisse prospérer ces dérives ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Philippe Baptiste. - Philippe Baptiste : Merci. Je le redis à mon tour,
un mot sur le drame survenu il y a quelques jours. C'est l'ensemble de la communauté de l'enseignement supérieur qui est aussi en deuil. Quentin était étudiant à Lyon 2. Poursuivre et condamner les auteurs est la première des priorités. Le sujet que vous levez, c'est la violence dans les établissements. Oui, des responsables politiques attisent la haine, manipulent les consciences de certains étudiants, certains peuvent se retrouver dans l'enceinte des établissements. Ils ne sont ni plus ni moins que le tambour battant de la société.
Tous les élus de la république peuvent intervenir dans des conférences,
il n'est pas question de leur interdire cela. Ce sont des risques sérieux avérés de trouble à l'ordre public. Celles-ci ne doivent pas pouvoir se tenir. C'est une décision qui doit être prise au cas par cas. Cette interdiction doit être exceptionnelle mais elle doit pouvoir être prise. Les recteurs et les préfets rappellent l'importance de l'encadrement. Si des risques inhérents à l'organisation d'une conférence sont importants, alors, il ne faut pas l'autoriser et l'interdire. Le rôle d'une université,
c'est d'être un espace de débat contradictoire, à un débat apaisé et fidèle à l'enseignement. J'appelle tous les établissements à veiller à respecter scrupuleusement ce principe simple et évident. Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci. Madame la députée ? - Delphine Lingemann : Concrètement, avec les présidents d'universités, qu'allez-vous faire ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Rodrigo Arenas. - Rodrigo Arenas : M. le ministre de l'Education nationale, dans un courrier que vous venez d'adresser à tous les parents d'élèves de France,
vous parlez de violence à l'école. Vous usez même de violence psychologique à l'encontre des parents. En manipulant l'inversion de la faute. Vous n'êtes ni irresponsable, ni coupable mais nous, parents d'élèves, nous devrions avoir un sursaut collectif et nous ressaisir pour ressaisir notre rôle. Vous demandez aux parents d'avoir une implication personnelle mais je vais sans doute vous apprendre quelque chose, c'est laissé tous les jours que les parents s'impliquent. Comme pour payer les cours particuliers, et les enseignants quand ils doivent travailler pour accompagner et remplacer les AESH. Vous dites vouloir compter sur eux,
mais ce sont eux qui doivent compter sur vous. Eux qui pensait être aidé.
Vous êtes contenté d'entériner une baisse drastique de classe. Ca entraînera des fermetures de plusieurs écoles. Vous auriez pu profiter de la baisse démographique pour améliorer le taux d'encadrement des élèves. Mais non, ce n'est pas le choix que vous avez fait. Vous transformez les opportunités en contraintes éducatives. Ce sont ces baisses drastiques qui augmente le harcèlement scolaire. Vous pensez vraiment que c'est aux parents et aux enseignants en place de compenser les 3256 postes que vous supprimez dans le public ? Les absences non remplacées
en raison de leurs mauvaises conditions de travail et de rémunération... Le responsable de la violence faite aux enfants et aux personnels, ce ne serait pas vous ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Edouard Geffray. - Edouard Geffray : Merci. En termes d'inversion de la charge de la preuve et du raisonnement, j'ai effectivement des leçons à prendre de votre part et de votre groupe. Pour le reste, vous n'avez pas relu mon courrier. Sinon, vous auriez constaté que j'expliquais à
l'ensemble de la communauté éducative que nous avions besoin d'un sursaut collectif. Je rappelle ce qui s'est passé il y a moins de deux semaines. Une de nos collègues a été poignardée. En un an, cinq adultes ont été poignardés dans les murs de l'école. Quand vous allez sur le terrain, ce qui est mon cas, on vous parle précisément... Les communautés éducatives parlent précisément de la difficulté qu'il y a aujourd'hui dans certaines situations matière de défaillance éducative. Ce que je dis n'est pas sans écho avec le débat que nous avons eu tout à l'heure, c'est que la violence et la lutte contre la violence, chacun détient une parcelle de la solution. Si on considère que l'école doit tout faire contre la violence alors qu'elle est à l'extérieur et que les parents ne transmettent pas à
leurs enfants le respect des institutions, alors nous avons problème. Vous oubliez de dire l'autre moitié. C'est que j'ai précisé, je vais même terminer par là.
Vous pouvez compter chaque jour sur l'école et les personnels. Nous comptons aussi sur vous. C'est une relation de réciprocité qui s'appelle la coéducation entre les parents et les enfants. J'assume pleinement ce que je dis. Si j'en crois les échos que j'ai de nombreux parents et de professeurs, je n'ai pas eu tort. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Anne-Cécile Violland. - Anne-Cécile Violland : Merci. Ma question s'adresse à la ministre de la Santé, des Solidarités et des Familles. A l'initiative du président de la République la France s'apprête à organiser le premier sommet "Une seule santé".
La santé des humains, des animaux et des écosystèmes. Les données scientifiques sont incontestables.
Les perturbateurs, les pesticides, la pollution de l'air, les inondations ou vagues de chaleur liée au réchauffement climatique... Les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de mortalité en France. Or, la pollution atmosphérique est reconnue comme un critère au même titre que le tabagisme. C'est la position officielle historique des quatre plus grandes associations de cardiologies internationales. Elles demandent que des critères environnementaux soient intégrés au même niveau que les facteurs de risque traditionnel. En France, nous continuons à traiter les causes
environnementales comme des maladies alors qu'elles sont devenus des éléments majeurs. Les plus modestes vivent près des axes routiers les plus empruntés. La santé environnementale n'est pas un supplément d'âme écologique, c'est un enjeu budgétaire, un enjeu de santé. Ne pas prévenir coûte plus cher. Le Gouvernement est-il prêt à engager une politique publique ambitieuse de santé environnement, intégrant pleinement les données environnementales dans les formations des professionnels de santé ? Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci.
La parole est à Stéphanie Rist. - Stéphanie Rist : Merci. Je connais votre engagement sur ce sujet. Vous interrogez sur la nécessité d'une politique de santé publique pleinement fondée sur l'approche "une seule santé". Notre environnement a un impact direct sur notre santé. Vous l'avez dit, pollution de l'air, bruit, dérèglements climatiques... Ces expositions contribuent à des millions de morts dans le monde. Cette réalité nous oblige donc à agir de façon coordonnée et globale.
Sous l'impulsion du président de la République la France porte cette ambition au plus haut niveau. Le 7 avril prochain, Lyon acquiert un sommet international, "une seule santé", réunissant des chefs d'Etat et les représentants de la santé et de la société civile. Il y aura plusieurs sujets pris en compte notamment l'urbanisme, l'alimentation, la lutte contre la pollution... Cela marquera un changement décisif et se traduit déjà par des actions concrètes.
La feuille de route pour le cancer... Les préventions s'inscrivent clairement dans cette logique. Protéger la santé c'est agir dans nos environnements de vie. La santé ne se joue pas uniquement dans les systèmes de soins mais doit se construire dans toutes les politiques publiques. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La séance des questions au Gouvernement est terminée.
Mathilde Panot