Trump, blocage des prix, Présidentielle 2027… Mathilde Panot dans Questions politiques – franceinfo
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 46 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:26OuverteRéponse directe
Comment réagissez-vous à l'attaque contre Trump aux États-Unis ?
- 3:00RelanceRéponse directe
Vous dénoncez l'absence d'excuses publiques de France Télévisions. Pourquoi cette insistance ?
- 4:06RelanceRéponse directe
L'Arcom juge les correctifs insuffisants. Que répondez-vous ?
- 4:44OuverteRéponse directe
Trump a été visé pour la 3e fois en 2 ans. Quelle est votre réaction ?
- 5:16OuverteRéponse directe
En février, le siège de LFI a été visé par une alerte à la bombe. Des nouvelles de l'enquête ?
- 5:51OuverteRéponse directe
Vous dites être visée par l'extrême droite. Pouvez-vous préciser ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Mathilde PanotFait
« Je ne trouve pas acceptable que France Télévision n'ait pas présenté d'excuses publiques suite à la mise en demeure de l'ARCOM. »
- 4:06Nella TrousseFait
« L'Arcom dit que le correctif était insuffisant. C'est pour ça que je me permets d'en reparler. »
- 4:44Mathilde PanotChiffre
« Le problème des États-Unis, ce qu'on ne veut jamais voir arriver en France, c'est qu'il y a 400 millions d'armes en circulation chez des particuliers. »
- 6:29Emmanuel MacronFait
« J'ai pas fait de politique avant et j'en ferai pas après. »
- 7:08Mathilde PanotFait
« En moyenne on met six générations à sortir de la pauvreté. »
- 8:21Mathilde PanotFait
« C'est une catastrophe qui continue encore aujourd'hui. Quand vous regardez par exemple les sols, il y a toujours de la Corse à l'Alsace, y compris dans notre propre pays. »
- 8:53Mathilde PanotPromesse
« Nous nous battons pour le 100 % énergie renouvelable. »
- 12:22Mathilde PanotPromesse
« Nous défendons un audiovisuel public qui est fort, qui est indépendant, qui est doté de moyens. »
- 14:10Mathilde PanotPromesse
« La France devrait construire un front du refus avec d'autres pays, par exemple l'Espagne qui dit non à cette guerre illégale. »
- 16:44Mathilde PanotFait
« On est à un an de la présidentielle, je le disais. L'état de la gauche est assez compliqué à analyser. »
- 18:00Mathilde PanotPromesse
« Nous demandons à sortir du commandement intégré de l'OTAN. »
- 19:15Mathilde PanotFait
« Nous avons un problème de vassalisation avec les États-Unis. »
- 33:37Mathilde PanotFait
« Pourquoi est-ce que ça ne fait pas la une de tous les médias en continu ? Normalement, ça devrait faire la une de tous les médias en continu. »
- 39:51Nella TrousseFait
« Vous faites partie des jeunes si on compare à la pyramide des âges en France. Pourtant à 37 ans, vous faites déjà aussi partie des plus anciens à l'Assemblée nationale. »
- 41:08Mathilde PanotPromesse
« Tout le monde peut devenir député y compris tout le monde peut faire de la politique. »
- 44:56Mathilde PanotChiffre
« nous sommes déjà en France le pays avec euh le plus haut taux de cancer du sein au monde »
- 44:56Mathilde PanotChiffre
« aux Antilles notamment du fait du chlorécon le plus fort taux de cancer de la prostate au monde »
- 44:56Mathilde PanotChiffre
« 2500 enfants qui sont diagnostiqués chaque année avec un cancer dont 450 vont en mourir chaque année »
- 45:35Mathilde PanotFait
« sans aucun vote ni de la ni du Parlement européen ni du Parlement français vont arriver des centaines de pesticides qui sont interdits en Europe »
- 46:09Mathilde PanotChiffre
« ce qui est dénoncé aujourd'hui par 2300 médecins européens »
- 46:42Mathilde PanotChiffre
« il voulait enlever 15 millions d'euros. C'est François Baou qui l'avait décidé à l'époque à la recherche pédiatrique »
- 46:42Mathilde PanotChiffre
« le dernier projet de loi de financement de la sécurité sociale c'est 4 milliards en moins et ils veulent encore en enlever deux dans les coupes budgétaires »
- 50:25Mathilde PanotFait
« le narcotrafic n'y est qu'abordé de façon incidente et même à peine vraiment évoqué »
- 53:04Mathilde PanotPromesse
« nous choisirons notre candidat en temps voulu »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Nous sommes à 1 an tout juste de la prochaine présidentielle et le paysage politique reste particulièrement brumeux. Le RN attend une décision de justice pour connaître son ou sa candidate. La droite et le centre pourraient finir par s'unir autour d'une seule incarnation, mais personne n'est d'accord sur la méthode. La gauche social-démocrate n'a pas elle non plus de candidat naturel au point qu'un ex-président tropin populaire pour se représenter François Hollande assume désormais de se préparer à y retourner. Seule exception dans ce brouillard, la France insoumise où pour le coup tout est plus clair. Un chef incontesté en interne, Jean-Luc Mélenchon qui a 74 ans s'apprête à repartir à la conquête de l'Élysée pour la 4e fois d'affilé. Il lui avait manqué 600000 voix pour
accéder au second tour en 2017, 400000 en 2022. On va y venir. Math-il Panot, comment casser ce plafond de verre en 2027 ? Et les filles croient beaucoup à son nouveau concept controversé, la Nouvelle-Fance. On va y venir là encore avec une invitée membre du tout premier cercle de Jean-Luc Mélenchon, député du Val de Marne, président du groupe LFI à l'Assemblée. J'ai déjà cassé le suspense. Mathilde Panot est en direct sur France Interne mais aussi sur France info canal 16 de la télé et en partenariat avec le journal Le Monde. Nous sommes ensemble jusqu'à 13h en direct pour répondre à toutes les questions politiques. France inter question politique Julien Né bonjour à vous Mathil Panu. Bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation à mes côtés pour vous interviewer
aujourd'hui. D'abord NA la trousse, rédactrice en chef politique de France Télévision. Bonjour Nella. Bonjour. Avec vous, on va essayer de un peu mieux connaître Mathilde Panot tout à l'heure. Oui. Qui est élu depuis près d'une décennie désormais, vous êtes l'un des visages les plus connus de la France insoumise. Pourtant, les Français ne savent quasiment rien de vous. Ils vous identifient mais on ne sait rien de ce qui vous anime, ce qui vous fait rêver. Vos ambitions porterait dans un peu moins de 30 minutes. Et à tout à l'heure, Néla. Et à vos côtés Abel Mestre du journal Le Monde. Salut Abel. Bonjour, avec vous, on se projettera en fin d'émission comme d'habitude sur 2027 avec une question qui fera débat pendant la campagne. Oui, ce sera celle de la sécurité, des
adversaires et même certains anciens camarades insoumis comme François Ruffin reprochent à Éléfi une vision antipolis qui serait inaudible, ce dont Éfi se défend évidemment. À droite, à l'extrême droite, ce thème sera au centre de la campagne. Alors, on demandera à Mathilde Panot quelle est la vision et lesfi de la sécurité. Merci à tous les deux et à tout de suite. Mais d'abord, Mathilde Panotu, quelques questions d'actualité. On commence bien sûr avec les événements de la nuit à Washington en plein galat annuel des correspondants de la Maison Blanche auquel Donald Trump participait pour la première fois. Un homme a ouvert le feu dans le hall de l'hôtel. Le tireur a été interpellé, un policier a été blessé et le président américain a été immédiatement exfiltré. Comment vous
avez réagi ? Tout simplement en découvrant ces images. Mathieu Panot. Alors déjà, bonjour à vous. Merci pour l'invitation. Je suis ravie d'être là. Je me permets avant de répondre à votre question de dire quand même que je ne trouve pas acceptable que France Télévision n'ait pas présenté d'excuses publiques suite à la mise en demeure de l'ARCOM. On va y venir tout de suite. On va clarifier la situation. Les mensonges qui ont été réitérés face à Manuel Bompard dans cette même émission notamment à l'encontre de Zoran Mamdani et de Luna, cette agence des Nations- Unies pour les réfugiés palestiniens. Et je tenais à le dire en préalable de cette émission parce que je crois que les mots comptes, la vérité aussi et que c'est la condition d'un débat démocratique serein.
Alors les mots comptes, la confiance aussi. On va tout de suite clarifier la situation avant de venir à l'actualité. En effet, vous faites référence à une décision de l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel qui date de vendredi et qui a décidé de mettre en demeure en effet France Télévision et Radio France pour une séquence dans une émission précédente de questions politique. C'était le le 9 novembre dernier avec l'un de vos camarades insoumis, Manuel Bompard, à propos du maire de New York, Zoran Mamdani en effet et notre conseur de France Télévision avait alors c'est vrai commis un certain nombre d'erreurs, d'imprécision en questionnant Emmanuel Bompard sur ce sujet. Il faut rappeler quand même les faits Mathilde Panot 2 jours après 48 heures après sur le site
de Radio France et sur nos réseaux sociaux, nous avons fait immédiatement un correctif factuel pour et bien rectifier, corriger les erreurs et les imprécisions de ce jour-là. Et puis dans l'émission suivante, le dimanche suivant avec Jean- Noël Barreot dans mes souvenirs, notre concert de France Télé s'était excusé publiquement. Donc on peut le refaire aujourd'hui après la décision de l'ARCOM dont nous prenons acte. Mais de fait nous avions apporté les corrections nécessaires et l'émission peut commencer si ça vous dérange. Tout à fait. L'émission peut commencer. Je signale juste que l'Arcom dit que le correctif était insuffisant. C'est pour ça que je me permets d'en reparler. Alors les corrections sont toujours disponibles en ligne et tout le monde peut aller les corriger, les consulter
pardon sur Donald Trump et l'incident et la violence en politique qui évidemment n'a jamais sa place dans une démocratie. Oui oui, il faut condamner mais en fait faut aller au fond du sujet. Le problème des États-Unis, ce qu'on ne veut jamais voir arriver en France, c'est qu'il y a 400 millions d'armes en circulation chez des particuliers, c'est-à-dire plus d'armes en circulation que le nombre d'habitants aux États-Unis avec les conséquences que l'on voit, la conséquence de ce qui s'est passé euh hier soir, mais aussi des fusillades meurtrières dans des écoles, mais aussi un nombre de personnes qui sont tuées par des armes à feu qui explosent aux États-Unis. Et donc la question c'est que tous ceux qui disent qu'une société est plus sûre lorsque des gens possèdent
des armes et bien mènent à ce à ce type de choses qui évidemment désastreux. Mathil Panu. Le sujet c'est d'abord que le président des États-Unis a été pris pour cible pour la troisème fois en moins de 2 ans cette nuit. Quelle est votre réaction ? Vous avez été choqué par que vous avez vion. Oui oui bien sûr mais moi je je ne serai jamais d'accord avec la violence physique et je vais vous dire pour vaincre l'extrême droite il faut faire ce qui a été fait il y a quelques jours en Hongrie. C'est-à-dire par les urnes, par le fait que l'abstention est en train de baisser. vaincre euh ce qui était l'allié euh de de l'extrême droite Trumpis, c'est-à-dire Victor Orban, qui a été vaincu dans les urnes. Et c'est comme ça que nous voulons vaincre l'extrême droite.
À ce propos, Mad Panu, je me souviens qu'en février dernier, euh vous-même à Lfi, le siège du parti avait été pris pour Cible par une alerte à la bombe. Le siège avait été évacué. Vous avez des nouvelles de l'enquête depuis où ça on est ? Nous n'avons pas de nouvelles et je le dis, dans mon groupe, il y a plus d'une dizaine de personnes qui sont régulièrement menacé de mort. Jean-Luc Mélenchon lui-même, bien sûr. Jean-Luc Mélenchon lui-même. Il y a d'ailleurs des gens qui ont été condamnés à 9 ans de prison pour cela et euh donc évidemment euh nous sommes nous menacés par l'extrême droite de manière très forte et je le redis, la démocratie et la confrontation des idées doit se faire dans les urnes et au sein des assemblées. C'était l'extrême droite en février
l'alerte à la bombe ou vous vous dites que vous êtes visé par l'extrême droite. Oui. élah oui par exemple euh euh je peux vous dire que lors du dernier procès de Jean-Luc Mélenchon où il y avait euh une Logan Nisan comme il s'appelle qui était celui qui avait prévu des attentats à la fois contre des musulmans mais aussi contre Christophe Castaner ou Jean-Luc Mélenchon a été condamné à 9 ans de prison et d'ailleurs continue d'exercer des menaces contre nous puisqu'il en a exercé contre moi par exemple et justement est lié à de nombreux groupuscules d'extrême droite et lui-même d'extrême droite comme il il l'affirme lui-même. Alors, un autre président a lui aussi fait parler de lui cette semaine sur un tout autre sujet beaucoup moins lourd. Heureusement, Emmanuel Macron était en
déplacement à Chypre jeudi, et au cours d'un échange avec des écoliers, il a déclaré ceci : "J'ai pas fait de politique avant et j'en ferai pas après." Tu vois, vous avez entendu le président, vous y croyez vous, Emmanuel Macron qui arrête la politique l'an prochain ? Je ne sais pas si j'y crois mais je pense que le peuple de France serait soulagé de ne plus avoir Emmanuel Macron après 10 ans de politique qui ont détruit notre pays. Détruit notre pays avec 1,2 million de personnes qui sont tombées sous le seuil de pauvreté. Je rappelle que ce ne sont pas juste des chiffres, que ce sont des gens et que généralement en France en moyenne on met six générations à sortir de la pauvreté. Que là aussi le peuple de France sera soulagé de ne plus avoir un président qui abaisse la France au
niveau international lorsqu'elle ne dit pas non au génocide du peuple palestinien. lorsqu'elle ne dit pas non clairement à la guerre illégale de Trump et de Netanyahou en Iran ou encore euh au Liban et que euh le peuple de France sera soulagé d'enfin voir partir un président qui décide de décider contre tout un peuple par exemple avec la retraite à 64 ans. L'an prochain, ça fera 10 ans qu'Emmanuel Macron euh est au pouvoir. Vous vous en gardez rien de positif vraiment au bout de 10 ans. Vous pouvez pas sortir une mesure positive du du double quinquena Macron. Bah par exemple, je peux vous citer une mesure positive qui est celle que nous avons forcé avec les associations féministes notamment qui est celle d'avoir inscrit le droit à l'avortement dans la constitution. Mais ce sont les
parlementaires et les associations qui ont forcé Emmanuel Macron à le faire. Sinon, non, nous n'avons rien à dire de bien de monsieur Emmanuel Macron si ce n'est qu'il a détruit la question de notre état de droit, qu'il a détruit et qu'il a accru les inégalités dans notre pays et qu'il est temps qu'il s'en aille. Ce dimanche, on commémore aussi Mathilde Panot les 40 ans de la catastrophe de Ternobyl, pire accident nucléaire civil de l'histoire qui a causé alors les chiffres divergent entre 4000 et 100000 morts selon que les chiffres viennent de l'ONU ou de Greenpeace. Vous pensez toujours que la France doit sortir du nucléaire ? Oui, plus que jamais. Et d'ailleurs cette vous avez dit pire catastrophe nucléaire de l'histoire, ce qui est civile de l'histoire, ce qui est vrai,
mais c'est une catastrophe qui continue encore aujourd'hui. Quand vous regardez par exemple les sols, il y a toujours de la Corse à l'Alsace, y compris dans notre propre pays. Je rappelle les mensonges qui étaient dit à l'époque d'un nuage de Tchernobyl qui n'aurait pas passé la frontière. Il y a encore des substances radioactives qui viennent de Tchernobyl qui sont retrouvées encore aujourd'hui dans les sols avec des conséquences qui sont des conséquences de long terme. Vous vous vous félicitez quand même qu'en plein choc pétrolier lié au blocage du D3 d'Ormous, on est le nucléaire en France, qu'on soit souverain en terme de production d'électricité, qu'on ne dépende pas du pétrole de nos voisins. Je me féliciterai que nous ayons euh des énergies renouvelables et si nous nous
avions des des énergies renouvelables, nous serions dépendant de personne puisque je rappelle que notamment le nucléaire civil dépend de l'uranium et que nous n'avons pas d'uranium en France. Donc là aussi, nous sommes dépendants d'utres pays. Donc nous nous battons pour le 100 % énergie renouvelable. C'est crédible ça ? À quel terme ? Voilà. Bah alors nous euh on avait un terme qui avait été fixé. Évidemment, on a pris beaucoup de retard et en plus de cela, il a eu le grand carénage qui a coûté 100 milliards d'euros euh à la France. Donc euh le terme à chaque fois euh se reporte mais vous avez y compris l'adè Negaw qui disent qu'il est possible d'aller au 100 % énergie renouvelable. Et je voudrais dire un mot quand même pour ceux dont on ne parle jamais, c'est-à-dire les sous-traitants du
nucléaire qu'on appelle les nomades du nucléaire qui sont ceux qui reçoivent le plus gros de la dose radioactive et qui font aujourd'hui plus de 80 % des opérations de maintenance nucléaire qui font que aujourd'hui dans notre pays, nous avons un nucléaire low cost et je crois que pro ou antinucléaire, nous devrions tous nous inquiéter de cette perte là aussi d'expertise sur le nucléaire français. Je parlais du choc pétrolier en cours lié à la guerre au Moyen-Orience. Le gouvernement a adopté de nouvelles mesures en en début de semaine, en particulier pour les 3 millions de travailleurs parmi les plus modestes. En moyenne 20 centimes de baisse des prix à la pompe. Est-ce que vous saluez ce geste ? Non, ça concernerait seulement 4 % des Français et nous nous voulons un bon
sens à vos yeux ou pas. Nous nous voulons un blocage des prix qui concernerait tout le monde immédiatement et qui serait plutôt d'une hauteur de 40 centimes puisque nous nous voulons bloquer les prix à 1,70 €. Le gouvernement rétor que ça créerait des pénuries au bout de quelques semaines. Mais ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Ça a déjà été fait dans notre pays notamment lors de la guerre du golf. Ça a déjà été fait en 2020 sur le gel hydroalcoolique et vous le savez, nous avons un pouvoir de réquisition s'il y avait vraiment euh des pénuries euh euh qui devaient avoir lieu. Donc ce n'est pas vrai que le blocage des prix euh crééit ça. Par contre, ça permettrait de soulager immédiatement les Français et les Françaises en faisant payer ceux qui spéculent sur la crise parce que ceux
qui spéculent sur la crise, c'est notamment total puisque le vos collègues du Financial STAM ont montré que en un mois seulement, ils ont fait un milliard de surprofit. Ces gens sont des profiteurs de guerre. Il faut les taxer donc. Mais bien sûr qu'il faut les taxer. Et d'ailleurs, moi je suis surprise de voir les cinq plus grands pays européens demander une taxation sur les super profits et que la France n'en fasse pas partie. Et nous demandons plutôt qu'il y ait des coupes de 6 milliards, à hauteur de 6 milliards comme annoncé par le gouvernement, qu'il y ait un projet de loi de finance rectificatif qui nous permett d'aller chercher des recettes sur ceux qui profitent de la guerre aujourd'hui. Un dernier mot sur l'actualité de demain. Cette fois-ci, le rapport à
l'oncle controversé puisque les premières fuites sont arrivées dans la presse sera soumis au vote des députés de la commission d'enquête demain. Quatre membres de LFI sont membres de cette commission d'enquête. Est-ce qu'ils voteront pour la publication de ce rapport demain ? Alors, nous allons avoir une discussion avec le groupe parce que nous sommes face à un dilemme comme beaucoup des groupes parlementaires. D'un côté, euh, normalement, vous ne votez pas en sur la question des mesures et sur le fond du rapport. Vous votez pour savoir si le rapport peut-être publié ou non publié. Si vous votez en faveur de la publication du rapport, du coup, vous admettez un travail parlementaire qui est un travail parlementaire à la limite de la diffamation, absolument malhonnête
et qui est à l'image de cette commission d'enquête. ce que vous avez vu dans les premières fuites de presse, un milliard d'économie par exemple avec la fusion bien compris, on a bien compris que l'extrême droite voulait détruire l'audiovisuel public pour permettre à ses amis milliardaires et notamment à Bolloré de mettre toute la main sur l'information et notamment sur un enjeu très fort qui est la démocratie. ou bah oui mais vous comprenez le dilemme dont je suis en train de parler et c'est ça don dont on va décider avec le groupe c'est que si vous votez pour le rapport est publié c'est un très mauvais rapport parlementaire si vous votez contre vous aurez alors un des des une extrême droite qui va pleurer sur ce qui s'est passé mais je vais vous dire ce qui est
dommage dans cette commission d'enquête c'est queon passe à côté d'un débat dont on ne fera pas l'économie sur ce que doit être l'audiovisuel public et nous nous défendons un audiovisuel public qui est fort qui est indépendant qui est doté de moyens et je parle notamment de la titularisation des travailleurs dans le service public de l'audiovisuel. Mais aussi et il faut poser la question, il faut aussi poser la question de ce qui ne va pas dans l'audiovisuel public et je le dis puisque ici nous sommes à France Inter, il y a une question par exemple de savoir pourquoi est-ce que Guillaume Muris, des voix comme Guillaume Muris, Julia Foy et Pierre Emmanuel Bar et d'autres ont été soit licenci soit remerci. Oui, mais je le dis parce que ça c'est un débat sur la
démocratie et la question du pluralisme qu'il faut aussi prendre à bas le corps tout en défendant l'audiovisuel public ce que nous faisons face notamment aux milliardaires et à l'ingérence très forte. Et nous, je le dis, nous démantellerons l'Empire Boloré en arrivant au pouvoir. Allez, ouvrons la conversation dans cette émission avec vous Néela, la trousse et et à Belestre. On commence avec la situation internationale. Je le disais, la guerre lancée par les États-Unis et Israël en Iran puis au Liban dure depuis bientôt 3 mois. Dé cesser le feu très fragile dans les deux pays sont en cours ont été prolongés par Donald Trump cette semaine ce qui n'a pas empêché Israël et le Esbola de reprendre leur frappes ce weekend. Une reprise des négociations entre
américains et iraniens était espérée ce weekend mais Donald Trump l'a annulé hier soir. Est-ce que les perspectives de paix s'éloignent encore un peu plus à vos yeux ? Ma-thil Panu oui, elle s'éloigne malheureusement notamment parce que vous avez un un monde et une communauté internationale qui laisse Trump et Netaniaah embarquer l'ensemble du monde dans une guerre qui, je le rappelle, est une guerre illégale et que donc la question qui doit être posée, c'est de savoir notamment ce que fait alors le monde mais notamment la France. Et la France devrait par exemple proposer que ces négociations aient lieu au sein de l'Organisation des Nations-Unies et non pas en dehors du droit international avec une loi du plus fort qui devrait s'exprimer. La France devrait construire un front du refus
avec d'autres pays, par exemple l'Espagne qui dit non à cette guerre illégale. Bref, la France devrait agir pour la paix et notamment décider de sanction à l'encontre de Netanyahou car il est aberrent de voir qu'il y a 19 trains de sanction contre Poutine pour la violation du droit international en Ukraine et toujours zéro contre Netaniaahu alors qu'il est en train d'annexer le Sud Liban qu'il continue le génocide à Gaza et la colonisation en 6 Jordanie. dans son intervention dimanche dernier lors d'un rassemblement pour le Liban, Jean-Luc Mélenchon a dit que si le gouvernement français avait été un gouvernement insoumis, il se serait porté enfin la France se serait porté au secours du Liban tel qu'il était. Je je cite hein. Ça veut dire quoi ? Ça veut
dire que la France devrait intervenir au Liban face à Israël. Devrait ou c'est plutôt la voie diplomatique que vous venez de décrire ? C'est Non, par exemple, je vais vous dire quelque chose de très concret. On parle beaucoup de la question du désarmement du Esbola. Euh vous avez l'armée régulière libanaise qui aujourd'hui n'a pas les moyens d'assurer la souveraineté du Liban. Nous nous aurions aidé l'armée régulière libanaise pour qu'elle puisse faire face notamment euh aux attaques et aux atteintes du droit international de Netaniaahou qui explique tout simplement qu'il veut faire du Liban comme il le fait à Gaza. Et je vais vous dire tout ce qui est en train de se passer en aidant en aidant logistiquement en aidant logistiquement la l'armée régulière libanaise de même que nous
nous demandons à ce qu'il y ait la possibilité pour la finule du droit de répliquer. Vous savez qu'il y a cinq soldats qui sont ont été tués de la finule dont deux sont des Français. Je pense évidemment à leur famille aujourd'hui. Il y en a un troisème qui est malheureusement blessé. Et bien nous nous voulons que la finule puisse répliquer et il est absolument insupportable de voir que le Liban est ainsi laissé sans sans aucune aide alors qu'il nous app sur ce sujet sur les casques bleus français dont vous venez de de parler. Euh Jean-Luc Mélenchon le dit hein de lors de son intervention dimanche dernier. Il il attaque très euh de façon très virulente le gouvernement Netaniaou mais il parle pas du Esbola. Pourquoi il n'en parle pas ? Alors que tous les
observateurs disent que tout toutes les pistes convergent vers le Esbola dans la responsabilité de cette de cette attaque pour alors il a dit il a dit exactement quel que soit le responsable il doit être retrouvé et puni oui mais nous nous ne savons pas vous non plus vous ne savez pas mais si c'est le si c'est des gens dubola alors ils doivent être de même punis mais je vais vous dire une des raisons pour lesquelles nous ne parlons pas dubola parce que moi je ne supporte plus d'entendre que ce serait une guerre contre lebola que mène Netaniaou non c'est une guerre contre le peuple libanais. Lorsque vous avez une de vos collègues journalistes qui a été encore récemment tuée, qui est la 9e qui a été tuée ? Est-ce le esbola ? Elle a été délibérément visée quand vous avez 100
secouristes qui ont été là aussi visés dans des ambulances, cela n'a rien à voir avec le esbola. Et je veux dire un dernier mot sur le massacre du 8 avril dans lequel plus de 300 libanais ont été tués dans des frappes qui étaient destinées à semer la terreur dans le peuple libanais. Cela n'a rien à voir avec le Esbola. Donc la guerre contre le Esbola est un prétexte. Est-ce qu'on peut est-ce qu'on peut est-ce qu'un responsable ou une responsable politique pardon euh peut évoquer les deux ? Évoquer aussi bien euh l'armée israélienne que le Esbola ? Est-ce que c'est possible ou est-ce qu'il faut euh Mais non parce que je vais vous je vais vous dire c'est un peu comme si je devais vous faire un parallèle un peu comme lorsqu'on expliquait sur dans tous les médias et dans beaucoup de discours
politiques que Netaniaahu était en train de mener une guerre contre le Hamas. Ce n'est pas une guerre contre le Hamas, c'est une un génocide contre le peuple palestinien. et là de même donc moi je vais vous dire dans la communication de l'arméenne le gouvernement libanais souhaite démilitariser les milices et notamment le esbola c'est eux qui souhaitent queon enlève les armes aubola je suis d'accord avec cela mais pour qu'il puisse faire cel alors il lui faut une armée qui est capable d'assurer la souveraineté du Liban d'où le fait que je parlais de l'armée régulière libanaise tout à l'heure. Donc nous ce que nous aurions fait c'est aider l'armée régulière libanaise. Et je vais vous dire, moi là où j'ai honte, c'est de voir que la France ne s'est pas clairement exprimé pour demander la
suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël alors que plus d'un million de citoyens en Europe le demandent. Qu'il n'y a toujours pas d'embargot sur les armes, qu'il n'y a toujours pas de sanction à l'encontre de Netania. Et pire que ça, nous avons un ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barreot qui reprend les mots d'une ancienne première ministre israélienne qui s'appelle Golda Mayer. Il il répond alors à une sénatrice au Sénat. Et euh cette ancienne première ministre israélienne était elle aussi une suprémise qui niait l'existence du peuple palestinien. Et il reprend ses mots pour dire là où nous en voulons aux Arabes, c'est ça qui est normalement la phrase qui lui a rattribué. Il a dit aux ennemis, ce n'est pas de tuer nos propres enfants,
c'est de nous forcer à tuer leurs propres enfants. C'est indécent de faire des choses comme ça. Quand le Jean Noël Barreot depuis Israël dit qu'il accepte le plan Trump, ce plan de Riviera qui veut construire des data center sur le cimetière du peuple palestinien à Gaza. Oui, ce n'est pas le rôle de la France parce que la France dans l'histoire a a été une voix qui a été entendue pour le droit international et pour les droits des peuples à s'autodéterminer. la trousse allez au bout de votre pensée, vous êtes en train de dire que la France est alignée voire est vassale des États-Unis. Ah, je pense que depuis longtemps, nous avons un problème de vassalisation avec les États-Unis. C'est d'ailleurs pour cela que depuis longtemps, et ça ne date pas juste de Donald Trump, nous
demandons à sortir du commandement intégré de l'OTAN et notamment pour faire en sorte que la France soit une voie non alignée au service de la paix. Regardez les comment vous faites si vous sortez de l'OTAN l'an prochain que vous arrivez au pouvoir, comment vous faites pour peser dans le concert des nations ? On voit le retour des grands prédateurs aujourd'hui. Vous voyez les guerres qui éclatent partout y compris au per aux portes de l'Europe. Si on sort de l'OTAN, comment la France pèse ? Alors la France, elle pèse justement en construisant ce front du refus dont je parlais juste avant. Regardez par exemple en Europe, le seul dirigeant dont on entend un peu la voix, y compris qu'il y a une voix écoutée à l'international, c'est Pedro Sanchez en Espagne. Pourquoi ? Parce que quand il
dit non à la guerre illégale, il ne dit pas juste des mots. Il dit interdiction du survol de notre territoire, ce que la France ne fait pas. Il dit interdiction euh d'utiliser des bases pour l'armée américaine alors que la France décide de les de laisser utiliser ses bases par l'armée états-unienne. Oui, mais comment est-ce qu'on pèse comment est-ce qu'on pèse en défendant le droit international et en créant des coopérations avec d'autres États qui pe la coalition des volontaires que Macron a mis en place enfin contribué à mettre en place pour l'Ukraine. C'est ça que vous Oui. Le problème de la coalition des volontaires un modèle. Non [rires] loin très loin de cela. Nous sommes de la diplomatie. Mais je vais vous dire le problème de la coalition des volontaires, quel est-il ? C'est que il
reste toujours dans justement un cadre qui est un cadre États-Uien, notamment quand vous avez eu l'été dernier la à la fois le chantage qui a été fait sur les 5 % du PIB qui devaiit être donné à l'OTAN, mais aussi le fait que l'Europe devait acheter je ne sais plus combien de milliards d'armes aux États-Unis. Et bien vous savez quand nous achetons des armes aux États-Unis, ce n'est pas vous avez acheté l'arme et vous pouvez l'utiliser. C'est y compris les États-Unis restent du coup décisionnaire pour savoir si vous pouvez envoyer tel ou telle chose. Oui, nous avons intérêt à avoir une voix forte au service de la paix. Mathilde Panne, vous êtes sûr ? Vous pouvez dire aux français qui vous écoutent, oui, vous serez plus en sécurité en dehors de l'OTAN dans ce
monde encore une fois de de violence. Oui, je crois que les tout le monde est en train de comprendre dans quelle folie est en train de nous entraîner Donald Trump. Mais c'est Donald Trump ou c'est l'OTAN ? Mais écoutez l'OTAN don le le chef le cœur de l'OTAN, c'est justement l'alignement sur la stratégie des nation des États-Unis. Et alors, vous comprenez que si on s'aligne sur des États-Unis, alors là c'est exagéré avec Trump mais je le dirai de manière constante et même avant Trump, mais tout le monde comprend que les intérêts États-uniens ne sont pas nos propres intérêts. Avec quel pays on pourrait construire cette alliance. Je parlais de l'Espagne, je parlais du Mexique, je parlais de la Colombie, je parle de l'Afrique du Sud, enfin il y a il y a plein de pays avec lequels on
peut construire des choses. D'ailleurs, vous savez qu'il y a des initiatives, par exemple l'initiative de LAAE qui a regroupé plusieurs pays qui voulaient justement défendre le droit international qui, par exemple disent qu'il n'est pas normal que Netaniaou qui est sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale puisse continuer à survoler je ne sais combien de pays qui ont décidé ensemble de ne pas laisser des armes transiteres pour aller vers Gaza être utilisé dans le cadre du génocide. Donc il y a des pays qui prennent des initiatives et la France serait forte à leur côté. Mathilde Panot euh mardi prochain là dans 2 jours, la ministre en charge des discriminations, Aurore Berger convie tous les patrons de groupe parlementaires, vous compris donc à une
réunion pour réécrire euh la la loi Yadon contre les nouvelles formes d'antisémitisme. Est-ce que vous serez à cette réunion ? Alors oui, nous on va y aller parce qu'on a des choses on a des choses à dire. Mais moi je vais vous dire si c'est euh l'objet de faire une loi d'ambi, c'est-à-dire d'assimiler la critique du gouvernement israélien avec de l'antisémitisme, alors nous combattons de toutes nos forces. Cette loi, comme elle a été combattue par plus de 700000. C'est une interprétation, ça fait débat. C'est une interprétation du texte mais c'est pas ce qui interprétation. C'est-à-dire qu'il a cinq rapporteurs des Nations- Unies qui disent que c'est un danger pour nos libertés publiques. Vous avez un ancien juge antiterroriste Marc Trévidier qui dit de même que c'est un grand danger pour
Je rappelle pour nos auditeurs Mathilde Panu. Je rappelle pour nos auditeurs et téléspectateurs la loi Yadan qui a été retirée de l'ordre du jour la semaine dernière notamment sous la pression des députés insoumis va donc faire l'objet d'un projet de loi d'initiative gouvernementale dans les prochaines semaines et le texte vise pour le dire rapidement à lutter donc contre les nouvelles formes d'antisémitisme en punissant d'un côté les provocations y compris implicites à des actes terroristes. C'est ça qui fait débat. Et elle crée aussi un délit pour appel public à la destruction d'un état reconnu par la France, ce qui est le cas d'Israël mais aussi de la Palestine. Voilà pour nos auditeurs et téléspectateurs. Ça pour vous ça revient à empêcher les Français de publiquement
critiquer Benjamin Netaniou. Bien sûr. Pourquoi ? Bien sûr. C'est c'est ce que disent alors encore une fois cinq rapporteurs des Nations- Unies, toutes les associations des droits humains, la commission nationale consultative des droits humains qui disent de même. Pourquoi ? Parce que par exemple, si vous critiquez Netaniaou sur le fait que par exemple, il est en train d'institutionnaliser la partartide jusque dans la peine de mort, à ce moment-là vous pourriez tomber sous le coup de cette loi. Je vais vous donner un exemple sur la destruction, l'appel à la destruction d'Israël par exemple. Qu'est-ce qu'il se passe pour une personne comme ça arrive dans beaucoup y compris de Palestiniens qui rêvent de cela qui appelle un un seul état binational avec égalité de droit entre
citoyens israéliens et citoyens palestiniens. Êt-vous, est-ce que vous appelez à la destruction d'Israël ? Peut-être. Donc peut-être que vous tombez sous le coup de cette loi. Je donne un autre exemple. Si vous critiquez les colonies israéliennes qui aujourd'hui de fait sont des territoires euh israéliens même si ils contreviennent à toutes les résolutions de l'ONU et je rappelle que Israël a euh bafoué 1200 résolutions de l'ONU. Est-ce que du coup vous tombez sous le coup de cette loi ? Ce que nous nous avons à dire ce que nous nous avons à dire c'est que nous ne voulons pas qu'on sépare la lutte contre l'antisémitisme de la lutte contre tous les racisme. Et ce commande par exemple la Commission nationale consultative des droits humains, c'est que si les préjugés antisémites existent
malheureusement partout dans la société, ils sont toujours massivement à l'extrême droite, c'est-à-dire les mêmes qui sont islamophobes, négrophobes, xénophobes et donc il faut lutter contre toutes les discriminations et tous les racismes. Donc l'antisémitisme n'est pas résiduel comme l'avait dit Jean-Luc Mélenchon. Il parlait il parlait des manifestations pour la Palestine et non nous n'avons jamais dit que l'antisémitisme était résiduel Mélon le 2 sur ce il a lui-même il a lui-même expliqué qu'il ne parlait pas de ce qui se passait dans la société mais de ce qui se passait dans les manifestations pour la Palestine qui était exent d'antisémitisme. Allez avançons. Entrons maintenant au cœur du projet de la France insoumise Math-il Panu avec ce concept défendu par
Jean-Luc Mélenchon comme ici à Toulouse en janvier pendant la campagne des municipales. Nous avons besoin d'élection municipales qui puissent être une démonstration du niveau de conscience politique du peuple français dans sa diversité, de la capacité de nos listes à incarner la Nouvelle-Fance, celle du grand remplacement, celle de la génération qui remplace l'autre parce que c'est comme ça depuis la nuit des temps. Abel Mestre. Oui. Alors, ce concept de Nouvelle-Fance qui avait été déjà euh développé par Jean-Luc Mélenchon lors de la première rencontre des quartiers populaires, ça il y a quelques années, euh peine à convaincre, y compris à gauche, beaucoup y voi un risque d'essentialiser les Français issus de l'immigration et d'exclure ceux qui ne le sont pas ou ceux qui ne s'identifient
pas comme tel. Qu'est-ce que vous leur répondez à ces à ces critiques ? Alors, au contraire, la Nouvelle-France, c'est un concept qui ne permet justement de n'exclure personne et qui permet que la France regarde vers son avenir en justement en assumant l'ensemble des composants du peuple de France. Alors, évidemment, on a beaucoup focalisé notamment de la part de l'extrême droite, mais pas que sur le fait que nous parlions des personnes héritières de l'immigration, personnes racisées, en disant que au début de la 5e République, il y avait une personne sur 10 qui avait un grand-parent étranger. Désormais, c'est une personne sur trois. Mais on pourrait parler de beaucoup d'autres composantes de cette Nouvelle-Fance. Par exemple, au début de la 5e République,
vous aviez une homosexualité qui a été encore pénalisé. Aujourd'hui, elle est légalisée. Les femmes n'avaient pas le droit d'avorter. Elles n'avaient pas la pilule. Euh vous avez, par exemple, une famille euh monoparentale euh sur 10 dans les années 1970. Aujourd'hui, c'est une famille monoparentale sur quatre et on devrait parler plutôt de maman d'ailleurs seul avec des enfants puisque à immense majorité ce sont des femmes. Et tout ça doit avoir une traduction politique. En fait, ce que dit la Nouvelle-France, c'est le pays tel qu'il est aujourd'hui et qui ne supporte plus que les mains de son avenir soient uniquement dans les mains de certaines personnes. À l'époque, c'était évidemment des hommes. Alors maintenant, on considère un peu moins que les femmes
sont des intruses en politique, mais qui permet justement de dire que nous nous voulons dans l'entièreté de nos composantes pouvoir justement prendre les mains sur notre avenir politique et je le dis à un moment où nous avons un gouvernement avec 14 millionnaires dans le conseil des ministres. Pardon mais enfin dans ce que j'entends et de ce que vous expliquez de la Nouvelle-France, je retrouve peu ou prou ce qu'Emmanuel Macron appelé le nouveau monde en 2017. En fait, vous réactualisez ce concept, c'est ça ? Je ne je me rappelle absolument pas de de son concept de nouveau monde, mais peut-être que vous allez me l'expliquer. Bon, il expliquait qu'il y avait un ancien monde qui avait vocation à disparaître et qu' fallait une assemblée plus représentative notamment dans son
incarnation politique mais aussi dans ce qu'elle portait comme combat. Bah en tout cas en tout cas si si si c'est la manière dont il l'a porté quand on voit le résultat, je disais par exemple d'un conseil des ministres dans lequel le patrimoine moyen est de 1,5 million d'euros, je pense qu'on est très très loin. Il y a une dimension de de de combat de classe aussi dans cette Nouvelle-Fance. Ouais, bien sûr, bien sûr. Nous, on assume et on est fier qu'il y ait par exemple à l'Assemblée nationale des ouvriers spécialisés comme Laurent Alexandre qui est dans mon groupe, des chauffeurs de taxi, des professeurs, des associatifs, des syndicalistes. Et c'est ça aussi l'éruption de la Nouvelle-France, vous êtes pas en train de remplacer la lutte des classes par la lutte des races
comme certains à gauche vous le reprochent. Certainement pas. Et je crois que c'est eux qui ont peut-être un problème avec le fait que euh nous pointions cette question-là, mais qui est une question réelle. À un moment, est-ce que est-ce que ça nous interroge collectivement ? Le fait que par exemple l'Assemblée nationale ne ressemble pas au pays. Moi ça m'interroge. Moi je je m'interroge quand je vois par exemple Bali Bagayoko. Assemblée. Soyons clair mail pas il faudrait plus de noir et d'arabes à l'Assemblée. C'est ça que vous dites. Il faut une assemblée nationale qui ressemble au pays dans toutes ses composantes y compris dans sa composante ouvrière y compris dans sa composante associative. Oui, bien sûr. Je vais vous dire ce qui est fait à Bali Bagayoko,
c'est pas seulement du racisme crasse. C'est un signal qui est envoyé à toutes les personnes noires et arabes de ce pays de "Vous ne pouvez pas faire de politique, sinon directement on vous fera des procès sur le fait que vous n'êtes pas tout à fait fidèle à la France que qui sont des procès d'ailleurs qui ont existé dans notre histoire contre d'autres personnes." Justement, Bayuko donc nouveau maire de Saint-Denis en scène Saint-Denis a dit qu'il ne se retrouvait pas dans le terme racisé, terme que beaucoup à gauche utilisent et les filles aussi. vous l'avez utilisé il y a à peine quelques minutes. Oui. Est-ce que Est-ce qu'il faut revenir sur l'emploi de ce terme ? Est-ce que c'est un est-ce que c'est un terme qui est plus dans le domaine de la recherche
universitaire que politique ? Est-ce qu'il faut réfléchir à son usage ? Bah moi, je trouve que c'est un un débat qui est un débat intéressant. Effectivement, Bali Bagayoko, il utilise plutôt les personnes héritières de l'immigration. Pourquoi pas ? Moi, je j'ai pas de dogme en la matière sur cette questionlà. La seule question que je veux pointer, c'est que contrairement à euh l'obsession qu'à l'extrême droite sur la racialisation euh des gens, nous au contraire, nous voulons reconnaître le peuple français. Je mélchon, il joue sur les termes aussi parce qu' dit c'est le grand remplacement d'une génération à l'autre, il sait très bien que c'est pas une manière de légère justement de montrer l'absurdité dans lequel ils sont. En fait, la Nouvelle-France parce que souvent on
nous demande à quoi s'oppose la Nouvelle France. La Nouvelle France, elle ne s'oppose à rien mais elle s'oppose par contre au fantasme de l'extrême droite. Je voudrais vous faire écouter ce qu'en pensait sur l'antenne de France inter il y a quelques jours le patron des communistes Fabien Rousel. Écoutez ce que fait la France insoumise avec cette ce principe de Nouvelle-Fance. Il ne se bat pas pour l'égalité des droits. Lui, il fait du communautarisme. Il il a un concept identitaire. Il essentialise les gens au lieu de se battre pour l'égalité des droits, quel que soit notre sexe, notre couleur de peau, notre notre religion. Mathilde Pan ce qui va dans le sens en quelque sorte de Fabien Roussell, c'est aussi ce rapport à l'identité complexe au sein de la France insoumise qui est
un mouvement où il y a diversité d'opinions certes mais où certaines prises de parole ont pu étonner voir choquer. Sébastien De Logu en décembre à Sainen Pierrefit quand il dit "Vous avez une opportunité en or qu'un racisé dirige ces deux villes et qu'il fasse en sorte que le réel peuple de France prenne le pouvoir ici Ali Diara récemment élu maire qui était député dans votre groupe en 2022 lorsqu'il partage une photo du campus socialiste à Blois et qu'il commente salue les blancs on ne vous dérange pas trop ou plus récemment encore Daniel Obonau lorsqu'elle parle d'une gauche traditionnelle blanche et qu'elle dit ne pas se sentir chez à la fête de l'humain, je la cite en vrai, il n'y a que des blancs. Ça me fait honte ce qu'on renvoie de la gauche, c'est ça. Et
il y a au fond dans ces messages ce que vous évoquez de la représentation et de la représentativité, mais il y a aussi ce vocabulaire blanc, noir et cetera que l'on entendait, c'est vrai pour l'instant en partie en tout cas sur les bans de l'extrême droite. Est-ce que vous ce vocabulaire vous utilisez par exemple, est-ce que vous vous considérez de la gauche blanche ? Mais madame la trousse, euh à un moment il faut nommer les choses et je comprends que ça soit inconfortable, mais je parlais tout à l'heure d'une époque dans lequel il n'y avait que des hommes en politique, il n'y avait aucune femme. Est-ce que ça vous aurait choqué que quelqu'un vienne à un meeting en disant "Soyez fier d'élire par exemple une femme mère". Est-ce que ça vous choquerait ? Ça ne
vous choquerait pas ? Pourquoi ça ne vous choquerait pas ? Réfléchissez réfléchissez au bia qu'il y a sur cette question en la matière et vous le savez sur tout ce qui est statistique ethnique et cetera, il y a une tradu en France par exemple de ne pas les faire en considérant que précisément ça rouvre une boîte de pendant racist mais vous n'avez pas répondu à ma question. Est-ce que vous vous considérez comme une députée blanche vous ? Oui enfin je suis une femme je suis blanche. Oui. Enfin j'ai conscience des caractéristiques que j'ai. Mais je vais vous dire, nous défendons tous le même projet et tous ceux que vous avez cités sont les mêmes qui vont vous dire qu'ils se battent pour la République, pour l'égalité des droits, quelle que soit la couleur de peau, la religion, l'orientation
sexuelle ou le genre de la personne. Mais à un moment, il faut nommer les choses. Et quand vous avez par exemple en politique des espaces dans lequels il n'y a effectivement que des personnes blanches et aucune personne non blanche, vous comprenez que en terme de participation et d'ailleurs il n'y a qu'à voir les campagnes qui sont orchestrées contre les personnes non blanches qui se sont présentées par exemple aux élections municipales avec nombre de menaces de mort d'insultes qui ont été proférés et avec derrière des conséquences. Ça a des conséquences ce qui se passe. Le problème n'est pas de pointer le fait qu'il n'y a pas de personne non blanche comme étant une chose qui doit être exigeante pour la gauche. Le problème c'est quand on a des propos racistes qui sont sans cesse se
réitérer et qui mènent par exemple au pire. Par exemple ce qui s'est passé en Haute Loire il y a quelques jours avec un retraité qui prend une carabine et qui tire sur des enfants de 6 à 12 ans. Pourquoi est-ce que ça ne fait pas la une de tous les médias en continu ? Normalement, ça devrait faire la une de tous les médias en continu. Pourquoi cet homme a été relaxé ? Il est convoqué qu'en juillet. On est déjà très en retard. Pourquoi est-ce que toutes les alertes n'ont pas été entendu sur cette question ? Non, mais j'en parle parce que c'est un sujet sérieux. Vous avez derrière des conséquences concrètes. On va parler de la gauche. Hier, c'était l'anniversaire de l'assassinat d'Abouakar Sissé qui, je rappelle a été tué dans une mosquée avec 57 coups de couteau. On est on est à un
an de la présidentielle, je le disais. L'état de la gauche est assez compliqué à analyser. pas chez vous, ce sera Jean-Luc Mélenchon, votre candidat, ça fait aucun suspense. Mais nous le déciderons en temps voulu. Après, moi je je souhaite que ça soit Jean-Luc Mélenchon et parce que nous nous avons un processus contrairement à d'autres nous il aura quelqu'un face à lui ou pas en interne ? Mais ça sera ça sera notre choix. Moi je je souhaite que ça soit Jean-Luc Mélenchon. Je vais vous dire pourquoi. Si la personne face à lui, on peut déjà plier le match. Et mais je je vais vous dire pourquoi. Moi je souhaite que ça soit Jean-Luc Mélenchon. Parce que dans un moment comme celui que nous sommes en train de vivre à la fois au niveau national et au niveau international, moi je préfère
quelqu'un qui a du caractère par exemple pour aller dire non à Trump, non à Poutine, non euh euh à Netaniaou et à d'autres qu'il fasse respecter notre pays. Oui, enfin Jean-Luc Mélenchon, lui ne change pas d'idée toutes les 3 secondes et quelqu'un qui lorsqu'il dit quelque chose le fait. Donc euh oui, moi je je souhaite que ça soit lui mais vous verrez, nous avons avec une assemblée représentative décidée d'une méthode et nous allons respecter notre méthode et notre calendrier. Alors justement, le Parti socialiste a présenté un projet qui se veut une ébauche pour le programme présidentiel de 2027 avec quelques mesures, enfin qui est plus encré à gauche et qui propose notamment l'augmentation du SMIC à 1690 € l'abrogation de la réforme traite d'Élisabeth Borne,
une limitation des écarts de salaires en entreprise ou encore la restauration de la police de proximité. Est-ce que vous est-ce que vous craignez une concurrence ? Non. Bah déjà vous êtes un peu gentil en parlant de projet ou de programme comme présent. C'est le nom qui a dedans. Mais vous avez entendu vous aussi d'ors et déjà dans les divers candidatures qu'il y a au sein du Parti socialiste puisqu'il y a de nombreuses candidatures. Bientôt on aura plus de candidatures que de militants au sein du parti mais c'est plutôt une boîte à outil puisque chacun a dit qu'il prendrait à peu près ce qu'il voudrait, que il ne reconnaissait pas ce projet. Donc euh bon euh je comprends, c'est la première fois que le Parti socialiste fait vraiment euh cet exercice. Nous
nous le faisons depuis plus de 10 ans et euh nous nous sommes en train d'actualiser notre programme et donc nous avons un programme, une stratégie et vous verrez, nous aurons un candidat ou une candidate lorsque nous l'aurons euh décidé et donc nous sommes en ordre de bataille pour justement offrir un autre horizon au pays. Mathilde Panu, on vient d'entendre quelques quelques gentilles vacheries au Parti socialistes dont vous êtes habitué. Ça veut dire que si vous êtes élu ou si vous entrez à l'Élysée l'année prochaine, l'un de vos candidats insoumis, il est exclu de travailler avec les socialistes, d'avoir par exemple un premier ministre qui vient du PS. Premier ministre quand même, c'est un peu c'est un peu dur là ce que vous me demandez. Écoutez, nous à chaque fois qu'il a fallu faire
l'union notamment face à l'extrême droite, nous l'avons fait. Je rappelle que la Nupes arrive dans un moment où nous avons fait 22 % et nous ratons à 420000 voix, comme vous l'avez très bien dit tout à l'heure, euh le second tour de l'élection présidentielle notamment parce que d'autres candidatures comme monsieur Rousell que nous voyons tout à l'heure euh étaient là et euh toutes les autres forces de gauche font moins de 5 %. Nous disons nous jetons la rancune à la rivière et nous faisons à ce moment-là la NUPES. Au moment du Nouveau Front populaire, je rappelle que nous donnons 100 circonscription aux socialistes et que à ce moment-là, quelques mois après, de nouveau, le Parti socialiste s'assoit sur le programme qui a pourtant fait lire 70 députés.
Donc euh bah je vais vous dire que c'est un problème en tout cas d'avoir des gens avec qui nous avons construit des alliances qui renient leurs paroles à chaque fois qu'ils ont obtenu la place. Mais donc c'est qui vos alliés prochain si vous arrivez au pouvoir ? Ben nos alliés, nous nous avons moins d'amis que l'année dernière en fait. Ah mais pas du tout, pas du tout. Euh je rappelle que en 2022 euh tout le monde nous expliquait que de toute façon 2022 c'était fini, qu'il fallait déjà jouer 2027, rappelez-vous hein euh et que la gauche n'avait aucune chance d'arriver. Et bien nous nous avons proposé euh à la fois notamment aux écologistes et aux communistes au début du mois. Manuel Bpart, s'en est où ? Sen est où d'ailleurs ? Et bien cette proposition de candidat commun.
Bah par exemple, vous voyez que il y a quelques jours, il y a la création d'un parti qui s'appelle les verts populaires qui sont ceux notamment qui nous ont aidé dans les élections municipales qui ont décidé de sortir d'Europe écologie les verts, enfin des écologistes, pardon leur nouveaux nom et qui ont décidé du coup de de dire que eux souhaitaient qu'il y ait une construction qui se fasse avec la France insoume. Oui, ils sont ils sont pas très nombreux pour l'instant mais je pense qu'il y a des choses qui peuvent faire leur chemin. Par exemple, quand j'entends Stéphane Peu, le président du groupe GDR, donc communiste et ultraarin, qui dit que là où la France insoumise a fait alliance avec le Parti communiste français dans le 93, et bien c'est le seul département
en scène Saint-Denis où nous avons fait progresser la gauche du rupture avec des mairies qui ont été conservées et même gagné. Euh je trouve ça intéressant quand euh euh je je vois que par exemple si on regarde le bilan des municipales, vous avez effectivement des écologistes qui ont choisi à chaque fois qu'ils avaient le choix notamment à Lille de se ranger derrière les socialistes plutôt que euh avec euh les insoumis. Et bien ça a eu des conséquences puisqu'ils ont perdu six des huit villes qu'ils avaient notamment à Strasbourg où du coup les socialistes ont décidé d'aller avec Horizon pour battre la mer écologiste. Donc je pense que tout ça contribue à faire réfléchir tout le monde et à faire que je l'espère nous puissions faire avancer une union populaire autour d'un
programme de rupture. Mathilde Panot vous êtes donc l'invité de questions politique et on va tenter de mieux vous connaître. France interre [musique] question politique Julien Némi et c'est avec vous Né la [musique] trousse rédactrice en chef politique à France Télévision. Mathilde Panot vous avez donc 37 ans. Vous faites partie des jeunes si on compare à la pyramide des âges en France. Pourtant à 37 ans, vous faites déjà aussi partie des plus anciens à l'Assemblée nationale près d'une décennie sur les bancs du palais Bourbon des Galons de Gagier. député en 2017, vice-présidente du groupe insoumis 2 ans plus tard et depuis 2021 présidente de groupe. Alors, est-ce que vous étiez prédestiné à tout cela ? Né un dimanche de janvier 89 à Tour, fille de profit savait que c'était un dimanche
dans une ville de droite, voyez, il y a des informations assez vite happé par l'engagement associatif, syndical et puis la rencontre avec la sphère mélanchonniste. Vous œuvrez en coulisse pendant des années notamment à la structuration du mouvement. Mais quand il vous a proposé en 2016 de passer côté public, de vous présenter aux législatives, vous hésitez. C'est votre camarade Adrien Clou qui le raconte. Elle n'était pas trop partante, dit-il lui qui siège aujourd'hui à vos côtés. Tous les copains d'Ivri la poussaient. Car à l'époque vous viviez en colocation. Vous devenez le 18 juin 2017 madame la députée aux yeux de ses colocataires insoumis eux aussi. Ils auraient pu vous appeler la chouchoute tant Jean-Luc Mélenchon. Tar pas d'éloge sur vous et vous le lui
rendez bien d'ailleurs. Mais alors la chouchoute ou l'héritière parce que je l'ai pas précisé, vous êtes né 15 janvier. Je ne sais pas si vous croyez en l'horoscope Mathilde de Panneau mais dans le Parisien aujourd'hui en France on peut lire ce matin que vous recevrez aujourd'hui des propositions à l'échante. Je me lance Mathilde Panneau. Quand on gravit les échelons si vite que vous, est-ce que l'on pense dans ses rêves les plus fous à devenir président de la République ? Non, on pense d'abord à changer notre pays. Je pense que alors un moment vous avez dit quelque chose qui était intéressant qui est une question qui nous est souvent posée quand en tant que député on va voir des classes par exemple, chose que j'aime particulièrement faire. On nous demande
souvent quelle étude faut-il faire pour devenir député ? Alors moi je suis un mauvais exemple, j'ai fait des sciences politiques mais moi je leur dis souvent que tout le monde peut devenir député y compris tout le monde peut faire de la politique. Et moi c'est une des choses dont je suis la plus fière comme présidente de groupe parlementaire, c'est d'avoir eu des Rachel Kéké par exemple victorieuse d'une grève de 22 mois à l'hôtel Ibis Batignol qui est d'ailleurs en guerre contre son employeur qui refuse de respecter l'accord qu'il avait pourtant signé à l'époque. Donc je lui apporte évidemment tout mon soutien. Je suis fière euh d'avoir euh là encore euh des ouvriers le une par exemple Mathilier qui est ouvrière agricole première ouvrière agricole de classe à l'Assemblée
nationale vous-même vous vous en vous en aviez parlé au moment où un député de la majorité me semble-t-il vous avez traité de de poissonnière fait du judo derrière en allant passer une journée avec une poissonnière dans dans le morbillant et vous sentez encore ce mépris de classe aujourd'hui dans dans les bands de l'assemblée prédis un peu moins fort notamment parce que maintenant ils ont un peu peur de nous parce qu'ils savent notamment que nous avons une grande force populaire derrière nous que nous avons construite. Donc on va dire que ils ont un peu ravalé leur mépris. Je rappelle queà l'époque ils appelaient certaines des députés Caroline Fiat député bac- 2, Jean Hugraton qui était au RSA activité avant de devenir député, il l'appelait un député qui ne dénonçait
pas la misère mais en vivait. Et donc moi, je suis fière de montrer que tout le monde peut faire de la politique et même bien mieux que celles et ceux qui sont prédestinés. Et donc quand je vous disais que moi je ne rêve pas de de d'avoir je ne sais quel poste, moi je rêve de changer la société parce qu'au départ lorsque vous vous engager en politique ou en association ou dans un syndicat, moi en tout cas c'est arrivé avec une grande colère. Moi, je ne supporte pas que nous sommes le 7e puissance économique au monde et que nous ayons autant de personnes qui se trouvent sous le seuil de pauvreté avec une explosion du nombre d'enfants à la rue, avec 34 enfants qui sont morts de la rue en 2024 et je considère que c'est une indignité pour notre République et que cela peut-être changé.
Et je vois que lorsque l'on parle de vous, c'est le combat politique qui revient immédiatement dans vos mots. Vous avez d'ailleurs cette image de cogneuse qui joue avec les mots au but, des mots qui claquent, qui qui explosent. Est-ce que vous vous souffrez de l'image de dureté que vous renvoyez ou que certains vous renvoient ? Euh est-ce que j'en souffre ? Je pense que ça m'aide plutôt dans ma vie politique. On va dire qu'il y a une certaine crainte aussi d'adversaires politiques qui m'aident plutôt et euh je considère que je n'accorde pas énormément de valeur à la manière dont mes adversaires politiques me considèrent. Je crois que vous faites même de la boxe en privé. Je je le redis c'estàd que vous la su commun avec Édouard Philippe le seul. Une dernière
question puisque l'on parle de vous, Jordan Bardella s'est affiché avec sa compagne dans Paris Match. Gabriel Atal se confie sur son compagnon dans dans un livre et Marine Tondelier a posé en une du magazine L pour évoquer sa grossesse et les difficultés qui qui y sont liées. Si vous deviez figurer en une de ces magazines, qu'est-ce que vous diriez de vous ? Bon, je pense que c'est pas très intéressant. Moi, j'ai pas du tout envie de me mettre en scène comme le fait par exemple Jordan Bardella avec l'aristocratie des deux bourbons qui qui reviendrait. Euh moi ce que j'ai envie qu'on retienne de moi, c'est le combat qui est utile pour un peuple. Moi j'ai envie de faire en sorte que la vie des gens elle change. Et je crois que de savoir si j'aime le violet, le rouge ou
le vert n'a peu d'importance et que la question qui est posée, c'est y compris de savoir comment est-ce que à partir d'expérience individuelle, on peut politiser des choses et non pas juste de voilà de se mettre en scène comme le fait par exemple l'extrême droite aujourd'hui pour paraître sympathique, ce qu'elle n'est toujours pas. Malgré les cravates et autres. Mathilde Pan comme à chaque invité, nous avons demandé aujourd'hui de venir avec ce qu'on appelle une carte blanche, un sujet sur lequel on vous entend un peu moins. Qu'est-ce que vous avez choisi aujourd'hui ? Alors, moi, j'ai choisi de le lancer une alerte aujourd'hui euh dans votre émission parce que nous sommes déjà en France le pays avec euh le plus haut taux de cancer du sein au monde. Nous avons aux Antilles notamment
du fait du chlorécon le plus fort taux de cancer de la prostate au monde. Nous avons une explosion euh du nombre de cancers dans notre pays, notamment chez les jeunes. Je rappelle que c'est 2500 enfants qui sont diagnostiqués chaque année avec un cancer dont 450 vont en mourir chaque année. Et moi là où je veux lancer une alerte, c'est que cette situation va encore empirer puisqueà partir de vendredi 1er mai, scandale démocratique absolu, l'accord de libre change avec le Mercossure va s'appliquer provisoirement. Ce qui veut dire que sans aucun vote ni de la ni du Parlement européen ni du Parlement français vont arriver des centaines de pesticides qui sont interdits en Europe malgré le véau de la France. Donc oui bah oui mais elle aurait pu Oui. Mais par exemple, elle pourrait décider
qu'on est en territoire hors Merco enfin essayer de faire des choses qui protègent. On va pas sortir de l'Europe. La la Commission européenne a décidé qu'elle allait s'appliquer provisoirement mais Emmanuel Macron. Ça fait combien d'années que le Mercosur est négocié ? Ça fait 25 ans. Oui. Voilà. Emmanuel Macron depuis 10 ans, qu'est-ce qu'il a fait pour empêcher la négociation du merc ? Absolum. la France est opposé. Mais attendez, il y a une deuxième chose qui va qui va qui va qui va s'ajouter à cela, c'est que il y a en ce moment quelque chose qui s'appelle le paquet Omnibus, bon qui est un truc qui veut absolument rien dire, mais où la Commission européenne essaie d'autoriser des pesticides et des biocdes sans limitation de temps, donc même sans révaluation, ce qui est dénoncé
aujourd'hui par 2300 médecins européens. Donc moi, je veux lancer l'alerte. Tout le monde l'a compris lors de la loi du plomb, qu'il y avait un système politique qui nous rendait malade et je le dis, dans l'élection présidentielle, nous nous voulons rompre avec un système qui nous rend aujourd'hui malade et notamment redonner les moyens à la recherche et au système de santé. Il nous reste une minute sur ce sujet. Comment concrètement l'an prochain à la présidentielle vous voulez rompre avec ce système ? Par exemple, par exemple, il y a la question de l'interdiction des pesticides de synthèse. Vous avez vu le nombre de scandales qui se multiplie sur la question des pifas, sur les questions du calmium. Bref, il y a beaucoup de choses à faire et je le dis dans un
moment où l'année dernière nous nous sommes battus puisqu'il voulait enlever 15 millions d'euros. C'est François Baou qui l'avait décidé à l'époque à la recherche pédiatrique. Il y a un gros enjeu sur la question du financement de la recherche et notamment de la question de l'hôpital public puisque je le rappelle le dernier projet de loi de financement de la sécurité sociale c'est 4 milliards en moins et ils veulent encore en enlever deux dans les coupes budgétaires qu'ils veulent faire. Votre appel a été entendu aujourd'hui Mathilde Panot. Merci à vous. Belle maestre, c'est à vous comme chaque semaine vous interrogez notre invité sur une question qui fera débat à la prochaine présidentielle. Vous avez choisi quoi aujourd'hui ? La sécurité, c'est l'une des principales
préoccupations des Français. Dans l'étude électorale d'IPSUS pour le monde, 85 % des personnes interrogées estiment que c'est un sujet déterminant ou important. Lors de la campagne municipale, les candidats insoumis ont pour la plupart fait campagne sur le désarmement des polices municipales. Euh, on voit à Saint-Ni que Bali Bagayoko lui, dit "Ils resteront armés. Alors, il y a des conditions euh il dit que c'est pas dans l'espace public et cetera, mais est-ce que c'est un recul ? Est-ce que c'était une promesse en l'air et que en fait une fois euh arrivé au pouvoir, on voit que c'est plus compliqué à appliquer ? Alors non, c'est pas un recul parce que il l'a dit, il avance pas à pas et notamment en disant qu'il faut redéfinir la doctrine. Mais je vais vous dire, dans un an, il y a
une élection présidentiel et nous nous portons le fait que ne dépendent pas des communes et donc d'une inégalité territoriale entre pour entre les habitants le fait qu'il y ait des polices municipales. Et nous nous voulons revenir à la police de proximité qui avait été supprimée sous Sarkozy qui était une police qui fonctionnait extrêmement bien et qui notamment faisait de la prévention. Donc nous c'est le but de ce que nous nous fixions en 2027 et je veux quand même insister sur un point c'est que vous parliez de première préoccupation parmi les premières parmi parce que parce que quand on regarde par exemple l'étude d'il y a 2 semaines de l'ipsos, le baromètre, il y a pouvoir d'achat et système social en deux premières préoccupations et moi je veux insister dessus parce que ça c'est une
insécurité dont l'extrême droite c'est news et autres ne parlent jamais. C'est l'insécurité face à des services publics qui sont délabrés. C'est l'insécurité sur les violences sexistes et sexuelles qui sont faites aux femmes et aux enfants. C'est l'insécurité face aux agressions racistes dont je parlais euh tout à l'heure. Euh c'est euh l'insécurité face à une école délabrée. Et bien cette insécurité-là, la première des sécurités, c'est la sécurité sociale et nous nous voulons la protéger. Alors juste sur l'insécurité, alors euh entendu sur la délinquence et la criminalité, Laurent Nouz va soumettre au vote à la rentrée, le ministre de l'intérieur, un nouveau projet de loi intitulé repost. Alors, c'est un acronyme, je dis, je le développe pour les auditeurs et les téléspectateurs.
Réponse immédiate contre les phénomènes troublant l'ordre public et la tranquillité de nos concitoyens. Il prévoit notamment, il y a beaucoup de de mesures, mais entre autres la des un renforcement des dispositifs contre la détention de mortiers d'artifice, la création de nouveaux délit contre la consommation de protoxyde d'azote, un rehaussement de l'amand forfaitaire délictuelle pour usage subféfiant. Est-ce que votre groupe le votera ? Non mais je vais vous dire on continue avec de la communication et de la gesticulation à tout va dans le même style que Rotaillo faisait euh le cowboy de contrefaçon où on est dans une surenchère permanente qui mène à un échec permanent et moi je le dis nous nous voulons des moyens notamment pour euh les officiers de police judiciaire
qui sont ceux qui justement ont le temps d'enquêter et je le dis aussi nous nous voulons refonder la police et la justice en leur donnant les moyens et en recréant un lien de confiance avec les habitants et les habitantes. Justement, tous ces points sont développés assez largement dans un livret thématique he alors dans le qui av salué à l'époque y compris par des spécialistes de la sécurité comme étant un des meilleurs programmes sur la sécurité. Euh conséquent hein, ça fait 28 pages, ça complète l'avenir en commun qui est le nom du programme de la France insoumise. Euh vous parlez beaucoup dans ce livret de justement de la refonte de la police et du renforcement de la police judiciaire, mais le narcotrafic n'y est qu'abordé de façon incidente et même à
peine vraiment évoqué. Pourquoi c'est de lacune ? Alors euh je ne sais pas exactement vous dire pour 2022, mais peut-être parce que au fur et à mesure que nous avançons notamment à l'assemblée, nous mettons euh à jour et euh nous avons d'ailleurs un document que chacun et chacune peut consulter qui est justement la manière dont nous nous lutterions contre la criminalité organisée sur euh ce qu'on appelle le narcotrafic notamment par la légalisation du cannabis entre il y a la légalisation du cannabis, il y a la question là encore des moyens d'enquête de revenir sur un certain nombre de réformes qui ont été faites qui ont justement privé police sérieusement donc d'ater du spectre. Et donc je crois que nous avons avancé sur ces questions et que vous retrouverez dans le programme de 2027.
Est-ce que vous regrettez justement sur ce sujet de vous être opposé à la loi narcotrafic qui était par ailleurs salué par beaucoup de de juristes je parle même pas de politique de juristes comme allons dans le bon sens ? Non, pas du tout parce que encore une fois c'est quand je disais coût de com et gesticulation, vous vous rappelez des opérations Placet qui ont été menées. Ces opérations on n'en a jamais fait le bilan mais le bilan est nul. nul les spécialistes disent que c'est oui ça ne servait absolument à rien et donc encore une fois s'attaquer au bas de la chaîne et donc aller poursuivre enfin vous quand vous parlez je me rappelle de 2022 par exemple des policiers qui nous disaient nous on passe un temps conséquent de notre temps de police à aller poursuivre des
guetteteurs ou des petits bras du narcotrafic et on ne passe pas notre temps justement à aller démanteler d'où vient l'argent où va l'argent bref de faire en sorte de pouvoir Démanteler vraiment les justement dernière question sur ce sujet vous parliez des syndicats policiers les relations entre vous et la plupart des syndicats policiers sont extrêmement tendu voire encore plus si vous arrivez au pouvoir en 2027 comment vous allez faire pour faire appliquer une une politique de sécurité insoumise ? Bien, nous nous allons réaffirmer que la police est républicaine et une police républicaine est au service de la population. C'est un service public et donc je le dis lorsque nous sommes intransigent à la fois sur les questions des violences policières euh avec des
méthodes qui peuvent être mises en place, par exemple le fait de mettre fin au contrôle faciè notamment avec un récipisscé bref de respecter euh le le lien de confiance et de recréer un lien de confiance entre police et population. C'est ça qui permettra justement à la police de mieux faire son travail. Et par exemple en Espagne, vous avez des réunions dans lequelles les habitants vont directement évaluer euh les policiers, ce qui crée un autre rapport. Et je vous assure que c'est plus facile d'avoir des informations notamment de la part de la population et de l'aide de la population lorsque vous êtes bien vu et lorsque vous restez dans une doctrine qui est une doctrine républicaine. Mathilde Panot, on arrive déjà aux deux dernières minutes de cette émission et
comme d'habitude, on termine avec un petit jeu, un vrai faux, question courte, réponse courte. Vous êtes prêtes ? Allez-y. 2027 sera la dernière campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Vrai ou faux ? Nous choisirons notre candidat en temps voulu. Vrai ou faux ? [rires] Vrai ou faux ? Ce sera Il y en aura une autre derrière ou pas ? Ah non, de Jean-Luc Mélenchon. Mélon. Alors je peux répondre vrai si vous voulez mais nous choisirons en temps voulu. Jean-Luc Mélenchon a déjà choisi son dauphin poste 2027 et ça sera vous Mathil Pano. Non faux. Enfin on fonctionne en collectif ça marche pas comme ça. Au second tour l'an prochain gagner 2027 ce qui aidera beaucoup de choses. Au second tour l'an prochain Marine Le Pen serait plus difficile à battre pour vous que Jordan Bardella.
H faux. Euh il y a des différences de lignes très fortes entre les deux. Et je crois que Jordan Bardella a montré à de nombreuses reprises que parfois il n'était pas très fort en débat mais nous vaincrons l'extrême droite quel que soit son représentant. François Hollande a été un meilleur président qu'Emmanuel Macron. Faux non, on compare pas entre quelqu'un qui n'a même pas pu se représenter et qui portait par exemple la déchéance de nationalité ce qui reste une tâche sur son CV. Raphaël Luxman et de gauche. Euh faux. quand on regarde en ce moment avec qui il tente de construire des choses, on voit bien que il veut construire des choses avec des Macronistes et nous disons souvent de Raphaël Gluxman que c'est l'autre Macron. Merci beaucoup Mathilde Panos à la fin
de ce jeu et de cette émission. Merci d'avoir répondu à nos questions politiques. Merci aussi à vous N la trousse à Belmestre de m'avoir accompagné. Merci à Charline Lille aussi et Marius Serè pour la préparation. Merci enfin à vous auditeurs, téléspectateurs pour votre fidélité. Bon dimanche à vous et vive la politique.
Mathilde Panot