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InterviewLCP (sur YouTube)· 24 novembre 2025 62 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Mathilde Panot, présidente du groupe LFI | LCP, Lundi C'est Politique - 24/11/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Bonsoir. Merci d'être ici.

  • 1:59RelanceÉludée

    La première des choses, certains partis politiques estiment que le compromis n'est pas compatible avec leur propre stratégie électorale et qu'au fond, derrière, il y a une forme de cynisme qui est en train de se dégager et qui peut mener à ce que certains partis politiques bloquent la situation. C'est un point de vigilance important, on l'a vu dans le comportement de La France Insoumise et du Rassemblement National. Vous êtes visée, que répondez-vous ?

  • 2:43FerméeÉludée

    Vous ne voulez pas rentrer dans la polémique avec le Premier ministre ?

  • 3:28ComplaisanteRéponse partielle

    Ce que dit Sébastien Lecornu vous glisse dessus.

  • 4:30OuverteRéponse partielle

    Le Premier ministre a proposé quatre thèmes à discuter, la défense, l'agriculture, le déficit... Vous êtes d'accord avec cette méthode ?

  • 5:11RelanceRéponse directe

    Ca ne rentre pas dans le calendrier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:59Fait
    « C'est fort de café d'expliquer à longueur de journée que c'était l'Assemblée nationale qui avait le dernier mot et de mettre en cause les oppositions. »
  • 2:43Fait
    « Le Premier ministre n'a plus de socle sur lequel s'appuyer. »
  • 3:28Promesse
    « Nous disons que Monsieur Lecornu doit partir. Nous attendons de censurer la politique de Monsieur Lecornu. »
  • 4:12Fait
    « Nous venons de terminer la COP 30 avec un texte catastrophique par le bas niveau d'ambition qu'il porte pour le seul écosystème qui compatible avec la vie humaine. »
  • 4:30Fait
    « Nous sommes à 2,6 degrés de réchauffement, des Etats insulaires qui vont disparaître. »
  • 5:11Fait
    « Sur la partie défense, on parlait d'un débat 50-1. C'est un vote d'intention de l'Assemblée nationale. »
  • 5:55Fait
    « Ils ont utilisé l'article 47 de la constitution qui permet d'avoir par délai constitutionnel un texte qui passe directement au Sénat sans vote, et c'est incroyable. »
  • 14:13Fait
    « Un investissement de 7 milliards qui sera gelé à cause de ça. Le barème de l'impôt sur le revenu ne serait pas réévalué. »
  • 14:56Fait
    « L'année blanche c'est le fait de faire rentrer des dizaines de milliers de Français dans l'impôt et le fait que des milliers de Français franchissent des tranches et donc de payer les impôts. »
  • 15:38Promesse
    « Quand nous sommes dans une telle impasse, il faut revenir devant le peuple français qui doit trancher. »
  • 24:59Fait
    « Nous avons augmenté l'allocation de soutien familial de 56 EUR par enfant et donc, fait en sorte que soit fiscalisée la pension alimentaire pour le parent payeur. »
  • 35:17Fait
    « Ce service militaire volontaire serait rémunéré à hauteur de 900 EUR ou 1000 EUR par mois. En dessous du SMIC. »
  • 36:17Fait
    « Un chef d'état-major des armées outrepasse ses fonctions pour expliquer que nous devrions être prêts à perdre nos enfants, à souffrir économiquement et à assumer derrière que l'autorité militaire ne serait plus subordonnée à l'autorité politique. »
  • 38:59Fait
    « En 2020 nous avions eu quelques villes. Il y a des maires insoumis dans certaines villes mais très peu. »
  • 45:25Fait
    « La dernière fois, c'est nous qui avons empêché l'extrême droite de prendre la tête dans ce pays avec une mobilisation citoyenne massive des quartiers populaires. »
  • 47:32Chiffre
    « 912 personnes mortes de la rue l'année dernière dont les plus jeunes avait quelques jours. »
  • 48:16Fait
    « C'est un fiasco absolu. Monsieur Wauquiez fait une communication incroyable pour expliquer qu'il va dévoiler les liens entre LFI et l'islamisme. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Les députés vont pouvoir sortir la tête des chiffres pendant quelques jours. Ce sont les sénateurs qui ont le budget en main. Au cours des dernières semaines, les députés LFI menées par Mathilde Panot étaient aux avant-postes avec un axe central : taxer les plus riches. Le budget été rejeté. Quelles sont les solutions politiques, la suspension de la réforme des retraites à 64 ans va-t-elle passer ? Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, est l'invitée de LCP Lundi, c'est politique.

0:37

Bonsoir. Merci d'être ici. Face à vous, mes confrères et mes consoeurs, Clément Méric, Lauriane, Thierry et Hugo au Perchoir, sur sa chaîne Twitch, sur laquelle vous pouvez interagir en posant vos questions, et il nous fera une sélection à votre destination, Mathilde Panot. C'est du jamais vu, le budget de l'Etat rejeté à l'unanimité, un seul a voté pour. On ne sait pas si c'est une erreur. - Il a expliqué qu'il voulait voter pour. - Sébastien Lecornu a répliqué ce matin avec sa propre méthode. Il a déclaré qu'il voulait des débats et des votes sur des thèmes centraux, chapitre par chapitre, dossier par dossier. Lors de son intervention à Matignon, il s'en est pris à vous, LFI et le RN. - La première des choses, certains partis politiques, certains candidats à l'élection présidentielle estiment que le compromis n'est pas compatible avec leur propre stratégie électorale et qu'au fond, derrière,

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il y a une forme de cynisme qui est en train de se dégager et qui peut mener à ce que certains partis politiques bloque la situation. C'est un point de vigilance important, on l'a vu dans le comportement de La France Insoumise et du Rassemblement National. - Vous êtes visée, que répondez-vous ? - C'est fort de café d'expliquer à longueur de journée que c'était l'Assemblée nationale qui avait le dernier mot et de mettre en cause les oppositions. C'est un échec historique de la part de l'Etat, il y a 444 voix

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contre une, c'est une quasi-unanimité. Le Premier ministre n'a plus de socle sur lequel s'appuyer. - C'est la situation, mais ce qu'il a dit, une volonté de bloquer tout, c'est des attaques frontales. - C'est une manière d'occulter le problème de fond. On a un Gouvernement minoritaire et tout le monde comprend que nous ne pourrons pas rester dans cette situation pendant 18 mois où les macronistes vont imposer coûte que coûte une politique dont personne ne veut. - Vous ne voulez pas rentrer dans

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la polémique avec le Premier ministre ? - Je vous l'ai dit, nous disons que Monsieur Lecornu doit partir. Nous attendons de censurer la politique de Monsieur Lecornu. Celui qui est responsable du blocage de la situation du pays aujourd'hui, s'appelle Monsieur Macron. Il faut le départ du président de la République qui est celui qui refuse de reconnaître le résultat des urnes. Et puis, il est celui qui applique le programme, et rien que le programme des macronistes pourtant battus trois fois. - Ce que dit Sébastien Lecornu vous glisse dessus. - On a un premier ministre minoritaire. Même son propre camp ne le suit pas. C'est l'agonie de la macronie. On peut passer à autre chose. Monsieur Lecornu nous fait perdre du temps

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et fait perdre du temps au pays. Nous venons de terminer la COP 30 avec un texte catastrophique par le bas niveau d'ambition qu'il porte pour le seul écosystème qui compatible avec la vie humaine.

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Nous allons avoir, dimanche, les 10 ans de la COP 21 qui disaient qu'il ne fallait pas dépasser 1,5 degrés de réchauffement et nous sommes à 2,6 degrés de réchauffement, des Etats insulaires qui vont disparaître. On parle de ça. On veut nous dire qu'il faut continuer avec une politique et un prêt vrai qui a été condamné deux fois pour une action climatique. - Le Premier ministre a proposé quatre thèmes à discuter, la défense, l'agriculture, le déficit... Vous êtes d'accord avec cette méthode ? - Je ne comprends même pas comment c'est possible. Sur la partie défense, on parlait d'un débat 50-1.

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C'est un vote d'intention de l'Assemblée nationale. Sur les autres thèmes, il se trouve que puisque la partie 1 a été rejetée, et même si elle ne l'avait pas été, on n'aurait pas eu le temps de discuter de la partie deux, de la partie constitutionnelle. Les débats dont il parle, je ne vois pas par quel mécanisme il va faire en sorte que l'Assemblée nationale puisse décider cela. - Ca ne rentre pas dans le calendrier ? - Non, ce qu'il a fait sur le projet du budget de la Sécurité sociale, ils ont utilisé l'article 47 de la constitution qui permet d'avoir par

5:55

délai constitutionnel un texte qui passe directement au Sénat sans vote, et c'est incroyable. Quand on avait un 49.3, on avait la possibilité de censurer le Gouvernement derrière et faire tomber le texte derrière. Je regrette l'usage de plus en plus autoritaire avec l'ensemble des gens de ce pays qui devienne des spécialistes de la Constitution et qui connaissent tous les articles qui peuvent être utilisés pour brider l'expression souveraine de ce pays et du peuple de France. Pour des représentants, avec l'Assemblée nationale. - Il fait perdre du temps ? - Oui, il doit partir le plus vite possible et pour faire échouer un budget qui est d'une cruauté inouïe. - Le Premier ministre a dit qu'il croyait qu'une majorité était encore possible sur ce budget à l'Assemblée,

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et vous ? - Non, on vient de voir sous nos yeux

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un 444-1, est-ce que vous réalisez ce moment historique ? On banalise souvent ce qui se passe dans ce pays. Mais pour la première fois depuis 62 ans, nous avons fait tomber le Gouvernement Barnier sur les motions de censure. Nous avons fait tomber pour la première fois de l'histoire

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de la Ve République le Gouvernement Bayrou sur un vote de confiance. C'est la première fois que ça arrive. Nous avons eu le Gouvernement le plus court de la Ve République Lecornu un avec 14 heures d'existence. Ca suffit de banaliser les choses. Le président de la République Macron se maintient au pouvoir coûte que coûte. - Il y a des consultations qui sont lancées à nouveau à Matignon avec toutes les forces qui seront représentées au Parlement, vous vous y rendrez ? - Non, nous n'irons pas. Ces thèmes devant être discutés au Parlement. Ce dont le premier ministre voudrait parler, c'est de rester dans un cadre contraint de déficits... De discuter avec nous de mesures de coupes budgétaires alors qu'il impose déjà les pires et nous n'y participerons pas.

8:00

- Il veut aussi inviter les syndicats et patronat, c'est légitime ? - Je pense que le Premier ministre a droit de consulter le syndicat le patronat mais c'est un peu hypocrite car il y a deux ans de cela, quand on s'était battu contre la retraite à 64 ans, tous les syndicats sans exception y étaient opposés. Ils n'ont pas écouté. Ils n'ont pas écouté l'Assemblée nationale car ils sont passés en force avec le centième 49.3 de la Ve République utilisé pour passer en force. C'est une première chose, mais aussi, par exemple, sur la réforme de l'assurance chômage,

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le Gouvernement fait semblant de faire des consultations et de passer en force contre l'avis des syndicaux. Ca suffit. Il faut que tout le monde comprenne qu'on ne peut pas rester dans cette situation et que lorsque l'on est dans une impasse aussi forte, il faut revenir aux urnes. Je crois qu'il nous faut de nouvelles élections présidentielles. - Un mot sur ce débat budgétaire, vous y avez passé 127 heures. Vous avez étudié plusieurs milliers d'amendements , tout cela pour rien. Car c'est la copie initiale qui est passée au Sénat. Est-ce que vous êtes d'accord avec Yaël Braun-Pivet sur la façon de voir à nouveau ce budget ?

9:27

Elle propose clairement ce qu'on appelle le ton législatif programmé appliqué par thème précis. Ca veut dire qu'on donne tant d'heures pour débattre du logement, partie dépense et recettes ? - Je ne suis pas d'accord avec tout ce qui est limite du pouvoir des parlementaires. Ce n'est pas exactement pour rien si on avait pas un Gouvernement qui utilisait tous les outils de la Ve République. C'est pour cela qu'on veut passer la VIe République. C'est peut-être la première fois qu'on voit ça autant, où ces discussions ont dépassé le cadre parlementaire.

10:10

- C'est un débat pour rien ? - Les Français ont très bien compris qu'il était possible de taxer les plus riches dans ce pays, de taxer les multinationales,

10:46

- Puisqu'ils ne peuvent pas parler de majorité gouvernementale, même ce socle n'existe plus.

11:00

On se retrouve dans une situation où vous n'avez plus aucun soutien au Gouvernement symbolisé par ce député qui a voté pour. C'est un soutien de François Hollande et beaucoup d'autres, c'est une situation inédite. Il faut comprendre le choc que que ça fait représenter dans le pays. Plus personne ne veut cela, c'est invotable. - Est-ce que vous souhaitez que le texte soit aussi rejeté par les sénateurs ? - On verra comment ça se passera. Au Sénat, il y a une majorité de droite et Monsieur Retailleau aura toute

11:43

la faculté de modifier le texte comme il le souhaite. Ce qui est inquiétant dans ce budget, et ça aurait été impossible il y a cinq ou 10 ans, c'est les mesures xénophobes qui viennent directement du programme du Rassemblement National avec une augmentation des frais de timbre pour les personnes qui demandent un renouvellement de titre ou un prolongement d'un titre de séjour, qui pourrait passer à 200 EUR. Certains ont parlé de 400 EUR. Quand des personnes font des démarches administratives, ce serait sur elles qu'on ferait passer l'argent.

12:24

Je voudrais que ce budget soit battu. Je veux qu'il soit battu parce qu'il est dangereux pour le pays. En termes de consommation populaire,

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il fait peser un risque de récession. - Ca passerait par une loi spéciale, que ferez-vous ? - Nous passerons peut-être par une abstention. Le vote du budget dans une démocratie, il constitue qui est dans l'opposition et qui est dans la majorité. Nous voulions faire cela pour celui de l'année dernière mais il est passé par 49.3. nous déciderons de la position de vote avec le groupe. Tous ceux qui agitent les peurs, rappelez-vous d'Elisabeth Borne qui disait que si on votait la censure du Gouvernement Barnier, les cartes vitales ne fonctionneraient plus. Ce qui disent que si nous n'avons pas de budget, ce serait une catastrophe. C'est faux. Ca permet de reconduire le budget de l'année dernière... -Est-ce que ce n'est pas la pire des solutions ? La loi spéciale reconduit, permet le fonctionnement de l'Etat, le paiement des fonctionnaires. Sauf que les investissements sont gelés. Dans la défense,

14:13

on cite un investissement de 7 milliards qui sera gelé à cause de ça. Le barème de l'impôt sur le revenu ne serait pas réévalué. Un certain nombre de contribuables rentrerait dans l'impôt sur le revenu. Il y aura un impact négatif pour le citoyen et l'Etat. - C'est ce qu'ils voulaient faire dans le budget cette année. L'année blanche c'est le fait de faire rentrer des dizaines de milliers de Français dans l'impôt et le fait que des milliers de Français franchissent des tranches et donc de payer les impôts. Il voulait geler l'aisance de prestations sociales...

14:56

- Ils sont revenus là-dessus. - Car il y a eu des mobilisations. Et unanimité de l'hémicycle contre. Sur les impôts, s'il y a une loi spéciale, il y a unanimité à l'hémicycle pour rajouter un amendement qui dit qu'il y aurait une indexation sur le barème de l'inflation de l'impôt sur le revenu qui ne fera pas rentrer 40 000 Français dans le barème de l'impôt. Il y a des solutions. Là où vous avez raison, c'est que une loi spéciale ne réglera rien si on se remet de nouveau... Car la loi spéciale, les dépenses peuvent continuer, les cartes fonctionnent, mais on va se retrouver en janvier ou février

15:38

à rediscuter d'un budget dans la même situation. Donc à aller de nouveau vers l'échec, probablement. Ce que nous ne cessons de dire c'est que quand nous sommes dans une telle impasse, il faut revenir devant le peuple français qui doit trancher. La loi spéciale pourrait être... En plus, nous pourrions prendre le temps d'organiser les présidentielles qui vont traiter un certain nombre de sujets. - Dans les discussions budgétaires, j'aimerais avoir votre avis sur ce que le PS appelle les acquis. Il y a la suspension de la réforme des retraites mais il y a aussi

16:21

les indemnités maladies qui ne seront pas taxées, l'impôt sur le revenu,... - Ils ont voté contre cet amendement. C'est drôle qu'ils le mettent dans la liste des acquis. - Le milliard pour l'hôpital. Ils disent que grâce à des acquis ont été obtenu. Est-ce que sur la méthode, on ne vous dit pas que ça peut être intéressant de négocier et d'obtenir des choses. Par rapport à vous qui votez systématiquement contre. - La première des choses, ce que nous avons obtenu, nous l'avons fait avec des mobilisations populaires.

17:07

Je rappelle qu'ils voulaient supprimer deux jours fériés. Ce sont les mobilisations populaires qui ont fait encore reculer le Gouvernement sur cette question. Pendant ce temps-là, le parti socialiste ne cesse de crier aux grandes victoires sur un sujet... Si on prend la partie recettes, qui est toujours moins reluisant par rapport au budget de l'année dernière qui était déjà catastrophique. Ensuite, quand vous prenez la liste, il y a des amendements dans lesquels ils ont voté contre. C'est fort. Il y a des amendements qui ont été votés à l'unanimité et quand bien même, il y a des amendements soumis.

17:52

Ce qui a été voté dans

18:02

l'article 45.10 n'est pas un décalage mais un... C'est la même réforme passée en force par Elisabeth Borne qui décale l'application. - C'est confirmé. Il parle de décalage. - Ce que nous disons c'est que ceux qui ont voté pour ce fameux décalage,

18:30

ont donné une légitimité à la retraite à 64 ans qu'ils n'avaient jamais eu. Je n'appelle pas une victoire. La réforme de la retraite ne se suspend pas, elle s'abroge. Nous resterons fidèles à la promesse que vous avez faite qui est de utiliser tous les moyens pour abroger la retraite et revenir à celle à 60 ans. - Il y a beaucoup de questions dans le chat. J'ai pris une question qui vous demande pourquoi le départ de Macron changerait le fait tant que les députés du Gouvernement sont allergiques au compromis ? - C'est une question intéressante qui me permet de faire un point car ça revient assez fréquemment sur le fait

19:15

que nous devrions nous entendre

19:24

entre nous, et de mettre de l'eau dans notre vin. Le fonctionnement de la démocratie, et c'est un fonctionnement qu'on pourrait discuter, c'est que 51 % des gens et contre 49. L'assemblée nationale vote. Mais il est sain, dans une démocratie, que des désaccords s'expriment. Qui des majorités, des oppositions, des propositions différentes faites au pays. Qu'est-ce que le départ d'Emmanuel Macron réglerait ? On voit bien que quand Sébastien Lecornu est arrivé compromis, il a dit que des débats seraient réglés par les élections présidentielles. On voit bien qu'on ne peut pas attendre 18 mois dans une situation de blocage... - Est-ce qu'un référendum...

20:03

- Sur l'abrogation de la réforme des retraites, si on votait cela, qu'est-ce qui se passe ? Ce serait supprimé.

20:20

C'est pourquoi ils ne nous ont pas laissés voter. La question c'est pourquoi nous empêcher de voter sur un certain nombre de choses, pourquoi on utilise autant le 49.3, autant d'articles qui permettent de bloquer des votes ? Ne me paraît avec un blocage aussi fort. Le responsable c'est Emmanuel Macron. - C'est vous qui faites l'ordre du jour de l'Assemblée nationale ce jeudi. - Il y avait une occasion de voter à nouveau sur l'abrogation de la réforme des retraites, c'est dans votre niche, mais c'est en dernier dont il pourrait ne pas y avoir le temps de l'examiner. Pourquoi ce choix ? - Une niche parlementaire, c'est nous qui choisissons l'ordre. Et à midi, c'est fini. Ce qui s'est passé l'année dernière, ils ont empêché de voter sur l'abrogation de la réforme des retraites à 64 ans. Ce soir, nous avons une réunion pour déterminer l'ordre qu'on va choisir. Vous avez déjà dédié toute notre niche l'année dernière sur la retraite. Je crois qu'aujourd'hui, ce qui nous reste comme solution c'est justement de tourner

21:44

la page de la macronie... - Donc de remettre la réforme en dessous de la pile ? - Ce que je dis, c'est que la meilleure solution pour l'abrogation de la retraite c'est de faire partir Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu. Mais il y a un point très important... J'ai des informations à vous donner sur notre niche. Il se trouve que l'année dernière nous avons alerté sur la gravité d'avoir les macronistes, la droite et le Gouvernement qui faisait de l'obstruction à notre niche parlementaire. En disant qu'à partir de là,

22:29

toutes les niches parlementaires seront pourries. C'est ce qui est en train de se passer. Nous avons des textes avec cinq victoires que nous avons tenues en commission, des textes très importants, notamment sur ArcelorMittal. On parle de plusieurs enjeux. C'est l'avenir industriel de la France qui est en jeu. Il y a 314 amendements qui ont été déposés. Ceux qui ont élu Laurent Jacobelli qui a deux sites dans sa circonscription seront ravis de savoir que son groupe a empêché que nous puissions voter sur cette question. Sur la nationalisation.

23:14

Ils l'ont fait sur l'égalité... - Pourquoi ?

23:23

Le RN le dit.

23:30

- Il voudrait pourrir votre niche ? - Nous avons déposé 13 sous-amendements. C'est incroyable... - Pourquoi ils font ça ? - Pour nous pourrir notre niche. Mais derrière, il y a des gens. - C'est une stratégie politique. - Quand on parle... C'est de la stratégie politicienne qui est insupportable. - Toucher au droit d'amendement, au droit sacré des parlementaires, c'est à double tranchant. - Je ne demande pas à toucher au droit d'amendement. Il est garanti par le droit constitutionnel. Mais il se trouve qu'ArcelorMittal, les salariés seront devant l'Assemblée nationale ce jeudi pour soutenir la proposition de nationalisation de l'entreprise et du coup, je pense que rien que le fait que

24:37

ces salariés soient présents permettra peut-être que certains se disent qu'ils doivent enlever leur amendement. - Il y a aussi la question de la défiscalisation des pensions alimentaires et ça avait déjà été voté dans le budget de la Sécurité sociale. En quoi votre texte est différent ?

24:59

- Il est différent, pas tellement sur ce point, il est semblable. Mais nous avons augmenté l'allocation de soutien familial de 56 EUR par enfant et donc, fait en sorte que soit fiscalisée la pension alimentaire pour le parent payeur. C'était une justice. Je rappelle que ça concerne, plus de 75 % des femmes. C'est une longue revendication de collectif de mères isolées. Nous l'avons fait voter dans l'Assemblée nationale. Ils l'ont fait passer au Sénat.

25:47

- Un point dans votre niche c'est la gratuité des parkings dans les hôpitaux. C'est un sujet qui remonte beaucoup par plusieurs partis. Le RN et le PS se sont saisis de cette question. Vous n'avez pas voté le texte du RN. Pourquoi ? - D'abord car le RN a la fâcheuse tendance de copier les textes des un et des autres. - Vous êtes d'accord sur le fond ? - Là, nous étions pas d'accord sur le fond car leur proposition de loi ne s'attaquait pas aux concessions des parkings privés. Ca veut dire qu'il aurait peut-être des places gratuites dans des parkings d'hôpitaux d'ici 20 ans...

26:30

Nous arrêtons les concessions et faisons la gratuité des parkings des hôpitaux publics immédiatement. C'est différent dans la manière dont c'est fait. Je dis qu'ils n'ont aucune idée et qui s'objet de copier car ce texte avait été posé bien avant. Et là, ça permettrait de mettre fin à une justice, une injustice, pardon,

27:06

de payer pour ce stationner au moment d'aller voir un proche malade. - Lié à ce sujet, il y a le transport sanitaire. Souvent, il a été décrypté par la Cour des Comptes, montre qu'il explose de 10 à 12 % par an cette année. On dit que ces gens prennent transport sanitaire parce qu'ils ne peuvent pas s'égarer. - Il y a l'ambulatoire aussi. - Il y a tous ces problèmes qui pèsent sur les comptes de la Sécurité sociale. Vous voudriez-vous attaquer ? - On a proposé de nombreuses recettes pour la Sécurité sociale on a montré qu'il est possible de faire autrement. Sur les transports sanitaires, peut-être qu'il y a un peu des liens avec les parkings,

27:50

je ne maîtrise pas assez bien le sujet donc je vous laisse mettre vos connaissances. Mais c'est très lié à la question de l'ambulatoire et au fait qu'il y a des fermetures d'hôpitaux, de maternité qui se font un peu partout qui font qu'on développe de plus en plus de transport sanitaire. Il y a donc une explosion sur cette question avec une mesure contre laquelle se battent nombre de taxis qui disent que maintenant ils vont devoir avoir des patients comme des colis où, lorsque vous aurez un patient à l'hôpital pour une chimio, vous vous retrouverez à côté d'un patient qui y va pour une toute autre raison. - Il y a beaucoup d'abus dans ces transports qui ont été documentés. Ce n'est pas un sujet pour vous ? -Non.

28:33

Je pense qu'il faut donner des recettes supplémentaires à la Sécurité sociale. Peut-être qu'il y a des abus mais je pense que c'est très dérisoire par rapport à ce que je vous disais. -Vous allez aussi défendre deux propositions, une sur Gaza et une sur le Mercosur. Sur le Mercosur, il y en a déjà eu deux en janvier. Ca n'a rien changé. Pourquoi recommencer ? - Car il y a une question de calendrier qui est en train de se poser. Vous avez vu qu'Emmanuel Macron a déclaré qu'il trouvait positif certaines clauses miroirs dans le Mercosur.

29:20

C'est le pire traité d'échange qui ait jamais été négocié. Il fait peser un risque de mort sur l'agriculture française. Je reprends les termes des syndicats agricoles de ce pays qui dise qu'ils ne pourront jamais concurrencer des méga fermes usines comme il y a au Brésil. - C'est contraignant ? - Emmanuel Macron est en train de céder devant la Commission européenne. Ce traité, il est très important que l'Assemblée nationale réaffirme son opposition ferme au Mercosur. - Mettre la pression. - C'est un rapport de force.

30:02

- On a pas le temps.

30:10

- Vu les oppositions, tous les arguments que vous pouvez donner sont entendables mais contestables. - Vous avez une autre proposition sur Gaza, il y a eu la reconnaissance de la France de la Palestine. Est-ce que vous attendez des soutiens nouveaux ? - Ce serait bien, ce serait important. Cette résolution affirme que la France doit respecter, faire respecter le droit international. Quand vous voyez qu'il y a déjà eu plus de 80 violations de cessez-le-feu, depuis la déclaration,

30:52

la France ne peut rester silencieuse. Je pense que là aussi, c'est il y avait un rapport de force est une conscience du fait que face à la loi du plus fort, il faut réaffirmer la légalité... - Du fait que maintenant l'Etat de Palestine a été reconnu est-ce que vous allez avoir plus de voix pour soutenir cette résolution ? - L'avenir nous le dira.

31:31

Je suis assez inquiète quand je vois un premier ministre, anciennement ministre des Armées, qui a réussi à être le seul homme à avoir fait les huit ans de macronie de tout le Gouvernement, je suis inquiète, quand je lui parle d'un ambargo sur les armes, en m'appuyant sur les enquêtes d'investigation faite par des journalistes, des associations sur le fait que la France continue de livrer des armes et des composants d'armes à Israël, je suis inquiète que sa seule réponse soit que je suis une menteuse.

32:06

- Vous estimez que ceux qui ne voteront pas

32:15

son des complices du Gouvernement israelen ? - Le droit international est enterré à Gaza. Pour la suite, n'importe quel pouvoir pourra faire n'importe quoi avec l'approbation de démocratie du monde entier. C'est ce qui est en jeu. Au-delà même du peuple palestinien. Il faut défendre qu'il y ait 20Œ000 enfants tués par des bombes. Il y a derrière le fait aussi que nous voulons que la France soit aux avant-garde du droit international qu'on soit au service de la paix... - Pourquoi ne pas proposer un référendum pour le Mercosur comme sur l'union européenne à l'époque ?

32:56

- Excellent question, il faut qu'on vérifie car il y a des conditions strictes pour réussir à faire en sorte qu'un référendum puisse exister. Nous, on demande de référendum citoyen. Sur l'idée, c'est une très bonne idée. Je pense que la France répondrait massivement. Pour bien expliquer, avant, les traités de libre-échange, il y avait une validation européenne puis, une validation pour chacun des Parlement. Et là, ils ont découpé l'accord et il n'y a plus d'accord par les parlements nationaux. C'est une façon de passer outre. Car ils ont peur que dans les parlements, derrière, on dise non au Mercosur. - On va parler maintenant d'Emmanuel Macron qui veut remettre sur les rails un service militaire volontaire rémunéré. Ca fait débat et ce matin, ils se sont montrés ouverts.

34:17

- Le président de la République semble vouloir commencer un service militaire volontaire. - Je suis pour. - Mais il peut être civique, on peut s'engager solidairement, C'est une société qui crève de l'individualisme. - Vous êtes d'accord avec ça ? - Un nouveau Macron est possible. Il se distingue toujours des positions historiques de la gauche en étant "Va-t-en-guerre". Il y a un problème, vous vous rappelez du service universel qui devait avoir lieu en janvier 2026.

35:02

Echec complet. C'est pas que ça coûtait trop cher,

35:17

il n'y avait pas des encadrants assez formés... On parlait de 3,5 et 5 milliards... On veut nous le remettre d'une manière ou d'une autre. Puis, de ce que nous avons compris, ce service militaire volontaire serait rémunéré à hauteur de 900 EUR ou 1000 EUR par mois. En dessous du SMIC. Je ne sais pas si je suis la seule à être choqué par cela, mais je suis choqué. Troisième chose, ce serait exclusivement militaire. Nous ne pouvons pas être d'accord avec cela. Dans l'ambiance générale où

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Emmanuel Macron ne recadre pas... - Il a dit : "La France doit être prête à perdre ses enfants face à la menace russe".

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Vous allez demander des explications ? - Bien sûr. Ce sera probablement lors des questions au Gouvernement, nous en parlerons peut-être aussi ce soir. S'il y a vraiment un 50-1 la semaine prochaine, ce sera l'occasion de dire au Premier ministre ce que nous en pensons. C'est gravissime. C'est grave qu'un chef d'état-major des armées outrepasse ses fonctions pour expliquer que nous devrions être prêts à perdre nos enfants, à souffrir économiquement et à assumer derrière que l'autorité militaire ne serait plus subordonnée à l'autorité politique. Quand il y a des menaces,

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le chef d'état-major des armées conseille les autorités civiles et politiques.

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Elle les conseille, ce n'est pas à eux de prendre la décision. La décision se fait avec les autorités politiques. Si on commence à inverser ça, on est dans un moment grave. - Ca viendra lors du débat sur l'armée. Dans quatre mois, les élections municipales, jamais La France Insoumise avait investi dans les scrutins, notamment dans les villes de plus de 30 000 habitants, hier, Jean-Luc Mélenchon fixait l'enjeu. - Ce sont des élections politiques du fait du contexte actuel d'effondrement du pouvoir politique. Et parce que nous serons à un an de l'élection présidentielle dont ceci pourrait être un galop d'essai. - On a le sentiment que quelque chose change pour vous avec les municipales.

37:57

On a le sentiment que c'est devenu plus important qu'avant, il y a plus d'ambition, pourquoi ?

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Pourquoi La France Insoumise est intéressée par les municipales ? - Le calendrier des municipales n'arrive pas à n'importe quel moment. Il arrive avant l'élection présidentielle. Deuxième chose, rappelez-vous des présentes municipales. Il y avait très peu de débats. La France Insoumise est née en 2016. Nous étions un très jeune mouvement politique. Nous nous sommes ancrés un peu partout dans le territoire et maintenant, nous pouvons prétendre à être candidats dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants, devant 80 %

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des villes de 30 000 habitants, et nous proposons un programme de rupture, parfois seuls, parfois avec d'autres, avec des citoyens qui n'ont jamais fait de politique et qui arriveront dans les conseils municipaux en étant chauffeur de bus, enseignant... Je crois que c'est très important. - Après les divergences au sein de la gauche, est-ce que ce sera un révélateur ? On pourra évaluer les rapports de force à l'aube de ses municipales ? - Je ne sais pas si ça fonctionne exactement pareil que des élections présidentielles, je ne sais pas s'il y aura des rapports de force.

39:49

Mais il y a de nombreux endroits où un maire est socialiste et ils ne sont pas satisfaits du bilan. J'entends les socialistes qui sont en train de crier au loup du fait qu'on se présente. Les gens sont capables de dire qu'on veut une alliance avec La France Insoumise... Certains ont dit : "Mieux vaut perdre Paris que de s'allier avec LFI." La France Insoumise ne disparaîtra pas. - On a du mal à savoir si vous allez réussir, ça fait penser à un cavalier seul pour les élections. Serait-il inimaginable de retrouver un accord avec tout parti du PS ?

40:33

Pour sauver les meubles face à l'extrême droite. - Je vais essayer de répondre.

40:49

C'est des questions de stratégies qui sont importantes. Ce que nous montrons dans les municipales, c'est que nous continuons avec ceux qui proposent un programme de rupture. Nous sommes convaincus que seule la gauche de rupture peut s'opposer à l'extrême droite. Car la macronie est en train de s'écrouler. - Le PS n'est pas un rempart contre l'extrême droite ? - Je ne dis pas ça mais le parti socialiste, en changeant d'alliance, en allant avec les macronistes affaibli notre capacité. - Vous pensez donc que le reste de la gauche,

41:31

ils ont fait l'effort de s'unir dans plusieurs grandes villes... - Il y a plein de villes où nous somme alliés aux communistes... - Lyon, Rennes, Toulouse, globalement, vous y allez souvent seuls. Est-ce que vous n'êtes pas en train de vous isoler ? - Je vous redis la même chose, quand le parti socialiste dit qu'il ne veut ni d'alliance avec La France Insoumise ni au premier ni au second tour, c'est nous qui nous isolons ?

42:23

Lorsque Olivier Faure qui s'autoproclame candidat à Matignon sans que nous l'ayons décidé... Je lance une alerte. Tous ceux qui veulent mettre de côté La France Insoumise comme étant trop affreuse, mais qui, lorsqu'il y a des élections sont contents de nous trouver, les électeurs jouent un jeu important. Sur l'union,

42:54

c'est nous qui avons fait 22 % aux élections présidentielle. Nous avions dit que nous jetions la rancune à la rivière. Nous avons permis à chacun d'avoir un groupe parlementaire. Ensuite, les élections sénatoriales, je le rappelle, c'est ce qui se joue, nous avons demandé une place. C'était abusé de demander une place ? On nous l'a refusée. On nous a refusé les européennes aussi. Il y a eu la dissolution,

43:36

nous avons donné 100 circonscriptions aux socialistes. La stratégie... - Est-ce que vous n'êtes pas en train de laisser au PS le champ libre pour que la gauche ce réorganise autour de vous ? - Je conteste votre analyse. Notre stratégie est de rester fidèle au programme de rupture. Nous voulons porter la question du référendum d'initiative citoyenne dans chacune des municipalités. La cantine gratuite et bio. Etc. Nous sommes fidèles au programme que nous portons.

44:17

-Dans toutes ces villes où vous partez seul, si elle ne finit pas en tête de la gauche au premier tour, est-ce que vous appellerez systématiquement à voter pour la liste de gauche en tête ? Si vous partez sans le reste de la gauche. Si vous n'êtes pas en tête, vous appellerez à voter pour eux ? - Nous verrons dans le cas où nous ne sommes pas en tête. Puisque nous faisons des campagnes pour gagner. Mais nous avons déjà répondu à une question que les autres n'ont pas répondue, celle de dire que si nous sommes en tête, nous ferons un appel à la gauche pour se rassembler pour gagner les villes. Nous le ferons. Nous ne disons pas... De toute façon,

45:01

on verra dans les différents cas ce qui se passe. Je rappelle que la dernière fois, c'est nous qui avons empêché l'extrême droite de prendre la tête dans ce pays avec une mobilisation citoyenne massive des quartiers populaires...

45:25

-Cette fois-ci, Jean-Luc Mélenchon veut que ces élections municipales... Il parle de galop d'essai, de tests pour 2027. Quels éléments permettront de dire que vous avez réussi ce test ? - Je pense qu'on aura réussi de tous les cas. Vous le disiez vous-même... Je vais vous expliquer pourquoi. Ca n'empêche pas pour que chacun et chacune s'inscrive sur les listes électorales... - Donc c'est déjà un pari gagné ? - Il se trouve que puisque nous sommes un très jeune mouvement, en 2020 nous avions eu quelques villes. Il y a des maires insoumis dans certaines villes mais très peu. Cette fois-ci, dans tous les cas,

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nous aurons des villes, dans tous les cas nous aurons des centaines d'élus. Nous continuerons l'implantation du mouvement insoumis Et dans les mairies insoumis, nous réussirons à inventer des choses qui permettent de montrer le monde que nous voulons. - Cette fois-ci, contrairement à 2020, vous avez mis plus souvent des députés en tête de liste. Pourquoi ce changement de stratégie ? - Je ne sais pas pourquoi. Je vais vous expliquer. C'est très simple. En 2020, nous étions 17 députés et aujourd'hui, nous sommes 71. Nous sommes tout simplement plus nombreux. Certains ont aussi envie,

46:51

après deux mandats de députés,

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d'aller dans de l'exécutif, de changer leur place dans le combat. Par contre, je confirme que sur l'ensemble de nos listes, il y a des citoyens qui sont none encartés, qui viennent de collectif, qui sont ceux qui sont en train de se battre pour que les enfants puissent dormir à l'intérieur d'une école et non dans la rue alors que nous savons qu'il y a 912 personnes mortes de la rue l'année dernière

47:32

dont les plus jeunes avait quelques jours. - Vous serez tête de liste aux municipales ? - Pas du tout. - Une question sur la commission d'enquête LR anti LFI qui est défendue comme ça par Laurent Wauquiez. Comment vous l'observez ? Elle devrait arriver à terme de ces travaux. - C'est un fiasco absolu. Monsieur Wauquiez fait une communication incroyable pour expliquer qu'il va dévoiler les liens entre LFI et l'islamisme. Cette commission d'enquête est rejetée, jugée non recevable, notamment car elle pointe un mouvement politique. Ils réécrivent une autre commission d'enquête sur les liens entre les organisations politiques et les terroristes.

48:16

D'abord, en juillet, deux mois après,

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je rappelle que c'est six mois dans ce délai. En juillet, une première réunion pour constituer la commission, il se trouve que c'est un insoumis qui allait gagner la présidence. Il décale la réunion. Mais en octobre, une autre réunion allait avoir lieu mais elle est aussi annulée. - Vous ne craignez pas cette commission d'enquête ? - C'est un fiasco. Ils ont fait un an et demi de... C'est mieux pour eux qu'ils est refusé nos demandes d'audition. En ce moment, vous savez quel procès il y a ? Le procès Lafarge. Et qui a fait les négociations ?

49:11

Un ancien candidat RN. -Ce matin,

49:23

une loi a été proposée pour... Face à vous, un invité va vous rejoindre. - Face à vous, un essayiste qui ausculte les dangers de la société principale. Politologues, ancien conseillait ministériel, il s'est penché sur la figure du maire qui reste lui préféré des Français. Cette surdité en sont satisfaits. Mais la défiance envers la politique nationale pourrait contaminer la politique locale. - Le maire est pris en étau contre les nouvelles exigences de ses concitoyens.

50:02

Certains parlent de consommateurs. On est très exigeant, avec ça. Et de l'autre côté, un état défaillant. On voit que les deux thématiques principales qui intéressent les Français, la sécurité et la santé versus les services publics sont des sujets étatiques. Les maires n'ont pas toujours les moyens de répondre à ces sujets. - Dans ce livre, il a interrogé des dizaines de citoyens et mener de longs entretiens avec des maires. Pour la première fois, les emjeux locaux sont devenus nationaux. La preuve, le RN et les LFI ne font plus la passe sur les municipales.

50:45

Ce scrutin s'annonce inédit. Face à vous, Brice Soccol. - Brice Soccol arrive sur ce plateau. Bonsoir. - Bonsoir.

51:03

- Vous êtes coauteur de "L'écharpe et tempête". Vous êtes sociologue, politologue. Sur quoi vous voulez commencer ? - On peut commencer par ce que nous avons constaté, cette dichotomie entre la politique nationale et locale. C'est ce que nous disent aujourd'hui les gens que nous interrogeons, les maires, les citoyens. Ils disent que la confiance républicaine est à l'échelle locale et plus nationale. Pourquoi ? Car depuis plusieurs années, ils ciblent, la gouvernance d'Emmanuel Macron, notamment sur les retraites, la brutalité de cette réforme dans la rue.

51:48

Le président de la République a parlé de start-up nation. Il oublie les syndicats, les forces sociales, les maires. Ils ont été les grands perdants du premier quinquennat d'Emmanuel Macron. Il a fallu attendre le deuxième Gouvernement, un deuxième en 2022,

52:17

pour qu'ils se souviennent d'eux. Et puis, le mouvement fort pour les Français, ça a été cette dissolution incomprise. Ca a donné le résultat qu'on connaît aujourd'hui. On voit les discussions budgétaires qui n'en finissent pas. On voit qu'on ne sait pas si on aura un budget en fin d'année. C'est vu comme un spectacle qui ne leur parle pas. Ils ont le sentiment que les parlementaires, les ministres, je mets tout ça dans le même sac, ils ne sont plus dans la réalité mais dans une réalité virtuelle. - Vous sentez ce décalage entre les élus locaux et nationaux ? C'est ce que vous disiez en premier. - Oui. Je pense que dans les constats faits,

53:00

il y a beaucoup de choses qui font écho à ce que je pourrais appeler aussi une forme de dégagisme en politique qui existe et qu'on voit resurgir. Je parlais tout à l'heure des mouvements en septembre qui avait une tonalité très dégagisme aussi. La manière dont le prend qui est avec la la réforme des retraites, on avait dit que c'était le premier jour de la fin du mandat d'Emmanuel Macron. La semaine dernière, j'étais au congrès des maires où

53:38

Emmanuel Macron a promis d'y aller. Chaque année. Ca fait quatre ans qu'il n'y va pas. Les maires disent qu'ils vont subir une coupe sur les collectivités qui est énorme. Pire que ça, il y a un dispositif... On ne va pas rentrer dans les détails, mais qui permet de prendre directement dans les recettes des mairies. Par exemple, dans une ville comme Ivry-sur-Seine on va leur prendre 3 millions, c'est un dispositif qui devait durer seulement un an mais il a été doublé. Ce que je veux dire, c'est que nous, on le prend de la manière où on disait qu'il faut refaire pays. Mais pour cela, il faut refaire les règles du jeu.

54:20

- C'est tout le chantier qu'on appelle recentralisation. Je n'aime pas cela. C'est ce remettre sous tutelle de l'Etat alors qu'on parle de décentralisation. Mais aujourd'hui, on est coincé entre les nouvelles exigences de nos citoyens des gens qui sont dans la précarité sociale, qui ont des difficultés à trouver un travail, à se soigner... Et d'un autre côté, un Etat défaillant. Tout les maires nous le disent. On parle de décentralisation, d'autonomie fiscale des collectivités locales. 85 % de leur budget dépendent de l'Etat, soit sous forme de resserrement de l'impôt soit sous forme de dotations...

55:04

- Vous préféreriez quoi à la place de décentralisation ? - Moi, j'aime bien partenariat. Il faut que l'Etat se recentre sur ses tâches essentielles. La santé et la sécurité, la santé, les services publics... Il faut laisser plus de liberté aux collectivités locales. - Là où nous sommes très clair sur un point, peut-être qu'on aura un désaccord là, mais je préfère le pointer, il y a un certain nombre de sujets sur lesquels on acceptera pas qu'il puisse y avoir des inégalités entre les Français et les Françaises selon l'endroit où ils vivent. On veut il y a un service d'éducation, de santé, de sécurité qui puisse être le même. Ce qui est juste, mais du coup,

55:48

les maires, que font-ils ?

55:56

Un maire me disait qu'il avait doublé la police municipale. Pourquoi il me disait qu'il avait doublé sa police municipale ? Car il n'y avait qu'un seul commissariat pour 9 ou 10 villes. Quand les policiers qui sauvegardent des missions

56:30

étaient appelés à un endroit, il y a plus de policiers pour les autres. -Donc quand Brice Soccol dit que les mairies devraient avoir plus de moyens pour faire ce qu'il veulent, vous dîtes qu'il faut avoir des limites ? - Oui. Aujourd'hui, bien souvent, ce sont les communes qui doivent pallier les défaillances de l'Etat. - Pourquoi se développent les polices municipales ? Car l'Etat est défaillant. Les mairies nous disent qu'ils ont quand même besoin d'une sécurité. - Puis vous nous dîtes que les élus voudraient avoir les mains plus libres. - Oui car il y a des élus sans tutelle de l'Etat.

57:08

- Donc ce serait laisser les manettes au maire ? - Je vois plein d'endroit où ils veulent mettre des centres municipaux de santé, avec des médecins salariés. La question des déserts médicaux est extrêmement importante dans notre pays. La question des médecins, y compris des jeunes médecins ont aussi envie de ne pas pratiquer de la même manière que ce qui était fait à d'autres endroits. Certains veulent être salariés. Les centres municipaux de santé sont des exemples très intéressants de ce qui peut se faire dans les villes. Je prends un autre enjeu, celui du dérèglement climatique.

57:52

On sait que 70 % des actions peuvent être faits au niveau local. Là aussi, il y a des actions qui pourraient s'inventer. Il y a des réactions, par exemple le territoire 0 chômeur. On aimerait que ça puisse être mis à l'ensemble des villes. - Le résultat, l'efficience, ce sont vraiment des demandes de nos concitoyens aujourd'hui. C'est une réalité. C'est le coeur des politiques municipales. Quand vous allez voir votre maire, vous savez ce qu'il va faire demain. Vous le voyez. La politique nationale, depuis plusieurs années, les Français ont l'impression qu'il n'y a pas de résultat.

58:35

- Sur la question de l'appui de l'Etat aux communes, d'une agence qui s'appelle... On parle beaucoup des agencements, que le RN veut supprimer.

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On parle

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d'outils capable de regarder dans un endroit pour construire une route ou autre. Normalement, les maires peuvent faire appel à cette agence. Notamment, un maire avait besoin de refaire un pont et il avait appelé cette agence qui avait dit qu'il n'y avait pas de problème avec ce pont. Mais l'agence n'a plus de moyens. La question c'est comment on connecte les choses. Nous, lorsqu'on projette sur la planification à faire, c'est comment ces différent échelons peuvent décider à

59:47

différents échelons mais avec des objectifs communs. - La vraie question c'est qu'on ne peut pas parler de décentralisation sans parler de réforme de l'Etat et d'autonomie financière des collectivités locales. - Vous êtes prêts à défendre l'autonomie financière ?

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- C'est ce que je disais sur les limites. Nous sommes très attachés au fait qu'il y ait une égalité entre les citoyens et citoyennes de ce pays. - Ca peut créer des inégalités. - Oui mais après, la péréquation peut venir compenser. - Nous parlons beaucoup de cela avec nos compatriotes ultra marins. On parle des réalités très différentes, ici, d'où le fait qu'à mon avis, il faut se poser sur la question des règles du jeu à mettre en place. - Le maire reste l'élu le plus populaire aujourd'hui. Mais attention car l'image de la politique nationale pourrait

1:00:50

impacter le maire dans ses fonctions. - La retraite à 64 ans va impacter les mairies. - La thèse de mon livre c'est de dire que la politique nationale et internationale joueront sur ces municipales-là. - Vous pensez cela aussi ? - Je disais que la retraite à 64 ans impactera aussi. Pour les communes rurales, 40 % sont des retraités. La retraite c'est aussi le moment où on peut s'occuper de l'intérêt général. - Merci d'être venus sur notre plateau. Bonne soirée, bonne semaine.