Alexandre ALLEGRET-PILOT interroge Monsieur Guillaume Darrasse, Président d’Auchan France
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci beaucoup. La parole est à présent à monsieur Alexandre Allégré Pilot pour le groupe UDR. [Applaudissements] Merci.
C'est parti. C'est parti. Madame la présidente, monsieur le ministre, madame le rapporteur, mes chers collègues, ce texte vise à répondre à l'urgence comme son titre l'indique.
Il est imparfait et occulte probablement volontairement les conditions qui à défaut d'être suffisantes sont nécessaires à la reconstruction véritable de Mayotte, la lutte contre l'habitat illégal et indigne, le reflux de la vague de submersion migratoire illégale et le détournement de l'esprit du droit du sol. Les impacts en terme de santé publique, d'infrastructure, de sécurité, de finances publiques et d'écologie sont bien connues. Vous nous le dites, monsieur le ministre, une seconde loi viendra dans quelques mois prendre à bras le corps les défis structurels que rencontrent nos concitoyens Maoré et qui affectent dans son essence l'ensemble de la nation française.
Pour ce qui concerne la loi qui nous préoccupe aujourd'hui, le groupe UDR tient à saluer, en dépit des divergences d'opinions qui peuvent nous opposer, l'engagement de madame la rapporteur. Son travail illustre la lucidité et la franchise qui devrait être les conditions sinéquanones du travail parlementaire. Lucidité, franchise et engagement qu'a largement incarné notre collègue Bamana, également élu de Mayotte.
Les débats que nous avons eu sur ce texte sont riches en enseignement pour nos concitoyens. Hier et probablement pour la première fois dans l'histoire de cet hémicycle, nous avons vu un député d'extrême gauche nous parler de la dimension inaliénable et absolue de la propriété privée. C'est inédit.
J'espère chers collègues que cette fulgurance de perspicacité sera contagieuse et vous habitera bien plus souvent à l'avenir et sur bien d'autres sujets. Hier encore, nous avons pu voir comment des élus de la nation désignés par le peuple français pour le peuple français prennent des positions au nom du peuple français qui vont délibérément à l'encontre du peuple français. Faites donc don de votre corps, de votre temps et de votre argent au monde entier, mais par pitié, cessez de faire don des ressources qui ne sont pas les vôtres et qui sont particulièrement précieuses.
Les Français ne payent pas l'impôt pour que leur représentant le dilapide dans un exercice de signalement de vertu au frais du contribuable. Comment prétendre scolariser les enfants des autres quand on est incapable d'assurer l'instruction la plus basique des enfants de la République ? Les Français ne détectent pas non plus leur souveraineté pour être mis à genoux face à une vague migratoire illégale.
Les Français renonce encore moins à l'exercice de la violence pour subir l'insécurité au quotidien. Rappelons-le. Les principes républicains qui vous sont chers et qui sont également chers s'appliquent à ceux qui sont membres de la République de cette chose que nous avons en commun.
La solidarité nationale concerne l'entraîne l'entraide que se doivent les citoyens français. Elle est à distinguer de la générosité internationale sans s'y opposer pour autant. Cessez de dévoyer nos règles communes dont vous détruisez ainsi l'essence même.
L'égalité dont vous vous prévalez et celle des citoyens entre eux. À défaut, il n'y aurait pas de citoyenneté qui vaille et votre électorat serait l'humanité. À ma connaissance, ce n'est pas le cas, du moins pas encore.
Le débat qui nous préoccupe illustre donc la volonté de s'aborder le pays que porte en elle une partie de la représentation nationale toujours au frais de ses compatriotes. En refusant d'accorder une attention prioritaire à nos compatriotes français d'outre mer. Relativement aux étrangers, à forcerie, au clandestin, l'extrême gauche persiste et signe dans son programme de destruction de la nation, de dilapidation de l'argent du contribuable et de dévalorisation de notre République.
Même quand elle ne peut plus brandir le drapeau du racisme ou de l'islamophobie pour justifier son combat destructeur, même quand nos compatriotes sont dans une situation de dénouement et de désespoir criante, elles trouvent le moyen de leur dire, du haut de son perchoir moral, d'accueillir sur leur sol et de nourrir avec leurs ressources des personnes qui n'appartiennent pas à la nation et qui résident illégalement. Outre qu'il répond en partie à un besoin d'urgence pour Mayotte, ce texte aura donc aussi permis de démasquer les tartufes qui trahissent l'intérêt de leurs électeurs, le peuple français. Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée car chacun pense en être si bien pourvu que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont.
Cette année, suivons enfin des cartes et recherchons activement le bon sens. Pour cela, écoutons avec humilité les premiers intéressés à savoir les maoris. Surtout, redonnons sa signification véritable à la solidarité nationale.
Je vous remercie. Je vous remercie. Yeah.
Alexandre Allegret-Pilot