"Je suis content que Gabriel Attal accepte enfin cette idée de primaire" (Marc Fesneau)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
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- 0:02OuverteRéponse directe
On va parler de la mobilisation des lycéens, mais d'abord sur la course à l'élection présidentielle : Gabriel Attal propose une primaire pour le bloc central et de droite. Est-ce que ça veut dire que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ne sont pas des démocrates ?
- 2:29OuverteRéponse partielle
Quel périmètre pour cette primaire ? Qui pourrait être candidat selon vous ?
- 3:02OuverteRéponse directe
Vous avez publié une tribune sur David Lisnard. Est-ce que vous considérez qu'on ne peut pas être patron de l'association des maires de France et candidat à l'élection présidentielle ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Vous êtes favorable à l'interdiction des manifestations dans les centres-villes ?
- 5:06OuverteRéponse directe
Le projet de loi "casseur payeur" est critiqué par la LDH. Que pensez-vous de ce texte ?
- 7:59OuverteRéponse directe
Le gouvernement a-t-il agi trop tard sur la mobilisation des lycéens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Fait
« il nous semble qu'il y a un sujet d'ambiance démocratique euh si nous avions un deuxième tour qui permettait à Marine Le Pen et à Jean-Luc Mélenchon de s'affronter. »
- 3:02Fait
« David Lissard soit en tout cas sous nos yeux quelqu'un qui soit pas clivant. Or l'association des mères c'est par nature une association non clivante »
- 4:36Fait
« certains s'emparent pas les manifestants, mais certains s'emparent de ces manifestations pour aller casser des vitrines »
- 5:06Fait
« le projet de loi qui a sur Payeur qui est passé par le Sénat. Il a été très durci ce texte du du gouvernement avec une responsabilité euh collective »
- 8:34Fait
« il faille aller dans la rue pour se faire entendre, il y a un sujet de pratique démocratique que nous avons entre nous »
- 9:08Fait
« le bâtis scolaire s'il est dégradé le responsable c'est le président de région et ses équipes »
- 10:05Fait
« quatre rapporteurs de l'ONU qui disent recours excessif à la force, violence et interpellation massive »
Temps de parole
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Bonjour Marc Fenot. Bonjour, on va parler de la mobilisation des lycéens, des des manifestations dans dans toute la France, notamment celles qui sont prévues samedi. Mais d'abord, je voulais vous entendre sur la course à l'élection présidentielle parce qu'hier Gabriel Atal a dit le candidat à Renaissance, il faut une primaire pour départager les candidats du bloc central et et de droite. Il dit qu'il faut empêcher un second tour LFI RN, une grande primaire des démocrates. Est-ce que ça veut dire que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ne sont pas des démocrates ? Ça veut dire surtout qu'il y a la nécessité de rassembler des forces. Alors d'abord, je suis content que Gabriel Atal rejoigne l'idée euh François Baoué porté Oui. qui avait été porté par François Baou il y a quelques
semaines pour pas dire quelques mois. Euh il nous semble qu'il y a un sujet d'ambiance démocratique euh si nous avions un deuxième tour qui permettait à Marine Le Pen et à Jean-Luc Mélenchon de s'affronter. Et donc on a besoin ceux qui veulent défendre une certaine conception du débat démocratique, une certaine conception de la de la République de se rassembler dès le premier tour pour éviter qu'on ait cette perspective devant nous. Et donc c'est je trouve que ça va dans le sens de ce que nous partageons tous ceux qui c'est un aspect assez large he c'est ceux qui ne veulent ni voir Marine Le Pen accident périmètre ce serait quoi le périmètre selon vous qui qui pourrait être candidatman sûr c'est ceux qui ne veulent ni au premier ni au second second tour voter
pour Mélenchon ou pour Le Pen c'est assez sympa donc de Raphaël Guxman vous vous comptez David Lissenard aussi dedans bon il a pas vraiment clarifié sa position sur le sujet puisqu'il a dit que en toute occasion il voterait de toute façon contre Jean-Luc Mélenchon Mais la question pour nous n'est pas de voter contre Jean-Luc Mélenchon, mais la question c'est d'éviter qu'on ait un duel Mélenchon Le Pen et qu'on puisse offrir une perspective au français qui soit une perspective nouvelle. Mais quand on regarde les réactions politiques, Édouard Philippe, il veut pas d'une primaire. Dans son entourage, ils expliquent qu'il ne souhaite pas du d'une primaire. Bruno Rotaillot n'y croit pas si Édouard Philippe n'y va pas. Vous pensez vraiment qu'elle va avoir lieu cette
? Moi je pense qu'il faut en tout cas que des gens de bonne volonté et c'est pour ça que François Baotou a pris cette initiative et proposé cela puisse se rassembler et se dire si nous partageons le sentiment qu'il ne faut pas ce [raclement de gorge] victoire annoncée de Marine Le Pen, pas pour nous, on s'en fiche un peu dans l'affaire. Donc il y a une question de d'abnégation dans cette affaire. Euh il y a un périmètre et il y a une majorité de Français qui ne veulent pas ça. On parle et donc on a même s'il y a des difficultés parce que les uns ne veulent pas de primaire parce que les autres discute du périmètre, au moins que sur la table soit posé cette question de on a besoin d'un rassemblement, la primaire est une des voix. Si d'autres ont des meilleures solutions, très bien mais
qu'on pose la question de la nécessité d'un rassemblement qui ne soit pas un rassemblement électoral ou factice qui soit un rassemblement sur qu'est-ce qui fait qu'on a pas envie de ce duel ? Qu'est-ce qu'il fait en terme économique, en terme de rapport au monde, en terme de démocratie et de pratique démocratique ? À mon avis, on a quelque chose qui peut s'ouvrir. Euh, on parlait de David Lisnard il y a il y a quelques instants, candidat à l'élection présidentielle. Vous avez publié une tribune chez nos confrères de l'opinion. Euh vous parlez de David Lisnard et du fait qu'il soit le patron des maires de France. Euh est-ce que vous considérez qu'on ne peut pas être patron de l'association des maires de France et candidat à l'élection présidentielle ?
Euh oui, parce que je considère que dans l'élection présidentielle se joue quelque chose qui est l'ordre d'un d'un débat partisan. On peut pas dire que David Lissard soit en tout cas sous nos yeux quelqu'un qui soit pas clivant. Or l'association des mères c'est par nature une association non clivante et une association pleural. Ça empêche pas d'avoir des idées. Il y a eu des présidents François Barouin, Jacques Bellissard en son temps qui étaient des gens qui venaient de la droite qui étaient à droite et tout ça allait très bien. Simplement, je trouve que dans cette séquence présidentielle qui est déjà promet d'être tendu avec quand même, je le rappelle, qui fournit les parrainages chez les maires vous avez un candidat qui dis "Je ne veux pas celui-là à la présidentielle ou je ne
veux pas de ce candidat là". Vous voyez bien qu'il va y avoir des des pressions et des tension retirer B. Je l'appelle à faire un choix, il fait ce qu'il veut. Il a absolument le droit d'être candidat à la présidentielle et de défendre des idées qui sont les siennes. Mais on peut pas à la fois euh prendre en otage d'une certaine façon cette association que je connais bien, j'ai j'ai siégé au bureau qui est une association pluraliste. Il y a des socialistes, des gens qui sont plus à gauche, des gens qui sont plus à droite, des gens qui sont au centre et qui ne veulent pas voir cette association. C'est un danger pour cette association que l'avoir prise en otage par des prises de position. J' rappelle que monsieur Lissenard, il dit faut broyer tous les codes. Bah c'est quand
même pas ou alors quelque chose a changé qui m'aurait échappé. C'est quand même pas la vocation de l'association des ma d'appeler à la au broyage de tous les codes de l'environnement de l'urbanisme comme tout ça comme si tout ça était à balayé d'un ver de Marc Feno je veux vous entendre sur les manifestations parce que il va y avoir à nouveau une mobilisation dans de nombreuses villes de France. Il y a des appels à manifester de un peu partout en France, notamment par les gilets jaunes, par des syndicats et il y a la question de la manifest de la l'interdiction des manifestations dans les centres-villes. Est-ce que vous êtes favorable à l'interdiction des manifestations dans les centr ? Moi, je suis favorable à ce qu'on est capacité à manifester. D'ailleurs, on
avait fait beaucoup de d'affaires et grands cas de la semaine dernière. Il y a eu autant, si ce n'est plus de manifestants. Donc, preuve a été faite qu'on avait pas empêché les gens de manifester. Mais voyez bien que certains s'emparent pas les manifestants, mais certains s'emparent de ces manifestations pour aller casser des vitrines et autres. Et donc, on trouve des parcours qui permettent d'éviter les centre-villees. Pourquoi ? Parce que les centre-ville, c'est les lieux où il y a des magasins. 3ème weekend où il y a ou des fermetures de magasin ou des destructions de magasin ou des risques de destruction de magasin, je pense que c'est un compromis qui peut être acceptable. Après, essayer de trouver des parcours qui permettent à chacun de défendre ses convictions et je trouve ça
normal dans une démocratie. Vous parlez de la la casse des des pillages notamment euh après la le 17 octobre. Euh c'est c'était déjà prévu notamment après ce qui s'était passé après la victoire du Parissain-Germain. Mais il y a le projet de loi qui a sur Payeur qui est passé par le Sénat. Il a été très durci ce texte du du gouvernement avec une responsabilité euh collective. On passe d'une responsabilité individuelle à une responsabilité collective. Certains dont la Ligue des droits de l'homme disent "Attention, c'est un texte liberticide." Et dans le texte, je je regardais le texte qui a été voté au Sénat et qui doit arriver du côté de de l'Assemblée nationale. Euh si l'amende ne peut être recouvrer, les personnes sanctionnées pour être ponctionné de leur allocation familiale, aide
personnel au logement RSA. Mais au Sénat, ils sont allés plus loin. Euh, il parle aussi de la location de rentrée scolaire, de la prime d'activité ou encore du complément familial. Il faut ponner la location de rentrée scolaire. Il faut il faut enfin je ne distingue pas parce que laallocation soci rentrée scolaire ou le minima social c'est quand même un revenu d'une certaine façon ou un pas un revenu mais en tout cas une compensation d'une situation de difficulté qui est une un appel à la responsabilité civile. Ça existe dans ce pays sans la loi qu'ur payeur. Le fait que vous faites des dégradations ou des dégâts autrui si vous n'êtes pas couvert par l'assurance et si vous êtes responsable. Il y a plein de gens à qui ça peut arriver y compris ? Vous avez un
accident de voiture, vous êtes en responsabilité, vous n'êtes pas assuré, vous êtes en situation d'alcoolémie. C'est pas casseur payeur, mais c'est le même principe. Il faut juste regarder, aborder les choses pour pas se retrouver des gens dans des situations de précarité extrême, mais que va arriver à l'Assemblée nationale. Alors, attends, je je vais répondre sur le texte. Moi, l'équilibre qu'il faut trouver, c'est la part de la responsabilité individuelle parce qu'il y a une part de responsabilité individuelle. Donc, distinguons ce qui est la part de la responsabilité individuelle. La part d'une responsabilité aussi collective, c'est-à-dire qu'on a œuvré au sein d'un collectif et la part du témoin et malheureusement ça arrive parfois alors pas complètement de passage,
c'est-à-dire qu'il est là, qu'il a encouragé mais qu'il a pas le même degré de responsabilité que celui qui a cassé. Mais je trouve qu'on qu'on met chacun de face à sa responsabilité. Quand vous allez dans un magasin et que vous le pillroire qu'on peut aller à l'impunité et que la vie continue comme avant pendant que la vie ne continue pas comme avant pour le commerçant qui est touché, ça me paraît pas une mesure de mauvais sens. Alors après si quelqu'un fait un million de dégâts, qui peut rembourser un million de dégâts ? Il faut aussi voir la limite de l'exercice. Par ailleurs il y a aussi des pénalités judiciaire juridique, il y a quand même la Ligue des droits de l'homme. Il y a des syndicats qui disent attention ça va ça va faire que certains ne vont pas sortir dans la rue
manifester parce qu'ils auront une crainte particulière d'être au mauvais endroit au mauvais moment. Mais tout le monde ou beaucoup de Français ont été à des manifestations et tout le monde ne s'est pas retrouvé dans un attroupement où des gens lancé des cailloux contre des vitrines. Essayons de distinguer les choses. Donc n'amalgons pas ni les les faits, ni les gens, ni les situations. Mais je juste je partage le point de vue que nous on va regarder le texte tel qu'il arrive du Sénat. On va regarder ça tranquillement. Le risque de ce genre de texte au milieu d'une ébullition, c'est que on réagisse et c'est pas sur les seuls textes, c'est autant le député que l'ancien ministre des relations avec le parlement qui parle. c'est l'émotion est pas la meilleure conseillère pour faire
des textes de loi. Donc on essaie de faire ça dans un cadre qui soit un cadre d'abord constitutionnel pardon c'est pas un détail de respecter les lois de la la République et y compris la loi fondamentale qui est la Constitution et donc de d'essayer de trouver un équilibre entre vous cassez vous êtes responsable de votre acte, vous remboursez vous êtes parce que vous êtes responsable de votre acte et pas quelque chose qui amène pour terminer je veux vous entendre quand même sur les lycéens. Il y a eu ces annonces du gouvernement sur la mobilisation des lycéens. Les syndicats, ils sont pas convaincus. Hier, il y avait un débat sans vote du côté de de l'Assemblée nationale. Ces lycéens, il continuent à à se mobiliser. Est-ce que vous considérez d'abord que le gouvernement a
agi trop tard ? Bah, de toute façon, je vais vous dire et c'est derrière un des sujets que nous aurons peut-être pour la présidentielle, que nous soyons toujours dans ce pays, dans la situation avec ce gouvernement là quand avec tous les autres et depuis 25 ans où il faille aller dans la rue pour se faire entendre, il y a un sujet de pratique démocratique que nous avons entre nous. Pourquoi ? J'étais j'ai vu rencontrer un certain nombre de lycéens. Je suis quand même fasciné de voir qu'il pose des problèmes qui ne sont pas apparus il y a un mois. Parcours sub, c'est 7 ans. Le bâtis scolaire, ça fait des dizaines d'années, même je regardais dans en 1990 quand il y avait eu les manifestations des lycéens, ces revendications ou je rappelle au passage que le bâtis scolaire c'est c'est
c'est les régions c'est les régions pour le les lycées, c'est les collèges pour les départements. Si chacun devait être mis devant ses responsabilités, ça serait mieux. Parce qu'en démocratie aussi le fait qu'on sache qui fasse quoi vous considérez que les les régions font pas le nécessaire pas l'état de ça. J'ai pas dit ça. J'essaie de pas pointer du doigt et pas de chercher des victimes expiatoires au problème mais le bâtis scolaire s'il est dégradé le responsable c'est le président de région et ses équipes. Il y a des régions qui ont fait des tas d'effs je vais pas faire la le la liste des bons et des mauvais distribuis pas les bons et les mauvais points. Il y a des régions où ça a été mieux fait. Il y a des régions où quand même quand on vous explique que les
portes des toilettes sont arrachées et n'ont pas été réparées. Vous vous dites quand même est-ce qu'il y a besoin d'aller au point de la manifestation pour le faire ? Donc c'est toujours moi je pense que quand on est à la manifestation [grognement] à une situation conflictuelle, c'est qu'on a un échec collectif. Bon deuxième élément, il me semble qui a été posé sur le gouvernement un certain nombre de réponses qui sont des réponses qui répondent concrètement à ce qui été les revendications des lycéens. Il nous reste il nous reste quelques instants. Marc Fenot, je veux vous entendre pour terminer sur la question du maintien de l'ordre. Laurent Nugèz, il reçoit aujourd'hui des représentants des des lycéens parce que il y a la question du maintien de l'ordre qui est
au cœur de tout ça. On a quatre rapporteurs de l'ONU qui disent recours excessif à la force, violence et interpellation massive. Ce ne sont pas des réponses appropriées à un mouvement social de contestation. Est-ce que l'usage de la force par les forces de l'ordre durant le mouvement des lycéens, on parle pas du 17 octobre, euh il a été proportionné selon vous ? Moi je crois que oui. Alors après le problème c'est que quand vous avez euh des mouvements où c'est pas chez les lycéens mais ce mê de la violence au milieu, essayez de proportionner les choses quand vous êtes face à des gens qui euh qui sont très agressifs, c'est toujours très compliqué. Le maintien de l'ordre n'est pas un exercice facile pour des gens qui sont parfois harcelés toute la journée par des jets de
cailloux, des jeux de pierres. C'est pas des des fleurs et des roses qu'on envoie. aux policiers. Donc il faut toujours être vigilant quand il y a des des le sentiment qu'il y a pu y avoir une dérive. Il y a des enquêtes et moi je fais confiance aux enquêtes dans mon pays parce que nous sommes en démocratie. Évidemment, il faut essayer de proportionner les choses. J'ai retenu aussi que le 17 octobre ce que réclamaient les gens, c'était plutôt plus de force de l'ordre que moins de force de l'ordre. Et donc il faut qu'on trouve ce point d'équilibre dans une démocratie. Si vous laissez la loi être faite par les casseurs ou par la force, à ce moment-là, il y a plus de démocratie. Merci Marc Fen pour vos réponses.
Marc Fesneau