Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 16 septembre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéRetraitesInstitutions & élections

Le "8h30 franceinfo" de Bruno Retailleau

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteÉludée

    Est-ce que vous dites vous aussi, on ne peut pas se permettre de faire plus ?

  • 1:03OuverteRéponse directe

    Alors qu'est-ce qu'il faut faire ?

  • 2:16FerméeRéponse partielle

    En moins ? Quel manque à gagner dans les caisses de l'État ?

  • 4:15RelanceRéponse directe

    Vous ne dites pas, vous n'avez pas répondu à la question tout à l'heure, combien coûtent les deux mesures que vous avez proposées sur les prix des carburants ?

  • 4:52OuverteRéponse directe

    Donc, vous dites que c'est plus rentable que de baisser les taxes ou que de plafonner les prix, comme le propose d'un côté de l'Assemblée nationale et de l'autre, les insoumis ?

  • 6:12OuverteRéponse directe

    Vous rejoignez le programme et les mesures annoncées par Marine Le Pen il y a deux jours sur le logement.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:04InvitéPromesse
    « J'ai mis sur la table deux propositions. La première, c'est la suppression des certificats d'économie d'énergie. »
  • 2:00InvitéPromesse
    « Je dégèle le barème fiscal qui permet à ceux qui travaillent de déduire de leurs impôts un montant qui est un montant kilométrique qui les gelait depuis à peu près trois ans. »
  • 4:27InvitéFait
    « Le barème fiscal, quand il y a un barème fiscal, il doit être dégelé. Ça, c'est la règle. »
  • 5:15InvitéChiffre
    « Dans deux ans, la totalité de ce que rapporte l'impôt sur le revenu, on en a parlé il y a quelques instants, sera dévorée seulement par le paiement, non pas de la dette, des intérêts de la dette. »
  • 5:31InvitéPromesse
    « Je propose, moi, de restituer l'équivalent de deux mois d'une facturation, si on est raisonnable. »
  • 5:55InvitéChiffre
    « Quand il est arrivé de 420 000 logements mis en chantier par an, aujourd'hui, 270 000. »
  • 7:42InvitéChiffre
    « Quand je suis né, il y avait quatre cotisants aujourd'hui pour un retraité. Aujourd'hui, il y a 1,6 cotisants pour un retraité. »
  • 8:37InvitéFait
    « Aujourd'hui, le niveau de vie des Français, il est inférieur à la moyenne du niveau de vie des Européens. »
  • 8:44InvitéChiffre
    « La croissance cette année, trois fois moindre que la moyenne en Europe. »
  • 8:54Invité politiqueFait
    « Est-ce que vous dites comme Marine Le Pen que vous préférez un budget imparfait à une loi spéciale ? »
  • 13:36InvitéPromesse
    « J'inscrirai dans la Constitution un droit à la sécurité. »
  • 17:21InvitéFait
    « Dernière décision, mois de mai dernier, du Conseil constitutionnel, qui dit, voilà, parce que dans la loi narcotrafic, on avait dit, eh bien, il faut que lorsque un narcotrafiquant est condamné, on puisse en même temps, automatiquement, saisir ses biens. »

Temps de parole

  • Invité68 %
  • Bruno Retailleau12 %
  • Présentateur11 %
  • ?9 %

≈ 39,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bonjour

0:00
Présentateur

Agathe.

0:01
Bruno Retailleau

Bonjour.

0:01
Présentateur

Et bonjour Bruno Retailleau. Bonjour Simon Lebarron, bonjour Agathe. Bonjour

0:05
Bruno Retailleau

Bruno Retailleau.

0:06
Présentateur

Commençons par le grand sujet de préoccupation de beaucoup de Français en ce moment, c'est le prix des carburants. On voit que le prix du litre de sans plomb 95 a dépassé son record de juin 2022. Le litre de gasoil est à 3 centimes de son pic historique, mais le gouvernement s'en tient pour l'instant aux aides ciblées pour les gros rouleurs et les agriculteurs, les pêcheurs notamment, et le BTP. Et est-ce que vous dites vous aussi, on ne peut pas se permettre de faire plus ?

0:34
Locuteur

On

0:34
Invité

ne

0:34
Locuteur

peut

0:34
Invité

pas se permettre de faire n'importe quoi, mais là où les prix des carburants sont arrivés, c'est énorme.

0:41
Locuteur

Et

0:42
Invité

ça frappe d'abord, et c'est très injuste, la classe moyenne.

0:46
Locuteur

Les

0:46
Invité

gens qui travaillent, qui ont besoin chaque matin de leur voiture pour se déplacer, donc de faire le plein, ça frappe la France périphérique, celle que je connais bien, j'en viens,

0:55
Locuteur

où

0:56
Invité

on n'a pas d'autres moyens que d'avoir la voiture pour aller travailler. On n

1:00
Locuteur

'a

1:00
Invité

pas de transport en commun par exemple.

1:01
Locuteur

Je

1:01
Invité

pense que ça n'est pas suffisant.

1:03
Présentateur

Alors qu'est-ce qu'il faut faire ?

1:04
Invité

J'ai mis sur la table deux propositions. La première, c'est la suppression des certificats d'économie d'énergie.

1:10
Bruno Retailleau

C

1:10
Locuteur

'est plusieurs milliards,

1:11
Invité

c'est à peu près par plein, ça fait à peu près 8,50

1:16
Locuteur

euros.

1:16
Invité

Et une autre proposition,

1:18
Locuteur

c'est de déjeler. C

1:19
Bruno Retailleau

'est ce que payent les fournisseurs d'énergie et ce qui sert à financer la transition énergétique.

1:24
Invité

Mais dans la plus totale opacité,

1:27
Locuteur

c

1:27
Invité

'est ce que la Cour des comptes a dit par trois reprises depuis 12 ans.

1:31
Locuteur

Un

1:32
Invité

exemple, EDF, il y a quelques semaines, dont on a appris que grâce à cette taxe cachée, ils subventionnaient des voitures électriques chinoises, BYD. Alors on va imposer les automobilistes pour faire ce genre de choses ? Non, ça n'est pas un mécanisme qui est suffisamment transparent. Donc première proposition, je supprime les certificats d'économie d'énergie, 8,50

1:55
Locuteur

euros

1:55
Invité

par plein. Et ensuite,

1:58
Locuteur

ce

1:58
Invité

que je fais, c'est que je dégèle

2:00
Locuteur

le

2:01
Invité

barème fiscal qui permet à ceux qui travaillent de déduire de leurs impôts un montant qui est un montant kilométrique qui les gelait depuis à peu près trois ans. C'est l'équivalent, ce dégel, c'est l'équivalent à peu près de restituer deux pleins par an.

2:16
Locuteur

Et ça fait combien

2:17
Présentateur

en moins ? Quel manque à gagner dans les caisses de l'État

2:20
Locuteur

?

2:22
Invité

Ça n'est pas un manque à gagner parce que les certificats d'économie d'énergie, ça n'est pas une ressource budgétaire. Et d'ailleurs, ça n'est même pas voté. C

2:30
Locuteur

'est ce que je conteste aussi

2:31
Présentateur

dans

2:32
Locuteur

ce

2:33
Invité

mécanisme-là. On peut trouver des crédits d'impôt, par exemple, pour isoler, bref. Mais là, c'est totalement opaque. Mais

2:39
Locuteur

ça sert à financer la

2:40
Bruno Retailleau

transition écologique

2:42
Locuteur

?

2:42
Invité

Non, mais franchement, très franchement, on ne peut pas financer

2:46
Locuteur

sur

2:47
Invité

le dos des travailleurs la transition écologique. Quand le gazole, quand l'essence sont à un tel niveau, ça, ça n'est pas possible. J'en ai marre, vous voyez, des écolobobos qui veulent que les pauvres, les modestes, les travailleurs financent la transition écologique. Mais

3:01
Locuteur

en même temps, on parle de solution

3:02
Bruno Retailleau

de court terme, là, Bruno Retailleau. Parce que la solution

3:05
Locuteur

de court terme, ce n'est

3:05
Bruno Retailleau

pas au lieu de subventionner le carburant et de prendre l'argent qui sert à financer la transition écologique. Est-ce que ce n

3:11
Locuteur

'est

3:11
Bruno Retailleau

pas plutôt d'aider les gens à se passer de leur voiture

3:13
Locuteur

? La

3:13
Invité

solution de court terme, bien sûr, d'ailleurs, il y

3:16
Locuteur

a

3:16
Invité

une explosion. Vous savez que je crois que le mois dernier, il y

3:19
Locuteur

a

3:19
Invité

à peu près, sur les ventes de nouvelles voitures, un tiers pratiquement, pratiquement un tiers, autour de 30% qui sont des voitures électriques. Les Français ne sont pas fous, mais ça coûte cher. Ça coûte trop cher, notamment pour ceux qui ont des revenus modestes. Non, ce qui est structurel est ce que je propose. Parce que le problème, ce n

3:36
Locuteur

'est

3:36
Invité

pas seulement les carburants. Le problème, c'est que les carburants, ce problème-là, vient sur des Français qui s'appauvrissent. On est, la France est en voie de tiers-mondisation. Deux chiffres.

3:47
Locuteur

On

3:47
Invité

est le 16 septembre. Demain, c'est le 17.

3:50
Locuteur

Eh

3:50
Invité

bien, il y a un tiers des Français,

3:52
Locuteur

chaque

3:53
Invité

17 du mois,

3:54
Locuteur

qui

3:55
Invité

se retrouvent dans le rouge pour leur compte. Un tiers des Français

3:58
Locuteur

n

4:00
Invité

'ont pas eu des soins qu'ils auraient dû avoir, ou ont sauté des repas, parce qu'ils manquent de pouvoir d'achat. Moi, ce que je propose, justement, c'est que le travail enfin paye.

4:11
Présentateur

Mais justement, tout ça est dû, notamment, à une situation budgétaire qui est catastrophique. Vous ne dites pas, vous n'avez pas répondu à la question tout à l'heure, combien coûtent les deux mesures que vous avez proposées sur les prix des carburants ? Pour

4:23
Locuteur

les caisses de l'État.

4:24
Invité

Je redis...

4:25
Locuteur

Mais il y a le barème

4:25
Présentateur

fiscal aussi, c'est des rentrées

4:26
Locuteur

fiscales à moins ?

4:27
Invité

Le barème fiscal, pardon, le barème fiscal, quand il y

4:30
Locuteur

a

4:30
Invité

un barème fiscal, il doit être dégelé. Ça, c'est la règle. Chaque année, d'ailleurs, en loi de finances, l'impôt sur le revenu, vous faites bouger le barème à proportion de l'inflation. Et ça, c'est absolument naturel. Et je vous ai redit que la proposition que je faisais sur les certificats d'économie d'énergie, ça n'était pas une ressource budgétisée. C'est absolument neutre vis-à-vis du

4:51
Locuteur

déficit de l'État. Donc, vous dites que c'est

4:52
Bruno Retailleau

plus rentable que de baisser les taxes ou que de plafonner les prix, comme le propose

4:57
Locuteur

d'un côté de l'Assemblée

4:58
Bruno Retailleau

nationale et de l'autre, les insoumis

4:59
Locuteur

?

4:59
Invité

Non, mais la solution de M. Mélenchon, bloquer les prix, c'est la pénurie. La solution de Mme Le Pen, c'est 15 milliards, c'est plus de déficit et ce sera la crise. On est au bord de la crise. On est quasiment entré dans la crise. La dette, désormais, n'est plus soutenable. Il y

5:15
Locuteur

a

5:15
Invité

un effet de boule de neige quand les taux atteignent quasiment 4,5%. Dans deux ans, la totalité de ce que rapporte l'impôt sur le revenu, on en a parlé il y a quelques instants, sera dévorée seulement par le paiement, non pas de la dette, des intérêts de la dette. Ce que moi, je propose, c'est que l'électricité soit moins chère. Et c'est possible en s'appuyant sur le nucléaire. Je propose, moi, de restituer l'équivalent de deux mois d'une facturation, si on est raisonnable. Je ne propose que sur le logement. Vous savez que ce qui pèse le plus sur le pouvoir d'achat des Français, c'est le logement. Mais la crise du logement, on l'a fabriqué. C'est la faute, notamment, d'Emmanuel Macron.

Il n'y a jamais eu

5:54
Locuteur

autant... C'est la faute d'Emmanuel

5:55
Bruno Retailleau

Macron, la crise

5:55
Locuteur

du logement ? Bien

5:56
Invité

sûr, bien sûr. Absolument. Quand il est arrivé de 420 000 logements

6:01
Locuteur

mis

6:02
Invité

en chantier par an, aujourd'hui, 270 000. Parce qu'il a multiplié les normes,

6:07
Locuteur

que

6:08
Invité

ce soit le ZAN, l'encadrement des loyers. Il a découragé l

6:11
Présentateur

'investissement. Vous rejoignez le programme et les mesures annoncées par Marine Le Pen il y a deux jours sur le logement. On met à bas toutes les normes.

6:19
Invité

Pardon ? C'est elle qui m'a rejoint.

6:22
Locuteur

C

6:23
Invité

'est elle

6:23
Locuteur

qui m'a rejoint. On met à bas toutes les

6:24
Bruno Retailleau

normes ?

6:24
Locuteur

Et priorité nationale pour les logements sociaux ? Non, moi,

6:26
Invité

c'est priorité aux travailleurs. Je veux que le logement social aille en priorité aux travailleurs, à ceux qui travaillent et à leur famille. Simplement, les propositions sur le logement,

6:37
Locuteur

où

6:37
Invité

je veux effectivement une déréglementation sur le ZAN, sur le

6:42
Locuteur

DPE, sur la CRU,

6:45
Invité

etc. Je les ai faits il y a quasiment cinq mois. Et chacun peut

6:49
Locuteur

l'ouvrir sur le site internet. Bruno Rotec, dans

6:51
Invité

ce contexte... C'est pas mal d'ailleurs d'être pompé. Ça veut dire que de temps en temps, on a raison, non ?

6:56
Bruno Retailleau

Vous peignez un tableau très sombre dans

6:58
Locuteur

ce contexte. Il est sombre.

7:00
Bruno Retailleau

Et le gouvernement cherche 30 milliards d'économies pour boucler le budget 2027. Il rencontre les groupes politiques cette semaine. Vous dites que la situation est grave. Quelle sera l'attitude des Républicains ? Est-ce que vous serez responsables

7:11
Locuteur

? Nous

7:13
Invité

serons responsables et nous demanderons. que nous puissions remettre dans le texte la réforme des retraites.

7:20
Locuteur

Ce

7:21
Invité

sont des milliards et des milliards.

7:22
Locuteur

Donc

7:23
Présentateur

revenir sur la suspension qui avait été accordée aux socialistes.

7:25
Bruno Retailleau

Vous savez que vous ne l'obtiendrez pas, là.

7:27
Invité

Très rapide. Oui, mais vous me demandez d'être responsable. Je demande au gouvernement de l'être. La première dépense, un quart de la dépense publique, ce sont les retraites.

7:36
Locuteur

Qu

7:36
Invité

'est-ce qu'on fait ? On fait comme le gouvernement. On veut taper les retraités, tout en s'exonérant de la moindre responsabilité. Quand je suis né, il y avait quatre cotisants aujourd'hui pour un retraité. Aujourd'hui, il y a 1,6 cotisants pour un retraité.

7:50
Locuteur

On

7:50
Invité

va à la faillite.

7:51
Locuteur

Et

7:51
Invité

demain, on se prépare à un effondrement du système par répartition.

7:56
Bruno Retailleau

Et donc s'ils ne remettent pas la réforme des retraites

7:58
Locuteur

? Mais

8:01
Invité

il est hors de question de voter justement un appauvrissement des retraités quand le gouvernement n'est pas à l'heure et au rendez-vous de sa propre responsabilité.

8:10
Locuteur

Donc

8:10
Présentateur

vous mettez sur la table une condition que vous n'obtiendrez pas pour la

8:14
Locuteur

censure ensuite ?

8:15
Invité

Mais attendez, on est au bord d'une crise. Et je pense même d'ailleurs que la crise a commencé.

8:20
Locuteur

Quand

8:21
Invité

on regarde l'attitude des marchés financiers, c'est-à-dire ceux qui nous prêtent l'argent,

8:25
Locuteur

pas

8:25
Invité

pour payer la dette, simplement aujourd'hui on emprunte pour rembourser des emprunts. C'est de la cavalerie. Voilà. Explosion, notamment des taux d'intérêt et un affaiblissement, un appauvrissement des Français. Aujourd'hui, le niveau de vie des Français, il est inférieur à la moyenne du niveau de vie des Européens. C'est ça qui se passe. La croissance cette année, trois fois moindre que la moyenne en Europe. Le chômage, nous sommes le seul pays où le chômage augmente autant.

8:54
Bruno Retailleau

Est-ce que vous dites comme Marine Le Pen que vous préférez un budget imparfait à une loi spéciale ?

8:58
Locuteur

Elle

8:58
Bruno Retailleau

laisse entendre donc qu'elle pourrait ne pas censurer cette fois le gouvernement ?

9:02
Invité

Je fais la proposition que j'ai déjà faite il

9:04
Locuteur

y

9:04
Invité

a plusieurs mois au gouvernement. Ce sont les ordonnances. Ce sont les ordonnances parce qu'il faut que le gouvernement mette sur la table un budget raisonnable, un budget responsable. Et puis, au bout de 70 jours, si le Parlement, conformément à la Constitution, ne l'a pas examiné, le gouvernement peut prendre ce budget par ordonnance. S'il y a une motion de censure, le gouvernement tombe peut-être, mais au moins, on a un budget responsable.

9:31
Présentateur

Plusieurs catégories de Français se mobilisent déjà. Il y

9:34
Locuteur

a

9:34
Présentateur

des appels à manifester pour le mois d'octobre pour protester contre cette situation que vous dénoncez et contre la vie chère parmi les catégories et les professions qui se mobilisent. Les policiers, vous étiez hier dans la manifestation aux côtés du syndicat Alliance. Ils réclament notamment des augmentations.

9:50
Locuteur

Est

9:50
Présentateur

-ce qu'il faut les augmenter

9:51
Locuteur

?

9:52
Invité

Vraiment, je les connais bien, les policiers. Pendant plus d'un an, j'étais à leur tête. Et l'une des plus grandes fiertés de ma vie aura été de commander les hommes et les femmes de Beauvau, qui ont le sens de l'État, qui ont l'amour de la France chevillée au corps.

10:05
Présentateur

Et vous ne les avez pas augmentés ?

10:06
Locuteur

Est-ce

10:06
Présentateur

qu'il faut le faire

10:07
Invité

maintenant ? Non, attendez, attendez. J'ai été un des ministres, d'ailleurs, dans une situation budgétaire très difficile, qui a respecté la LOPMI, la loi de programmation. Ça n'était pas rien. Et j'ai été celui, d'ailleurs, qui a mis sur la table le problème de l'investigation. On en a parlé depuis l'affaire Liana. Parce qu'il y avait une crise et pas suffisamment de moyens. C'est moi qui ai fait le plan, justement,

10:27
Locuteur

pour

10:27
Invité

pouvoir, notamment pour ceux qui travaillent sur l'investigation. Ça vous tombe, en général, une affaire, vous savez, criminel ou autre, ça vous tombe le week-end. Vous restez des nuits pratiquement sans dormir, le week-end. Et notamment pour revaloriser la prime d'investigation. Il faut simplement aussi, ils demandent de la considération. Ils veulent être soutenus. Ils veulent une chaîne pénale qui soit ferme.

10:48
Locuteur

Ils

10:48
Invité

ne

10:48
Locuteur

veulent pas... Augmentation de salaire, oui ou non ? Attendez,

10:50
Invité

non mais ponctuellement sur des primes, bien sûr, il faut les encourager. Mais simplement, ce qu'ils veulent avant tout, c'est de la considération et une réponse pénale qui soit à la hauteur. Il n'y

11:00
Locuteur

a

11:00
Invité

rien qui ne supporte moins que lorsqu'ils prennent dans la rue, après des enquêtes parfois, des délinquants, et que la justice les relâche au bout de quelques jours et qu

11:10
Locuteur

'ils

11:10
Invité

le retrouvent

11:10
Bruno Retailleau

dans la rue. On en parlera tout à l'heure

11:12
Locuteur

de ce que vous proposez en matière de justice. Non, ce n'est

11:14
Invité

pas la faute au magistrat. C'est qu'on a construit, franchement, un droit qui est un droit laxiste. On

11:20
Locuteur

va en parler dans un

11:21
Bruno Retailleau

instant, Bruno Retailleau, mais d'un mot, on parlait des prix, du carburant, la colère des policiers, les appels à manifester qui se multiplient sur les réseaux sociaux. Est-ce que vous redoutez un automne social ou est-ce que vous le souhaitez

11:34
Locuteur

? En

11:35
Invité

tout cas, il y

11:36
Locuteur

a

11:36
Invité

une immense angoisse. Je ne sais pas si cette angoisse-là, quelques mois avant la présidentielle, parce qu'un vote et une présidentielle, c'est aussi une forme d'exutoire. On sait qu'on va pouvoir prendre la parole, essayer de renverser la table. Et moi, si je me présente, justement, c'est pour renverser la table. C'est pour accomplir une rupture, parce qu'on a un système qui est à bout de souffle.

11:56
Locuteur

Est-ce que vous

11:57
Bruno Retailleau

soutenez potentiellement un retour des Gilets jaunes ? Fabien Roussel appelle, lui, à descendre

12:02
Locuteur

sur les ronds-points. Olivier

12:03
Bruno Retailleau

Faure dit « je serai à leur côté s'ils se soulèvent ».

12:06
Invité

Écoutez, être à côté des hommes et des femmes, justement, de la classe moyenne, des travailleurs. Moi, je ne suis pas à côté des profiteurs, je suis aux côtés des travailleurs. Et mon projet, tout mon projet, ce sera de faire en sorte de

12:16
Locuteur

donner plus à ceux qui

12:18
Invité

méritent et moins à ceux qui profitent. On a développé une assistance aujourd'hui et un assistana qui est en train de tuer notre système social. Est-ce que vous soutenez ce mouvement ? Mais d'abord, il n

12:29
Locuteur

'est

12:29
Invité

pas arrivé. Et je pense que le rôle d'un homme ou d'une femme politique,

12:33
Locuteur

c

12:34
Invité

'est d'abord de faire des propositions. C'est d'essayer

12:36
Locuteur

de donner de l'espoir. C'est pas de dire « je vais

12:37
Bruno Retailleau

accompagner, je vais soutenir ou sortir dans

12:39
Locuteur

la rue ».

12:39
Invité

Mais ça, c'est de la démagogie. On peut parfaitement aller sur les ronds-points. Et j'ai toujours laissé ma porte ouverte, notamment aux Gilets jaunes, que je respectais profondément, lorsqu'ils n'ont pas été totalement infiltrés par l'extrême-gauche française, avec des violences que j'ai toujours condamnées. Mais l'écoute, oui. Mais quand on est en situation de responsabilité, on prend ses responsabilités. On met sur la table une rupture. On renverse la table, justement.

13:04
Présentateur

Et pas de soutien à l'appel à manifester, on l

13:06
Locuteur

'a

13:06
Présentateur

bien compris.

13:06
Locuteur

J'ai

13:06
Présentateur

pris juste une question avant le fil info sur les policiers dont on parle beaucoup en mal en ce moment, notamment ceux de Carcassonne, après ses vidéos. La première, dans laquelle on entend un policier municipal proférer une litanie d'injures racistes, complotistes, misogynes, etc. La seconde, dans laquelle on voit un policier national jeté très violemment à terre à SDF. À partir de quel moment, Bruno Retailleau, ça devient systémique

13:28
Locuteur

? Non,

13:29
Invité

mais ça n'est absolument pas systémique. Moi, ce que je veux dénoncer, d'ailleurs,

13:33
Locuteur

ce

13:33
Invité

que je dis aux policiers et aux gendarmes,

13:35
Locuteur

c

13:36
Invité

'est que j'inscrirai dans la Constitution un droit à la sécurité. Pour que la jurisprudence puisse peser

13:41
Locuteur

et

13:42
Invité

mettre le

13:43
Locuteur

curseur... Ça veut dire quoi, un droit à la sécurité ? Un droit

13:44
Invité

à la sécurité pour faire en sorte qu'on prenne en compte... Il y a les libertés publiques

13:48
Locuteur

et

13:49
Invité

il

13:49
Locuteur

y

13:49
Invité

a la sécurité. Et ce que j'observe, moi, c'est que trop souvent, les jurisprudences, les décisions des tribunaux veulent d'abord préserver la liberté publique, c'est très bien, mais il faut aussi préserver la sécurité collective. Et je dénonce toutes les violences de policiers, de gendarmes. Et à chaque fois, croyez-moi, j'étais au ministère de l'Intérieur, vous avez des milliers de gendarmes, de policiers qui sont blessés tous les ans.

14:13
Locuteur

Et

14:14
Invité

vous n'avez que quelques dérives, quelques dérives individuelles qui, à chaque fois, sont sanctionnées. Pardon, ne mettez pas les propos terriblement sexistes et racistes de ce chef de la police, donc qui est de Carcassonne...

14:28
Locuteur

En l

14:28
Bruno Retailleau

'occurrence, ça fait des mois

14:28
Locuteur

et il n'avait pas été sanctionné. ...qui est par ailleurs encarté dans un

14:30
Invité

parti politique. Voilà. Non, mais ce n

14:32
Locuteur

'est

14:32
Invité

pas moi, ce n

14:33
Locuteur

'est

14:33
Invité

pas nous qui... Et bien sûr,

14:34
Locuteur

les élus devront rendre des comptes. Donc la sanction, ce n'est pas toujours très rapide ni très efficace.

14:37
Invité

Mais je dis non. Moi, je ne suis pas le parti des insoumis, qui est un parti à la fois anti-flic et anti-républicain.

14:44
Locuteur

Le

14:44
Présentateur

8.30 France Info, Simon Le Baron, Agathe Lambret.

14:48
Locuteur

Avec

14:49
Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat à la présidentielle, au cœur de votre programme pour 2027, ce que vous appelez un Big Bang constitutionnel. Vous proposez notamment de redonner la parole aux Français pour, dites-vous, qu'ils puissent censurer la censure du Conseil constitutionnel. On a demandé à l'ancien Premier ministre Edouard Philippe ce qu'il en pensait, il était à votre place.

15:10
Locuteur

Je

15:11
Invité

ne crois pas qu'on gagne quoi que ce soit à instiller un rapport de défiance avec les juges. Il y

15:18
Locuteur

a un Conseil

15:18
Invité

constitutionnel. Ne dénigrons pas un système qui a pour objectif de vérifier que le Parlement écrit bien la loi. Ce que je veux, c'est conserver ce qui fait la force

15:29
Locuteur

de

15:30
Invité

la Constitution de la

15:31
Locuteur

5e.

15:32
Bruno Retailleau

Conserver la force de la Constitution de la 5e, dit Edouard Philippe. Que lui répondez-vous ? Est-ce que c'est de la soupe centriste ? Ça aussi pour vous, pour reprendre votre expérience

15:39
Locuteur

? Ça

15:40
Invité

y ressemble pas mal. Ça y ressemble pas mal. Que dit Edouard Philippe, en réalité

15:43
Locuteur

?

15:44
Invité

Il dit qu'il faut que le Conseil constitutionnel fasse son travail. Oui, mais je suis d'accord qu'il regarde, notamment sur chaque loi, si elle est conforme à la Constitution. Mais je veux que le Conseil constitutionnel

15:55
Locuteur

ne

15:56
Invité

fasse pas dire à la Constitution ce qu'elle n'a jamais dit. parce que le pouvoir constituant n'appartient pas au Conseil constitutionnel. Il appartient au peuple de France. Et ce qui est intéressant d'ailleurs, et c'est là toute la différence que j'ai avec les candidats, notamment macronistes, et notamment Edouard Philippe.

16:13
Locuteur

Que

16:13
Invité

propose-t-il ? Il dit s'il y a des jurisprudences, des décisions du Conseil constitutionnel qui posent problème, il l

16:19
Locuteur

'a

16:19
Invité

dit ici, devant vous. Alors, on fait une sorte de comité avec des juristes. Ça, c'est typique, voyez, comme réaction de la haute administration. Il y

16:27
Locuteur

a

16:27
Invité

un problème.

16:28
Locuteur

C'est un truc de techno, vous dites. Démocratique,

16:29
Invité

exactement. Il y a un problème démocratique, vous lui apportez une solution technocratique.

16:35
Bruno Retailleau

Vous dites qu'il

16:35
Locuteur

est techno, mais vous, Bruno Retailleau, vous dites

16:38
Bruno Retailleau

que vous voulez redonner la parole aux Français, quand vous critiquez le gouvernement des juges, en fait, vous jouez le peuple contre les juges. Est-ce que ce n

16:45
Locuteur

'est

16:45
Bruno Retailleau

pas du populisme, ça ? Est-ce que vous assumez un

16:48
Locuteur

discours populiste

16:49
Invité

? Vous savez, l'article 2 de la Constitution, le principe de la République, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Ce que je conteste aujourd'hui,

16:58
Locuteur

ce

16:58
Invité

n'est pas l'état de droit.

16:59
Locuteur

En

16:59
Invité

rendant la parole...

17:00
Locuteur

Si vous l'avez contesté, vous avez dit qu'il n'était ni intangible, ni sacré.

17:03
Invité

Oui, parce que certains

17:05
Locuteur

ont

17:05
Invité

pris en otage l'état de droit,

17:07
Locuteur

non

17:08
Invité

pas pour lui donner un cadre juridique, une définition d'un cadre juridique, mais un contenu progressiste, un contenu idéologique.

17:15
Locuteur

Et

17:16
Invité

je conteste des décisions, par exemple, dernière décision, mois de mai dernier, du Conseil constitutionnel, qui dit, voilà, parce que dans la loi narcotrafic, on avait dit, eh bien, il faut que lorsque un narcotrafiquant est condamné, on puisse en même temps, automatiquement, saisir ses biens. C'est normal, on les tape au portefeuille. Il dit, ah mais non,

17:35
Locuteur

parce

17:36
Invité

que cette automaticité contrevient au principe de personnalisation des peines. On

17:41
Locuteur

n'en peut plus de cela. Les

17:43
Présentateur

juges interprètent et appliquent les textes.

17:46
Locuteur

C

17:46
Présentateur

'est leur travail. Non,

17:47
Locuteur

non,

17:47
Invité

non, non, et non. Non.

17:49
Bruno Retailleau

Les juges sont

17:49
Locuteur

les agents de la démocratie, car ils sont les

17:51
Bruno Retailleau

garants de la règle. C'est ce que dit l'historien Pierre Rosanvallon. Ils sont

17:54
Locuteur

les

17:55
Invité

garants de la règle commune pour

17:56
Locuteur

tous.

17:56
Invité

Pierre Rosanvallon, dans Le Monde, l'article que vous citez très précisément, il confond le législateur et l'interprète le juste. Il dit, les juges, les magistrats, incarnent autant le principe de souveraineté populaire que les représentants du peuple. Non, ils confondent tout. Et voyez, l'état de droit, c'est la séparation des pouvoirs. Je pense qu'il y a les représentants du peuple, les députés, les sénateurs, ils font la loi. Et ensuite, il y a ce que Montesquieu appelait les bouches de la loi, les interprètent. Mais aujourd'hui, le gouvernement des juges, c'est la confusion des pouvoirs.

C'est certains magistrats qui font dire au texte ce qu'ils n'ont jamais dit et qui donc prennent en quelque sorte le rôle de législateur. Ça, ça n'est pas

18:38
Locuteur

possible. Vous ne dites

18:38
Bruno Retailleau

pas si vous assumez le terme populiste juste ?

18:40
Locuteur

Non,

18:41
Invité

mais je veux rendre la parole au peuple. Le populisme ne gêne pas du tout. C'est la démagogie qui me gêne. C'est quand on fait de la

18:48
Locuteur

démagogie qu'on caresse

18:50
Invité

toujours le peuple dans le sens du poil.

18:53
Locuteur

Je suis capable de dire

18:55
Invité

que dans les difficultés que nous allons connaître, chacun devra faire aussi des efforts. Ça, ce n

19:00
Locuteur

'est

19:00
Invité

pas du populisme au sens de la démagogie.

19:01
Présentateur

Vous venez de dire, Bruno Retailleau, qu'Édouard Philippe faisait plus ou moins de la soupe centriste. C

19:06
Locuteur

'est Agathe Lambrecht, c'est Agathe Lambrecht. Je

19:08
Invité

reprends

19:09
Locuteur

l'expression des

19:10
Bruno Retailleau

retaillistes.

19:10
Invité

Je n

19:11
Locuteur

'ai

19:11
Invité

pas trouvé que l'expression était totalement

19:13
Présentateur

dépourvue de bon sens. Voilà. Le rassemblement de la droite et du centre, bon, ça va être compliqué.

19:20
Invité

Non, mais comprenez-moi bien. Je pense d'ailleurs que cette élection présidentielle ne se gagnera pas au centre.

19:26
Locuteur

Je

19:26
Invité

pense surtout que le système est tellement épuisé

19:29
Locuteur

que

19:30
Invité

tous ceux qui représentent quelque chose et qui ont eu partie liée avec Emmanuel Macron qui sont responsables du bilan. Comme vous, par exemple. Non,

19:37
Locuteur

parce que j'étais un

19:38
Invité

ministre de cohabitation.

19:40
Locuteur

Je

19:40
Invité

me suis opposé régulièrement, Simon le Baron, vous le savez parfaitement, au président de la République sur la question algérienne, sur la question migratoire, sur beaucoup d'autres sujets. Est

19:51
Locuteur

-ce que vous regrettez d

19:51
Présentateur

'avoir accepté cette

19:53
Locuteur

mission d'avoir été

19:54
Présentateur

ministre d'Emmanuel Macron ?

19:57
Invité

Non, j

19:58
Locuteur

'ai démissionné.

20:00
Invité

Non,

20:00
Locuteur

non,

20:00
Invité

quand on aime son pays. Moi, je suis rentré au gouvernement de Michel Barnier, pas au gouvernement d'Emmanuel Macron, de Michel Barnier, parce que je voulais empêcher

20:09
Locuteur

la

20:10
Invité

gauche mélenchonnisée de prendre le pouvoir en France.

20:13
Locuteur

Et quand on

20:14
Invité

est de droite, on fait barrage à

20:15
Locuteur

la gauche. Vous expliquez aujourd'hui pourquoi vous avez été là.

20:18
Invité

comme Gabriel Attal, appelé à voter LFI aux législatives. Pour moi, le réflexe,

20:23
Locuteur

c

20:23
Invité

'est qu'on doit faire barrage à la gauche.

20:25
Locuteur

Aux législatives en

20:25
Bruno Retailleau

2024.

20:26
Locuteur

Bruno Retailleau,

20:27
Bruno Retailleau

vous avez sèchement refusé la main tendue d'Édouard Philippe qui proposait de réunir les différents candidats de la droite et du centre début novembre pour discuter rassemblement. Mais dans les sondages, face à Édouard Philippe, vous plafonnez en général autour de 7%. Vous êtes entre 6 et 9%. Est-ce que vous êtes dans le

20:42
Invité

déni ? Dans un sondage, vous voyez, je suis même passé devant Gabriel Attal.

20:47
Locuteur

Est-ce que vous êtes dans le déni,

20:48
Bruno Retailleau

Bruno Retailleau ? Parce que vous espériez

20:51
Locuteur

faire 10

20:51
Bruno Retailleau

% à la fin de l'été,

20:53
Locuteur

ce n'est pas le cas.

20:54
Invité

Vous tous, les journalistes, vous nous expliquez aujourd'hui, preuve à l'appui, que seraient les sondages, que ça sera immuable. Mais vous oubliez toute l'histoire. Mais pour l'instant, ça ne bouge pas. Si moi, je vous écoutais, Chirac n'aurait jamais été élu. Et Macron n'aurait jamais été élu. Etc. Donc vous,

21:10
Locuteur

vous

21:10
Invité

vous trompez comme les sondages à chaque fois.

21:11
Bruno Retailleau

Vous, vous pensez

21:12
Locuteur

que vous pouvez déjouer

21:12
Bruno Retailleau

tous les pronostics et qu'Édouard Philippe, quand même, a une base plus solide que vous. Il est devant vous dans tous

21:19
Locuteur

les sondages. Et encore plus, si Gabriel Attal n'est pas là. Vous me réinviterez

21:22
Invité

dans quelques mois et vous regretterez vos propos. J'en suis persuadé parce qu'on est à l'heure de la grande rupture. Les propos que vous avez vous-même d'ailleurs souligné. Naturellement, vous avez tout à l'heure pris un exemple qui est frappant avec Édouard Philippe. Il refuse de renverser la table. Moi, je dis l'impuissance de l'État aujourd'hui, le fait que l'État soit totalement ligoté, ça vient de cet état de choses.

21:44
Locuteur

C

21:44
Invité

'est-à-dire qu'on passe des lois et malheureusement, ces lois sont censurées. La justice des mineurs censurée, etc. Tant de lois, l'immigration censurée. Eh bien, lui, devant ce fait-là, il ne fait rien.

21:57
Locuteur

Si

21:57
Invité

ce n'est de créer un comité. Moi, je veux renverser la table. Je veux une rupture franche et très très nette. Et je serai une offre entre le bloc central qui, en réalité, porte malheureusement les reliques de ce quinquennat, ce double quinquennat désastreux de M. Macron et les démagogues que ce soit M. Mélenchon ou Mme Le

22:18
Locuteur

Pen. Si on vous

22:19
Présentateur

parle des sondages, c'est parce que vous ne voulez pas à la droite et au centre vous départager par une primaire. Donc, il faut bien prendre une donnée et actuellement, selon les requêtes d'opinion, il n

22:28
Locuteur

'y a

22:28
Présentateur

aucun scénario dans lequel vous vous ralliez à Édouard Philippe.

22:32
Invité

Mais vous croyez sincèrement que les gens qui me soutiennent et qui voteront pour moi voteraient ou soutiendraient M. Édouard

22:37
Locuteur

Philippe ?

22:38
Bruno Retailleau

Les

22:39
Locuteur

électorats

22:39
Bruno Retailleau

sont assez proches.

22:41
Invité

Il y a aujourd'hui une différence qui n'est pas seulement de degrés mais de nature dans

22:45
Locuteur

l'approche des

22:46
Invité

choses. Le constat

22:47
Locuteur

que je fais... Vous êtes

22:47
Bruno Retailleau

enregistré, Bruno Retailleau, vous nous dites qu

22:49
Locuteur

'il

22:49
Bruno Retailleau

n

22:49
Locuteur

'y

22:49
Bruno Retailleau

a aucun scénario où je rejoins Édouard Philippe. Est

22:52
Locuteur

-ce que vous pouvez dire solennellement aujourd'hui

22:53
Invité

? Je ne sais pas quelle langue. Quand je dis que...

22:55
Locuteur

Jamais, jamais.

22:57
Invité

Je ne sais pas quel mot. Vous ne comprenez pas, Agathe

22:59
Locuteur

Ambré. Vous aviez dit que vous n

22:59
Bruno Retailleau

'entreriez jamais dans un gouvernement d'Emmanuel Macron. Finalement, vous êtes

23:02
Locuteur

devenu ministre de l'Intérieur. Je suis

23:03
Invité

rentré.

23:05
Locuteur

Certains se disent que

23:06
Bruno Retailleau

vous vous rallierez de toute façon et qu'aujourd

23:07
Locuteur

'hui, vous dites que non mais que vous le ferez. Je suis rentré

23:09
Invité

dans

23:10
Locuteur

un

23:10
Invité

gouvernement de Michel Barnier et j'étais le ministre de l'Intérieur le plus libre et sans doute le plus en désaccord avec le président de la République. Quand j'ai vu que j'arrivais au bout du bout, j'ai quitté le ministère de l'Intérieur.

23:22
Locuteur

Donc vous ne dites jamais

23:23
Bruno Retailleau

Édouard Philippe aujourd'hui, vous ne

23:24
Locuteur

le

23:24
Bruno Retailleau

dites jamais

23:24
Locuteur

?

23:25
Invité

Vous ne vous rendez pas compte de ce que veulent les Français. Ils ne veulent pas la continuité avec les héritiers d'Emmanuel Macron. Ils ne veulent pas poursuivre cette aventure-là. Ils ont payé pour savoir. Ils veulent autre chose. Et je suis

23:36
Locuteur

justement

23:37
Invité

cette alternance. Je serai le changement.

23:39
Présentateur

Merci beaucoup Bruno Retailleau, candidat LR donc à l'élection présidentielle. Merci à vous.

23:44
Invité

Agathe, merci beaucoup.

23:45
Présentateur

Merci à vous. Et on se retrouve demain. À demain.