Budget, censure : les macronistes vous mentent et vous embrouillent - Aurélien Le Coq, député LFI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00FerméeRéponse directe
Est-ce que vous voterez cette loi spéciale pour assurer la continuité de l'État ?
- 4:00FerméeRéponse directe
Si vous ne la votez pas, y a-t-il un risque de shutdown ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Les 380 000 ménages devenant imposables est-ce vrai ?
- 7:00RelanceRéponse partielle
400 000 contribuables nouveaux dans l'impôt sur le revenu, c'est politique ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Qu'allez-vous répondre aux agriculteurs en colère ?
- 12:00OuverteÉludée
Est-ce que Macron va continuer à bloquer le débat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Aurélien Le CoqFait
« nous n'allons pas nous y opposer ça c'est certain »
- 4:00Aurélien Le CoqFait
« le fait d'avoir cette loi spéciale le fait d'entendre l'audition ce matin du ministre montre bien une chose il y a pas le chaos qui était annoncé »
- 5:00Marc VignotChiffre
« le gouvernement dit 380000 ménages deviendraient imposabl cela vont payer des impôts l'an prochain qu'ils ne payent pas jusqu'à présent »
- 7:00Daniel LabaronneChiffre
« 400000 contribuables nouveaux dans dans l'impôt sur les revenus »
- 11:00Aurélien Le CoqChiffre
« un budget insupportable qui pour les agriculteurs coupé de près de 400000 million d'euros les crédits d'aide aux agriculteurs »
- 13:00Aurélien Le CoqChiffre
« nous avions réussi à faire passer plus de 800 millions d'euros d'aide aux agriculteurs »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] c'est un texte technique et non politique il n'a été utilisé qu'une seule fois sous la 5e République nom de code la loi spéciale prévue par la Constitution faute de budget promulgué avant la fin de l'année elle arrive dès demain en commission à l'Assemblée et dans l'hémicycle ce lundi et elle soulève beaucoup de questions très concrètes pour le portefeuille des Français on en parle ce soir avec trois députés Daniel Labaronne bonsoir bonsoir merci d'être là deux députés pardonnez-moi vous êtes député d'indréloire ensemble pour la République le parti présidentiel Aurélien Lecoq 2e député bonsoir bonsoir député la France insoumise du Nord bonsoir Benjamin Morel bonsoir bienvenue constitutionnaliste et maître de conférence en droit public enfin bonsoir Marc Vignot bonsoiram ravi de vous retrouver journaliste économique à l'opinion votre journal qui titrait dès septembre dernier j'ai vérifié sur l'arme secrète de la loi spéciale face à la menace de la censure et bien nous y sommes alors est-ce que vous la voterez cette loi spéciale pour assurer la continuité de l'État pour payer les fonctionnaires pour prélever les impôts Aurélien Lecoq alors d'abord nous n'allons pas nous y opposer ça c'est certain mais le fait d'avoir cette loi spéciale le fait d'entendre l'audition ce matin du ministre montre bien une chose il y a pas le chaos qui était annoncé on n'est pas dans la situation où plus rien n'est possible plus rien ne fonctionnerait où euh des grenouilles devraient nous tomber sur la tête non alors on a encore quelques macronistes qui font effectivement le tour des plateaux se transformant en vampire pour nous expliquer que ça va être la catastrophe non la réalité la réalité c'est qu'avec cette censure et de fait ce projet de loi spécial les Françaises et les Français s'en sortent mieux que si que si nous n'avions pas fait opposition à ce budget d'ostérité match du budget et de la et de la censure simplement vous êtes d'accord que si vous la votez pas et s'il y avait un problème sur cette loi spéciale là il y a vraiment un problème c'est le fameux shutdown si au 31 décembre l'État n'a pas cette loi spéciale il est en panne donc vous ne vous opposerez pas à ça on est bien d'accord non non mais qu'on soit très clair pour tout le monde la loi spéciale va être adoptée les impôts vont être perçus et c'est bien ce que je vous dis il n'y a pas de catastrophe le fait d'avoir voté la censure que le budget soit tombé c'est plutôt un grand soulagement pour tout le monde par contre je veux le dire aussi avant que monsieur la baronne vienne faire la liste de toutes les horreurs qu'il peut imaginer il y aura un projet de loi de financement dès le début de l'année prochaine et il aurait pu déjà un budget discuté à part un budget en début d'année prochaine et nous aurions déjà pu avoir aujourd'hui un budget pour l'année prochaine ce que vous n'avez pas réussi à faire avant mais mais on y vient déjà pour bien comprendre parce que c'est c'est important le 31 décembre il faut que cette loi spéciale soit adoptée vous faciliterez les choses vous la voterez évite Danielle la bararonne oui oui bien sûr moi je la voterai parce que c'est absolument nécessaire pour lever l'impôt et pour respecter nos engagements financiers c'est-à-dire lever de la dett pour permettre de de financer le la dette de de l'État et la dette du budget de la la sécurité sociale allez dire aux agriculteurs allez dire aux promoteurs immobiliers à ceux qui veulent se loger allez dire au retraités que c'est merveilleux qu'il n'y ait pas de loi de de financeir dans allez leur dire ça sur sur le terrain je vous invite à le faire Mo moi j'y suis régulièrement je leur explique ils ont très très bien compris que s'agissant des subventions pour l'investissement des collectivités locales et bien pour le moment aucune visibilité s'agissant des agriculteur aucune des mesures qui était envisagé dans la loi de fin parler on pré même gag perd vous étiez prévenu d'ailleurs donce juste mon mon petit calendrier de débat juste toute petite question il faut que l'assemblée de sén vote dans les mêmes termes ça peut aller très vite si ça se trouve tout sera voté dans les mêmes termes d'ici la semaine prochaine le texte peut être promulgué jeudi ou vendredi c'est ce que vous souhaitez oui 19 20 décembre nous le texte de la loi fait 7 pages donc c'est très simple il y a quelques articles et je crois qu'il est de l'intérêt à la fois de de notre pay pays mais également de la représentation nationale d'être en responsabilité par rapport à la nécessité absolue d'avoir sa cette loi de de finance spéciale Benjamin Morel trois articles pas un de plus pour organiser en urgence le fonctionnement financier de la France c'est bien ça fonctionnement provisoire vous en parliez monsieur Lecoq avant que la France se dote d'un budget essaye en tout cas à l'assemblée de le faire en début d'année c'est ça c'est le principe d'une moi spéciale une moi spéciale ça vous permet de gagner du temps c'est une affaire en fait de chronologie on na pas de budget le 31 décembre c'est un Tantin embêtant parce qu'en fait il y a un principe fondamental dans notre droit qui est le consentement à l'impôt on peut pas prélever mes impôts si directement ou indirectement par mes représentants je n'y ai pas consenti et donc à partir de là le 31 décembre il faut qu'il y a quelque chose qui soit voté la loi spéciale permet d'assurer que il y a un consentement au à l'impôt et que de l'autre côté on peut imprunter sur les marchés ce qui nécessite également l'aval du Parlement une fois qu'on a fait ça ensuite les dépenses on peut les exécuter sur la base du budget de l'année précédente donc en soi c'est pas fondamentalement dysfonctionnel si ça dure assez peu de temps c'est ça il faut aller vite hein si jamais on a un budget qui est voté en janvier- février entre guillemets il y a pas de cataclysme en revanche jamais plus de temps c'est un problème l'article 45 qui prévoit le loi spéciale il est assez clair c'est temporaire c'est un palliatif c'est en attendant bien compris donc reste que l'outil n'est pas parfait Marc Vigot on entendait Éric kocrel il ne permet pas d'indexer sur l'inflation le barê de l'impôt sur le revenu ça veut dire que ça va oui ou non avoir des conséquences très concrètes le gouvernement dit 380000 ménages deviendraient imposabl cela vont payer des impôts l'an prochain qu'ils ne payent pas jusqu'à présent est-ce que c'est vrai est-ce que c'est faux alors c'est à la fois vraie et faux c'est-à-dire que c'est pas une conséquence immédiate c'est-à-dire s'il y a pas de loi de finance qui vient corriger la loi spéciale alors à ce moment-là oui le barê de l'impôt sur le revenu ne sera pas indexé et donc à partir de septembre quand on actualise le taux de prélèvement à la source de l'impôt et bien ça sera sur la base des revenus 2024 avec le barem de 2024 et à ce moment-là les impôts augmenteront le scénario quand même le plus probable c'est qu'il y ait un accord politique pour un budget après sur quelle base on est toujours face à l'équation politique à laquelle ont été confrontés les parlementaires jusqu'à présent c'est-à-dire quelle concession il peuvent faire pour qu'un budget soit adopté moi ce que je trouve assez savoureux quand même c'est que donc il y a eu SEP censures et en fait tous les impôts qui devaient toucher les grandes entreprises et les plus aisés sont tomber et en fait il y a un député socialiste que vous allez que vous invitez juste après Philippe brin qui est en commission ce matin s'est dit ah bah moi je je trouve que c'est pas idéal de voter cette loi spéciale parce que si on négocie la loi de financeces à partir de 2025 on ne pourra plus faire des impôts rétroactifs sur l'année 2024 sur les grandes entreprises et sur les très riches donc quelque part n regarde cette technique hein ça veut dire qu'en gros s'il y a les impôts mettons sur les grands groupes ou sur les grandes fortunes dans un budget en janvier février mettons qu'il soit voté comme ces impôtsl ne seront pas rétroactifs parce que la loi fiscale n'est pas rétroactive qu'est-ce qui se passe alors ex et donc alors c'est une jurisprudence que très compliquée du Conseil constitutionnel mais a priori on ne pourra pas reprendre les impôts qui avait prévu Michel Barnier qui convenait plutôt à la gauche cela on ne pourra pas les voter et donc il sera beaucoup plus difficile de réduire le déficit par les augmentations d'impôts sur les cibles que vous les viser la gauche et donc quelque part par un espèce de de jusque boutisme de vouloir avoir absolument tout ce que les partis voulaient chacun avait ses lignes rouges on voilà tout le à la fin tout le monde va être un peu perdant alors on va y venir dans le détail mais restons quand même un instant sur l'impôt sur le revenu l'indexation sur le barè parce que c'est vrai que le taux d'imposition il est calculé sur l'année précédente Daniel Labaronne l'impôt du au titre des revenus de 202 4 ne commencera à être acquitté pas avant septembre 2025 est-ce que quand vous dites au aux Français attention il y a 400000 contribuables nouveaux dans dans l'impôt sur les revenus o où il y aura davantage de recettes fiscales 17 millions de de français sur sur sur imposer au titre de l'impôt sur le revenu est-ce que est-ce que c'est pas tout simplement politique comme argument parce que avec ce système de décalage on se rend compte que bon il y a le temps peut-être de de palier à ce problème mais non mais c'est factuel c'est factuel c'està-dire que voilà une situation à un instant T euh nous avons enregistré de l'inflation nous avions prévu d'indexer le bar REM de l'impôt sur le revenu sur l'inflation c'est-à-dire que quelqu'un qui avait eu par exemple 3 % d'augmentation de rémunération 3 % correspondant en gros à l'inflation et bien cette personne-là si elle n'était pas imposable l'année dernière euh elle elle ne l'était pas en 2025 mais comme nous n'avons pas pugé5 Mar vient nous l'exliquer mais non mais parce que sur le plan fiscal il n'y a pas de rétroactivité possible c'est ça la difficult mais comment on paie plus tard mais P ont calculer les impôts monsieur la baronne pardon quand tu es fait le calcul des impôts oui mais vous avez un principe constitutionnelou c'est le ministre c'est le ministre du Budget qui l'a dit tout à l'heure nous avons jusqu'à je sais bien que ça vous embête mais ce sont des mensonges nous avons jusqu'à la fin du premier trimestre c'est-à-dire environ aux alentours d'avril pour voter une loi pour faire en sorte que personne de non imposable devienne par ce fait imposable par ailleurs nous avons une deuxè soltion do êtreité avant septembre 2025 mais dans ces conditions si ce que vous dites est vrai c'est ce que dit le ministre votre Ministre pourqui pourquoi Éric coqurel justement voudrait absolument déposer un amendement dans la discussion de cette VO spéciale c'est contradictoire ce que vous dites conts pay pas 1 million de Français vont payer plus d'impôt voilà certains ont peur de payer plus certains ont peur d'entrer dans l'impôt sur le revenu donc s'il y a des arguments politiques après tout c'estette bonne guerre mais il faut voir ce qui est concret derrière en conséquence c'est vrai que vous venez de dire pas besoin on va trouver une solution en début d'année pourquoi ériic cocrel ne renonce pas à ce qui doit être normalement inconstitutionnel c'est ce qu'a dit le Conseil d'État c'estàd amender la loi spéciale sur ce point précis oui j'essaie de démonter les les mensonges de la macronie parce qu'il s'accumule jour après jour mais vous avez remarqué oui oui je vous réponds une fois qu'on en a évacué un il finisse par en réinventer un autre donc la première chose c'est ce que j'ai dit nous avons jusqu'à avril prochain pour indexer le barem et personne de non imposable deviendra imposable maintenant comme ça suscite un sujet d'inquiétude comme c'est instrumentalisé par des macronistes comme Monsieur la baronne pour essayer d'effrayer tout le monde alors même que ce n'est pas vrai nous proposons avec la France insoumise avec le président de la commission des finances Éric cocrel de sécuriser les choses et de rassurer tout le monde dès maintenant dès demain puisque c'est demain qui a lieu l'examen en commission et d'inclure un amendement dans ce projet de loi spécial permettant d'indexer le barê sur l'inflation alors on nous dira est-ce que c'est possible juridiquement le Conseil le Conseil d'État n'a pas rendu une décision le Conseil d'État a rendu un avis et bien nous nous ne sommes pas du même avis que le Conseil d'État nous considérons effectivement que lorsqu'il s'agit de permettre de lever l'impôt dans les mêmes conditions et bien lever l'impôts les mêmes impôts dans les mêmes conditions c'est les lever sur les mêmes personnes qu'avant et c'est ce que dit l'amendement d'Éric cocrel j'espère qu'il pourè que ceux qui nous regarde arrive à suivre c'est pas simple mais on voulait éclaircir éclaircir ce point vous ne saisirez pas le Conseil constitutionnel peu de chance que les macronist le fassent aussi je vous donne la parole Marc Bignot mais Benjamin Morel on est dans une situation en gros pas de cisine oui c'est ça c'est ça c'est-à-dire que à moi je veux bien qu'on discute de manière péremptoire de ce que dirait en tant que juriste le Conseil constitutionnel mais un on n' sait rien on n' pas de jurisprudence on a en effet un avis du Conseil d'État mais trois choses d'abord le Conseil d'État c'est pas le Conseil constitutionnel et donc sans jurisprudence aucune certitude deuxième élément et bien vous avez en la matière une situation qui fait que le Conseil consuel ne sera pas saisi très probablement si le cons alors peut-être hein mais a priori pas de saisine et bien la censure apparaît relativement peu envisageable ensite alors attendez moi je quand même préciser quelque chose c'est que il y a quelqu'un quand même qui peut avant déclarer l'article irrecevable oui mais j'y viens mais mais là c'est une volonté politique et troisème élément quand même vous vous allez pouvoir le dire si jamais on s'était arrêté à ça en 1979 je rappelle qu'en 1979 les lois spéciales elle n'existe pas c'est une création ad hoc parce qu'on est embêté le Conseil vient de censurer le budget il faut bien trouver quelque chose si on s'est arrêté à ça on aurait eu un shotd en 80 et donc ce faisant il faut aussi un peu de créativité juridique ensuite en effet il y a une possibilité de déclarer l'amendement irrecevable mais ça c'est un choix fait par la Présidence de l'Assemblée donc là encore une fois on a quand même un manque de créativité juridique qui aujourd'hui borne tout ça s So Me ce point précis de l'amendement on parle de choses qui quand même sont importantes en termees concrète hein il s'agit de payer ou pas l'impôt sur le revenu donc même si c technique ça ça ça a des conséquences sur le porte effectivement le Conseil constitutionnel pourrait faire évoluer créer une jurisprudence mais en l'état actuel des choses le Conseil d'État c'est quand même assez sérieux et donc normalement la présidente de l'Assemblée nationale comme le président d'ailleurs de la commission des finances sont quand même censés suivre la vie juridique ils font déjà de la politique s'ils ne le font pas on peut renvoyer les deux les deux côtés de l'argument peuvent s'entendre si si c'est faire de la politique pour il a une brôle Pivet de de de de bloquer ces articles c'est i de faire de la politique de ne pas le bloquer donc c'est à elle qu' revient tout de façon elle a un rôle très important elle a d'un côté une pression puisque évidemment pour les gens c'est mieux qu'on leur relève pas leur impôt sur le revenu et en même temps elle est gardienne d'une certaine manière des institutions en tant que président de l'Assemblée nationale faut faire attention à ça c'estàdire que il faut pas avoir une vision trop rigide du droit non plus et c'est le juriste qui parle prenez l'application de l'article 40 on a beaucoup discuté il y a un an de l'utilisation de l'article 40 les irabilités sur les propos de loi relative à la réforme des retraites pendant des années on a considéré que cet article 40 on ne l'utilisait jamais sur les propositions de loi jusqu'à ce que le contex chge supplémentaire jusqu'à ce qu'on change la jurisprudence et donc là tout d'un coup pour cette réforme des retraite parce que le climat politique a changé on l'emploie sur les propositions de loi c'est nouveau c'est une nouvelle interprétation du consensus politique sur le barê de l'impôt sur le revenu peut-être qu'on peut en trouver d'autres solution sur les les perdants les autres perdants de cette loi spéciale comme les agriculteurs vous en parliez ou les futures propr tour d'horizon des perdants et des gagnants avec El mondagava le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement les travaux de l'Assemblée nationale sont ajourné la séance est levée quelques jours après la censure l'heure du bilan parmi les gagnant de l'absence de budget les retraités les grandes entreprises et les foyers les plus aisés les pensions de retraite seront revalorisées de 2,2 % au 1er janvier c'est bien plus que ce qu'avait prévu le gouvernement les grandes entreprises échappent-elles à une taxation exceptionnelle les foyers les plus riches devaient également être mis à contribution ils sont épargnés pour le moment côté perdant les ménages les agriculteur et la Nouvelle-Calédonie pour l'instant le barê de l'impôt sur le revenu n'est pas un indexé sur l'inflation les agriculteurs aussi sont mécontents dans le budget il y avait des mesures pour réduire le coût du travail des saisonniers ou encore baisser les taxes sur le gazol enfin le gouvernement avait ajouté dans le budget une enveloppe pour la reconstruction de la Nouvelle Calédonie toutes ces mesures devront être rediscutées dans un futur budget alors on commence avec les agriculteurs leco qui sont extrêmement en colère de voir ces mesure avantageusees leur passer sous le nez faute de budget qu'est-ce que vous leur répondez aux agriculteurs qui saccage vos permanences avec parfois de la violence en ce moment je réponds aux agriculteurs qu'ils ont raison d'être en colère contre le gouvernement et contre les macronistes qui avaient la possibilité d'adopter un budget qui les aurait aidé oui parce qu'il faut qu'on se souvienne de l'ensemble de l'histoire sur le budget ce qui s'est passé sur le budget c'est qu'on nous a proposé un budget insupportable qui pour les agriculteurs coupé de près de 400000 million d'euros les crédits d'aide aux agriculteurs à nous nous avons amendé ce budget nous avions réussi à faire passer plus de 800 millions d'euros d'aide aux agriculteurs et ce sont bien les macronistes main dans la main avec le rassemblement national qui se sont alliés pour faire tomber ce budget la réalité c'est qu'un autre budget a été possible mais qu'Emmanuel Macron a voulu tenir à tout prix à son budget d'austérité qui s'en prenait à tout le monde y compris aux agriculteurs y compris aux ménages et je voudrais juste faire un petit ajout dans les gagnants et les perdants bon on a bien compris les ménages n'y sont pas perdants puisque la question de l'impôt sur est réglé les agriculteurs ne sont pas perdants non plus parce que d'une part ils évitent des coupes budgétaires et que d'autre part des aides pourront être mises en place de nouveau avec le prochain quand même des pensions de retraite qui dev être valorisé pour les agriculurs des crédits il y a aussi d'autres gagnants il y a les retraités mais il y a toutes celles et ceux qui ne verront pas se faire dérembourcer les médicaments ou le médecin il y a toutes cell et qui vont faire qui vont avoir des profs dans leur classe parce que les 4000 postes de profs ne seront pas supprimés la tax sur électricité c'est ça que ce débat on l'a suivi sur SCCP minute par minute si j'ose dire il a abouti à à la censure de du projet de lois de financement de la sécurité sociale Danielle Labaronne ce que vous allez faire peut-être avec cet amendement coqurel sur le barê de l'impôt sur le revenu est-ce que vous pensez le faire pour les agriculteurs sur la loi spéciale ou est-ce que vous vous refusez d'ouvrir au fond cette boîte de pendor non mais la loi spéciale elle est très liité dans son périmètre c'est pour les gens qui regardent ça compte il se pose la question mais oui mais ce sont les conséquences de la censure voilà la loi spéciale elle est là pour éviter la paralysie du pays bon et donc elle est extrêmement limitée dans ses moyens d'action elle lève elle permet de lever l'impôt et elle permet de lever l'endettement point c'est tout il n'y a aucune disposition d'ordre fiscal ou d' ou lié à des subventions pour tous les perdants on renvoie au budget janvier février buget parce par exemple moi un élu vient me voir disant est-ce que je vais avoir l'année prochaine des subventions pour la rénovation de mon école mais je lu dis mais je je sais pas on n' pas adopté le budget une association est-ce que je vais avoir des subventions dans le cadre du fond de développement de la vie associative mais je sais pas on n' pas adopté de budget euh est-ce que je vais pouvoir bénéficier du prêt àau zéro si je veux acheter un appartement bah on sait pas puisque on l'a pas adopté cette fois-ci et c'était dans le budget qu'on avait prévu et si si les qui nous disent que y a pas de Ch tout va bienadame madame la marquise ne V pas compris l'incertitude dans laquelle ça plonge dans situation d'incertitude en rev la certitude pardonnez-moi de reprendre la main monsieur le CO c'est que Bernard Arna et Vincent Bor vous disent merci eux ne seront pas taxés surtaxés ni leur groupe sur un impôt exceptionnel ni leur grande fortune avec une surtaxe ça vous le reconnaissez non mais encore une fois je voudrais que les responsabilités soit clairement établi le budget est arrivé à l'Assemblée nationale c'était un budget uniquement fait pour permettre au plus riches de continuer à s'en sortir parce qu'on leur prenait rien par rapport à tout ce qu'on leur avait donné et pour taper dans les poches des plus pauvres c'est la réalité monsieur la baronne nous parle là par exemple des collectivités territoriales je suis désolé je ne vais pas pleurer avec vous sur l'argent qu'on ne donne pas aux collectivités territoriales parce que dans votre budget c'était 11 milliards que vous vouliez prendre aux collectivités territoriales donc là aussi elles sont elles sont non lorsque vous prenez l'intégralité des mesures c'est 11 milliards c'est pas mes chires c'est ce de l'association c'est ça le problème du débat avec vous attendez laissez-moi terminer donc près de 11 milliards pris au collectivités territorial c'est milliard où est-ce que vous sor je je je les sors de l'Association des maires de France et de celles et ceux qui ont accumulé l'ensemble des calculs et oui parce que il y a pas que vous voyez-vous qui essayez de faire des calculs donc ça par exemple on l'a supprimé et pour ce qui ch rverra pour la contributionet les collectivés Mo j' 5 milliards sur les le resteond sur la question des plus riches nous avions nous avions vous inquiétez pas on seraune conséence de la censurieur si vous parle mêson peut terminer ou est-ce que est-ce que la Macron va continuer à bordéiser le plateau bon alors je voudrais juste un mot terminé là-dessus ou ouais vous avez l'habitude vous de parler énormément et prendre beaucoup monieur terminez parce que je voudrais qu'on parle des déf d'habitude un républicain et un démocrate bon alors je sais parce que vous voulez pas entendre ce que je veux dire peut-être faire payer les faire payer les plus riches on l'avait fait dans un budget qui devait rapporter 72 milliards d'euros à l'État 72 milliards c'est ce budget que vous avez rejeté maintenant vous avez raison je suis d'accord avec vous on a 500 familles qui aujourd'hui totalis un patrimoine de 1228 milliards qui a doublé monsieur Macron est là il faut effectivement que on les taxe et ce sera suj voudrais qu'on aborde dans les 5 minutes qui nous restent dans ce débat c'est d'abord la possibilité ou pas d'arriver à un accord sur le budget de la France début d'année 2025 1493 vous suivez ces sujets très très très précisément en l'état actuel des trois blocs est-ce que vous pensez que c'est encore possible franchement c'est extrêmement difficile à dire euh je pense que la situation actuelle fait que effectivement euh les gens réalisent les les députés réalisent que euh il y a un vrai problème si on reste sur cette loi spéciale jusqu'à la fin de l'année je rappelle que si on reste sur la loi spéciale jusqu'à la fin de l'année il y a pas assez d'argent pour payer les les avancements de car des fonctionnaires donc ça va peut-être rappeler quelques personnes à la raison euh asous ça précisément pardon expliquez-nous ça précisément et bien euh chaque année euh même si vous ne revalorisez pas le point d'indice des fonctionnaires si le découvert ement ne le décide pas il y a quand même une augmentation de la masse salariale que doivent payer l'état la sécurité sociale et les collectivités locales pour payer leurs fonctionnaires parce qu'ils ont des avancements de carrière automatique au bout d'une certaine ancienneté et ben ils passent dans un autre grade et donc ils doivent être payés davantage et donc avec les impôts de l'année dernière il n'est pas possible d'assumer ou alors avec des mesures de régulation extrêmement fortes parce que ce qu'il faut voir aussi c'est que cette loi spéciale donne un pouvoir discrétionnaire au gouvernement qui est assez impressionnant pour exécuter les dépense d'une manière qui est compatible avec l'exécution minimale pour maintenir l'exercice de service public c'est à peu près la formule qui est utilisée et donc en fait l'exer assurer les services publics dans leur expression minimale bah c'est un petit peu l'appréciation du gouvernement donc il peut faire un peu un peu ce qu'il veut et donc là il y a un vrai problème et donc si ce ce problème peut ramener les les les partis politiques à la raison et dire bah dans une démocratie parlementaire où le Parlement a retrouvé du pouvoir bah on essaie quand même de faire des compromis alors à l'instant on apprend qu'Éric cocret le président insoumis de la commission des finances propose pour essayer de surmonter la question budgétaire à la rentrée plusieurs propositions de loi thématique plutôt qu'un un projet de loi où les deux ce qui n'empêcherait pas peut-être un projet de loi gouvernemental si budgétaire si toutes ces ces difficultés que vous avez rencontrer tous hein dans l'assemblée ne se ne se repose pas c'est c'est c'est c'est un c'est un peu un rêve vous savez bien que les les problèmes vous voulez moins d'impôts ou en tout cas pas plus d'impôt vous voulez plus d'impôts donc on est dans les les mêmes impasse qu'ier qu'est-ce que vous dites aux Français qui nous regardent qu'est-ce qui va se passer sur le budget est-ce que vous vous réclamez que le prochain Premier ministre qui dorait être nommé les deains puisse le voter par 493 c'est la mère des batailles personne ne parviendrait à un accord sans passage en force est-ce que vous souhaitez ça je crois que il y a des députés respons qui savent ce que c'est que l'intérêt général et qui ont conscience qu'il faut s'entendre et pour s'entendre il faut faire des compromis voilà nous nous sommes très attachés à la baisse des impôts parce que nous considérons que c'est un moyen de de favoriser le travail de favoriser l'engagement l'activité économique bon en face nous avons des partisant de l'augmentation des impôts il faut qu'on essaie de trouver un un accord qui arrive à satisfaire les engagements politiques des uns et des autres moi je pense que dans l'Arque républicain qui exclu le r la France insoumise on peut y arriver bien on voit bien le comportement de la France insoumiseés monèue qui est de dire un peu n'importe quoi en ce qui concerne les chifresoup c'est un vrai défi si vous voulez quand on Suse à faire des comparaisons en science politiques et qu'on classe les groupes politiques entre opposition et majorité il y a un point si vous votez le budget vous êtes dans la majorité si jamais vous ne votez pas le budget vous êtes dans l'opposition or là sans majorité et 149 à 3 c'est compliqué imaginez pourquoi la 4e République pourquoi est-ce qu'on crée le 49ina 3 après la 4e République justement parce que la plupart des premier ministres tombent pas sur une motion de censure ils tombent sur leur budget regardez ce qui est arrivé au ls pas de budget pas de gouvernement et donc là il y a un vrai risque si entre guillemets on utilise pas le 49 à 3 d'avoir toutes les peines du monde à se mettre d'accord sur un vrai enfin le mot de la fin Marc Vigon on n' pas parlé des conséquences peut-être les plus graves sur les déficit une frappe dans tout ce débat c'est que les gens semble oublier qu'il y a un enjeu extrêmement important et extrêmement grave c'est la réduction du déficit public qui est impérative à partir de maintenant sur plusieurs années il faut l'étaler pour que la dette cesse d'augmenter parce qu'on est plus dans une phase de crise aigu et donc là au niveau de déficit qu'on a atteint et la loi spéciale pourrait le faire maintenir au niveau qu'on a atteint fin 2024 un niveau extrêmement important il faut réduire ce déficit aux environs de 3 % pour stabiliser la dette publique donc il va bien falloir je crois que tous les partis politiques sont d'accord pour dire que euh ils ne veulent pas que la dette publique ne puisse plus être financée sur les sur les marchés financiers que ça soit par les augmentations d'impôts par les réductions de dépenses il va falloir réduire ce déficit et c'est lors de 150 milliards dans les 5 à 7 ans personne ne réalise les efforts qu'il va devoir falloir faire pour arriver à cette somme et c'est pour ça qu'on vous invite régulièrement pour faire passer ce ce message de de vérité Marc Vigot merci à vous merci d'être venu débattre en direct sur LCP
Aurélien Le Coq