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InterviewBruno Retailleau· 1 avril 2026 21 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileÉconomie & entreprisesSécurité

" La démocratie a quitté notre régime républicain." - Bruno Retailleau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la droite est morte ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Vous dites que la démocratie a quitté notre régime républicain. Pouvez-vous expliquer ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Vous proposez un référendum sur l'immigration. Pourquoi ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    La crise énergétique : vos propositions sont-elles suffisantes ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Comment interprétez-vous les déclarations de Donald Trump sur l'Iran ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Quel message pour les Français en cette période de crise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Bruno RetailleauFait
    « Le Conseil constitutionnel interdit aux parlementaires de durcir la justice des mineurs, ça n'est plus la démocratie. »
  • 6:01Bruno RetailleauFait
    « On est un pays appauvri, totalement endetté. On a plus de marge de manœuvre. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et notre invité dans la grande interview sur C News et sur Europe, c'est Bruno Retaillo. Bonjour à vous. Bonjour Lance Ferrari, président des Républicains, candidat à la présidentielle.

On va parler dans un instant de la crise énergétique qui frappe la France, du pouvoir d'achat des Français. Mais d'abord, j'ai une question très simple. Bruno Raillot, est-ce que la droite est morte ?

Est-ce que la zizanie qui règne entre vous tous ne va pas vous condamner à la disparition ? La droite n'est pas morte. C'est d'ailleurs le principal enseignement du scrutin municipal puisque nous avons gagné beaucoup de villes moyennes.

Bien sûr pas Paris Lyon-Mail. Paris Lyon Marseille c'est 4,3 % du corps électoral mais ailleurs, c'est nous qui avions fait les meilleurs scores que ce soit en terme de siège, que ce soit en terme de voie. Donc la France est à droite malheureusement la droite c'est la zizanie entre vous pas d'accord les uns avec les autres.

La droite par rapport à la gauche, je le regrette d'ailleurs, la gauche a toujours ce réflexe du collectif. Quoique aujourd'hui un peu moins. Et la droite, elle est elle aime les querelles gauloises.

Simplement euh ce que je dis Oui, mais sans le charme d'Astérix, hein. Euh sans doute et encore moins celui euh d'Obélix et Didéfix. Mais euh je je pense que la France vit une un moment crucial.

Je crois que l'élection présidentielle de 2027 sera un moment vraiment capital. Il faut pas louper cette élection présidentielle et je pense qu'il faudra se rassembler un moment ou un autre mais sur des idées. Voilà, sur un programme, on est d'accord.

Mais il faut une personne pour l'incarner. Mais pas sur des non attendez, il faut d'abord un projet un moi, je veux renverser la table, il y en a marre du en même temps. C'est pas ce que veulent les Français.

Et si on veut redresser la France, croyez-moi, c'est certainement pas avec des synthèses molles. Jamais, jamais je n'attrai mes convictions dans une soupière d'enne. C'est ce que dit Philippidi.

Les Français en la quen alors c'est son expression de la politique. Vous êtes vous partagez ce constat avec lui ? Non, ils sont déçus, non pas de la politique, ils sont déçus des hommes et des femmes politiques.

Les Françaises et les Français en ont marre de ceux qui perpétuent les mêmes problèmes plutôt que de trouver les solutions. J'ai un point de désaccord avec Édouard Philippe quand il parle de l'immigration par exemple, ça vous va pas ce qu'il propose choisie et contrôlé. Pour moi, pour moi, l'immigration n'est plus une chance parce que c'est devenu non pas le problème principal, mais il aggrave tous nos problèmes de logement, de santé mais y compris de sécurité.

Et quand il dit par exemple l'immigration de travail, c'est bien non aujourd'hui qu'est-ce qu'on voit ? Chois et contrôler. Ouais, choisis et contrôler bien sûr.

Mais si l'immigration de travail pouvait résoudre notre problème de main d'œuvre, pourquoi alors il y a tant d'immigrés qui sont au chômage ? Pourquoi est-ce que les immigrés ont un taux de chômage quasiment du double par rapport au natifs en France ? Et donc on voit bien que on accueille ce qu'on croit être des travailleurs.

En réalité, on accueille surtout une immigration de peuplement. Mais en pensant à accueillir des travailleurs, on fabrique des chômeurs. Donc si on veut faire baisser l'immigration, pardon, moi j'ai une proposition, il faudra changer la constitution et il faudra faire un référendum.

Ce sera les Français qui devront choisir. Les Français se détournent de la politique. Pourquoi ? parce qu'elle est impuissante, parce que elle renvoie ce spectacle des ambitions personnelles et surtout parce que la démocratie en réalité a quitté notre régime républicain.

Jamais les Français la démocratie a quitté la République. Je vais m'expliquer. Ouais, c'est très grave.

Je pense qu'on est de moins en moins dans un régime démocratique. C'est la question de l'état de droit. Je suis autoritaire, on est Non, mais pour moi l'état de droit c'est un cadre qui est un cadre juridique.

Mais aujourd'hui, on voit bien que l'état de droit est un cadre qui est un cadre idéologique. Quand par exemple le Conseil constitutionnel interdit aux parlementaires de durcir la justice des mineurs, ça n'est plus la démocratie. C'est aux gens Mais attendez, je pense que justement la démocratie comme l'état de droit, c'est la séparation des pouvoirs.

Il y a l'auteur de la loi, le législateur et il y a l'interprète. Mais on doit pas mélanger les choses. Et les Français aujourd'hui, cette déception, cette fatigue démocratique vient du fait qu'ils sentent bien qu'il y a l'impuissance du politiquer complètement ligoté par toutes ces jurisprudence.

Il va falloir s'en libérer. C'est ce que je propose et je mettrai sur la table une révision constitutionnelle qui sera ambitieuse, audacieuse et qui sera la rupture. Il y a l'impuissance des politiques mais il y a aussi les divisions personnelles.

Pourquoi est-ce que vous refusez toute logique de candidature runique à droite en prenant le risque d'une division fatale ? Bruno Ruta nombreux sont ceux dans votre parti qui la réclament même à l'extérieur de votre parti et vous vous dites non pas question. Mais je je ne dis pas non pas question.

Je dis simplement que aujourd'hui quand on me parle de primaire ce que je constate c'est que il y a autant de gens qui sont contre la primaire que ceux qui sont pour la primaire. Ce que je constate c'est que parmi ceux qui sont pour la primaire il y a autant d'avis qu'il y a de formes de primaire. Zizanie donc c'est la zizanie.

Donc moi, je suis concret, je suis un rural et je pense que la vie politique se grandit lorsque il y a un débat d'idée. C'est ce que j'essaie de porter. Je veux renverser la table.

Je veux porter un projet de rupture. Je veux rompre avec tout ce qui a mis et affaibli la France, mis la France à terre. Rompre avec le laxisme migratoire sécuritaire, rompre aussi avec le laxisme budgétaire, l'appauvrissement des Français.

Voilà. Et c'est à partir du projet qu'on arrivera à dessiner une perspective qu'on permettra aux Français de se reconnecter à la vie politique parce qu'alors là, ils verront que ce que l'on propose les concerne directement. Moi, je veux proposer un 13e ou 14e mois à condition de travailler une demi-heure simplement de plus par jour et j'annule cotisations à partir d'un seuil cotisation sociale pour l'employeur comme pour le salarié.

C'est bon pour l'entreprise et c'est bon pour la salarié. Je veux réviser la Constitution pour baisser l'immigration, pour avoir une politique sécuritaire beaucoup plus frogramme radical que vous allez proposer. Euh encore un exemple de Zizani.

Vous avez reçu David Lisnard qui a confirmé son intention qu'il claque la porte des Républicains. Je quitte l'air car le parti n'a pas quitté tout simplement ses ambiguïtés et la macronie. Qu'est-ce que vous lui avez dit quand vous l'avez vu en tête à tête ?

D'aiez son départ aussi. Bien sûr, c'est un ami. Euh David, c'est un ami, donc je ne dirai pas de mal de lui.

Simplement, c'est je le lui ai dit, sa décision, je la comprends pas. Je pense qu'il avait préparé euh des semaines ou des mois. Bien sûr, il a créé sa boutique.

Donc je ne suis pas dupe. C'est une échappé en solitaire. Mais pourquoi ?

Je le pense, oui, mais je pense qu'on va se rejoindre parce que on a les mêmes convictions. Il peut pas me reprocher David. Écoutez, j'étais un ministre de l'intérieur de combat, un ministre de l'intérieur qui n'a rien cédé, ni au président de la République, sur l'immigration, sur l'Algérie.

Et quand j'ai vu que le Premier ministre était en train de faire des accords de boutiquier avec monsieur Olivier Fort, je suis parti du gouvernement. Beaucoup de gens m'ont dit "Tu n'aurais pas dû partir. Je suis parti pour que mes convictions puissent être respectées." Depuis quand il y a eu à la tête de LR un président aussi libéral en terme économique que moi ?

Donc je pense que David nous rejoindra. nos chemins se recroiseront. C'est ce que je souhaite.

Donc les les arguments qu'il avance pour son départ sont faux à vos yeux. Ce sont un prétex. En tout cas, je je pense que ce sont des prétextes.

Oui, bien sûr, bien sûr. Les choses sont très claires. Je n'ai rien à voir avec la Macronie.

Je viens de le redire au sujet de l'immigration. Je n'ai pas voté, j'ai voté aucun budget au Sénat. Nous avons pas voté les budgets.

Je regrette d'ailleurs que d'autres les fait. Je l'ai dit, je le redis, c'est tout. Voilà.

La primaire. Juste en un mot parce que je sais que les Français c'est pas leur préoccupation. Vous allez soumettre ça au vote des militants LR, c'est ça ?

Non mais moi il ils choisiront entre plusieurs formules lance Ferrari. Vous avez compris que moi je veux redonner le pouvoir au peuple. Ce que je veux pour le pays, ben je le veux pour le parti.

Ça a été un engagement que j'ai pris pendant cette campagne qui m'a permis d'être élu président de LR. J'avais dit aux adhérents, c'est vous qui trancherez. C'est donc inscrit euh dans nos statuts.

J'entends respecter cette règle démocratique et c'est eux qui trancheront entre une primaire fermé, une primaire un peu ouverte ou la désignation du président de LR comme candidat naturel de LR. Il pas de primaire vraiment ouverte qui de Gérald Narmanin à non mais on est une famille politique, il faut déjà que l'on clarifie les choses dans notre propre famille politique où il vous a pas échappé que il y a des ambitions. Voilà donc ça cette première étape elle est absolument nécessaire.

C'est une étape de clarification. Bon Rota vous combattez vous combattez le macronisme, vous combattez le RN mais pour gagner en 2027, il va falloir élargir votre base électorale. Quelle est votre stratégie ?

Ça sera d'aller convaincre les électeurs RN pour reconstruire une alliance avec le centre. C'est crucial pour Moi, je suis pour l'alliance des électeurs de droite dans les urnes. Je l'ai souvent dit.

Je crois en la majorité nationale. Je parle souvent de France des honnêtes gens. Bien moi je pense que un électeur qui a voté pour Édouard Philippe au Havre pourra parfaitement rejoindre mon projet.

Un électeur qui a voté pour Robert Ménard à Béier pourra aussi le rejoindre et tous les électeurs du centre et de droite qui ont voté pour notre liste au municipal. Un électeur qui a voté Gabriel Atal, il pourrait vous rejoindre ou pas ? Il y a des électeurs de droite à Renaissance.

Gabriel Atal n'est pas un candidat de droite. Il a d'ailleurs dit que il voulait créer un comité de liaison mais sans LR qui lui paraissait trop à droite. Voilà.

Mais il faut que les choses soient claires. Moi, je respecte toutes les convictions. Moi, j'ai les miennes.

J'en ai jamais sans changé. Je trace ma route simplement et je veux cette clarté vis-à-vis des Français. Pas de tambouille politique.

Et ce que ce qui me déprime le plus quand je vois des tribunes qui disent il faut absolument un candidat unique 90 élus qui ont signé cette tribune, il y a des centaines d' mais il y a des milliers d'élus, peu importe. Mais ce que je leur dis, je les respecte aussi, c'est que euh vouloir un candidat unique simplement pour avoir comme projet de battre les extrêmes, que ce soit Marine Le Pen, Jordan Bardella ou monsieur Bélenchon, c'est court comme projet. Je l'ai dit, je l'ai écrit dans la tribune au Figaro, le rejet.

Ce qui est important, ce sont des idées. C'est la ligne qu'on va porter parce que en 2017, il y a pas eu de vraiment de débat sur le projet François Fillon, ce sont les juges qui ont imposé finalement un verdict. Ensuite, en 2022, pareil, c'est pas le choix des Français, il y avait la crainte de la guerre.

Donc, on a escamoté la campagne, on a totalement effacé le projet. Enfin, là, au moment où la France est au bord du précipice, je le pense vraiment, il faut qu'on discute du fond. C'est ce qui intéresse les Français.

Et pour raller aussi des gens à votre panache, je dirais est-ce que vous allez tendre la main à des formations comme celle desotique qui a remporté la mairie de Nice ? Est-ce que vous allez ouvrir un tout petit peu les portes de la droite ? On se trompe.

La tambouille politique, c'est ça qui n'intéresse pas les Français. Les accords d'appareil, ils s'en fichent complètement. ce que les Français veulent.

Vous savez, nous sommes un grand peuple, une vieille nation et sans doute un des peuples les plus politiques. Donc, ils savent distinguer le vrai du fraud, la sincérité de l'insincérité. Et ce que je veux moi, c'est réunir une majorité de bon sens.

Une majorité de bon sens, y compris avec des gens qui n'ont pas voté, qui ne votent plus ou qui on parfois voté à gauche sur les idées. Il est insincère Eric Seti, c'est ce que vous dites. Mais pas du tout.

Je m'adresse aux électeurs. Je m'adresse aux électeurs parce que les Français ne croient plus ni dans les partis euh ni finalement dans les chapeaux à plume. Voilà.

Bon, très bien. On va évoquer ce climat politique et délétaire en France dans cette période postmunicipale avec une stratégie d'antagonisation d'hystérisation des débats menés par la France insoumise 130 incidents recensés par le ministre de l'intérieur des maires menacées qui démissionnent qui demandent la protection de la police. Est-ce que vous avez déjà vu ça dans notre pays ?

On s'est jamais vu. Et c'est pour ça que l'élection 2027 elle est cruciale et les capitales parce que non seulement la France va mal très mal, il faut la redresser mais pour la première fois sous la 5e République nous avons en France un parti sédicieux, un parti qui encourage l'antisémitisme qui encourage le racialisme. Souvenez-vous de la phrase de Jean-Luc Mélenchon tout blanc tout moche, c'est-à-dire le racisme antiblanc et un parti qui protège les violents qui protège les violents.

Donc c'est pour ça que l'heure est grave. Et moi je l'ai dénoncé bien avant le deuxième tour, au premier tour, avant le premier tour, j'avais dénoncé les accords de la honte. Cette expression, c'est nous qui l'avons créée, c'est nous qui l'avons imposé dans le débat public.

Et je ne suis pas du tout surpris de ce qui s'est passé à Creuil, à Creil, à Saint-Denis ou ailleurs. J'ai eu Christophe Carlier, le maire qui dont la mairie a été comment dirais-je abîmé il y a à FR il y a quelques jours. Donc ça m des individus de 14 à 16 ans qui ont été interpellés.

Oui, mais regardez euh un élu de ce département me disait que pour une commune voisine, Villeneuve Leroi, la mairie avait été détruite. Euh un individu, un jeune avait été euh pris. Euh, il y avait eu son bornage téléphonique.

Il y avait des preuves, il y compris des empreintes. Il est cope de 6 mois avec surcis, il y a un appel et la cour d'appel le relaxe. Donc zéro sanctions.

Donc zéro sanctions. Tant que nous aurons l'impunité en France, on n'y arrivera pas. Vous pourrez mais multiplier par 10 par 100 parmi les gendarmes, les policiers qui sont des courageux auxquels je rends hommage, vous n'y arriverez pas s'il y a pas une sanction pénale qui soit à la hauteur.

Et c'est la raison pour laquelle une fois de plus on n'y arrivera qu'avec le référendum, y compris sur la justice et justice des mineurs. Bruno Rillo, la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, vous dites c'est la fin de la France. Vous avez même créé, vous voulez créer un observatoire des villes et lesfill pour pointer les dérives.

C'est bien cela. Totalement. Il ne faut rien mais alors rien leur laisser passer.

Et euh vendredi, j'annonce du voile dans les conseils municipaux par exemple. Ah bien sûr. D'ailleurs, c'est un texte, c'est un amendement que nous avions fait passer au Sénat d'un texte d'une loi très récente fin 2025 qui autorise les maires dans leur règlement à faire en sorte queon interdise le voile.

Et moi je demande à nos maires de prendre justement cette mesure dans leur règlement parce que la commune et le conseil municipal, c'est la petite République. La République, elle est laïque. C'est ce que proclame notre constitution.

Elle est laïque et donc il faut pointer du doigt ces dérives, mais aussi les sanctionner. Il faut à la fois les pointer et bien entendu les sanctionner, ne rien laisser passer. C'est ce que nous allons faire.

Nous allons créer un observatoire où nous allons dépouiller les délibérations euh de ces équipes municipales d'extrême gauche LFI là encore pour détecter des subventions du clientélisme, du favoritisme, des manquements à la laïcité et cetera et cetera ou alors des maltraitances de leur personnel. Quit à subir les foudres de ce parti qui agit en me comme vous le savez. Et bien je m'en fiche totalement.

Ce sont des antirépublicains et je serai toujours leur adversaire. Bruno Rota. La crise énergétique frappe notre pays après presque 30 jours de de guerre en Iran.

Sébastien Lecorn demande aujourd'hui au ministre d'utiliser les surplus des recettes fiscales liées aux hausses des prix des carburants pour des actions afin d'électrifier l'économie. Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce que la politique d'aide souspoudrée euh que l'on voit jusqu'à présent est suffisante pour aider les Français ?

Deux choses. La première, parce que on est un pays appauvri. totalement endetté.

On a plus de marge de manœuvre. Elle est là la réalité. Et toutes celles et ceux qui proposent à nouveau des chèqus, ce sont des chèqus en bois.

En revanche, ce que l'on peut faire, ce dont personne ne parle du reste, c'est que le prix du pétrole, enfin du gazoile, du carburant dépend des éléments qui sont liés au produit, le prix du pétrole, le raffinage, la distribution. Déjà, on voit bien que la différence entre le gazol et l'essence, c'est le raffinage. Il faut donc garder nos capacités et les moderniser de raffinerie en France.

C'est ça la souveraineté. Deuxième élément, dans le prix, il y a les certificats d'économie d'énergie et là, il est prévu de les faire passer de 6 à 8 milliards. Je demande le moratoire.

Je demande le gel de ces 2 milliards d'augmentation. Pourquoi ? parce que c'est des économies, ces certificats des économies sont faits pour dire au français il faut économiser.

Il y a pas de problème. Les prix sont tellement hauts que spontanément, naturellement les Français économisent. Et je pense que ces 2 milliards, il faut les consacrer à des aides ciblées sur des secteurs qui risquent de disparaître.

Je pense notamment à mes amis qui sont les pêcheurs en vendé et en France. Alors même que déjà dans une assiette quand vous avez des fruits de mer, du poisson, 80 % viennent de l'extérieur alors qu'on est un grand pays maritime. Euh, il y a aussi euh la question de des pénuries.

Il y a près de 800 stations en France qui commencent à avoir des problèmes d'approvisionnement. Est-ce qu'il faut libérer les stocks stratégiques de pétrole et les consacrer euh à la France encore plus ? Je pense qu'il il le faudra, mais nous sommes à la veille d'une crise qui pourrait être plus importante qu'on ne le pensait.

Je pense qu'elle ne ressemble pas au choc pétrolier. Les prix avaient été multipliés par 4. La différence quand même, c'est que désormais on a une électricité décarbonée grâce au nucléaires.

Merci à ceux qui au passage ont fermé Fenheim. Édouard Philippe en l'occurrence, enfin le gouvernement des mal Macron. Le gouvernement des mal Macron.

Bon donc là encore je pense que il faut avoir une politique de bon sens et préserver nos atouts stratégiques. Mais là on va sur le dur. Ça sert à rien de cacher quoi que ce soit.

Et je pense qu'il va falloir faire en sorte queon prenne des bonnes décisions. On est appauvri, on est très endetté mais les économies, les milliards qu'on peut soustraire, on doit les acer sur des aides ciblées. Donald Trump Bruno Rota annonce la fin des opérations américaines en Iran d'ici 2 à 3 semaines et puis il dit à ses alliés, enfin qui les gratigne, "Pour le D3 d'Ormous, débrouillez-vous, allez chercher le pétrole vous-même.

Comment est-ce que vous interprétez cela ? J'interprète rien du tout parce que monsieur Trump a dit ça hier et demain il va dire autre chose. Donc ça sert à rien de commenter les commentaires de Donald Trump euh qui change d'avis quasiment chaque jour.

Simplement c'est une guerre que nous n'avons pas provoqué. C'est une guerre qu'il a voulu contre un régime qui est absolument condamnable. Mais ça se passe pas bien.

Ça ne se passe pas bien du tout. Mais vous condamnez cette intervention américaine israël ou américaine ? J'ai j'ai indiqué depuis le départ que je comprenais parfaitement Israël.

C'était une question existentielle. Je pense que d'ailleurs en terme de légitimité, même de légalité vis-à-vis du droit international puisque l'Iran voulait détruire Israël, je pense qu'Israël était fondé à attaquer l'Iran. Par ailleurs d'ailleurs, un pays qui ne respectait pas ses engagements en matière de prolifération nucléaire.

Mais on voit bien qu'aujourd'hui dans le monde actuel, dans le monde moderne, il est très difficile de régler les problèmes et notamment de changer les régimes par des guerres. J'avais espéré, j'espérais que le peuple iranien, que le régime serait affaibli, mais pour l'instant ça n'est pas le cas pour que le peuple iranien dans un sursaut euh démocratique puisse reprendre le pouvoir. C'est beaucoup plus difficile que ça euh devant un régime qui est sanguinaire et qui utiliserait y compris les armes de guerre contre son propre peuple.

Emmanuel Macron s'en tient à sa posture défensive avec à la fois notre armada présente en Méditerranée mais sans intervention directe. Donald Trump a dénoncé notre attitude, l'attitude de la France qui aurait refusé le survol de son territoire pour certains avions chargés d'armement militaire. L'Élysée Desm, qu'est-ce que vous comprenez là encore ?

Il dénonce, il dit "Les États-Unis s'en souviendront". Écoutez ce que je constate c'est que depuis le départ Donald Trump traite moins bien ses alliés que ses adversaires et ça ça pose un problème au camp occidental. Il étant d'ailleurs en train de détruire, si j'ose dire le le camp l'allios occidental historique notamment à travers le pacte de l'OTAN, la la charte de l'Atlantique.

Nous avons choisi, la France a choisi à juste titre euh de rester neutre. Donc vous souhaitez la on peut parfaitement et d'ailleurs à Istre, je je vous le dis, d'autres le savent très bien à IstRE, nous accueillons très régulièrement des vols qui transportent non pas des armes mais des éléments techniques si j'ose dire. On les accueille.

Donc nous n'avons pas du tout l'attitude de monsieur Sanchez le gauchiste espagnol que vous condamnez que je condamne parfaitement. simplement, je pense que là le président de la République et euh a choisi une stratégie, on doit l'appliquer. Nous ne sommes pas cobelligérants.

En revanche, il faudra que la coalition internationale dès que il y aura un armistice ou un cesser le feu puisse prendre le relais pour que le D3 d'Ormous puisse être sécurisé. Et là, je pense que la France a un rôle à jouer, qu'elle joue aussi notamment sur la péninsule arabique. On tire de nombreux missiles, vous savez, pour protéger, pour euh essayer de faire en sorte que les alliances que nous all que nous avons euh comment dirais-je passé puissent euh être effective.

Un dernier mot, qu'est-ce que vous dites aux Français qui nous écoutent nous regardent ce matin ? Ça va durer, attention, la crise, elle va durer plusieurs mois, même si les opérations militaires s'arrêtent. En tout cas, c'est triste.

Je pense que la crise ne durera. Je n'en sais rien du tout donc je les tromperai pas. Je ne dis jamais ce que je ne sais pas.

Simplement il faut s'attendre effectivement à ce que cela dure et il va falloir s'organiser. Je parlais des certificats d'énergie. Je voudrais peut-être aussi parler par exemple en terme de logement.

Il faut que les logements qui sont chauffés à électricité mais qui sont dit pas soit comment dirais-je thermique puissent être remis à la location parce que il vaut mieux chauffer à l'électricité que au gaz ou ou au fiou. Donc c'est toutes ces décisions qu'il va falloir prendre et surtout encore une fois de plus, on le voit la souveraineté, notre indépendance et notre indépendance c'est aussi elle est budgétaire. Vous voyez quand un pays est surendetté, on n plus de de marge de manœuvre.

On est dépendant notamment vis-à-vis de ceux qui détiennent la dette des étrangers. Merci beaucoup Bruno Rota. C'était votre grande interview dans la matine.

C News Europe. Bonne journée à vous. M.