Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCI· 18 mai 2025 49 min

Marion Maréchal : "Vouloir faire sans ou contre le RN est une impasse politique"|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bienvenue dans l'événement du dimanche LCI. Ravi de vous retrouver. Grande émission politique du dimanche midi sur la chaîne info.

Notre invité, bonjour Marion Maréchal. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Députée européenne et présidente du groupe identité liberté.

À mes côtés pour vous interroger durant 7h d'interview Harlet Chabot. Bonjour. Bonjour.

Bonjour Marie-Marichan. Beaucoup de sujets à aborder ensemble en ce dimanche de la proposition choc de Gérald Darmanin d'envoyer des narcotrafiquants en Guyam avec cette nouvelle ce nouveau projet de prison. du rapport aussi sur les frères musulmans qui sera présenté en conseil de défense ce mercredi qui va être déclassifié hein effectivement et puis l'actualité internationale et notamment cette élection présidentielle en Roumanie.

Vous soutenez le candidat d'extrême droite qui est arrivé au premier tour, vous êtes affiché à ses côtés. Certains commentateurs parlent d'un choc à venir. On en discutera et on y débattra instants.

Mais d'abord d'abord une élection qui va sans doute, ça vous fera peut-être sourire, je ne sais pas, structurer la vie politique française des prochains mois qui à la tête des du parti des Républicains. Bruno Retaillot, Laurent Vier, on sera fixé ce soir aux environs de 18h. D'abord première question Marian Marchal, est-ce que vous avez une préférence entre les deux hommes ?

Moi, je suis pas membre du parti les Républicains, donc je vais pas comment dire m'attacher à vous donner une préférence sur une candidature, mais je note, on va dire, plusieurs choses positive dans cette élection, notamment à l'issue du débat que vous avez organisé sur LCI entre ces deux candidats. Déjà, une évolution de ligne qui m'a paraît positive, hein, puisque je dois dire qu'aujourd'hui, sur l'intégralité des sujets ou presque, ils rejoignent la ligne que moi et d'ailleurs défendons depuis des années sur le régalien, sur l'immigration, sur l'Europe, sur le protectionnisme, sur le refus du fanatisme vert. Je vois même d'ailleurs sur le l'inscription des racines chrétiennes dans la Constitution.

Faut se souvenir que eux d'ailleurs qui font valoir leur leur modèle chirakinien à l'époque Jacques Chirac avait refusé l'inscription de ses racines chrétiennes dans la Constitution européenne. Donc une lequ s'en revendique beaucoup en effet d'avoir fait une campagne à la Chirak. Donc en effet des évolutions idéologiquement positives.

Deuxième sujet que je trouve très intéressant qui pour moi est une avancée majeure hein pour la vie politique française, c'est le fait que Doren avant l'entqué comme Bruno Retaillot d'ailleurs refuse de s'inscrire dans un rejet, j'ai envie de dire moral et de principe à l'égard du corps national et du rassemblement national en particulier. Ils font valoir, on en reparlera certainement des différences sur les questions économiques pour refuser des alliances mais ils sont plus dans le le ve dire l'éternel cordon sanitaire. Au contraire même il parle aujourd'hui de cordon sanitaire contre le parti antirépublicain qui est devenu la France assouiste que je partage bien évidemment.

C'est plus clair du côté de Lauren Vquier. Il dit le Renn c'est pas la peste en effet le rassemblement national. Oui oui, je crois qu' d'ailleurs heureusement qu' on enfin on en arrive à cette prise de conscience et la dernière chose que je trouve très intéressante également c'est le fait qu' tous les deux pour le coup fassent valoir leur leur admiration pour Georgia Meloni.

Georgia Meloni avec qui j'étais il y a quelques jours qui est l'allié de notre mouvement au Parlement européen. Je je siège actuellement dans son parti son groupe européen et qui en fait c'est intéressant parce que qu'a fait Georgia Méloni en Italie ? Elle a construit une grande coalition qui va du centre droit jusque finalement le camp national.

Et donc s'ils allaient au bout finalement de ce modèle, cela pourrait laisser indiquer que demain ils seraiit peut-être davantage disposés à à ouvrir les alliances qu'ils ne le sont aujourd'hui. Donc on va dire que dans tout ça, j'y vois quand même beaucoup de choses positives sur le plan politique. La question des alliances justement Arlet.

Oui. La la main tendue de Lauren Vquer qui imagine demain bah une alliance des droites. Mais alors il dit de Gérald Darmanin à Sarak Nafo, il y a pas votre nom.

Alors Sarah Cafo bien sûr proche d'Éric Zemour reconquête que vous avez quitté il vous a oublié ou vous êtes vexé un peu que non moi je vous savez je je je ne me vexe de rien et cela ne me fera aucunement changer sur la ligne qui est la mienne depuis maintenant toujours à savoir défendre précisément le fait que demain Bruno Rotaillot Laurent Vquier moi-même avec identité liberté je l'espère Rassemblement national UDR d'Éric Sioti devrait devrait travailler côte à côte et ensemble dans une coalition évidemment à minima législative et parlementaire qu c'était c'était l'idée d'Éric Zemour pendant la campagne présidentielle déjà il plaidait pour l'Union des droites avec vous absolument donc là pour cela plaidé pour cela jusqu'aux dernières élections législatives aujourd'hui il y a enfin voilà tout le travail qui consiste à qui reste à faire jusqu'aux élections présidentielles est de trouver ce chemin qui permett de travailler ensemble alors j'entends il ils font valoir comme argument le fait queils ne partageraient pas le programme économique du Rassemblement national ça c'est pour le Rassemblement national mais c'est Oui, mais je mais Non, mais c'est exact Oui, mais sauf que c'est exactement aussi l'argument, vous vous l'avez noté, qu'utilise Laurent Voquier pour dire "Ah bah oui, mais je peux pas demain travailler avec elle dans un gouvernement parce qu'elle est aujourd'hui alliée du Rassemblement national et donc elle soutient le programme économique du RN." Mais je vais vous le dire, franchement, pour moi c'est un argument de mauvaise foi. Bah d'ailleurs, il le dit lui-même.

Moi-même je ne partage pas toutes les propositions économiques du Rassemblement national. Ça ne m'empêche pas d'être un allié politique, de siéger avec eux à l'Assemblée. Pourquoi ?

Parce que le principe même d'une coalition, c'est de rassembler des gens qui sont pas d'accord sur tout si ce n'est sur l'essentiel. Or, je crois que ce qui ressort d'ailleurs de cette émission que vous avez réalisé, c'est que l'essentiel aujourd'hui pour la droite, c'est d'abord et avant tout le combat culturel, migratoire, identitaire. Et moi, je considère qu'en politique, vous savez, il y a deux types de sujets.

Il y a les sujets réversibles et il y a les sujets irréversibles. Les sujets réversibles, ça veut pas dire qu'ils sont pas importants, hein. Euh, c'est notamment la question du budget, la question de la fiscalité, la question de la prospérité économique sur lequel quoi on peut avancer, on peut sur lequel on peut on peut apporter des solutions et avoir des résultats.

Je dire la France a déjà été dans des situations économiques dramatiques, elle s'en est relevée. En revanche, il y a un sujet irréversible, c'est celui de la démographie. Voilà.

Euh et donc à partir de là, je considère que pour moi le comment dire l'élément cardinal euh qui fait que j'accepte de m'associer ou non avec quelqu'un, c'est ce sujet de l'immigration, même si j'ai des désaccords sur le reste. Et je je j'espère réussir à convaincre, moi et d'autres d'ailleurs, les Républicains, que oui, aujourd'hui, cette alliance, elle doit d'abord se prioriser sur ce sujet. Mais vous allez devoir aussi convaincre, pardonnez-moi, Marine Le Pen parce que il y a moins de 2 ans, c'était non, pas d'alliance et pas de dilution de l'extrême droite dans une alliance.

Sauf que depuis on l'a noté d'ailleurs Marine Le Pen a permis aujourd'hui une ébauche de coalition qui sera amené je l'espère d'ailleurs à se renforcer à structurer avec l'ex-président des républicains et l'UDR donc cette volonté aujourd'hui de travailler avec des partis indépendants dont nous faisons partie elle existe et elle est mise en place maintenant je vais pas vous dire que c'est parfaitement satisfaisant puisque en effet Renault Retaillot et Laurent Voquet continuent d'être des concurrents là où il devrai être aussi des alliés. Bon ben il parce que le leur il vous a pas échappé que leur idée c'est quand même de faire revenir leurs électeurs qui sont partis chez au rassemblement national ou à reconquête. C'est quand même ça l'objectif.

La concurrence elle reste très forte très vie bien entendu. J'ai j'ai bien compris et vous savez la concurrence est inhérente à la vie politique hein. Donc ça je veux dire je peux pas leur en faire grief.

Mais ce que je leur reproche finalement parce que de quoi on parle aujourd'hui sur les rapports de force ce qui n'enlève rien d'ailleurs aux qualités des uns et des autres he mais c'est qu'à l'heure où on parle en tout cas dans les différents sondages présidentiels, Laurent Veoquier est autour de 4 % absolument et Bruno Rotaillot est entre 7 et 8 % selon les configurations. Très bien. Il y a en face de cela un parti qui est dans tous les cas de figure et quel que soit d'ailleurs le candidat au-dessus 30 % c'est le Rassemblement national.

Donc à un moment donné, je me permets quand même de leur dire et de leur rappeler que vouloir faire sans ou contre le Rassemblement national pour moi est une impasse politique, est un non sens. C'est dire c'est comme si on refusait de voir l'éléphant au milieu de la pièce. C'est d'ailleurs exactement le même différent que j'ai eu à l'époque avec Eric Zemour.

Voilà donc alors que ils aient envie de tirer le maximum et d'exister au maximum pour pour évidemment négocier le M possible. Très bien. Mais enfin, il y a quand même quelque chose, je veux dire, d'un peu d'un peu stérile si vous voulez à à parler de des alliances avec tout le monde, sauf avec le plus grand parti aujourd'hui du camp national.

Laurent Voquet semble plutôt mû pour cette alliance ou en tout cas ce se ce bouger. Je vous posais la question de Marine Le Pen. Est-ce que vous sentez dans les discussions que vous avez avec votre tante peut-être un changement de paradigme quant à cela ?

Vous vous évoquez effectivement ce qui s'est fait avec Éric Siotti, mais est-ce que ça pourrait aller plus loin ? Non mais alors moi je vais vous le dire, je suis absolument convaincu que si demain Bruno Rotaillot ou Laurent Veoquier expliquait qu'ils étaient prêts à faire des accords par exemple aux élections législatives avec le Rassemblement national, je suis absolument convaincu que Marine Le Pen le souhaiterait. Maintenant la posture de tout le monde, bon je peux l'entendre, pourquoi pas ?

C'est de dire oui mais pas des accords d'appareil, on s'associe avec des personnalités. Bon très bien, j'ai envie de dire quelle que soit la forme que ça prendra et c'est vrai que probablement aux républicains, il y a des courants qui de toute façon advitam et ternam ne s'associeront jamais je pense notamment à Xavier Bertrand au Rassemblement national et d'autres qui sont plus enclins à le faire. Donc si ça doit passer par des accords de personnalité plutôt que par des accords de parties, j'ai envie de dire soit mais je crois pas du tout qu'aujourd'hui le blocage vienne du Rassemblement national même avec Bruno Retaillot qui a donc participé au gouvernement d'Emmanuel Macron en la qualité de ministre de l'intérieur c'est aussi dans ce gouvernement à poids lourd ça pour vous ça ça ne constitue pas une ligne rouge non je ne le crois pas parce que je pense que Bruno Rotaillot enfin ça c'est c'est mon point de vue aujourd'hui est au ministère de l'intérieur et fait je le crois ce qu'il peut comme il Et moi j'entends l'argument qu'il a avancé.

Alors la facilité évidemment ce serait de dire oui il s'est compromis avec la Macronie. Bon, évidemment, je vais pas vous dire le contraire. Il dit il faut pas qu'il reste au ministère de l'intérieur.

Ils sont je veux pas me faire la voquette de Bruno Rillo, c'est pas mon rôle mais bon, ils sont ils sont ils sont en comp ils sont en compétition l'un et l'autre et il se trouve he je veux pas dire de bêtises mais je crois qu'à l'époque Laurent Voquier lui-même avait envisagé d'avoir un ministère, il avait pas eu celui qui voulait donc il l'avait refusé. des mais mais à limite qu'importe j'ai envie de dire j'ai envie de dire bon euh je vais pas vous mentir vu la situation aujourd'hui sécuritaire de la France je préfère que ce soit Bruno Rotaillot à l'intérieur avec un certain nombre d'avancées même si pas vous mentir elles m'apparaissent en partie insatisfaisante et partielle mais je préfère soit Bruno Retaillo Nem on va dire ministre socialiste comme nous avons pu l'avir par le passé voilà je pense que la France aujourd'hui malheureusement est dans une telle situation qu'on ne peut pas s'autoriser encore cela on va on va avancer d'ailleurs sur vous aussi votre position. Justi il semblerait quand même Bruno Retoyau soit soit favori.

Certains disent finalement la question c'est plus quel sera son score ce soir ? Bon soyons très soyons très prudents. S'il était élu ce soir pourrait-il selon vous rester au gouvernement ou c'est incompatible ?

Je sais pas moi je je c'est à lui de voir. Mais vous savez je crois pas que moi il y ait d'incompatibilité fondamentale à être ministre et président de parti. Bah tiens, eux qui parlaient beaucoup de modèle d'ailleurs, Georgia Méloni aujourd'hui George Méloni euh elle est chef d'état et elle est en même temps présidente de son mouvement.

Voilà. Bon, je crois que c'est une question d'organisation, donc j'y vois pas une incompatibilité majeure. Par contre, c'est vrai qu'à un moment donné va se poser la question de des ligne rouge, hein, parce que c'est vrai que aujourd'hui Bruno Retaillot, notamment sur la question de l'Algérie, la question des OQTF a posé des mots et des diagnostics très forts hein d'ailleurs et je le remercie mais il on voit bien qu'il est aujourd'hui contraint dans les solutions qu'il peut apporter, pas toujours suivi par le gouvernement, c'est le moins qu'on puisse dire.

Donc c'est vrai qu'à un moment donné, il faudrait pas que bon sa volonté de faire des choses glisse petit à petit vers la compromission. Ça ce sera à lui de l'arbitré mais je crois qu'à un moment donné, il a aujourd'hui une voix suffisamment forte pour faire peut-être davantage bouger les choses. Marion Maréchal avec Arlet Chabo, on s'interrogeit en présentant cette préparant cette émission sur sur vous sur vous.

Vous n'êtes plus au côté d'Éric Zémour. Mais alors vous êtes où ? Vous en êtes où politiquement Arlet Chabot ?

Oui, parce que quand on vous écoutait à l'instant, j'ai l'impression que vous étiez porte-parole du Rassemblement national. Donc alors vous êtes totalement revenu, réconcilié, réinséré. Vous avez votre boutique à côté et vous gardez une indépendance, ce qui vous permettrait éventuellement de critiquer ou d'avoir d'autres ambitions.

On en parlera dans un instant, non ? Alors, les choses sont finalement assez simples malgré un enchaînement d'événement qui ne l'a pas été. C'est vrai puisqueune une rupture, moi j'ai suffisamment eu d'explication pour y revenir mais une rupture assez assez forte et malheureuse avec Éric Zemour.

En effet, à l'occasion des dernières élections législatives, j'ai fait le choix de soutenir la coalition RN Sioti là où où Reconquête a fait un choix inverse. Et donc c'est vrai qu'à partir de là, moi j'ai fondé un mouvement qui s'appelle identité liberté qui est finalement un mouvement qui porte la ligne que je porte depuis toujours, même déjà quand j'étais souvenez-vous à l'époque député national au sein du Front National, une ligne que certains diraient bon identitaire identitaire libérale conservatrice si on devait simplifier et défenseuse de l'Union des droites. et je garde donc mon indépendance, ma liberté de ton et de parole, mais je suis en revanche allié avec le Rassemblement national et l'UDR d'Éric Sioti.

J'ai aujourd'hui trois députés à mes côtés qui siègent donc avec le groupe RN à l'Assemblée. On a un groupe d'une délégation française au Parlement européen et là on siège avec justement les Italiens de Fratellite d'Italia notamment et je travaille en très bonne intelligence aujourd'hui avec le groupe du Rassemblement national de Jordan Bardella au Parlement européen mais aussi je tiens quand même à le noter avec la délégation française LR qui elle elle siège dans le groupe dit PPE et en fait je trouve qu'il y a une vraie leçon à avec son président François Xavier Franço Bam absolument et je trouve qu'il y a une vraie leçon à tirer de cela parce que on voit bien qu'au niveau européen tout en étant dans trois groupes différents et bien nous parvenons à défendre les intérêts français ensemble en nous mettant sur des votes et des positions communes en travaillant des dossiers ensemble et et à représenter finalement plus de de Français efficacement que si il n'y avait eu qu'une seule liste à l'issue. Donc moi, mon objectif, si je puis dire, c'est de faire redescendre finalement cette coopération et cette bonne entente au niveau national puisqu'on fait la démonstration au niveau européen que c'est possible. ou vous parliez de votre rupture avec Éric Zémour, c'est fait un peu dans la douleur.

La rupture aussi avec le parti de Marine Le Pen quelques années plus tôt, ça c'est aussi fait de manière douloureuse votre patronyme que vous enlevez. Alors c'est il y a d'autres il y a d'autres considérations évidemment et on lit aussi dans la presse. Peut-être que ça vous agace mais le fait que ce retour dans le giron du RN avec votre tente agace aussi certains cassiques du RN.

Qu'en est-il vraiment ? Vous étiez au rassemblement pour soutenir Marine Le Pen après sa condamnation. Vous n'avez pas pris la parole à la star d'Éric Si à la star de Jordane Bardella.

Quel est votre avenir au sein du parti ? Et est-ce que la question Marion Maréchal Le Pen remplaçante de Marine Le Pen empêchée à la présidentielle si sa condamnation est confirmée peut se poser ? Est-ce que ça ça évolue dans votre esprit ?

Est-ce que c'est un sujet ? Alors euh plusieurs choses. Alors en réalité, il y a pas eu de rupture douloureuse avec le Front National quand je suis parti en 2017 parce que j'ai arrêté la vie politique.

Je suis pas parti en réglant des comptes. J'avais des divergences idéologique stratégique, c'est vrai. J'avais aussi envie d'une expérience dans le privé.

Donc j'y reviens pas mais ça s'est pas fait dans dans la douleur en l'occurrence et j'avais quitté évidemment le rassemblemental depuis longtemps avant. Certains vous ont voulu vous vous en ont voulu un peu et et de fait et beaucoup ont instrumentalisé ça en faisant des raccourcis mais enfin bon qu'importe aujourd'hui bon vous savez dans les partis politiques, c'est malheureusement j'ai envie de dire inéluctable les petites phrases, les off assassins, les concurrences. Bon, moi je je ne m'y attache pas parce que je sais que ça n'est pas représentatif aujourd'hui de la relation de qualité, de grande qualité d'ailleurs que j'ai non seulement avec Marine Le Pen mais aussi avec Jordan et avec d'autres cadres élus du Rassemblement national avec qui on travaille en très bonne intelligence et nos trois députés en sont la démonstration à l'Assemblée nationale.

Donc aujourd'hui, moi c'est très simple he j'ai vécu cette cet empêchement pour l'instant de Marine Le Pen comme un véritable scandale démocratique. Je vais pas revenir sur le fond de l'affaire, mais le résultat de cette affaire, c'est quand même qu'aujourd'hui la candidate favorite est privée de l'opportunité de pouvoir se présenter, voilà, avec des arguments sur lesquels on pourrait revenir mais qui ont quand même une une tonalité très politique, hein, dans ce qui a été avancé par la magistrate en question. Euh et donc moi mon objectif aujourd'hui c'est que je refuse que bah on tourne la page et puis bah c'est pas grave, on passe à autre chose.

Je considère que Marie-Len a raison de tenir bon de dire on ira jusqu'au bout des voies de recours pour défendre ce droit des Français euh euh comment dire du camp national à être représenté par le candidat qu'ils choisissent. Euh et donc c'est pour ça que je m'interdis comme Jordan Bardella d'ailleurs hein, vous l'avez noté de de raisonner en dehors de cette candidature de Marine Le Pen avant bien sûr que toutes les voies n'aient été euh comment dire exploré notamment celle de l'appel qui aura lieu avant juin 2026. C'est pas être un peu imprudent pardon.

C'est dire qu'il y a pas le plan B pour l'instant il doit pas être activé quoi. Le plan B comme Bardella ou autre de fait je veux dire à partir du moment où Marine Le Pen est toujours candidate officiellement à l'élection présidentielle, il n'a pas de raison de parler du reste. Et une fois de plus Jordan Bardella et moi-même de ce point de vue là nous sommes totalement alignés parce queà partir du moment si vous voulez où lui comme moi d'ailleurs, on s'inscrit dans l'idée de comment on organise la succession, bon bah c'est déjà qu'on a tourné la page et que finalement on doit plus défendre aujourd'hine le Pen.

Alors c'est pas du tout notre état d'esprit. Non, mais c'est étonnant, vous dites Jordan et moi, c'est-à-dire que vous vous ça veut dire que Oui, parce que la question nous est posée à tous les deux. Oui, la preuve c'est que vous la question posée à tous les deux.

Non, mais la preuve c'est que vous me la posez. Vous me dites "Est-ce que vous pourriez être le successeur de Mar ?" Poi la question, mais Jordan et moi ça veut dire que vous pourriez être l'un nous, l'autre.

Alors, je vous mets je candidat remplaçant de Marine Le Pen. Je réponds alors le plus clairement du monde. Pourquoi je nous cite tous les deux ?

Parce que de fait vous me posez la question et donc on y répond tous les deux. Mais maintenant, soyons euh honnête et lucide, si Marine Le Pen, et j'espère que ce sera pas le cas, était empêché euh évidemment euh à l'occasion de cet appel, euh Jordan Bardella se positionne aujourd'hui comme le candidat le plus naturel du camp national. Voilà.

Et vous le soulignez dans les sondages et donc c'est quasiment équivalent. Donc voilà, maintenant moi je m'inscris aujourd'hui comme j'ai dit que soit demain peut-être avec Jordan Bardella et je l'espère avec Marine Le Pen selon le résultat dans une logique de coalition une fois de plus. Donc je ne me fond pas dans le Rassemblement national, je suis en en soutien à cette candidature moyennant évidemment derrière une place pour le courant et la ligne que je représente au sein de c Donc vous n'êtes pas en concurrence avec Jordan Bardella occasion.

Non pas du tout et je je ne prête absolument pas le flanc d'ailleurs à ça. Je vous soulais assez opportunement que vous êtes la troisème personnalité du RN dans les sondages qui est factuel aussi. Bah la question m'est souvent posée parce que de fait voilà, j'ai j'ai aussi l'affiliation qui est la mienne, l'histoire qui est la mienne, la relation particulière que j'ai avec les électeurs du Rassemblement national et tout ça fait que la question s'est posée mais elle s'est posée par d'autres, pas par moi.

Oui. Marian Maréchal, si une dissolution était à nouveau à l'ordre du jour dans les dans les prochains mois, on sait que votre groupe identité liberté aux dernières législatives avait obtenu, vous aviez investi six candidats, trois avaient été avait été élus. Est-ce que encore une fois dans la préparation, ce fameux plan Matignon, vous pourriez négocier plus de circonscription ?

Est-ce que là aussi c'est une manière de de peser euh dans euh sein du parti de de Marine Le Pen ? Plusieurs choses. Déjà avant même de penser à cette dissolution hypothétique hein, qui pourrait advenir avant 2027, euh il s'agit de réfléchir déjà aux élections municipales qui sont un rendez-vous très important hein puisque l'implantation locale, on le sait, est évidemment une des conditions majeures pour pouvoir ensuite réussir au niveau national.

Et d'ors et déjà, c'est à ce moment-là, nous aurons et nous présenterons des têtes de liste, mais aussi des colistiers dans le cadre de liste d'union qui allieront à la fois notre mouvement Identité, liberté, l'UDR d'Éric Sioti et le RN du rassemblement euh national avec cet objectif de rassembler un maximum de français face à la gauche, à l'extrême gauche, au bloc centriste. Donc ça c'est une première étape très importante avec vous à Paris. Maintenant, écoutez, cette affaire de Paris et comment dire ne vient pas de moi puisque cette cette comment dire cette actualité sur le fait que je puisse y réfléchir n'est jamais venu de ma bouche.

Donc à l'heure où je vous parle, il y a pas de il y a pas de de candidature à l'ordre du jour à Paris. Et ce qui est sûr, c'est que derrière le but des élections législatives et ça c'est on va dire mon rôle de dirigeante de mouvement de faire en sorte que la ligne fois plus que je défends soit la mieux représentée possible. Donc je ferai évidemment en sorte qu'on ait le maximum et je vais vous dire je vais aller au-delà.

Moi, je souhaiterais que cette ébauche finalement de coalition qui s'est faite, vous vous en souvenez quand même un peu dans le dans le chaos et la précipitation suite à la dissolution impromptue voulu par Emmanuel Macron euh aille au-delà. Moi, je souhaiterais même que demain nous puissions réassocier des gens par exemple comme Nicolas Dupontignan. Euh voilà et évidemment bien sûr euh des républicains.

Mais je pense que finalement je je je on est une des pièces mais on doit aller au-delà. Aller au-delà. Arlette.

Oui, ça veut dire que vous avez un ennemi commun aujourd'hui, c'est la France insoumise. Donc il faut absolument vous unir pour battre la France insoumise. Ah, je pense que c'est pas seulement un adversaire, vous avez raison, c'est un ennemi.

Ben voilà, parce que c'est c'est un parti politique qui n'a pas seulement une différence de vision avec nous, mais qui s'attaque, on va dire, au principe fondateur de de de notre harmonie et de notre cohésion sociale qui qui pour le coup, on peut le dire aujourd'hui, frôle régulièrement avec l'antisémitisme et et qui appelle régulièrement d'ailleurs à des insurrections. On l'a vu encore à l'occasion de la dernière manifestation dite contre l'islamophobie où ils ont marché et signé des tribunes au côté d'islamistes revendiqués. hein, des fichés s des imams euh condamnés, des organisations proches des islamistes, des frères musulmans.

Donc c'est c'est des gens qui menacent l'intégrité du territoire français et et la cohésion nationale. Donc oui, c'est de ce point de vue-là, c'est sûr que ce sont les adversaires premiers. Marion Maréchal, la proposition peut-être que l'on n'avait pas vu venir, celle du ministre de la justice, gér d'Armalin au journal du dimanche aujourd'hui.

Il propose et annonce tout simplement la construction d'une prison hors norme en Guyane. 500 places, un quartier de haute sécurité pour une soixantaine de narcotrafiquants, une aile pour une quinzaine de détenus ricalisés, islamistes et effic. D'abord, une première question, est-ce que c'est une bonne idée ?

Comment en ouvrant le journal ce matin, vous avez analysé ces déclarations du garde des Je vais peut-être vous surprendre mais ça me rappelle un peu à certains égards là pour le coup je vais être un peu cruel mais même la proposition voilà de campagne de leur invoquer d'envoyer donc on va dire les les fameuses OQTF dans d'un centre de rétrention à Saint-Pierre Miclon quand même un peu le sentiment là de de l'activation de l'armée des communiquants autour de nos cherres politiques qui qui sont en train de leur expliquer alors vas-y Gérald on va réfléchir à la manière dont dans l'inconscient collectif des Français tu puisses envoyer un signal guy donc bagne donc guantanamo donc autorité je vais vous dire je je pardon mais je trouve ça un petit peu ridicule quoi. autour de vous si on est un peu cruel si autour de vous un er si qui voulait un guantanamo à la française Nicolas Dupontignon qui voulait les envoyer à Cayen ou à Sauf que bah je vous le dis je pense que la solution elle est pas celle-ci la solution c'est de construire des prisons de construire des prisons d'ailleurs de haute sécurité mais je veux dire que ces prisons soient au milieu de la jungle guyanaise ou j'ai envie de dire dans la Creuse ou en Lauser ou dans la banlieue de Bordeaux je veux dire c'est la même chose d'ailleurs pour les centres de rétention j'ai envie de dire qu'importe ce qui importe c'est que ces gens-là aillent derrière les barreaux dans le meilleur des cas pour en l'occurrence les profits très dangereux n'en sortent jamais et qu'on s'assure évidemment qu'il soit dans des conditions de détention ultra sécurisé. Donc j'ai quand même un peu l'impression d'avoir du marketing.

Voilà, du Ouais. du gadget, du marketing. Maintenant, ce qui compte, c'est qu'à l'issu cette prison de haute sécurité soit construite parce qu'on manque terriblement, je vous la prends pas, de place de prison.

Et c'est vrai que là-dessus, on a pris un retard considérable. Je m'étonne quand même que il y ait une telle prise de conscience. On en parlera peut-être d'ailleurs après le 20h de Macron, on a le sentiment que voà c'est la c'est la multiplication des bonnes idées au moment où il y a plus de majorité où on peut plus rien faire quoi.

C'est dommage qu'ils aient pas eu touses ces bonnes idées au moment où ils avaient encore tous les moyens d'action notamment la majorité. Vous avez l'air juste d'un mot beaucoup moins indulgence avec Gérard Armana que compréhensive avec à l'égard de Bruno Retaillot. Là, vous saluez au fond tous les efforts faits par le ministre de l'intérieur et du côté du ministre de la justice, là vous Oui.

Bah pour une raison euh pour une raison très simple hein, c'est que à un moment donné derrière les mots, moi je regarde le bilan et qu'avant d'être ministre de la justice, cet homme, il a été ministre de l'intérieur avec un bilan sécuritaire absolument déplorable. Moi, je n'ai pas oublié, hein, je sais qu'on a la mémoire courte parfois en politique, je n'ai pas oublié qu'au moment où Georgia Meloni tentait justement de bloquer l'arrivée illégale de migrants sur ses côtes qui étaient victimes du narcotrafic du narcotrafic, excusez-moi, des passeurs, euh il se trouve qu'au même moment et Gérald Darmanin a eu la mauvaise idée d'accueillir ce bateau de migrants à Toulon euh pour permettre et permettant ainsi un appel d'air nouveau, évidemment, un signal très fort qui a été envoyé au passeur en disant bah puisque aujourd'hui l'Italie est ferme, sachez que la France, elle vous ouvre ses portes. Euh voilà, je n'ai pas je n'ai pas oublié tout ça et donc c'est vrai que je suis plus du porté d'humanité peut-être aussi à l'époque peut-être sans appel.

C'est c'est c'est toujours le le même discours. Mais si vous voulez la la conclusion si vous voulez de cette de cette humanité, c'est la multiplication des morts en mer. Parce que voilà, je vais pas vous l'apprendre, tous les services le démontrent et notamment les rapports d'ailleurs en Italie sur le sujet. le le trafic humain monstrueux qui est opéré aujourd'hui par ses passeurs qui est un business qui promettent des choses évidemment et un eldorado européen qui n'existe pas et qui surtout aboutit à des prises de risque massives de la part de famille, d'hommes, de femmes et d'enfants et parfois à des morts en Méditerranée.

Donc moi, je crois que la véritable humanité en l'occurrence, elle est plutôt dans la dans la fermeté et c'est ce que vous plaidez évidemment au Parlement européen avec avec vos alliés. Évoquons à présent ce rapport qui sera présenté mercredi en conseil de défense à l'Élysée. La mouvance en effet des frères musulmans en France a été passée à la Loupe dans ce rapport précisément rendu il y a quelques mois et en cours de déclassification.

Donc on devrait être tous alertés, avertis de ce qu'il se dit. On dresse une cartographie de la confréie. On alerte sur ses dangers et son entrisme.

Les termes employés sont assez inquiétants, il faut le il faut le dire. Néanmoins, Néanmoins, on reparle de Bruno Rotaillot il y a quelques mois, il disait "Vouloir faire interdire les frères musulmans." Mais on comprend côté BOV que ce ne sera pas possible.

Ça ne sera pas possible parce que l'interdiction voudrait dire dissolution. Et la spécificité, c'est qu'en France, ils ne sont pas constitués en organisation et la désignation comme organisation terroriste se fait au niveau européen. Euh, il y a une forme aujourd'hui d'impuissance de la France à peut-être vouloir aller plus loin.

Aujourd'hui, c'est la réalité. Parce que ce qui est intéressant, c'est de regarder là où précisément les frères musulmans ont été interdits, c'estàd Autriche et en fait c'est pas tant le fait de permettre ce qui est une des options, la dissolution des organisations identifiées comme directement frères musulman, mais surtout le fait de pouvoir interdire toutes ceux qui se font les promoteurs de leurs prédicateurs, de leurs penseurs ou détiennent ou font la promotion et diffusent tout ce qui peut relever de la pensée des frères musulmans. C'est quand même un outil intéressant parce que comme vous l'avez dit, il y a pas en gros une association frères musulmans en France.

Il y a en revanche une myiade. C'est ce cas qui est très pernicieux et qui c'est très pernicieux mais là j'ai envie de vous dire oui c'est vrai c'est très pernicieux mais néanmoins avant même que ce rapport ne sorte et à la limite tant mieux j'ai envie de dire si on y apprend des choses et que c'est surtout le préalable et la première étape avant qu'il y ait une action ferme tant mieux. Mais il y a quand même beaucoup de choses objectivement aujourd'hui qu'on sait déjà et sur lesquelles on aurait déjà pu agir.

Je vais vous donner trois exemples. L'IESH aujourd'hui qui est rien de moins que l'école des frères musulmans he qui forme des imames de France et de toute l'Europe qui se trouve aujourd'hui dans la campagne française qui a reçu de très nombreux prédicateurs rattachés précisément aux frères musulmans islamistes dont un certain nombre d'élèves sont partis faire le djihad notamment en Syrie. Cette école aujourd'hui est toujours ouverte hein au vu et au su de tous.

Je l'ai moi-même dénoncé pendant les élections européennes. À l'heure où nous parlons, un rassemblement à Nant se tient appelé les musulmans de l'Ouest, hein, dans lequel sont donc présents monsieur Ngazou qui est le président des musulmans de France, donc exuoif disou et aussi le fils de l'imam Iisen, souvenez-vous, qui avait donc là encore été expulsé pour avoir tenu des propos radicaux. Vous avez interpellé le ministre, vous avez interpellé le préfet sur les réseaux sociaux pour interdire ce rassemblement.

Oui, tout à fait. Non, je n'ai je n'ai pas eu de retour et d'ailleurs ce rassemblement s'inscrit dans une myiade d'autres rassemblements he qui ont lieu très souvent en France. On pourrait aussi parler des 120 mosquées qui sont identifiées comme proche des frères musulmans.

Je pourrais vous parler de la mosquée derri la grande mosquée de Nant, celle de l'île sud, euh celle d'Evricourcouronne. Voilà, on sait aujourd'hui que ces mosquées du fait de des invitations des prédicateurs, des propos qui ont été tenus, des liens avec d'autres organisations sont proches des frères musulmans. Donc ce qui me désespère un peu, c'est que j'ai le sentiment, c'est c'est un peu vous savez comme les les commissions, les hauts conseils, les c'est bien de faire un rapport.

Peut-être d'ailleurs il apprendront de nouvelles choses, mais déjà agissons sur ce que l'on sait déjà. Et vous voyez même moi je je suis pas allé chercher très loin pour trouver ces informations et et j'ai le sentiment que oui, on ne va pas au bout parce que je crois qu'on a pas parfaitement pris aujourd'hui alors c'est probablement le cas de Bruno Retaillot mais dans ce gouvernement la pleine mesure de ce à quoi on est confronté. Il faut quand même rappeler que les frères musulmans, c'est donc une confréie secrète islamiste dont le but revendiqué, hein, ils le disent dans leurs écrits, est euh euh comment dire la soumission euh islamique de l'Europe et de l'Occident, transformer la société en société charia compatible.

Et bien souvent, on oublie qu'ils sont dans une œuvre de subversion et de déstabilisation. Et derrière des polémiques, on en a parlé par exemple sur le voile de dans le dans le sport ou la baillet à l'école qui nous apparaît des des finalement des initiative un peu individuelle ou d'adolescents en mal de reconnaissance ou de jeunes femmes en quête de liberté. En réalité, on découvre bien souvent derrière que ce sont comment dire des moyens de pression mis sur la société qui sont orchestrés, qui sont organisés, qui sont pensés, qui sont par moi-même financé par ce réseau des frères musulmans pour précisément pousser la France à devenir une société chari compatible.

D'où le fait que sur aucun terrain, il ne faut céder aux accommodements raisonnables. Ça veut dire que c'est une question de volonté politique. On ne peut pas interdire les frères musulmans.

Euh Marie rappelait effectivement les raisons pour lesquelles ce n'est pas possible. En revanche, selon vous, on peut prendre un certain nombre de décisions claires qui montrent et qui montreraient que le gouvernement a décidé de dire stop aux frères musulmans à commencer par les écoles, par les mosquées, d'avoir des gestes extraordin je bah je vous en ai donné quelques quelques parancement. Excusez-moi, je viens de renverser mon verre d'eau.

Tout va bien. On parle aussi du financement par le QA qui est auquel effectivement le gouvernement n'oserait pas non plus s'attaquer. Ah bah là, indéiablement, il y a aussi un volonté politique, c'est clair.

Il y a aussi un non dit, hein, parce que l'école des lieux, la fameuse ISH, l'école des frères musulmans est précisément financée hein par des Qatars. Le Qatar qui est le grand argentier he des frères musulmans, on le sait. Je rappelle que d'ailleurs ça ne pose pas C'est là où d'ailleurs où le sujet euh euh du conflit israélo-palestien nous concerne aussi et j'ai envie de dire presque directement puisque le Hamas est une des branches des frères musulmans euh qu'un certain nombre d'ailleurs de ex-dirigeants du Hamas aujourd'hui trouvent refuge précisément au au Qatar et que manifestement la France ne remet aucunement en cause les liens privilégiés, parfois même les les avantages fiscaux dont bénéficient les Qataris en France dans le cadre de cette lutte contre les frères musulmans. et je le rappelle d'ailleurs hein, je je tâ de le rappeler à chaque fois parce que c'est très important, à l'issue des attaques du 7 octobre euh lorsque euh et bien euh l'un des dirigeants du Hamas, d'ailleurs depuis le Qatar appelle à un jour de colère contre les mécréants, cela aboutit par l'assassinat euh et bien d'un professeur euh en l'occurrence par un islamiste en France qui a entendu cet appel.

Donc c'est vraiment une menace qui est très puissante dans toute l'Europe et d'ailleurs un certain nombre de de comment dire de scientifiques, enfin en tout cas de personnes qui réfléchissent sur le sujet euh explique qu'aujourd'hui les frères musulmans sont probablement plus puissants en Europe qu'ils ne le sont dans la plupart des pays musulmans, notamment maghrébains parce que par exemple en Égypte, ils sont très très durement combattus par le régime, j'entends j'entends tout cela évidemment c'est dénoncé. Néanmoins, est-ce que vous dites aussi à certains musulmans de France qui n'ont absolument aucun lien euh avec les frères musulmans ? Je pense aussi notamment au grand recteur de la mosquée de Paris qui prend clairement ses distances aussi.

Ne pas tout stigmatiser en fait, ne pas tout mettre avec une communauté qui se sent oui parfois considérablement peut-être à tort accusé. Je comprends que vous vouliez mettre des des précautions et je les entends parfaitement. Mais à quel moment ai-je pu être ambigu sur le fait qu'aujourd'hui il y aurait un amalgame entre l'ensemble des musulmans et les frères musulmans ?

Peut-être pas aujourd'hui, peut-être pas vous. Si aujourd'hui des musulmans quand on parle d'islamistes se sentent concernés, mais pardon, mais c'est que il y a un petit problème de perception de leur côté. Vous l'entendez bien ?

Évidemment, parce que certains très vite confondent ou islam et islamisme. Non, je je pense qu'aujourd'hui les mots sont très clairs et que précisément il ne faut pas avoir de pudeur sur le sujet parce que aujourd'hui le problème d'ailleurs c'est un vous avez raison de poser cette question parce que elle elle en amène une autre qui est aujourd'hui où est où se trouve le vivier de recrutement de l'islamisme en France ? le vivier de recrutement de l'islamisme, la base arrière de recrutement de l'islamisme, il faut aussi oser le dire, c'est malgré tout une immigration aujourd'hui de masse d'origine comment dire extraeuropéenne le plus souvent venant de pays musulmans inassimilé et qui trouve finalement aujourd'hui dans le chemin de la radicalité une manière et bien de répondre à une quête identitaire ou une forme d'enoblissement personnel, on va dire et donc c'est vrai qu'on ne peut pas aujourd'hui poser la question de la lutte contre l'islamisme, je vous le dis, sans sans poser la question derrière de la politique migratoire puisque les dieux sont fondamentalement liés al parlait de de l'action de de Bruno Retaillot il y a ces ces refus d'obtempéré ces redéoso qui auquels on assiste en France avec une fois un pompier qui est visé hier c'est un gendarme effectivement qui a été percuté par une moto.

Est-ce que vous vous avez une solution pour effectivement mettre un terme à ces redéo, punir, il y a une loi, on confisque aujourd'hui la fois les motos, on confisque aussi la voiture. Il y a une circulaire qui a été adressée effectivement par aussi le ministre de la justice pour que des peines plus sévères soient prononcées. Vous avezvous une mesure, une décision ?

J'ai envie de vous dire déjà, j'aime pas tellement ce terme de rodéo urbain. Alors, j'ai pas de mot magique mais c'est vrai que vous il y a un côté un peu tout le monde utilise, c'est pas un reproche que je vous fais mais il y a un côté un peu récréatif le rodéo urbain. On parle quand même de délinquants de la route avec à l'issue parfois des morts.

On se souvient de cette petite fille qui a été tuée de ce pompier qui est dans le coma de cette qui en est sorti. Voilà. Exactement.

Mais enfin dans quel état ? J'espère j'espère qu'il évidemment il n'aura pas de séquel mais enfin on parle de d'actes qui sont très graves. Il y a et je m'en félicite d'ailleurs depuis quelques années maintenant c'est laborieux mais enfin une petite prise de conscience.

On voit qu'il y a une légère augmentation des interpellations et des condamnations. Le problème si vous voulez c'est pas tant aujourd'hui le fait d'être capable d'intercepter ces ces ces personnes, même si on peut le faire probablement mieux. Nous par exemple, on défend le fait de permettre le fameux contact tactique comme ce qui se fait au Royaume-Uni qui ont permis de faire baisser d'ailleurs d'un tiers aujourd'hui les crimes commis par des des scooters.

Donc vous savez, c'est le fait que des forces de l'ordre puissent évidemment selon une méthode très contrôlée aller au contact évidemment de ces euh de de ces fameuses motos pour mieux les intercepter. Très contrôlé mais qui font quand même des victimes. Oui, mais enfin, je vais vous dire à la fin, je je préfère voir un un délainquant au sol, un délinquant de la route au sol qui prend le risque de tuer des des civils innocents plutôt que un mouvement à pompier dans le coma.

Voilà, donc j'ai je fais le choix là-dessus assumé. Euh mais ce qui est vrai, c'est que derrière c'est toujours la même chose. C'est vrai pour les eurodéo urbains comme sur le reste, c'est la question de la réponse pénale, de l'effictivité et de la rapidité de la réponse pénale.

Et le problème, c'est qu'aujourd'hui bah les comment dire les ceux qui sont condamnés pour ce type de crime n'échappent pas à la règle. La plupart du temps, même s'ils sont condamnés à de la prison ferme, ils n'iront pas derrière les barreaux. je dire 41 % des condamnés à des peines de prison ferme ne sont pas incarcérés dans notre pays.

Donc ça pose quand même la question une fois de plus euh de l'effectivité de la peine de prison et surtout de comment dire de l'application même de cette peine qui est prononcée parce que je je finis par ce chiffre, c'est quand même intéressant. incondamné à de la prison ferme euh euh en moyenne ne fait que 66 % de la durée de la peine. Donc il est véritablement condamné parce qu'il y a des aménagements, parce qu'il y a des euh Absolument.

Mais donc ça pose Oui, mais donc ça pose la question, si vous voulez plus largement au-delà de ce cas particulier des Rodé humain du sujet de la réponse pénale de l'État. Et bon, on aura probablement pas le temps de développer ici mais c'est le sujet aussi de la procédure pénale. C'est le sujet, j'ai aussi envie de dire, de la formation de la magistrature dans notre pays.

Je pense que ça compte aujourd'hui. Euh voilà. plein de propositions de ce point de vue-là, mais je pense que si on devait faire évoluer positivement finalement la magistrature, ça passerait probablement par le fait d'embaucher davantage de magistrats par le tour extérieur.

Donc des gens qui ont été commissaires, des gens qui ont été avocats de la défense pendant des années. C'est aujourd'hui une toute petite voie de recrutement. Je pense qu'elle devrait devenir la voie majoritaire.

Voilà. Bref, il y a il y a à mon avis une vraie structure de fond et je pour l'instant cette réponse là, je ne la vois pas dans les la bouche du ministre de la justice. Marion Machal, évoquons à présent avant d'en venir aux questions plus internationales, mais à ce cauchemar du budget pour le pour le gouvernement, toujours à la recherche de 40 milliards d'euros d'économie.

Harlette, revient sur la table la question un vieux serpent de mer de cette TVA sociale. Emmanuel Macron n'a pas fermé la porte à ça mardi soir. Non, c'est comment financer la protection sociale ? réduire peut-être les charges effectivement qui pèsent sur les salaires.

D'où l'idée de retour, on a beaucoup parlé en 2007 pour effectivement y renoncer de la TVA sociale. Vous êtes pour ou vous dites "Ah non, franchement ça c'est injuste d'augmenter". Déjà, ça pose un vrai sujet de fond hein, puisque aujourd'hui, je vous la prends pas, l'écart entre le brut et le net dans notre pays est le plus élevé absolument et le plus élevé de tous les pays développés.

Mais enfin, ça a des implications très concrètes. Ça veut dire qu'un français sur de qui voit son salaire augmenter de 100 € il enverse 56 à l'État, il en garde que 44 €. Donc c'est c'est quand même un vrai sujet de société.

Et donc ça pose derrière la question de savoir comment on finance la sécurité sociale euh qui est aujourd'hui financée à peu près pour moitié par les différentes cotisations. Moi je suis pas du tout fermé, je vous le dis, sur le principe à ce qu'on fasse davantage payer le financement de la sécurité sociale sur la consommation plutôt que sur le travail précisément pour rendre du pouvoir d'achat. Mais c'est pas injuste.

C'est pas injuste. Non, je je ne le crois pas parce que déjà vous savez en réalité quand on augmente un point de ne serait-ce qu'un point de TVA, c'est relativement peu douloureux pour le consommateur. En revanche, c'est évidemment des rentrées fiscales qui sont très très importantes pour pour l'État et surtout c'est une manière de une fois plus rendre du pouvoir d'achat parce que quand vous soulagez les charges sur le le travail pour finalement fiscaliser la consommation, c'est quand même une liberté que vous rendez au salarié qui qui peut choisir la manière de dépenser cet argent.

En revanche, je vous le dis franchement, euh je en effet c'est un serpent de mer, vous l'avez rappelé. Pour moi, c'est un sujet qui ne pose pas la bonne question. Ça veut dire qu'à un moment donné, plutôt que de savoir comment on va financer le gouffre de la dépense sociale, la première question qu'on devrait se poser exactement, c'est comment on réduit ce gouffre en fait.

Et quand on a 880 milliards d'euros aujourd'hui de dépenses sociales, bah oui, plutôt que de savoir comment on va finalement dans un jeu, comment dire, de tableau Excel faire financer par ça ou par ça, comment on réduit ? C'est-à-dire que oui, on doit poser le sujet en effet, moi c'est ce que je défends en tout cas d'une part de capitalisation sur la retraite. On doit poser en effet la question de l'assistana.

Moi, je suis assez d'accord sur le fait qu'aujourd'hui il faut revoir, on va dire le le périmètre du RSA. Alors, je suis pas soigner le renvoquer la fin du RSA. Je suis pas le comment dire la durée, mais je crois que la question de l'âge aujourd'hui devrait être déterminante.

Je pense que quand on est en âge et en capacité de travailler et qu'on a moins de 30 ans, on n'est pas tout à fait dans la même situation que quand on est justement à 57 ans. Voilà, donc je pense que le RSA selon évidemment les les territoires et selon l'âge devrait pouvoir être modulé. Et puis ça pose aussi bien sûr, j'y reviens mais c'est quand même très important la question aussi du poids de l'immigration dans cette dépense sociale.

He je rappelle qu'aujourd'hui on a à peu près 40 % des personnes immigrées qui sont en situation d'inactivité dans notre pays, ce qui est considérable bien plus important que sur le reste de la population. Donc on ne peut pas non plus traiter la question de la dépense sociale sans traiter la question de l'inactivité dans l'immigration. Et le 2è sujet que ça pose, et là c'est toujours pareil, j'ai l'impression que tout le monde l'évite, c'est la question du taux d'emploi dans notre pays et et du stock de personnes qui travaillent. dit là aussi, on est le pays parmi les pays développés qui travaillons le moins en terme de nombre de personnes qui travaillent et d'heur travailler notamment dans la fonction publique et et avec une terrible injustice que moi je vais rapidement qui fait qu'aujourd'hui les indépendants, les professions libérales, les artisans travaillent en moyenne trois fois plus que le reste de la population alors même qu'on a aujourd'hui 6 français sur 10 qui participent pas à la production de la richesse et parmi cela, 2 millions de jeunes, imaginer 2 millions de jeunes en âge et en capacité de travailler, je parle pas des jeunes handicapés, et qui sont sans formation sans activité, sans emploi.

Donc oui, j'ai envie de dire anticipe votre regard par exemple sur le rapport Terranova d'un ting classé à gauche he qui dit que pour péréniser notre modèle social, il faudrait d'ici 2050 300000 immigrés. Oui. Le problème c'est que ce que ce que ne dit pas une fois de plus ce rapport, c'est que de manière générale quand on accélère l'immigration et je vous en parle, c'est les chiffres de l'INC hein, c'est c'est des chiffres officiels, on augmente aussi le stock de personnes en situation d'inactivité.

C'est toujours le même débat sur les métiers en tension. On dit il faut de l'immigration et les métiers sont toujours en tension malgré l'immigration qu'on fait rentrée. Le temps file le temps fil.

Harlet Chabot, il est temps de d'évoquer forme de patriotisme économique he c'est à la mode. Demain Chose France 20 milliards d'investissements sont attendus en France mais on palit face aux États regarde on le prend sous l'angle effectivement du patriotisme économique choose FS. Donc on verra demain des investisseurs étrangers qui vont venir effectivement chef d'entreprise investir donc en France.

Euh c'est le rendez-vous annuel euh que donne le président de la République. Et puis on voit Sanofi qui euh annonce 20 milliards d'investissements effectivement euh aux États-Unis. Il y en a d'autres, on a beaucoup parlé de LVMH, je vais pas revenir dessus.

Il y a un patriotisme à votre avis pour les chefs d'entreprise ou bien ce qui compte c'est leur entreprise et puis après bah dommage quand il faut investir, on préfère investir là-haut c'est plus profitable. Alors, plusieurs sujets. Un, la question de l'attractivité de la France, elle pose une question d'environnement économique, je vais vous répondre.

Elle pose aussi quand même la question de la sécurité parce que on en a pas parlé rapidement mais enfin on a quand même aujourd'hui une multiplication des cas de d'enlèvement, de tentative d'enlèvement, de séquestration et une mutilation de chefs d'entreprise ou de famille de chefs d'entreprise du monde de la cryptoonnaie. Une mexicanisation de la France qui fait froid dans le dos he comme il faut le dire, un phénomène nouveau. On a encore passé une étape supplémentaire.

Vous pensez que c'est a un impact direct sur les chiffres récents des investissements ? On reste quand même les premiers en Europe he ? Non, bien sûr.

Ce que je veux vous dire, c'est que si on ne s'attaque pas à ce problème gravissime qui est manifestement en train de se développer et de se multiplier, c'est certain que demain, je doute que des chefs d'entreprise est envie de venir s'installer en France en sachant que demain, ils peuvent se faire tomber dessus par des types cagoulés qui les jettent dans des camionnettes et leur coupent les doigts pour réclamer des rançons. Donc là, une fois de plus, j'y reviens, il y a pas de prospérité dans un pays quand il y a pas d'abord et avant tout un état régalien qui fonctionne et une sécurité qui est assurée. Mais dites chef d'entreprises qui disent oui qui vont qui écoutent Donald Trump et qui vont aux États-Unis.

Et c'était d'ailleurs le cas déjà de mesures prises par Joe Biden. Ceci étendu, moi je crois qu'il y a aujourd'hui évidemment des chefs d'entreprise qui mettent dans le le on va dire leur leur calcul économique cette dimension patriote et qui préféreraient s'il le pouvait rester en France plutôt que de délocaliser. Maintenant moi je pose la question plutôt que de poser la question de la responsabilité des chefs d'entreprises la question de la responsabilité du politique.

C'est exactement la même chose que pour harcelor Mital. Sur le sujet d'harceleur Mital. Alors là d'un coup on découvre que ce serait Donald Trump finalement qui serait quasiment responsable aujourd'hui de la mise en difficulté d'harcelor Mitel.

J'ai entendu ça certain chaîne. Je trouvais ça dingue. Non non pas sur chez vous pas chez vous pas chez vous je vous le confirme.

Plutôt les importations chez vous je vous le confirme. Et ben c'est très intéressant là où est la responsabilité du politique sur ce sujet. Évidemment la concurrence desloyales chinoises avec une réponse de la commission, on le sait, qui aujourd'hui est partielle et insuffisante.

La question du prix de l'énergie où là encore on a un modèle énergétique qui est défendu par, je dois le dire quasiment l'intégralité de la classe politique française non seulement sur la fixation des prix mais aussi sur le choix de l'investissement massif dans le renouvelable dont on sait qu'il est très coûteux donc augmente les prix sans être forcément très efficace. 3è sujet quand même qui est très important euh qui est le fait qu'aujourd'hui bah typiquement l'acier, il dépend de deux débouchés, l'automobile et la construction. Et l'automobile, c'est très intéressant parce que là on a toute une classe trè débouché, pardonnez-moi, aujourd'hui très à la mode le réarmement hein.

Oui, bien sûr. Mais ce que je veux dire, c'est que là, c'est les deux principaux débouchés aujourd'hui qui sont en crise et qui font que l'acier du coup évidemment par effet de capillarité est en crise. L'automobile, c'est très intéressant parce que voyez, on a aujourd'hui une classe dirigeante et et là pour le coup, ça va des macronistes jusqu'à l'extrême gauche qui a méthodiquement au niveau du Parlement européen détruit la filière automobile européenne et française en votant en l'occurrence en 2035 l'interdiction de la construction de toute nouvelle voiture à moteur thermique en mettant en place des normes et et des amendes forfaitires sur de la production finalement de comment dire de CO2 qui vont peser extrêmement lourdement sur un secteur qui n'arrive pas à avoir un déboucher de marché suffisant dans l'électrique pour compenser.

Pourquoi je vous dis ça ? Ce ne sont pas les chefs d'entreprise, ce sont les politiques et Trump est un modèle et les Européens sont nuls. Non mais pourquoi je vous dis ça ?

Parce que bah je vous donne un exemple, mais la semaine dernière mon groupe mon groupe au Parlement européen propose un amendement sur la fin justement de l'interdiction en 2035 des voitures à moteur thermique. Gluxman, vote contre. Raphaël Gluxman, parti socialiste.

Valérie Ey macroniste, vote contre. Manon Aubry, évidemment, vote contre. Et ensuite ces mêmes gens, les socialistes, les extrême gauche vont au chevet d'harceleur mital en disant "Oh là là, c'est terrible ce qui leur arrive, il faut nationaliser." Et donc, on va nationaliser une entreprise, pardon, qui est valorisée à 22 milliards d'euros.

Il y a une logique environnementale aussi derrière tout cela dans un marché. Non mais d'accord. Sauf que le problème c'est qu'aujourd'hui, moi je veux bien mais la moitié des émissions de gaz à effet de serre dans notre pays sont issues des importations.

Donc en fait l'une des réponses à cette question elle est d'abord dans la localisation et pour conclure c'est ce que vous dites quand vous dites Trump est génial. C'est pas Trump est génial. Trump il a une logique.

Trump il dit "Bah, j'utilise les droits de douanes pour forcer à la relocalisation et pour faire en sorte d'utiliser les droits de douanes parce qu'on oublie souvent que les droits de douan c'est pas juste une mesure de protection, c'est aussi des recettes fiscales. Et donc pour être plus compétitif, je vais faire exactement. Je vais faire peser cette entrée fiscale sur les importations plutôt que sur mon économie et qu'il viennent s'installer aussi sur sur mon sol.

Il défend les intérêts américains. Je peux pas reprocher un dirigeant américain de défendre les intérêts américains. Vous vous continuez à quoi dire ?

Trump est en effet un très bon président. Vous étiez à son investiture quand vous l'entendez notamment ironiser sur la France en 1840, le discours d'Hitler à la tour Effel, rigoler du 8 mai. Est-ce que est-ce que vous la patriote moi je je non mais je non mais là-dessus, je pense que vous aurez du mal à me faire un procès parce que moi je dis les choses très clairement en ce qui concerne Donald Trump.

Je reproche pas à Donald Trump d'être un président américain qui défend les intérêts américains. Je reproche à nos élites européennes de pas défendre les intérêts européens. Ça c'est certain. quant au style Donald Trump, bon ben voilà, il a c'est un homme qui manifestement dans les négociations tape du point sur la table, crée un effet de sidération et ensuite négocier.

Et on inspire beaucoup aussi parce que le temps fil et j'aimerais vraiment vous Oui, mais juste je vous dis, je conclus là-dessus rapidement mais excusez-moi de vous dire quand même qu'on a assisté ces derniers jours à ce que Donald Trump obtienne précisément un accord avec la Chine qui lui permet de réduire son déficit commercial. Bah, je suis désolé mais moi je je salue l'initiative parce que ce qu'on ne dit pas, on parle beaucoup du déficit commercial avec euh euh les États-Unis et c'est vrai, mais enfin le vrai sujet, pardonnez-moi, c'est la Chine. La France avec les États-Unis, c'est 4 milliards euros de déficit public.

Avec la Chine, c'est 32 milliards. Donc, faut pas non plus qu'on se trompe si vous voulez. Et la vraie réponse, plutôt que de se rouler par terre en disant "Oh là là, Donald Trump est pas gentil, Donald Trump est brutal et violent et vulgaire".

La vraie réponse est de changer non plus. En même temps, d'accord ? Je veux dire plutôt que de de critiquer cela sur lequel on a pas a priori l'éducation de Donald Trump nous échappe un peu, allons plutôt sur la question de notre modèle économique et là j'y reviens.

Les normes, la fiscalité, le prix de l'énergie, la mais peut-être un premier signal, la perte du triple A américain quand même. Mais juste sur Donald Trump dont s'inspire certains de ce que vous supportez, je parle de l'élection présidentielle roumaine très importante aujourd'hui qui se joue. Il nous reste quelques quelques minutes seulement mais George Simon, il était à vos côtés à Paris il y a quoi 48h.

Est-ce que vous considérez aujourd'hui qu'à votre avis, tous ces pays vont basculer vers l'extrême droite ? C'est inéluctable, c'est un moment je réfute ce terme d'extrême, vous le savez, on aura pas le temps de lancer un grand débat maintenant. Mais déjà première chose avant de vous répondre, j'aimerais quand même attarder une seconde sur ce qui s'est passé en Roumanie ces derniers mois.

Vous savez l'élection, le premier tour de l'élection présidentielle a été annulé par la Cour constitutionnelle roumaine. Le candidat arrivé en tête nommé George Escou a ensuite été empêché de se représenter. Ingérence russe dénoncé.

Alors c'est ça qui est extraordinaire. C'est ce qui en effet a été dit. Aucune preuve n'a jamais été apportée de cette ingérence russe.

En revanche, il a été apporté la preuve en effet d'une tentative de manipulation des algorithmes, non pas par les Russes, mais par le Parti national libéral, c'est-à-dire l'équivalent des macronistes roumains. Et là, c'est pas moi qui le dit, c'est un reportage de France 2 qui est allé interroger précisément des reporters roumains qui ont apporté la preuve de ce financement. Donc vous rendez compte quand même queune élection a été annulée sous un prétexte totalement mensongé et qu'on découvre à l'issue que c'est en fait le parti macroniste qui a tenté de de faire bouger les algorithmes qui qui lui fait dire que Emmanuel Macron est je crois dictatorial où il a des trè l'ambassadeur français en Roumanie est très très actif dans cette élection ce qui en effet dépla aux rouins.

George Simion est en effet notre allié au niveau européen. Il des vice-président à mes côtés du parti ECR et donc il répond à cette aspiration finalement de revanche démocratique, j'ai envie de dire, du peuple roumain et il sera peut-être demain au côté du premier ministre belge Tèck et Georgia Méloni au Conseil européen. Et donc c'est une très bonne nouvelle en effet pour la défense des nations et de la souveraineté.

On suivra on suivra de près cette élection en Roumanie. Merci infiniment d'avoir été notre invité.