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ChroniqueMayotte la 1ère· 13 décembre 2025 14 minAutoproduitActualité / polémiqueOutre-merEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSécurité

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  • 1:24Invité politiqueFait
    « La question de l'eau, elle est cruciale et que nous avons besoin d'infrastructure solide, pérenne qui puisse dans le temps acheminer l'eau à toutes les familles parce que c'est bien ça l'enjeu aujourd'hui. »
  • 3:27Invité politiqueChiffre
    « Le coût total des travaux est estimé à 600 millions d'euros dont un peu plus de 115 millions financés par le PRDM. »
  • 8:35Invité politiqueChiffre
    « Shido a fait officiellement 39 morts, 5000 blessés et des dizaines de milliers de sinistrés. »

Temps de parole

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Naïma Moutchou

Au programme de cette visite de 3 jours, les commémorations du passage du cyclonchido, la ministre va également faire le point sur la reconstruction de l'île dévastée il y a un an par la catastrophe naturelle. Les images que vous voyez ici à l'aéroport Marcel Henri sont signées. Chafion Mad. Et après l'aéroport, la journée de la ministre a démarré avec la visite du chantier de l'usine de dessement d'Hironibé. en pleine crise de l'eau. Elle est censée mettre fin au pénuri d'ici 2027. Neymar Mou a visité les installations et rencontrer les équipes. Sur place, nous retrouvons Nathalie Andriant Simeva devant la caméra de Daniel Abdou.

La ministre des outres mères, Naima Muchu, est arrivée ici ce matin à 10h30 à l'usine de dessement d'Irony Bayé. Elle est venue donc faire un état des lieux sur la continuité des travaux. Elle se dit pour l'instant satisfaite des avancées. Euh, elle soulligne néanmoins rester attentive à la biodiversité donc de du territoire, notamment lié au rejet de la saumure, donc au à au niveau du lagon euh euh suite aux travaux donc engagés. Euh je vous propose de l'écouter. Nous sommes très attentifs à les questions de l'équilibre, à l'atteinte qui est faite à la biodiversité, à la question écologique en général. Je l'ai dit et je l'ai redit.

Je ne souhaite pas d'un projet qui vienne perturber cet équilibre. Donc il y a des contrôles aussi qui sont faits très très régulièrement et tout ça nous est évidemment remonté. Je peux vous dire que ça se passe bien et je voulais voir de mes propres yeux l'état d'avancement de ce chantier qui est important. Vous savez que la question de l'eau, elle est cruciale et que nous avons besoin d'infrastructure solide, pérenne qui puisse dans le temps acheminer l'eau à toutes les familles parce que c'est bien ça l'enjeu aujourd'hui. Et je vois ici les choses qui sont en mouvement. Je vois que le chantier avance.

Euh j'ai vu le calendrier, il est tenu aujourd'hui avec l'aide évidemment les initiatives du syndicat, l'aide des services de l'État. Je remercie monsieur le préféré qui est totalement disponible. Je vois que les collectivités sont impliquées, monsieur le maire de la commune et puis les élus. En général, les choses sont en train de se faire pour que nous puissions à terme acheminer cette eau qui est fondamentale et donc nous serons toujours en soutien de ces projets qui permettent d'avancer. La ministre des outremères s'est ensuite rendue sur le chantier de l'écoquartier de Tararanaro Dembé, un projet porté par l'établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte.

La première phase des travaux a démarré. Bibi Mariam Halidi nous en dit plus. Un an après le passage du cyclone Shido, la ministre des outremères, Naima Moutu, de passage sur l'île pour constater l'avancée des projets de reconstruction s'est rendu à Tararano. Ici, un chantier ambitieux devrait sortir de terre. Le futur écoquartier Zac de Dembéi Tararano, zone d'aménagement concerté. Objectif du projet, relier Tararano à Dembéi autour de la rivière Mot ou à Dembéi. La ZAC doit se faire via l'urbanisation de 45 hactares entre les deux villages.

La zone prévoit l'accueil de 2600 logements de groupements scolaires, un collège de pôle culturel, d'infrastructure sportive mais également de zones d'activité agricole et de préservation de l'environnement. Les premiers bâtiments euh de la première phase devraient être livrés en 2027. Le coût total des travaux est estimé à 600 millions d'euros dont un peu plus de 115 millions financés par le PRDM. L'établissement public de reconstruction et de développement de Mayotte.

Bibi Mariam Halidi qui était devant la caméra de Hassadi Razafiteno et sur place notre équipe attendu le micro à Mibou Saidi, le maire de Dembé Couté un chantier décomposé en plusieurs composants notamment 2600 logements, un collège, terrains synthétiques et des espaces commerciaux. Donc tous les Dembéniens remercient l'État en particulier euh le partenaire primordial EPRD. C'est un espace qui était délaissé à l'époque, donc aujourd'hui avec un espace aménagé. Donc on espère d'ici 2027 changer l'image changer l'image de cet espace qui était auparavant inoccupé ou occupé pour des raisons agricoles.

Donc on espère d'ici 2027 avec le logement, avec les espaces commerciaux que toute la population en en profitera. Le 14 décembre, donc ce sera demain. Cela fera un an jour pour jour depuis le passage du cyclonido et depuis une loi pour la refondation de l'î a été adopté avec 4 milliards d'euros sur 6 ans. Les MAOR attendent encore les résultats de ces promesses et surtout d'être indemnisé par les assurances pour ceux qui en ont. En attendant, certains reconstruisent leur maison dévastée par le cyclone et vous allez le voir dans ce reportage de Halalidi et de Buenamani Said Ali. Le béton reste privilégié. Toute la toiture est partie. Là, j'ai tout cassé à nouveau. Je refais la maison.

J'ai déjà commencé l'autre côté. Zain peut enfin respirer. Ses travaux ont bien avancé. Elle pourra passer cette saison des pluies à l'abri. Je vais pas retourner encore avec l'étoil. Pour moi, je me suis dit je mets d'abord le béton et après je verrai l'étoil. Après, je sais que je serai protégée. Dans le quartier, elle n'est pas la seule à modifier sa maison. Là, j'ai vu il y avait des toil a commencé à mettre les bétons. Là, pareil, c'est le même cas. Reconstruire en urgence avant le retour des pluies un cass-tête [musique] pour près de 36000 propriétaires sinistrés suite à Chido. Sur ces images, on découvre l'ampleur des destructions à Tingoni.

Un an plus tard, toutes les toitures sont progressivement remplacées par du béton. Confronté à la pénurie de matériaux et la hausse des prix, beaucoup de maoré non assurés se tournent [musique] vers les solutions les moins cher et les plus rapides. J'ai abandonné les tôes et j'ai mis des parpins. Une toiture en béton parce que j'ai peur d'un autre cyclone. Bétonner sans faire appel à des spécialistes, cet architecte alerte sur des pratiques qui se développent au détriment des règles de sécurité. On va rajouter du poids sur une structure qui a pas forcément été pensée pour, surtout si avant c'était une charpente en bois.

Il faut prendre la tâche d'un ingénieur et vérifier que sa maison est en capacité. Je dirais que plus elle est haute, plus on est peut-être en train de faire ce qu'il faut pas. Et pourtant, des solutions existent. Ce matin, ce propriétaire sinistré reçoit la visite d'un expert envoyé par le conseil d'architecture de Mayotte. Cette étape justement de diagnostic Posida c'est aussi de se rendre compte pourquoi les les toitures se sont envolées. Depuis un an, ce groupe d'architectes est mobilisé pour une reconstruction du territoire dans les normes. Ousenibunu fait partie des 200 particuliers avoir bénéficié de leur conseils. Quand j'ai vu c'est gratuit, ils sont venus pour nous aider.

C'est là que j'ai fait appel à eux et ils ont fait le maximum. Le propriétaire a remis une toiture provisoire mais il n'est pas encore tiré d'affaires. Après la saison des plus, il arrive à à regrouper les fonds nécessaires, il faudra qu'il enlève toutes les toles et qu'il consolide sa charpente. Malgré les recommandations, beaucoup n'ont toujours pas les moyens de reconstruire. Ils vivent encore sous des bâches au risque de nouveaux dégâts à chaque puit. Dans le même temps, l'essentiel des fonds mobilisés pour la reconstruction de Mayottes est consacré au bâtiment public. laissant de nombre particuliers sans solution. Et qu'en est-il ? Des restaurants, des bateaux, de la végétation ?

La liste est longue et pour redonner à Lille, au parfum ses forces d'Avanchido, le combat est dur. Un an après la catastrophe qui a marqué à tout jamais la population. On voit cela avec nos confrères de France 2. Les eau clairs de Mayotte, Gurvan Stéphan les arpente depuis son enfance. Mais aujourd'hui quand il part en mer, cet organisateur de sortie touristique doit naviguer entre les bâtiments éventrés. C'est l'hôtel le rocher ravagé et les carcasses échouées. Tu vois là, il y a un bateau qui est sous l'eau. Le lagon Maoré, réputé l'un des plus beaux du monde est à l'entendre mes connaissables. Ce qu'on montre aux gens, on montre des bateaux explosés dans les rochers.

Ça fait un an que ça dure, que personne les enlève. Désormais, chaque sortie en mer lui rappelle ce 14 décembre 2024, lorsque le cyclone Shido et ses vents à 250 km/h ont balayé Mayotte. J'ai plus de maison. J'ai plus de maison. C'est l'une des pires catastrophes de ces 100 dernières années en France. Shido a fait officiellement 39 morts, 5000 blessés et des dizaines de milliers de sinistrés. Parmi eux, la famille Haribu qui tenait ce restaurant. sur la corniche de Mamutzou. Le stocks c'était là mais c'est tout est parti. Un an après, les murs menace toujours de s'effondrer. L'électroménager est à terre, il y a 500000 € de dégâts. Très mal. C'est très très mal de voir ça.

Énormément mal au cœur parce que c'est des années d'investissement que maman avait fait sur ce lieu qui était très apprécié et la famille ignore si elle pourra rouvrir un jour. Suspendu à l'obtention d'autorisation et au versement des assurances. Un an après Chido, il y a tant à faire. La tâche est titanesque mais elle nefferait pas Thibo Fonkchin. Avec son association, ce bûcheron tente de donner une seconde vie au milliers d'arbres que le cyclone a déraciné. Des cocotiers, des mangiers notamment. C'est tout ce que Shido a mis par terre et que nous on va essayer de valoriser. Une fois récupéré, le bois sera travaillé dans cette série mobile que l'association vient d'acquérir.

Les coupes seront ensuite fournies à des particuliers ou à des collectivités. Nous refermons ici ce chapitre consacré à la visite de la ministre des outresemes et au cyclone Shido. Un mot à présent sur le chanteur Staco, il sera présenté en fin de journée devant un juge d'instruction après 2 jours de garde à vue. Il est suspecté de viol aggravé sur mineur et pour diffusion d'images pédopornographiques. Il aurait diffusé des vidéos de lui ayant un rapport sexuel avec deux femmes dont une mineure. Si le juge d'instruction estime qu'il existe des indices graves ou concordants, le chanteur sera mis en examen.

Et avant de clôturer cette édition, vous propose d'écouter le témoignage de nos collègues venus en renfort l'année dernière pour mieux continuer à vous informer après la catastrophe qui a marqué la population. Regardez. 2 mois après, j'arrive sur place. Je vois des collègues qui ont tenu la station. Je vois des collègues volontaires qui sont venus travailler au côté des journalistes Maoré et qui sont restés là qui ont fait leur travail d'information jusqu'au bout. Certains ont dormi sur place, certains ont passé plusieurs semaines sur place sans voir leur famille. Et quand on arrive et qu'on découvre tout cela, on se dit waouh, c'est on salue ce travail là, on respecte ce travail là.

On est allé directement à la Réunion parce qu'il n'y avait pas de vol, il y avait aucun moyen d'aller directement sur Mayotte. Ensuite à à la Réunion, ça a été très compliqué pour pouvoir atteindre Mayotte. Il a fallu qu'on se qu'on qu'on entre dans qu'on aille avec des la sécurité nationale pour pour pouvoir aller à Mayotte. Et quand on est arrivé à Mayotte, euh déjà depuis l'avion, c'était catastrophique parce queon voyait tous les arbres étaient arrachés, les maisons arrachées. Ça c'est déjà ça m'avait ça m'avait choqué aussi.

Ce qui m'a choqué, c'était les lorsqu'on rencontrait des gens, c'était les témoignages des gens et ça c'était important qui nous qui nous disait que en fait ils étaient ils étaient tout seuls, qu'ils avaient besoin d'aide, qu'il n'avaient plus rien, qu'ils avaient tout perdu et que ils craignaient aussi l'insécurité, leur approvisionnement niveau nourriture. Voilà, tout ça c'est ce qui ce qui ce qui est apparu à mon premier arrivé lorsqu'on est arrivé à Mayotte. Alors, parmi tous les souvenirs de Shido, puisque il y en a eu beaucoup, notamment par rapport à au dénument, à la gestion des déchets, aux galères pour trouver la nourriture, de l'eau, gérer le retour à l'école et cetera.

Mais s'il y en a un qui m'a particulièrement marqué, c'est celui pour trouver de l'eau puisque nous on est arrivé en renfort un mois après le passage du cyclone et un mois après, c'était toujours le manque d'eau dans les magasins avec des échanges de messages, des groupes entre les gens pour savoir où les palettes d'eau étaient livrées et la queue ensuite pour récupérer les packs d'eau dans les magasins, les packs d'eau qui étaient rationné pour par famille.

Et euh ça ça m'a ça m'a marqué que un mois après le cyclone les gens soient toujours en difficulté pour avoir de l'eau potable en plus des tours d'eau qui sont euh qui sont mis en place dans les maisons pour l'eau au quotidien l'eau courante quoi. Voilà pour ces témoignages donc de nos collègues des autres stations qui sont donc venues nous prêter main forte après le passage du cyclon shida. Fin de ce journal. Merci à vous de l'avoir suivi. Merci également aux équipes qui ont permis la réalisation de cette édition. Je vous retrouve ce soir à 19h.

D'ici là, nous on continue de vous faire vivre la visite de la ministre des outremères dans nos éditions radio, sur notre site internet lapremière.fr fr ainsi que sur nos réseaux sociaux et notamment sur Facebook où nous vous proposons des directs. Très très [musique] belle journée à tous et à ce soir. Ah.