Le maire LR de La Baule Franck Louvrier veut une primaire à droite pour être "le plus fort possible" à la présidentielle
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
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- 0:16OuverteRéponse directe
Est-ce que les vacanciers ont été au rendez-vous ? Est-ce que les professionnels sont contents ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Il y a des secteurs en particulier qui ont été plus touchés que d'autres ?
- 2:38OuverteRéponse partielle
Mais pourtant, il y a des professionnels du tourisme qui se sentent déjà inquiets de l'arrière-saison qui s'annonce.
- 3:24OuverteRéponse directe
Par rapport à l'avenir.
- 3:39OuverteRéponse directe
Vous aviez parlé de voyous venus de Nantes et de Saint-Nazaire mi-juillet. La suite de l'été a été plus tranquille, monsieur l'ouvrier ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Ça commence à faire beaucoup, quand même, de candidats à droite, vous ne pensez pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Invité politiqueChiffre
« 40 jours de canicule en 2026 »
- 3:07Invité politiqueChiffre
« on a mis 300 millions d'euros dans l'innovation »
- 4:01Invité politiqueChiffre
« passage entre 18 000 et 180 000 habitants »
- 4:35Invité politiqueFait
« la dernière bretelle de sortie de l'autoroute, pour organiser une primaire »
- 5:05Invité politiqueFait
« Sinon, on laissera la place aux extrêmes. »
Temps de parole
- Franck Louvrier79 %
- Présentateur21 %
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8h moins le quart. Votre invité, Leïla Mechaori, c'est le vice-président de la région Pays de la Loire, délégué au tourisme et maire de La Boulle.
Franck Louvrier, bonjour.
Bonjour.
Alors, vous avez dressé hier le premier bilan de la saison touristique en Loire-Atlantique et en Vendée. Est-ce que les vacanciers ont été au rendez-vous ? Est-ce que les professionnels sont contents ?
D'abord, c'est un bilan estival. Ce n'est pas un bilan de l'année. Et comme vous le savez, de plus en plus, la répartition du tourisme, elle est faite sur les 12 mois et plus uniquement sur le mois estival. Alors, c'est une saison qui est contrastée. C'est une saison positive, malgré des comportements de consommation qui ont changé du fait de la canicule, qui a été très importante, 40 jours de canicule en 2026, et aussi de la baisse du pouvoir d'achat. Bon, la canicule a eu des conséquences terribles. Je pense notamment au camping Mirabel, la Renaudière à la Plaine-sur-Mer. Mais au-delà de ça, on a quand même conservé notre attractivité.
Et la difficulté, sans doute, cet été a été de transformer cette fréquentation en chiffre d'affaires. La météo est souvent maintenant et de plus en plus l'arbitre du séjour. Et cette météo dépendance amplifie bien évidemment en plus la réservation de dernière minute, qui amène à une forme de difficulté d'organisation de nos professionnels, parce qu'ils se retrouvent à remplir vraiment au dernier moment du fait de la météo. Donc on a eu des endroits, je dirais, où on a eu plus d'excursionnistes, c'est-à-dire des gens qui sont venus à la journée, que de touristes, c'est-à-dire qu'on dormit au moins une nuit sur place.
Il y a des secteurs en particulier qui ont été plus touchés que d'autres ?
Oui, il y a des secteurs qui rient et d'autres qui pleurent, pour parler vulgairement. D'abord, ceux qui sont plutôt satisfaits, c'est bien évidemment l'hôtellerie plein air, c'est-à-dire le camping, où il y a eu une fréquentation forte. Les meublés touristiques, et ça s'explique aussi par le fait que les gens font attention à leurs dépenses, et donc ont une cuisine sur place, donc peuvent faire des économies indirectes. Les gîtes ont très bien fonctionné cet été. Puis par contre, il y a ceux qui ont eu plus de difficultés, ceux qui pleurent, je pense notamment à la restauration, sauf le littoral, parce que c'est vrai que les gens font très attention, prennent en dessert une crêpe pour deux.
Vous voyez, il y a des gestes d'économie au quotidien. Les sites de visite ont eu du mal, surtout ceux qui sont à l'extérieur, avec la chaleur. Et puis l'hôtellerie aussi, ça n'a pas été simple, parce que, comme vous le savez, c'est des coûts importants. Et donc, on a vraiment une ambition, c'est de continuer notre tourisme de quatre saisons, c'est-à-dire étaler la consommation. La région a engagé une campagne sur les nouveaux voyages en Pays de la Loire. Et c'est vrai qu'on doit aussi tirer le son de cette situation.
Mais pourtant, il y a des professionnels du tourisme qui se sentent déjà inquiets de l'arrière-saison qui s'annonce.
Oui, écoutez, on va voir, parce que c'est vrai que la consommation sur les week-ends des ailes de saison, comme on dit, est souvent intéressante, surtout quand la météo nous est favorable. Mais ce qu'il faut surtout, c'est que, sur cet été, il faut tirer les leçons aussi de la nécessité de l'investissement. Et vous le savez, avec Christelle Morancet, la présidente de région, on pousse à l'investissement, notamment dans la transition écologique pour nos entreprises. On a mis 300 millions d'euros dans l'innovation, parce que c'est important, parce que cette transformation climatique, ce changement climatique, amène aussi à s'adapter par rapport au mode de consommation du tourisme.
Par rapport à l'avenir. Chez vous, à la Bôle, sans surprise, les touristes ont été au rendez-vous, cet été, comme chaque année. Été qui a commencé avec cette polémique autour des incivilités et des débordements. Vous aviez parlé de voyous venus de Nantes et de Saint-Nazaire mi-juillet. La suite de l'été a été plus tranquille, monsieur l'ouvrier ?
Oui, tout à fait. On a eu le renfort de la compagnie républicaine de sécurité d'Avignon. Honnêtement, on a eu un très bon été en matière de sécurité, avec une présence très forte sur le terrain, à la fois de la police nationale, de la police, bien évidemment, municipale, et puis aussi de la compagnie républicaine de sécurité. Donc, ça s'est bien passé. Cette présence forte aide beaucoup à ce passage entre 18 000 et 180 000 habitants. C'est toute la raison d'être de la présence des CRS.
Question politique à présent. Franck Louvrier a moins de huit mois du premier tour de la présidentielle. Depuis hier, la droite a un nouveau candidat avec Xavier Bertrand. Ça commence à faire beaucoup, quand même, de candidats à droite, vous ne pensez pas ?
Oui, vous avez raison, sur huit mois, c'est-à-dire qu'il va falloir qu'on s'organise. C'est la raison pour laquelle, avec Hervé Morin et plusieurs centaines d'élus, on a signé une tribune en demandant qu'éventuellement, on puisse mettre en place. On a encore une chance, c'est un peu la dernière sortie de l'autoroute, la dernière bretelle de sortie de l'autoroute, pour organiser une primaire. Parce que vous imaginez bien que s'il y a deux candidats ou plus de la droite et du centre, la sélection pour le deuxième tour sera très difficile.
Et en un mot, vous êtes plutôt Bruno Retailleau ou Edouard Philippe ?
Écoutez, j'apprécie ces deux hommes, comme aussi Xavier Bertrand. Moi, je pense qu'aujourd'hui, la nécessité, c'est de s'organiser pour qu'on n'en ait qu'un seul, pour qu'on soit le plus fort possible. Et c'est ça l'enjeu. Sinon, on laissera la place aux extrêmes. Et ce n'est pas notre souhait. Donc, l'organisation, dans les semaines à venir, comme le fait la gauche, à un juste titre, d'une primaire, je pense que ce serait tout à fait favorable pour permettre, justement, de créer une dynamique collective à l'endroit d'un candidat.
Face au Rassemblement National. Merci beaucoup, Franck Louvrier, vice-président de la région de la Loire, délégué au tourisme et également maire de La Baule. Merci d'avoir été avec nous ce matin sur ICI Loire Océan.