Lecornu a 48h pour les négociations de la dernière chance - reportage #cdanslair 07.10.2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Un mot du RN qui résume la situation : 'Soit la dissolution, soit la démission.'
- 0:45OuverteRéponse partielle
Y a-t-il quelqu'un à l'Elysée ? La presse témoigne de la crise politique.
- 1:15OuverteRéponse directe
E.Philippe, vous proposez un nom de Premier ministre pour exécuter les affaires courantes ?
- 1:45OuverteRéponse directe
G.Attal, vous ne comprenez plus les décisions du président ?
- 2:15OuverteRéponse directe
B.Retailleau, une participation dans un gouvernement ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Vous plaidez pour un gouvernement de gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10C.RouxFait
« Soit la dissolution, soit la démission. »
- 0:30E.PhilippeFait
« Il doit prendre une initiative. Il s'honorerait s'il proposait un nom de Premier ministre avec, pour fonction, d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget. »
- 1:00G.AttalFait
« Comme beaucoup de Français, je ne comprends plus les décisions du président de la République. »
- 2:10B.RetailleauFait
« A une condition: que ce soit un gouvernement de cohabitation. »
- 3:35S.LecornuFait
« Surréaliste, 48 heures chrono... »
- 4:05N.SchuckFait
« Le président promenait tout le monde avec ses pseudo-consultations. »
- 7:05A.-C.BezzinaFait
« On peut tenter une hypothèse d'appel à J.Bardella. »
- 7:35A.-C.BezzinaFait
« A la fin du mois d'août de l'an dernier, il a dit que le gouvernement de L.Castets tomberait en 24 heures. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'était une manière de dire qu'il avait personnalisé le pouvoir. "On ne se sert pas des institutions, on les sert." L'attaque est en bonne et due forme sur l'article 5.
Mais c'est aussi sur le rôle d'E.Macron. - C.Roux: Un mot du RN, qui résume à sa manière la situation. "Soit la dissolution, soit la démission." Ni M.Le Pen ni J.Bardella ne se sont rendus à l'invitation de S.Lecornu.
Le Premier ministre démissionnaire tente une ultime concertation de 48 heures à la demande d'E.Macron. - "Surréaliste", "48 heures chrono"...
Y a-t-il quelqu'un à l'Elysée, se demande "Le Parisien"? Au lendemain de la démission de S.Lecornu, la presse témoigne de la crise politique française.
Le chef de l'Etat est lâché par ses alliés, à commencer par E.Philippe, dont l'annonce a fait l'effet d'une bombe. - E.Philippe: Je crois qu'il doit prendre une initiative.
Il s'honorerait s'il proposait un nom de Premier ministre avec, pour fonction, d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget, de faire adopter ce budget. A l'issue, une fois le budget adopté, il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée, qu'il part après que le budget a été adopté. - Même le chef du parti du président prend ses distances. - G.Attal: Comme beaucoup de Français, je ne comprends plus les décisions du président de la République.
Il y a eu la dissolution. Depuis, il y a des décisions qui donnent le sentiment d'une forme d'acharnement à vouloir garder la main. - G.Attal tourne le dos à son ancien mentor, même s'il précise ne pas vouloir sa démission.
Une accélération des agendas personnels après les mots d'E.Macron, qui est prêt à prendre ses responsabilités en cas d'échec mercredi soir d'un ultime round de négociations. A Matignon, les réunions s'enchaînent.
Chacun pose ses conditions. - Vous ne fermez pas la porte à une participation dans un gouvernement? - B.Retailleau: A une condition: que ce soit un gouvernement de cohabitation. - B.Retailleau reçu en tête à tête cet après-midi par S.Lecornu.
A gauche, socialistes et écologistes se rendront à Matignon demain. - O.Faure: Je plaide devant vous pour que ce changement de cap ait lieu et qu'un gouvernement de gauche arrive.
Nous avons eu 3 Premiers ministres de droite. - Et il y a ceux qui pensent à l'après, en cas de nouvelles législatives. Les insoumis rêvent de réanimer le nouveau NFP. - M.Bompard: Si le président de la République décide de dissoudre l'Assemblée, nous avons une volonté commune et partagée de présenter des candidatures porteuses du programme du NFP sur l'ensemble des circonscriptions. - Le RN a également rejeté l'invitation à Matignon.
Sur les réseaux sociaux, M.Le Pen s'adresse directement aux Français. - S.Lecornu à nouveau devant la même équation, plus que jamais insoluble, à un peu plus de 24 heures de l'ultimatum fixé par le chef de l'Etat. - C.Roux: On a entendu la détermination de M.Le Pen.
Elle s'était rendue aux concertations à l'invitation de Matignon. Cette fois-ci, elle a dit qu'elle n'irait pas. - N.Schuck: Elle a eu des mots pour expliquer que le président promenait tout le monde avec ses pseudo-consultations.
Personne n'imagine que ça puisse déboucher sur quoi que ce soit. On peut imaginer de façon cynique...
Il y a la panthéonisation de R.Badinter. Peut-être que le président veut un peu de calme politique pour avoir une belle cérémonie.
On peut l'imaginer. Le RN a une ligne claire. Il y a eu une réunion de l'intergroupe hier, les députés d'E.Ciotti et du RN.
Ils ont pris la décision de censurer tout gouvernement, quel qu'il soit. Ca va être difficile de constituer un gouvernement, même si on peut imaginer que le président tente une voie de passage avant d'aller sur la dissolution. Pourquoi pas tenter la gauche?
Il ne l'a pas fait. Il faut purger cette hypothèse avant de partir aux urnes. - C.Roux: Cet après-midi, E.Macron a consulté les présidents des 2 Assemblées, Y.Braun-Pivet et G.Larcher.
Il prépare la dissolution? - J.Jaffré: C'est l'article 12 de la Constitution, qui dit que le président peut dissoudre.
Ca passe par la consultation du président du Sénat et du président de l'Assemblée nationale. Ca me paraît un peu prématuré s'il les a reçus dès cet après-midi alors qu'il annonce 48 heures et que nous pensons qu'il faut qu'il démontre que toutes les possibilités sont utilisées. Je rebondis sur ce que dit N.Schuck sur l'attitude du RN.
B.Retailleau, avec son gouvernement de cohabitation, s'est quasiment déclaré candidat au poste de Premier ministre pour que le pouvoir soit transféré aux Républicains et qu'il y ait des ministres issus du bloc central sous la direction des Républicains. - C.Roux: Il a dit qu'il n'était pas candidat à Matignon. - J.Jaffré: Ca m'a précisément laissé penser qu'il l'était!
On ne se déclare pas candidat, mais on ne pense qu'à ça. Un gouvernement de cohabitation, seul le président des Républicains pourrait occuper cette fonction. Ca m'étonnerait qu'il laisse cette place à L.Wauquiez.
Le fait que le RN annonce censure automatique De tout gouvernement désigné par E.Macron, ça veut dire que si on choisissait un gouvernement de cohabitation en confiant à LR la direction, censure immédiate du RN, quelles que soient les propositions d'un Premier ministre de droite sur l'immigration, etc. La gauche censurant aussi ce gouvernement, il ne ferait pas 2 ou 3 jours.
L'affaire serait réglée. - C.Roux: Toutes les affaires seraient réglées assez vite.
Ca tiendrait Combien de temps, un Premier ministre de gauche? - A.-C.Bezzina: Assez peu.
Arithmétiquement, en comptant tous les groupes, on peut arriver à 288, il me semble, avec le PS, Les Ecologistes et le PC. Ca suppose qu'un centre soit uni autour de la gauche, ce qui est assez ubuesque à imaginer. On peut le tenter.
On peut tenter une hypothèse d'appel à J.Bardella. C'est le premier groupe à l'Assemblée nationale. - C.Roux: Il peut le décréter, le chef de l'Etat? - A.-C.Bezzina: Sous la IVe République, on appelait ça vider les hypothèques.
Je ne suis pas sûre que ce soit une obligation. Je ne suis pas sûre que ce soit dans les moeurs du président. A la fin du mois d'août de l'an dernier, il a dit que le gouvernement de L.Castets tomberait en 24 heures.
La consultation des présidents des Assemblées nous laisse entendre que le gouvernement de 48 heures ne font pas bonne presse