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Discours / meetingManuel Bompard· 24 juin 2025 127 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieSolidarités & familleLogementImmigration & asile

🔴 Réunion publique : Nantes

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 64 %Attaque 30 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 27:08Invité politiquePromesse
    « Nous voulons aussi instaurer les premiers de mètres cubes d'eau gratuit. »
  • 33:57Invité politiquePromesse
    « Nous voulons développer les transports en commun comme les tramo les bus, les busou mettre en place aussi des RER métropolitains qui n'existent pas à l'heure actuelle ou encore ou encore développer les Navibus parce que tout le monde aime le Navibus. »
  • 1:15:48Invité politiqueFait
    « Un premier ministre qui reprend les mensonges et les obsessions de l'extrême droite sur la submersion migratoire. »
  • 1:31:28Invité politiqueChiffre
    « La TVA, c'est impôt le plus injuste. C'est le plus injuste des impôts. C'est l'impôt qui pour les 10 % les plus pauvres revient et comptabilise à peu près 12,5 % de leurs dépenses. »
  • 1:32:09Invité politiqueFait
    « Et quand le gouvernement actuel vous dit que face au problèmes de déficit qu'ils ont eux-mêmes créés, leur solution c'est de venir introduire ce qu'ils appellent la TVA sociale mais qui en vérité est une TVA antisociale. »
  • 1:33:01Invité politiqueChiffre
    « Les plus riches de ce pays, celles et ceux qui depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir ont vu leur fortune doublée, il s'agirait de ne pas les mettre à contribution. »
  • 1:35:47Invité politiqueFait
    « Ce pesticide là, ce néonicotinoïde que le gouvernement a l'intention de réintroduire en passant en force un pesticide tueur d'abeilles alors que tout le monde parle aujourd'hui de la nécessité de défendre la biodiversité. »
  • 1:39:55Invité politiqueFait
    « Après la formidable mobilisation contre la réforme des retraites, nous les élus insoumis, mais avec des élus écologistes, avec des élus communistes, avec des élus socialistes, nous avons signé tous ensemble un serment. »
  • 1:40:36Invité politiquePromesse
    « Si à l'issue de ce conclave, il n'y a pas la possibilité à l'Assemblée nationale, pour les députés de voter sur une question simple, oui ou non à l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron, alors nous, les insoumis, nous déposerons une nouvelle motion de censure pour faire tomber ce gouvernement. »

Temps de parole

  • Manuel Bompard100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Manuel Bompard

On est super heureux de vous voir ce soir. Bienvenue à vous. Merci d'être là, d'être là et d'avoir répondu à l'appel de ce magnifique meeting et fin d'aboutissement d'une grande séquence. Je suis William William Aucan, cochef de fil avec Marina Ferreruella qui est ici avec moi. Bonsoir. Alors, on a hâte de vous présenter ce qu'on vous a préparé. On va dire ce meeting, c'est un peu une fin et un commencement. Une fin euh on va dire l'aventure Faire Mieux a commencé avec un blog sorti il y a plus d'un an qui répertoriait la parole citoyenne militante sur des sujets tout en étant toujours force de proposition.

Et euh c'est un commencement puisque on a ces derniers mois battu le terrain avec énormément de nos militants. D'ailleurs, vous pouvez les applaudir ce soir. Merci à elle et à eux puisque nous avons avec notre grande enquête populaire donc on avait été sur les pas de porte sur les marchés aller voir les gens pour leur poser cette question et si demain vous étiez maire de la ville qu'est-ce que vous feriez ? On a eu plus de 1000 contributions, donc encore plus de portes toquées parce que toutes les portes ne s'ouvrent pas forcément mais on va dire à peu près une vingtaine de minutes d'entretien.

Et donc après 4 mois de grande enquête populaire, après trois réunions publiques qu'on a appelé les soirées fermieux, 50 portes à porte et de rencontrre avec les associations, les syndicats et puis aussi d'autres partenaires politiques, on va voir ce soir des voix engagées locales et nationales et on va vous le dévoiler du coup notre programme. Alors, bonsoir. Merci d'être là ce soir, merci d'avoir pris le temps de répondre à cet appel. Nous sommes nombreuses et nombreux rassemblés autour d'une conviction commune. Nant peut faire mieux et ensemble nous pouvons y parvenir. Ce meeting, ce n'est pas un événement comme un autre.

C'est comme le disait William l'aboutissement donc de plusieurs mois d'enquête populaire, de porte à porte, de réunion publique. Et c'est surtout la preuve qu'un autre rapport à la politique est possible. un rapport qui écoute, qui construit, qui redonne du pouvoir. Ce que vous allez entendre ce soir, ce sont des voix de lutte et de dignité. Ce ne sont pas des professionnels de la politique, ce sont des militantes et des militants, des habitantes, des habitants, des élus engagés qui portent un programme pensé avec le peuple et pour le peuple. Ce soir, les militantes et les militants que vous entendrez représentent l'ensemble de l'équipe insumise Faire Mieux pour Nantes.

Il y avait 80 militants qui ont travaillé parfois jour et nuit, il faut le dire, sur tous ces derniers jours, dans plus de 12 groupes thématiques avec notamment des sujets transversaux sur lesquels on ne travaille pas suffisamment habituellement. Euh je pense au quartier populaires, je pense aux problématiques en lien avec les personnes LGBTI. Je pense à l'antiracisme, au féminisme, à l'antivalidisme qui est souvent sous-estimé dans nos programmes municipaux. Donc ce soir, vous entendrez pour commencer Thomas et Naïa qui vous présenteront notre méthode et l'esprit de notre travail.

Vous entendrez ensuite Nidal qui nous parlera de nos mesures pour que Nant soit une ville qui protège chacune et chacun. Quel que soit notre âge, quel que soit notre genre, notre lieu d'habitation, notre origine présumée, notre religion. Leila évoquera ensuite les enjeux collectifs de justice sociale et nos mesures pour les services publics. Noémie portera notre vision de la bifurcation écologique à l'échelle municipale. Et après la présentation du programme, nous donnerons la parole à Daniel Obonau, député de Paris, qui porte à l'assemblée, comme dans la rue, cette exigence de justice et de rupture.

4:46
Non speech

[Musique]

4:54
Manuel Bompard

Pour finir, nous aurons le plaisir d'écouter Manuel Bonpard, coordinateur national de la France insoumise et député des Bouches du Rôe. Ce soir, ce que nous vous proposons c'est un appel à l'action, un appel à faire bloc, à faire front, à faire peuple. Bienvenue à cette soirée faire mieux pour Nante. Bon déjà, merci à tous d'être là. Donc moi c'est Thomas, j'ai été le coordinateur de la grande enquête populaire qu'on a lancé depuis février, donc ça fait 4 mois, qui avait vocation en fait à faire une grande campagne d'action de terrain pour aller recueillir les témoignages des habitants dans tous les quartiers de Nantes.

Donc ça fait 4 mois là que les insoumises et les insoumis ont vraiment sillonné l'ensemble des quartiers. On est allé partout et quand je dis partout, c'est qu'on a fait des portes à porte et des tractages à Clotorau, à Piermille, à Beauieu, à République, à Malakov, à Madeleine, à Bellevue, aux Dervallères, au Breill, à Chane des Anglais, Bou des pavés, euh Portboyer, Beautière, Doulon et j'en oublie, on est même allé à Toute joie.

Si vous connaissez le quartier, c'est pas forcément le quartier où il y a le plus de sympathisants insoumis, mais on tenait à y aller euh parce que c'était important pour nous d'avoir des recueils de témoignages qui soient représentatifs de la diversité de nos quartiers. Donc du coup, c'est comme William l'a dit tout à l'heure, plus de 50 actions de tractage et de porte à porte. J'ai compté hier soir, ça a mobilisé plus de 130 personnes chez nous différentes qui sont passées au moins une des actions, ce qui est assez énorme.

Et d'ailleurs, je tiens à remercier là ce soir l'ensemble des camarades qui ont donné de leur temps pour faire ce gros boulot et à noter aussi qu'on a eu beaucoup de nouvelles et nouveaux qui nous ont rejoint là ces derniers mois et du coup ça augure beaucoup de bonnes choses pour la suite et la campagne qui arrive. Donc le résultat de tout ce boulot, c'est qu'on a eu plus de 1000 témoignages habitants et on dit bien témoignage, c'estàd que c'est pas des réponses à un QCM, on coche oui non à deux ou trois questions fermées orientées comme certains autres candidats à Nant le font en essant de nous copier mais en le faisant en mal. Nous, on avait vraiment deux questions très ouvertes.

Donc c'était qu'est-ce qui va pas aujourd'hui à Nant pour vous pour faire remonter les problèmes et si vous étiez maire, qu'est-ce que vous feriez pour faire remonter les idées de solution ? et ça a très bien marché. Et la philosophie de la grande enquête populaire, c'était pas de d'aller convaincre, c'était d'aller discuter avec les gens pour les faire parler, pour les écouter et pour noter ce qu'ils disent de façon la plus fidèle possible. Donc ça nous a donné des témoignages habitants. C'est carrément des gros blocs de textes qui étaient notés par les militants des verbimes et qui étaient très riches avec plein de sujets abordés, plein de problématiques.

Du coup, tout ça constitue une vraie base d'intelligence habitante qu'on a pu utiliser ensuite dans notre trail programmatique. Et en parallèle à ce travail de terrain, on a lancé pareil depuis février depuis 4 mois 18 groupes thématiques. 12 groupes thématiques. Donc avec 80 militants est parti dans ces groupes.

12 groupes thématiques sur les principaux sujets : sûreté, logement, sécur, santé, éducation, quartier populaire et six groupes transversaux qui traitaient des grandes discriminations antiracisme, féminisme, antivalidisme, anti-agisme, droits LGBT et jeunesse qui avaient non seulement la tâche de proposer des mesures concrètes pour lutter contre ces discriminations précisément et aussi d'avoir un regard transversal sur les 12 autres groupes thématiques pour être sûr que toutes les mesures qu'on a dans notre programmatique qu'on vous présente ce soir, elle soit inclusive des nantaes et des nanes dans toute leur diversité.

Et quand ces groupes thématiques travaillaient, ils étaient constamment alimenté par la grande enquête populaire et les témoignages habitants avec un énorme travail de traitement de ces paroles qui a été fait par Nailla qui est à côté de moi et à qui je laisse la parole. Merci Thomas et merci à toutes et tous d'être là aujourd'hui. Avant de parler du programme, je me permets une toute petite parenthèse personnelle. Bon nombre d'entre vous doivent savoir mais le savent déjà mais je ne suis pas française.

Je suis arrivée à Nant en 2019 pour y poursuivre mes études et donc je suis d'origine algérienne Kabile et l'insoumission fait partie de mon identité et c'est parce que je suis profondément attachée à Nant mais aussi à ce pays qui m'a accueilli que j'ai décidé il y a 1 an de m'engager au sein de la France insoumise. Bravo ! Donc ce n'était pas seulement pour contrer l'extrême droite après le après l'e immondice de Macron, mais c'était parce que je mais c'est parce que dans l'ADN de la France insoumise, il y a cette exigence de vouloir faire mieux.

Donc faire mieux à gauche, mais surtout faire mieux pour rendre notre société beaucoup plus agréable, vivable et digne pour chacun de pour chacun d'entre nous. Et c'est et c'est ce que nous avons fait ces derniers mois avec cette enquête, ce programme, mais surtout avec vous. C'est l'idée de vouloir toujours faire mieux pour Nant. Pendant ces derniers mois, nous avons transformé chaque témoignage entendu et recueilli dans les quartiers de Nantes en matériaux politiques. Cette enquête, ce n'était pas une simple formalité, c'était un acte d'écoute et de construction populaire. Il fallait rassembler et structurer plus de 1000 témoignages et contributions que nous avons reçu.

Chacun était classé puis synthétisé avec soin de sorte à préserver la de sorte à préserver la la force de chacune des de ces paroles pour qu'elle ne soi jamais réduite à de simples chiffres. Ces propositions étaient transformées en action pardon en un outil d'action à un programme de 140 pages riche de d'une centaine de mesures concrètes derrière un seul mot d'ordre le pouvoir du peuple. Ce travail collectif, je ne l'ai pas porté seul et Dieu merci. Je tiens à remercier Benjamin, mon coresponsable du programme.

La il a coordonné l'ensemble des groupes de travail avec une grande écoute et un vrai sens du collectif, là où moi j'étais dans les données, les synthèses et la technique, Benjamin animait la dynamique humaine et politique. Et c'est grâce à l'ensemble du collectif de ce collectif humain qu'on a bâti ce ce programme qui sera en ligne dès ce soir sur le site internet faire mieux pourfermieux.fr. Mais ce programme nous ne le considérons pas comme un aboutissement. C'est un point de départ. Ce programme reste ouvert, vivant mais bien sûr perfectible. Mais il a surtout besoin de chacun et chacune d'entre vous pour rester fidèle à la réalité de notre ville et de nos quartiers.

Et c'est pour cela que dès le mois de septembre, on se retrouve chaque vendredi aux municipaux des espaces conviviaux pour débattre, proposer et concrétiser ensemble ce projet que nous voulons porter. En attendant, retrouvez-nous sur notre site internet ou contactez l'un d'entre nous directement. Et pour illustrer concrètement la richesse de ce travail et les combats que nous voulons porter à Nant, on vous propose d'accueillir autour d'une table ronde trois militants et militantes engagées qui vont chacun, chacune et chacun présenter un axe fort de notre programme. Je laisse donc la parole à Ibrahim Nidal, Mohamed Bina, Lea Mohamed Bina et Noé Flotour.

et merci d'être aussi nombreuses et nombreux. On va parler du programme faire mieux. Faire mieux, c'est d'abord le respect. C'est changer de paradigme et s'adresser aux gens avec respect. Surtout les plus vulnérables, celles et ceux qui ne vivent que dans la précarité et qui subissent les discriminations au quotidien. Faire mieux, ce n'est pas stigmatiser les habitants des quartiers populaires en les qualifiant de primate, d'attropier du cerveau. Faire mieux, ce n'est pas nier ou minimiser le racisme systémique qui perdure. Parmi mieux, c'est assumer cette continuité du code noir au CR en passant par le code de l'indigna en période coloniale. Permettez-moi de paraphraser Nelson Mandela.

Une ville se juge à la façon dont elle traite, c'est plus vulnérable, c'est plus démuni. Je veux vous parler de ces combats. Ces combats qui sont tous liés. La sûreté, le logement, la santé. mais aussi les luttes pour la dignité dans les quartiers populaires, le validisme, le racisme, le sexisme, la LGBTI phobie et bien sûr contre le CR. La sûreté. La sûreté c'est d'abord avoir un toit et pourtant un an, des milliers de personnes sont sansabris. Sous la pression des classes bourgeoises et fascistes qui tente une percée à Nant, le centre-ville devient un espace d'exclusion, de discrimination. À travers la révolution, la rénovation urbaine, les quartiers populaires se gentrifient.

Faire mieux, c'est remettre ce droit fondamental, le droit à un toit à l'ordre du jour. C'est stopper les expulsions des squat. C'est réquisitionner les logements vacants. C'est construire ou rénover les logements sociaux. Du point de vue de la santé, les déserts médicaux ne concernent pas, comme on le dit souvent, uniquement nos campagnes. Ils existent aussi dans les quartiers populaires. Et ces inégalités d'accès sont amplifiées par les fragilités administratives, pour rester poli, des principaux concernés, à savoir les nouveaux habitants des quartiers populaires, surtout quand ils sont racisés.

Et puis il y a les oubliers, les personnes les plus fragiles, les personnes en situation de handicap. Faire mieux, c'est garantir au moins une maison de santé dans chaque quartier. Et c'est aussi prendre à bras le corps les addictions en créant des altes soins addictions avec des antennes mobiles. [Applaudissements] Sûreté et sécurité, vous devez certainement avoir une idée. chacun, chacune, mais la sûreté c'est aussi ne pas avoir peur des forces censées nous protéger contrôle au faciè violence institutionnelle service public réduit stigmatisation quotidienne dans les médias et deux ceris sur le gâteau.

Le fichage des étrangers en situation régulières ici à Nant et bien entendu le CR la honte. La honnaire faire mieux justement ben ça serait instaurer le récipé lors des contrôles de police. C'est installé une police de proximité. C'est privilégié le recrutement d'agents de la police municipale issu de la diversité des quartiers populaires et c'est doublé le nombre de médiateurs rapidement. C'est aussi instauré un moratoire sur la vidéosurveillance et réaliser un audit financier et une évaluation indépendante sur l'efficacité réelle de cette vidéosurveillance. Faire mieux, c'est se doter d'une véritable charte antidiscrimination qui informera des bons comportements à tenir.

Et cette charte sera appliquée autant par la municipalité qu'à l'intérieur même de notre mouvement politique. Elle sera garantie par un observatoire et une commission antidiscrimination. Les membres de cette commission pourront enquêter sur les faits et se pourvoir au tribunal administratif de la ville contre les contrevenants. Faire mieux, c'est aussi ne pas oublier les personnes LGBTI plus, souvent exposé à des violences verbales ou physiques, à des discriminations dans l'accès au logement, à l'emploi ou au soin. Faire mieux, c'est garantir la sécurité partout dans l'espace public comme dans les lieux privés.

C'est renforcé le soutien aux associations pardon aux associations LGBTI plus locales par des campagnes de sensibilisation dans les écoles et les quartiers. C'est créé plus de lieux d'écoute et d'accueil pour les jeunes LGBTI plus rejetés par leur famille, pour les seigneurs isolés, pour toutes celles et ceux qui vivent dans la peur ou le silence. Mais c'est aussi former les professionnels de santé, de police, de justice pour que la reconnaissance des identités et des parcours de chacun ne soit pas un combat mais un droit. Essayer, ne serait-ce qu'une seconde d'imaginer la difficulté d'accès aux soins d'un homme trans qui est enregistré comme femme sur sa carte vitale.

La ville doit être un refuge pour toutes les diversités, un espace où chacun, chacune peut aimer, s'exprimer. et exister tout simplement librement. Faire mieux, faire mieux, c'est aussi restructurer et améliorer l'observatoire des discriminations. C'est aussi prendre l'engagement ferme que le ou la mère se constituera en partie civile à chaque dépôt de plainte des victimes de violence ou de discrimination. et faire mieux, c'est remettre la culture au centre de l'éducation populaire. C'est d'ailleurs le premier domaine que vise à déconstruire la droite et les fascistes.

Nous devons avoir un intérêt particulier à la manière dont le passé colonial et esclavagiste de Nant est traité dans les lieux de mémoire et dans et lors des commémorations. Cette manière doit être questionnée et revisée. Chacun doit se sentir légitime dans cette ville parce qu'il n'est pas normal que des esclavagistes ou des criminels de la colonisation soi mis à l'honneur face à des personnes issues de l'immigration. Et nous allons donc avec l'aide et l'expertise d'association existence à Nant nous attaquer à la question mémorielle. Elle font de le vivre ensemble. Nant doit devenir infare dans ce domaine.

Et faire mieux, c'est aussi penser à la maison de la Palestine, une maison de mémoire et d'espoir. Fair mieux. Fermo, c'est aussi lutter contre la précarité en garantissant le petit- déjeuner le déjeuner gratuit et bio dans les cantine scolaires. C'est assumé. C'est assumé afin de combattre le racisme systémique dans l'emploi, le logement, la police. Toute vie est une vie et chaque habitant, quelle que soit sa couleur, sa religion, son genre, son orientation sexuelle doit être traité comme un citoyen à part entière. Ceci est un droit, pas un privilège. Et j'ai déjà dépassé le temps, mais je dois quand même parler du CR rapidement. Le CR qui n'est rien d'autre qu'une prison.

Une prison pour étranger. Le CR s'est enfermé des personnes non parce qu'elles ont commis un délit, mais qu'elle fuyait, qu'elle fuyait la guerre, qu'elle fuyait la misère, qu'elle n'avait pas d'autres choix. Et d'ailleurs, pourquoi elle quittent leur pays ? c'est que dans l'immense majorité de ces cas, la cause c'est le capitalisme. Je vaiser donc en dernier mot faire mieux c'est refuser le cras ici comme ailleurs. [Applaudissements] Les communes sont au plus proche des populations. Elle constitue le plus petit échelon de la vie politique et donc de la vie en société. La ville et la métropole, pardon, je parle bien dans le micro. C'est bon, super bien.

La ville et la métropole ont la main sur des services publics tellement importants, tellement importants qu'ils sont parfois le seul lien social des personnes âgées. Nous proposons une rémunération nette de 1600 € pour les agents municipaux. Cette mesure est nécessaire pour reconnaître correctement leur travail et garantir des services publics de qualité. aussi pour les agents volontaires, nous proposons 32 de passer au 32h au lieu des 35 surtout pour ceux qui ont des surtout pour ceux qui ont des missions difficiles. La dégradation des services locaux, les parents épuisés de ne pas trouver de place en crèche la connaissent bien surtout ceux qui ont des horaires décalés.

C'est pourquoi on veut mettre en place zéro enfant sans solution sans solution de crèche sans solution de crèche. À Nant, il manque 3000 places de crèche et seul un/ers des demandes d'accueil des enfants sont prises en compte sont acceptées. C'est pourquoi ce plan zéro enfance en crèche est très important. aussi il existe un réseau informel d'aide maternelle d'assistante maternelle. Nous voulons les aider à se professionnaliser en finançant leur formation, en finançant leurs locaux pour exercer leur métier, en échange de d'horaires décalés, justement pour aider les parents aux horaires atypiques. Puis à l'école, nos enfants passent 8h par jour dans des passoirs thermiques.

Nous voulons restaurer les égalités entre les écoles. La mère actuelle continue à subventionner les écoles privées. Nous nous voulons doter des des écoles d'activité extrascolaires. Aujourd'hui, les animateurs jongl entre plusieurs contrat. Nous commencerons par instituer une convention tripartite entre la ville la cor et les granges. Cette certification permettra d'unifier les conditions de travail des animateurs et animatrices qui sont aujourd'hui contraints de cumuler plusieurs emplois précaires. [Applaudissements] Nous voulons faire de l'école un véritable lieu de vie. L'école ne doit pas être fermée sur elle-même. Nous citons qu'elle devienne un lieu ouvert le soir au débat.

Le la journée, c'est un endroit d'apprentissage. Le soir, c'est un lieu où on débat. Et nous garantissons une ADS par classe. Actuellement 40 % des classes au sont dépourvu. Il en manque 40 %. Dans ce lieu d'apprentissage à la vie en communauté, les enfants ne doivent pas se sentir en insécurité. Ils doivent être accueillis comme il faut. Jamais on ne refusera un enfant un repas à l'école. [Applaudissements] C'est pourquoi nous instaurerons la cantine gratuite à terme, mais on va commencer par la gratuité immédiate pour les familles en dessous du seuil de pauvreté.

Dans les maisons de quartier, nous y mettrons des conseillers humains et nous y déploirons des points mobiles pour informer les habitants au porte à porte sur leur droit. Aujourd'hui, le non recours aux aides sociales est très important. 50 % des personnes seules ne demandent pas le minimum vieillesse, 34 % ne demandent pas le RSA et 30 % ne demande pas leurs assurances chômage. C'est un phénomène durable que nous comptons bien casser grâce au porte à porte. [Applaudissements] Nous voulons aussi instaurer les premiers de mètres cubes d'eau gratuit. C'est essentiel pour vivre dignement.

Nous lancerons aussi un bras de fer contre la région qui a coupé drastiquement le budget du sport et de la culture. [Applaudissements] Nous organiserons donc les États généraux locaux de la culture et de l'engagement pour reconstruire une vision partagée et solidaire de ces biens communs. À l'échelle municipale aussi, certaines associations ont peur de s'afficher contre la mairie actuelle de peur de perdre leur subvention et ça ça s'appelle pas de la démocratie. [Musique] La démocratie à l'échelle locale, elle a déjà été attaquée par la politique nationale.

La baisse de la dotation globale de fonctionnement, la fin prochaine de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises et la fin de taxe d'habitation. Le tout sans compensation, c'est de l'argent en moins pour les communes et donc du pouvoir en moins pour les habitants. [Applaudissements] Nous y souhaitons respecter les référendums d'initiative citoyennes à l'échelle locale pour que les aménagements partent de leurs besoins et je terminerai par annoncer la fin progressive de l'écocentre avec son avec l'étude d'un projet alternatif et je laisse la parole à Noamie qui va nous parler de planification écologique.

Imaginez une ville où chaque quartier donne envie d'y vivre et rend ses habitants fiers grâce à une vie de quartier retrouvée et un cadre agréable. Dans cette ville, pas de centre-ville déminéralisé, pas de quartier populaires délaissés, mais partout des îs de fraîcheur et des commerces de proximité. Ça vous fait envie ? Oui. Oui. Et ben, ça tombe bien parce que c'est le projet que nous portons pour Nant en 2026. Ce projet c'est celui d'une écologie populaire.

Nous sommes convaincus que l'adaptation au dérèglement climatique, le respect du vivant sous toutes ses formes et la hausse de la qualité de vie pour les habitants, loin de s'opposer, loin de nécessiter des arbitrages entre eux, vont de terre. Ce projet passe par la planification écologique, c'est-à-dire d'abord l'analyse de la situation actuelle et la mise en place d'une feuille de route municipale pour que les considérations écologiques soient au centre des politiques en matière de logement, de transport ou encore d'aménagement. Cela nécessite que nous récupérions la main sur des activités clé via des régies publiques.

C'est déjà le cas pour l'eau à Nant, mais ce n'est pas le cas pour le ramassage des déchets, pour les réseaux de chaleur ou encore pour l'énergie. Nous proposons de le faire. En matière d'aménagement, nous devons considérer l'espace artificialisé comme une ressource finie. Et à Nant, nous avons déjà saturé cette ressource. Par conséquent, désormais, plutôt que la construction neuve, nous privilégierons la rénovation, la surélévation et l'utilisation des bâtiments vides. Ouais. La rénovation concerne bien sûr le logement mais aussi le bâti municipal comme par exemple les écoles primaires et maternelles.

Pour ce faire, nous proposons la mise en place d'un opérateur public de la rénovation thermique piloté par la métropole. Il existe déjà des des mesures nationales comme ma prime rénove, mais elles ne sont pas toujours facilement accessibles, surtout aux plus précaires et à ceux qui sont les moins à l'aises avec les formalités administratives. C'est pourquoi notre opérateur public proposera un accompagnement technique, un soutien administratif et des aides renforcées pour les publics les plus précaires.

Ensuite, un autre principe, c'est celui d'optimiser l'existant avec la création d'un bureau du mètre carré permettant d'organiser la permutation des logements entre ceux qui sont sous-occupés et ceux qui sont suroccupés. On pense par exemple aux personnes âgées qui se retrouvent seules dans un logement familial et à l'inverse aux familles qui s'agrandissent mais qui n'ont pas encore réussi à obtenir un logement plus grand. en particulier les logements sociaux dont on sait que souvent ça prend des années avant de les obtenir.

Parfois, malgré tout, on n' pas le choix, il faut construire et dans ces cas-là, nous proposons une construction écologique avec des matériaux biosourcés, par exemple, ou encore avec des toitures solarisables, c'est-à-dire pas forcément solarisé dès le début, mais qui permettent de le devenir par la suite. Nous voulons aussi des constructions de qualité, d'abord par respect pour ceux qui vont y vivre ou y travailler, mais aussi parce que bien construire dès le début, c'est faire moins de travaux par la suite et c'est consommer moins de ressources et moins d'argent.

[Applaudissements] Nous voulons ensuite relocaliser des industries en partant des besoins exprimés par les habitants et sur des critères écologiques et sociaux. Il s'agit pas d'implanter n'importe quoi, mais de faire ce qui correspond aux besoins et aux aspirations des habitants. Nous voulons aussi développer des commerces de proximité et refuser les grands centres commerciaux comme le projet d'extension de Paris 10. Ces projets car ces projets artificialisent des surfaces conséquentes et encouragent le recours à la voiture pour s'y rendre.

En parlant de voiture, nous voulons développer les transports en commun comme les tramo les bus, les busou mettre en place aussi des RER métropolitains qui n'existent pas à l'heure actuelle ou encore ou encore développer les Navibus parce que tout le monde aime le Navibus. Ce développement des transports, nous voulons le faire à la fois en densité géographique avec plus de lignes là où actuellement il y en a peu, aussi en densité horaire en recrutant de des conducteurs et des conductrices supplémentaires. Il s'agit aussi d'étendre les amplitudes horaires pour les personnes qui ont besoin de prendre de prendre les lignes tard.

On pense en particulier à toutes les lignes un petit peu périphériques qui se terminent souvent vers 19h. Parfois, on rentre plus tard que ça. Et enfin, en terme d'accessibilité financière avec la mise en place immédiate de la gratuité pour les moins de 26 ans. [Musique] Enfin, nous voulons articuler articuler Nantes avec les communes limitrophes et décentraliser les transports en commun pour que tout ne nécessite pas de passer à chaque fois par commerce. Comme il n'y a pas que les bus dans la vie, nous voulons également favoriser les mobilités douces comme le vélo ou la marche à pied.

Actuellement, il y a un frein en particulier qui est le sentiment de d'insécurité sur la route quand on est piéton ou cycliste et donc plus vulnérable forcément que tout ce qui est plus gros que nous. Pour cela, nous voulons accorder plus de place pour les piétons, y compris les plus fragiles et je pense en particulier aux personnes à mobilité réduite ou aux enfants. Il est certain qu'il faut aujourd'hui réduire l'usage de la voiture individuelle, mais ça ne se fera pas en contraignant les gens avec des aides.

[Applaudissements] Nous avons la conviction que si nous développons toutes les mobilités alternatives, les gens les s'en saisiront, les prendront et mathématiquement prendront moins leur voiture en centre-ville. Là, j'ai parlé du transport de personnes, mais tout ça s'applique également au transport de marchandise où là aussi nous pouvons utiliser ce qui existe déjà, à savoir le rail ou encore le port de Nant. Enfin, je vais vous parler d'un autre grand axe de notre programme concernant l'écologie à savoir restaurer la biodiversité. Cela se fera d'abord via la végétalisation. C'était une demande qui revenait beaucoup dans la grande enquête populaire.

Beaucoup de gens nous ont dit plus d'espace vert, végétaliser les rues, plus d'arbres, plus de fleurs. Mais cette végétalisation doit être bien pensée. Il ne s'agit pas de mettre des arbres pour mettre des arbres et ensuite pouvoir dire on a mis 1000 arbres, mais de choisir les essences afin qu'elles soient adaptées au climat de demain et aussi aux besoins des espèces animales qui vivent à Nantes. Il faut respecter des continuités écologiques, ce qu'on appelle les trames vertes, et faire baisser la température en ville en été.

Nous voulons également enrichir les sols et comme notre projet est celui de faire mieux, nous avons baptisé ce plan faire mieux [Musique] parce qu'à gauche, on a des bonnes idées mais on a aussi de l'humour. Ensuite, nous voulons lutter contre la pollution des cours d'eau pour la biodiversité pissyle, mais aussi parce que l'eau qui est dans les rivières à un terme, c'est l'eau qu'on boit. Donc, c'est un enjeu également de santé. Nous voulons plus d'harmonie avec les animaux qui vivent en ville, que ça soit les animaux domestiques, les animaux sauvages ou encore les animaux liminaires, à savoir les rats et les pigeons souvent malaimés.

Nous voulons tous les respecter, à la fois en tant qu'espèce, mais aussi en tant qu'individu tout simplement. Et pour cela, nous allons signer la charte de L214, une ville pour les animaux et bien sûr appliquer ce qui est dedans. Voilà, vous avez un petit aperçu de ce qu'il y a dans notre programme. Il y a encore évidemment plein d'autres choses, mais surtout le programme doit planter des graines pour le temps long. Nous allons nous proposer des choses pour les 5 pour les 5 ou 6 7 ans à venir, mais nous voulons penser la bifurcation écologique avec les habitants à plus long terme grâce au projet Nant 2100 qui sera celui d'un débat écologique permanent avec les citoyens.

Pour faire mieux à Nant et sur la métropole, nous avons confiance en l'intelligence collective, confiance en la démocratie et confiance en vous. Ça fait plaisir à entendre tout ça. Merci à nos trois euh amis qui ont fait nos trois camarades qui ont fait ce beau pan du programme qu'on a. Euh l'écologie va faire mieux. Ce sera pas un supplément d'âme et ça tu l'as bien montré avec ce que tu nous as présenté. Et l'écologie c'est un peu d'où je viens. Ceux qui me connaissent le savent. Oui, je viens d'ailleurs. Comme beaucoup de camarades insoumis.

Élection après élection, nous avons fait grandir notre mouvement pour amplifier la voix de celles et ceux qu'on écoute jamais et qui veulent avoir voix au chapitre. Parce que c'est un peu pour moi cette première définition de la politique, c'est vouloir faire partie du débat, dire que je suis là, j'existe et j'ai droit à la parole. Je suis un insoumis et je n'ai jamais regretté ce choix, guidé par mes convictions et ma soif intarissable de justice. Merci. Je suis très fier d'être insoumis. En vrai, je n'étais pas politisé. Je votais simplement mais il y a 5 ans, j'ai été tiré au sort à la convention citoyenne pour le climat pour écrire une page d'histoire.

Depuis cet événement, pour moi, tout a changé. On nous a mis sur un piédestal, fait travailler d'arrache-pied puis on nous a piétiné. Ce que nous avions bâti avec rigueur et espoir a été saordé par le plus grand narcissique de notre histoire. Mais je suis là et on est là. On est là. On est là. Même si Macron le veut pas. Voilà. On est là, on est là, on est là. Même si Macron veut pas nous, on est là pour les travailleurs et pour meilleur on le veut pas là. Merci les amis. Et cette expérience la plus civique de toute ma vie m'a convaincu d'une chose. Le pouvoir populaire est la plus grande force de transformation. Et cette année là, je veux la révéler ici à Nant.

[Musique] Car moi aussi, je porte cette colère sourde face à un monde qui déraille. Je sais ce que signifiait vivre la trahison politique et je ne veux pas ça pour les gens. Et pourtant, il y en a qui ont envie d'y croire avec d'autres modèles d'élus, des gens prêts à incarner des élus d'une nouvelle génération, les jeunes, les moins jeunes et des gens très motivés. celles et ceux qui ont fait l'expérience directe de l'injustice, de la précarité et de l'inaction politique. Et cette recherche d'élus différent, elle passe par cette aventure qu'on a créé avec Marina et tous les copains et tous les camarades faire mieux. Nous n'avons pas écrit un simple programme de gestion.

Nous avons dessiné une architecture politique, une vraie vision. Pour ce projet taillé sur mesure pour Nantes, nous sommes allés là où la République manque à l'appel. Les quartiers populaires, les écoles abîmées, les transports saturés et les hôpitaux sous tension. [Applaudissements] Mais nous gardons espoir et nous savons où il est l'espoir justement dans les quartiers, dans les colères, dans les solidarités et dans cette ville qui attend qu'on l'aime pour de vrai.

[Musique] Nante ne peut plus se vendre comme un produit à coup de slogan bien vivre ville verte métropole attractive derrière la ville vitrine c'est l'étalement urbain incontrôlé la concentration excessive des richesses et l'abandon des quartiers populaires. Tout converge vers le centre, tout éloigne des périphéries et tout le monde le sait, ce modèle il tient plus mais il continue par habitude et par inertie. Nous nous disons, il faut bifurquer [Applaudissements] [Musique] car les fracture social et urbaines s'aggravent et face au défis du climat, du logement et de la précarité, on ne peut plus continuer à juste gérer.

[Applaudissements] [Musique] Nous nous allons relocaliser la vie, l'emploi, la culture, la solidarité dans chaque quartier, chaque commune, chaque mètre carré de notre métropole. Et nous appelons ça la ville archipel. [Musique] Au lieu d'une métropole tentaculaire, un archipel de bassin de vie de 20 à 30000 habitants, soit l'équivalent d'un quartier nanté actuel, un territoire composé de quartiers et de villes à taille humaine doté d'identité fortes où les liens sont choisis plutôt que subis. C'est notre réponse concrète à l'échec de la métropolisation. [Musique] Un archipel qui marque pour Nant un retour aux sources.

Nant autrefois était appelée la Venise de l'Ouest avec sa vingtaine d'îes aujourd'hui intégralement recouverte par la ville. Un archipel qui signifie que la croissance de la ville ne peut plus s'étendre sur l'océan de verdure qui entoure nos villes. Cette nature qui nous nourrit, nous protège et nous fait respirer. Un archipel qui soulève la question essentielle. Comment relier ces îles entre elles ? Comment créer de véritables solidarités ?

Ce que nous ferons, c'est des centralités de vie dans chaque quartier avec des nouvelles places piétones vivantes, pardon, avec des places piétones vivantes à nouveau, avec du commerce local à nouveau, avec des équipements publics à nouveau, des milieux naturels luxuriants à nouveau, des maisons de santé, des transports fréquents, des lieux de rencontre, loin des axes sans âmes auxquels on est habitué aujourd'hui. nous mènerons l'enquête, la grande enquête populaire c'est jamais terminée en fait, une enquête quartier par quartier pour identifier les logements vacant, les manques de services et les déséquilibres.

Et en fait, on fera aussi la fin de l'absurdité, c'est-à-dire des bureaux à l'ouest et des HLM à l'est et les transports complètement saturés entre les deux. On va relocaliser la vie quotidienne proche du travail. [Musique] Nous créerons autour de Nant une grande ceinture maréchère avec des terres protégeres. Inviter de jeunes agriculteurs et agricultrices et créons des suc cours pour nourrir Nant demain [Musique] et surtout remettre du souffle là où l'aménagement détruit et repartir de l'existant. En vrai, chaque île archipel Nantais existe déjà. On a Chantenais l'ouvrière, on a Doulon la maréchère, on a Malakov la populaire.

Et puis si on va aller un peu plus loin, on a Reusé la solidaire, on a Saintlus l'écrain et il y a moins de gens de Saint-Plus d'un coup. Vous pouvez les applaudir quand même. On a une élu Delphine Rossard qui est avec nous ce soir. Vous pouvez l'applaudir. Ce sont déjà des fragments habités porteurs de récit, de fierté, de savoir. Notre rôle, ça va être de les identifier, de les renforcer et de les relier. Et pour cela, il faut retisser les réseaux parce que sans eux, l'archipel, c'est un désert. Sans eux, la ville devient une ségrégation spatiale. On ne peut pas juste justapposer les quartiers les uns à côté des autres.

Ce qui fait la ville, ce sont les liens, ce sont les circulations, ce sont toutes les solidarités qui se créent entre les hommes et les femmes. Les réseaux sont l'ossature invisible de l'égalité républicaine. Et quelqu'un que vous connaissez peut-être, Jean-Luc Mélenchon, le dit très bien et il a raison de le dire. Les fragilisés, comme le font les dirigeants actuels de notre pays et de notre région créent une double peine territoriale, l'isolement et l'abandon. Ces réseaux, nous voulons les renforcer, les tisser, les réparer. Transport, eau, énergie, soins, culture, mais surtout la démocratie.

Si vous voulez pas applaudir, c'est pourtant c'est pourtant le maillon essentiel qui nous rassemble aujourd'hui, c'est la démocratie et la volonté de faire ces assemblées populaires dans chaque quartier avec des diagnostics croisés et une capacité collective à choisir les priorités, avoir le choix de sa vie, avoir le choix de vivre sa vie comme on l'entend. Les réseaux, c'est la démocratie du quotidien et donc Nant doit devenir une ville archipelle. C'est là le cœur de notre vision, loin d'une logique de domination mais de l'émancipation partagée.

Aante, forte de son histoire rebelle, de sa jeunesse diverse et vibrante, issue de tous horizons et de son territoire composite, nente à tout pour l'incarner. Mais il ne manque qu'une chose, la volonté politique. Et ça tombe bien, nous nous l'avons. Nous nous assumons la rupture parce que la croissance infinie, l'étalement capitaliste, l'épuisement écologiste ne sont plus viables parce que 8 ans de macronisme, c'est 8 ans de trop. Parce que nous n'avons pas besoin de politiciens à la hache comme Christelle Toucher Moranis ou de son champion local. Vous [Musique] les vieilles méthodes ne fonctionnent plus. Gérer la crise perpétuelle ne suffit plus.

Poser des rustines techniques ne résout rien. Le peuple réclame une vision forte, une boussole, un horizon. Et cette vision prospective et radicale, on aura avec cette capacité à naviguer dans l'incertitude avec sagesse et ça je peux compter sur nous. Certains veulent une ville fermée, sécuritaire, sous contrôle. D'autres n'osent pas faire les premiers pas en direction des vrais changements. Nous, nous faisons un pas de côté. Nous ouvrons une brèche et cette bifurcation que Nant attend, c'est nous.

[Applaudissements] Notre adversaire, c'est la droite, qu'elle soit conservatrice ou macroniste, celle qui coupe dans le social, la culture, la vie associative, celle qui défend l'intérêt privé contre l'intérêt général. Partout, nous combattrons sans relâche l'extrême droitation qui gangraine tout. Et ici, les idées rétrogrades, racistes, sécuritaires ne doivent pas entrer dans cette mairie ni par la grande porte, ni par les coulisse. Alors, panton ce combat écologiste, féministe, antiraciste, populaire, ce combat avance ici à Nant, ville ouvrière, ville résistante et ville rebelle.

[Applaudissements] Mes amis, la méthode arrive au bout de ce qu'elle peut apporter, mais il est temps de l'élever, de la faire évoluer par la rupture. Notre démarche ne craint pas le conflit et la conflictualité que ce programme va créer peut-être une force créative. Alors, à toutes celles qui veulent faire un pas de côté, venez faire mieux avec nous. et celles et ceux qui cherchent l'action politique, la représentativité, la créativité, venez faire mieux avec nous. Et à toutes celles et ceux qui veulent faire ville ensemble, venez faire mieux avec nous. Nous faisons le pari qu'à un autre monde est possible. Et ce pari, nous le tenons avec sérieux, avec tendresse, avec radicalité.

notre programme et notre boussole. Même en 60 en 650 propositions, il ne dira pas tout, il ne résout pas tout, mais prête attention à tous. Il trace un cap et ce cap nous l'assumons pour Nant, pour vous et pour faire mieux. Merci. Sia [Applaudissements] [Musique] je prends 3 secondes 3 secondes très importantes pour vous présenter la cochf de fil de cette magnifique campagne. Je voudrais vous présenter Marina Ferrerula. Vous pouvez l'applaudir. [Applaudissements] Alors, vous l'aurez compris, ce que nous vous présentons ensemble ce soir, ce n'est pas juste un programme municipal, ce n'est pas un catalogue de mesure, c'est encore moins une campagne de communication. C'est un appel.

Un appel à celles et ceux qui veulent que ça change, à celles et ceux qui sont fatigués de devoir se battre seul pour l'essentiel. un logement digne, un service public qui tient debout, une école qui donne vraiment les mêmes chances à tous les enfants. Un appel à celles et ceux qu'on a tenu à l'écart des décisions mais qui n'ont jamais cessé de s'engager pour leur quartier, pour leur école, pour Nant. À toutes celles et ceux et surtout celles qui se battent encore pour être cru. respecté, libre à tous ceux qu'on enferme dans des cases, des ghetaos, des injustice, aux personnes racisées LGBTI en situation de handicap qu'on a trop souvent rendu invisible.

Ce programme, c'est d'abord pour elle, pour eux. C'est une manière de dire que la ville leur appartient autant qu'à quiconque, qu'il est temps de réparer, de redistribuer, de reconnaître. Nous voulons une ville populaire, écologique, solidaire, égalitaire. Et ce programme, ce n'est pas une promesse en l'air. Il est à vous, il est à nous. Et aujourd'hui, il a besoin d'être défendu, porté, partagé et renforcé par vous car rien ne se fera sans une force populaire organisée, déterminée. Et cette force, elle est là ce soir. C'est vous, c'est nous. Je veux aussi saluer les partenaires de vos gauche que je vois dans la salle ce soir.

Il y a un an, dans un moment grave, nous avons su nous rassembler dans un nouveau front populaire. Mais le NFP n'avait pas vocation à être seulement une coalition de partis politiques. C'était aussi et surtout une coalition inédite de syndicat, d'associations, de collectifs, de citoyennes et de citoyens engagés, parfois non encartés, qui se qui s'étaient levé ensemble face au danger de l'extrême droite et dans les cortèges, dans les rassemblements partout. Une même phrase revenait ne nous trahissez pas et la France insoumise y est resté fidèle. La France insoumise est restée fidèle au programme du NFP pour lequel nos parlementaires ont été élus.

fidèle à la rupture avec Macron en déposant et en votant toute l'émotion de censure. Alors, je vous le dis, localement non plus, nous ne braderons pas ce programme. Pas pour un accord, pas pour une place. Parce que ce que nous défendons, ce n'est pas une étiquette, c'est un projet politique. Et au cœur de ce projet, il y a une idée simple, la démocratie. D'abord, nous avons construit ce programme avec conviction. Tout commence par la démocratie et la démocratie n'est pas un supplément d'âme, c'est le cœur battant de ce projet. Parce que trop souvent, on nous parle de participation citoyenne, mais jamais ces participations citoyennes ne dérangent le pouvoir réel.

Trop souvent, on organise des concertations, mais tout a déjà été décidé. Nous nous voulons une démocratie décisionnelle, une démocratie qui donne vraiment le pouvoir au peuple. Car le peuple ce n'est pas une catégorie sociologique. Le peuple c'est une construction politique. Et ici à Nant, nous savons ce que peuple veut dire dans une ville marquée par une histoire coloniale, par la traite négrière, par les dominations et les exclusions, mais aussi par une mémoire des luttes. celle des ouvriers, celle des chemineaux, des jeunes, des habitants des quartiers populaires, des féministes, des syndicalistes, des révoltés.

Notre notre peuple s'est levé bien des fois à Nant contre l'aéroport à Notre Dame des NLandes dans la rue contre la réforme des retraites. Notre peuple à Nant s'est levé pour la justice en Palestine et l'arrêt des massacres à Gaza tous les samedis. Tous les samedis depuis 18 mois et encore ce weekend pour la fin du blocus humanitaire à Gaza et pour la défense du droit à être soi avec la marche des fiertés. Peuple ici et je salue Anaïs qui est dans la salle et qui souffle enfin qui était l'organisatrice de la marche.

Faire peuple ici, c'est refuser l'injustice, c'est construire l'unité dans la diversité en assurant une vraie représentation citoyenne dans les conseils de quartier, en rendant les services municipaux accessibles aux personnes àophones, en situation de handicap ou sans ou sans accès numérique. Faire peuple, c'est transformer l'indignation en organisation. C'est pourquoi notre programme propose la mise en place d'assemblée citoyenne indépendante chargée d'exercer un contrôle populaire de la politique municipale.

C'est pourquoi notre programme propose de transformer les conseils de quartiers qui existent déjà en assemblée de quartiers qui seront cette fois composés à 50 % de citoyens et de citoyennes tiré au sort et indemnisés et dont la consultation sera obligatoire pour tout projet d'aménagement. [Applaudissements] C'est pourquoi notre projet propose de donner un droit de motion aux assemblées de quartier leur permettant d'inscrire un sujet à l'ordre du jour du conseil municipal et de le défendre dans ce conseil municipal. C'est pourquoi évidemment notre programme propose la révocabilité des élus.

Nous nous engageons à être transparents sur les projets d'aménagement urbain et leur coût d'organiser des votations citoyennes dont le conseil municipal s'engagera à respecter le résultat en particulier sur les grands sujets communaux comme par exemple dès 2026 un une votation citoyenne après concertation sur l'organisation des temples périscolaires. C'est demandé par les parents d'élèves, les ADSM et les et les enseignants surnantes. Nous ferons également des votations concernant l'évolution des tarifs pour les grands services municipaux. Mais le débat démocratique, c'est un exercice qui s'apprend.

Aussi, nous créerons une maison de la philosophie afin de démocratiser la pratique de la réflexion dès le plus jeune âge. Débattre, argumenter, ça s'apprend. Cette maison de la philosophie sera l'occasion de porter, de former les citoyennes, les citoyens dans la cité, à l'école et dans les lieux culturels. Par ailleurs, faire peuple se fait aussi dans les associations, les syndicats, les collectives qui œuvrent pour l'intérêt général et qui trou souvent plo sous la charge des missions qui devraient incomber au services publics. Nous les soutiendrons non pas comme des prestataires mais comme des partenaires prioritaires de l'intérêt général. Voilà ce que nous disons ce soir.

Faire mieux pour Nant et c'est entre nos mains. Merci à vous toutes d'être là, d'incarner cette volonté. Le pouvoir ne doit pas seulement changer de visage, il doit changer de base. Nous ne voulons pas juste gérer Nant, nous voulons la transformer. Alors, nous ne promettons pas de miracle, mais nous promettons de faire de la politique pour de vrai, de faire mieux ensemble pour de bon. Et maintenant, je laisse la place à Daniel Augen député de la France insoumise de Paris. [Applaudissements] C'est bon. Bonsoir à tous et toutes. Merci beaucoup pour l'invitation à partager ce moment. Et d'abord, je voulais commencer par vous féliciter de cette magnifique organisation de ce moment.

Je sais à quel point tout cela nécessite un investissement en temps en énergie que vous avez dépensé pour le mieux. et vous féliciter aussi pour tout le travail qui a été présenté ce soir et qui est franchement assez impressionnant, le nombre de porte à porte de discussions, d'auditions qui ont été qui ont été conduites et qui mènent à l'élaboration de ce programme et de ces propositions municipales et franchement impressionnant et je vais vous dire à quel point ce travail participe de ce qui fait de notre mouvement la première force polique politique et militante de ce pays.

Et donc bravo à vous, bravo pour ce que vous avez fait jusqu'à présent et bravo pour tout ce qui vous attend encore comme mobilisation dans les prochaines semaines et les prochains mois. Je voulais revenir un peu sur l'esprit général qui nous anime à la France insoumise dans la perspective de ces échéances, de ces élections locales parce que nous sommes à un mouvement qui s'est construit sur une élection, l'élection présidentielle mais précisément à partir de ce prisme, il est dit beaucoup de choses par ailleurs de la France insoumise mais l'idée que nous ne serions intéressé que par le national, par les grandes élections, l'élection présidentielle. C'est vrai.

Oui, parce que c'est par ce biais aujourd'hui dans la 5e République telle est qu'elle est construite que il est possible de pouvoir véritablement changer les choses, c'est en gagnant le pouvoir au niveau national. Mais c'est mal nous connaître que de penser que les élections queles qu'elles soient seraient de peu d'importance. Toutes les élections, tous les moments et ça a été magnifiquement expliqué par les camarades précédemment sont des moments d'éducation populaire, sont des moments de cette révolution citoyenne que nous appelons de nos vœux.

et les communes sont pour nous le lieu premier, le lieu fondamental de cette révolution citoyenne parce que c'est le lieu fondamental, ça a été dit, de la démocratie. Ces communes, elles ont souvent été à l'avant-garde en vérité des grandes transformations sociales et politiques de ce pays et au-delà de la Révolution française à la commune de Paris du 19e au 20e siècle. C'est dans ces espaces qui ont aussi été expérimentés des formes d'auto-organisation qui ont ensuite donner des progrès et donner lieu à des progrès sociaux à l'échelle nationale.

Au 19e siècle, la commune de Paris avait expérimenté par exemple la séparation des églises et de l'État, l'école laïque gratuite et obligatoire au 20e siècle. Les expériences du socialisme et du communisme municipal ont donné lieu aux premières formes de base de ce qui est aujourd'hui la sécurité sociale avec les mutuelles ouvrières, le logement social avec les habitations bon marché, l'extension des services publics, la création de politiques culturelles et sportives, l'invention d'équipements comme les piscines municipales ou l'instauration d'un revenu minimum d'insertion. Oui, tout cela tout cela a d'abord été mis en œuvre.

à une échelle locale portée par les luttes des premiers et des premières concernées, des travailleurs et des travailleuses, souvent la classe ouvrière organisée qui a réussi à traduire ses aspirations pour l'émancipation individuelle et collective à un niveau local et les a inscrits ainsi dans la grande lutte pour l'émancipation. Et c'est dans cette histoire que nous nous inscrivons à la France insoumise. Nous ne prétendons pas créer exilo quoi que ce soit et ça a été bien expliqué. Nous partons des besoins, nous partons des revendications, nous nous inscrivons dans une histoire justement où ont déjà été élaborés un certain nombre de ces points d'appui sur lequel nous fondons notre démarche.

Et ce que nous voulons faire avec cette vision communaliste insoumise, c'est précisément articulier l'ensemble des niveaux de l'émancipation au niveau des communes, l'implication citoyenne renforcée dans la gestion locale, l'élargissement des biens communs, la défense des droits du vivant, la rupture avec les pratiques clientélistes et technocratiques qui ont marqué qui continuent à marquer depuis trop longtemps le pouvoir municipal qui en fait un instrument personnel de gestion qui dérive y compris de plus en plus vers la privatisation de l'espace urbain.

Et c'est précisément dans le contexte de cette capitalisation, cette marchandisation au niveau local, que l'espace local est le lieu d'un possible renouveau citoyen fondé sur l'intervention de chacun et de chacune dans les affaires qui les concernent, qui nous concernent directement au plus près. La commune est donc un levier pour nous à la France insoumise stratégique de la révolution citoyenne. Ce que nous voulons, c'est une rupture concrète avec l'ordre établi, une rupture écologique, institutionnelle, économique et sociale. Mais pas plus que le socialisme dans un seul pays. Le communalisme ne s'imagine que ce n'est qu'en gagnant une commune ou même plusieurs, que nous y arriverons.

Par contre, c'est en mettant en place des réponses à l'échelle locale qui répondent au plus près des besoins des citoyens, que nous montrons et nous rendons crédible la perspective que nous nous prenons au niveau national, que nous montrons aussi aux habitants et aux habitantes, aux citoyens et de aux citoyennes de leur capacité individuelle et collective à changer leur propre quotidien. Ça a été dit et et expliqué à travers la présentation de nos revendications.

C'est aussi un enjeu fort pour nous dans ce qui est et ce que nous expliquons depuis des années maintenant dans notre programme, ce qui est le défi central de l'humanité, la question de la planification écologique parce que c'est à travers l'explication, le débat au niveau local des changements qui vont être nécessaires que nous créons y compris les consensus démocratiques nécessaires à à la bifurcation.

Ainsi, articulé à une politique nationale, les mesures municipales peuvent initier ce changement culturel et institutionnel en profondeur en mettant en place, y compris des outils publics, en renforçant la souveraineté populaire, en renforçant l'autoorganisation sur l'ensemble des sujets qui concernent au plus près les citoyens de politique la plus élémentaire pour répondre aux besoins pour se nourrir, pour aller à l'école, pour se déplacer aux enjeux nationaux et internationaux comme ceux de la bifurcation écologique.

Mais je voudrais particulièrement ce soir appuyer sur un des aspects qui a déjà été évoqué de ce qu'il est indispensable de construire dans cette dynamique des élections municipales. face aujourd'hui à la stratégie qui est celle du bloc dominant, du bloc bourgeois au niveau national mais qui expérimente de 1000 manières des pires possibles au niveau local. La machine à division du peuple, la machine à surexploitation, la machine à alimenter la guerre de tous contre tous.

C'est face au racisme, à la xénophobie que nous devons aussi être en capacité au niveau municipal en menant ces campagnes et en portant dans nos programmes, dans notre programme et dans nos propositions la nécessité de l'unité du peuple face aux oppressions et notamment à l'oppression raciale que nous construirons également une étape nécessaire de cette bataille que nous menons au niveau national et qui est aussi dans la perspective après 2026 de l'élection présidentielle de 2027. L'unité populaire est une nécessité absolue est une est une nécessité vitale pour notre corps social.

Et un des principals outils aujourd'hui de la classe div de la classe dominante, de la classe dirigeante, c'est le racisme et ce sont les discriminations raciales qui servent précisément à désunir et à affaiblir celles et ceux qui ont le plus d'intérêt à s'unir. Il est important, il est important et primordial de comprendre de quoi on parle quand on parle du racisme et pourquoi à la France insoumise, nous parlons d'un racisme systémique, d'un racisme structurel. Parce que il s'agit pas simplement d'analyser la somme des comportements individuels, des actes des uns et des autres.

Il s'agit de comprendre comment le racisme est un élément structurant de notre société, de la société moderne, de l'économie politique, des États-nations. Et étant à Nant aujourd'hui, il est important de rappeler, y compris à quel point ça a été et ce qui a fait la force et la grandeur et la puissance et la croissance économique de cette ville a précisément été ce processus au cours du 18e du 19e siècle de la traite esclavagiste et de la fondation, y compris des grandes fortunes maritimes et financières de notre pays sur lequel s'est fondé le système raciste et la structuration du racisme.

La France contemporaine Nant aujourd'hui est l'héritière de cette réalité et continue à produire et à reproduire ces mécanismes d'exclusion, d'exploitation, de discrimination. Et ces dernières années, particulièrement sous Emmanuel Macron, on a vu à quel point c'est du plus haut sommet de l'État que la stratégie de division et de discrimination s'est menée. Stigmatisation des personnes de confession musulmane. Mise en place de lois tous les ans les ans et demi contre les immigrés. un premier un ministre de l'intérieur qui parle de français comme de français de papier qui stigmatise une supposée régression vers des origines ethniques.

Un premier ministre qui reprend les mensonges et les obsessions de l'extrême droite sur la submersion migratoire. Voilà à quoi nous avons affaire. un bloc bourgeois qui est prêt à faire alliance avec l'extrême droite en reprenant et en légitimitant l'ensemble de ces discours pour pouvoir maintenir sa domination face à cette offensive raciste et réactionnaire nous avons une responsabilité particulière Pour celles et ceux qui croient en l'unité et qui aspirent à l'émancipation collective, nous appelons nous à la France insoumise à construire une nouvelle France. Une Nouvelle France qui s'appuie sur la réalité de ce qu'est la France aujourd'hui.

Une nouvelle France qui s'appuie aussi sur un autre récit que celui rabouri, que celui raciste et réactionnaire que porte l'extrême droite et que porte aujourd'hui, y compris les premières figures de ce pays. Les premières figures politiques de ce pays. Oui, la France est issue de migration. Oui, la France est un pays créolisé et un pays qui est le produit d'une histoire, une histoire de violence et d'exploitation, oui, mais qui est aussi une histoire de lutte.

Ça a été expliqué de ces luttes que nous avons portées, qui ont été portées par les générations précédentes, qui ont été portées par toutes celles et ceux venus des quatre coins du monde qui ont construit ce pays et sans lesquels la France ne serait pas la France. [Musique] C'est précisément un des enjeux que les échéances municipales portent que de donner à voir, à entendre, à représenter et à mettre en œuvre un programme de cette Nouvelle France féministe, internationaliste et antiraciste. Vous l'avez entendu, nous avons tout un ensemble de propositions et ça a été donné en exemple par les camarades précédemment.

Mais l'enjeu est précisément de faire en sorte que du plus petit échelon de ce pays, les solidarités se construisent, l'unité du peuple se construise et à travers elle la riposte populaire à l'offensive réactionnaire auquelle nous faisons face. Cette riposte, elle passe par l'ensemble des propositions et des mesures qui ont été présenté ici. Elle passe aussi par la lutte ici et maintenant sur l'ensemble de ces questions.

soutien aux exiliers, le refus de laisser enfermer dans des centres de rétention administrative des hommes, des femmes, des enfants dont le seul crime est de fuir et de fuir la misère et de fuir l'oppression politique à laquelle nous-même, en tant que puissance post-colonial avons participé. Voilà pourquoi l'opposition au CR est un enjeu aussi de la politique municipale. Cette constitution d'une riposte populaire antiraciste et internationaliste. Oui, elle passe aussi par le fait de revendiquer haut et fort notre opposition au génocide à Gaza. Parte parce que en même temps que la solidarité, l'humanité a exprimé envers le peuple palestinien, c'est aussi de notre humanité qu'il s'agit.

Nous nous opposons à la déshumanisation constante qui est un processus de racialisation systématique qui signifierait que toutes les vies ne se valent pas, qui signifierait que la vie des Palestiniens ne vaut rien. Nous nous opposons à cela et voilà pourquoi il faut prendre des mesures au niveau municipal pour exprimer cette solidarité.

Il y a tout un ensemble de mesures qui sont proposées dans ce programme qui participe de ce qu'on porte par ailleurs au niveau national, mais des actions concrètes pour apporter notre soutien et notre solidarité à toutes les personnes victimes d'une forme ou une autre d'oppression et en particulier sur les questions de racisme et d'islamophobie, d'antisémitisme, d'antiiganisme. C'est un sujet sur lequel en particulier les conseils municipaux, les mairies ont un enjeu.

Dans trop de nos territoires, c'est l'État lui-même qui à travers le refus d'accueillir les personnes, les gens du voyage, le refus de mettre en place des aires d'accueil dans des lieux sains, c'est cet état lui-même qui produit et reproduit la stigmatisation et le racisme vis-à-vis d'une partie de la population. Alors oui, il y a tout ces cet ensemble de propositions, mais j'allais dire ne nous croyez pas sur une parole, prenez-nous au mot. C'est un appel qui est lancé et je crois que c'est l'objectif de cette réunion et de ce meeting de de présentation d'appeler le plus grand nombre possible de d'habitants et d'habitantes de Nantes, de citoyens et de citoyennes.

que vous ayez par ailleurs le droit de vote ou pas parce que nous notre conception de la citoyenneté c'est celle qui fait de toute personne qui vit ici qui travaille ici qui a toutes les attaches possibles ici d'être un citoyen véritablement et de faire partie de la communauté nationale. Je disais donc ne nous croyez pas sur parole, prenez-nous au mot. Emparez-vous de l'ensemble des mesures qui ont été présentées aujourd'hui. Emparez-vous-en pour donner de l'énergie et de la détermination à vos lutes actuelles. Emparez-vous-en, y compris pour permettre d'aller plus loin que ce qui a pu être posé comme bas. Je sais qu'il y en a déjà beaucoup, il y en a près de plusieurs plusieurs centaines.

Mais l'objectif de ce que nous portons à chaque élection, à chaque mobilisation, l'objectif de la révolution citoyenne, c'est précisément d'ouvrir les brèches qui s'élargisont par l'implication citoyenne. Jean-Luc Mélenchon a expliqué que nous traitons de l'éradication de tout un ordre inégalitaire, sociooracial auquel il s'agit de rester insoumis et insoumise parce qu'il est le moyen de pérénisation d'un système fondé sur l'exploitation de la grande majorité à Bassourdi dans des différences essentialisées par une minorité qui le inculque. C'est sur ces mots que je voudrais terminer cet appel à la mobilisation.

Aujourd'hui est une première étape de présentation et je vous souhaite toute toute la force, toute l'énergie, toute la dynamique que vous avez porté jusqu'à présent pour élaborer les axes de ce programme. Je vous souhaite qu'elle continue à vous habiter, qu'elle se transmette, qu'elle emporte avec vous toutes celles et ceux qui ne sont peut-être pas insoumis et insoumises, mais pour qui les éléments de ce programme sont des éléments concrets, des éléments qui vont répondre à leur quotidien et des éléments qui ne pourront être mis en œuvre que si elle et ils s'impliquent dès maintenant pour la victoire, mais surtout pour les mettre en œuvre ensuite avec le plus grand nombre.

Alors chers amis, chers camarades, je vous souhaite donc dans les prochaines semaines et les prochains mois après avoir fait un petit peu une pause parce que je pense que vous êtes pas mal mobilisé et vous allez avoir besoin de beaucoup de beaucoup de votre énergie. Vous avez déjà fait beaucoup, je crois que vous pouvez faire encore mieux et c'est ça votre objectif. Alors au travail ! [Musique] Et maintenant, merci beaucoup, merci pour la chaleur de votre accueil. Il y a des gens au premier rang là qui sont très motivés et très déterminés.

Je les ai repéré depuis le début et merci euh aux camarades insoumis donant du département pour leur invitation, pour le travail de mobilisation et de préparation nécessaire à tenir des événements comme celui d'aujourd'hui. Et félicitations parce que je crois que le travail qui vous a été présenté, qui nous a été présenté aujourd'hui, c'est un travail conséquent, important, qui a nécessité une démarche qui a une démarche aussi d'appropriation, de libération de la parole citoyenne pour pouvoir la compiler dans un programme. Parce que oui, nous les insoumis, contrairement peut-être à d'autres formations politiques, nous croyons au programme. Nous croyons à la démocratie.

Nous croyons à l'intelligence politique, à l'intelligence populaire. Et nous croyons qu'une campagne électorale, c'est l'opportunité de mettre sur la table des propositions politiques, d'avoir un débat qui soit un débat éclairé et que dans ce débat éclairé, on essaie de convaincre et qu'à la fin les électrices et les électeurs, le peuple quand il se mobilise, il se mobilise pour faire son choix entre différentes orientations politiques qui sont posées sur la table.

Nous ne sommes pas comme les macronistes de ceux qui font des campagnes présidentielles comme la campagne présidentiel de 2022 sans même publier un programme et en espérant pouvoir compter sur les appuis médiatiques ou sur les circonstances exceptionnelles et extraordinaires. En 2022, c'était le déclenchement de la guerre en Ukraine pour pouvoir conserver le pouvoir. Nous ne sommes pas comme ces élus du Rassemblement national de ceux qui lorsqu'ils sont dans l'opposition défendent des propositions politiques comme la réduction de la TVA ou la TVA a tôt réduit sur les produits de première nécessité ou sur le retour à la retraite à 60 ans.

Et puis une fois qu'on est dans la campagne des élections législatives qui disent "Ah non, finalement ça on pourra pas le faire tout de suite, on va conditionner ça." Souvenez-vous-en, c'était dans un an, il y a un an dans le cadre de la dernière campagne des élections législatives. Non, finalement ça, on va pas le faire tout de suite. On va le conditionner à un audit des finances publiques pour voir après si finalement on peut le faire ou pas le faire. Nous ne sommes pas de ceux qui bradons le programme avant même l'élection et nous ne sommes encore moins de ceux qui bradent le programme après l'élection. Ouais.

Et je crois qu'avec mes collègues Daniel Segolen et l'ensemble des députés de la France soumise, nous en avons fait la démonstration dans cette année. Nous avons fait la démonstration que quand on est élu sur un programme qui défend davantage d'investissement public pour la transition écologique, qui défend davantage de moyens pour développer nos services publics, pour mettre davantage de moyens dans l'école publique.

Quand nous avons été élus sur ce programme au moment des élections législatives, alors qu'on se retrouve par un coup de force insupportable et inacceptable du président de la République avec un premier ministre de droite et que ce premier ministre de droite qui vient devant l'Assemblée nationale, que ce premier ministre de droite, il vient devant l'Assemblée nationale et qui met sur la table un budget qui contient en son sein des coupes budgétaires dans le budget de l'écologie, dans le budget de l'éducation, dans le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche ou dans le budget de la culture.

Nous avons fait la démonstration que nous restons fidèles à notre programme parce que nous quand on arrive avec un budget comme ça à l'Assemblée nationale, nous n'hésitons pas, nous ne bégayons pas, nous déposons une motion de censure et nous la votons parce que ce budget il faut le bloquer. Et dans cette élection municipale, vous aurez le choix entre différentes listes, entre différentes propositions politiques qui seront porté et vous pourrez vous appuyer sur le travail qui a été fait depuis des années et des années, mais notamment pendant cette dernière année à l'Assemblée nationale.

Les électrices et les électeurs sauront que lorsqu'ils mettent un bulletin de vote avec le logo FI, le logo de la France insoumise sur ce bulletin de vote, ils peuvent avoir confiance. Ouais. Ils peuvent avoir confiance aux élus qu'ils vont élire. Ils peuvent avoir confiance aux municipalités qui vont mettre en place parce que ils éliront des gens qui ne braderont pas leur conviction, qui ne breront pas leur programmes, qui se battront, qui se mobiliseront, qui utiliseront tous les moyens à leur disposition pour ne pas décevoir, pour ne pas oublier, pour ne pas trahir la parole populaire.

parce que l'élection c'est le moment d'expression de la parole populaire et parce que celles et ceux qui sont élus au moment de l'élection, ils sont détenteur de cette parole populaire et ils doivent faire respecter cette parole populaire dans toutes les institutions dans lesquelles ils siègent.

Et donc je vous le dis parce qu'il semble que le Premier ministre François Baou a l'intention de faire de nouvelles annonces d'ici quelques semaines avant l'été pour le prochain budget, c'est-à-dire le budget qui va être examiné à partir du mois de septembre et qui sera le budget de l'année prochaine et que d'ors et déjà même si nous ne connaissons pas exactement l'ampleur de ces annonces, nous savons qu'il s'apprête à passer un nouveau coup de rabo dans les finances publiques, dans le budget avec à nouveau toujours les mêmes logiques, les mêmes logiques qui sont à l'œuvre depuis des mois et des mois, depuis des années et des années, c'est-à-dire les logiques qui consistent à ce que après avoir distribué des milliards de cadeaux aux plus riches et aux grandes entreprises dans ce pays, on vienne voir les Françaises et les Français et on leur disent "Désormais, c'est à vous de payer la facture des cadeaux qui ont été faits par Emmanuel Macron aux plus riches et aux grandes entreprises.

Alors moi je vous dis qu'avec les députés insoumis, vous avez la garantie que vous aurez des députés qui diront "Non, ce n'est pas au peuple de payer les cadeaux qu'Emmanuel Macron a fait aux plus riches et aux grandes entreprises." Non, ce n'est pas par l'augmentation de la TVA comme l'envisage aujourd'hui le gouvernement et le président de la République Emmanuel Macron. La TVA, c'est impôt le plus injuste. C'est le plus injuste des impôts. C'est l'impôt qui pour les 10 % les plus pauvres revient et comptabilise à peu près 12,5 % de leurs dépenses. Alors que pour les 10 % des plus riches, c'est seulement 5 % de leurs dépenses.

Et quand le gouvernement actuel vous dit que face au problèmes de déficit qu'ils ont eux-mêmes créés, leur solution c'est de venir introduire ce qu'ils appellent la TVA sociale mais qui en vérité est une TVA antisociale. C'est la manière la plus injuste de répondre à cette question. Alors, ne vous laissez pas endormir par les grands discours médiatiques, par les rapports du conseil d'orientation des retraites bidonnées et truqué comme on a pu le voir encore la semaine dernière par ce grand cette grande technique, cette grande méthode qui a toujours été celle de nos dirigeants et de nos gouvernants. C'est la méthode de la crise. On peut pas faire autrement. On n' pas le choix.

Le pays est ruiné. Il faut que chacun mette une part chacun contribue. Mais bizarrement quand on dit il faut que chacun contribue, c'est toujours même qu'on demande de faire des efforts. C'est-à-dire celles et ceux qui ne s'en sortent plus, déjà n'ont plus les moyens de subvenir à leurs besoins fondamentaux. Ceux pour qui le 6 ou le 7 du mois, c'est déjà la fin du mois. C'est à eux qu'on vient demander de faire des efforts. Et dans le même temps, les plus riches de ce pays, celles et ceux qui depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir ont vu leur fortune doublée, il s'agirait de ne pas les mettre à contribution parce que sinon vous comprenez, on ne va pas augmenter les impôts.

Comme si quand nous proposions de mettre à contribution les 147 milliardaires du pays, c'était une manière d'augmenter les impôts comme si c'était une mesure qui ensuite allait reposer sur l'ensemble du pays alors qu'elle concerne précisément 147 personnes et je suis convaincu qu'il y en a pas dans cette salle. Donc avec les députés de la France insoumise, vous avez une garantie que nous mettrons toujours au cœur des décisions que nous prenons que nous prendrons encore dans les semaines et les mois qui viennent. La justice, la justice sociale, la bataille pour l'égalité que nous mettrons toujours en priorité.

Le fait de défendre celles et ceux qui n'ont pas le choix, celles et ceux dont on entend jamais la voix, jamais la parole, celles et ceux qu'on oublie tout le temps, celles et ceux qui galèrent et celles et ceux pour qui la politique n'est jamais faite, elle est toujours faite pour une petite minorité. Et d'un certain point de vue, cette bataille que nous menons au niveau national, cette bataille pour la représentation des oubliés, et ben c'est la même bataille que vous allez mener dans cette élection municipale. Donnez la parole à celles et ceux qui ne l'ont jamais. Et c'est déjà ce que vous avez fait dans la démarche de préparation de votre programme.

Vous pouvez compter sur les députés insoumis pour respecter la parole qu'ils ont pris devant les électrices et les électeurs et demain, vous pourrez compter sur les élus municipaux de la France insoumise pour respecter la parole qu'ils ont pris devant les électrices et les électeurs. la parole en matière sociale, la parole en matière économique, la parole en matière écologique et climatique. Il y a quelques jours à l'Assemblée nationale, nous avons déposé notre 6e motion de censure.

notre 6e motion de sorciure parce que le gouvernement a inventé une nouvelle méthode, une sorte de 493 parlementaires pour essayer de passer en force sans débat des députés à l'Assemblée nationale la réintroduction d'un pesticide d'un néonicotinoïde un pesticide dangereux pour la santé un pesticide dangereux pour la biodiversité un pesticide que le directeur de l'agence sanitaire en France compare et appelle le clore déconne de l'hex Agone, vous savez le chlore décon, ce pesticide qui a été utilisé pendant des années et des années aux Antilles et qui se retrouve aujourd'hui encore dans les terres, encore dans le sang qui développe et qui contribue à faire exploser des maladies qui sont des maladies extrêmement graves.

ce pesticide là, ce néonicotinoïde que le gouvernement a l'intention de réintroduire en passant en force un pesticide tueur d'abeilles alors que tout le monde parle aujourd'hui de la nécessité de défendre la biodiversité et que y compris d'un point de vue agricole puisque c'est soi-disant au nom de la défense des agricultrices et des agriculteurs que le gouvernement a l'intention de réintroduire ce pesticide quand vous savez aujourd'hui que les 3/4 des surfaces cultivées dans le monde ont besoin d'un pollinisateur et que les abeilles sont l'essentiel de ces pollinisateurs.

Alors, si vous voulez défendre l'agriculture, si vous voulez défendre la biodiversité, si vous voulez défendre la santé humaine, vous ne réintroduisez pas un pesticide tueur d'abeille comme ce néonicotinoïde. Et sur ce sujet aussi bien sûr vous pouvez compter sur notre détermination mais vous savez comme moi que il ne suffit pas seulement de compter sur la détermination des parlementaires pour gagner des batailles que cette bataille elle nécessite aussi l'engagement et l'implication du peuple.

Et dans quelques semaines, ce texte là qui a été donc rejeté à l'Assemblée nationale puisque les macronistes sur de ne pas avoir de majorité pour voter tes textes de loi ont inventé une méthode nouvelle. C'estàd que désormais ils votent contre leur propre texte à l'Assemblée nationale pour qu'ensuite il y ait ce qu'on appelle une commission mixte paritaire, c'est-à-dire une réunion dans lequel il y a des représentants de l'Assemblée nationale et des représentants du Sénat et en quelque sorte il laisse le Sénat écrire la loi sans qu'il y ait plus aucun débat à l'Assemblée nationale. Et la date de cette commission mixte paritaire sur cette loi pesticide, elle est fixée le 30 juin prochain.

Et donc parce que cette bataille est une bataille importante parce que je suis sûr qu'elle raisonne pour vous aussi ici dans cette salle cocher la date du 29 juin prochain qui va être une date nationale de manifestation et de mobilisation contre la loi pesticide parce qu'on va avoir besoin de la mobilisation populaire pour l'empêcher de passer.

Et d'ailleurs, puisqu'on parle ici des élections municipales et que beaucoup de choses ont été dites sur ce sujet et que je vous ai dit que les macronistes ont inventé une méthode nouvelle dans lequel en quelque sorte c'est le Sénat désormais qui écrirait la loi alors que je vous rappelle que dans la Constitution française, c'est l'Assemblée nationale qui normalement a le dernier mot. N'oubliez jamais que quand vous allez voter au moment des élections municipales, certes vous allez voter pour un programme municipal et il y a beaucoup de choses très intéressantes qui ont été présentées ce soir. Et vous allez aussi voter en perspective des prochaines élections sénatoriales.

Et chaque maire élu insoumis, chaque élu conseiller municipal insoumis, ça sera aussi des voix pour les prochaines élections sénatoriales et donc ça sera aussi des voix pour empêcher Macron et la droite de continuer à mettre en place sa politique. Vous avez besoin vous avez besoin d'élus qui restent fidèles à leurs engagements, pas d'élus qui disent une chose au moment de la campagne et qui font l'inverse une fois que la campagne est passée. Dans quelques jours va se terminer le fameux conclave sur les retraites. Ici, vous avez des gens qui ont compris depuis le début.

Évidemment, il y avait pas besoin d'être extrêmement intelligent pour comprendre qu'à partir du moment où vous mettiez autour de la même table les représentants des syndicats de salariés et les représentants des syndicats du patronat dont le MEDF et que le MEDF avait dit depuis le premier jour qu'il était pas question pour lui de revenir sur l'âge de départ à la retraite à 64 ans, il y avait pas besoin d'être extrêmement intelligent pour comprendre que de ce conclave ne sortirait pas l'abrogation de la réforme des retraites.

Et d'ailleurs, on verra dans quelques jours les conclusions de ce conclave, mais ce sujet n'est même plus discuté aujourd'hui par ceux qui sont restés autour de la table où la question de l'âge a été d'ors et déjà évacuée. Et je vous rappelle ici parce que vous avez des élus insoumis mais pas seulement dans votre département. Je vous rappelle ici qu'après la formidable mobilisation contre la réforme des retraites, nous les élus insoumis, mais avec des élus écologistes, avec des élus communistes, avec des élus socialistes, nous avons signé tous ensemble un serment.

Et ce serment, il disait la chose suivante : "Nous ferons tout toujours sans ne jamais rien lâcher jusqu'à l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron." Et ce serment là, au moment où le conclave va arriver à son terme et au moment où ce conclave ne prévoira pas l'abrogation de la réforme des retraites, alors interpeller les élus qui ont été élus sous l'étiquette du nouveau Front populaire pour savoir qui est resté fidèle à ce serment. Parce que pour nous les insoumis, les choses sont claires. On n pas changé 10 fois de version. Pour nous les insoumis, les choses sont claires.

Si à l'issue de ce conclave, il n'y a pas la possibilité à l'Assemblée nationale, pour les députés de voter sur une question simple, oui ou non à l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron, alors nous, les insoumis, nous déposerons une nouvelle motion de censure pour faire tomber ce gouvernement. Et alors celles et ceux suivez mon regard qui n'ont pas censurer sur le budget en disant mais on a obtenu le conclave et peut-être qu'à la fin du conclave on pourra enfin faire avancer les choses et obtenir l'abrogation de la réforme des retraites. Alors on verra si à ce moment-là la motion de censure que nous allons déposer, elle sera aussi votée par ces députés-là.

ces députés qui ont été élus sur un programme, le programme du nouveau fra populaire. Et dans le programme du nouveau fra populaire, il y avait comme première des priorités l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron. Peut-être me direz-vous, peut-être me direz-vous ce que je vous dis là et s'éloigne un peu des élections municipales à Nantes. Bon, d'abord, beaucoup de choses ont été dites avant moi et je crois pas que ce soit utile que j'en répète. Elles ont été très bien dites à BR. Mais surtout ce ne sont pas deux choses différentes. Ce ne sont pas deux choses différentes. Le combat que nous menons nationalement et le combat que nous allons mener aussi localement.

Ce ne sont pas deux choses différentes de savoir si les élus que vous allez élire localement vont brader leur programme ou au contraire vont y rester fidèles comme l'ont été les élus que vous avez élus nationalement. Et si je vous prends ces exemples-là, c'est pour vous faire la démonstration que contrairement à cette idée que beaucoup de nos concitoyens se sont fait à juste titre d'ailleurs pendant des années et des années que finalement les politiques c'étaient tous les mêmes, que au moment de l'élection tout le monde raconte des belles histoires et puis que après l'élection finalement tout le monde oublie.

cette situation qui qui a conduit à ce que dans ce pays l'abstention augmente élection après élection, c'est pas une fatalité. et que vous avez avec la France insoumise, que vous avez avec l'équipe que vous avez vu ce soir ici dans cette salle, des gens qui sont pas parfaits, personne n'est parfait mais des gens qui par contre ont une valeur et un principe qui soit un principe cardinal, c'est-à-dire l'idée que quand on se bat pour des idées dans une campagne électorale, ensuite on les défend après l'élection, on continue à les mettre en œuvre. On continue à se battre pour obtenir le fait que ces idées, elles puissent devenir des réalités.

Et ça, vous pouvez faire confiance sur la liste des candidats qui se présentera ici aux élections municipales.

Je l'ai dit, vous avez besoin d'élus qui restent fidèles à leur conviction, mais vous avez aussi besoin d'élus qui sont des élus courageux, des élus qui ont pas peur, des élus qui refusent de céder aux injonctions médiatiques, qui refusent de céder à ce que certains croient être l'aire du temps, mais qui bien souvent n'est que l'airire du temps médiatique, d'un paysage médiatique bolorisé, d'un paysage médiatique extrême droitisé dans paysage médiatique qui fait que désormais chaque drame dans notre pays devient l'objet d'une instrumentalisation pour des mesures toujours plus démagogiques les unes que les autres.

comme si c'est monsieur Retaillot alors que la droite a dirigé ce pays pendant plus de 20 ans sur les 30 dernières années alors que c'est leurs solutions qui sont à l'œuvre sur toutes les grandes questions dont ils prétendent désormais être les grands spécialistes y compris celles dont on dit parfois que la gauche n'a rien fait ou n'a rien à dire sur ce sujet y compris sur ces sujets-là c'est la droite qui a dirigé ce pays devant pendant l'essentiel du temps ces dernières années c'est l'heure leurs solutions qui ont été mises en œuvre.

C'est leurs solutions toujours plus répressives qui ont été mises en œuvre et qui font qu'on se retrouve aujourd'hui dans une situation où il y a des drames comme le drame auquel on a assisté la semaine dernière. Et vous avez besoin d'él courageux qui cèdent pas à ces injonctions médiatiques, des lut courageux qui sont capables y compris face aux insultes, face aux calomnies, face à la répression que nous avons subi depuis des mois et des mois parce que nous avons dénoncé le génocide en cours à Gaza. Des lieux qui sont capables de tenir bon des lu qui baissent pas les yeux.

des lieux qui baissent pas la tête, des lieux qui quand ils doivent décider prendre une décision et nous avons ces débats dans le groupe à l'Assemblée nationale et demain vous aurez ces débats au conseil municipal. ne se pose pas la question de savoir si la décision qu'ils vont prendre c'est une décision qui leur vaudera des louanges médiatiques. Il se pose juste une question, c'est de savoir si la décision qu'ils vont prendre c'est une décision juste tout simplement juste. C'est ça la question qui nous est posée. Vous avez besoin d'élus qui n'ont pas peur. Vous avez besoin de riassan dans vos conseils municipaux y compris pour aller brader le blocus humanitaire.

Des lieux qui sont prêts, y compris quand il le faut à s'embarquer sur un petit bateau pour aller briser un blocus humanitaire et pour venir en soutien de la population Gazaoui qui subit maintenant depuis des mois et des mois des massacres et un génocide insupportable. des lu qui malgré leurs initiatives ou à cause de leurs initiatives le font sous les colibés, sous les insultes, sous le dénigrement permanent de la part de gens qui sont là pour donner des leçons mais qui pas une seconde n'aurait eu le courage de faire ce qu'a fait Rima Hassan en montant sur ce bateau pour essayer d'aller bloquer et briser ce blocus humanitaire.

Et moi je suis fier et je sais qu'ici dans cette salle beaucoup d'entre vous ont voté l'année dernière aux élections européennes pour la liste de la France insoumise. Et ben vous voyez quand vous votez pour la liste de la France insoumise aux élections européennes, vous élisez au Parlement européen des élus qui n'ont pas peur, des élus qui vont au bout de leur conviction. et ben ça sera pareil pour les élections municipales. Et c'est encore le cas ces derniers jours, vous avez vu C'est encore le cas ces derniers jours, vous avez vu où après l'attaque par Israël de l'Iran, à partir du moment où vous défendez un principe simple, c'est le principe que nous avons toujours défendu.

Et le principe qui consiste à dire qu'à l'échelle internationale, ça ne peut pas être le règne du plus fort, ça ne peut pas être la loi du plus fort et qu'il y a des principes et que ce principe ça s'appelle le droit international et qu'en toute circonstances, il faut être capable de défendre le droit international. Et dès que vous faites ça, dès que vous dites ça, aujourd'hui, on essaie de vous caricaturer, de vous attribuer des positions qui sont pas les vôtres. J'ai entendu encore en venant à la télévision des gens dirent les insoumis, c'est des soutiens du régime des mola en Iran.

Mais où étaient ces belles personnes quand les députés insoumis paraient des personnes condamnées de morts condamné à mort par le régime iranien ? Où ils étaient ceuxl plutôt que nous donner des leçons ? Et je vais vous dire la différence entre nous et eux. La différence entre nous et eux, c'est que nous nous avons autant de peine et de compassion pour un civil iranien condamné à mort par le régime que pour un civil iranien mort sous les bombardements israéliens. Nous, nous avons la même compassion pour les deux. Nous ne prions pas. Nous restons fidèles à des principes. Nous considérons que chaque vie se vaut qu'il y a pas des vies qui ont moins d'importance que d'autres.

Et on reste sur des principes simples dans un moment où manifestement pour ceux qui nous dirigent, il y a des vies qui ont plus d'importance que d'autres. Il y a des violations du droit international qui sont plus graves que d'autres. 17 trains de sanction ont été infligés par l'Union européenne à juste titre contre Vladimir Poutine parce qu'il a attaqué l'Ukraine zéro train de sanction contre le gouvernement de Netanyahou alors qu'il prenait un génoc.

[Musique] E j'entendais ce matin, ça m'a presque fait rire si ce n'était pas dramatique, à la télévision un expert dire que bon en Iran, Israël respecter à peu près le droit international, je m dit que devait être à peu près un expert et que si certains d'entre vous respectent à peu près le code de la route, ils vont avoir quelques problèmes sur la route. Le droit international, on le respecte, on ne le respecte pas.

Et quand on ne respecte pas le droit international, et ben le devoir des pays qui sont attachés à l'idée qu'il a un ordre international, qui a un droit international, qui a des instances internationales comme l'ONU, c'est pas de dire bravo, c'est pas de dire "Vous avez le droit de vous défendre quand vous faites une attaque", c'est de dire "Non, ça ça ne respecte pas le droit international" et c'est de le condamner, c'est de dire stop.

essaie de recréer les conditions d'un règlement qui soit un règlement pacifique et diplomatique des questions qui sont posées sur la table et dans le contexte que l'on connaît aujourd'hui de fascisation du monde, de faschisation du pays, d'extrême droitisation des médias comme je vous en ai parlé à cet instant et comme je suis sûr vous l'observez chaque fois chaque jour que Si vous allumez la télévision, vous pouvez être certain que vous avez besoin de gens qui tiennent bon sur des principes, qui se laissent pas intimider, qui se laissent pas impressionner, qui renonc pas à défendre une position en disant "Mais on va pas arriver à la défendre, qui tiennent bon".

Alors oui, c'est dur au début de tenir bon parce qu'on en prend beaucoup sur la tête, parce qu'on se fait beaucoup insulter, parce qu'on se fait beaucoup calomnier, parce qu'on se fait beaucoup difamer. Mais au fur et à mesure ensuite que les jours, que les semaines et que les mois passent, bah ce qui apparaît aux yeux du plus grand nombre, c'est que la position que vous avez défendu depuis le début, en fait, c'était la position juste. Et alors, petit à petit, les choses, elles s'alignent aussi autour de vous. Vous savez, il y a quelques jours, quelques semaines, je vous donne juste un exemple.

À l'Assemblée nationale, on a eu un débat sur une proposition de loi dont le titre était proposition de loi pour lutter contre l'antisémitisme à l'université. Évidemment qui peut être contre l'idée de lutter contre l'antisémitisme à l'université. Mais sauf queà l'intérieur de cette proposition de loi, il y avait des mesures. Il y avait des mesures par exemple pour introduire dans la loi française une définition de l'antisémitisme qui a une définition qui amalgame la critique légitime qu'on a le droit de faire de l'État d'Israël, de sa politique avec de l'antisémitisme.

Et donc on a débattu à l'intérieur de notre groupe assez vite et puis on a discuté avec les autres groupes à gauche et puis à la fin quand le texte est arrivé à l'Assemblée nationale mais on a voté contre parce qu'on n'est pas d'accord avec cette définition parce que elle était un une définition extrêmement dangereuse qui allait avoir des conséquences extrêmement dangereuses.

Puis on a discuté avec les autres groupes, ils nous ont dit "Vous avez raison sur le fond mais on peut pas, on va se faire casser médiatiquement." Et puis on a défendu notre position et puis quelques jours plus tard et ben vous avez certains des élus qui avaient voté pour qui ont fait un communiqué sur les réseaux sociaux en disant c'est vrai on s'est trompé, on aurait dû voter contre. Je vous donne juste cet exemple pour vous dire et c'est vrai sur ce sujet et c'est vrai sur d'autres que au début c'est dur de tenir bon que quand vous êtes dans un moment de fascisation la position principielle antifaschiste, elle est pas toujours facile à tenir.

E ce que je dise parfois aux camarades qui disent "Ah toute la journée on nous insulte à la télévision." Franchement, si vous voulez avoir des compliments médiatiques, fallait pas être à la France insoumise. Si vous êtes à la France insoumise, c'est que vous êtes prêt à tenir bon. Parce que si vous êtes à la France assoumise, votre sujet c'est pas de savoir si on va dire du bien de vous à la télévision ou à la radio. La question c'est est-ce que vous avez la conscience pour vous de savoir que les actes et les positions politiques que vous prenez, c'est des positions politiques qui sont des positions justes.

Et nous avons pris des positions politiques qui sont des positions politiques qui sont justes.

Et ces positions politiques dorén avant dorén avant c'est les positions politiques qui sont en train de devenir les positions politiques dominantes dans le pays pas dans les médias ce qui nous intéress pas les médias et vous allez voir petit à petit des gens disent finalement les insoumis ils avaient raison depuis le début de tenir bon ils avaient raison de dire que évidemment les actions commises le 7 octobre étaient des atrocités mais qu'elle ne pouvait pas légitimer par avance les atrocités qui allaient être commises ensuite et qu'il fallait quelqu'un pour dire stop pour dénoncer pour mettre un terme à la fuite en avant et à l'escalade du gouvernement d'extrême droite israélien dont on est en train de voir encore ces derniers jours les rebondissements et je pense que ce principe là cette idée-là et ben c'est la même idée que nous devons décliner dans chacune de nos batailles politiques au moment des élections municipales aujourd'hui vous présentez un programme et après les insoumises ont toujours été sur la même ligne, sur la même orientation.

Ça a été très bien dit tout à l'heure. Notre sujet c'est pas l'étiquette. Notre sujet c'est le contenu programmatique. Et ensuite ce contenu programmatique on est prêt à le porter avec toutes celles et tous ceux qui veulent le porter avec nous mais pas par des arrangements de couloir pas par des choses pas claires, pas par des choses où on fait semblant pendant l'élection et puis au lendemain de l'élection dira finalement c'était pas on on avait écrit ça sur un papier comme ça mais en fait finalement ça n'a pas d'importance. Si on se met d'accord sur un programme, ensuite on le défend dans l'élection et ensuite une fois qu'on a gagné, on le met en œuvre.

Si on n'est pas d'accord avant parce qu'on considère que ça ça marche pas, que c'est pas possible et cetera, on le dit mais on le signe pas pour jeter le programme à la poubelle après l'élection. Et ça, ce principe là, c'est le principe de notre orientation stratégique au niveau national comme au niveau local ici à Nantre. Vous avez une base programmatique aujourd'hui qui vous a été présentée et maintenant celles et ceux qui veulent travailler avec nous sur cette base programmatique, ils sont les bienvenus. Mais ça sera une base de programmatique de rupture.

Ça sera pas une base de programmatique deité avec les politiques bon et puis les élections municipales, ça va être aussi puisque je vous disais que nos orientations stratégiques, ce sont les mêmes au niveau national comme au niveau local. Ça va aussi être une étape de la grande bataille qui va venir après. Peut-être avant si le président de la République s'en va, peut-être avant s'il y a une dissolution de l'Assemblée nationale, peut-être avant si on arrive à censurer le gouvernement et que le président de la République n'a plus de solution et qui décide de partir. En tout cas, on est prêt à cette bataille et cette bataille, ça va être la grande bataille pour changer le pays.

va être la grande bataille pour savoir si on continue encore dans l'ultralibéralisme macroniste qui de plus en plus se rapproche de l'extrême droite. Si on laisse l'extrême droite s'emparer du pays aussi au contraire on montre comme on a pu le montrer au moment de la dernière élection législative que dans les profondeurs du pays il y a des ressources à mobiliser dans la jeunesse, dans les catégories populaires ou qu'elle soit dans les quartiers populaires qu' y a des ressources qui peuvent se mobiliser et que si ces ressources là elles se mobilisent alors elles peuvent faire mentir y compris les pric compris les choses dite acquise par avance.

N'oubliez jamais qu'au moment des dernières élections législatives 27 sondages sur 27 entre la dissolution de l'Assemblée nationale et le deuxème tour des élections législatives 27 sondages sur 27 qui ont été publiés disaient que l'extrême droite allait gagner, qu'ils allaient avoir le plus de députés, que Bardella allait être premier ministre. 27 sondages sur 27 et au soir du 2e tour de l'élection législative, c'était le nouveau Front populaire qui était en tête. C'était le nouveau Front populaire qui était en tête. C'était le nouveau pro populaire qui était en tête.

Certes parce que les sondages racontent globalement à peu près toujours des bêtises, mais aussi parce qu'il y a eu une mobilisation exemplaire, parce qu'il y a eu des cellules d'auto-organisation qui se sont mises en place chez les jeunes dans nos quartiers de gens qui disaient "El il faut aller voter, c'est important d'aller voter." Et il y a une formation politique qui porte tes aspirations, qui porte ton programme, à qui tu peux faire confiance. Et on a fait reculer l'abstention, pas suffisamment encore, mais on a fait reculer l'abstention dans la jeunesse, on a fait reculer l'abstention dans les quartiers populaires.

Et je vous dis ça parce que je sais que dans l'élection municipale, comme dans l'élection présidentielle, vous allez avoir droit à tout. à toutes les manœuvres, à toutes les méthodes, à toutes les combines pour vous vous empêcher de gagner. Les manœuvres, les combines, c'est les sondages, la désespérance, ça sert à rien, vous allez pas y arriver. De toute façon, le résultat il est acquis par avance. Les manœuvres, les combines, c'est aller chercher sur la liste s'il trouve pas quelqu'un. Le cousin a dit aujourd'hui une fois à son frère que sa sœur euh avait peut-être un jour grillé un feu rouge dans la rue. Et alors c'est bien la preuve que finalement vous êtes des gens pas bien.

Vous allez avoir le droit à tout et leur principal objectif, ça va être de vous caricaturer, de vous dénigrer, de vous empêcher de parler du fond du programme que vous allez défendre et puis de désespérer les gens, de leur dire "Voyez, c'est tous les mêmes, ça sert à rien d'aller voter puis de toute façon, vous allez pas y arriver. C'est déjà ceux qui sont en place qui vont continuer à gagner." Alors si à un moment dans la campagne vous doutez, n'oubliez pas une chose, c'est que quand on a commencé la campagne présidentielle de 2022 avec Jean-Luc Mélenchon, nous étions annoncés à 8 % dans les sondages et le Rassemblement national Marine Le Pen était annoncé à 30 % dans les sondages.

Et puis au fur et à mesure de la campagne, ça a bougé. Et puis le vendredi à 2 jours de du premier tour de l'élection présidentielle, le vendredi he je parle pas 6 mois avant, le vendredi 2 jours avant les sondages il disaient bon Mélenchon 17 % et Marine Le Pen 25 %. Et puis le soir de l'élection en sortie des urnes des premiers sondages à 20h, il disait Marine Le Pen 24 % et Mélenchon 19 %. Et puis finalement à 23h c'était Mélenchon 22 % et Marine Le Pen 23 %. Donc entre le début de la campagne et la fin de la campagne, au début de la campagne, il y avait 22 points d'écart entre nous et l'extrême droite. Le jour du vote, il y avait un point d'écart entre nous et l'extrême droite.

Donc quand ils vont vous faire des sondages qui vont vous dire que vous êtes très loin, quand ils vont nous faire des sondages au moment de l'élection présidentielle qui vont nous dire que le deuxième tour, il est déjà acquis par avance, ne les croyez pas. C'est fait pour vous casser le moral. C'est fait pour vous désespérer. Le seul truc qui compte à la fin, c'est notre capacité à mettre en mouvement les citoyennes et les citoyens, à leur donner des raisons d'espérer, à leur donner des raisons de se mobiliser.

Et alors si vous arrivez à leur donner des raisons d'espérer et des raisons de se mobiliser, si vous arrivez à faire reculer encore l'abstention, si vous arrivez à faire en sorte qu'il y ait pas 20 points de participation en moins dans les quartiers populaires que dans la moyenne de la population, qu'il y ait pas 20 points de participation en moins chez les 18 24 ans que dans l'ensemble de la population, si vous ramenez le taux de participation dans les quartiers populaires et dans la jeunesse au même niveau que le taux de participation moyen, alors vous pouvez être au deuxème tour et vous pouvez gagner parce que à la fin c'est les électrices et les électeurs parce que à la fin c'est les électrices et les électeurs qui décident personne d'autre que le jour du vote c'est le seul jour dans l'année où vous avez autant d'influence pour la société vous chacun d'entre vous ici dans cette salle que Bernard Arnaud Boloré ce jour-là votre voix elle compte le même niveau que la sienne.

C'est une voix chacun. Vous avez autant de pouvoir que lui ce jour-là. Alors, on saisi inscrivez-vous sur les listes électorales si vous l'avez pas encore fait. Faites attention. Faites attention. On a mené une campagne, une commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur l'organisation des élections. Il y a des radiations dans les quartiers populaires. Vous pensez que vous êtes inscrit parce que vous avez toujours habité là. Mais si vous avez pas rempondu un un courrier qui vous a été envoyé par la mairie, on peut vous radier de la liste électorale et le jour du vote, vous vous rendez compte que vous êtes plus inscrit sur les listes. Faites ce travail de vérification.

Ça prend 2 minutes d'aller vérifier que vous êtes bien inscrit, de vérifier que la famille elle est bien inscrite, de vérifier que les amis sont bien inscrits, de vérifier que n'importe quelle personne que vous croisez, ils sont bien inscrits. Venez nous aider dans cette bataille.

Vous pouvez vous aider en nous aider en rejoignant les groupes là qui travaillent sur le sujet et puis si vous avez pas le temps, vous pouvez quand même nous aider parce que vous allez en parler dans votre dans votre entourage parce que dans votre quartier, dans votre immeuble, vous allez relayer les idées, les initiatives que l'on met en place si on est tous mobilisés, si on s'engage toutes dans cette bataille et je pense que tout le monde mesure l'importance du moment qu'on est en train de vivre, du bouleversement, y compris sur la scène internationale et sur la scène nationale qu'on est en train de vivre, il appartient à chacune et à chacun d'entre nous.

d'apporter dans ce moment-là de bouleversement une lueur d'espoir. Vous savez les moments où tout bouge, les moments de grand bouleversement comme ça, c'est évidemment des moments de grand danger, c'est sûr, mais c'est aussi des moments de grande opportunité. C'est un monde qui s'effondre, un modèle néolibéral économique qui domine le monde entier depuis les années 80 en train de s'effondrer. Et alors, vous avez les monstres qui sont là.

C'est les fascistes et ils sont là, ils disent "Ah, pour maintenir la domination des puissants, ça marche plus votre système là, la démocratie néolibéral." Donc, il faut un truc autoritaire où les gens ils ont moins de pouvoir, moins de liberté parce que sinon ils contestent trop le système en place. Le fascisme n'est pas l'opposition, n'est pas le contraire, on n'est pas l'adversaire du néolibéralisme. Il est sa continuité en temps de crise quand ça devient trop difficile pour le système actuel de maintenir sa domination.

Vous êtes dans ce monde moment là où ces monstres là font signe, disent on est là, on peut y arriver ou un certain nombre de grandes puissances financières capitalistes à l'échelle internationale ont fait leur choix. Regardez Trump comment il a été élu. Regardez Miley, le président argentin accueilli au sommet de Davos, le sommet des plus puissants et des plus riches de ce monde. On est dans ce moment-là et ce moment-là, c'est ce danger qui est devant nous. Mais c'est aussi cette opportunité, cette opportunité que dans le déséquilibre du monde, dans la déstabilisation du système en place, on arrive à ouvrir une alternative pour construire un monde nouveau.

Voilà, c'est ça tout simplement qu'on essaie de faire ensemble. Et d'un certain point de vue, à sa petite échelle, la campagne des élections municipales que vous allez mener ici, bah elle préfigure aussi cette grande bataille que l'on va mener dans les prochaines semaines, dans les prochains mois et dans les prochaines années au niveau national. Alors, puisque c'est le slogan, puisque le seul le slogan, bah il me reste juste un mot à dire pour la conclusion, c'est faites mieux. Faisons mieux ensemble, on va y arriver. Restez mobilisé, restez déterminé et à la fin de cette campagne des municipales, j'espère que Nant sera plus que jamais une ville ensoumise. Merci beaucoup.

Bon courage et bonne soirée.

2:06:19
Non speech

[Applaudissements]