Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewTélé Matin - France Télévisions· 15 décembre 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsEnvironnement & énergieEurope & internationalSolidarités & famille

Budget de l’État, COP 21 de Paris… L’interview 4V de Mathieu Lefèvre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Mathieu Le Fèvre, merci d'être avec nous. À peine la première haie du projet de loi de finance de la sécurité sociale franchie. [...] Il faut tout faire pour que ça puisse passer parce que une France sans budget, ce n'est pas pareil qu'une France avec un budget.

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous continuez de dire mieux vaut un budget mauvais que pas de budget du tout ?

  • 1:42OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce PLF, ce budget de l'État sera aussi l'occasion de se rattraper d'une certaine manière d'un point de vue des déficits et de faire enfin des économies ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Vous n'avez pas la sensation que c'est un jour sans fin que les Français n'en peuvent plus d'entendre parler de budget ?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    Mathieu Le Fèvre, vous avez construit votre trajectoire politique sur la maîtrise de la dette publique. [...] Est-ce que ça vous fait mal de renier ces convictions ?

  • 4:36OuverteRéponse directe

    Je voudrais qu'on remonte le temps ensemble et qu'on se projette en 2015. [...] Quel bilan ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Fait
    « une France sans budget, ce n'est pas pareil qu'une France avec un budget »
  • 1:08Fait
    « Il va falloir faire des concessions tous azimut comme vous l'avez fait pour le PLFSS »
  • 1:42Fait
    « une France sans budget en matière de sécurité, ça veut dire qu'on recrute pas les policiers, les gendarmes, les greffiers, les personnels du ministère de la justice »
  • 3:26Fait
    « La transition écologique, le réarmement du pays au plan national et international »
  • 4:02Fait
    « sans budget on a plus de dépenses de fonctionnement, moins de dépenses d'investissement et plus de déficit »
  • 5:09Fait
    « Il y a 10 ans, on entendait pas parler d'industrie vertes, on entendait pas parler de décarbonation. Il y avait 1 % des véhicules électriques seulement qui étaient vendus »
  • 6:19Promesse
    « on doit les diviser par deux d'ici 2030 »
  • 6:54Fait
    « le premier ministre s'est engagé à consulter l'ensemble des forces politiques »
  • 8:04Fait
    « Le gouvernement refusera de les transférer en Espagne pour une raison simple, c'est que on a une boussole, le bien-être animal »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Mathieu Le Fèvre, merci d'être avec nous. À peine la première haie du projet de loi de finance de la sécurité sociale franchie. Voilà un nouvel obstacle, le PLF, le budget de l'État et de la veu même de Sébastien Lecornus, ce sera plus dur. Ça ne passera pas cette fois. Mais en tout cas, il faut tout faire pour que ça puisse passer parce que une France sans budget, ce n'est pas pareil qu'une France avec un budget. Moi, je le vois dans le domaine de la transition écologique. S'il y a pas de budget, demain, il y a par exemple pas d'argent pour financer la rénovation des écoles. Il y a pas d'argent pour financer la rénovation des réseaux de chaleur dans le pays. C'est donc tout sauf neutre. Il s'agit pas de culpabiliser ou de moraliser mais de dire ce qui est une

0:34

France sans budget et ce qui est une France avec un budget. Il va falloir faire des concessions tous azimut comme vous l'avez fait pour le PLFSS. En tout cas de cause, la porte du gouvernement est ouverte pour faciliter le compromis entre l'Assemblée et le Sénat. Il y a pas de sujet qui soit tabou. La seule chose, c'est qu'il faut qu'on respecte les équilibres budgétaires tels qu'ils ont été définis par le Premier ministre et donc en face de chaque plus, il puisse y avoir un moins. Avec quel objet politique porteur cette fois ? On sait qu'il y a eu la la réforme des retraites qui a été un objet de négociation pendant le PLFSS. Quel objet politique maintenant ? Vous savez, c'est le budget que feront les parlementaires qu'ils sont en train de faire et donc ce sont les

1:08

parlementaires qui sont en train de définir leurs objets politiques grâce à la méthode extrêmement innovante et courageuse lancée par le premier ministre, c'est-à-dire pas de 493. Et donc le gouvernement est un facilitateur de compromis dès qu'il peut le faire et notre porte est ouverte pour y parvenir. Est-ce que vous continuez de dire mieux vaut un budget mauvais que pas de budget du tout ? Ah, une France sans budget c'est une France qui n'investit plus et c'est une France dont les déficits croissent. Ça veut donc dire que c'est tout le contraire de ce qu'il faut faire parce que si on a plus de déficit et qu'on investit pas, c'est qu'on dépense pour de mauvaises raisons. Et regardez par exemple, une France sans budget en matière de sécurité, ça veut dire qu'on

1:42

recrute pas les policiers, les gendarmes, les greffiers, les personnels du ministère de la justice pour lutter contre le narcotrafic. Ça veut dire que en matière de défense, on n' pas l'argent nécessaire pour nous réarmer alors que l'Assemblée nationale vient cette semaine de dire à quel point cet effort de réarmement était indispensable dans le contexte international que nous connaissons. Ça n'est donc c'est donc tout sauf neutre une France sans budget. Est-ce que ce PLF, ce budget de l'État sera aussi l'occasion de se rattraper d'une certaine manière d'un point de vue des déficits et de faire enfin des économies ? Ah dans la loi de financement, les déficits sont en diminution. Il y a plus d'économie dans cette loi. Oui, tout à fait. Il y a plus d'économie dans cette

2:18

loi de financement que dans les dans les trois dernières. Et donc par conséquent, une France sans loi de financement, ça aurait été là encore une France avec un peu plus de déficits sociaux et on aurait fragilisé notre modèle de sécurité sociale. Et donc moi je veux féliciter, saluer le travail des parlementaires de bonne volonté qui soit se sont abstenus, soit on voté en faveur de ce texte. Les prochaines étapes, c'est la CMP, la commission mixte paritaire le 19 décembre. Conclusive ou pas, on ne sait pas. En tous les cas, peu de chance qu'elle passe en séance. Ça veut dire potentiel loi spéciale fin décembre et rebelotte en janvier de nouveaux débats budgétaires. Moi je me place pas dans cette perspective parce que je pense que on peut y arriver et on doit tout faire

2:53

pour y arriver. Et le rôle du gouvernement certains de vos collègues se placent dans cette perspective. Oui mais le rôle du gouvernement c'est de tout faire pour y arriver pour faciliter le compromis. En commission mixte le gouvernement n'est pas présent. C'est entre les deux chambres et donc c'est au parlement de de se décider. Mais euh nous notre rôle c'est de mettre du lien, de dire ce qu'il est possible ou pas possible de faire mais pas de donner des ordres ou des consignes aux parlementaires. Hm. Vous n'avez pas la sensation que c'est un jour sans fin que les Français n'en peuvent plus d'entendre parler de budget ? Je pense que les Français ont envie que la France se dote d'un budget et se dote des armes nécessaires pour faire face aux défis qui vont venir en 2026 et qui

3:26

sont très nombreux. La transition écologique, le réarmement du pays au plan national et international. Et donc euh je crois qu'il faute euh un budget qui sera pas le budget euh d'un parti politique, qui sera pas le budget du Premier ministre ou euh d'un camp, mais euh un budget qui permettra à chacun de ne pas se renier, mais d'offrir au pays les perspectives dont il a besoin. Mathieu Le Fèvre, vous avez construit votre trajectoire politique sur la maîtrise de la débance publique. Est-ce que en ce moment vous avalez quelques coups d'œuvres par rapport à toutes les concessions ? Vous savez encore une fois s'il y a pas de budget, s'il y a pas de budget de la sécurité sociale, il y a plus de déficit que vous faitement. [rires] Est-ce que ça vous fait mal de de renier ces convictions ?

4:02

Mais je je renie pas ces convictions parce que c'est précisément la responsabilité budgétaire que de donner un pays un budget au pays et encore une fois sans budget on a plus de dépenses de fonctionnement, moins de dépenses d'investissement et plus de déficit. C'est donc le contraire de ce qu'il faut faire en matière de finances publique. Donc on doit tout faire pour se doter d'un budget. On a vu que le fond vert est devrait baisser, c'est-à-dire le les les moyens des collectivités pour euh réussir une transition écologique. Ça veut dire que le le budget de l'écologie va baisser, que qu'on sacrifie euh ce ce budget. Non, le budget de l'écologie est pas du tout sacrifié, il est en stabilité dans un contexte de réduction des dépenses publiques. Monique Barbu s'est battu

4:36

pour cela et le fond vert auquel vous faites référence, c'est un outil qui a été créé par Ellisabeth Born Emmanuel Macron en 2022, qui n'existait pas auparavant, qui est très utile pour les collectivités et qui est maintenu à un niveau qui permettra de satisfaire l'ensemble des projets qui seront adressés. Je voudrais qu'on qu'on remonte le temps ensemble et qu'on se projette en en 2015. Il y a 10 ans, c'était les accords de Paris. Vous vous souvenez de ce jour ? Oui, bien sûr. Fameux coup de marteau, Laurent Fabius. Tout à fait. Quel bilan ? Il y a 10 ans, on entendait pas parler d'industrie vertes, on entendait pas parler de décarbonation. Il y avait 1 % des véhicules électriques seulement qui étaient vendus. L'éolien coûtait trois fois plus cher. Et on se dirigeait vers

5:09

une trajectoire climatique à + 4 + 5°gr de réchauffement. Grâce à l'accord de Paris, grâce au volontarisme de la France. On est aujourd'hui à + 1 + 2° + 3°, c'est encore beaucoup trop. Les émissions dans le monde sont encore en augmentation mais c'est la preuve que s'il y a du volontarisme politique, on peut arriver à des résultats. Ce sont des milliers de vies qui ont été sauvés grâce à l'accord de Paris. Il faut poursuivre ce travail. Alors, pourquoi avoir célébré son anniversaire hier un peu en Catini au ministère de table ronde ? Alors, c'est pas en Cati, d'abord parce que le Premier ministre est venu, il a expliqué que s'il fallait euh penser global, il faut aussi agir local pour que la transition écologique soit au plus près de nos compatriotes. Le président de la

5:46

République s'est exprimé sur son bilan en matière écologique dans une tribune dans lequel il rappelle que euh sous son quinquena, les émissions de gaz à effet de ser ont diminué de 20 % contre 30 % depuis 1990. Donc pas de catimini et au contraire, vous savez, Laurent Fabius a dit une chose très importante hier. Il a dit le commémorer cet accord, c'est l'appliquer. Voilà. Donc la France et l'Union européenne l'appliquent. Pourtant, on n'est pas très bons élèves. Nous la France en terme de réduction des gaz à effet de serre ces derniers mois, c'est une ancienne ministre Anispagier Runaché qui le dit. Il y a encore beaucoup de travail. Oui, il y a des problèmes. Ils sont on est malgré tout en réduction des gaz à effet de serre ces derniers mois et encore une fois,

6:19

on doit les diviser par deux d'ici 2030. C'est la raison pour laquelle Monique Barbu hier a présenté la stratégie nationale bas carbone du pays qui permettra de nous décarboner avec une conviction très forte, c'est que on doit surtout pas opposer écologie et économie. euh le produit intérieur cro brut croit la décarbonation elle aussi c'est la preuve queon peut se décarboner en étant plus souverain et en créant des industries dans notre pays. Une usine sur tr qui ouvre dans notre pays est une usine verte et donc il faut poursuivre ce travail de réindustrialisation engagé par le président de la République. La PPE la programmation pluriannuelle de l'énergie on ne l'a toujours pas. On l'attend. Pourquoi ? Pourquoi ça traîne autant ? C'est-à-dire notre trajectoire

6:54

jusqu'à 2035. Le premier ministre s'est engagé à consulter l'ensemble des forces politiques. Il a une méthode qui est celle de la concertation au service des grands enjeux du pays. Il me semble que c'est la bonne repoussé depuis 2023. Mais je le dis oui, le premier ministre est là depuis 2025. Mais je le dis aussi à toutes les forces politiques qui voudraient par exemple abandonner totalement le le renouvelable. Si on a un mix énergétique comme on dit entre nucléaire et renouvelable qui devient déséquilibré, demain on va devenir plus dépendant encore des gaz russes notamment. Et donc c'est une forme de patriotisme très étrange notamment de la part de l'extrême droite que de vouloir revenir sur ce mix énergétique pour dépendre encore plus du gaz russe. Notre

7:29

souveraineté passe par une programmation pluriannelle de l'énergie équilibrée avec à la fois du renouvelable et du nucléaire. Dernière thématique Mathieu Le Fèvre, le parc de Marineel qui est un parc fantôme depuis presque 1 an maintenant. Vous faites une annonce pour la situation de ces deux orques qui restent dans le parc de ces 12 dauphins. Quelle est-elle cette annonce ? Je ne les transférerai pas. Le gouvernement refusera de les transférer en Espagne pour une raison simple, c'est que on a une boussole, le bien-être animal et le respect de la loi qui a voté le législateur en 2021 qui interdit les spectacles pour cesser tasser. Et donc par conséquent, nous avons trouvé deux solutions, l'une pour les orques au Canada qui est validée par les ONG dans un sanctuaire

8:04

dans un sanctuaire au Canada et l'autre au de Boval avec le projet courageux qui est porté par son directeur pour les faire un peu bondir le zo de Boval. On a l'impression qu'on c'est c'est une fausse bonne solution. À date, il n'y a pas d'alternative suffisante ou nécessaire. Il n'y a pas de sanctuaire pour les dauphins. Et ce projet présente toutes les garanties requises en matière d'éthique, de durabilité, de bien-être animal. La seule boussole du gouvernement dans ce dossier, c'est le bien-être animal, le respect de la loi 2021 et j'ajoute également le suivi de la situation sociale parce qu'il y a de nombreux employés sur le site de Marineeland aujourd'hui. Est-ce qu'à travers Marineeland, c'est aussi notre rapport à l'animal qui est à questionner ? Oui, notre rapport à

8:40

l'animal et notre rapport euh au vivant. B cette loi prouve que que nous sommes exemplaires euh en la matière. Il faut euh poursuivre en ce sens et bien penser qu'il y a une continuité euh dans le vivant. Euh avoir une approche euh totalement euh verticale, une approche considérant que l'homme doit écraser la nature, c'est une approche qui n'est pas compatible avec les grands enjeux de ce siècle. Merci infiniment Mathieu Le Fèbre. Merci. Merci à tous les deux et merci à Johann Robert pour la traduction en langue des signes.