« Si je me retirais aujourd'hui, ce serait du pain béni pour Mme Le Pen », réplique Bruno Retailleau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à l'appel à vous retirer pour Édouard Philippe ?
- 0:37OuverteRéponse directe
Pourquoi votre projet serait-il différent de celui de Marine Le Pen ?
- 1:16OuverteRéponse directe
Pourquoi les ailes radicales sont-elles aussi fortes selon vous ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Votre bulletin sera-t-il présent en avril malgré le risque RN/LFI au second tour ?
- 2:39OuverteRéponse partielle
Comment apaiser la colère lycéenne après les violences d'hier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37Fait
« Je porte un projet de rupture que les anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron ne portent pas. »
- 1:16Fait
« Emmanuel Macron a fait du « en même temps ». Une espèce de grand centre où personne ne s'est retrouvé. »
Temps de parole
- ?100 %
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Un mot sur ce que vient de dire Claude Maluret sur notre Je vais vous dire ce qu'il a dit. Il dit que l'arrivée d'un groupe RN et également d'un sénateur à LFI, ça devrait être comme cela une prise de conscience de la montée des extrêmes en France qui prépare une élection présidentielle où c'est deux parties pour être au second Il faut que tout de suite, le bloc central, la droite et le centre se réveillent parce que sinon ça va être la catastrophe pour votre camp. Qu'est-ce que vous lui répondez ? En gros, il vous appelle à vous retirer pour Edouard Philippe. Si je me retirais aujourd'hui, ce serait du pain béni pour Mme Le peine. Simplement, le raisonnement que je fais, c'est que je porte un projet de rupture que les anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron ne portent pas.
Ils ne peuvent pas porter puisqu'ils sont en quelque sorte aussi comptables du bilan. Mais si je retirais ma candidature aujourd'hui. Elle ne profiterait pas au Bloc central, évidemment. Et moi, mon projet, il est singulier. Il est très différent de celui de Marine Le Pen qui, sur le plan économique, veut l'assistance. Souvenez-vous, on avait voté ici les 15 heures de contrepartie au RSA, elle ne les a jamais votées. Pas plus qu'elle n'a voté la réforme des retraites ou de l'assurance chômage. Ils ont voté l'an dernier en 24 heures 34 milliards d'impôts supplémentaires. Voilà, donc je suis là précisément pour qu'on puisse avoir une autre proposition. Et par ailleurs, qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi est-ce que les ailes radicales sont aussi fortes ?
C'est parce qu'Emmanuel Macron a fait du « en même temps ». Une espèce de grand centre où personne ne s'est retrouvé. Et c'est ce qui a fait monter les ailes radicales. Ce qui montre bien qu'il faut un projet de rupture, un projet radical, mais qui ne soit ni macroniste et évidemment, ni de l'extrême. Donc vous irez jusqu'au bout, vous dites qu'il y aura bien votre bulletin sur les bureaux de vote en avril, même si ensuite... Au deuxième tour, vous voulez dire ? Même si vous pensez que ça ne peut pas faire en en sorte que le RN et LFI pourraient accéder à ce second tour ? Très franchement, je pense qu'aujourd'hui, les Français ont besoin d'un vrai choix. Parce que le système est à bout de souffle.
Et ce vrai choix, c'est la rupture. Il faut renverser la table. Écoutez, en 2022, il n'y a pas eu de campagne. Le président de la République s'est réfugié derrière la crainte avec la guerre en Ukraine et avec la Russie. Et puis ensuite, En 2017, avant, c'était les affaires judiciaires. Je me souviens parfaitement qu'il y avait troublé la campagne. Donc il faut que les Français aient un vrai choix. Moi je me bats pour ce choix. 2027, quand on voit qu'on est aujourd'hui, on emprunte quasiment à C'est inédit. Depuis 5 ans, c'est 3600 % de plus, les taux d'intérêt. C'est autant de milliards qu'on ne va pas donner à l'hôpital, à l'école ou encore aux forces de sécurité. Donc moi je me bats précisément pour avoir un un projet qui puisse redresser la France.
On a vu ces mouvements devant les lycées, plus de 300 établissements qui ont été comme ça, touchés par ces phénomènes de violence sur la journée d'hier. Qu'est-ce que vous dites aujourd'hui ? Comment apaiser la colère lycéenne ? En pointant la responsabilité de LFI, parce qu'il n'y a pas de hasard. D'ailleurs, à l'initiative de ce mouvement, il Il y a l'union syndicale étudiante, qui est un mouvement d'extrême-gauche, très lié d'ailleurs avec LFI. Mais LFI est en train... Il n'y a pas des considérations sur le fonds ? Il y a forcément des considérations, mais on voit bien que ça n'est pas en mettant le feu, en attaquant,
en asperzant des chances un chef d'établissement, un proviseur, qu'on règle les problèmes. Donc je vois bien que LFI est en train d'instrumentaliser. C'est un parti qui est sédicieux, qui est factieux. J'ai dit ce matin, et je le répète, qu'on doit s'interroger. Je ne tranche pas, mais on doit s'interroger sur la question de savoir si on doit l'interdire ou non. Ce que j'observe, c'est qu'un parti qui prône la violence, un parti qui en appelle là encore à la désobéissance civile, qui en appelle aussi des certaines formes d'anti-républicanisme. On doit se poser la question parce que ça devient intolérable. Et ce qui se passe aujourd'hui, c'est ni plus ni moins que l la répétition générale de ce que veut faire LFI après les élections présidentielles.
Bruno Retailleau